mercredi 4 décembre 2019

Ewa Jasiewicz qui a vandalisé le ghetto de Varsovie fait campagne pour le parti Travailliste

Antisemitism.UK
A woman who was roundly condemned for vandalising the Warsaw Ghetto to advance her political opinions about Israel is now campaigning for the Labour Party. 
Activist Ewa Jasiewicz sprayed political “Free Gaza and Palestine” on the walls of the Warsaw Ghetto in 2010, the largest and most well-known of the ghettos designated by the Nazis in German-controlled territory, from which hundreds of thousands of Jews were sent to death camps or killed by shooting and another hundred thousand died of starvation and courageous revolt. Essentially a mass grave, the Warsaw Ghetto serves as a salient symbol of the Holocaust for all and evokes sensitivity and strong emotion on the part of Jews in particular.
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lundi 2 décembre 2019

Pays-Bas: Caricature antisémite/conspirationniste dans un grand journal


The Times of Israel:
Un grand quotidien hollandais a publié une caricature dont des critiques disent qu’elle renforce des clichés antisémites. Le dessin suggère que le Premier ministre Benjamin Netanyahu attaque le parti Travailliste britannique sur l’antisémitisme pour détourner l’attention des accusations de corruption qui pèsent contre lui.  
Dans la caricature publiée jeudi dans De Volkskrant, Netanyahu est représenté en train de porter une pierre appelée «accusations d’antisémitisme» dans une main et en train de lire une inculpation pour corruption dans l’autre. […]

Dans le dessin, Corbyn dit: «Que celui qui est sans péché jette la première pierre», une phrase attribuée à Jésus dans le Nouveau Testament.

Netanyahu a rarement mentionné Corbyn en public et ne s’est pas exprimé ouvertement contre l’antisémitisme chez les Travaillistes. En 2018, Netanyahu a condamné Corbyn pour avoir déposé une couronne de fleurs sur les tombes de terroristes palestiniens.
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Déjà en 2012:
Le journal néerlandais De Volkskrant a publié aujourd’hui une caricature de Jos Collignon dans laquelle le juif éternel transmet de l’argent à Wilders.

Dans la caricature, Jos Collignon a dessiné Wilders remerciant en hébreu une main mystérieuse qui lui transfère une immense quantité d’argent par un paravent. Dans un coin, Brinkman explique la traduction néerlandaise de l’hébreu: «Je vous remercie et il n’y a rien à craindre». Nous voyons comment Wilders, au regard exprimant la colère, fait passer l’argent dans sa poche.

Cette caricature rappelle les caricatures envenimées de haine des juifs qui sont publiées dans des journaux au Moyen-Orient, des caricatures dans lesquelles ‘le juif’ est décrit comme une créature presque invisible qui cache son véritable caractère, mais qui, derrière les coulisses, est occupé à manigancer afin d’obtenir de l’argent et du pouvoir. C’est «le juif éternel» que nous connaissons du film nazi «Le Juif Eternel». Le caractère est en fait très ancien, pensez donc à Shylock, le caractère de Shakespeare, un usurier – un juif qui demande de la chair humaine en paiement.

dimanche 1 décembre 2019

Antisémitisme: Alost retire son carnaval de la liste du patrimoine immatériel de l'Unesco


La Libre:
Le bourgmestre d'Alost Christoph D'Haese (N-VA) a lui-même retiré le carnaval alostois de la liste du patrimoine immatériel de l'humanité de l'Unesco, a-t-il annoncé dimanche à TV Oost Nieuws et VTM NEWS. La ville a pris cette décision car elle s'attend au retrait de cette reconnaissance mi-décembre, à cause d'un char accusé de véhiculer des clichés antisémites. […]

Alost est donc convaincu que son carnaval sera exclu de la liste du patrimoine immatériel de l'humanité mais ne veut pas être censuré, explique Christoph D'Haese. "Les habitants d'Alost ont subi des reproches grotesques", ajoute-t-il dans un communiqué de presse transmis à TV Oost Nieuws. "Nous ne sommes ni antisémites ni racistes. Tous ceux qui soutiennent cela sont de mauvaise foi. Alost restera toujours la capitale de la moquerie et de la satire." La ville a donc décidé de retirer elle-même son carnaval de la liste de l'Unesco. (Belga)

Contexte:
Le carnaval d’Alost, une sale blague belge qui continue à faire rire

article de Jewpop - Le carnaval d’Alost, une sale blague belge

"[…] un char au doux fumet antisémite, figurant cette fois-ci des personnages sculptés aux nez proéminents, coiffés encore une fois de Shtreimels, et aux papillotes parfaitement nattées. Il va sans dire que l’ensemble était décoré de "machines à sous", de souris et autres dollars, histoire de bien souligner aux spectateurs du défilé la vraie nature de ces personnages, le tout accompagné d’une chanson assortie de référence à la… Palestine."

Humour au féminin…

Malgré le scandale provoqué par le char carnavalesque (UNESCO, Union Européenne, CCOJB, CCLJ, CRIF etc), "la sale blague belge" continue de faire rire.  C'est le cas d'Evelien Gossye qui a gardé un très bon souvenir du défilé auquel elle a participé grimée en Juif et qui s'en réjouit sur son mur FB:


Madame Gossye porte un médaillon (ci-dessous) autour du cou qui évoque le juif roi de la cupidité.  Le roi juif porte sur son chapeau un diamant en guise de couronne.  Autour de lui rien que de l'or, de l'argent, des diamants.  Le Juif tient dans sa main droite un gros diamant en forme de cornet de frites.  Tout ça est tellement rigolo.  Détail piquant, Madame est une amie d'Els Keytsman, la directrice d'UNIA.



Peut-on rire de tout? Mais non.
"En 2005, des participants du carnaval d’Alost grimés en terroristes islamistes avaient provoqué des protestations de la Ligue arabe, qui avait alors envoyé une lettre à ses 22 ambassadeurs afin qu’ils interviennent auprès du gouvernement belge pour que cela ne se reproduise plus. Le ministre belge de l’intégration, Marino Keulen, se fendit alors d’une lettre d’excuses… Depuis, ni chars ni costumes caricaturant des musulmans n’ont parcouru la ville lors de l’événement, qui réunit régulièrement près de 80 000 personnes. Le contexte des attentats islamistes qui ont frappé l’Europe et la Belgique a sans doute calmé les ardeurs des participants du carnaval sur cette thématique explosive." (Jewpop)

samedi 30 novembre 2019

Des ONG belges demandent à Axa de "cesser d'investir dans l'apartheid israélien"


Par ailleurs, on notera ceci: "Des armes belges sont vendues à l’Arabie saoudite et sont utilisées par ce pays dans la guerre meurtrière qu’il mène au Yémen alors que le gouvernement wallon l’a toujours démenti affirmant qu'il ne livrait qu'à la Garde nationale saoudienne. Par ailleurs certaines armes belges sont aussi tombées aux main des rebelles chiites houthis."

Trends Le Vif:
"Vingt organisations de la société civile belge demandent vendredi au groupe d'assurances français Axa de "cesser d'investir dans l'apartheid israélien". Elles ont écrit une lettre au patron de la filiale belge pour lui demander de cesser d'investir dans un producteur d'armes israélien et dans cinq banques israéliennes. Des militants ont en outre organisé des actions de sensibilisation vendredi matin devant quatre agences d'Axa Insurance à travers le pays.

La Ligue des droits humains, intal, la Coordination Nationale pour la Paix et la Démocratie (CNAPD) et la Fédération Internationale pour les Droits Humains, entre autres, demandent à Jef Van In, CEO d'AXA Belgium, de cesser d'investir dans le producteur d'armes israélien Elbit Systems ainsi que dans cinq banques israéliennes.
Selon ces organisations, l'entreprise d'armement fournit la technologie pour le mur construit par Israël, qui a été déclaré illégal par la Cour internationale de Justice, rappellent-elles. La société produit aussi les drones utilisés pour bombarder la bande de Gaza et des bombes à sous-munitions, affirment-elles."
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La liste des ONG signataires fournie par intal:
Ligue des Droits Humains, FIDH – Fédération internationale pour les droits humains, FairFin, Bankwijzer, Communauté Palestinienne en Belgique, Een Andere Joodse Stem, CNAPD – Coordination Nationale d’Action pour la Paix et la Démocratie, Solsoc, écolo j, Agir Pour la Paix, Forum Nord Sud, Cairo Institute for Human Rights Studies, Présence et Action Culturelles, Amitiés Sans Frontières, Palestina Solidariteit, Vrede vzw, Vredesactie, Arab Women’s Solidarity Association-Belgium, ACOD Cultuur, Intal Globalize Solidarity
"Faute d’action de votre part, la Coalition pour mettre un terme à AXA Assistance à l’apartheid israélien, qui s’est maintenant étendue à la Belgique, lancera une campagne visant à sensibiliser le public belge au problème des investissements non éthiques d’AXA. Ce travail pourrait avoir un impact négatif sur la perception de la marque AXA et entraîner la perte de clients tant que AXA continuera à investir dans les crimes de guerre israéliens perpétrés contre des Palestinien.ne.s."
On notera l'absence de l'Association Belgo-Palestinienne Wallonie-Bruxelles, présidée par le socialiste Pierre Galand, la plus ancienne ONG anti-Israël du monde…

mercredi 27 novembre 2019

Des Juifs belges accusent Israël de "racisme institutionnalisé" (MàJ)


