samedi 27 août 2011

Antisémitisme: le maire de Londres pourrait interdire la journée Al Quds

Contexte:
- Charmantes photos de la journée Al Quds à Londres
Haine anti-américaine, antisioniste et antisémite lors du dernier vendredi du ramadan (merci à JPD)

Le Jewish Chronicle rapporte qu'en raison des dérives antisémites enregistrées lors de la dernière journée Al Quds (journée de Jérusalem), Boris Johnson, le très populaire maire de Londres, pourrait mettre fin à cette grande exhibition de haine antisémite - en tout cas l'année prochaine. (This could be last Quds Day demo)

On le comprend.  L'édition de 2011 fut le théâtre d'un véritable déferlement de haine antisémite (et pas seulement à Londres).  Un jeune garçon tenait une affiche où était inscrit: "Pour la paix dans le monde, Israël doit être détruit". A côté de lui celle de son père renforçait le message du fils: "Israël tes jours sont comptés".  Ailleurs on pouvait lire "Tous les crimes recensés sont commis, mais la communauté internationale reste silencieuse, MORT A ISRAEL". Il fallait deux personnes pour porter une grande affiche exhortant la destruction d'Israël: "Le monde a arrêté le nazisme, le monde a arrêté l'apartheid, le monde doit détruire le sionisme". D'autres agitaient le drapeau jaune du Hezbollah ou des slogans revendiquant "Nous sommes tous du Hezbollah" accompagnés d'une photo de deux enfants palestiniens blessés et en pleurs.

Un porte-parole de Boris Johnson a déclaré mercredi: "Le maire estime que l'intolérance manifestée par nos concitoyens et les crimes d'incitation à la haine contre des communautés spécifiques sont totalement inacceptables, en particulier dans une ville comme Londres et surtout en 2012 lorsque les yeux du monde seront rivés sur la capitale. L'Autorité du Grand Londres n'autorisera pas de rassemblements politiques à Trafalgar Square pendant les Jeux olympiques et paralympiques".

1 commentaire :

akry a dit…

Tiens, y aurait-il encore quelques esprits sains parmi les élus européens ? Ce maire de Londres sauve l'honneur (ou le peu qu'il en reste). On aimerait les politiques français aussi courageux, mais on peut toujours courir.