vendredi 22 juin 2018

Koestler: La société anglaise en Palestine avait une préférence d'instinct pour le monde musulman


Alain Besançon est historien, membre de l'Institut et directeur d'études à l'EHESS:
"Koestler, dans son roman La Tour d'Ezra, a bien décrit comment la société anglaise en Palestine avait une préférence d'instinct pour le monde musulman, dont la beauté et, si l'on peut dire, l'accord avec le paysage et le génie des lieux étaient encore intacts, et un peu de répugnance esthétique pour les sionistes ashkénazes, suant dans leur vilains costumes européens et construisant des bâtiments d'un mauvais goût parfait.

Il y a eu de cela chez les officiers ou chez les missionnaires français en domaine maghrébin."
Trois tentations dans l'église, collection Tempus, Perrin, 1996,  p. 207.

A propos de cette très profonde sympathie des Européens envers le monde musulman, on remarquera que Marcelo Rebelo de Sousa, président du Portugal, a affirmé, à l'occasion de la cérémonie de célébration des 50 ans de la communauté musulmane dans le pays, que "l'islam est dans l'âme du Portugal".  Il a évoqué le grand poète Fernando Pessoa (1888-1935) qui déclarait que "l'âme arabe est le fond de l'âme portugaise". (Observador)

mercredi 20 juin 2018

François de Fontette (1975): "Israël se voit de plus en plus assigner le rôle qui était celui du Juif dans l'Europe de la première moitié du XXe siècle"


François de Fontette (1925-2010), historien français du droit:
(…) un texte stupéfiant a été voté par l'Assemblée générale de l'O.N.U. qui "considère que le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale" (résolution n° 3379 du 10 novembre 1975) [*].  Le secrétaire général, M. Waldheim, devait aussitôt se déclarer "profondément conscient de la gravité de la situation", et ce vote soulevait dans le monde une profonde émotion.

Il semble, à tout le moins, que l'usage des mots ne corresponde plus à leur définition, même si l'opération politique ainsi menée n'avait eu pour but que d'isoler et de stigmatiser l'Etat d'Israël.  Il est, en effet, assez singulier de voir reprocher aux survivants ou aux descendants des victimes du plus grand holocauste de l'Histoire un comportement analogue à celui de leurs bourreaux.   
Considérer la politique de l'Etat d'Israël comme impérialiste ou nationaliste est une chose (dont on peut d'ailleurs discuter à propos de la politique de chaque Etat); c'en est une tout autre que de dire, par une sorte de paradoxe, que le mouvement sioniste qui a pris naissance lors de l'affaire Dreyfus, et qui devait s'amplifier en fonction du racisme antisémite, est lui-même un racisme…  
Un tel vote ne peut avoir pour résultat concret que d'aviver ou de réveiller chez chaque Juif de la diaspora la solidarité avec Israël, de durcir les positions de part et d'autre, et de retarder "une solution satisfaisante du problème du Proche-Orient, sous tous ses aspects".  C'est d'ailleurs ce qui se produit puisqu'Israël se voit de plus en plus assigner le rôle peu enviable qui était celui du Juif dans l'Europe de la première moitié du XXe siècle.

(…) le 16 décembre 1991, l'O.N.U. a voté à une large majorité l'abrogation de la résolution du 10 novembre 1975.
[*] Trente-sept ans jour pour jour après la Kristallnacht.  La résolution fut votée par 72 voix contre 35, 32 abstentions, 3 absences."

Le racisme, puf, Que sais-je?, no. 1603 (1984), p.p. 114-115.

François de Fontette a dédié l'ouvrage: "A la mémoire de (ses) camarde des classes de philosophie et de mathématiques élémentaires du Lycée d'Auriac, LÉVY-LAMBERT et ROSEMBLIT, victimes du racisme nazi".

Lire également:
- Israeli Ambassador Herzog's Response To Zionism Is Racism Resolution
- Menahem Macina: "27 lignes pour infliger à Israël un stigmate immérité dont il a porté l’opprobre durant 21 ans. 1 ligne pour abroger l’infâmie. Aucune expression officielle de regret."

mardi 19 juin 2018

Le discours de Mahmoud Abbas concernant les Juifs et l’Holocauste ‘inacceptable’, déclare l’UE

Mais au fond, malgré ses discours empreints de bons sentimenets, l'Union européenne garde toute sa confiance et son estime à Mahmoud Abbas, successeur d'Yasser Arafat.  Le Parlement européen lui a réservé des tonnerre d'applaudissements malgré tout le fiel qu'il distille contre Israël et les juifs (en 2009 et en 2016)

European Jewish Press:


"Le discours prononcé par le président palestinien Mahmoud Abbas le 30 avril contenait des remarques inacceptables concernant les origines de l’Holocauste et la légitimité d’Israël", a déclaré Maja Kocijancic, porte-parole de la responsable de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini.