Finalement, le Centre Communautaire Laïc Juif David Susskind (CCLJ) de Bruxelles a changé l'intitulé et la description de son apéro (sic)/débat sur le "racisme institutionnalisé" en Israël (voir la capture d'écran ci-dessous et notre post du 26/10 également reproduit ci-après).  L'intitulé s'est métamorphosé en "Racisme ici et là-bas.  Le racisme institutionnalisé se fait de plus en plus visible en Israël. Principales communautés visées: les Marocains et les Falashas".  On constatera que le terme "institutionnalisé" a disparu, mais l'accusation demeure.  Le CCLJ profite de l'occasion pour faire, sans la moindre gêne, la promotion du blog www.entreleslignes.be - qui est celui du socialiste francophone et Israël-basher Pierre Galand et de sa femme également Israël-basheuse Gabrielle Lefèvre…  Pierre Galand préside depuis plus de 40 ans - un record mondial - l'Association Belgo-Palestinienne Wallonie-Bruxelles Israël et accuse Israël, entre autres crimes, de pratiquer l'apartheid et d'être un pays… raciste.

Philosémitisme (26 octobre):
Le Centre Communautaire Laïc Juif David Susskind (CCLJ) de Bruxelles organise un apéro (sic), facétieusement intitulé CAFÉ DU COMMERCE, LUFTGESCHEFT ET PLOTKES (sic), avec Yves (sic) pour "refaire le monde" et accuser Israël de pratiquer un "racisme institutionnalisé" dont les principales communautés visées sont "les Marocains" (sic) et les Falashas. Laissant entendre que d'autres communautés font également l'objet de "racisme" en Israël. Et c'est gratuit, gratis.  Il ne faut même pas payer.  Le CCLJ a récemment élu un nouveau dirigeant en la personne de l'ancien politique du PS, M. Isi Halberthal… Il semble que ces accusations n'aient pas suscité une quelconque réprobation de la part de la communauté juive belge francophone.
Un Apéro avec Yves: CAFÉ DU COMMERCE, LUFTGESCHEFT ET PLOTKES
Lundi 25 Novembre 2019 à 18:00
Racisme en Israël

GROUPE DE DISCUSSION "L'ACTU FACE AU DÉBAT":
Racisme en Israël
Le racisme institutionnalisé se fait de plus en plus visible en Israël. Principales communautés visées : les Marocains et les Falashas. Décodage.
En 90 minutes, on refait le monde!
Apéro-débat animé par Yves Kengen.
Un seul principe: l'écoute et le respect de l'autre. Entrée Libre!
Journaliste et musicien de rock, Yves Kengen a été pendant 9 ans Directeur de la Communication du CAL et rédacteur en chef du mensuel Espace de Libertés. Il poursuit une activité de journaliste d’investigation indépendant et publie des chroniques sur www.entreleslignes.be. Il participe régulièrement à l’émission Les Experts sur BX1.


On notera que le CCLJ organise également un débat sur Imre Kertész (1929-2016), écrivain hongrois, survivant des camps de concentration et lauréat du prix Nobel de littérature en 2002.  Or Imre Kertész avait averti:
"Je crois que les juifs d'Europe commettent une erreur suicidaire quand, sous prétexte de critiquer Israël, ils s'étouffent d'indignation avec les intellectuels et hauts fonctionnaires européens qui drapent le vieil antisémitisme dans un nouveau langage, et qui hier encore voulaient les exterminer; pourquoi donc auraient-ils changé leurs intentions? […]

J'en arrive à conclure que le juif d'Europe est effectivement un personnage nuisible qui déteste voir des armes de défense entre les mains de juifs et voir dans sa propre extermination l'unique solution à sa vie vécue avec une conscience abjecte et confuse. Il n'arrêtera pas tant qu'il n'aura pas atteint son but, tant qu'il n'aura pas été déporté dans un nouvel Auschwitz, battu, dépouillé, tant qu'il n'aura pas creusé sa propre tombe, etc.: tout cela l'étonnera à nouveau, comme autrefois." (10 août 2002)


Des soldats wallons ont participé au massacre de 6000 femmes juives


"... nous commençons par contacter les historiens belges, les plus pointus. Ceux qui ont le plus écrit sur la collaboration militaire sur le front de l’Est. Dans un premier temps, le message est toujours le même: "Tout laisse à penser, que les Wallons ont fait une guerre propre en Russie. Il n’y a aucun indice de crime de guerre ou contre l’humanité"."
"Comment des gens pouvaient être venus de si loin pour tuer, à l’autre bout du continent, des femmes juives innocentes? Il était clairement indiqué dans ces documents officiels que des Belges, des Wallons avaient bien participé au massacre."
Gérald Vandenberghe @ RTBF. Extraits:
Durant la deuxième guerre mondiale, des soldats wallons, engagés aux côtés des Allemands ont commis un crime contre l’humanité. Ils ont massacré plus de 6000 femmes juives, détenues dans le camp de Stuthof, en Pologne. Un dossier de la justice allemande prouve leur participation. […]

Le massacre de Palmnicken 
En janvier 1945, les Russes avancent. Et les Allemands comprennent qu’ils ont perdu la guerre. Il faut donc faire disparaître les traces de leurs crimes, et notamment vider les camps de concentration de leurs détenus. 
A Stuthof, en Pologne, 6000 femmes juives sont gardées par des soldats flamands. Ce ne sont pas des SS, mais des soldats de l’organisation Todt. C’est un service de génie civil chargé de bâtir aussi bien des routes que des bunkers ou des camps de concentration… Les chefs sont des Allemands, des SS. Les hommes viennent de différents pays: France, Russie, Belgique. Il y a plusieurs dizaines de gardes flamands. 
Mais ce que Frank Seberechts [un historien du Cegesoma, le centre d’étude des conflits, à Bruxelles, publie, début 2019, un ouvrage qui fait date. "Drang naar Oosten", la marche vers l’est, décrit par le détail les exactions commises par les collaborateurs flamands engagés dans l’armée allemande, sur le front de l’est. Il ne manque rien. Il évoque des massacres de civils, l’élimination de prisonniers de guerre ou encore la pendaison d’enfants soupçonnés d’être des résistants], nous précisera aussi lorsque nous le rencontrerons, "c’est qu’il y a aussi des francophones, venus de Wallonie mais aussi de Bruxelles. Il n’y a vraiment pas que des Flamands… "
Fin janvier, les gardiens du camp de concentration reçoivent l’ordre d’éliminer les 6000 femmes juives qui y sont détenues. Ils partent, à pied, vers la ville de Königsberg, une centaine de kilomètres plus loin. Il fait extrêmement froid, 20 degrés sous zéro et les détenues sont peu vêtues. Elles meurent tout au long de la route, à petit feu. Une fois arrivé à Königsberg, le convoi bifurque vers la côte, vers le village de Palmnicken. Il est connu pour ses mines d’ambre, et les chefs du convoi envisagent d’y enfermer les survivantes et de tout faire sauter. Arrivées sur place, les autorités locales s’y opposent. Les cadavres risquent de polluer la nappe phréatique. 
Les gardiens de ce sinistre convoi prennent donc une autre décision. Ils emmènent les détenues jusqu’à la plage. Et là ils les précipitent dans une mer froide, partiellement recouverte de glace. 
Selon Frank Seberechts, "ils les mitraillent, ils leur lancent des grenades. Certains ne tireront pas, mais d’autres, en revanche, décrivent le plaisir qu’ils ont éprouvé à exécuter ces femmes, dans leurs écrits d’après-guerre. Leur haine n’a pas de limite." […]
Au cours de la conversation, [le journaliste] Alexys Chabounine mentionne un document qui nous apparaît immédiatement crucial pour notre enquête. Il est parvenu à se procurer un dossier de 1600 pages, rédigé par la justice allemande dans les années 60. Les enquêteurs de l’époque ont minutieusement compilé les témoignages de villageois qui ont vu passer le convoi, mais aussi de survivantes du massacre. Des policiers sont allés les interroger en Israël, où elles se sont installées après la guerre. Et elles confirment bien la présence des tueurs wallons.
Les Belges du convoi 
"Selon ce qu’elles décrivent, explique le journaliste, il y avait une vingtaine d’officiers allemands mais aussi entre 120 et 150 gardiens étrangers, venus de pays occidentaux. Elles précisent que ceux qui ont tiré parlaient Allemand, russe, lituanien mais aussi français et flamand. Pour nous c’était une découverte incroyable. Comment des gens pouvaient être venus de si loin pour tuer, à l’autre bout du continent, des femmes juives innocentes? Il était clairement indiqué dans ces documents officiels que des Belges, des Wallons avaient bien participé au massacre ". 
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lundi 25 novembre 2019

