vendredi 5 février 2016

Le Crif contre le FN?


Cyril Bennasar @Causeur:
Cette campagne pour les élections régionales au cours de laquelle, pour «faire barrage au Front national», des juifs et des francs-maçons ont dénoncé sans nuance ni ménagement la démocratique progression des candidats du Front national, aura eu pour effet de ridiculiser définitivement ceux qui nous annoncent sans rire que les années trente sont de retour.

N’étant pas franc-maçon et ne connaissant ce mouvement – qui ambitionne d’œuvrer au bonheur de l’humanité mais réussit surtout de nos jours à contribuer aux ventes de L’Express, jamais avare de marronniers – que par ce qu’en disait François Cavanna (des petits vieux qui se réunissent pour faire joujou loin de leur bonne femme) je ne m’étendrai pas sur ce sujet.

Je me pencherai plutôt sur les Juifs, enfin sur certains Juifs, communautaires et professionnels, qui vivent en France dans la chaleur rassurante de l’entre-soi, comme nostalgiques du ghetto, et dont les porte-parole prétendent me représenter quand ils collent des kippas sur la tête d’élus en quête de clientèle en leur arrachant des promesses de subventions.

Il y a six ans, lors des précédentes élections régionales, l’union des étudiants juifs de France (des couillons qui donnent des leçons à un âge où l’on est censé faire ses devoirs) lançait un appel au boycott dans une campagne intitulée : «Pas une voix juive pour le FN!» Ne demandant qu’à être convaincu, je réclamais alors des arguments en annonçant que l’injonction ne suffirait pas à me détourner de mon intention. J’attends encore et j’ai beau tendre l’oreille, alors que le parti populiste devient de plus en plus populaire, je n’entends toujours que des slogans vides et des discours creux.
Lire la suite.

jeudi 4 février 2016

Lorsque l'islamo-gauchisme est juif, ce qui est fréquent, il est plus redoutable dans sa perversité et ses effets (GWG)


Gilles William Goldnadel est sans aucun doute un des plus brillants commentateurs français.  Il s'exprime avec conviction et justesse, sans le pathos et la victimisation si courante chez de trop nombreux commentateurs juifs.  GWG observe très justement que "le juif antisioniste ne souffre pas d'une haine pathologique de lui-même" mais a plutôt "trop d'amour pour sa petite personne".

Repris du Blognadel:
L'islamo-gauchisme, je l'ai écrit à plusieurs reprises en ces temps malheureux, a été le terreau intellectuel et médiatique de l'antisémitisme criminel. Par sa complaisance envers l'islamisme, par sa compréhension de la violence terroriste, par sa détestation pathologique d'Israël. Cette névrosée cinquantenaire qui, comme je l'écrivais le 6 janvier dans ma chronique du Figaro a peu à voir avec l’islamisme et tout avec le gauchisme, a désormais l'âge de la ménopause.

Mais lorsque l'islamo-gauchisme est juif, ce qui est fréquent, il est encore plus redoutable dans sa perversité et ses effets. Perversité narcissique, car contrairement à ce que l'on soutient ordinairement, le juif antisioniste ne souffre pas d'une haine pathologique de lui-même, il s'est retranché depuis longtemps et bruyamment de sa communauté originelle, mais au rebours de trop d'amour pour sa petite personne. Car convenons-en, au moment où les médias d'extrême gauche sont encore en majesté, il est plus gratifiant socialement de cogner sur l'État juif honni que de le défendre dans une ingrate réprobation mondaine.

C'est dans ce cadre psychologique qu’interviennent les fantasques déclarations de Rony Brauman sur Europe 1 le 16 janvier, en pleine affaire dite de la kippa marseillaise : à l’entendre son port révélerait « une affiliation politique » et même « un signe d'allégeance à la politique raciste de l'État d'Israël ».
Lire la suite. 

Note: Rony Brauman était l'invité de David Abiker qui savait sans doute que les propos de Bruaman allaient "faire le buzz".   La grande grande classe de certains journalistes!


mercredi 3 février 2016

A propos de Tarik Ramadan et la déshumanisation des Juifs


Jews and France par Joel Braunold @ Harry's Place (extrait):
"For your average citizen, terrorism has sadly become like any other impersonal disaster. The victim of a mass terrorist incident is not targeted for anything other then the misfortune at the wrong place at the wrong time. Yet this obsession of attacking Jews, and there definitely is a trend, makes these incidents against the community far more personal.

I have criticized Tariq Ramadan and others for air-brushing anti-Semitism out of some of these attacks. Ramadan and others have claimed that Jews have just become the symbols of the state, and are not attacked because they are Jews, but a good target of a critic of the state and its policies.

