mercredi 20 février 2019

Pas de thème d’un "complot islamiste mondial " mais bien celui du "complot sioniste à l’échelle mondiale" chez certains gilets jaunes


Pierre-André Taguieff*, philosophe et historien des idées:
Début février 2019, on pouvait lire cette inscription sur la façade d’une banque parisienne aux vitres brisées au cours d’une manifestation des «gilets jaunes» : «Talmudistes, rendez-nous nos euros!». Ce graffiti condense deux stéréotypes antijuifs bien connu : celui du «Juif talmudiste» et celui du «Juif usurier». Les Juifs sont ainsi accusés, d’une part, de suivre les préceptes «secrets» du Talmud afin de dominer le monde, et, d’autre part, d’être des spéculateurs et des spoliateurs. Dans le code culturel du vieil antisémitisme, cela donnait la figure du Juif «parasite social» et celle du Juif «prédateur». Ces thèmes d’accusation sont aujourd’hui largement diffusés sur Internet par des sites spécialisés, comme celui d’Alain Soral, et circulent sur les réseaux sociaux. […]

Dans l’enquête réalisée par l’Ifop en septembre 2014, 16% des répondants se rangeaient à la thèse de Dieudonné sur l’existence d’un «complot sioniste à l’échelle mondiale», ce qui constitue le noyau dur de la mythologie «antisioniste». Dans l’enquête de décembre 2018, ils sont 22% à approuver ladite thèse, mais 44% chez les « gilets jaunes », ce qui est très inquiétant, mais pas totalement surprenant. 
Il faut souligner enfin le fait que, dans les marges de la mobilisation des «gilets jaunes», on trouve des traces de judéophobie et non pas de racisme en général, visant les Noirs ou les Maghrébins, par exemple, ou globalement les immigrés d’origine extra-européenne. Le thème d’un « complot islamiste mondial » n’est pas non plus repérable. Indice que, dans l’imaginaire des manifestants, l’ennemi principal est bien le pouvoir incarné par Emmanuel Macron, dont l’apparence comme la personnalité supposée sont devenues objets d’une haine «dégagiste» («Macron démission!»). C’est là une question sur laquelle il faudra revenir.
Lire l'analyse complète de "la récente enquête de l'ifop pour la Fondation Jean-Jaurès et Conspiracy Watch sur le rapport des "gilets jaunes" aux théories du complot" @ Revue des Deux Mondes.

mardi 19 février 2019

Karl Lagerfeld: "On ne peut pas tuer des millions de juifs pour faire venir des millions de leurs pires ennemis après"

Hommage à Karl Lagerfeld mort aujourd'hui à Neuilly-sur-Seine.



Karl Lagerfeld, directeur artistique de Chanel, grand couturier, photographe, réalisateur et éditeur allemand (2017):
"On ne peut pas tuer des millions de juifs pour faire venir des millions de leurs pires ennemis après."

"Je connais quelqu'un en Allemagne qui a pris un jeune Syrien, qui parlait un peu anglais. Au bout de quatre jours, vous savez ce qu'il a dit à la dame? 'La meilleure invention de l'Allemagne, c'est l'holocauste'. Il était dans la rue la minute qui suit, je vous le dis tout de suite."
Source: Atlantico

lundi 18 février 2019

"L’antisémitisme est la radicalité de la haine, c’est pourquoi il ne meurt jamais" (Robert Redeker)


Robert Redeker, agrégé de philosophie:
Si les forces de l’ordre, présentes, ne s’étaient interposées, il semble presque certain que le philosophe aurait été physiquement agressé… 
Ces agresseurs s’avançaient sur le chemin du lynchage. Les auteurs de ces insultes et de ces menaces ont donné à voir l’essence de la haine, avec son visage terrifiant. Ils auraient laissé Finkielkraut pour mort sur le pavé s’il n’y avait eu des témoins. L’antisémitisme est la figure pure, abstraite, métaphysique, de la haine. Il est la radicalité de la haine. C’est pourquoi il ne meurt jamais.
propos recueillis par Gilles Perrault

Lire l'article complet @ Le Figaro

dimanche 17 février 2019

Alain Finkielkraut: "De plus en plus de Juifs quittent les communes de banlieue où leur vie devient infernale"


Alain Finkielkraut, professeur émérite à l’École polytechnique
Les actes antisémites ont augmenté de 74 % en 2018. Si on n'avait pas vu certains «gilets jaunes» faire la quenelle ou d'autres associer les noms de Macron et de Rothschild, et si deux portraits de Simone Veil n'avaient pas été recouverts par des croix gammées, ces chiffres seraient probablement passés inaperçus. Comme les voitures quotidiennement incendiés, ç'aurait été «business as usual». Là, l'occasion était belle de rapatrier l'antisémitisme et de dénoncer la résurgence d'une haine bien de chez nous. Mais ce n'est pas la faute des «gilets jaunes» si la France connaît aujourd'hui ce qu'Édouard Philippe a appelé une «alya intérieure». De plus en plus de Juifs quittent les communes de banlieue où leur vie devient infernale pour certains quartiers de Paris ou pour… Limoges, justement.  
Un antisémitisme venu du Maghreb, de Turquie, du Moyen-Orient, d'Afrique et des Antilles s'implante en France et on en a pour longtemps. Quand, lors d'une de mes émissions de France Culture, Georges Bensoussan a mis cette réalité en évidence, il a été accusé par Olivier Schrameck [qui est juif], alors président du CSA, d'«encourager des comportements discriminatoires». Dans sa lettre envoyée à France Culture, le même Schrameck m'a reproché (en me nommant «l'animateur») de «n'avoir, à aucun moment, contribué à la maîtrise de l'antenne». Bensoussan a été poursuivi en justice et finalement relaxé par la 17e chambre. Sa mésaventure témoigne de la force en France du parti du déni. Ce parti est très prompt à se mobiliser contre l'extrême droite. Mais ce ne sont pas des «gilets jaunes» qui ont scié les deux arbres plantés à la mémoire d'Ilan Halimi là où il a été retrouvé agonisant. Ce ne sont pas non plus des excités de la fachosphère qui ont traité l'ancienne journaliste de Charlie Hebdo Zineb El Rhazoui de «pute à Juifs» parce que après l'attentat de Strasbourg elle a osé déclarer: «Il faut que l'islam se soumette à la critique! Qu'il se soumette à l'humour! Qu'il se soumette aux lois de la République! On ne peut pas venir à bout de cette idéologie en disant aux gens: “L'islam est une religion de paix et d'amour et c'est juste le terrorisme qui est mal.”
Lire l'article complet @ Le Figaro

samedi 16 février 2019

Julien Bahloul réagit aux insultes antisémites vociférées contre Alain Finkielkraut



Julien Bahloul, journaliste franco-israélien:
"Des Gilets Jaunes croisent Alain Finkielkraut, philosophe français, académicien et juif.
Enchaînement des insultes et du raisonnement :
- Palestine !
- La France est à nous (donc pas aux juifs)
- Sale sioniste (juif)
- Sale race (...)
- Le peuple va te punir
Paris, 2019."


