mercredi 17 juillet 2019

" Les juifs européens que je représente sont en voie d'extinction et finiront sans aucun doute par disparaître" (Imre Kertész)


Imre Kertész (1929-2016), écrivain hongrois, survivant des camps de concentration et lauréat du prix Nobel de littérature en 2002:
"À onze heures et demi du matin, rencontre avec l'ambassadeur d'Israël au Literaturhaus. […] C'est un homme jeune, né en 48. Il m'a demandé: À votre avis, si Herzl était encore en vie, considérerait-il que ses efforts pour la fondation d'un était juif ont abouti à un échec ou à une réussite? Lui-même était très pessimiste. On reproche à Israël de ne pas se comporter avec ses voisins comme il sied à une démocratie, mais il faut dire que ses voisins sont loin d'être des démocrates: Israël ne jouxte pas la Hollande et le Danemark. Je lui ai dit que ce n'est qu'un prétexte à l'antisémitisme; d'après lui l'antisémitisme est une tradition européenne qu'on peut presque considérer comme génétique. Je ne peux pas être d'accord avec cela, mais je dois bien admettre que je n'avais pas d'arguments décisifs à lui opposer. Il m'a semblé qu'en définitive, mon point de vue lui plaisait; les juifs européens que je représente sont en voie d'extinction et finiront sans aucun doute par disparaître à la suite des mariages mixtes et des conversions, si toutefois ils ne sont pas massacrés avant. Nous avons évoqué la terrible progression de l'islam […].  Il a dit encore qu'au début, Israël voulait éviter la "mentalité galut" et ne voulait à aucun prix arborer le masque du juif persécuté, de la "victime"; mais le passé avait rattrapé le pays et son isolement actuel avait ravivé la crainte des ghettos qu'on croyait révolue depuis longtemps, le sentiment d'être à la merci d'un environnement non juif et hostile."
L'Ultime Auberge, traduit du hongrois par Natalia Zaremba-Huzsvai et Charles Zaremba, Actes Sud, 2015, p. 159-160.

Lire également:
L'Europe Judenrein (Joel Kotkin)

mardi 16 juillet 2019

Belgique: La N-VA est un parti pro-juif qui défend aussi les Juifs vivants


Le Soir (extrait):
Ancien rédacteur en chef de la revue Joods Actueel, Michael Freilich est une des «belles prises» de la N-VA, débauchée à seulement quelques mois du scrutin.

Est-il facile d’être élu tout en affichant son identité religieuse ?
C’est trop tôt pour le dire. Par contre, ce qui me marque est que beaucoup de francophones me demandent comment il est possible que la N-VA ait un député juif. Certaines personnes sont vraiment conditionnées par le fait que ce serait un parti raciste. On oublie que la N-VA est pro-juif. Elle est la seule à écouter les deux parties dans le conflit israélo-palestinien. Jan Jambon a débloqué 4 millions d’euros pour renforcer la protection des écoles juives et des synagogues. Le PS et Ecolo sont très bien pour les Juifs qui sont morts, se rappeler de la Shoah, tout ça. Mais pour les Juifs qui sont en vie, nos amis qui se défendent en Israël, ils ont beaucoup moins de respect. La N-VA défend aussi les Juifs vivants.
Lire l'interview @ Le Soir (réservée aux abonnés)

samedi 13 juillet 2019

Article anti-Juif d'un professeur d'université portugais (Pedro Arroja)

A propos de l'économiste Pedro Arroja:
- Notable portugais: pour un Juif les non-Juifs sont des 'bâtards' 
- Un intellectuel portugais juif ne peut pas être secrétaire d'état à la Culture 
- Pedro Arroja: la culture juive est une culture d'agitateurs porteuse de violence 
- Pedro Arroja: le ghetto est un mythe de la propagande juive 
- Greenspan et Bernanke prouveraient l’existence du lobby juif selon l’économiste Pedro Arroja

Cet article (traduit du Portugais) intitulé "Excellence" a été posté par le professeur d'économie et commentateur à Porto Canal Pedro Arroja (voir sa bio @ Wikipedia) sur le blog Portugal Contemporâneo:
Après une série de cinq articles que j'ai écrits précédemment sur le thème de l'"Autorité", je vais maintenant diviser la culture judéo-chrétienne (essentiellement située en Europe occidentale et dans les Amériques) en trois sous-cultures:

(i) le judaïsme
(ii) le christianisme catholique (le vrai christianisme)
(iii) le christianisme protestant (qui est un mélange de christianisme et de judaïsme)

dans le but de poser quelques questions et proposer des réponses.