The dehumanizing nature of this analysis shows a remarkable turn around in the genesis of anti-Semitism. Where as in the 20th century Jews were mainly victims of the State, now they are victims because of it. An expression of aggression towards liberal democracy is apparently the cause for running towards the nearest Jewish school or kippa wearing teacher to express a murderous rage against the West. The Jews have moved from being the outsiders in society to being the ultimate protected insider, thus a great target for attack."

mardi 2 février 2016

Nazisme: Albert Speer et les Juifs


Remarque d'Albert Speer, l'architecte d'Hitler, selon son frère Herman.
"Speer, méprisant ls souffrances des Juifs soumis au travail forcé dans des camps de concentration, fit même plus tard cette remarque: "Après tout, les Juifs faisaient déjà des briques sous le règne des pharaons."

Source: Laurence Rees, Adolf Hitler, La Séduction du Diable, Le Livre de Poche, 2012, p. 244.

mercredi 25 novembre 2015

Même au pire de la vague terroriste palestinienne de 2000 aucune ville israélienne n'a été déclarée en "alerte terroriste" et paralysée

Contrairement à Bruxelles, ni Tel Aviv ni aucune autre ville israélienne, n'a jamais - même au plus fort des la barbare vague d'attentats perpétrés par des terroristes palestiniens - été déclarée en état d""alerte terroriste maximale" de "niveau 4" et paralysée. Plutôt que de continuer systématiquement à critiquer Israël, les leaders européens seraient bien inspirés de suivre l'exemple israélien.  Et surtout les habitants d'Israël sont bien informés de la situation, souvent dangereuse, dans laquelle ils vivent.  Rappelons qu'environ 20% de la population israélienne est arabe et musulmane - un niveau bien plus élevé qu'en Europe.  

L'article de Daniel Schwammenthal, directeur de l'AJC Transatlantic Institute, @ Politico.eu mérite d'être lu en entier.  Voici quelques extraits: 
The now four-day long Brussels lockdown in response to fears of imminent, multiple terror attacks is both reassuring and disturbing. Reassuring because finally, after previous governments preferred denial, the authorities are taking the enemies of free society seriously.
Recent police raids must have yielded crucial intelligence, the argument goes, to lead to such extraordinary steps as sending military personnel to patrol the city’s streets and shutting down the subway, schools, and museums, and canceling all cultural events.
But these very steps are also disturbing and infuriating. How is it possible that the Islamist threat was allowed to fester and grow to such levels that we now see no option but to turn our cities into ghost towns?
The Economist wrote recently that the Paris terror attacks are “testing the capital’s reputation for joie de vivre — and its resolution not to become Tel Aviv-sur-Seine.” Paris, Brussels and the rest of Europe should be so lucky — and not just because of the great beaches, food and culture the Big Orange has to offer.

Not even when facing the most horrendous Palestinian terror wave in the early 2000s did Tel Aviv, or any other Israeli city for that matter, shut down public life or declare a state of emergency.

Europe’s leaders, often busy criticizing Israeli anti-terror techniques, would be well-advised to quickly call their colleagues in Jerusalem to learn about those very techniques. We must also learn from Israel about public resilience, which allows the Jewish state to fight terror without canceling football matches and closing shopping centers and discos — in short without giving up that “joie de vivre.”

Much has been said about the peculiar circumstances that have turned Brussels and its particularly troubled district of Molenbeek into safe havens for Jihadists. But let’s not kid ourselves. The same misguided political correctness that allowed the creation of parallel societies and the spread of radical Islam in Belgium can be found throughout Europe. [...]

In a BBC poll after the murders at Charlie Hebdo and the kosher supermarket in January, 27 percent of Muslims polled said they had “some sympathy for the motives behind the Paris attacks.” Most other EU countries prefer not to conduct such polls.

One of the few social scientists who tries to systematically quantify the problem is Professor Ruud Koopmans, director of the research unit for migration, integration, and transnationalization at the Berlin Social Science Center, and his research makes for grim reading. [...]

According to Koopmans, Muslims also show much higher levels of “out-group hostility,” as social scientists call it, and so 57 percent reject homosexual friends, 45 percent do not trust Jews and 54 percent see “the West as an enemy out to destroy Islam.” [...]

Be it the Palestinian Authority or Egypt, we need to demand and receive an immediate end to radical religious incitement in state-controlled media, schools and mosques. Let’s begin by cutting off the satellite signals of those Middle East TV stations — and there are plenty — that spread anti-Western conspiracy theories, anti-Semitism and radical Islam into our living rooms, just as we would never allow domestic TV broadcasts to run outright racist material. Foreign hate preachers need to be speedily expelled and those schools and mosques tolerating such preaching should be closed. Lire l'article en entier.

mardi 24 novembre 2015

"Il n'y a pas d'avenir pour les Juifs en Europe" (Grand Rabbin de Bruxelles Albert Guigui)



Horreur au Musée juif 
de Bruxelles
Il est intéressant de noter que le rabbin Guigui a fait cette déclaration à un média israélien et que s'il déclare qu'il n'y a pas d'avenir pour les Juifs en Europe, c'est bien de la Belgique qu'il parle.  On peut imaginer qu'il va subir de fortes pressions, en Belgique, pour se rétracter.  On se souvient de la gêne du rabbin Guigui, un homme discret qui ne courtise pas les médias, devant participant à des débats à la télévision belge francophone avec le prédicateur Yakob Mahi qui louait le négationniste Garaudy.  D'humiliation en humiliation, de violence en violence, de mascarade en mascarade, on finit par ne plus pouvoir se taire.