"Oui jpmignard, à 70 ans Finkielkrault, sombre inconnu de l’académie française en quête de publicité, est heureux de s’être fait insulté de sale juif.  
Typiquement à cause de réactions comme la vôtre que les victimes de l’antisémitisme se sentent seules et que je suis parti."

jeudi 14 février 2019

Les gilets jaunes et la vague d'antisémitisme (John Lichfield)


John Lichfield, journaliste, @ The Local France:
Paris was contaminated last weekend by a rash of anti-Semitic graffiti. There was a 74 per cent increase in reported anti-Semitic behaviour in France last year.
The graffiti, including swastikas, were daubed during the night of Friday to Saturday, just before the latest Gilets Jaunes protest in Paris. The boom in anti-Semitic acts was concentrated at the end of 2018, which coincided with the rise of the yellow vests from mid- November. […] 
The rash of anti-Semitic actions coincides with a series of desecrations of Catholic churches. It coincides with a sudden upturn in the random violence by extremist groups at the Gilets Jaunes protests in Paris last Saturday (Act XIII, or the 13th Saturday putsch since the movement began). It coincides with an attempt to burn down the country home of the president (speaker) of the national assembly. 
I revile conspiracy theories. But I suspect that a concerted effort is being made to ramp up the atmosphere of crisis in France as grass-roots support for the Gilets Jaunes in their rural and outer provincial heartlands declines.  
The graffiti campaign in Paris last weekend included the daubing in yellow paint of the word “juden” – Jews in German – on a bagel restaurant on the Ile Saint Louis. It also included the daubing of swastikas over images of the late, great Auschwitz survivor and former French health minister, Simone Veil. 
Since the 1990s, there have been two strands of anti-Semitism in France. 
There is the historic, far-right, French nationalist or ultra-Catholic strand. This goes back far beyond the Dreyfus affair of the 1900s, the Vichy government collaboration with the Nazis in the early 1940s or the rise of Jean-Marie Le Pen’s Front National in the 1970s and 1980s. 
It can still be found, in mild but disgusting, form in the casual comments of well-heeled, well-educated French people from the “beaux quartiers” of Paris. I know because my children went to school with them.
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mercredi 13 février 2019

Macron a emprunté le slogan “startup nation" à la société israélienne


Edouard Husson, historien français:
Atlantico: Emmanuel Macron, lors de ses vœux, avait déclaré: "Que certains prennent pour prétexte de parler au nom du peuple […] et n'étant en fait que les porte-voix d'une foule haineuse, s'en prennent aux élus, aux forces de l'ordre, aux journalistes, aux juifs, aux étrangers, aux homosexuels, c'est tout simplement la négation de la France". En quoi cette assimilation entre le mouvement des Gilets jaunes et une "foule haineuse" peut-elle être maladroite ?

Edouard Husson: C’est bien pire que de la maladresse. C’est une faute politique grave. […]  En l’occurrence, Macron a recours à la vieille ruse chiraquienne: un président le dos au mur crie au retour de l’antisémitisme et du racisme. Cela m’agaçait déjà profondément sous Chirac. A présent, je trouve cela irresponsable. Mais j’ai plutôt envie de dire au Président. Vous avez expliqué depuis un moment que la France devait être une “startup nation”, un slogan que vous avez emprunté à la société israélienne. Eh bien, chiche! Essayons d’apprendre de l’Etat d’Israël, qui est non seulement l’un des plus efficaces dans la Troisième Révolution Industrielle mais également un modèle en termes d’esprit national, de patriotisme, de démocratie, de volonté de survie dans un environnement hostile, de défense de l’état de droit alors que ce pays est entouré de dictatures et de totalitarismes. Et commencez par faire en sorte que nos concitoyens juifs se sentent bien en France, puissent vivre en sécurité et contribuer comme ils le souhaitent à la créativité et au bien-être de la nation.
Lire l'interview complète @ Atlantico

mardi 12 février 2019

James Joyce décrit l'antisémitisme dans son chef-d'oeuvre 'Ulysse' (1922)


James Joyce (1924) 
Portrait de Patrick Tuohy

"L'histoire, dit Stephen, est un cauchemar dont j'essaie de m'éveiller"

Dans Ulysse (1922), l'un des meilleurs livres du XXe siècle, l'écrivain irlandais, James Joyce (1882-1941), fait une des plus justes analyses de l'antisémitisme européen - elle est toujours d'actualité.  L'action du roman se déroule à Dublin le 16 juin 1904.
- Souvenez-vous de ce que je vous dis, monsieur Dedalus, fit-il [M. Deasy].  L'Angleterre est aux mains des juifs.  Dans tous les postes les plus élevés: sa finance, sa presse.  Et ils sont le signe de la décadence d'une nation.  Partout où ils s'assemblent ils sucent la vitalité de la nation.  Voilà des années que je vois cela venir.  Aussi vrai que nous sommes ici les marchands juifs ont commencé leur oeuvre de destruction.  La vieille Angleterre se meurt.  […]

- Elle se meurt, dit-il, si elle n'est déjà pas morte. […]

- Un marchand, dit Stephen, c'est celui qui achète bon marché et revend cher, juif ou gentil, n'est-ce pas?

- Ils ont péché contre la lumière, dit M. Deasy gravement.  Et vous pouvez voir les ténèbres dans leurs yeux.  Et c'est pourquoi ils sont encore errants sur la terre de nos jours. […]

M. Deasy s'était arrêté, soufflant et ravalant sa respiration.

- Je voulais juste vous dire, dit-il.  L'Irlande, dit-on, est le seul pays qui puisse s'honorer de n'avoir jamais persécuté les juifs.  Vous le saviez?  Non.  Et savez-vous pourquoi?

Il fronçait un sourcil sévère dans l'air lumineux.

- Parce qu'elle ne les a jamais laissés entrer, dit M. Deasy solennellement.

Comme une balle, un rire-quinte-de-toux jaillit de sa gorge tirant après lui une chaîne glaireuse et grinçante.  Il fit demi-tour, toussant, riant, brassant l'air de ses bras levés.

- Elle ne les a jamais laissés entrer, répétait-il au milieu de ses rires pendant qu'il tapait de ses pieds guêtrés sur le gravier de l'allée.  Voilà pourquoi.

Sur ses sages épaules à travers la marqueterie du feuillage le soleil semait des paillettes, de virevoltants écus.
James Joyce, Ulysse, Gallimard Folio, 2013 (p.p. 90-95)

dimanche 10 février 2019

Le message de Tom Wolfe aux Juifs ("radical chic")


Jeffrey Salkin @ RNS:
Tom Wolfe
The author Tom Wolfe, who died this week at the age of 88, was decidedly not a Jewish writer. But, he knew about Jews. Or, at least, some Jews. […]
In Tom Wolfe’s honor, I re-read his classic piece of new journalism, Radical Chic and Ma-Mauing the Flak Catchers [Le Gauchisme de Park Avenue], published in 1970. 

Wolfe tells the story of the famous fundraising party that conductor Leonard Bernstein (whose centennial we mark this summer) and his wife, Felicia, threw for the Black Panthers at their New York apartment. 
The guest list included some of the most famous luminaries of American culture: Otto Preminger, Broadway lyricist Sheldon Harnick, and Barbara Walters, among them.The guests sat, enraptured, as the Panthers regaled them with their platform.
We want all black men exempt from military service. We want all black men who are in jail to be set free…We’d like to take kids on tours of the white suburbs, like Scarsdale, and let them see how their oppressors live…We want peace, but there can be no peace as long as society is racist and one part of society engages in systematic oppression of another.
[…] It is the nature of “radical chic” itself. It had become chic to be radical. 
Bernstein’s guests seemed willing to overlook, or discount, or relativize, the anti-semitism that was part of the Black Panther rhetoric. 
Wolfe cited the August 30, 1969 issue of Black Panther, which carried an article entitled “Zionism (Kosher Nationalism) + Imperialism = Fascism,” and spoke of the “fascist Zionist pigs.” 
As Wolfe put it:
Radical Chic invariably favors radicals who seem primitive, exotic, and romantic, such as the grape workers, who are not merely radical and ‘of the soil,’ but also Latin… 
The purveyors of radical chic didn’t even mind, terribly much, when they read a poem published in Black Power magazine, which read: “Jew-land, on a summer afternoon; really, couldn’t kill the Jews too soon…in Jew-land, don’t be a Tom on Israel’s side. Really, cause that’s where Christ was crucified.
Why didn’t the radical chic crowd protest this vile hatred?