Première question: laquelle des trois sous-cultures produit les meilleurs juristes?

C'est le judaïsme. Ce sont d'excellents juristes. Pour eux, Dieu est dans les lois - 613 lois constituent la dénommée loi de Moïse. Ca fait des milliers d'années qu'ils étudient les lois, les apprennent par cœur et les interprètent.  Ce sont des juristes hors pair. Les lois sont leur vie.

Et quels sont les pires?

Ceux de culture catholique. Le Christ a réduit les 613 lois des Juifs à une seule, que chacun peut interpréter par lui-même. Il n'y a pas de tradition juridique dans le catholicisme. Dans le vrai christianisme, il n'y a pas de place pour les juristes. Ils ne servent à rien.

Le christianisme protestant occupe une place intermédiaire, produisant de bons juristes, meilleurs que ceux de culture catholique, mais pas aussi excellents que ceux de culture juive.

Des trois cultures, laquelle produit les meilleurs économistes?

Encore une fois ceux issus de la culture juive. Ce sont des spécialistes dans l'utilisation des lois pour promouvoir le gain privé. En fin de compte, ce sont eux, parce qu'ils sont les meilleurs juristes qui interprètent les lois comme ça les arrange et presque toujours à leur propre avantage.

C’est ce qui irritait le Christ chez les pharisiens et l'amena à les traiter d'hypocrites, de tombeaux blanchis à la chaux, de race de vipères, etc.

Et quels sont les pires économistes?

Ceux de culture catholique et pour la même raison. Ils sont notoirement mauvais dans l'application  des lois à leur avantage personnel (en général, ils se font attraper). Ils n'ont aucune tradition juridique.

Ceux de culture chrétienne protestante, celle-ci étant un mélange de judaïsme et de christianisme, occupent une place intermédiaire dans ce ranking.

En ce qui concerne les économistes, contrairement à ce qui se passe avec les juristes, il est possible d’apporter des paramètres quantitatifs aux conclusions précédentes.

Parmi les prix Nobel d'économie (voir ici), il n'y en a pas un seul de pays de culture catholique (Portugal, Espagne, Italie, Amérique latine). De temps en temps, un nom latin apparaît, comme celui de Franco Modigliani, mais il s'agit d'un Américain d'origine italienne.

La plupart sont issus de la culture du christianisme protestant. Le fait saillant est qu’environ 30% sont des Juifs (principalement des Américains), bien que ceux-ci ne représentent que 3% de la population américaine et moins de 0,5% de la population mondiale. Les Juifs sont clairement surreprésentés parmi les meilleurs économistes du monde.
Le moment est donc venu de s'interroger.  La culture catholique produit des hommes excellents en quoi?

Elle donne d'excellents parents, d'excellents prêtres, d'excellents enseignants, d'excellents missionnaires, d'excellents médecins, d'excellentes autorités personnelles. Les hommes de la culture catholique (les femmes encore plus) sont excellents dans la connaissance des gens. En un mot, ils sont excellents dans la science de l'humanité.

