lundi 21 octobre 2019

Comparaison ignoble et négationniste du génocide juif par les nationaux-socialistes allemands et leurs esclaves du régime de Vichy


Drieu Godefridi est un auteur libéral belge:

"Cette comparaison est bien entendu ignoble. À moins de considérer que les musulmans de France sont FORCES de porter des signes distinctifs, dépossédés de leurs droits par des législations spéciales (non accès à la profession, etc.), leurs biens confisqués, arrêtés parce que musulmans, déportés dans des camps de concentration pour les plus chanceux, des camps d’extermination pour tous les autres, où enfants, femmes et hommes sont gazés. Cette comparaison est non seulement ignoble, elle est négationniste du génocide juif par les nationaux-socialistes allemands et leurs esclaves du régime de Vichy."
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Lire également:
Drieu Godefridi: "Nous sommes tous juifs, parce que l’Holocauste hante notre histoire"

"Une concurrence victimaire éhontée dresse le parallèle entre situation des musulmans français en 2019 et des Juifs pendant la guerre"


Christophe de Voogd, historien, spécialiste de rhétorique politique:
"La question du «voile islamique» alimente une de ces polémiques virulentes où s’expriment nos passions françaises, exacerbées par le climat de l’époque, cette «ère du clash» (Christian Salmon), où triomphent attaques ad hominem, amalgames et désinformation. Et où le ridicule le dispute à l’odieux: ridicule, quand on compare les mères voilées aux religieuses catholiques, assez rarement parents d’élèves. Odieux, quand une concurrence victimaire éhontée dresse le parallèle entre situation des musulmans français en 2019 et des Juifs pendant la guerre. Où est le croissant jaune? Où sont les camps? Et où sont les chiffres, quand on sait qu’aujourd’hui les actes antisémites sont cinq fois plus nombreux que les actes antimusulmans, pour une population (au moins) huit fois inférieure?
@ Le Figaro

jeudi 17 octobre 2019

Beaux-Arts de Bruxelles: la Palestine encore et toujours...


BOZAR (Palais des Beaux-Arts de Bruxelles) le 04 octobre ’19.  Extraits du programme:
"Cette deuxième journée d’European Lab Brussels s’abordera sous l’angle de l’activisme et du rôle des artistes dans la construction d’alternatives, culturelles ou politiques.
En quoi la club culture rime encore avec résistance, de Tbilissi à la Palestine ?
Autant de questions abordées à travers notamment la projection d’un documentaire de Boiler Room sur la scène de Palestine.

17:00 - 18:15 : Palestine Underground & Q&A en présence de la réalisatrice
Venu prendre le pouls d’une scène musicale underground passionnante (et organiser par la même une jolie fête), l’équipe de Boiler est repartie de Palestine avec un documentaire fort et saisissant. Projeté à Bozar en avant-goût de la performance du collectif Jazar Crew le soir même à Bozar pour Nuits sonores Brussels, «Palestine Underground» dépeint le quotidien d’artistes en lutte qui envisagent explicitement la musique comme un acte de résistance.
Cette forme d’activisme culturel s’exprime à travers des espaces de liberté temporaire (dancefloors), moyen de promouvoir leur identité tout en oeuvrant à la (re)connexion de communautés éclatées. Présent dans le mini-film, une partie du Jazar Crew témoignera lors d’un temps à l’issue de la projection aux côtés de Jessica Kelly et Anaïs Brémond, respectivement réalisatrice et productrice de l’oeuvre.
Le collectif palestinien est particulièrement actif dans cette région du Proche-Orient, à travers l’organisation de soirées et la construction de ponts entre Ramallah et Haïfa, loin des barrages et des murs."
En juin 2019:
La Belgique proclame son amour (love) pour la Palestine au Palais des Beaux-Arts, Bruxelles

lundi 14 octobre 2019

Allemagne: Un manifestant pour le climat fait un jeu de mots sur l'attaque de la synagogue de Halle


Un manifestant pour le climat à Nuremberg brandit une pancarte avec l'inscription suivante: "Si le climat était une synagogue… qu'est ce qu'on gueulerait fort!!!".  Il s'agit bien entendu d'un jeu de mots déplacé faisant référence à l'attaque antisémite contre la synagogue de Halle.  Une fois de plus on banalise l'antisémitisme.

"Wäre das Klima eine Synagoge .... was für ein Aufschrei!!!"

Source: BILD

vendredi 11 octobre 2019

Molenbeek: Ahmed voulait poignarder des Juifs


Sud Info:
Un Marocain en séjour illégal sème la terreur à Molenbeek: Ahmed se baladait en rue avec un couteau à la recherche de personnes juives à poignarder!

► Ahmed aurait demandé à ses victimes si elles étaient juives !
► Deux policiers ont été blessés en le maîtrisant...
► Le Marocain n’aurait pas choisi le jour de son attaque par hasard...
Lire l'article complet

jeudi 10 octobre 2019

Trois attaques antisémites en une semaine en Allemagne...


Benjamin Weinthal:

La dernière semaine en Allemagne:

- Halle: un néo-nazi assassine deux personnes près d'une synagogue.
- Berlin: un Syrien avec un couteau tente d'entrer dans une synagogue, et crie "Allahu Akbar" et "Fuck Israel!"
- Massing: Un homme parlant arabe lance une pierre sur la tête d'un Israélien.

Par ailleurs:

La déclaration de Merkel "Nous nous opposons à toute forme d'antisémitisme" contraste avec son refus de qualifier d'antisémite l'appel de l'Iran à "effacer Israël de la carte" et son refus d'interdire l'entité terroriste antisémite Hezbollah en Allemagne.

Et:

Voici comment Merkel "combat" l'antisémitisme:
1) Refuse d'interdire la totalité du Hezbollah, un groupe terroriste et mortellement antisémite.
2) Permet à son envoyé d’assimiler Israël à une entité terroriste, le Hamas.
3) Refuse d'interdire une entité terroriste FPLP.
4) Refuse de qualifier le régime iranien d'antisémite.

Lire également:

Berlin – Capitale de l’Antisémitisme Européen

mardi 8 octobre 2019

Joachim Hirsch, 7 ans, exterminé à Auschwitz il y a 75 ans. Souvenons-nous.


Joachim Hirsch (un petit garçon juif né le 13 mai 1937 à Breslau, Allemagne) fut exterminé dans une chambre à gas dans le camp de Auschwitz II-Birkenau le 6 octobre 1944.

Il y a exactement 75 years. Il avait 7 ans.  Que dire d'une telle barbarie?

Source: Auschwitz Memorial

Ayons également une pensée pour cette petite fille juive dont on connaît les conditions d'extermination grâce à Tadeusz Borowsky:
"D'autres portent une fillette qui a perdu une jambe. Ils la tiennent par les bras et par la jambe qui lui reste. Des larmes lui coulent sur le visage, elle murmure plaintivement: "Messieurs, ça fait mal, ça fait mal..." Ils la jettent sur le camion, parmi les cadavres. Elle brûlera vive avec eux."
Tadeusz Borowski, né le 12 novembre 1922 à Jytomyr en Ukraine et mort le 3 juillet 1951 (à 28 ans) à Varsovie, est un écrivain et journaliste polonais, survivant des camps de concentration d’Auschwitz et de Dachau, "Mesdames, Messieurs, au gaz, s'il vous plaît", Le Monde de Pierre (écrit en 1946 à 24 ans).

lundi 7 octobre 2019

Pour Jacques Attali l'antisémitisme "n'est pas un problème au niveau national"


Alexis Brézet, directeur des rédactions du Figaro:
"Si le procès en islamophobie ne suffit pas à faire taire l'esprit rebelle, on lui envoie la bombe atomique: la reductio ad hitlerum, qui procède d'un syllogisme bien connu: "Les musulmans sont les juifs d'aujourd'hui; or ceux qui dénoncent l'islamisme s'en prennent aux musulmans; donc ceux-là sont des nazis!"  Et c'est ainsi que notre confrère Le Monde a accusé Eric Zemmour  - puisqu'il faut bien parler de lui! - non pas de tenir à la tribune des propos outranciers, provocateurs, voire ineptes ou honteux - ce qu'après tout chacun a le droit de penser ou d'écrire -, mais de se rendre complice d'un futur crime contre l'humanité au nom de l'enchaînement: "Stigmatisation, exclusion, expulsion, extermination" (sic)! Ainsi va la logique délirante du dénislamisme: pour ses scribes Zemmour, c'est Hitler, mais, dans la vraie vie, ce sont sous les coups des islamistes que tombent les Français, et tout particulièrement - n'en déplaise à Jacques Attali, qui considère que l'antisémitisme "n'est pas un problème au niveau national" - les Français juifs…"
Lire l'éditorial complet "Pour en finir avec le dénislamisme" @ Le Figaro (réservé aux abonnés)

jeudi 3 octobre 2019

Les Allemands arrivaient à l'heure le matin pour tuer et repartaient à l'heure, indépendamment du nombre de Juifs à exécuter