Lors d’une réunion du Conseil national palestinien à Ramallah, le président de l’Autorité palestinienne a suggéré que les persécutions à l’encontre des juifs d’Europe tenaient à leurs activités sociales, notamment dans la banque, plutôt qu’à leur religion.

"Une telle rhétorique ne fera que jouer en faveur de ceux qui ne veulent pas d’une solution à deux États que le président Abbas a pourtant toujours défendue", a déclaré la porte-parole.

"L’antisémitisme n’est pas seulement une menace pour les juifs, mais une menace fondamentale pour nos sociétés ouvertes et libérales. L’Union européenne reste déterminée à combattre toute forme d’antisémitisme et toute tentative d’excuser, de justifier ou de banaliser grossièrement l’Holocauste", a-t-elle conclu.

lundi 18 juin 2018

Liste des pays européens qui voté contre Israël à l'ONU


L’Assemblée générale des Nations unies (ONU) a adopté le 13 juin un projet de résolution condamnant Israël pour un usage "excessif, disproportionné et indiscriminé" de la force durant les émeutes sur la frontière avec Gaza et qui appelle à la mise en place d’un "mécanisme de protection international" pour les civils palestiniens

Comme d'habitude, l'UE s'est montrée divisée concernant le conflit israélo-palestinien

Douze Etats membres ont voté pour la résolution condamnant Israël dont: la France, la Belgique, l'Espagne, la Suède, l'Irlande, la Grèce, la Slovénie, Malte et le Luxembourg.

Seize autres se sont abstenus:
Le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Croatie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, Chypre, la République tchèque, la Roumanie, la Bulgarie, la Slovaquie, le Danemark, l'Italie, l'Autriche et les Pays-Bas.

Source: European Jewish Press


dimanche 17 juin 2018

L’Union européenne persiste à vouloir se mêler du processus israélo-palestinien


LPH Info:
Alors que Jared Kushner et Jason Greenblatt, les deux émissaires spéciaux du président Trump s’apprêtent à faire une tournée au Proche-Orient pour présenter le plan de paix américain, l’Union européenne, vexée d’être mise à l’écart, tente de remettre un pied dans le processus afin de faire contrepoids (et contrepied) à Washington.

Selon des sources diplomatiques européennes, le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson tente d’organiser un sommet des chefs de la diplomatie des pays de l’UE ainsi que de pays arabes afin d’adopter une position commune et “corriger” le plan américain dans un sens favorable aux desideratas de l’Autorité Palestinienne.

Pour l’instant, l’Administration américaine ne semble pas enthousiaste face à cette initiative. 
Lire l'article complet @ LPH Info


vendredi 15 juin 2018

Elisabeth Levy: "Les juifs ne sont pas les 'chouchous du malheur', ils sont à l'avant-poste du malheur français"


Élisabeth Lévy est journaliste et directrice de la rédaction de Causeur. "Á l'occasion de la parution du dernier numéro de Causeur, «Antisémitisme, l'idéologie antifrançaise», Elisabeth Lévy a accordé un long entretien au FigaroVox. Selon elle, le malaise de beaucoup de Français juifs est indissociable du malaise français."
"Mais Causeur n'est pas un «journal juif» c'est-à-dire communautaire, nous ne représentons aucune «minorité susceptible». Quand nous appelons tout le monde à la discrétion républicaine, il serait malvenu de nous promener avec nos appartenances en bandoulière. En conséquence, quand nous disons «nous», nous parlons de «nous les Français». Alors, peut-être redoutons-nous inconsciemment de provoquer une sorte de lassitude - «encore ces histoires de juifs»…En tout cas, s'il nous a semblé important d'aborder aujourd'hui l'antisémitisme, ce n'est pas d'abord ou pas seulement pour le mal qu'il fait à de nombreux juifs, notamment dans les banlieues où il en pousse beaucoup au départ, mais pour le mal qu'il fait à la France. Autrement dit, les juifs ne sont pas les «chouchous du malheur», ils sont à l'avant-poste du malheur français. Aujourd'hui, personne ou presque ne pense, comme Maurras, qu'ils ne peuvent pas être vraiment français. Et la plupart des antisémites leur reprochent de l'être trop."
Lire l'interview complète de Élisabeth Levy par Alexandre Devecchio @ FigaroVox 