Voir également
- La Shoah, juste "un massacre"? (Portugal) 
- Une caricature antisémite portugaise fait scandale aux États-Unis (mais pas au Portugal)
- Eurovision: "Qui tue qui?" a chanté le candidat portugais 
- Parodie de l'Holocauste au défilé des étudiants de l'Université de Coimbra 
- Portugal: un hôpital psychiatrique incite à la haine d'Israël
- Lauréat belge du concours négationniste de caricatures de Téhéran primé au Portugal 


jeudi 11 juillet 2019

UK: Un documentaire relance les accusations d'antisémitisme dans le Labour

Une vidéo de 8 minutes (ci-dessous) résume l'essentiel des points abordés par Panorama (photo Jeremy Corbyn et Jennie Formby).  Il conviendrait de noter le rôle déterminant des femmes dans ce scandale, notamment celui de Formby…  Une certaine Kayla Bibby n'hésita pas à publier cette image reprise d'un site nazi et fut défendue par Thomas Gardiner...



"Un documentaire de la BBC diffusé mercredi soir a relancé les accusations d'antisémitisme au sein du Labour, principal parti d'opposition britannique, de hauts responsables du parti étant accusés d'ingérence dans la gestion des affaires d'antisémitisme.

L'équipe chargée de gérer les conflits au sein du Labour est censée fonctionner indépendamment des structures politiques du parti, y compris du bureau du leader, Jeremy Corbyn. 
Mais Sam Matthews, ancien responsable des conflits du parti, a déclaré à l'émission Panorama de la BBC qu'il avait considéré comme un «ordre» un email envoyé en mars 2018 par Seumas Milne, responsable de la communication du leader du parti travailliste, dans lequel celui-ci réclamait de revoir la manière dont les plaintes étaient traitées.
La secrétaire générale du parti, Jennie Formby, est aussi accusée d'ingérence dans le processus disciplinaire. 
Le Labour a nié toute ingérence et a reproché à la BBC son traitement «injuste» et «déséquilibré» du sujet. […]

Pour son émission, la BBC a interviewé huit anciens responsables travaillistes - dont sept ont travaillé au sein du département chargé des plaintes et des conflits du parti. 
Le documentaire laisse aussi la parole à des membres du parti travailliste de confession juive qui témoignent des insultes qui leur ont été adressés. 
Selon l'émission, plus d'un millier de plaintes pour antisémitisme s'accumulaient au printemps, et seulement 15 personnes avaient été exclues. Interrogé à ce sujet, Andrew Gwynne, chargé des communautés au sein du Labour, a expliqué qu'il y avait «beaucoup d'affaires en cours» et que certaines personnes qui faisaient l'objet d'une enquête avaient choisi de quitter le parti de leur plein gré. 
Réagissant mercredi soir, le Jewish Labour Movement, qui représente les juifs au sein du parti, a estimé qu' «après avoir vu ce programme, personne ne peut douter que le Parti travailliste soit institutionnellement raciste envers les Juifs». 
Le JLM a espéré que «des mesures soient prises», comme des suspensions ou des exclusions du parti, envers ceux reconnus responsables d'actes répréhensibles."
Lire l'article complet @ Le Figaro avec AFP

mardi 9 juillet 2019

Juifs de Belgique: "Discrets, paisibles et numériquement insignifiants"


Nicolas Zomersztajn, rédacteur en chef de Regards, magazine du Centre Communautaire Laïc Juif (CCLJ):
"[…] Discrets, paisibles et numériquement insignifiants, les Juifs de Belgique semblent coincés dans l’angle mort des démocrates. Devraient-ils porter une étoile jaune sur le revers de leur veste pour qu’on les remarque et qu’on prenne en considération leur désarroi? Ou alors manifester violemment en cassant tout sur leur passage? Non, ils ne feront ni l’un ni l’autre. Les Juifs de Belgique sont pacifiques et inoffensifs: ils n’ont jamais posé, et ne posent pas de problèmes à la société. Paradoxalement, c’est bien cela leur problème. Comme ils sont paisibles et que leur poids électoral est nul, il est donc aisé de ne pas tenir compte des signaux de détresse qu’ils envoient aux autorités belges. Et à cause de la progression dans certains milieux académiques, associatifs et politiques d’une rhétorique antiraciste «indigène» qui fait des Juifs les «chouchous» de la domination blanche sur les minorités postcoloniales, il est de bon ton de balayer d’un revers de manche l’antisémitisme de ces nouveaux «damnés de la terre». S’il s'exprime dans la langue de l’antisionisme et au nom de la sacro-sainte cause palestinienne, ce n’est même plus la peine de s’y attarder.