Ever the armchair sociologist with a keen sense of class issues, especially regarding the Jews of New York, Tom Wolfe says: 
To be a UJA Zionist about the whole thing was to be old-fashioned, middle-class, middle-aged, suburban, Oceanside, Cedarhurstian…
Translation: to be a Zionist just wasn’t chic. 
To be radical – no matter the enormities and extremism of those whom you were scripted to support – that was chic.
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vendredi 8 février 2019

Le plus célèbre journaliste juif allemand défie le parti de droite extrême AfD chez eux


David P. Goldman @ Tablet:

“When does a Jew have the opportunity to appear in a room full of Nazis, neo-Nazis, crypto-Nazis and para-Nazis?” said the German-Jewish writer Henryk Broder, speaking in Germany’s Bundestag to the parliamentary caucus of the right-wing Alternative für Deutschland (AfD) on Jan. 19. “Many of you may never have seen a living Jew in the flesh, and are waiting for the room to fill up with the stink of garlic and sulphur” Broder told his audience, confronting the AfD’s members of parliament in the best tradition of Jewish irony and setting in relief Germany’s great political dilemma: Is it possible to speak of a German national revival without apologizing for the unspeakable crimes of German nationalism in the past? […]

Broder excoriated the sort of political correctness that equates “climate change denial” with Holocaust denial,” but added that he favored some politically correct restrictions: “You don’t put your feet on the table, you don’t burp during dinner, and you don’t call the 12 worst years of Germany history ‘a speck of bird dung.’” This referred to a remark by AfD Vice Chairman Alexander Gauland that the Hitler period was only a speck of bird dung in the great sweep of German history, and he said it to Gauland’s face.

It was in the interest of fair play that he accepted the invitation, Broder explained. The AfD began as a Euroskeptic party critical of Europe’s common currency, but shifted to an anti-immigration platform after Chancellor Angela Merkel’s decision to accept 2 million Muslim migrants into Germany in 2015 and 2016. That was not an uncontroversial decision and the AfD’s pivot to opposing immigration gained the party a substantial following. Merkel’s mentor Helmut Kohl, the great Cold War chancellor who guided the country to reunification, bitterly opposed her migration policy. The AfD became important only because Germany’s center-right party excluded opposition to a social policy that threatened to change the character of German society.

Merkel has put German Jews in a dilemma. After street attacks by young Muslims, the Central Council of Jews in Germany warned Jews not to walk in public with a kippah. Chancellor Merkel deplored the attacks, but her migration policy made them inevitable. Consequently, a small group of German Jews joined the AfD, arguing that the greatest threat of anti-Semitism comes overwhelmingly from Muslim migrants and their supporters on the left.

This in my view is too simple. I have talked extensively with a number of prominent AfD leaders and while they are not anti-Semites, they continue to tolerate louts like Alexander Gauland, who minimize the singular evil of the Nazi extermination campaign.

That is why I have supported Angela Merkel against the AfD, to the consternation of many of my conservative friends. The AfD continues to tolerate leaders like Björn Höcke, who called the national Holocaust Memorial in Berlin “a disgrace.” But Germany needs a party such as the AfD should have been, and might yet become, a party more like the old Christian Democratic Union of Helmut Kohl, able to assert Germany’s national interests today without temporizing about its terrible past. There are decent men and women in the AfD struggling with these issues. They have not yet succeeded.

The failure of the AfD to purge itself of the stink of the German past has cost it dearly. At the national level, it crested at 18 percent support last year, falling back to about 14 percent today. To a great extent it is a regional party, with strong support in the economically depressed provinces of the former East Germany and much lower support in the prosperous West.
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Le discours de Broder en anglais "Shalom everyone" et en allemand

Le blog auquel Henrik Broder collabore: Die Achse des Guten

Lire également
Henryk Broder, le Juif qui dit aux Allemands la vérité sur eux-mêmes…
De Marion von Dönhoff à Günter Grass: la longue tradition de nazification d'Israël en Allemagne

jeudi 7 février 2019

Arthur Koestler traité de "youpin" par un avocat de gauche à Paris en 1939


Se trouvant en France en 1939, Koestler veut se rendre à Londres, mais rencontre de nombreuses difficultés.  Il prend alors contact avec Jubert "jeune avocat de gauche, membre d'une quantité de comités contre les persécutions raciales".

Arthur Koestler (1905-1983), écrivain et journaliste hongrois:
"Je pris congé de Jubert. Alors que j'étais sur le seuil, il me rappela et me demanda, si je lui téléphonais encore, de le faire d'une cabine publique, car il soupçonnait mon téléphone d'être surveillé. Puis il dit un peu hésitant: "Il y a naturellement une chose que vous pouvez essayer: l'argent. Plusieurs youpins allemands du cinéma ont été relâchés des camps d'internement en corrompant des fonctionnaires de la Sûreté. Le tarif est de vingt mille francs et au-delà."

Je lui dis que je ne le ferais pas, premièrement parce que je ne possédais pas la somme, deuxièmement, parce que je pensais que c'était trop risqué.

"Bon, dit-il. J'ai toujours pensé que vous étiez un homme d'honneur". Et brusquement, il ajouta de sa manière emphatique, comme s'il s'adressait au jury dans un procès sensationnel: "Que Dieu vous protège sur votre route - et nous tous dans notre malheureux pays!"

Revenant à la maison, je méditais sur l'expression "les youpins allemands" qui m'avait particulièrement choquée sur les lèvres de Jubert. Certainement, moi aussi je haïssais cette détestable clique installée dans les cafés et les bars des Champs-Elysées qui était principalement responsable de l'animosité profonde répandue contre les exilés allemands, mais un aryen affairiste du cinéma n'était-il pas aussi dégoûtant? Triste symptôme que ce jeune avocat de gauche, membre d'une quantité de comités contre les persécutions raciales, soit frappé lui aussi par la contagion générale.

Une semaine plus tard, Jubert partit pour la ligne Maginot. Je me demande ce qu'il est devenu, mais je pourrais en dire autant de la plupart des personnes de ce récit. Sans la guerre, il serait devenu, en temps opportun, député, petit à petit, il aurait change son roadster sport contre une limousine noire, ses amis radicaux, pour des membres les plus rassis de la société, et son siège sur les travées de gauche au Palais Bourbon, d'abord pour un siège au centre, puis à l'extrême droite. Avec la guerre, s'il est encore vivant, il atteindra probablement le même but par un plus court chemin."

La Lie de la terre (Scum of the earth), 1941, récit des persécutions du gouvernement français contre les étrangers, en 1939-1940.

Koestler dédia La Lie de la terre à la mémoire de ses "confrères les écrivains exilés d'Allemagne qui se suicidèrent lorsque la France capitula", notamment Carl Einstein. Carl Einstein était un historien de l'art et un écrivain allemand. Son ouvrage La Sculpture nègre, paru en 1915, fit de lui le véritable découvreur de l'art africain en Europe et lui valut une invitation à enseigner au Bauhaus.

Ci-dessus, le portrait de Carl Einstein par Anita Rée, peintre d'avant-garde de la République de Weimar. Dénoncée comme juive, Anita Rée s'exila sur l'île de Sylt où elle se suicida en 1933.  Elle réalisa le seul portrait connu de Carl Einstein.
Autoportrait d'Anita Rée (1929)

mardi 5 février 2019

Le terrorisme en démocratie (Jean-François Revel)


Jean-François Revel (1924-2006), était un philosophe, écrivain et journaliste français:
"C'est l'injustice suprême du terrorisme que les régimes politiques où il est facile de s'y livrer sont ceux où il est superflu: les démocraties.

Le terrorisme y est superflu parce que les démocraties sont précisément les régimes où sont prévues des procédures d'opposition sans violence.  Mais le terrorisme y est facile parce que les démocraties sont également les seuls régimes qui ne peuvent se permettre, sans se détruire, de recourir au quadrillage policier et aux méthodes expéditives seules capables de prévenir ou d'extirper le mal."
Jean-François Revel, Le Terrorisme contre la démocratie, Pluriel, 1987; p. 65.

Lire également:
Jean-François Revel: La France n'a pas approuvé le voyage de Sadate à Jérusalem ni les accords israélo-égyptiens de Camp David

lundi 4 février 2019

Belgique : bientôt un pays sans Juifs?


Claudine Douillet @ Alliance:
Le grand rabbin de Belgique, Abraham Guigui, a déclaré après les attentats de Bruxelles qu'il n'y avait «plus de place pour les Juifs en Europe». Mais tout le monde a compris dans son pays qu'être juif et belge était devenu impossible. Parallèlement à la hausse impressionnante de l'alya - 287 départs pour Israël en 2015, un record - ou à la fuite massive des diplômés vers Londres, New York ou Montréal, les responsables communautaires n'ont qu'un mot à la bouche : « exode ». Les retraités eux-mêmes sont tentés par des destinations plus ensoleillées et surtout plus sûres.