L’Europe hurle avec les loups anti-israéliens - ignoble


L'Europe est devenue un continent qui hurle avec les loups sur la question d'Israël. Pendant des décennies, les sociétés européennes ont exclu, discriminé et traqué les citoyens juifs. Le fait que l'Europe participe aujourd’hui à l’exclusion de l’État juif sur la scène internationale n'en est donc que plus ignoble. (Clemens Wergin)

Source : Tribune de Genève / Die Welt (Europa heult mit den antiisraelischen Wölfen)  (via CICAD)
"Dans les années 80, Bob Dylan a sorti sa chanson «Neighborhood Bully» en soutien à Israël, le «trouble-fête» mal aimé de la politique internationale. Un pays qui est constamment la cible de vives critiques et doit assurer sa survie seul, «car il n'a pas vraiment d’alliés», comme le chantait le musicien américain.  
Les choses n'ont pas beaucoup changé depuis. Israël est toujours considéré comme un trouble-fête que beaucoup stigmatisent. Dernièrement, le pays s'est notamment retrouvé dans le collimateur de la Cour de justice de l'Union européenne. L'institution européenne a décidé d'imposer à Israël un traitement ne s'appliquant à aucun autre État. À l'avenir, tous les pays de l'Union européenne devront apposer la mention de leur territoire d’origine sur les denrées alimentaires israéliennes en provenance du plateau du Golan et de Cisjordanie et les étiqueter comme étant des produits issus des colonies israéliennes. Le tribunal a rendu un jugement rejoignant la position de la Commission européenne, qui avait déjà présenté une ligne directrice allant dans ce sens en 2015. 
Le fait que leur continent, qui connaît actuellement une recrudescence de l'antisémitisme, traite l'État juif comme un cas particulier ne semble poser aucun problème aux Européens.  
Mais comment a-t-on pu en arriver là ? Pour répondre à cette question, il faut se replonger dans les profondeurs de l'histoire de la politique étrangère européenne.  
Lorsque les Communautés européennes ont été fondées en 1957, il n'était pas question de politique étrangère, un élément de souveraineté jalousement gardé par les différents États membres. C'est au début des années 70 qu'ont eu lieu les premières timides tentatives d'harmonisation des positions en matière de politique étrangère. Mais c'est du Proche­Orient qu'est venue l'impulsion finale. Dans le cadre de la guerre du Kippour, en 1973 les pays arabes environnants ont organisé une attaque surprise mais Israël a réussi à gagner ce confit. Les Etats arabes producteurs de pétrole ont alors, organisé un boycott pétrolier contre les pays occidentaux pour les punir du soutien apporté à Israël. Mis sous pression, les Européens se sont empressés de trouver une position vis-à-vis du conflit israélo-palestinien qui soit en mesure de rassurer les Arabes. Ce moment a été déterminant pour la création d'une politique étrangère européenne commune. 
Mais d'un côté, il y avait les Allemands, qui affichaient une position plutôt pro-israélienne du fait de l’Holocauste, et de l'autre, les Français, qui avaient basculé dans le camp pro-arabe en 1967. C'est la genèse de cette position qui explique l'obsession des Européens pour le conflit israélo-palestinien. Parce que la zone est restée pendant plusieurs décennies la seule région du monde vis-à-vis de laquelle la Communauté européenne et ensuite l'UE disposaient d'une politique étrangère commune grâce à laquelle l'Europe a entrepris ses premières tentatives de rupture avec les États-Unis. Parce qu'ils soupçonnaient Washington d'afficher une attitude trop pro-israélienne, les Européens ont développé une position se voulant de plus en plus hostile à Israël - et de plus en plus fossilisée - au fil des années.  
Les formules creuses utilisées par l'Europe pour parler du conflit au Proche-Orient n'ont pas changé depuis des décennies. Et ils ne comptent pas les abandonner aussi facilement, même si la situation sur place a aujourd'hui bien changé et que le conflit israélo-palestinien n'est plus le principal problème de la région depuis longtemps, comme aiment encore à le prétendre beaucoup d'Européens.

Si l'on se penche sur la longue histoire de la politique européenne au Proche-Orient, on se rend compte qu'Israël est devenu la victime de la recherche identitaire de l'Europe en matière de politique étrangère. Comme le montre l'obligation d'étiquetage des produits en provenance des territoires occupés, l'UE pratique une politique du deux poids, deux mesures à l'encontre d'Israël, une politique qui ne s'applique à aucun autre pays connaissant une situation similaire.  
Il n'est donc pas étonnant que même au sein de l'ONU, les pays européens participent activement à la diabolisation de l'État juif. Ce qui, ces derniers jours, n'a pas empêché l'ambassadeur allemand des Nations Unies et ses collègues européens d'approuver - à sept reprises - les habituelles résolutions anti-israéliennes déposées par les États arabes et anti-occidentaux lors de l'Assemblée générale. Aucune de ces résolutions, ne fait mention de la pluie de missiles en provenance de Gaza qui s'abat actuellement sur Israël. Oui, il existe un antisémitisme dirigé contre Israël, on le reconnaît communément à ces trois D : diabolisation, délégitimation et deux poids, deux mesures à l'égard d'Israël. Au moins deux de ces critères s'appliquent à l'UE et à bon nombre de ses États membres: L'Europe est devenue un continent qui hurle avec les loups sur la question d'Israël. Pendant des décennies, les sociétés européennes ont exclu, discriminé et traqué les citoyens juifs. Le fait que l'Europe participe aujourd’hui à l’exclusion de l’État juif sur la scène internationale n'en est donc que plus ignoble."
Source : Tribune de Genève / Die Welt, 25 novembre 2019

Lire également: 1973: le retournement de l'Europe sous la pression des pays arabes producteurs de pétrole
"En définitive, cette crise a amené les Européens à franchir un pas, celui de la reconnaissance des droits des Palestiniens.

"A la fin de 1973 - témoigne Henri Simonet [(1931-1996), ministre des Affaires étrangères belge, Vice-President de la Commission européenne]- j'avais été le témoin humilié du retournement des ministres des Affaires étrangères de la Communauté qui, dans la panique provoquée par la menace de l'embargo pétrolier, s'étaient rués dans une attitude qui leur était pratiquement imposée par les pays arabes producteurs de pétrole et qui comportait, notamment, la reconnaissance des droits du peuple palestinien".[1]

Et d'ajouter: "J'avais ressenti le comportement dont la Communauté avait fait preuve en 1973, à l'exception des Pays-Bas, comme médiocre et même assez veule"."

[1] Henri Simonet, Je n'efface rien et je recommence, Dider Hatier, Paris, 1986 (p. 160)

Source: Romain Yakemtchouk, La politique étrangère de l'Union européenne, Paris, L'Harmattan, 2005 (p. 217)


samedi 23 novembre 2019

Munich: deux attaques antisémites en une semaine


Deux incidents antisémites ont eu lieu à Munich au début de la semaine.

Des inconnus ont lancé des pierres contre un restaurant israélien à Munich (Haidhausen) causant des dégâts évalués à plusieurs milliers d'euros. Dans le district de Schwabing-West, une stèle érigée à la mémoire des Juifs victimes du régime nazi a été également été vandalisée.

Pour plus de renseignements (en allemand) et des photos, cliquer ICI.

vendredi 22 novembre 2019

Berlin: Nouvelle agression antisémite contre un homme de 76 ans


The Times of Israel:
Berlin : un homme âgé non-Juif victime d’une agression antisémite par un ado. 
Dans cette deuxième agression de ce type à survenir ces dernières semaines, une victime de 76 ans, que les assaillants pensaient juive, a été blessée au front et au nez

(…) L’incident fait suite à une attaque similaire dans ce même district de Berlin le 28 octobre, lorsqu’un homme juif âgé de 70 ans a été victime de propos antisémites et été blessé physiquement par des assaillants inconnus. L’homme ne portait pourtant apparemment rien qui pouvait l’identifier comme Juif.

Dans cette même affaire, lorsque la victime avait tenté de répondre verbalement aux insultes antisémites, elle avait été attaquée et battue, blessée à la tête et au menton. Un piéton était également intervenu, provoquant la fuite des assaillants.
Lire l'article complet

jeudi 21 novembre 2019

Berlin: Un septuagénaire juif victime d’une agression


Times of Israel:
Après une série d'agressions, le maire de la capitale a expliqué que de tels incidents "ne doivent jamais se normaliser"

Un Juif de 70 ans a physiquement été agressé dans une rue de Berlin, mardi, lors d’une attaque apparemment antisémite. Le maire de la ville a promptement réagi, disant que de tels incidents « ne doivent jamais se normaliser ».

La police a expliqué mardi que la victime avait tout d’abord été insultée par un inconnu alors qu’il déambulait dans le quartier Karow, dans la capitale allemande.

L’homme juif s’est défendu verbalement, amenant l’agresseur à le frapper à de multiples reprises, en particulier à la tête et au menton.