Père Patrick Desbois, professeur à l’université de Georgetown (Washington DC), le père Desbois est investi dans de nombreux travaux de recherche sur la Shoah par balles depuis de nombreuses années:
"[…] Quand j'ai commencé cette enquête, je me suis posé une question: pourquoi les Allemands arrivaient-ils toujours à l'heure le matin pour tuer et repartaient-ils à l'heure, indépendamment du nombre de Juifs à exécuter? Je me suis demandé quel était le protocole dans leur tête. C'est pour ça que j'ai structuré le livre comme une journée. La maîtrise du timing et de la topographie étaient les deux clés de l'équipe génocidaire. Ils voulaient rentrer chez eux après la journée, ils voulaient rentrer pile à l'heure à midi. J'ai découvert que la lenteur était punie de la peine de mort: cela les retardait. Enfin, pour ces tueurs, la journée, c'est comme une barrière. Là-bas, il n'y avait pas la structure des barbelés des camps: l'organisation de la journée, ce timing, c'est le cadre qu'ils avaient. Le chronomètre est la clé d'un massacre: les gens arrivent à tel moment et repartent quand c'est fini. Autrement, ce n'est pas un massacre, mais une fusillade. [..] 
Même s'ils ne sont pas progénocidaires, un génocide se fait toujours avec les voisins et ne manque jamais de travailleurs. Il y a aussi le simple intérêt criminel de prendre les biens de l'autre... Ce que j'ai découvert, c'est que quand on autorise cette activité criminelle tout en la déclarant innocente selon la loi du moment, on ne manque jamais de main-d’œuvre."
Lire l'article complet @ La Vie

À lire
La Shoah par balles: La mort en plein jour, Plon, 2019

lundi 30 septembre 2019

Les Allemands reprochaient en permance aux Juifs leur "impertinence" (Norbert Elias)


Norbert Elias (1897-1990), écrivain et sociologue allemand:

Notes sur les juifs en tant que participant à une relation établis-marginaux (extraits):
"C'est une expérience singulière que d'appartenir à un groupe minoritaire stigmatisé et, en même temps, de se sentir complètement inséré dans le courant culturel et le destin politique et social de la majorité qui le stigmatise. […]

Culturellement très lié à la tradition allemande, j'appartenais de par la structure de ma personnalité à un groupe minoritaire méprisé. Bien que je me fusse libéré de son signe distinctif le plus manifeste, à savoir la religion, le destin singulier de cette minorité - persécutée et méprisée en outre depuis des siècles -, c'est-à-dire le destin social du groupe, s'exprima de façon évidente dans mon comportement comme dans la conscience que j'avais de moi-même et dans ma pensée. […]

Quand j'étais enfant, je savais l'aversion et la haine que l'on éprouvait à l'égard des membres du groupe auquel j'appartenais, mais je n'avais aucune idée de leur ampleur. Mes parents et leurs amis ne m'en donnaient d'ailleurs aucune explication.  Ils se sentaient allemands et cherchaient un peu à ne pas voir la réalité en face. L'antisémitisme apparaissait comme le fait d'une minorité de gens, pour la plupart sans éducation ou peu cultivés, que l'on pouvait considérer avec une certaine condescendance, une sorte de contre-stigmatisation [...]

Dans des villes comme Breslau, les juifs allemands constituaient une société bourgeoise de second ordre; mais comme je l'ai déjà dit, ils ne se considéraient absolument pas eux-mêmes comme des hommes de second ordre.  Le fait que beaucoup de juifs ne reconnussent manifestement pas l'infériorité qu'on leur attribuait, le fait qu'ils se fussent comportés souvent comme s'ils étaient des êtres égaux en droits provoquait par ailleurs l'irritation d'une part importante des membres de la majorité allemande.  Ainsi s'explique en partie le reproche permanent de l'"impertinence juive", qui renforça certainement les sentiments d'animosité à l'égard des juifs."
Norbert Elias par lui-même, 1990

vendredi 27 septembre 2019

Pays-Bas: un auditeur tient des propos antisémites à la radio pendant 8 minutes


Une radio néerlandaise, financée par les fonds publics, a déclaré qu’elle n’aurait pas dû autoriser un auditeur qui avait appelé la radio se plaindre pendant plusieurs minutes sur la «cupidité juive» et le besoin de «l’exterminer».

L’auditeur, qui s’est présenté comme Mario, a appelé NPO Radio 1 vers 5 heures du matin mardi pendant l’émission «Gaan!», a déclaré que le monde était dirigé par «un judaïsme cupide» qui «doit être exterminé». Le radiodiffuseur qui produit l’émission, BNNVara, a déclaré dans un communiqué que «l’auditeur n’aurait pas du avoir l’opportunité d’exprimer un sentiment antisémite» à la radio.

Les propos de Mario évoquaient les théories du complot antisémites. Il a été encouragé par l’animateur de l’émission Morad El Ouakili à élaborer ses propos.

Durant l’entretien en néerlandais, Mario a proféré des injures contre les Juifs en anglais. Ouaskili lui a demandé: «Je ne comprends pas bien ce que vous dites » et « Qu’entendez-vous par ‘Jewry’?»

Après 8 minutes d’antenne, Ouaskili a remercié Mario pour son appel et mis fin à l’entretien.
Lire l'article complet @ Times of Israel



jeudi 26 septembre 2019

La signification d'Auschwitz (Yoram Hazony)


Yoram Hazony, intellectuel israélo-américain, auteur d’un ouvrage remarqué sur La Vertu du nationalisme, a été interviewé le 19/09/2019 par Laure Mandeville pour Figaro Vox - ICI.

Andrew Wilson:
Yoram Hazony's new book, The Virtue of Nationalism, is fascinating in all kinds of ways. His argument is that nationalism is virtuous rather than vicious, broad and inclusive rather than narrow and tribalist, and that the alternatives—anarchy on the one hand, or imperialism on the other—are far worse. […] But perhaps his most provocative point comes when he considers the meaning of Auschwitz.

For most Jews, Hazony argues, “the meaning of Auschwitz is that the Jews failed in their efforts to find a way to defend their children … Today, most Jews continue to believe that the only thing that has really changed since those millions of our people perished—the only thing that stands as a bulwark against the repetition of this chapter in the world’s history—is Israel.” Auschwitz, for Jewish people, is an argument for the nation state. Without an independent and secure nation, Jews were vulnerable to being massacred. With one, they are far safer.

For most European liberals, however, the meaning of Auschwitz is the exact opposite. The Holocaust is one of the strongest arguments against the nation state, for they see it “as the ultimate expression of that barbarism, that brutal debasement of humanity, which is national particularism.” National self-determination is how you get National Socialism. “From this point of view, the death camps provide the ultimate proof of the evil of permitting nations to decide for themselves how to dispose of the military power in their possession.” (Hazony is not overstating this; this critique of nationalism in Commonweal two days ago, for all that it makes a number of incontestable and important points, took just two paragraphs to mention Germany in the 1930s.)

The comparison is even more on the nose when it comes to the nation state of Israel today:
Paradigm A: Israel represents Jewish women and men standing rifle in hand, watching over their own children and all other Jewish children and protecting them. Israel is the opposite of Auschwitz.

Paradigm B: Israel represents the unspeakable horror of Jewish soldiers using force against others, backed by nothing but their own government’s views as to their national rights and interests. Israel is Auschwitz.
Lire l'article complet @  Think Theology

Lire également:
Deux réponses à l'Holocauste: Israël et l'Union européenne (Yoram Hazony)

mercredi 25 septembre 2019

Deux réponses à l'Holocauste: Israël et l'Union européenne (Yoram Hazony)


Yoram Hazony, intellectuel israélo-américain, auteur d’un ouvrage remarqué sur La Vertu du nationalisme, a été interviewé le 19/09/2019 par Laure Mandeville pour Figaro Vox - ICI.