Les mauvais signes s'accumulent. Dernier en date : on a appris que l'une des cibles - manquées - de l'attaque contre l'aéroport de Zaventem était le comptoir d'enregistrement des vols pour Tel-Aviv.

Dans le même temps, la conjoncture économique est encore pire qu'en France: les commerçants bruxellois ont perdu ces derniers mois entre 30 et 40 % de leurs chiffres d'affaires. La crainte du terrorisme qui impacte le tourisme ne suffit pas à expliquer le phénomène. La société belge est en voie de paupérisation accélérée.

Les jeunes Juifs, comme ceux qui résident dans les provinces hexagonales où le chômage est omniprésent, ont le sentiment que l'avenir est bouché s'ils ne prennent pas leurs valises pour des cieux accueillants. [Les jeunes juifs belges quittent leur pays natal à cause de l'antisémitisme]

Par ailleurs, la tuerie du Musée juif, en 2014, a traumatisé la communauté, qui compte encore 40 000 membres (pour combien de temps ?), alors qu'il n'y a quasiment plus d'élèves israélites dans les écoles publiques bruxelloises, où 1 habitant sur 3 ou 4, selon les estimations, est de confession musulmane - un cas unique sur le Vieux Continent. [Certains imams belges sont subventionnés afin de rappeler chaque vendredi que les Juifs sont des singes]

L'agglomération tout entière (y compris le centre-ville) ressemble à la Seine-Saint-Denis! Les rares établissements juifs sont pris d'assaut et les places manquent cruellement. Du coup, de nombreuses familles n'ont d'autre choix que d'inscrire leurs enfants dans des écoles privées chrétiennes, pour tenter d'échapper à un antisémitisme qui s'exprime encore plus librement qu'en France. Selon une étude émanant des services municipaux, 90 % des élèves scolarisés à Molenbeek, ce quartier marocain de Bruxelles d'où sont issus plusieurs djihadistes, approuvent l'action des terroristes inspirés par Daesh. […]

En 2015, un sondage a montré que 40 % des Juifs belges voulaient partir. Une proportion inégalée dans l'Europe contemporaine. Or, tout indique que ce nombre a encore augmenté depuis les récents attentats de Bruxelles. De surcroît, pas moins de 28 % des personnes interrogées déclaraient avoir été personnellement victimes d'antisémitisme au cours des mois écoulés.

La couverture médiatique de l'actualité proche-orientale est nettement plus orientée qu'en France. Les journalistes locaux, comme le personnel politique, sont très majoritairement anti-israéliens et cela crée une ambiance délétère, plus insupportable que dans l'Hexagone. [Presse belge: les Juifs empoisonnent les puits utilisés par les Palestiniens et Le Soir (Maroun Labaki) De Gucht a dit sur les Juifs ce que tout le monde pense tout bas 
Lire l'article complet

Lire également:
Nazification d'Israël et déferlement antisémite dans les rues de Bruxelles (2009)
Les commerçants juifs de Molenbeek à Bruxelles ont été chassés
L'ancien maire de Molenbeek a accusé les Juifs de vouloir nuire aux Musulmans (2008)

samedi 2 février 2019

Ukraine: hommage aux tueurs de Juifs Bandera et Petlioura et visite du président Porochenko en Israël


Tom Gross @ Mideast Dispatch:


Photos ci-dessus: des Juifs sont humiliés et battus publiquement avant d'être violés et abattus à Lviv (Lwow) par des alliés ukrainiens des nazis en juin 1941. Plus de 4 000 Juifs furent tués au cours de ce pogrom ukrainien qui dura deux jours.

Le Premier ministre israélien Netanyahou a été critiqué pour avoir déroulé le tapis rouge au président ukrainien Petro Porochenko, dont le parlement a désigné ce mois-ci l'anniversaire de Stepan Bandera, collaborateur du nazi ukrainien pendant la guerre, comme jour férié. Les forces de Bandera ont assassiné des milliers de Juifs pendant l’Holocauste. Le parlement régional de la ville de Lviv, dans l'ouest de l'Ukraine, a déclaré 2019 "l'année de Stepan Bandera" et organisé des défilés aux flambeaux en son honneur - une démarche critiquée en Pologne, au Canada et en Israël, mais pas ailleurs.

Alors que Porochenko était en visite en Israël, un autre mémorial était érigé à Kiev à la mémoire de Symon Petlioura, dont la milice a assassiné 50 000 Juifs après la Première Guerre mondiale. Netanyahu n’a pas mentionné ces faits lors de la visite de Porochenko.


Lors des célébration du Nouvel An à Lviv et à Kiev (photo ci-dessus), des milliers de personnes ont célébré l'anniversaire de Stepan Bandera, dont les adeptes perpétrèrent le pogrom de Lviv de 1941 et massacrèrent des dizaines de milliers d'autres Juifs. Des politiciens ukrainiens rendirent hommage à Bandera à cette occasion. Ci-dessous, l'une des nombreuses fusillades à grande échelle de Juifs ukrainiens pendant la Shoah.



vendredi 1 février 2019

Joel Kotkin: Le déclin des communautés juives partout en Europe


"The erosion of the French Jewish community, as well as others, is not just a tragedy for that country, but for the world."

Joel Kotkin, expert en urbanisme et auteur de l'ouvrage The City, a Global History (R.C. Hobbs Fellow in Urban Studies at Chapman University in Orange and the executive director of the Houston-based Center for Opportunity Urbanism) - A shrinking Jewish world (2015):
Recent anti-Semitic events – from France and Belgium to Argentina – are accelerating the relentless shrinking of the Jewish Diaspora. Once spread virtually throughout the world, the Diaspora – the scattering of Jews after the fall of ancient Israel – is retreating from many of its global redoubts as Jews increasingly cluster in two places: Israel and the United States. 
Seventy years after the liberation of Auschwitz, Jewish communities throughout Europe are again on the decline. This time, the pressure mainly comes not from the traditional anti-Semitic Right but from Islamic fundamentalists, which include many European citizens. [Marc Knobel : "L’Europe va se vider de ses juifs. En France, 60 000 sont partis en dix ans"]
Not all this decline is attributable to attacks from Islamic militants. Demographic factors – intermarriage and low birth rates – afflict almost all Diaspora communities. 
But large-scale migration out of Europe is something not seen since the 1950s. In France, the nation with the largest Jewish population outside Israel and the United States, the outflow of Jews doubled in 2014, to 7,000, from the year before. The Jewish Agency is now drawing up plans to attract 120,000 more to Israel.

Overall, nearly 26,500 Europeans immigrated last year to Israel – a 32 percent increase from 2013. In Britain, a Jewish population of less than 300,000 has not grown for a generation. With recent polls showing close to half of all Britons holding some anti-Semitic views, a majority of British Jews now feel there is no future for them in Europe; one in four is considering emigration.
[…]

As one Jewish community after another has declined, the role of Israel has expanded. In 1939, most of the world’s 16 million Jews lived in Europe, and, even by 1945, barely one in five Jews resided in Palestine. Since then, the Diaspora population has dropped from 10 million to 8 million, while Israel now accounts for roughly 40 percent of the world’s Jews, according to the Jewish Agency. Overall, the United States and Israel account for 81 percent of Jews worldwide, compared with barely a quarter in 1939.

At the same time, Israel’s Jewish community will grow faster due to a birthrate twice as high as in most countries, including the United States. These trends confirm some of the predictions made a half century ago by the French sociologist Georges Friedmann in his provocative book, “The End of the Jewish People?” As Israel became stronger, more dominant and, more Middle Eastern in mentality, he suggested, Israeli identity would soon supplant that of the Diaspora. “The ‘Jewish people,’” he wrote, “is disappearing and giving place to the Israeli nation.”