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lundi 18 novembre 2019

Berlin: Messages anti-israéliens lors des célébrations de l'anniversaire de la chute du mur


Des messages en hébreu hostiles à Israël ont été diffusés à l'occasion des commémorations du 30e anniversaire de la chute du Mur qui eurent lieu le 9 novembre à Berlin: "Mettre fin à l'occupation" et "Des terres sans murs". Ces messages étaient évidemment destinés à ceux qui comprennent l'hébreu.  Or fruit du hasard, le 9 novembre 1938, eut lieu la Nuit de Cristal.  Les nazis, y compris de nombreux civils, assassinèrent 400 juifs, incendièrent des synagogues dans toute l'Allemagne et détruisirent d'innombrables entreprises appartenant à des juifs. Cette nuit marqua le début du meurtre massif de Juifs perpétré par les nazis en Allemagne et dans toute l’Europe.

The Berlin Spectator:
The conflict triggered by anti-Israel statements displayed on stage at the 30th anniversary of the fall of the Berlin Wall celebration on Saturday is continuing. While Berlin’s Culture Senator Klaus Lederer has apologized, the conservative opposition wants to discuss the matter at the House of Representatives. 
During the fall of the Wall anniversary, tens of thousands experienced the big celebration at Brandenburg Gate on site. Many more watched it on ZDF television, which broadcast the big event live. Mainly Israeli spectators, German Jews and the very few others who speak Hebrew understood the political messages in Hebrew which were displayed on a big balloon on stage during a musical performance
Directed at those who Understood 
They said “End the occupation” and “Land without walls”. These messages were obviously directed at those who understood them, and they were shown on the anniversary of the Night of Broken Glass, which coincided with that of the fall of the Berlin Wall. On November 9th, 1938, the Nazis, including many civilians, murdered 400 Jews, burned synagogues in all of Germany and destroyed countless Jewish-owned businesses. That night was the beginning of the Nazis’ mass murder of Jews in Germany and all over Europe.
Lire l'excellent article d'Imanuel Marcus @ The Berlin Spectator

mardi 12 novembre 2019

Dénonciation d’Israël: la porte d’entrée de l’influence d’Erdoğan dans les quartiers


Ariane Bonzon,  journaliste et essayiste française, spécialiste de la Turquie, @ Revue des Deux Mondes (extrait):
Ils vivent en France et leur «héros» s’appelle Recep Tayyip Erdoğan. Pourtant, ils ne sont ni turcs ni même franco-turcs, mais français, musulmans, d’origine maghrébine. «Erdoğan, c’est celui qui “tient tête aux sionistes et à Israël” et qui défend les musulmans. C’est ainsi en tout cas qu’il est vu au sein des classes sociales d’origine immigrée qui se sentent souvent exclues de la société française et auxquelles il fournit une légitimité», analyse l’historien et politologue Samim Akgönül. Cet engouement de nombreux musulmans français pour le président turc vaut-il adhésion à l’islam politique, et plus précisément à l’idéologie des Frères musulmans que Recep Tayyip Erdoğan incarnerait ?

Dénonciation d’Israël : la porte d’entrée de l’influence d’Erdoğan dans les quartiers

2009. Dans ce café Internet parisien, l’adolescent est captivé par la scène qu’il se repasse en boucle. Celle-ci a pour cadre le Forum de Davos, quelques jours plus tôt, en Suisse. Le sujet: l’opération militaire israélienne sur Gaza «Plomb durci», menée fin décembre 2008 en réaction aux tirs de roquettes du Hamas sur Israël et dont le bilan – plus de 10 morts du côté israélien et 1 300 du côté palestinien – est très lourd.

L’un des intervenants n’est autre que le Premier ministre turc. Furieux d’avoir été interrompu par le modérateur américain, il reprend très vivement la parole après que Shimon Pérès s’est exprimé. Et apostrophe ce dernier: «Je pense que vous devez vous sentir un peu coupable. […] Vous avez tué des gens. Je me souviens des enfants qui sont morts sur des plages», déclare-t-il.

À Paris, un petit groupe s’est agglutiné pour regarder la scène par dessus l’épaule de l’adolescent. Comme si le numéro un turc avait, ce jour-là, parlé en leur nom. Sur le comptoir du café Internet, une boîte en fer en forme de tirelire appelle aux dons pour le peuple palestinien. Le «one minute» de Davos, c’est la scène primaire, le début de la montée en puissance de la renommée d’Erdoğan dans la rue arabe et, au-delà, au sein des communautés musulmanes du monde entier, France comprise. [...]

lundi 11 novembre 2019

Pour l'académicien belge Jean Bricmont les Femen devraient aller dans une synagogue en France


Jean Bricmont, académicien et professeur à l'Université Catholique de Louvain, et selon Rudy Reichstadt et d'autres "proche de la mouvance négationniste":


Rudy  Reichstadt à propos de Jean Bricmont, celui-ci étant très respecté en Belgique:
"Le socialisme des imbéciles" : cette formule, qu'August Bebel, grande figure de la social-démocratie allemande de la fin du XIXe siècle, avait reprise à son compte, désigne l'antisémitisme de gauche. Proche de la mouvance négationniste, Bricmont n'en est pas à son coup d'essai, certes.
Jean Bricmont à propos des Femen:
si elles [Femen] aiment tant le blasphème qu'elles aillent crier "vive la Palestine libre" dans une synagogue, juste pour voir les réactions....

Topless FEMEN protester descend on anti-Islamophobia rally in Paris
Jean Bricmont a une véritable peur du "fameux lobby qu'on ne peut pas nommer", c'est-à-dire du CRIF:
Ouf!  Un idiot a crié allah u akhbar dans la manif d'hier, ce qui va permettre à tous les laïcs-et-républicains de s'indigner, eux qui ne disent rien quand toute la classe politique française se précipite au dîner du crif pour se faire sermonner pour manque de vigilance dans la lutte contre l'antisémitisme.
Ou quand des spectacles, des conférences sont annulés ou des écrits condamnés sous le même prétexte.
De Gaulle:
Ce qu'on pouvait dire sur Israël avant la "lutte contre la haine"
Conscient de sa supériorité, pour une fois ce n'est pas la France que Bricmont attaque:
Pour ceux qui pensent que la question du sionisme est un détail: Blair utilise l'arme de l'antisémitisme pour détruire Corbyn; en parfaite coordination avec notre entité adorée au MO. Ici pas d'ingérence bien sûr pcq c'est pas les Russes.
Les Belges si courageux… même les Français le reconnaissent:
Il y a qques jours j’assistais à une conférence de physique/philo des sciences sur la mécanique quantique où qqn me dit que ses collègues lisent des auteurs hétérodoxes mais se gardent bien de le dire publiquement.
Qqn m’a même dit qu’en France seuls les Belges disent ce qu’ils pensent (ce n’est pas vrai pour moi: je suis loin de dire tout ce que je pense!).
Et là on parle de choses très abstraites, pas de féminisme, de racisme, de notre entité adoré au MO, du lobby qui n’existe pas, de l’Iran, de la Chine, de la Syrie etc.
Le conformisme engendré par la dictature du politiquement correct a tué la pensée (vraiment) critique dans les universités.
Bien sûr, si vous voulez dénoncer la montée du fascisme, le racisme du peuple, le danger posé par les femmes voilées, alors vous êtes libres.
Pour en savoir plus sur Jean Bricmont cliquer ICI.

vendredi 8 novembre 2019

Agression antisémite dans une salle de sport en Allemagne devant des témoins qui n’ont pas réagi


Dernières Nouvelles d'Alsace:
Un jeune homme qui portait la kippa a été agressé dans le vestiaire d’une salle de sport de Fribourg, dans le Bade-Wurtemberg. L’agression antisémite s’est déroulée devant des témoins qui n’ont pas réagi.

Un jeune homme qui portait la kippa a été agressé, ce mardi soir, dans une salle de fitness de la ville de Fribourg-en-Brisgau, parce qu’il portait la kippa. L’homme, Samuel Kantorovych, s’est dirigé vers les vestiaires, après son entraînement sportif, pour se changer. C’est alors, expliquent nos confrères de la Badische Zeitung, qu’un homme a attrapé sa tête par-derrière et lui a violemment arraché sa kippa, qui était maintenue avec des pinces. L’agresseur l’a menacé physiquement, lui a lancé des injures antisémites tout en prononçant des paroles pro-palestiniennes. Il a craché dans la kippa de sa victime et l’a jetée dans une poubelle, selon le témoignage de M. Kantorovych.