Giles Fraser sur l'ouvrage de Yoram Hazony, La Vertu du nationalisme:
A word of warning: if you are a liberal with high blood pressure, you may want to give The Virtue of Nationalism, the new book by Yoram Hazony, a miss. I have rarely read anything so explosive. But it is absolutely fascinating.

According to Hazony, an Israeli political scientist, most Europeans have drawn entirely the wrong conclusion from the Second World War. They have too readily assumed that what went wrong with Nazism was an extreme form of nationalism, and that nationalism was, therefore, the thing that needed to be solved. Guided by this assumption, nationalism became a byword for racism and bigotry.

But despite the fact that the Nazi party was called “National Socialist”, Hazony argues it was actually neither of those things. Hitler was an imperialist. He sought to establish a “third Reich”, modelled on the “first Reich”, which was the Holy Roman Empire. In other words, Hitler wanted an empire to rule over others. And the political wickedness of Nazism was much more to do with its desire for empire than for its celebration of the nation state. For Hazony, it was empire that led to the Holocaust not nationalism. And had Europeans drawn this conclusion, the debate over the European Union would look very different. […]

The crucial section of the book is when Hazony writes about two completely different lessons that can be drawn from Auschwitz – one in which nationalism is seen as the problem and, therefore, internationalism is seen as the answer; and another in which internationalism is seen as the problem and, therefore, nationalism is seen as the answer. Those who set up the state of Israel, for instance, took the second position, believing that a nation state i.e. Israel was to be the best way of protecting the Jewish people. But …
“Jews are not the only ones for whom Auschwitz has become an important political symbol. Many Europeans, too, see Auschwitz as being at the heart of the lesson of the Second World War. But the conclusions they draw are precisely the opposite of those drawn by Jews. Following Kant, they see Auschwitz as the ultimate expression of that barbarism, that brutal debasement of humanity, which is national particularism … According to this view it is not Israel that is the answer to Auschwitz, but the European Union.
There are, therefore, he argues, two irreconcilable responses to the horror of the death camps. If you see nationalism as the cause of the Holocaust then – basically – you will see the dismantling of nation states as the right and proper response. Thus the European Union. But if you see empire and internationalism as the problem, then the answer is stronger nation states, especially for the vulnerable. Thus the state of Israel.

In other words, the two basic but opposite assumptions about what created the Holocaust inevitably lead to two completely opposite answers as to what should be the right response to it. For one position, nationalism is the solution. For another, nationalism is precisely the problem. For such as these, as Hazony puts it: “Israel is Auschwitz”. If you analyse nationalism as the problem, then more nationalism cannot be the answer. That is, if you believe nationalism is the problem, then “Israel is, is some important sense, a variant of Nazism”!

It is no coincidence, Hazony maintains, that Israel is constantly compared to Nazism by some liberal Europeans. Thus, he concludes, opposition to the existence of Israel is deep in the European marrow, it represents a “universal will [that] cannot abide a single, obstinately dissenting people, no matter how small”.
Lire l'article complet @ Unherd

dimanche 22 septembre 2019

"Je n'ai jamais pensé au fait que j'étais juif, sauf quand j'étais en danger" (Imre Kertész)


Imre Kertész (1929-2016), écrivain hongrois, survivant des camps de concentration et lauréat du prix Nobel de littérature en 2002:
"Je n'ai jamais pensé au fait que j'étais juif, sauf quand j'étais en danger.  Et encore, ma judéité ne se manifestait pas dans ces cas-là comme quelque chose "d'intérieur", mais toujours comme une négativité, une limitation, une détermination extérieure - de même qu'on se définit comme nourriture vivante face à un requin dans l'océan ou un tigre dans la jungle.  Mais on ne peut pas se contenter d'être la nourriture des autres. Je n'ai jamais pensé à la religion : je ne la comprends tout simplement pas […]. Pourtant, ma judéité m'a permis de vivre l'expérience universelle d'une existence humaine assujettie au totalitarisme. Donc si je suis juif, je dis que je suis négation, négation de tout orgueil humain, négation de toute sécurité, des nuits tranquilles, de la vie spirituelle paisible, du conformisme, du libre choix, de la fierté nationale - je suis la page noire du livre des triomphes qui ne laisse pas transparaître l'écriture, je suis une négation, non pas juive, mais une négation humaine universelle, un mané, theckel, pharès sur le mur de l'oppression totale."
Imre Kertész, Journal de Galère, traduit du hongrois par Natalia Zaremba-Huzsvai et Charles Zaremba, Actes Sud, 2010, p.p. 50-51.

Lire également (Imre Kertész):
- L'Europe baisse le pouce en ce qui concerne les juifs
- "J'assiste pour la première fois dans toute sa splendeur à la désignation d'un bouc émissaire"
- Hitler divisa "le monde entre ceux qui tuent et ceux qui sont tués ou destinés à être tués"

mardi 17 septembre 2019

Il est illusoire de chercher partout la main des Maçons, des Jésuites, des Juifs (Jacques Chastenet de Castaing, 1949)


Jacques Chastenet de Castaing (1893-1978), est un historien, diplomate, journaliste et académicien français:
"'Dynasties bourgeoises'.  L'expression est de M. Beau de Loménie.  Dans des ouvrages d'ailleurs intéressants, cet historien soutient que derrière un décor à l'usage de la foule, toute la politique de la IIIe République a été dirigée par un petit nombre de familles industrielles ou financières.  Cette thèse, comme toutes les thèses absolues, comporte, à côté d'une part de vérité, une part supérieure d'erreur.  Que quelques familles tenant un grand rôle dans la vie économique du pays se soient souvent servies de leurs moyens d'influence - et notamment des intérêts qui les liaient à de grands organes de presse - pour défendre certains de leurs intérêts, c'est peu contestable.  Que cette action ait été prépondérante, c'est inexact.  La Franc-Maçonnerie, l'Eglise, l'Armée, l'Université, les Comités politiques, les Associations de fonctionnaires, les Syndicats ouvriers exerçaient sur la vie politique une pression au moins comparable.  L'Argent n'est pas le seul moteur des actions humaines: il y a aussi l'Ambition, la Peur, l'Entraînement collectif, voire l'Idéalisme et il est aussi illusoire de chercher partout la main de la Ploutocratie que d'y découvrir uniquement la main des Maçons, celle des Jésuites ou celle des Juifs.  La vérité est qu'il y avait alors en France - comme il y aura toujours dans les pays non soumis à une dictature - des oppositions de forces.  C'est cette opposition, jointe au contrôle que ces forces exercent les unes sur les autres, qui assure la liberté."

1949, La France de M. Fallières (Fayard)

dimanche 15 septembre 2019

Kafka: ce que la situation des Juifs avait d'intenable, harcelés et sans défense (Max Brod)

Max Brod:
"L'aspect négatif de la question, ce que la situation des Juifs a d'intenable, apparaît clairement dans la dernière oeuvre que Kafka ait achevée - et qu'il destinait à l'impression -, le récit: Josefine, die Sängerin, oder das Volk der Mäuse.  Il n'est pas besoin de désigner expressément le peuple auquel se rapporte la description des bandes de souris harcelées et sans défense.  Voyez par exemple comme la vanité de la vedette, du littérateur, de la "personnalité" dirigeante s'affirme même au cœur des soucis les plus pressants que puisse connaître le peuple: ce tableau du protagoniste persuadé que le monde n'a attendu que lui, sa venue libératrice, sa parole irremplaçable, s'applique malheureusement aussi à une situation très commune dans les milieux politiques et littéraires du judaïsme, celle de l'homme qui se croit seul élu et ne prend pas la peine de considérer ce que font et disent les autres, rejetant leurs conseils avec une suffisance sarcastique et dédaigneuse."
Franz Kafka, Souvenirs et Documents, traduit de l'allemand par Hélène Zylberberg, NRF Gallimard, 1945

Lire également sur Kafka

vendredi 13 septembre 2019

Il faut se préparer aux pogroms (Franz-Olivier Giesbert)


Frans-Olivier Giesbert interviewé par Bosco d'Otreppe @ La Libre Belgique:
"Dans un éditorial du mois de février que vous avez signé dans l'hebdomadaire "Le Point", vous laissez entendre qu'il faut se préparer aux pogroms.  Est-on vraiment sur une telle pente glissante?