This merging of Jewish and Israeli identities validates the Zionist vision of making Jews into a “normal” nation. Of course, Jewish communities would persist, particularly in the United States, as well as Canada and Australia. […]

Jews sometimes thrived in exile for awhile, but then faced expulsion, as occurred in England in 1290. The 1492 expulsion of the 200,000 Jews in Spain – for centuries arguably the most advanced center of Jewish culture – led them to Italy, Turkey and Muslim North Africa. Some of the Jews leaving France today are themselves on a grand circular route of return – descendants of people who may have been originally exiled from Palestine, first to Spain, then to the Muslim world, to France and now to Israel.

This history reveals why Israel remains vital to Jewish survival. But that does not mean we should dismiss the Diaspora as fundamentally tragic. The mingling of Jewish and other cultures helped create the earliest global financial networks, the development of “off the shelf” clothing and the Hollywood entertainment industry. Intellectually, the Diaspora created some of the world’s greatest minds, including Moses Maimonides, Baruch Spinoza, Karl Marx, Franz Kafka, Sigmund Freud, Albert Einstein, Andrew Grove and Saul Bellow. […]

Ultimately, maintaining the Diaspora may prove as important to Jews as the continued security of Israel. Without the Diaspora, Israel just becomes another nation, with its unique history but no real universal message. The universality of the Jewish experience grows not from the soil, but from culture and thought developed largely in “exile.” In this respect, the erosion of the French Jewish community, as well as others, is not just a tragedy for that country, but for the world.
Lire l'article complet @ Press Enterprise

mercredi 30 janvier 2019

Elie Barnavi est aveuglé par sa détestation de Netanyahou (Luc Rosenzweig)


L’Irlande, Elie Barnavi et le Boycott d’Israël. Le ministère des Affaires étrangères en colère.
"L'Irlande est sans conteste l’un des pays les plus anti-israéliens au sein de l’Union européenne. Au début de l’année 2018, un groupe d’Israéliens de gauche s’était rendu en Irlande pour encourager le parlement dans cette voie et l’exhorter à voter le boycott des produits de Judée-Samarie. On y trouvait notamment Avrom Burg, Yaël Dayan, Alon Liel, Elie Barnavi ou encore Ouri Avneri."
Relisons ce texte de Luc Rosenzweig (1943-2018), qui était un essayiste et journaliste français, publié @ Causeur en 2015 (extrait):
"N’en déplaise à Elie Barnavi, Benyamin Netanyahou n’a fait que répéter une évidence que tous ses prédécesseurs, de droite comme de gauche n’ont pas manqué, à toutes les époques, de rappeler: Israël est le « foyer » (homeland) du peuple juif rétabli dans ses droits historiques sur la terre de ses ancêtres. C’est le mot employé dans la déclaration Balfour, percée décisive dans l’accomplissement du projet sioniste. En réaffirmant cela le premier ministre d’Israël n’a fait que dire aux Juifs français frappés dans leur chair que l’Etat juif était là, les bras ouverts, pour les accueillir s’ils estiment que la situation qui leur est faite leur semble intolérable. Qui n’a pas, lors d’obsèques de membres de sa famille proche, consolé les endeuillés en les assurant que sa maison leur était ouverte s’il n’avaient plus où aller? Est-ce là une injonction à abandonner son foyer ou une manifestation de solidarité humaine?

Oubliant ses réflexes d’historien, Elie Barnavi substitue au verbatim du discours de Netanyahou l’interprétation qui en a été donnée en temps réel par les médias de l’instantané: confondre une offre avec un appel, voire une injonction.

La détestation du chef du Likoud, dont il est un des opposants les plus virulent, conduit Barnavi à des confusions regrettables: ce n’est pas Netanyahou qui a «joué des coudes» pour être au premier rang de la photo des chefs d’Etats sur le boulevard Voltaire, mais Nicolas Sarkozy. Le placement des VIP dans la brochette des marcheurs de luxe avait été soigneusement élaboré par les services du protocole de l’Elysée et du Quai d’Orsay, comme une bonne maîtresse de maison bourgeoise établit son plan de table pour que le dîner ne vire pas au pugilat…

Enfin, je trouve que Benyamin Netanyahou a été d’une remarquable retenue en s’abstenant de faire la moindre allusion aux saloperies diplomatiques qu’Israël vient de subir de la part de la France, dans l’affaire de la reconnaissance de l’Etat palestinien par l’ONU. C’est Paris qui a pris la tête, en Europe, d’une véritable croisade pour que la seule vision palestinienne de la résolution du conflit devienne la loi commune, qui a tenu la plume des délégations arabes au Conseil de sécurité, qui a voté pour un texte ébouriffant, déniant même aux Israéliens le droit de faire de Jérusalem leur capitale. Cela, même Barnavi, dans un autre papier récent de i24news, l’avait reconnu, lui qui avait poussé ses amis de la gauche française sur ce chemin, donnant ainsi un feu vert à ceux qui en son sein et dans les couloirs du Quai d’Orsay considèrent Israël comme «une parenthèse de l’histoire».
Lire l'article complet @ Causeur

Rappelons également les mots très durs du Prix Nobel de littérature Imre Kertész, l'un des derniers grands écrivains juifs d'Europe, sur ce type de personnage:
"Je crois que les juifs d'Europe commettent une erreur suicidaire quand, sous prétexte de critiquer Israël, ils s'étouffent d'indignation avec les intellectuels et hauts fonctionnaires européens qui drapent le vieil antisémitisme dans un nouveau langage, et qui hier encore voulaient les exterminer; pourquoi donc auraient-ils changé leurs intentions?" (La suite)

lundi 28 janvier 2019

La Journée internationale de commémoration de l'Holocauste est une farce.


Groupe Facebook Ces goys et ces juifs qui défendent Israël:
Quand les Irlandais, les Allemands, les Hollandais, les Britanniques, les Français, les Scandinaves, les Hollandais et les Américains de gauche peuvent envisager de boycotter ou de marquer les produits israéliens sur la base de l'application sélective des normes internationales, appliquées uniquement à l'État juif, ils n'ont alors tiré aucun enseignement de l'Holocauste. 
Les Européens, qui pendant des générations ont calomnié les Juifs et nous ont persécutés, font toujours la même chose, seulement maintenant, en se cachant derrière leurs procurations arabes. Les pogroms d'aujourd'hui ne sont pas des scène de masses incitées à brandir des fourches et des torches, mais le domaine d'universitaires instruits, de politiciens cyniques et de militants sociaux, agitant un sens déplacé de la justice et armés d'une justification morale bidon. 
Les dirigeants de l'UE reçoivent le chef de l'OLP et l'exaltent sans jamais condamner sa rhétorique antisémite. L'argent qu'ils envoient à l'AP sert à diaboliser les Juifs, à encourager la haine et à financer les responsables du meurtre des Juifs.

Les politiciens libéraux américains ignorent la vile rhétorique de haine des Juifs des figures progressistes les plus en vue et, ce faisant, l'approuvent. 
Leur participation aux commémorations de l'Holocauste est une pure hypocrisie de leur part à tous. 
Les commémorations sont agréables, mais seul l'État d'Israël assurera la sécurité de nos enfants. Nos enfants ne sont plus sans défense. Il n'est plus " étiqueté " et ne dépend plus de la miséricorde des Européens sans âme et des progressistes moralisateurs des États-Unis. 
Un Etat d'Israël fort, indépendant et tourné vers la victoire est le seul moyen de garantir que "Never Again" n'est pas seulement un hashtag vide utilisé par des hypocrites prétentieux. 
Daniel Seaman

dimanche 27 janvier 2019

Thomas Mann (1942): on en est arrivé à la décision "d'exterminer complètement la population juive d'Europe"

27 janvier: il y a 74 ans le camp d’Auschwitz-Birkenau était libéré

Autoportrait de Baruch Leão Lopes de Laguna,
peintre juif néerlandais d'origine
portugaise exterminé à Auschwitz à 79 ans.
Jean-Michel Rey:
Dans une allocution à la B.B.C. en septembre 1942, Thomas Mann évoque le ghetto de Varsovie et la situation des Juifs polonais.  Il parle aussi de ce qui s'est produit peu avant, en juillet, au Vél d'Hiv à Paris.  Il continue de s'interroger sur la pratique des dirigeants allemands en citant notamment les propose de Goebbels.  Il n'hésite pas à énoncer directement ce qu'il sait être en cours, ce qu'il suppose avoir déjà commencé, ce qu'il imagine devoir arriver.  Ceci notamment énoncé sans aucun détour:
À l'heure actuelle, on en est arrivé à l'anéantissement, à la décision empreinte de démence, d'exterminer complètement la population juive d'Europe.
Comme à l'adresse de tous ceux qui, dans les années d'après-guerre, en Allemagne ou ailleurs, prétendront qu'on ne savait à peu près rien à cette date de ce qui se passait sur le sol allemand, qu'il était impossible de connaître ce qui avait lieu.
Jean-Michel Rey, Le Suicide de l'Allemagne, Sur le Moïse de Thomas Mann, Desclée de Brouwer, 2018, p.p. 196-197.