Face à ce classement sans suite, les Juifs sont inquiets, car ils ont conscience que leur destin est étroitement lié à la bonne santé de la démocratie et de l’Etat de droit. Lorsque ces derniers s’affaiblissent en faisant notamment preuve de complaisance envers l’antisémitisme, ils protègent mal les Juifs, la plus infime et la plus ancienne des minorités de ce pays. L’affaire du cafetier de Saint-Nicolas et son dénouement illustrent à nouveau la fragilité des Juifs de Belgique face à des autorités ne prenant pas la mesure de ce qu’ils subissent."
Lire l'article complet @ Regards

Christophe Guilluy, géographe et essayiste qui a théorisé l'idée d'une France périphérique:
"La société multiculturelle est profondément paranoïaque et le séparatisme s'inscrit naturellement en mouvement de fond des sociétés inégalitaires multiculturelles. Tout le monde pense être victime de tout le monde, mais il n'y aura jamais de satisfaction générale. Dans un monde où l'autre ne devient pas soi, on a besoin de savoir combien va être «l'autre». La question du rapport entre majorité et minorités joue à plein. Pourquoi? L'histoire juive est éclairante: quand on est minoritaires, on dépend de la bienveillance de la majorité."
Lire l'interview complète @ Le Point

Jean-Claude Milner, linguiste, philosophe et essayiste:
"Tout ce qu'il y a à comprendre, c'est que les Juifs n'intéressent plus personne en Europe. Même pas ceux qui se livrent, chaque jour plus ouvertement, aux pratiques et déclarations anti-juives. L'antijudaïsme moderne est devenu la forme naturelle de l'indifférence; la persécution, la forme naturelle du désoeuvrement; le déni de l'antijudaïsme et de la persécution, la forme naturelle de l'opinion raisonnable.

Il est opportun que le contretemps cesse. Le premier devoir des Juifs, ce n'est pas, comme l'imaginait Herzl, de délivrer l'Europe des Juifs. Le premier devoir des Juifs, c'est de se délivrer de l'Europe."
Les penchants criminels de l'Europe démocratique, Verdier, 2003, p.p. 129-130

Pierre Manent, philosophe:
"Le peuple juif, en revenant en Israël, a accompli sa "sortie d'Europe". Je veux dire: grâce au rétablissement de son État, il a cessé d'être dépendant spirituellement des nations européennes dans lesquelles il vivait ou vit encore. C'est l'issue d'une très longue séquence historique. Ce n'est pas seulement la conséquence de la destruction des Juifs d'Europe; c'est aussi la suite de l'effacement de soi auquel les nations européennes travaillent depuis vingt ans avec un zèle qui étonne. Étant ainsi "sorti d'Europe", le peuple juif invite l'Europe à dire son nom. Il lui demande son nom."
La raison des Nations, Gallimard, 2006,  p. 96.


vendredi 5 juillet 2019

Le successeur de Federica Mogherini: une mauvaise nouvelle pour Israël


The Times of Israel:
Les responsables israéliens suivent avec méfiance la passation de fonctions à l’Union européenne, où quelqu’un qui a récemment lancé l’idée d’une reconnaissance unilatérale de l’État palestinien et qui a exprimé son ferme soutien à l’Iran a été désigné comme prochain responsable de sa politique étrangère.  
Le Conseil européen a désigné mardi le ministre espagnol des Affaires étrangères, Josep Borrell Fontelles, membre du Parti socialiste ouvrier espagnol [PSOE] au pouvoir dans le pays, comme premier diplomate de l’UE. […]

En revanche, Borrell, un homme d’État expérimenté qui fait de la politique depuis 1993, est considéré comme très critique envers Israël. 
«Des temps plus difficiles [sont] à venir entre l’UE et Israël, je le crains», a tweeté Bas Belder, un membre néerlandais du Parlement européen et grand défenseur pro-Israël.