Dès qu'il y a des problèmes, c'est vers les juifs que l'on se tourne pour désigner un responsable.  On observe clairement que l'antisémitisme se cache de moins en moins aujourd'hui, qu'il est en ascension et en progression dans beaucoup pays d'Europe.  La seule solution, c'est de stigmatiser, de dénoncer le discours antisémite, d'expliquer les choses."
Lire l'article complet

mardi 10 septembre 2019

Le Nouveau Sionisme Catholique (Gavin D’Costa)


Gavin D’Costa, professeur de théologie catholique à l'Université de Bristol, en Grande-Bretagne:
Most people, if asked to reflect on the state of relations between Christians and Israel, will instinctively mention the ardently pro-Israel and pro-Zionist sentiments not of Catholics but of evangelical Protestants: sentiments that in several instances have helped to shape British and American politics.

And people would be right to do so. Thus, when asked in a 2013 Pew survey of American religious attitudes whether God gave Israel to the Jewish people, more white evangelical Christians (55 percent) than Jews (40 percent) answered in the affirmative. Of that same group of evangelicals, 72 percent sided exclusively with Israel on the Israel-Palestinian dispute, compared with 49 percent of the general U.S. public.

These solidly pro-Israel opinions reflect a biblically-grounded phenomenon that sports a long pedigree and that has been called, simply, Christian Zionism. In its British version, it is associated historically with such “restorationist” figures as the Earl of Shaftesbury in the early 19th century and Foreign Secretary Arthur Balfour and Prime Minister David Lloyd George in the second decade of the 20th century. In 1917, this deep-seated impulse played a role in the issuance of the Balfour Declaration that, without “prejudice to the civil and religious rights” of non-Jewish communities in the land, promised British government support for “the establishment in Palestine of a national home for the Jewish people.” […]

If this is one face of Christian Zionism—a Protestant face—the Catholic Zionism that I am about to describe presents a different face. It, too, views the foundation of Israel in 1948 as part of the biblical promise of land to God’s chosen people, and views the ingathering of that people as a sign of God’s fidelity to His promises. But the maximalist beliefs held by some conspicuous forms of Protestant Zionism, as in their envisioning of the end times and their recruitment of Jews and “Israel” as instruments toward that vision’s fulfillment, are eschewed in the Catholic conception.

It may be asked: on what basis do I claim that the Church is in fact heading toward such a specifically Catholic form of Zionism? I claim it on the basis of evidence pointing in that direction and in repudiation of a long history of Catholic anti-Jewishness. 
I also claim that this development is of great significance and should be of deep interest not only to the state of Israel and its worldwide supporters, Jewish and Gentile alike, but to all individuals and governments attentive to trends in public opinion relating to religious and political affairs. In addition, in a Europe threatened—haunted—by the return of anti-Semitism, it is nothing short of countercultural in the most auspicious sense of that word. Despite undeniable turmoil within Catholicism itself today, the Church is still home to over a billion souls, and what it thinks and says matters. 
The gestation of this new approach begins in 1965 and gets a special push forward in 1980. Since then the process, which still awaits its full unfolding, has continued to gain traction. The evidence for it is to be found scattered in official Church documents that few read and that fewer, other than professional theologians like myself, are equipped to place in context or assess for their weightiness. But the evidence is both remarkable and unmistakable; as for the theological development to which it attests, that, in my view, is unstoppable.
Lire l'article complet @ Mosaic Magazine

lundi 9 septembre 2019

"La fabrique des salauds": Petit-fils de S.S, avec Chris Kraus


Akadem - conférence:

http://www.akadem.org/magazine/2019-2020/petit-fils-de-s-s-avec-chris-kraus-28-06-2019-112619_4852.php


PLAN DE LA CONFÉRENCE:
Elevé dans le nazisme
"Mon grand-père S.S était vu comme un héros" (5 min)
Un monstre sympathique
Un déni familial (4 min)
Venu du monde de la mort
Tuer les gens qu'on aime (4 min)

jeudi 5 septembre 2019

Scènes d'horreur à Auschwitz (Tadeusz Borowski)


Tadeusz Borowski, né le 12 novembre 1922 à Jytomyr en Ukraine et mort le 3 juillet 1951 (à 28 ans) à Varsovie, est un écrivain et journaliste polonais, survivant des camps de concentration d’Auschwitz et de Dachau.

"Mesdames, Messieurs, au gaz, s'il vous plaît", Le Monde de Pierre (écrit en 1946 à 24 ans).
"Dispersés dans les coins, parmi les excréments et les montres perdues, il y a des bébés étouffés, piétinés, des petits monstres nus aux têtes énormes et aux ventres gonflés. On les attrape comme des poulets, plusieurs à la fois."
"On traîne un vieillard en frac, avec un brassard. Le vieillard heurte le gravier, les cailloux, de la tête; il gémit et répète sans relâche, comme une litanie: "Ich will mit dem Herrn Kommandanten sprechen, je veux parler avec le commandant." Il répète cette phrase tout au long du chemin, avec un entêtement sénile. Lancé sur un camion, piétiné, étouffé, il geint encore: "Ich will mit dem…" 
- Calme-toi, bonhomme, ah mais! lui crie un jeune SS qui part d'un rire sonore. Dans une demi-heure tu causeras avec le commandant suprême! Et n'oublie pas de lui dire "Heil Hitler!"

D'autres portent une fillette qui a perdu une jambe. Ils la tiennent par les bras et par la jambe qui lui reste. Des larmes lui coulent sur le visage, elle murmure plaintivement: "Messieurs, ça fait mal, ça fait mal..." Ils la jettent sur le camion, parmi les cadavres. Elle brûlera vive avec eux."
"Et il fit siffler sa cravache sur nos dos. J'attrapai un cadavre: une main s'enroula convulsivement autour de la mienne. Je me dégageai en poussant un cri et m'enfuis. Je fus pris tout à coup de nausées. Je vomis, accroupi sous le wagon. Titubant, je me glissai près des rails."

mardi 3 septembre 2019

L’"agrément" de la France à la terreur palestinienne


Shmuel Trigano, professeur des universités:
L’événement de l’été le plus important pour les Juifs français, c’est la révélation du Parisien concernant le deal que le gouvernement socialiste a passé au lendemain de l’attentat de la Rue des Rosiers avec la faction terroriste palestinienne, Abou Nidal, en vertu duquel celle-ci s’abstiendrait de commettre en France des actes terroristes, en échange de quoi les terroristes pourraient aller et venir en dans le pays sans être inquiétés et même visiter deux complices dans une prison française (ce qui requit l’aval du Ministère de la justice). Ces quelques lignes témoignent déjà de l’immense scandale de la chose. 
Cette attitude peu glorieuse pour un Etat qui a une haute idée de lui même et qui assène de toutes parts les "droits de l’homme" constitue objectivement une forme de coordination inquiétante avec le terrorisme palestinien qui vise uniquement à ce que la France puisse retirer son épingle du jeu. Au lieu de combattre et réduire ce terrorisme qui attaque les Juifs sous tous les cieux, elle consent à ce que ses citoyens juifs soient les victimes collatérales de sa sécurité interne. Cette politique annonçait ce qui allait se passer au début des années 2000 lorsque 500 agressions antisémites émanant de milieux islamistes restèrent non dénoncées, non nommées, non jugées, non combattues ni punies par le gouvernement Jospin à l’époque de la cohabitation avec Chirac. Le ministre de l’intérieur de l’époque, Vaillant révéla quelques années plus tard qu’il y avait là un choix du gouvernement afin de "de ne pas jeter de l’huile sur le feu".  En somme, la France assurait sa "paix publique" en sacrifiant ses citoyens juifs auxquels il fut demandé de mettre la pédale douce et de pratiquer le "dialogue" inter-religieux. Et comme "il ne se passait rien" en France, ce que confirmèrent les médias, on accusa naturellement Israël d’être à la cause des problèmes (un "conflit importé"! ) avec "ce qu’il faisait aux Palestiniens" (se souvenir du mot d’Hubert Védrines, ministre des affaires étrangères alors) mais on accusa aussi de racisme (!), d’islamophobie les Juifs français qui appelaient "au secours" et tentaient par tous les moyens d’alerter l’opinion française et la classe politique. Sans succès.
Cet abandon des citoyens juifs français sur le plan national fait système, au plan international, avec le soutien à la "Cause palestinienne" de toutes les agences officielles françaises qui répercutent dans le discours médiatique français le narratif palestinien, du Hamas comme du Fatah, en ignorant consciemment leurs objectifs de guerre. On peut penser que la France pense ainsi se concilier les bonnes grâces du monde islamique au plan du monde arabe mais surtout de la société française. Cette attitude d’ailleurs va de pair avec le silence "politiquement correct" sur la provenance et la qualification des actes antisémites commis en France.
Lire l'article complet @ Desinfos (A partir d’une chronique sur Radio Koulam, lundi 1er septembre 2019)