Fernand Ochsé, dessinateur, compositeur et décorateur
français, exterminé à Auschwitz à 65 ans.


vendredi 25 janvier 2019

Enfance (6-12 ans) et antisémitisme


Enfants juifs hongrois terrifiés arrivent à Auschwitz pour y 
être exterminés par gazage par les Allemands (26 mai 1944)
Il y a 16 ans à Bruxelles…

Thomas Gergely, professeur à l'Université libre de Bruxelles @ Le Soir (juin 2003):
Pardon... Pour ce lundi 16 juin 2003

J'écris ces lignes en réparation d'un affront que je n'ai pas commis, mais que je n'ai pas pu empêcher. Pardon. Car si ce n'est moi, qui alors s'excusera? Sans doute personne.

J'enseigne à l'Université libre de Bruxelles. Je suis belge. Je suis juif. J'ai porté ma mère en terre mercredi passé. Elle avait 95 ans. Elle est venue au monde en 1908, sous le régime de François-Joseph, dans cette Hongrie de ses origines, antisémite déjà, aux cris de Mort aux Juifs! Elle vient de nous quitter aux cris de Sales Juifs!, en notre Belgique qu'elle chérissait tant pour le respect d'autrui qu'elle y avait trouvé. La boucle honteuse de l'histoire se refermait sur elle, implacable dans sa redite. Et impardonnable.

Les faits ? Simples. Dans une des communes de Bruxelles, funérarium et école primaire se font face. Au moment où s'ébranlait le convoi funèbre de cette dame, qui fut ma mère, des enfants maghrébins, en récréation, observant l'étoile de David de son corbillard, couvrirent ses restes d'invectives. Impuissant à la protéger de cette ultime indignité, je n'ai pu que suivre sa dépouille, sans réagir. J'en demeure mortifié, humilié et consterné.

Ici, on m'expliquera doctement que nos jeunes compatriotes maghrébins, âgés de 6 à 12 ans, «ont la haine» à cause du conflit israélo-palestinien et, qu'à leur âge ils confondent tout, comme d'ailleurs certains de leurs aînés. Bien vu, et pourtant, c'est en expliquant ainsi que l'on a tout faux. En effet, le manquement dans ce cas doit moins se traquer chez ces gamins que dans l'enseignement actuel et ses lacunes en matière d'éducation, au sens, mais oui, un peu obsolète de la notion.

Et je m'explique. Il y a cinquante ans, j'étais inscrit à l'école primaire d'Ixelles, située en face des étangs. Tous les jours, à l'heure de la récréation, passaient, devant les enfants que nous étions, les convois funèbres à destination de l'église Sainte-Croix de la place Flagey actuelle. Tous les jours, à leur vue, la cour entière se figeait, au garde-à-vous, et chrétiens, juifs ou autres, nous enlevions nos casquettes en hommage à l'inconnu que l'on emportait là et par respect pour les affligés qui le suivaient.
Lire la carte blanche complète


jeudi 24 janvier 2019

Jean-Claude Juncker: L'Europe "s'est construite sur les cendres du génocide des juifs"

Femmes et enfants juifs hongrois arrivent au camp d'extermination 
d'Auschwitz-Birkenau 
le 26 mai 1944 pour y être gazés par les Allemands.

Commission européenne - Déclaration 
Monsieur le président Jean-Claude Juncker, à l'occasion de la journée commémorative de l'Holocauste 2019 
Bruxelles, le 24 janvier 2019 
«Le 27 janvier, nous célébrons la mémoire des six millions de juifs (hommes, femmes et enfants), ainsi que de toutes les autres victimes tuées pendant l'Holocauste. Ce jour‑là, il y a 74 ans, les forces alliées ont libéré le camp d'extermination d'Auschwitz‑Birkenau, où ils ont découvert des horreurs inouïes. La haine de l'autre avait débouché sur sa mise à mort. 
Aujourd'hui, je suis profondément inquiet. Je n'aurais jamais pensé qu'au cours de ma vie, des juifs pourraient avoir peur de pratiquer leur foi en Europe. Je déplore que près de 40 % d'entre eux envisagent de quitter l'Europe. La négation de l'Holocauste est toujours une réalité en Europe: un Européen sur trois déclare connaître «juste un peu» la Shoah et un sur 20 n'en a jamais entendu parler.  
L'ignorance est dangereuse. Plus le temps passe et alors que les témoins disparaissent, plus il est de notre devoir moral d'entretenir le souvenir. Nous ne pouvons pas changer l'histoire, mais nous pouvons faire en sorte que les générations futures ne soient pas confrontées elles aussi à de telles horreurs. 
Nous ne tolérerons aucune forme d'antisémitisme, qu'il s'agisse des discours de haine de tous les jours, hors ligne ou en ligne, ou des agressions physiques. La Commission européenne travaille main dans la main avec tous les États membres afin de combattre cette menace et de garantir la sécurité des communautés juives en Europe.  
Notre Union s'est construite sur les cendres du génocide des juifs. La commémoration de l'Holocauste et la lutte contre l'antisémitisme sont essentielles, autant par respect envers la communauté juive que pour protéger nos valeurs européennes communes.»
Pour le texte en anglais, veuillez cliquer ICI.

Par ailleurs, l’Union européenne n’a jamais cessé de financer le boycott anti-israélien

mercredi 23 janvier 2019

Jérusalem accuse à nouveau l’UE de donner des millions aux ONG anti-israéliennes


Times of Israel:

Le ministère des Affaires stratégiques a accusé mercredi l’Union européenne de financer des organisations qui soutiennent le mouvement Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) à hauteur de plusieurs millions, exhortant Bruxelles à subordonner toute aide financière aux ONG à un engagement explicite à s’opposer aux boycotts d’Israël.  
L’UE a répondu qu’elle s’opposait au BDS, mais qu’elle défendrait la liberté d’expression, notant qu’elle rejetait également les actions visant à «fermer l’espace» aux représentants de la société civile.

Dans un nouveau rapport de 34 pages, le ministère a déclaré que l’UE avait donné plus de 5 millions d’euros (environ 21 millions de shekels) à au moins 10 ONG qui encouragent les boycotts contre Israël.

Le rapport, intitulé «The Money Trail : European Union Financing of Organizations Promoting Boycotts against the State of Israel», a montré que deux ONG pro-palestiniennes de premier plan, Al-Haq et Al-Mezan, ont reçu l’année dernière une subvention pluriannuelle de plus de 750 000 euros. 
«Le moment est venu pour l’UE d’entamer un réexamen en profondeur de ses politiques», a déclaré le ministre des Affaires stratégiques Gilad Erdan dans un communiqué. 
«Au lieu de se cacher derrière des déclarations vides de sens, l’Union européenne devrait appliquer sa propre politique officielle et cesser immédiatement de financer les organisations qui promeuvent le boycott de l’État d’Israël.
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lundi 21 janvier 2019

Belgique: Les communautés juives de Bruxelles ou Anvers n'ont pratiquement aucun contact entre elles (Michael Freilich)


Jan Jambon, Michael Freilich et Bart De Wever

Le Vif:
Le rédacteur en chef du magazine Joods Actueel, Michael Freilich, quitte son poste pour occuper la 5e place de la liste N-VA anversoise à la Chambre, a-t-on appris lundi au cours d'une conférence de presse à Anvers.