C’est lorsqu’un autre usager de la salle de sport, plus âgé, est entré dans le vestiaire, que l’agresseur a laissé tranquille sa victime. Il est reparti en lançant aux salariés de la salle de fitness que rien ne s’était passé et que, s’il s’était passé quelque chose, ce serait difficile de le prouver… La police s’est rendue sur place et a mené son enquête, qui a confirmé les faits décrits par Samuel Kantorovych, lequel est «très choqué». «Il y avait dix autres hommes dans ce vestiaire, pas un seul n’a réagi», a confié ce jeune Juif, dénonçant «l’idée naïve» du « courage citoyen». 
Lire l'article complet

Samuel Kantorovych raconte l'agression antisémite sur sa page Facebook

mercredi 6 novembre 2019

Les gauches occidentales et la détestation de l'existence d'Israël (Bruno Tertrais)


Bruno Tertrais (Twitter):
"S'il y a bien un point commun dans une grande partie des gauches occidentales, c'est l'idée selon laquelle le soutien à la cause palestinienne va nécessairement aller de pair avec un malaise vis-à-vis, et parfois une détestation de, l'existence même de l'Etat d'Israël."
Le blog de Bruno Tertrais

samedi 2 novembre 2019

Frères musulmans: Al-Qaradawi présente le génocide des juifs par les nazis comme un "châtiment divin"


«La France, l’islam et le Maghreb: sortir des non-dits» - EXCLUSIF - Dans son dernier ouvrage, dont Le Figaro publie de longs extraits, Pierre Vermeren expose l’incapacité de l’État à traiter les questions que soulève l’islam en France. Il analyse, sur la longue durée, l’immigration en provenance du Maghreb et ses enjeux. Voilà un livre capital. Normalien, agrégé et docteur en histoire, Pierre Vermeren, historien reconnu du Maghreb contemporain, publie «Déni français. Notre histoire secrète des relations franco-arabes» (Albin Michel). L’universitaire expose l’incapacité de l’État à traiter les questions que soulève l’islam en France.  […]  Extraits sélectionnés par Guillaume Perrault.

Extrait:
"Les Frères musulmans croient à l'action directe de Dieu (Allah) dans l'Histoire.  Cela explique qu'al-Qaradawi (l'Égyptien maître à penser mondial des Frères musulmans, NDLR) présente le génocide des juifs par les nazis comme un "châtiment divin". Allah est également immanent dans la vie des hommes et des sociétés. Les Frères musulmans voient dans leur présence en terre occidentale une revanche sur l'arrogante Europe du XIXe siècle qui s'est emparée des terres islamiques. Ils considèrent que Dieu a mis fin à la phase coloniale parce que les musulmans sont redevenus dignes de ses enseignements et que la prédication salafiste et wahhabite a été déterminante. Le temps de l'offensive est donc redevenu selon eux, qu'il s'agisse de la conquête des territoires par les berceaux et par la prédication."
Source: Figaro Vox (article est réservé aux abonnés)

Une opinion divergente…
Ce que pense Justin Vaïsse, le 'stratège du Quai d'Orsay', de Tariq Ramadan et d'Yussuf Al-Qaradawi

mardi 29 octobre 2019

Pessoa attribuait "des origines juives à la mélancolie, au sentiment d'exil, à l'esprit messianique et à la nostalgie du passé (saudade) qui caractériseraient le tempérament portugais"

Fernando Pessoa
"Dans l'imaginaire du métissage, le juif est un ancêtre inquiétant.  Le désir de refoulement fut symbolisé par la violence avec laquelle la police secrète de Salazar se déchaîna contre deux pages d'un ouvrage paru en 1938 qui affirmaient l'origine néochrétienne du dictateur: elle se mit en quête des exemplaires vendus jusque dans les maisons privées pour les amputer de ces pages compromettantes.

Cependant, Salazar ne dédaigna pas pour autant d'inaugurer en personne le Musée luso-hébreu ouvert en 1939 à Tomar.  A fortiori, le courant libéral a souligné l'apport des nouveaux-chrétiens à la nation portugaise, qui leur devrait notamment leur lucidité critique et leur faculté d'abstraction.  Ce sont "des caractères vaguement typiques d'un juif portugais" que le poète Fernando Pessoa attribua, dans une lettre écrite en 1935, à Ricardo Reis, l'un de ses trois "hétéronymes", un médecin de Porto partisan d'une esthétique néoclassique et d'une politique monarchiste.  Pessoa et d'autres ont attribué des origines juives à la mélancolie, au sentiment d'exil, à l'esprit messianique et à la nostalgie du passé (saudade) qui caractériseraient le tempérament portugais."
Carsten L. Wilke, Histoire des juifs portugais, Chandeigne, Collection Péninsules, 2007, p. 243-244.

Lire également:
Le marranisme (Carsten L. Wilke)

samedi 26 octobre 2019

Des Juifs belges accusent Israël de "racisme institutionnalisé ... de plus en plus visible"


Le Centre Communautaire Laïc Juif David Susskind (CCLJ) de Bruxelles organise un apéro (sic), facétieusement intitulé CAFÉ DU COMMERCE, LUFTGESCHEFT ET PLOTKES (sic), avec Yves (sic) pour "refaire le monde" et accuser Israël de pratiquer un "racisme institutionnalisé" dont les principales communautés visées sont "les Marocains" (sic) et les Falashas. Laissant entendre que d'autres communautés font également l'objet de "racisme" en Israël. Et c'est gratuit, gratis.  Il ne faut même pas payer.  Le CCLJ a récemment élu un nouveau dirigeant en la personne de l'ancien politique du PS, M. Isi Halberthal… Il semble que ces accusations n'aient pas suscité une quelconque réprobation de la part de la communauté juive belge francophone.
Un Apéro avec Yves: CAFÉ DU COMMERCE, LUFTGESCHEFT ET PLOTKES
Lundi 25 Novembre 2019 à 18:00
Racisme en Israël

GROUPE DE DISCUSSION "L'ACTU FACE AU DÉBAT":
Racisme en Israël
Le racisme institutionnalisé se fait de plus en plus visible en Israël. Principales communautés visées : les Marocains et les Falashas. Décodage.
En 90 minutes, on refait le monde!
Apéro-débat animé par Yves Kengen.
Un seul principe: l'écoute et le respect de l'autre. Entrée Libre!
Journaliste et musicien de rock, Yves Kengen a été pendant 9 ans Directeur de la Communication du CAL et rédacteur en chef du mensuel Espace de Libertés. Il poursuit une activité de journaliste d’investigation indépendant et publie des chroniques sur www.entreleslignes.be. Il participe régulièrement à l’émission Les Experts sur BX1.


On notera que le CCLJ organise également un débat sur Imre Kertész (1929-2016), écrivain hongrois, survivant des camps de concentration et lauréat du prix Nobel de littérature en 2002.  Or Imre Kertész avait averti:
"Je crois que les juifs d'Europe commettent une erreur suicidaire quand, sous prétexte de critiquer Israël, ils s'étouffent d'indignation avec les intellectuels et hauts fonctionnaires européens qui drapent le vieil antisémitisme dans un nouveau langage, et qui hier encore voulaient les exterminer; pourquoi donc auraient-ils changé leurs intentions? […]

J'en arrive à conclure que le juif d'Europe est effectivement un personnage nuisible qui déteste voir des armes de défense entre les mains de juifs et voir dans sa propre extermination l'unique solution à sa vie vécue avec une conscience abjecte et confuse. Il n'arrêtera pas tant qu'il n'aura pas atteint son but, tant qu'il n'aura pas été déporté dans un nouvel Auschwitz, battu, dépouillé, tant qu'il n'aura pas creusé sa propre tombe, etc.: tout cela l'étonnera à nouveau, comme autrefois." (10 août 2002)


lundi 21 octobre 2019

Comparaison ignoble et négationniste du génocide juif par les nationaux-socialistes allemands et leurs esclaves du régime de Vichy


Drieu Godefridi est un auteur libéral belge:

"Cette comparaison est bien entendu ignoble. À moins de considérer que les musulmans de France sont FORCES de porter des signes distinctifs, dépossédés de leurs droits par des législations spéciales (non accès à la profession, etc.), leurs biens confisqués, arrêtés parce que musulmans, déportés dans des camps de concentration pour les plus chanceux, des camps d’extermination pour tous les autres, où enfants, femmes et hommes sont gazés. Cette comparaison est non seulement ignoble, elle est négationniste du génocide juif par les nationaux-socialistes allemands et leurs esclaves du régime de Vichy."
 Facebook

Lire également:
Drieu Godefridi: "Nous sommes tous juifs, parce que l’Holocauste hante notre histoire"

"Une concurrence victimaire éhontée dresse le parallèle entre situation des musulmans français en 2019 et des Juifs pendant la guerre"


Christophe de Voogd, historien, spécialiste de rhétorique politique:
"La question du «voile islamique» alimente une de ces polémiques virulentes où s’expriment nos passions françaises, exacerbées par le climat de l’époque, cette «ère du clash» (Christian Salmon), où triomphent attaques ad hominem, amalgames et désinformation. Et où le ridicule le dispute à l’odieux: ridicule, quand on compare les mères voilées aux religieuses catholiques, assez rarement parents d’élèves. Odieux, quand une concurrence victimaire éhontée dresse le parallèle entre situation des musulmans français en 2019 et des Juifs pendant la guerre. Où est le croissant jaune? Où sont les camps? Et où sont les chiffres, quand on sait qu’aujourd’hui les actes antisémites sont cinq fois plus nombreux que les actes antimusulmans, pour une population (au moins) huit fois inférieure?
@ Le Figaro

jeudi 17 octobre 2019

Beaux-Arts de Bruxelles: la Palestine encore et toujours...