dimanche 1 septembre 2019

Max Liebermann, peintre impressionniste, réaliste et victime du nazisme

Papageienallee (1902)
Max Liebermann, impressioniste et réaliste (vidéo d'Arte)
"Max Liebermann, à quatre-vingt-six ans et probablement le peintre allemand le plus connu à l'époque, était trop âgé pour émigrer lorsque Hitler arriva au pouvoir.  Ancien président de l'Académie prussienne des arts et, en 1933, son président d'honneur, il avait reçu la plus haute décoration allemande, Pour le Mérite. Le 7 mai, Liebermann démissionna de l'académie. Comme le peintre Oskar Kokoschka écrivit de Paris dans une lettre adressée au rédacteur en chef du Frankfurter Zeitung, aucun des collègues de Liebermann n’avait jugé nécessaire de prononcer un mot de reconnaissance ou de sympathie. Isolé et ostracisé, Liebermann décéda en 1935; seuls trois artistes 'aryens' assistèrent à ses funérailles. Sa veuve lui survécut. Quand, en mars 1943, alitée et âgée de quatre-vingt-cinq ans, la police arriva chez elle  avec une civière pour la déporter vers l'Est, elle se suicida en avalant une overdose du barbiturique Véronal." (traduction Google)

"Max Liebermann, at eighty-six possibly the best-known German painter of the time, was too old to emigrate when Hitler came to power. Formerly president of the Prussian Academy of Arts, and in 1933 its honorary president, he held the highest German decoration, the Pour le Mérite. On May 7 Liebermann resigned from the academy. As the painter Oskar Kokoschka wrote from Paris in a published letter to the editor of the Frankfurter Zeitung, none of Liebermann’s colleagues deemed it necessary to express a word of recognition or sympathy. Isolated and ostracised, Liebermann died in 1935; only three “Aryan” artists attended his funeral. His widow survived him. When, in March 1943, the police arrived, with a stretcher, for the bedridden eighty-five-year-old woman to begin her deportation to the East, she committed suicide by swallowing an overdose of the barbiturate Veronal.”
Saul Friedländer, In Nazi Germany & the Jews, the Years of Persecution 1933-39, Weidenfeld & Nicolson (1997)

jeudi 29 août 2019

Le silence de Macron concernant l'appel à la destruction d’Israël par l'Iran


Gilles-William Goldnadel:
"Il me semble qu’il était indispensable d’indiquer solennellement à la République Islamique que son appel à la destruction d’Israel est incompatible avec l’espoir d’un règlement du différend qui ne porte pas que sur le nucléaire. Votre silence sur ce point est assourdissant."
Emmanuel Macron:
"Cela peut nous paraître loin, mais ce qui se passe en Iran ou en Syrie nous affecte directement. N’oublions jamais que c'est là qu'ont été organisés les attentats de novembre 2015."

lundi 26 août 2019

Pour un théologien protestant allemand Israël fait partie de l'Holocauste


Lire également (en allemand): Theologen gegen Israel @ Judische Algemeiner

Gerd Buurmann: German theologian says Israel is part of the Holocaust (via Watch: Antisemitism in Europe)
""Western Christianity’s guilt-ridden anti-Judaism and Western anti-Semitism resulted in two catastrophes," explains Protestant theologian, Ulrich Duchrow [professeur à l'Université de Heidelberg]. One catastrophe is the murder of six million Jews. So, what was the other catastrophe? The theologian is very specific: "The silence of the West concerning Israel’s efforts, made possible through the United Nations (UN), to divide up Palestine".

It seems only an Protestant theologian can perform this magical trick: Ulrich Duchrow says that the mass murder of Jews in Europe and the present State of Israel are the two sides of a coin in regard to the Holocaust.

That’s how the German theologian legitimizes violence against Jews which he calls "resistance": "Indeed, over the decades, Palestinians have resisted the illegal occupation, which is contrary to international law." Ulrich Duchrow lists "stone throwing", as well as "stabbings and a few rockets fired against Israel" as types of resistance against repression. […]

Ulrich Duchrow romanticizes the anti-Semitic campaign BDS as a "non-violent initiative to end the occupation" and blurts out sentences like this: "A now a once more innocent Germany and an Israel that is inherently innocent because of its role as a victim in the Holocaust support each other in their thirst for power". 
The conclusions are mind-boggling: Israel is eternally innocent because of the Holocaust. Remembering a crime like the Holocaust is not just compelling logic, but reflects evil intentions on the part of the Jews. Israelis don’t have feelings, fears, and traumas. Jews remember the Holocaust not because they can’t forget it, but because they don’t want to forget it. They use the Holocaust like a cold weapon, calculating and emotionless. They must be a truly "desperate, thoroughly evil poisonous, and devilish" lot."
Lire l'article complet @ Tapfer im Nirgendwo blog

samedi 24 août 2019

Why American Jews are ‘disloyal’ - Trump is a prophet without profit


Dominic Green:
Donald Trump is the Cyrus of our era. He is the most pro-Israel president the United States has ever had. He clearly likes and admires Jews. He’s more accepting of his daughter’s faith than most non-Orthodox Jews would be if their daughter went frum. […]

Jews are supposed to be clever, but their adherence to the Democrats is dumb, a mixture of sentimentality about the party of FDR — a party that no longer exists — and fear of the Republicans as a hybrid of Cossacks, evangelical Christians and, perhaps worst of all if you want to get on and up, country-club snobs. Meanwhile, Republicans are more supportive of Israel and religious freedom than Democrats are. No wonder Trump is astounded that American Jews show no sign of reciprocating with their votes in 2020. No wonder he’s calling them ‘disloyal’ — disloyal, that is, to him, because they refuse to reciprocate his generosity, or to calibrate their votes to their economic and political interests, like sane people would. Jews in Israel, Britain and France have made that shift. But then, they’re not as complacent as most American Jews are. […]

Meanwhile, two futures are forming for American Jews. One is the path of greater intermarriage and assimilation, and less affiliation to Israel and Torah: the left turn that leads ultimately to disappearance, and in the meantime to secularism, ‘social justice’, spasms of anti-Zionism, caring too much about what non-Jews think, and a ‘total lack of knowledge’ about Judaism, Jewishness and the Jewish past and present that makes all this possible. The other path is that of keeping the faith, teaching the children, keeping a stiff or at least moderately inflexible neck, and valuing a candidate’s position on Jewish issues. 
So Trump is right. The Jews who are drifting out of Jewishness don’t really care what he does for Israel. They don’t even bother to practice Judaism or educate their children. And the Jews who care intensely about Jewishness and Israel aren’t redefining the Jewish vote. He’s wrong, however about the reason for this. It’s not because they’re disloyal or ungrateful; it’s because they’re not yet numerous enough to tip the balance. Demography may soon do that, though. With liberal Jews opting out and conservative Jews making up the difference, American Jews will soon turn more religious, more socially conservative, and more hawkish. Trump may be playing for a future beyond 2020. In the meantime, a prophet, as someone once said, is without honor in his own country."
Lire l'article complet @ Spectator USA

mardi 20 août 2019

GB: Un éditeur renonce au livre d’un auteur espagnol accusé d’antisémitisme


Cnaan Liphshiz:
"Un éditeur britannique majeur a annulé la publication du livre d’un auteur espagnol qui, selon les critiques de l’ouvrage, fait la promotion de théories du complot antisémites.  
Penguin Random House UK a fait savoir jeudi que la maison d’édition n’imprimerait plus et ne livrerait plus le livre de Pedro Baños intitulé «How They Rule the World: The 22 Secret Strategies of Global Power» («Comment ils gouvernent le monde: 22 stratégies secrètes du pouvoir mondial») qui avait été publié au mois d’avril par Ebury, une filiale de Penguin.  
Cette décision suit un réexamen externe du livre réclamé par Penguin, après qu’il a émergé que la traduction en anglais assurée par Ebury avait omis un chapitre apparaissant dans l’original espagnol et évoquant la famille Rothschild. 
Jeremy Duns, un auteur britannique, avait soulevé cette incohérence sur Twitter, attirant également l’attention sur la couverture du livre qui arbore l’image de tentacules de pieuvre. 
La famille Rothschild est au cœur d’innombrables théories du complot antisémites. Les pieuvres sont un élément banal de l’imagerie anti-juive, reprise notamment par les nazis. 
L’édition espagnole se réfère aux «spéculations multiples sur la capacité [de la famille Rothschild] à intervenir dans les décisions déterminantes pour le monde»."
Lire l'article complet @ Times of Israel