Lire également:
Élisabeth Lévy, Sir Isaiah Berlin et Michel Houellebecq - leur rapport à Israël

jeudi 14 juin 2018

Un rappeur belge aux propos antisémites expulsé d’une émission de radio

Invité par la radio publique en pleine connaissance de cause …

Times of Israel:
Une station de radio publique belge a expulsé de son studio un rappeur qui, à l’antenne, s’en prenait à Israël et aux "sionistes" tout en interprétant une chanson dont les paroles parlent de "juifs amateurs d’argent qui courent après chaque centime".

L’incident s’est produit le mois dernier dans le studio anversois d’un département du radiodiffuseur public de la VRT lors d’une interview avec Bissy Owa, un artiste en plein essor qui est musulman et se fait appeler Bizzy Blaza, au sujet de sa chanson qui est récemment sortie intitulée "Money till the Death", a rapporté mercredi le site Joods Actueel.

Le studio de la VRT a coupé le micro d’Owa après qu’il a dit lors d’une interview en direct : "F**k les sionistes, la révolution, Israël doit partir, libérez la Palestine."

Une vidéo de la chanson, qui commence avec les insultes sur les sionistes, le montre dansant tout en portant un chapeau noir et de faux side-locks et en chantant sur la cupidité juive.

Il a dit aussi: "Je ne supporte pas les Juifs."

Après que les intervieweurs d’Owa ont coupé son micro, il s’est filmé en secret en train de se disputer avec eux avant qu’ils ne le sortent du studio, lui et ses deux amis. "Tu n’aurais pas dû faire ça", lui a dit une intervieweuse, Astrid Demeure. Un autre, Brahim, a dit: "J’ai beaucoup de respect pour toi, mais il y a des choses que tu ne peux pas dire à la radio nationale, c’est dangereux – pour nous."
Lire l'article complet @ Times of Israel

Trump fait plus confiance à Netanyahu qu'à Merkel


Walter Russell Mead:
"When Mr. Trump looks at Germany today, he may not see much of an ally. Germany benefits immensely, the president believes, from America’s investments in NATO and more generally in Europe. But it responds with selfish trade policies, moral lectures, and security free-riding. Believing, as Mr. Trump does, that Russia isn’t a threat to the U.S., he feels no need to bury U.S.-German differences for the sake of anti-Russian unity.

Mr. Trump thinks Israel is a smarter and better ally than Germany. He listens to Prime Minister Benjamin Netanyahu more than he does to Mrs. Merkel because he thinks Israel’s aggressive defense of its national interests reflects a better understanding of the world, and because he thinks cooperating with Bibi brings more political benefit at home and more effective assistance abroad than anything the Germans are willing to provide."
Lire l'article complet @ Wall Street Journal

mercredi 13 juin 2018

La fureur anti-israélienne sévit en France chez certains maires

Via Infobelge:


Philippe Karsenty, élu LR de Neuilly et éditeur, et Pierre Lurçat, avocat et essayiste, s'alarment de voir une commune du Val-d'Oise reprendre la rhétorique anti-israélienne des prêcheurs islamistes.

À Bezons, “L’allée de la Nakba” anti-israélienne, révélateur de la catastrophe française
Le 11 juin 2018, la municipalité de Bezons a inauguré une « Allée de la Nakba – En mémoire de l’expulsion des 800 000 palestiniens et de la destruction de 532 villages en 1948 par le criminel de guerre David Ben Gourion pour la création de l’Etat d’Israël ». Cette plaque en français était doublée de sa version en arabe. Au-delà de la stupeur que le contenu de cette plaque provoque, une question se pose : comment en est-on arrivés là?

Un demi-siècle de politique arabe du Quai d’Orsay, et un demi-siècle de diabolisation d’Israël dans les médias, principalement publics – AFP, Radio-France et France Télévisions – ont semé les germes de la haine et ont rendu possible cette plaque… complètement à côté de la plaque. Rappelons qu’au même moment, une plaque à la mémoire du colonel Beltrame fait polémique parce qu’elle mentionne justement qu’il a été victime du terrorisme islamiste.