BOZAR (Palais des Beaux-Arts de Bruxelles) le 04 octobre ’19.  Extraits du programme:
"Cette deuxième journée d’European Lab Brussels s’abordera sous l’angle de l’activisme et du rôle des artistes dans la construction d’alternatives, culturelles ou politiques.
En quoi la club culture rime encore avec résistance, de Tbilissi à la Palestine ?
Autant de questions abordées à travers notamment la projection d’un documentaire de Boiler Room sur la scène de Palestine.

17:00 - 18:15 : Palestine Underground & Q&A en présence de la réalisatrice
Venu prendre le pouls d’une scène musicale underground passionnante (et organiser par la même une jolie fête), l’équipe de Boiler est repartie de Palestine avec un documentaire fort et saisissant. Projeté à Bozar en avant-goût de la performance du collectif Jazar Crew le soir même à Bozar pour Nuits sonores Brussels, «Palestine Underground» dépeint le quotidien d’artistes en lutte qui envisagent explicitement la musique comme un acte de résistance.
Cette forme d’activisme culturel s’exprime à travers des espaces de liberté temporaire (dancefloors), moyen de promouvoir leur identité tout en oeuvrant à la (re)connexion de communautés éclatées. Présent dans le mini-film, une partie du Jazar Crew témoignera lors d’un temps à l’issue de la projection aux côtés de Jessica Kelly et Anaïs Brémond, respectivement réalisatrice et productrice de l’oeuvre.
Le collectif palestinien est particulièrement actif dans cette région du Proche-Orient, à travers l’organisation de soirées et la construction de ponts entre Ramallah et Haïfa, loin des barrages et des murs."
En juin 2019:
La Belgique proclame son amour (love) pour la Palestine au Palais des Beaux-Arts, Bruxelles

lundi 14 octobre 2019

Allemagne: Un manifestant pour le climat fait un jeu de mots sur l'attaque de la synagogue de Halle


Un manifestant pour le climat à Nuremberg brandit une pancarte avec l'inscription suivante: "Si le climat était une synagogue… qu'est ce qu'on gueulerait fort!!!".  Il s'agit bien entendu d'un jeu de mots déplacé faisant référence à l'attaque antisémite contre la synagogue de Halle.  Une fois de plus on banalise l'antisémitisme.

"Wäre das Klima eine Synagoge .... was für ein Aufschrei!!!"

Source: BILD

vendredi 11 octobre 2019

Molenbeek: Ahmed voulait poignarder des Juifs


Sud Info:
Un Marocain en séjour illégal sème la terreur à Molenbeek: Ahmed se baladait en rue avec un couteau à la recherche de personnes juives à poignarder!

► Ahmed aurait demandé à ses victimes si elles étaient juives !
► Deux policiers ont été blessés en le maîtrisant...
► Le Marocain n’aurait pas choisi le jour de son attaque par hasard...
Lire l'article complet

jeudi 10 octobre 2019

Trois attaques antisémites en une semaine en Allemagne...


Benjamin Weinthal:

La dernière semaine en Allemagne:

- Halle: un néo-nazi assassine deux personnes près d'une synagogue.
- Berlin: un Syrien avec un couteau tente d'entrer dans une synagogue, et crie "Allahu Akbar" et "Fuck Israel!"
- Massing: Un homme parlant arabe lance une pierre sur la tête d'un Israélien.

Par ailleurs:

La déclaration de Merkel "Nous nous opposons à toute forme d'antisémitisme" contraste avec son refus de qualifier d'antisémite l'appel de l'Iran à "effacer Israël de la carte" et son refus d'interdire l'entité terroriste antisémite Hezbollah en Allemagne.

Et:

Voici comment Merkel "combat" l'antisémitisme:
1) Refuse d'interdire la totalité du Hezbollah, un groupe terroriste et mortellement antisémite.
2) Permet à son envoyé d’assimiler Israël à une entité terroriste, le Hamas.
3) Refuse d'interdire une entité terroriste FPLP.
4) Refuse de qualifier le régime iranien d'antisémite.

Lire également:

Berlin – Capitale de l’Antisémitisme Européen

mardi 8 octobre 2019

Joachim Hirsch, 7 ans, exterminé à Auschwitz il y a 75 ans. Souvenons-nous.


Joachim Hirsch (un petit garçon juif né le 13 mai 1937 à Breslau, Allemagne) fut exterminé dans une chambre à gas dans le camp de Auschwitz II-Birkenau le 6 octobre 1944.

Il y a exactement 75 years. Il avait 7 ans.  Que dire d'une telle barbarie?

Source: Auschwitz Memorial

Ayons également une pensée pour cette petite fille juive dont on connaît les conditions d'extermination grâce à Tadeusz Borowsky:
"D'autres portent une fillette qui a perdu une jambe. Ils la tiennent par les bras et par la jambe qui lui reste. Des larmes lui coulent sur le visage, elle murmure plaintivement: "Messieurs, ça fait mal, ça fait mal..." Ils la jettent sur le camion, parmi les cadavres. Elle brûlera vive avec eux."
Tadeusz Borowski, né le 12 novembre 1922 à Jytomyr en Ukraine et mort le 3 juillet 1951 (à 28 ans) à Varsovie, est un écrivain et journaliste polonais, survivant des camps de concentration d’Auschwitz et de Dachau, "Mesdames, Messieurs, au gaz, s'il vous plaît", Le Monde de Pierre (écrit en 1946 à 24 ans).

lundi 7 octobre 2019

Pour Jacques Attali l'antisémitisme "n'est pas un problème au niveau national"


Alexis Brézet, directeur des rédactions du Figaro:
"Si le procès en islamophobie ne suffit pas à faire taire l'esprit rebelle, on lui envoie la bombe atomique: la reductio ad hitlerum, qui procède d'un syllogisme bien connu: "Les musulmans sont les juifs d'aujourd'hui; or ceux qui dénoncent l'islamisme s'en prennent aux musulmans; donc ceux-là sont des nazis!"  Et c'est ainsi que notre confrère Le Monde a accusé Eric Zemmour  - puisqu'il faut bien parler de lui! - non pas de tenir à la tribune des propos outranciers, provocateurs, voire ineptes ou honteux - ce qu'après tout chacun a le droit de penser ou d'écrire -, mais de se rendre complice d'un futur crime contre l'humanité au nom de l'enchaînement: "Stigmatisation, exclusion, expulsion, extermination" (sic)! Ainsi va la logique délirante du dénislamisme: pour ses scribes Zemmour, c'est Hitler, mais, dans la vraie vie, ce sont sous les coups des islamistes que tombent les Français, et tout particulièrement - n'en déplaise à Jacques Attali, qui considère que l'antisémitisme "n'est pas un problème au niveau national" - les Français juifs…"
Lire l'éditorial complet "Pour en finir avec le dénislamisme" @ Le Figaro (réservé aux abonnés)

jeudi 3 octobre 2019

Les Allemands arrivaient à l'heure le matin pour tuer et repartaient à l'heure, indépendamment du nombre de Juifs à exécuter


Père Patrick Desbois, professeur à l’université de Georgetown (Washington DC), le père Desbois est investi dans de nombreux travaux de recherche sur la Shoah par balles depuis de nombreuses années:
"[…] Quand j'ai commencé cette enquête, je me suis posé une question: pourquoi les Allemands arrivaient-ils toujours à l'heure le matin pour tuer et repartaient-ils à l'heure, indépendamment du nombre de Juifs à exécuter? Je me suis demandé quel était le protocole dans leur tête. C'est pour ça que j'ai structuré le livre comme une journée. La maîtrise du timing et de la topographie étaient les deux clés de l'équipe génocidaire. Ils voulaient rentrer chez eux après la journée, ils voulaient rentrer pile à l'heure à midi. J'ai découvert que la lenteur était punie de la peine de mort: cela les retardait. Enfin, pour ces tueurs, la journée, c'est comme une barrière. Là-bas, il n'y avait pas la structure des barbelés des camps: l'organisation de la journée, ce timing, c'est le cadre qu'ils avaient. Le chronomètre est la clé d'un massacre: les gens arrivent à tel moment et repartent quand c'est fini. Autrement, ce n'est pas un massacre, mais une fusillade. [..] 
Même s'ils ne sont pas progénocidaires, un génocide se fait toujours avec les voisins et ne manque jamais de travailleurs. Il y a aussi le simple intérêt criminel de prendre les biens de l'autre... Ce que j'ai découvert, c'est que quand on autorise cette activité criminelle tout en la déclarant innocente selon la loi du moment, on ne manque jamais de main-d’œuvre."
Lire l'article complet @ La Vie

À lire
La Shoah par balles: La mort en plein jour, Plon, 2019

lundi 30 septembre 2019

Les Allemands reprochaient en permance aux Juifs leur "impertinence" (Norbert Elias)


Norbert Elias (1897-1990), écrivain et sociologue allemand:

Notes sur les juifs en tant que participant à une relation établis-marginaux (extraits):
"C'est une expérience singulière que d'appartenir à un groupe minoritaire stigmatisé et, en même temps, de se sentir complètement inséré dans le courant culturel et le destin politique et social de la majorité qui le stigmatise. […]

Culturellement très lié à la tradition allemande, j'appartenais de par la structure de ma personnalité à un groupe minoritaire méprisé. Bien que je me fusse libéré de son signe distinctif le plus manifeste, à savoir la religion, le destin singulier de cette minorité - persécutée et méprisée en outre depuis des siècles -, c'est-à-dire le destin social du groupe, s'exprima de façon évidente dans mon comportement comme dans la conscience que j'avais de moi-même et dans ma pensée. […]

Quand j'étais enfant, je savais l'aversion et la haine que l'on éprouvait à l'égard des membres du groupe auquel j'appartenais, mais je n'avais aucune idée de leur ampleur. Mes parents et leurs amis ne m'en donnaient d'ailleurs aucune explication.  Ils se sentaient allemands et cherchaient un peu à ne pas voir la réalité en face. L'antisémitisme apparaissait comme le fait d'une minorité de gens, pour la plupart sans éducation ou peu cultivés, que l'on pouvait considérer avec une certaine condescendance, une sorte de contre-stigmatisation [...]