L'analyse de l'ouvrage conspirationniste du colonel espagnol Pedro Baños par Jeremy Duns ICI  et ICI (en anglais).  Visiblement le livre a été très bien reçu en Espagne…

Interview de Pedro Baños, "l'un des plus grands experts en géopolitique d'Espagne" (la référence aux Rothschild (espagnol):
"¿Existen los illuminati?
Lo que creo es que existe gente por encima de los club Bilderberg. Si aparecen ahí es que esos no son los que controlan. Hay alguien que sí que lo controla. Es muy difícil identificarlo, pero tenemos por ejemplo el caso de la familia Rothchild, que son en buena medida los que controlan la economía mundial.
¿Quién conoce a los miembros de esa familia? Nadie. No conocemos a los que de verdad dominan el mundo."

lundi 19 août 2019

Lettre ouverte à Piotr Smolar: non, la presse française n’est pas irréprochable à l’égard d’Israël!


Après avoir salué le travail des journalistes en poste en Israël, le correspondant du «Monde» accuse les Israéliens de mener des expériences scientifiques sur les populations civiles de Gaza. InfoEquitable lui répond.
Lire l'article complet @ InfoEquitable

jeudi 15 août 2019

Deux rabbins attaqués à Berlin en deux semaines


Daily Mail:
Rabbi is assaulted in Berlin in second such attack in the German capital in two weeks 
- A German publication said the victim's name is Rabbi Jan Aaron Hammel
- Comes just two weeks after another rabbi was sworn at and insulted in Berlin
- Reports said the attacker spoke in Arabic before assaulting the Rabbi
- Other hate crimes have been reported in Potsdam and Munich
- Report found that anti-semitism among immigrant Muslims is pervasive
- Victim Rabbi Teichtal called for 'tolerance, dialogue and training' in statement

Berlin police say two unidentified suspects pushed a Rabbi to the ground in Charlottenburg, Berlin making this the second anti-semitic attack in the capital in two weeks.

Police said Thursday the victim was identifiable as Jewish by his attire and was treated in hospital for pains in his legs and hands.  Though police did not name the victim, the daily German Bild newspaper identified him as Jan Aaron Hammel. 

According to the publication, the men spoke Arabic before pushing him.

Two weeks ago, another rabbi, Rabbi Yehuda Teichtal, said he was insulted and sworn at by two Arabic-speaking men in Wilmersdorf, a district of Berlin.  
After the incident, he called for 'tolerance, dialogue and training' in a statement.  
An attack in Munich saw a man verbally abused and one of his 19-year-old sons spat on and a Potsdam man wearing a kippa had anti-semitic slurs shouted at him as he alighted a tram. 
Police said most of the attacks have been on men who appeared Jewish from their attire. 

A recent study by the American Jewish Committee’s Ramer Institute for German-Jewish Relations in Berlin found that anti-semitism is pervasive among the million immigrant Muslims in Germany.  
Lire l'article complet

Contexte:
Though police did not name the victim, the daily German Bild newspaper identified him as Jan Aaron Hammel.

mardi 13 août 2019

Europe's Jewish population is less than half of what it was at war’s end in 1945


Joel Kotkin, expert en urbanisme et auteur de l'ouvrage The City, a Global History (R.C. Hobbs Fellow in Urban Studies at Chapman University in Orange and the executive director of the Houston-based Center for Opportunity Urbanism):
"Another distressing development tied to the new migration is the resurgence of anti-Semitism. Ever since the Holocaust, Europe’s Jewish communities have struggled to remain viable; today, nearly 75 years after the defeat of Nazi Germany, the continent’s Jewish population is less than half of what it was at war’s end in 1945.

Despite the much smaller Jewish footprint, anti-Semitism in Europe is intensifying. Some 90 percent of European Jews, according to recent surveys, have experienced anti-Semitic incidents. Some of this trend can be traced to the far Right, the historic incubator of anti-Semitism, the rise of which is tied to concern over migration. Some groups, such as the Austrian Freedom Party—founded by former SS officers—and the Swedish Democrats, have clearly racist roots. 
Europe’s intelligentsia sees these familiar villains as the primary culprits behind the anti-Semitic resurgence, but a detailed survey from the University of Oslo found that in Scandinavia, Germany, Britain, and France, most anti-Semitic violence comes from Muslims, including recent immigrants. Similarly, a poll of European Jews found that the majority of anti-Semitic incidents came from either Muslims or from the Left, where the motivation is tied to anti-Israel agitation; barely 13 percent traced it to right-wingers. Violence against Jews, moreover, is worst not in right-wing hotbeds but in places like the migrant-dominated suburbs of Paris and Sweden’s Malmo
It’s the centers of European progressivism—Paris and Berlin, for example—where Jews are urged not to wear kippah or a Star of David. And in Great Britain, it’s figures like Labour Party leader Jeremy Corbyn who have links with jihadi groups. Corbyn’s political rise constitutes for Britain’s Jews what former chief rabbi Jonathan Sacks calls “an existential crisis.” 
By contrast, in authoritarian and anti-migrant Hungary, Jews appear much safer from persecution. Even Jews who detest Viktor Orbán—scorned as a fascist in the West—credit him for making Budapest one of the safest and most welcoming cities for European Jews. The Hungarian government maintains close ties to Israel—a rarity in Europe. Orbán’s regime has also made Holocaust denial illegal, established an official Holocaust Remembrance Day, and refused to cooperate with the anti-Semitic, far-right Jobbik party."
Lire l'article complet @ City Journal (Manhattan Institute)

Lire également:
- Le déclin des communautés juives partout en Europe (Joel Kotkin)
- L'Europe Judenrein (Joel Kotkin)

samedi 10 août 2019

Biennale de Venise: le judaïsme traité d'hypocrite dans une "installation" artistique


Source: Drieu Godefridi (FB)
"Voici l'“installation” qui se découvre ces jours-ci au Palazzo Bembo, dans le cadre de la Biennale. Comme je faisais remarquer aux deux responsables présents que cette installation identifie les USA "gouape"" et Israël "hypocrite" à la misogynie et la pédophilie (sic), ils me répondent “Oui, cela peut être lu comme cela.”"

Comme d'habitude, ce type d'accusations répétées et obsessionnelles ne suscitent que de l'indifférence.  Cette oeuvre est exposée depuis le 11 mai 2019, donc depuis trois mois… grâce à l'European Cultural Centre.

mercredi 7 août 2019

Shoah: "quoi qu'on en dise, les Allemands sont quand même un peuple civilisé"

Raoul Wallenberg (Photo de son passeport, datant de juin 1944)

Imre Kertész (1929-2016), écrivain hongrois, survivant des camps de concentration et lauréat du prix Nobel de littérature en 2002:
"Hier matin, en descendant de l'autobus, je me suis arrêté devant la statue de Wallenberg.  Il y avait déjà un homme d'une bonne soixantaine d'années.  Nous vérifions qui a déposé la couronne avec un ruban bleu-blanc-rouge.  Il me demande tout de go si je sais qui était Wallenberg.  Cet homme, poursuit-il, a sauvé des dizaines de milliers de vies en 1944.  "Pourtant ce ne sont pas les Allemands qui l'ont arrêté, dit-il, alors qu'ils avaient des raisons de le faire.  Mais bon, ajoute-t-il, quoi qu'on en dise, les Allemands sont quand même un peuple civilisé."  Atterré, j'ai tout juste pu lui rétorquer que cette statue prouve le contraire; en effet, qui d'autre menaçait les vies que Wallenberg avait sauvées?  "En ce temps-là, c'était vrai, répond-il, mais depuis…"  Puis, sans se gêner et presque triomphalement, il conclut: "Ce sont les Russes qui l'ont arrêté, emmené en Sibérie et tué." - Interprétation assez originale, mais indéniablement marquée du sceau de l'époque."
Imre Kertész, Journal de Galère, traduit du hongrois par Natalia Zaremba-Huzsvai et Charles Zaremba, Actes Sud, 2010, p.p. 215-216.