"Je veux être présent pour tous les membres du parti et tous les Flamands. Pas seulement pour les membres de la communauté juive", a-t-il assuré. La proximité de vues de M. Freilich et de Joods Actueel avec la N-VA n'était un secret pour personne.  
Michael Freilich vient d'un milieu flamingant. Son grand-père Louis Davids, fondateur de l'ancêtre de Joods Actueel, a toujours mis l'accent sur l'importance d'apprendre le néerlandais dans la communauté juive. 
La polémique sur le pacte des Nations unies sur les migrations, qui a entraîné la chute du gouvernement fédéral à la suite du refus de la N-VA de soutenir ce texte, a été décisive, a affirmé M. Freilich. "Je plaide pour une migration contrôlée sur le modèle canadien, et j'ai peur qu'avec (le président du PS) Elio Di Rupo comme Premier ministre, les portes soient à nouveau ouvertes".

Le candidat veut également se consacrer à la menace terroriste actuelle, "car ce n'est pas normal que des soldats soient toujours nécessaires devant nos écoles". Le candidat se revendique des valeurs des Lumières, "en respect avec les traditions judéo-chrétiennes". Listant les points communs qu'il partage avec son parti, M. Freilich a également évoqué sa volonté de voir le confédéralisme s'imposer.

"Si l'on regarde comment fonctionne le pays actuellement, on constate qu'il s'agit de deux communautés évoluant tout à fait séparées l'une de l'autre. Comme les communautés juives de Bruxelles ou Anvers qui n'ont pratiquement aucun contact entre elles."
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Nous souhaitons beaucoup de succès à Michael Freilich dans sa nouvelle carrière au sein de la N-VA.


samedi 19 janvier 2019

Les Juifs, "Nous prenons jusqu’à quatre-vingts ans", lui dirent les hommes de la Gestapo


François Regnault, philosophe:
"Et maintenant je dirai que le nom de Juif, je l’ai connu par celui de Marguerite Aron, le professeur de lettres de ma mère au lycée Victor Duruy, convertie au catholicisme en 1914, tertiaire dominicaine, et qui avait fondé un groupe destiné à initier quelques-unes de ces jeunes lycéennes volontaires à la spiritualité chrétienne, ainsi d’ailleurs qu’à Claudel (dont je n’ai ainsi jamais eu à faire la découverte); elle s’était retirée à Solesmes, n’avait jamais cédé sur le nom de juive. Elle traita à La Flèche en 1939 du "problème juif devant la conscience catholique". Elle songeait bien sûr à leur "conversion". Elle ne porta pas l’étoile, prétendant qu’en femme élégante, elle ne pouvait passer son temps à la coudre et à la découdre.  
Elle fut arrêtée par les Allemands à Solesmes, à la sortie de la messe du matin à l’abbaye, le 26 janvier 1944, à l’âge de soixante et onze ans. Elle protesta. "Nous prenons jusqu’à quatre-vingts ans", lui dirent les hommes de la Gestapo. Le convoi qui quitta Drancy le 10 février comprenait quinze cents personnes, dont 279 jeunes de moins de dix-neuf ans. Il parvint à Auschwitz trois jours plus tard. Marguerite Aron, inapte au travail, fut très vite gazée. Je sais que je lui avais rendu visite en 1942, accompagné de mes parents ; je m’y revois, mais c’est un souvenir improbable. J’admettrais même que cette évocation soit la rationalisation tardive de ma première rencontre avec le nom de Juif. Pour moi, donc, cette rencontre porte aujourd’hui son nom. Reste que cela m’aura suffi."
Notre objet a, Editions Verdier, 2003. (extrait)

jeudi 17 janvier 2019

Propos tenus par l'avocat belge de Nemmouche sur les Juifs, le lobby, la communauté d'intouchables, les persécuteurs de Dieudonné etc

Entourant Dieudonné, à gauche Sébastien Courtoy , à droite Henri Laquay 

Repris du blog L'avis sauve à condition d'éclairer (extrait):
Sébastien Courtoy, adepte de la quenelle, conspirationniste et antisémite, avocat de Nemmouche, a tenu par le passé les propos suivants :
«On peut dire qu’il y a un lobby juif qui exerce des pressions sur les décideurs» 
«Une partie de la communauté juive se sert des cadavres du génocide juif pour légitimer les cadavres palestiniens» 
«On sait aussi que certains milieux proches de l’état d’Israël sont fort impliqués dans la finance internationale» 
«Les gens en ont marre de voir qu’il y a une communauté d’intouchables» 
«Je ne donnerai pas de noms parce que la personne n’est pas là pour se défendre, je laisse ce type de méthodes à une certaine communauté» 
«Ce sont des réseaux qui se multiplient et se dispersent au-delà des frontières» 
«Imaginez-vous le consistoire israélite du Luxembourg, ce ne sont pas n’importe quelles personnes qui y siègent, ce sont des avocats, des juges, des magistrats, des hauts représentants de la finance internationale qui font pression sur le procureur général» 
«Son crime fondateur, on le connait tous, Dieudonné n’a pas été ramper servilement devant une communauté sioniste qui demande cela comme condition pour passer dans les médias. Il a fait pire encore, il a défié l’autorité.» 
«En Belgique, on a le Centre pour l’Egalité des Chances qui en 30 ans n’a jamais poursuivi que des musulmans et des chrétiens, jamais de sionistes. On a déjà compris le degré de neutralité de cet organe.» 
«Le parquet de Bruxelles a confié le dossier, je le sais de bonne source, à un substitut du procureur qui émane précisément de la communauté qui persécute Dieudonné depuis son passage chez monsieur Fogiel. On a compris le degré de neutralité qui va s’attacher à son procès. Curieusement pas à un substitut d’origine camerounaise qu’on a confié ce dossier».
Vidéo compilation de Courtoy tenant ces propos à diverses dates.
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mercredi 16 janvier 2019

Les musulmans doivent rompre avec l'antisémitisme (Claude Habib)


Eugénie Bastié @ Le Figaro:
Dans un essai stimulant, dont Le Figaro publie les bonnes feuilles, l'essayiste et romancière, fine spécialiste des Lumières, nous invite à repenser la tolérance. La montée exponentielle des droits subjectifs couplée à l'immigration entraînent, selon elle, une inédite confrontation des mœurs.

Du burkini aux guerres de religion du XVIIe siècle, en passant par la poitrine des Femen et la Gay Pride, Claude Habib examine la généalogie et les nouvelles conditions d'exercice de cette "vertu à destination d'un monde désuni" (Jankélévitch). Sans jamais sombrer dans le relativisme d'un "laisser-faire" multiculturaliste paresseux, elle réaffirme, avec une verve toute voltairienne, l'ambition d'un universalisme républicain dans lequel la tolérance est un effort de chacun pour construire le bien commun.
Claude Habib: "La tolérance doit-elle nous interdire de protéger nos mœurs?" Extrait:

"Globalement, nous savons ce qu'il faut exiger des nouveaux venus, comme de leurs enfants et petits-enfants, pour qu'ils s'intègrent au pays d'accueil.

Trois clauses sont fondamentales, faute de quoi ils resteront des Français de papier: les musulmans doivent reconnaître la liberté de conscience - c'est-à-dire le droit de changer de religion ou de n'en avoir aucune; ils doivent admettre l'égalité des femmes et des hommes; ils doivent rompre avec l'antisémitisme."