«Ce ne sera pas du gâteau avec lui», a déclaré un diplomate israélien, s’exprimant sous couvert d’anonymat car il n’était pas autorisé à en discuter avec la presse.

Lorsque Borrell a été nommé ministre des Affaires étrangères de l’Espagne l’année dernière, il est rapidement devenu un ardent défenseur de la reconnaissance d’un État palestinien.

«Il est évident que la situation en Palestine ne doit pas continuer telle qu’elle est», a déclaré M. Borrell en septembre 2018. «Si l’UE n’est pas en mesure de parvenir à une décision unanime, alors chacun à sa façon», a-t-il déclaré, indiquant que Madrid envisagerait de reconnaître unilatéralement l’État palestinien. […]

Dans un éditorial cinglant du 18 mai 2018, le ministre des Affaires étrangères a condamné Israël pour sa réponse aux émeutes à la frontière de Gaza quatre jours auparavant, qui coïncidait avec le 70e anniversaire de la création de l’État d’Israël et l’ouverture de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem. 

Ces célébrations ont été «couvertes de sang car ce lundi noir reflète la déshumanisation des Palestiniens par une grande partie de la classe politique et de la société israéliennes», a-t-il écrit dans Republica. […] 
Dans l’article de Republica, Borrell dénonce les campagnes militaires israéliennes contre le Hamas à Gaza comme de «terribles bombardements» et dénonce «l’arrogance guerrière» de Netanyahu. 
Critique virulent du président américain Donald Trump, le nouveau chef de la politique étrangère de l’UE est également critiqué pour ses positions pro-iraniennes. En février, par exemple, il a envoyé sur Twitter un message de félicitations et sans aucune critique à l’occasion du 40e anniversaire de la Révolution islamique. […]

Mais, comme beaucoup de politiciens européens qui avaient autrefois de la sympathie pour Israël, «quelque part en cours de route, il est devenu très critique», a dit l’officiel israélien.

Lire l'article complet

Karim Sadjadpour:
The long-standing divide between the US and Europe on Iran is summarized in this sentence from the European Union’s new foreign policy chief, Josep Borrell: “Iran wants to wipe out Israel; nothing new about that. You have to live with it."

jeudi 4 juillet 2019

L'Holocauste et ce qui est arrivé aux valeurs européennes (Imre Kertész)

Imre Kertész (1929-2016), écrivain hongrois, survivant des camps de concentration et lauréat du prix Nobel de littérature en 2002:

Auschwitz: juifs prêts à être gazés
"L'originalité de l'Holocauste (au sens où il a été une culture) ne vient pas du fait que Mme Schwarcz a subi un préjudice ou que sa famille a été anéantie.  Tout cela est tragique, mais ceux qui relativisent l'Holocauste ont raison de dire que d'autres peuples ont aussi connu des génocides.  Je dirais même que le plus important n'est pas ce qui a frappé les juifs, mais ce qui est arrivé aux valeurs européennes.  En effet, la révélation de l'Holocauste, c'est que la crise des valeurs a abouti à la révocation définitive de celles-ci.  Le révélation du Sinaï a perdu sa validité avec l'accomplissement d'Auschwitz.  Tenter de voiler l'entrée en vigueur du chaos ou, si l'on préfère, de l'apocalypse, en partie par lâcheté, en partie par sentiment de culpabilité, n'a pas de sens."
Imre Kertész, Sauvegarde, Journal 2001-2003, traduit du hongrois par Natalia Zaremba-Huzsvai et Charles Zaremba, Actes Sud, 2012, p.63.

Lire également (Imre Kertész):
- L'Europe baisse le pouce en ce qui concerne les juifs
- "J'assiste pour la première fois dans toute sa splendeur à la désignation d'un bouc émissaire"
- Hitler divisa "le monde entre ceux qui tuent et ceux qui sont tués ou destinés à être tués"
Ghetto de Varsovie