Lire également (Imre Kertész):
- L'Europe baisse le pouce en ce qui concerne les juifs
- "J'assiste pour la première fois dans toute sa splendeur à la désignation d'un bouc émissaire"
- Hitler divisa "le monde entre ceux qui tuent et ceux qui sont tués ou destinés à être tués"

dimanche 4 août 2019

"Rappeler la lourde responsabilité historique de l’Eglise dans la persécution et la mise à mort d’un nombre considérable de Juifs"


Contexte: L'Eglise de Belgique diffuse sans vergogne de la propagande antisémite

Malgré communiqué du 23 mai 2018 de la Commission nationale catholique pour les relations avec le monde juif (CNCJ), qu'il faut saluer, aucune action n'a été engagée. On dirait qu'entre l'antisémitisme et la lutte contre l'antisémitisme, "antisémitisme qui tue encore aujourd’hui dans nos pays" prend toujours le dessus. (Merci à R.R.)
"La Commission nationale catholique pour les relations avec le monde juif (CNCJ) s’inquiète de la parution récente d’un livre intitulé: «Le Très-Saint Sacrement de miracle, 1370-2020. Un miracle eucharistique à Bruxelles méconnu – et son lien avec l’église Sainte-Catherine». Cet opuscule, publié sous la signature de Véronique Hargot-Deltenre par «Les Amis de Sainte-Catherine», présente de manière très détaillée le miracle eucharistique qui aurait suivi une prétendue profanation d'hosties perpétrée par des Juifs au XIVe siècle. Les vitraux de la cathédrale Saint-Michel et Gudule qui illustrent cette affaire y sont longuement commentés et illustrés. Mais l’auteur appuie sa recherche essentiellement sur les ouvrages d’auteurs anciens et manque clairement de recul critique par rapport à ceux-ci. Or la recherche historique a permis de contester sérieusement l’authenticité du miracle. En effet, même si, dès le début de l’affaire, il aurait été question d’une coloration apparue sur les hosties profanées, les premiers témoignages à cet égard apparaissent seulement trente ans plus tard (dossier établi par le doyen Jean de Saint-Géry en 1402, au nom de l’ordinaire de Cambrai) et se conforment à un schéma répété dans diverses villes d’Europe à la fin du Moyen âge. Il est particulièrement significatif que l’évêque de Cambrai, dans une sommation adressée en 1370 aux paroissiens de l’église de la Chapelle pour les forcer à restituer à la Collégiale Sainte-Gudule une partie des hosties maltraitées, ne mentionne aucunement le miracle. Quant à la culpabilité des Juifs accusés de la profanation – et qui, vraisemblablement sous la torture, auraient reconnu le sacrilège –, elle doit également être radicalement mise en doute. On sait en effet combien il était courant, à l'époque, d'accuser faussement des Juifs de profanations ou de meurtres rituels. Faut-il rappeler la lourde responsabilité historique de l’Eglise – ou du moins de certains de ses membres – dans la persécution et la mise à mort d’un nombre considérable de Juifs?

Même si l’intention, louable, de l’auteure est de nourrir la ferveur et la dévotion eucharistique, son ouvrage contribue à remettre en avant, comme parfaitement authentiques, des phénomènes hautement douteux liés à des événements qui sont, eux, malheureusement authentiques, à savoir la mise à mort, en 1370, de plusieurs Juifs bruxellois et l’expulsion d’un certain nombre de Juifs de la ville. Il faut rappeler qu’en 1977, le cardinal Joseph Suenens a fait apposer à la cathédrale de Bruxelles une plaque signalant que « … les autorités diocésaines de l’Archevêché de Malines-Bruxelles, après avoir pris connaissance des recherches historiques sur le sujet, ont attiré l’attention sur le caractère tendancieux des accusations et sur la présentation légendaire du miracle ». 
Sans doute consciente de la charge d’antisémitisme qui entoure cette affaire, Véronique Hargot tente d’en atténuer la portée, notamment dans un chapitre intitulé «Un antisémitisme dépassé». Mais sa conviction l’emporte sur la vraisemblance, et le «miracle» illustré par les vitraux de la cathédrale échappe à toute suspicion. Or, est-il vraiment «dépassé», cet antisémitisme qui tue encore aujourd’hui dans nos pays? Quelque bonnes qu’aient pu être les intentions qui ont présidé à la rédaction de ce livre, sa publication est donc gravement inopportune, car elle risque de raviver l’antique hostilité antijuive dont beaucoup de chrétiens ne sont pas débarrassés et ainsi de nourrir un antisémitisme que l’Eglise ne peut que combattre résolument."

samedi 3 août 2019

David Deutsch on "the need to preserve the legitimacy of hurting Jews, for being Jews"


Richard Landes, historien.  Extrait:
"I went to visit a twitter friend, the physicist David Deutsch [David Deutsch est un physicien israélo-britannique né à Haïfa en 1953, professeur de physique à l'université d'Oxford. Il s'est spécialisé dans le domaine de l'informatique quantique. Il est notamment connu pour l'algorithme de Deutsch-Jozsa.]. He’s writing a book about patterns of irrational thought that sabotage human creativity and progress. He has a chapter on the Jews in which identifies a pattern (he calls it “the Pattern”) concerning the Jews. The key to people’s behavior in this regard, he argues, is the need to preserve the legitimacy of hurting Jews, for being Jews. This legitimacy is much more important than actually hurting Jews. And it targets only the Jews. It is not, accordingly, either a hatred or a fear, a form of racism or prejudice in the conventional sense, even though it can lead to those feelings and attitudes. But it is actually unique. No other group can substitute for the Jews as the target whom it is legitimate to hurt. 
Now I know that I could have demanded evidence to “prove” the point (as might you of me), but I also know how vaporous the evidence for these kinds of motivations. (I think we should use scare quotes around political, or any social “science.”) Here, however, was an elegant almost mathematic formulation from a physicist, that nonetheless focused attention on what I think needs so much attention: the psychological. (Although that might be my, not his view). Still, it had an uncanny resemblance to Patterson’s point about killing. The (hopefully few) exterminationists want permission to kill; a (far more numerous) group, just wants permission to harm. They don’t even have to do it… just want it affirmed on the level of collective social emotions. 
Of course, this summary is a pale reflection of the sophistication of his thought and its implications which challenge the idea that antisemitism is a form of racism or hatred. This “Pattern,” Deutsch argues, is not merely an instance of a generic phenomena (like racism, etc.). Rather, it is
an irrational pattern of thinking about right and wrong, which targets only Jews and has no close parallels in other irrationalities or immoralities.”
(From his draft chapter which he just sent me.)
One of Deutsch’s points is that the legitimacy of harming Jews, plays a role ranging from minor to decisive in moral identity formation: “woven into the fabric of many religions, political philosophies, and national identities…”"
Lire l'article complet @ Augean Stables, le blog de Richard Landes

vendredi 2 août 2019

Journal belge évoque Gainsbourg pour dénigrer le "peuple élu" ("chouchous de Dieu") et la laideur de leur nez...


Dimitri Verhulst est un écrivain et traducteur belge flamand.  Il a publié un éditorial dans le quotidien flamand de référence De Morgen qui a provoqué l'indignation du FORUM der Joodse Organisaties, de Hans Knoop @ Joods Actueel et de Binyomin Jacobs, grand rabbin des Pays-Bas (An obscene purely anti-Semitic article published by a Belgian newspaper - Un article obscène et purement antisémite a été publié dans un quotidien belge).

Dès sa parution, une traduction a été publiée par la Plateforme Charleroi-Palestine dont la mission, comme celle de l'Association Belgo-Palestinienne Wallonie-Bruxelles, est de diffuser tout ce qui est écrit dans le monde entier contre Israël et les "sionistes". En effet les Juifs provoquent en Europe angoisse, peur, sens d'injustice, dégoût. L'indignation des honnêtes citoyens et citoyennes est immense. Cet article est l'une des manifestations de ce terrifiant mépris et de cette vieille haine.
"Il n’y a pas de terre promise. Il y a une terre volée.