Que penser du doublement de cette plaque en langue arabe ? C’est la preuve que son but est électoraliste et qu’elle s’adresse à un public particulier. C’est aussi la preuve de l’arabisation de certains quartiers, où la diversité n’existe plus. Le maire communiste de Bezons n’en est pas à sa première provocation : en février 2013, il avait élevé au rang de “citoyen d’honneur” de sa ville l’assassin d’un ministre israélien, condamné par la justice israélienne à la prison à perpétuité… Et plus récemment, il a fait voter une délibération au conseil municipal en faveur de la reconnaissance de “l’Etat de la Palestine”.

En attisant encore un peu plus la haine d’Israël sur le sol français, le maire communiste de Bezons sacrifie la paix civile sur l’autel des calculs électoraux à court terme. Il ajoute encore un peu au malheur des “territoires perdus” de la République. Sous couvert de solidarité avec les Palestiniens, il donne de nouveaux gages au pro-palestinisme inconditionnel, devenu aujourd’hui “le principal vecteur de la haine des juifs dans le monde”, comme l’a rappelé Pierre-André Taguieff.
Lire l'article complet @ Valeurs Actuelles


lundi 11 juin 2018

Jean-François Revel: La France n'a pas approuvé le voyage de Sadate à Jérusalem ni les accords israélo-égyptiens de Camp David


Jean-François Revel (1924-2006) était un philosophe, écrivain et journaliste français:
"Le terrorisme palestinien a commencé bien avant la décomposition du Liban.  Les États terroristes - Lybie, Iran, Irak, Syrie - mènent une guerre dont la cible est le monde occidental en général, défini comme "impérialiste", à cause d'Israël sans doute, mais pas seulement.  La phraséologie islamique rejoint ici la phraséologie tiers-mondiste et marxiste.   
Sans doute le terrorisme découle-t-il en partie de l'appui que l'Occident apporte à Israël.  Mais ce n'est pas la seule explication, car autrement on ne comprendrait pas pourquoi Kadhafi a aidé l'E.T.A. basque pendant toute une période durant laquelle l'Espagne n'avait pas reconnu Israël; ni pourquoi, en 1986, des terroristes arabes ont massacré des juifs dans une synagogue d'Istanbul, alors que, bien entendu, la Turquie n'est pas pro-israélienne; ni pourquoi enfin le terrorisme n'a pas davantage épargné la France, alors que, depuis 1967 et la guerre des Six Jours, la politique française a été très réservée vis-à-vis d'Israël et plutôt favorable aux Arabes.  La France, par exemple, n'a pas approuvé le voyage de Sadate à Jérusalem en 1977, ni les accords israélo-égyptiens de Camp David qui s'ensuivirent.  Le rapprochement franco-israélien opéré par le président Mitterrand et son voyage officiel en Israël ne l'ont pas empêché de rappeler les droits des Palestiniens, non plus que de rencontrer aussi Kadhafi et Assad."
Jean-François Revel, Le Terrorisme contre la démocratie, Hachette, 1987, p.p. XXX-XXXI.

jeudi 7 juin 2018

Brendan O'Neill: Non, l'islamophobie n'est pas le nouvel antisémitisme


Brendan O’Neill, éditeur @ Spiked:
"But it is wrong, and historically infantile, to speak about anti-Semitism and Islamophobia in the same breath. This isn’t to say that there is no anti-Muslim prejudice. (…) But anti-Semitism is different.

Anti-Semitism is older. It is far more entrenched in certain European circles. It is far more historically given to mass acts of violence, from pogroms to extermination. And – the really crucial bit – its re-emergence always tells us something important about the destabilisation of society and its descent once again into irrationalism, conspiracism, scapegoating, and fear of modernity. That is why the recent return of anti-Semitism, as a reformulated Socialism of Fools, leading to the casual spread of pseudo-radical conspiracy theories and even to horrific anti-Jewish violence and graffiti in countries like France, Belgium and Sweden, deserves our serious attention. Because this return of the old hatred speaks to an unhinging, a moral disarray, a crisis of reason. And yet if we focus too hard on this, and try to have a reckoning with it, the opinion-forming set will breathe down our necks: ‘And Muslims? What about them? You don’t care?’ It looks increasingly like a tactic of distraction." (…) 
To compare this ‘racism’ invented by the chattering classes 20 years ago to the millennia-long outbursts of violent hatred for the Jewish people is historically illiterate and morally repugnant.
Lire l'article complet @ Spiked