Dans des villes comme Breslau, les juifs allemands constituaient une société bourgeoise de second ordre; mais comme je l'ai déjà dit, ils ne se considéraient absolument pas eux-mêmes comme des hommes de second ordre.  Le fait que beaucoup de juifs ne reconnussent manifestement pas l'infériorité qu'on leur attribuait, le fait qu'ils se fussent comportés souvent comme s'ils étaient des êtres égaux en droits provoquait par ailleurs l'irritation d'une part importante des membres de la majorité allemande.  Ainsi s'explique en partie le reproche permanent de l'"impertinence juive", qui renforça certainement les sentiments d'animosité à l'égard des juifs."
Norbert Elias par lui-même, 1990

vendredi 27 septembre 2019

Pays-Bas: un auditeur tient des propos antisémites à la radio pendant 8 minutes


Une radio néerlandaise, financée par les fonds publics, a déclaré qu’elle n’aurait pas dû autoriser un auditeur qui avait appelé la radio se plaindre pendant plusieurs minutes sur la «cupidité juive» et le besoin de «l’exterminer».

L’auditeur, qui s’est présenté comme Mario, a appelé NPO Radio 1 vers 5 heures du matin mardi pendant l’émission «Gaan!», a déclaré que le monde était dirigé par «un judaïsme cupide» qui «doit être exterminé». Le radiodiffuseur qui produit l’émission, BNNVara, a déclaré dans un communiqué que «l’auditeur n’aurait pas du avoir l’opportunité d’exprimer un sentiment antisémite» à la radio.

Les propos de Mario évoquaient les théories du complot antisémites. Il a été encouragé par l’animateur de l’émission Morad El Ouakili à élaborer ses propos.

Durant l’entretien en néerlandais, Mario a proféré des injures contre les Juifs en anglais. Ouaskili lui a demandé: «Je ne comprends pas bien ce que vous dites » et « Qu’entendez-vous par ‘Jewry’?»

Après 8 minutes d’antenne, Ouaskili a remercié Mario pour son appel et mis fin à l’entretien.
Lire l'article complet @ Times of Israel



jeudi 26 septembre 2019

La signification d'Auschwitz (Yoram Hazony)


Yoram Hazony, intellectuel israélo-américain, auteur d’un ouvrage remarqué sur La Vertu du nationalisme, a été interviewé le 19/09/2019 par Laure Mandeville pour Figaro Vox - ICI.

Andrew Wilson:
Yoram Hazony's new book, The Virtue of Nationalism, is fascinating in all kinds of ways. His argument is that nationalism is virtuous rather than vicious, broad and inclusive rather than narrow and tribalist, and that the alternatives—anarchy on the one hand, or imperialism on the other—are far worse. […] But perhaps his most provocative point comes when he considers the meaning of Auschwitz.

For most Jews, Hazony argues, “the meaning of Auschwitz is that the Jews failed in their efforts to find a way to defend their children … Today, most Jews continue to believe that the only thing that has really changed since those millions of our people perished—the only thing that stands as a bulwark against the repetition of this chapter in the world’s history—is Israel.” Auschwitz, for Jewish people, is an argument for the nation state. Without an independent and secure nation, Jews were vulnerable to being massacred. With one, they are far safer.

For most European liberals, however, the meaning of Auschwitz is the exact opposite. The Holocaust is one of the strongest arguments against the nation state, for they see it “as the ultimate expression of that barbarism, that brutal debasement of humanity, which is national particularism.” National self-determination is how you get National Socialism. “From this point of view, the death camps provide the ultimate proof of the evil of permitting nations to decide for themselves how to dispose of the military power in their possession.” (Hazony is not overstating this; this critique of nationalism in Commonweal two days ago, for all that it makes a number of incontestable and important points, took just two paragraphs to mention Germany in the 1930s.)

The comparison is even more on the nose when it comes to the nation state of Israel today:
Paradigm A: Israel represents Jewish women and men standing rifle in hand, watching over their own children and all other Jewish children and protecting them. Israel is the opposite of Auschwitz.

Paradigm B: Israel represents the unspeakable horror of Jewish soldiers using force against others, backed by nothing but their own government’s views as to their national rights and interests. Israel is Auschwitz.
Lire l'article complet @  Think Theology

Lire également:
Deux réponses à l'Holocauste: Israël et l'Union européenne (Yoram Hazony)

mercredi 25 septembre 2019

Deux réponses à l'Holocauste: Israël et l'Union européenne (Yoram Hazony)


Yoram Hazony, intellectuel israélo-américain, auteur d’un ouvrage remarqué sur La Vertu du nationalisme, a été interviewé le 19/09/2019 par Laure Mandeville pour Figaro Vox - ICI.

Giles Fraser sur l'ouvrage de Yoram Hazony, La Vertu du nationalisme:
A word of warning: if you are a liberal with high blood pressure, you may want to give The Virtue of Nationalism, the new book by Yoram Hazony, a miss. I have rarely read anything so explosive. But it is absolutely fascinating.

According to Hazony, an Israeli political scientist, most Europeans have drawn entirely the wrong conclusion from the Second World War. They have too readily assumed that what went wrong with Nazism was an extreme form of nationalism, and that nationalism was, therefore, the thing that needed to be solved. Guided by this assumption, nationalism became a byword for racism and bigotry.

But despite the fact that the Nazi party was called “National Socialist”, Hazony argues it was actually neither of those things. Hitler was an imperialist. He sought to establish a “third Reich”, modelled on the “first Reich”, which was the Holy Roman Empire. In other words, Hitler wanted an empire to rule over others. And the political wickedness of Nazism was much more to do with its desire for empire than for its celebration of the nation state. For Hazony, it was empire that led to the Holocaust not nationalism. And had Europeans drawn this conclusion, the debate over the European Union would look very different. […]

The crucial section of the book is when Hazony writes about two completely different lessons that can be drawn from Auschwitz – one in which nationalism is seen as the problem and, therefore, internationalism is seen as the answer; and another in which internationalism is seen as the problem and, therefore, nationalism is seen as the answer. Those who set up the state of Israel, for instance, took the second position, believing that a nation state i.e. Israel was to be the best way of protecting the Jewish people. But …
“Jews are not the only ones for whom Auschwitz has become an important political symbol. Many Europeans, too, see Auschwitz as being at the heart of the lesson of the Second World War. But the conclusions they draw are precisely the opposite of those drawn by Jews. Following Kant, they see Auschwitz as the ultimate expression of that barbarism, that brutal debasement of humanity, which is national particularism … According to this view it is not Israel that is the answer to Auschwitz, but the European Union.
There are, therefore, he argues, two irreconcilable responses to the horror of the death camps. If you see nationalism as the cause of the Holocaust then – basically – you will see the dismantling of nation states as the right and proper response. Thus the European Union. But if you see empire and internationalism as the problem, then the answer is stronger nation states, especially for the vulnerable. Thus the state of Israel.

In other words, the two basic but opposite assumptions about what created the Holocaust inevitably lead to two completely opposite answers as to what should be the right response to it. For one position, nationalism is the solution. For another, nationalism is precisely the problem. For such as these, as Hazony puts it: “Israel is Auschwitz”. If you analyse nationalism as the problem, then more nationalism cannot be the answer. That is, if you believe nationalism is the problem, then “Israel is, is some important sense, a variant of Nazism”!