En 1948, parce que Dieu a Ses favoris et qu’il sied donc que Ses élus aient leurs privilèges, les Palestiniens ont été chassés de leurs foyers au profit des petits chouchous de Dieu. Moïse l’avait bien noté, le peuple élu devait aller là et nulle part ailleurs, donc cela avait son poids, comme argument. Les Nations unies pourraient tout aussi bien abolir l’héliocentrisme. 
Serge Gainsbourg, lui-même d’une lignée d’un sang dans lequel les antisémites allaient aiguiser leurs couteaux, était laconique, à ce propos, en disant: «Être juif n’est pas une religion; pas un seul Dieu ne donnerait un nez aussi hideux à Ses créatures.»  [En fait Serge Gainsbourg n'a  pas fait référence à un nez juif hideux/laid.  La citation exacte, selon le dictionnaire des citations (Le Monde) et Ouest-France, est: "Juif, ce n'est pas une religion. Aucune religion ne fait pousser un nez comme ça" et pas "Jood-zijn is geen godsdienst; er is geen enkele God die Zijn schepsels zo’n lelijke neus zou geven", pas de nez "laid" comme l'écrit Verhulst ou nez "hideux", selon le traducteur francophone.]
Il est pénible de discuter avec des élus. Dès qu’on aborde Israël et le sort des Palestiniens, ils vous regardent comme si vous aviez souscrit personnellement à l’Holocauste, ce qui, vous concernant, est d’une inégalable absurdité et, secundo, constitue une attitude à la Calimero bien trop lisse pour vous donner envie de continuer à les opprimer. Le raisonnement est tordu: Je suis raciste parce que je dénonce le fait que 2,3 millions de Palestiniens dépendent de l’aide humanitaire et que 1,6 million d’entre eux sont sous-alimentés. Je deviens même une moitié d’Hitler quand je reste ahuri suite aux berceuses que les dirigeants mondiaux se chantent les uns aux autres, alors que, ces 17 dernières années, quelque 10 000 Palestiniens ont été assassinés.

Les balles israéliennes ne connaissent pas les dix commandements."
Lire la suite de l'article ICI et n'hésitez pas à faire un petit tour sur la Plateforme pour voir ce concentré de haine d'Israël.

jeudi 1 août 2019

Le Pape Pie XII décrivit l'aspect repoussant d'un non juif qu'il avait pris pour un juif (Max Levien)

Affiche de recrutement de la Waffen SS distribuée en Belgique.
Les lettres SS poignardent le ‘dragon judéo-bolchevique’.

Dans History Today, le Professeur Colin Schindler, analyse le nouveau livre de l'historien américain Paul Hanebrink (Rutgers University) A Specter Haunting Europe: The Myth of Judeo-Bolshevism (Un spectre qui hante l'Europe: le mythe du judéo-bolchévisme) sur la relation entre la peur du communisme et l'antisémitisme.  Ce passage relève le dégoût que l'aspect physique des Juifs (forcément immonde) inspirait et justifiait l'antisémitisme:
"Le Vatican craignait que l'athéisme à l'Est vienne à submerger la chrétienté à l'Ouest. Pie XII (r. 1939-58), personnage controversé du fait de son silence pendant l'Holocauste, en tant que Eugenio Pacelli, était nonce pontifical à Munich en 1919. Pacelli fut témoin de l'établissement de la République soviétique de Bavière - et blâma les Juifs. Dans un rapport adressé au Vatican, il décrivit son dirigeant, Max Levien, comme étant «un Russe et un Juif - pâle, sale, aux yeux drogués, à la voix rauque, vulgaire, repoussant, au visage à la fois intelligent … et sournois … le patron de cette canaille, la maîtresse de Levien, une juive et une divorcée». Comme Hanebrink l'explique, en réalité, Levien n'était pas juif, mais issu d'une vieille famille allemande établie en Russie."
"The Vatican was concerned that atheism in the East would swamp Christendom in the West. Pius XII (r. 1939-58), a controversial figure due to his silence during the Holocaust, as Eugenio Pacelli, was Papal Nuncio in Munich in 1919. Pacelli witnessed the establishment of the Bavarian Soviet Republic – and blamed the Jews. In a report to the Vatican, he described Max Levien, its leader, as ‘a Russian and a Jew – pale, dirty, with drugged eyes, hoarse voice, vulgar, repulsive, with a face that is both intelligent … and sly ... the boss of this female rabble, Levien’s mistress, a Jew and a divorcee’. As Hanebrink makes clear, Levien was not actually Jewish, but from an old German family in Russia."

Lire l'article complet @ History Today (Poisonous Ideas on Repeat. The notion that Jews were responsible for both capitalism and communism was widespread in the early 20th century.)


mardi 30 juillet 2019

L'Eglise de Belgique diffuse sans vergogne de la propagande antisémite


MàJ: Lire le communiqué du 23 mai 2018 de la Commission nationale catholique pour les relations avec le monde juif (CNCJ) à propos de cette triste affaire et qui est resté lettre morte…

Source: Facebook
"Affiches vues dans l'entrée de l'église Sainte-Catherine de Bruxelles. 
Malgré les belles proclamations de Vatican II, on continue à qualifier les Juifs de profanateurs sans aucune distance historique ou critique. 
C'est aujourd'hui, en 2019. Pas en 1942, pour ceux qui se poseraient la question."

"En octobre 1369, 16 Hosties consacrées sont volées dans leur tabernacle. En avril 1370, elles seront violemment transpercées à coups de couteaux dans une synagogue de Bruxelles: du sang en jaillira miraculeusement, sous les yeux de profanateurs [juifs] ébahis."
Massacre de Juifs:
"En mai 1370, une demi-douzaine de Juifs, habitant Bruxelles, Louvain, furent exécutés sur le bûcher, sous l'accusation de vol et de profanation du Saint-Sacrement. On sait que les biens des Juifs furent confisqués et que, dès le début, on croyait au miracle des hosties sanglantes."Wikipedia

lundi 29 juillet 2019

Espagne: Liaisons étranges entre un élu européen, le BDS et le terrorisme


C'est intéressant qu'un journal belge s'intéresse au mouvement considéré comme antisémite BDS, alors même que l'Association Belgo-Palestinienne Wallonie-Bruxelles, très respectée et subsidiée, a comme but le boycott d'Israël et n'est jamais critiquée par les médias. (Le Parlement allemand dénonce le mouvement de boycott comme étant « antisémite »)  Il convient de noter qu'un pareil mouvement soutenu massivement n'existe pas en Flandre.  Il s'agit d'un phénomène purement francophone.  Créée il y a plus de 40 ans par Pierre Galand l'Association Belgo-Palestinienne Wallonie-Bruxelles est vraisemblablement l'ONG violemment anti-Israël la plus ancienne en Europe...

"Le 10 juillet dernier, le Parlement européen accueillait Khaled Barakat, membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), une organisation reconnue comme terroriste par les Etats-Unis, l’Union européenne, le Canada et Israël. 
Cette visite a fait l’objet d’une vive controverse dans les milieux européens. Khaled Barakat était venu défendre le mouvement BDS ("boycott, désinvestissement et sanctions contre Israël") à l’invitation de Manu Pineda, un député communiste espagnol fraîchement élu au Parlement européen.

Eurodéputé et pro-BDS
Manu Pineda, connu sur Facebook sous le nom de "Manu Abu Carlos", est un activiste du BDS, qui se présente sur le réseau social en compagnie de combattants des brigades du martyr Abu Ali Mustapha, le bras armé du FPLP, lance-roquettes et fusil-mitrailleur au poing (voir photo). Parmi eux, le leader de la brigade, Abu Jamal. Manu Pineda est aussi connu pour avoir fondé Unadikum, une association soutenant la résistance armée."
Lire l'article complet @ L'Echo


jeudi 25 juillet 2019

L’AFP épinglée pour mensonges et militantisme par InfoEquitable


L'agence [AFP] est accusée d'avoir publié une dépêche "au ton très militant, déséquilibrée, tendancieuse, truffée d’inexactitudes grossières et de fake-news anti-israéliennes"

Dans un article publié mardi, le site InfoEquitable a accusé de militarisme et de manque de neutralité deux journalistes – une Palestinienne et une Française – pour un article intitulé "A cause du mur de séparation, une famille palestinienne cloîtrée dans sa maison".  
L’article relate le quotidien d’une famille palestinienne vivant à proximité de la barrière de sécurité. Une dépêche "au ton très militant, déséquilibrée, tendancieuse, truffée d’inexactitudes grossières et de fake-news anti-israéliennes", selon le site.

Ainsi, InfoEquitable accuse notamment l’AFP d’avoir utilisé le mot "mur", "plus efficace", qui "claque sec", que ce dont il s’agit en fait: "un ‘grillage sécurisé’, comme on l’apprendra plus loin au détour d’une phrase [dans la dépêche]."
Lire l'article complet @ Times of Israel