mercredi 6 juin 2018

Les 'actions commandos' anti-Israël se multiplient dans les grandes surfaces


Stéphane Kovacs @ Le Figaro:
Des Yvelines aux Pyrénées-Atlantiques, des extrémistes veulent imposer à des magasins le retrait de produits israéliens. 
«Sur le stand “Ramadan”, c’est un affront aux clients musulmans!» Dans une vidéo qui tourne en boucle depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, un homme se présentant comme musulman fait retirer des dizaines de boîtes de dattes d’un rayon de fruits secs, au motif qu’elles viendraient d’Israël, «pays colonisateur». La scène se passe fin mai, dans le magasin Carrefour de Chambourcy, dans les Yvelines. «Ça fait des années qu’on est là; on a un mot à dire!, s’insurge le «client». Il n’y a pas que la légalité, il y a aussi l’éthique.» Alors que ce genre d’«actions commandos» se multiplient ces derniers temps dans les grandes surfaces, selon le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), deux plaintes ont été déposées lundi.

Dans la vidéo, mise en ligne sur le site CAPJPO-EuroPalestine, le militant presse le chef de rayon jusqu'à ce que tous les paquets incriminés, de différentes marques, soient retirés. «Ça c'est bon, madame! recommande-t-il au passage à une cliente. C'est algérien, vous pouvez y aller.» Sur le même site, dont les responsables n'ont pas répondu au Figaro, on trouve des vidéos semblables, tournées dans d'autres grandes enseignes. Au Grand Frais de Décines, près de Lyon, «les dattes de l'occupant, très certainement cultivées en Cisjordanie occupée» mais «non étiquetées» subissent le même sort. «On doit passer à Lidl après, prévient le vidéaste. Demain, on repassera. L'action doit être menée dans tous les Grands Frais de France, aussi Carrefour et Auchan.» À l'Intermarché d'Itxassou, dans les Pyrénées-Atlantiques, un groupe embarque des cageots de mandarines. Au Lidl de Drancy, ce sont des militants France insoumise qui font retirer des grenades, des pamplemousses et des avocats. «Je constate qu'il n'y a plus traces des produits israéliens dans votre magasin», se félicite le meneur de l'«action». (…)

«Le Code pénal sanctionne ces agissements assimilés à des discriminations, prohibés par la loi pénale et analysés par la Cour de cassation comme le fait d'entraver l'exercice normal d'une activité économique quelconque en opérant une distinction entre les personnes notamment en raison de leur appartenance ou non-appartenance à une nation déterminée, précise l'avocat du BNVCA, Me Charles Baccouche. Ces campagnes haineuses sont non seulement illégales mais empiètent sur le pouvoir régalien de l'État. Elles laissent entendre que ce sont ces “militants” qui décident désormais de la politique internationale de la France, car en plus ils semblent agir en toute impunité. Ils s'opposent à la vente de produits vérifiés et autorisés à la mise sur le marché lors de leur importation par les autorités françaises, et les responsables des magasins laissent faire!»
Lire l'article complet @ CRIF

mardi 5 juin 2018

Émilie Maarek: Le Quai d’Orsay et les Juifs


Émilie Marek:
L’analyse longue et détaillée que conduit l’historien anglais David PRYCE-JONES dans son livre publié en 2008: «Un siècle de trahison : La diplomatie française et les Juifs» révèle un antisémitisme historique.

Depuis la révolution française, montre PRYCE-JONES documents à l’appui – et toute son analyse est très précisément circonstanciée -, le monde arabe est perçu comme d’un intérêt crucial pour la préservation de la «grandeur» de la France. (…)

Les sionistes: «des hordes rongées par le mysticisme»
Deux des hommes les plus influents au Quai d’Orsay ont évoqué, au moment de l’affaire Dreyfus et de l’émergence du sionisme en 1894, le péril que la création d’un État juif constituerait pour les intérêts de la France.
Paul Cambon: «le Juif est un traître par définition»
Le premier, Paul Cambon, n’hésitant pas à noter que «le Juif est un traître par définition», le second, Maurice Paléologue, parlant, lui, des «défauts héréditaires et des mauvaises passions des Juifs». (…) 