It is no coincidence, Hazony maintains, that Israel is constantly compared to Nazism by some liberal Europeans. Thus, he concludes, opposition to the existence of Israel is deep in the European marrow, it represents a “universal will [that] cannot abide a single, obstinately dissenting people, no matter how small”.
Lire l'article complet @ Unherd

dimanche 22 septembre 2019

"Je n'ai jamais pensé au fait que j'étais juif, sauf quand j'étais en danger" (Imre Kertész)


Imre Kertész (1929-2016), écrivain hongrois, survivant des camps de concentration et lauréat du prix Nobel de littérature en 2002:
"Je n'ai jamais pensé au fait que j'étais juif, sauf quand j'étais en danger.  Et encore, ma judéité ne se manifestait pas dans ces cas-là comme quelque chose "d'intérieur", mais toujours comme une négativité, une limitation, une détermination extérieure - de même qu'on se définit comme nourriture vivante face à un requin dans l'océan ou un tigre dans la jungle.  Mais on ne peut pas se contenter d'être la nourriture des autres. Je n'ai jamais pensé à la religion : je ne la comprends tout simplement pas […]. Pourtant, ma judéité m'a permis de vivre l'expérience universelle d'une existence humaine assujettie au totalitarisme. Donc si je suis juif, je dis que je suis négation, négation de tout orgueil humain, négation de toute sécurité, des nuits tranquilles, de la vie spirituelle paisible, du conformisme, du libre choix, de la fierté nationale - je suis la page noire du livre des triomphes qui ne laisse pas transparaître l'écriture, je suis une négation, non pas juive, mais une négation humaine universelle, un mané, theckel, pharès sur le mur de l'oppression totale."
Imre Kertész, Journal de Galère, traduit du hongrois par Natalia Zaremba-Huzsvai et Charles Zaremba, Actes Sud, 2010, p.p. 50-51.

Lire également (Imre Kertész):
- L'Europe baisse le pouce en ce qui concerne les juifs
- "J'assiste pour la première fois dans toute sa splendeur à la désignation d'un bouc émissaire"
- Hitler divisa "le monde entre ceux qui tuent et ceux qui sont tués ou destinés à être tués"

mardi 17 septembre 2019

Il est illusoire de chercher partout la main des Maçons, des Jésuites, des Juifs (Jacques Chastenet de Castaing, 1949)


Jacques Chastenet de Castaing (1893-1978), est un historien, diplomate, journaliste et académicien français:
"'Dynasties bourgeoises'.  L'expression est de M. Beau de Loménie.  Dans des ouvrages d'ailleurs intéressants, cet historien soutient que derrière un décor à l'usage de la foule, toute la politique de la IIIe République a été dirigée par un petit nombre de familles industrielles ou financières.  Cette thèse, comme toutes les thèses absolues, comporte, à côté d'une part de vérité, une part supérieure d'erreur.  Que quelques familles tenant un grand rôle dans la vie économique du pays se soient souvent servies de leurs moyens d'influence - et notamment des intérêts qui les liaient à de grands organes de presse - pour défendre certains de leurs intérêts, c'est peu contestable.  Que cette action ait été prépondérante, c'est inexact.  La Franc-Maçonnerie, l'Eglise, l'Armée, l'Université, les Comités politiques, les Associations de fonctionnaires, les Syndicats ouvriers exerçaient sur la vie politique une pression au moins comparable.  L'Argent n'est pas le seul moteur des actions humaines: il y a aussi l'Ambition, la Peur, l'Entraînement collectif, voire l'Idéalisme et il est aussi illusoire de chercher partout la main de la Ploutocratie que d'y découvrir uniquement la main des Maçons, celle des Jésuites ou celle des Juifs.  La vérité est qu'il y avait alors en France - comme il y aura toujours dans les pays non soumis à une dictature - des oppositions de forces.  C'est cette opposition, jointe au contrôle que ces forces exercent les unes sur les autres, qui assure la liberté."

1949, La France de M. Fallières (Fayard)

dimanche 15 septembre 2019

Kafka: ce que la situation des Juifs avait d'intenable, harcelés et sans défense (Max Brod)

Max Brod:
"L'aspect négatif de la question, ce que la situation des Juifs a d'intenable, apparaît clairement dans la dernière oeuvre que Kafka ait achevée - et qu'il destinait à l'impression -, le récit: Josefine, die Sängerin, oder das Volk der Mäuse.  Il n'est pas besoin de désigner expressément le peuple auquel se rapporte la description des bandes de souris harcelées et sans défense.  Voyez par exemple comme la vanité de la vedette, du littérateur, de la "personnalité" dirigeante s'affirme même au cœur des soucis les plus pressants que puisse connaître le peuple: ce tableau du protagoniste persuadé que le monde n'a attendu que lui, sa venue libératrice, sa parole irremplaçable, s'applique malheureusement aussi à une situation très commune dans les milieux politiques et littéraires du judaïsme, celle de l'homme qui se croit seul élu et ne prend pas la peine de considérer ce que font et disent les autres, rejetant leurs conseils avec une suffisance sarcastique et dédaigneuse."
Franz Kafka, Souvenirs et Documents, traduit de l'allemand par Hélène Zylberberg, NRF Gallimard, 1945

Lire également sur Kafka

vendredi 13 septembre 2019

Il faut se préparer aux pogroms (Franz-Olivier Giesbert)


Frans-Olivier Giesbert interviewé par Bosco d'Otreppe @ La Libre Belgique:
"Dans un éditorial du mois de février que vous avez signé dans l'hebdomadaire "Le Point", vous laissez entendre qu'il faut se préparer aux pogroms.  Est-on vraiment sur une telle pente glissante?

Dès qu'il y a des problèmes, c'est vers les juifs que l'on se tourne pour désigner un responsable.  On observe clairement que l'antisémitisme se cache de moins en moins aujourd'hui, qu'il est en ascension et en progression dans beaucoup pays d'Europe.  La seule solution, c'est de stigmatiser, de dénoncer le discours antisémite, d'expliquer les choses."
Lire l'article complet

mardi 10 septembre 2019

Le Nouveau Sionisme Catholique (Gavin D’Costa)


Gavin D’Costa, professeur de théologie catholique à l'Université de Bristol, en Grande-Bretagne:
Most people, if asked to reflect on the state of relations between Christians and Israel, will instinctively mention the ardently pro-Israel and pro-Zionist sentiments not of Catholics but of evangelical Protestants: sentiments that in several instances have helped to shape British and American politics.

And people would be right to do so. Thus, when asked in a 2013 Pew survey of American religious attitudes whether God gave Israel to the Jewish people, more white evangelical Christians (55 percent) than Jews (40 percent) answered in the affirmative. Of that same group of evangelicals, 72 percent sided exclusively with Israel on the Israel-Palestinian dispute, compared with 49 percent of the general U.S. public.

These solidly pro-Israel opinions reflect a biblically-grounded phenomenon that sports a long pedigree and that has been called, simply, Christian Zionism. In its British version, it is associated historically with such “restorationist” figures as the Earl of Shaftesbury in the early 19th century and Foreign Secretary Arthur Balfour and Prime Minister David Lloyd George in the second decade of the 20th century. In 1917, this deep-seated impulse played a role in the issuance of the Balfour Declaration that, without “prejudice to the civil and religious rights” of non-Jewish communities in the land, promised British government support for “the establishment in Palestine of a national home for the Jewish people.” […]

If this is one face of Christian Zionism—a Protestant face—the Catholic Zionism that I am about to describe presents a different face. It, too, views the foundation of Israel in 1948 as part of the biblical promise of land to God’s chosen people, and views the ingathering of that people as a sign of God’s fidelity to His promises. But the maximalist beliefs held by some conspicuous forms of Protestant Zionism, as in their envisioning of the end times and their recruitment of Jews and “Israel” as instruments toward that vision’s fulfillment, are eschewed in the Catholic conception.

It may be asked: on what basis do I claim that the Church is in fact heading toward such a specifically Catholic form of Zionism? I claim it on the basis of evidence pointing in that direction and in repudiation of a long history of Catholic anti-Jewishness. 
I also claim that this development is of great significance and should be of deep interest not only to the state of Israel and its worldwide supporters, Jewish and Gentile alike, but to all individuals and governments attentive to trends in public opinion relating to religious and political affairs. In addition, in a Europe threatened—haunted—by the return of anti-Semitism, it is nothing short of countercultural in the most auspicious sense of that word. Despite undeniable turmoil within Catholicism itself today, the Church is still home to over a billion souls, and what it thinks and says matters. 
The gestation of this new approach begins in 1965 and gets a special push forward in 1980. Since then the process, which still awaits its full unfolding, has continued to gain traction. The evidence for it is to be found scattered in official Church documents that few read and that fewer, other than professional theologians like myself, are equipped to place in context or assess for their weightiness. But the evidence is both remarkable and unmistakable; as for the theological development to which it attests, that, in my view, is unstoppable.
Lire l'article complet @ Mosaic Magazine

lundi 9 septembre 2019

"La fabrique des salauds": Petit-fils de S.S, avec Chris Kraus


Akadem - conférence:

http://www.akadem.org/magazine/2019-2020/petit-fils-de-s-s-avec-chris-kraus-28-06-2019-112619_4852.php


PLAN DE LA CONFÉRENCE:
Elevé dans le nazisme
"Mon grand-père S.S était vu comme un héros" (5 min)
Un monstre sympathique
Un déni familial (4 min)
Venu du monde de la mort
Tuer les gens qu'on aime (4 min)