Nairobi: Un juif américain rescapé du 11 septembre parmi les victimes


J Forum:

Le département d’Etat américain a confirmé l’identité du citoyen américain tué lors de l’attaque terroriste perpétrée mardi à Nairobi, au Kenya
Jason Spindler, membre de la communauté juive américaine et PDG d’une société de conseil, a été tué lors de l’attaque mardi alors qu’il travaillait dans un bureau à l’intérieur du complexe hôtelier, selon le Washington Post. 
Spindler était en réunion lorsque des terroristes ont fait irruption dans le bureau et ont ouvert le feu. Spindler a été mortellement blessé.
“Il essayait d’apporter des changements positifs dans le Tiers monde sur les marchés émergents. Il nous manque tellement à tous. Et il est tellement triste qu’une telle personne brillante soit arraché par le terrorisme”, a déclaré Sarah Spindler, sa mère, selon NBC News. 
Sa famille a souligné dans une déclaration que Spindler était un rescapé des attaques terroristes du 11 septembre 2001.
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mardi 15 janvier 2019

La stratégie de Trump au Moyen-Orient comparée à celle d'Obama


Walter Russell Mead, professeur de géostratégie au Bard College et éditorialiste au Wall Street Journal et à la revue The American Interest, @ WSJ:
Trump’s Mideast Strategy - Like Obama, he wants the U.S. to step back. Unlike Obama, he wants to contain Iran. 
As Secretary of State Mike Pompeo concludes his swing through the Middle East, the Trump administration’s regional strategy is coming into view. Like President Obama, President Trump wants to reduce American commitments while promoting stability. But their strategies differ. Mr. Obama thought the best hope for a reduced U.S. footprint was conciliating Iran. Mr. Trump, by contrast, seeks to build a coalition of U.S. regional allies—even if those allies fall well short of perfection—that can provide a stable security architecture and offset Iranian strength as the U.S. steps back. 
In seeking a reduced Middle East presence and retreating from expansive human-rights goals, both Team Obama and Team Trump have reacted to significant changes in American politics. Public support for U.S. military action and democracy promotion in the Middle East has all but collapsed, for two reasons. First, decades of engagement in the region have brought neither stability nor democracy. Second, as America’s dependence on Middle East energy recedes, many voters see less reason to prioritize the region. Pundits can argue that these reactions are shortsighted, but politicians must take them into account. 
The Trump administration hopes that with limited American support, Israel, Turkey and the Sunni Arab countries can together contain Iran. If so, Mr. Trump can claim credit for improved Israeli-Arab ties and a more stable region even as he cuts back on American troop and aid levels. This is a sounder strategy in the abstract than the Obama team’s gamble on Iranian restraint. U.S. relations with the Sunni Arab powers, Israel and Turkey are sometimes difficult, but a policy based on continued cooperation with them is more feasible than subordinating their interests to chase after an improved relationship with the deeply hostile regime in Tehran.
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Lire également de Walter Russell Mead:
L'Histoire se répète: en Europe on veut du sang juif (2012)

lundi 14 janvier 2019

La croissance inquiétante de l’antisémitisme en Europe


Claire Lepoutre @ Maze
Début décembre, un rapport accablant faisait état de l’intensification de la menace antisémite et du sentiment d’insécurité chez les juifs européens. […]
La population juive européenne ne représente qu’à peine 0,2 % de la population sur le continent et 10 % de la population juive au niveau mondial. Un peu moins de 500 000 habitants de confession juive vivent en France, pays où ils sont le plus nombreux. La violence antisémite en Europe est donc dirigée contre un tout petit nombre d’individus qui, selon le lieu commun erroné, détiendrait un grand pouvoir économique et politique. 
Un antisémitisme croissant 
Et la tendance est à l’augmentation. Une étude américaine menée cette année par le think tank Global Attitudes Project du Pew Research Center a pu relever que les sentiments antijuifs gagnent de plus en plus d’Européens. Dans tous les pays de l’étude l’antisémitisme est en croissance. En Espagne ce rejet était exprimé par 46 % de la population contre 21 % en 2005, tandis que 20 % des Français disent avoir «une opinion négative sur les juifs». […] 
Depuis les années 2000, les organisations enregistrent une augmentation des cas d’agression contre les populations juives dans l’Union Européen. Contrairement à une idée reçue, ce ne sont pas les électeurs d’extrême-droite qui sont les plus enclins à agresser la population juive, selon les résultats des enquêtes de 2013 et 2018. Les électeurs qui sont d’extrême-gauche et critiquent la politique d’Israël contre les Palestiniens sont perçus encore plus violents par les Juifs dans leur quotidien. C’est aussi le cas des immigrés musulmans qui n’ont pas bénéficié d’une éducation sur la Shoah à leur arrivée en France et s’en prennent aussi aux juifs car leur pays d’origine fait une propagande anti-israélienne ou négationniste. Ainsi, les juifs en Europe sont en partie victimes d’un amalgame entre judaïsme et sionisme et de la politique au Moyen-Orient.
Lire l'article complet

samedi 12 janvier 2019

Mehdi Nemmouche parle de "se faire des juifetons"

Les deux victimes israéliennes de la tuerie du Musée juif de Bruxelles
L'Echo:
C'est le premier "vrai" procès des crimes de l’Etat islamique en Europe qui s'ouvre ce lundi. Mehdi Nemmouche, principal suspect, et son complice présumé Nacer Bendrer, sont jugés pour l’assassinat de quatre personnes au Musée juif. […]

Du reste, Mehdi Nemmouche n’a jamais reconnu les faits, admettant juste la détention d’armes. "Vous me prenez pour un débile?", dit-il en 2016 aux policiers qui l’entendent. "Vous savez très bien que j’ai à voir avec cette affaire, ce n’est pas un ange qui est venu devant chez moi déposer les armes et me dire ‘va te faire des juifetons’. Les armes, on me les a données. Je ne suis pas un assassin, je n’ai tué personne."
Lire l'article complet

Lire également:
Mehdi Nemmouche "avait envie de fumer une petite Juive de 4 ans"

L'attentat du Musée juif de Bruxelles fut la première attaque menée par l’État islamique en Europe

vendredi 11 janvier 2019

À Paris et à Lyon, la banque Rothschild ciblée par des Gilets Jaunes


Image reprise du blog conspirationniste et viscéralement antisémite portugais O Evento

@ Lyon Capitale:
Pour la deuxième fois depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes, la banque Rothschild de la rue Auguste Comte a été ciblée pour une action de protestation ce mercredi. La veille, une poignée de Gilets Jaunes se rendaient également à l'un des sièges de la banque d'affaires dans le 8e arrondissement de Paris. 
Entre 25 et 30 Gilets Jaunes se sont rendus devant l'agence de la banque privée Edmond Rothschild Corporate ce mercredi, rapportent nos confrères du Progrès. Sur le bitume de la rue Auguste Comte, ils ont inscrit à la bombe rouge "Rothschild Rends l'argent". L'un d'eux expliquait le choix de cette banque - qu'Emmanuel Macron a intégré comme banquier d'affaires en 2008 - comme "symbolique" de la "haute finance". L'établissement avait déjà fait l'objet d'un rassemblement de Gilets Jaunes le 29 décembre dernier.  […]
La veille à Paris, une poignée de Gilets Jaunes se rendaient également à l'un des sièges de Rothschild et appelaient à maintenir une "pression psychologique et pacifiste" sur une banque pointée pour appartenir à "l'antre du problème".
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jeudi 10 janvier 2019

"Quand on met en exergue Lévy, Cohn-Bendit et Rothschild"


Bruno Tertrais, politologue:
Quand on cherche le buzz, il ne faut pas s'étonner (faussement?) de trouver le buzz.
Quand on met en exergue Lévy, Cohn-Bendit et Rothschild, il ne faut pas s'étonner... qu'on s'étonne.


Contexte:
La nouvelle chanson des Gilets Jaunes cible les Juifs : Rothschild, Daniel Cohn-Bendit, Bernard Henri-Lévy

mercredi 9 janvier 2019

"Le futur président des imams de Belgique appelait à brûler des Juifs"

DH:
À la veille du début du procès de l’attentat au Musée juif de Bruxelles, la Ligue belge contre l’antisémitisme (LBCA) a reçu un signalement portant sur une vidéo ancienne, mais incroyable, dans laquelle un imam incite à "brûler" des juifs, à brûler "les sionistes". L’imam Mohamed Toujgani, de la mosquée al Khalil, située en plein cœur de Molenbeek, est entre-temps devenu le président de la Ligue des Imans de Belgique. Et la mosquée al-Khalil, avec 3 500 places, rien moins que la plus grande d’Europe.

Lire également:
Les commerçants juifs de Molenbeek à Bruxelles ont été chassés