L’arrivée de Juifs et la perspective de création d’un foyer national juif au Proche-Orient fut perçue comme un phénomène à contrer absolument, ce qui a impliqué une politique antisioniste active, et un soutien tout aussi actif à l’émergence d’un nationalisme arabe, qui peut apparaître, à bien des égards, comme une création de la France. Les sionistes se trouvèrent vite décrits dans des notes diplomatiques comme des «hordes rongées par le mysticisme», alors que le Quai d’Orsay finançait, en parallèle à partir de 1907, la publication d’un journal francophone diffusé dans toute la région: L’indépendance arabe.
Lire l'article complet @ M@batim

lundi 4 juin 2018

Des milliers d'Italiens ont aidé les Palestiniens à se battre contre Israël (années 70)


La Stampa rapporte que, dans les années 70, des milliers d'Italiens sont allés dans des camps de réfugiés palestiniens, selon un ancien membre du Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP). Bassam Abu Sharif, un membre historique du FPLP, devenu plus tard conseiller de Yasser Arafat.  "Le Front Populaire de Libération de la Palestine avait des relations privilégiées avec certains groupes révolutionnaires créés en Europe après 1968. Ces forces ne savaient pas comment s'opposer au capitalisme, et nous leur avons appris comment le faire. Cela faisait partie de la lutte contre l'impérialisme qui soutenait Israël. Des milliers de jeunes femmes et hommes italiens sont venus dans des camps de réfugiés palestiniens pour aider de différentes manières, dans les écoles, dans les cliniques ou au combat", selon Abu Sharif.

Or, en 2018, un Italien sur quatre ne veut pas de Juifs dans sa famille

La Stampa:
Italians trained to fight Israel in Palestinian refugee camps

During the Seventies, thousands of Italians went to Palestinian refugee camps to give their help
, according to a former member of the Popular Front for the Liberation of Palestine (PFLP). Bassam Abu Sharif, a historic member of PFLP who later became advisor of Yasser Arafat, has been heard by the parliamentary inquiry committee into the death of Aldo Moro, the leader of the Christian Democratic Party, who was kidnapped and killed by the Red Brigades in 1978. Bassam Abu Sharif said to the committee also that there was a non-aggression pact between the Italian secret services and the Palestinian fedayeen.

«The Popular Front for the Liberation of Palestine had special relations with some of the revolutionary groups emerging in Europe after 1968. These forces did not know how to oppose capitalism, and we taught them how to do it. It was part of the fight against the imperialism that supported Israel. Thousands of Italian young women and men came to Palestinian refugee camps in order to help in different ways, in the schools, in the clinics, or in combat», Bassam Abu Sharif said to the committee. This is the first time explicit mention is made of the presence of Italians in the Palestinian refugee camps forty years ago.
lire l'article complet

samedi 2 juin 2018

Une lettre d’Eleanor Roosevelt défendant Israël aux enchères (1957)


Times of Israel:
Eleanor Roosevelt
Une lettre de 1957 écrite par Eleanor Roosevelt dans laquelle l’ancienne Première Dame prend vigoureusement la défense des actions israéliennes pendant la crise de Suez a été mise aux enchères. La maison d’enchères Nate D. Sanders Auctions, à Los Angeles, lancera la vente jeudi au prix de 22 500 dollars. 
Ce courrier, écrit sous son en-tête personnelle, «Madame Franklin D. Roosevelt», répond directement aux critiques d’une tribune parue dans un journal dans laquelle elle prenait la défense d’Israël au moment de la crise de 1956. Elle était adressée à Tom Dietrich, de Brooklyn.

Roosevelt avait écrit :
«Si vous suivez pas à pas les Nations unies et que vous comprenez les difficultés, vous réaliserez alors qu’Israël n’a pas été un agresseur. La charte des Nations unies autorise l’auto-défense et le cas d’Israël a été purement un cas d’autodéfense. / Je ne suis pas d’accord avec vous sur l’établissement de l’Etat d’Israël. Les Israéliens ont droit à leur pays et je pense qu’il est insensé de supposer qu’ils prévoient de nous plonger dans une guerre. Ils veulent la paix tout autant, si ce n’est plus, que les autres nations. / Nous dirigeons les Nations unies alors il ne s’agira pas d’un cas où on se laisse prendre à un complot».
Le catalogue d’enchères a qualifié le document de deux pages de «lettre exceptionnelle, avec un contenu rare où la première dame montre son engagement et son refus de tergiverser sur l’Etat d’Israël».
Lire l'article complet @ Times of Israel