I24news:

Alors que le vie s'est arrêtée pour la troisième journée consécutive pour les habitants de Buxelles depuis que les autorités sont à la recherche de terroristes islamistes prêts à commettre des attentats et que la capitale de la Belgique vit au rythme des militaires, le grand rabbin de Bruxelles, Albert Avraham Guigui a accordé une interview à la radio israélienne 103FM dans laquelle il confie ses états d'âme alors que samedi dernier, pour la première fois depuis l'occupation nazie, les synagogues ont été fermées pour le Shabbat.

"Les fidèles prient seuls chez eux ou par petits groupes dans des appartements. Les écoles sont fermées, les cinémas sont fermés, les grands magasins sont fermés pour la plupart et il est interdit d'organiser des manifestations publiques. Nous vivons dans la crainte et attendons les instructions de la police et du gouvernement" a déclaré le Grand Rabbin Guigui.

"Le gouvernement affirme qu'il y a des terroristes qui veulent commettre des attentats et que tant qu'on ne les a pas arrêtés, il y a un grand danger pour la sécurité des gens. En tant que Juifs, nous connaissons cette situation et nous savons ce qu'est un terroriste. Il y a un an et demi, un terroriste a assassiné quatre Juifs au musée juif de Bruxelles et aujourd'hui les Belges, qui croyaient que le terrorisme ne menace que les Juifs ou les policiers, comprennent que chaque Belge peut être la cible du terrorisme, que chacun d'entre eux est une victime potentielle des djihadistes", a ajouté le Grand Rabbin.

"Il y a 50.000 Juifs en Belgique, 25.000 à Bruxelles, 18.000 à Anvers et le reste à Charleroi et ailleurs dans le pays. Il y a une émigration vers Israël et aussi vers le Canada et les Etats-Unis. Les gens comprennent qu'il n'y a pas d'avenir pour les Juifs en Europe. Il y a également la crise économique qui pousse les jeunes à quitter le Belgique, à faire leur alyah en Israël ou à aller ailleurs", explique Albert Guigui.  Lire la suite.

samedi 21 novembre 2015

Rony Brauman loue "l'excellence" des relations de la France avec l'Arabie Saoudite

Le Figaro a publié (18/11), dans la rubrique Débats, un texte du “Le Club des Vingt”.  Celui-ci regroupe trois anciens ministres des Affaires étrangères, Hervé de Charette, Roland Dumas, Hubert Védrine, ainsi que dix-sept "hautes personnalités", notamment Régis Debray et Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières et grande conscience d'une certaine gauche française - dont les noms figurent en bas du texte lequel  "reproduit l'essentiel de la lettre n° 10  du Club" et est intitulé Moyen-Orient: quelle politique pour la France?

Les auteurs déplorent que la politique française au Moyen-Orient "semble manquer à la fois d'objectifs, de visibilité et de résultats [...] Elle n'a plus de lisibilité et déroute la plupart de nos interlocuteurs arabes" - pas un mot sur des interlocuteurs israéliens. 

Cette phrase est révélatrice:

"Si la France a appuyé certaines initiatives en faveur de la Palestine, elle affiche de façon générale une certaine complaisance à l'égard d'Israël au contraire de la politique d'équilibre menée auparavant."

Les signataires saluent "L'excellence de ses relations avec l'Arabie saoudite [...]".


Ils déclarant également que "La France a une relation historique avec les pays arabes et le Moyen-Orient".  Ils laissent ainsi entendre que la France n'aurait pas une relation historique avec Israël.

Dans ce long texte, les minorités persécutées au Moyen-Orient font l'objet d'une simple mention "serait-ce pour traiter le problème des migrants ou pour la défense des chrétiens d'Orient" - sans expliquer la raison pour laquelle les chrétiens d'Orient ont besoin de défense.  Qui les persécutent et pour quelles raisons?

L'ex-juge d’instruction au pôle antiterroriste de Paris, Marc Trévidic, semble avoir une autre opinion que celle de Rony Brauman et ses amis du "Club des Vingt" sur les relations d'"excellence" que la France entretien avec l'Arabie Saoudite.  Voici ce qu'il confiait aux Echos:
"Plus largement, la France n’est pas crédible dans ses relations avec l’Arabie saoudite . Nous savons très bien que ce pays du Golfe a versé le poison dans le verre par la diffusion du wahhabisme. Les attentats de Paris en sont l’un des résultats. Proclamer qu’on lutte contre l’islam radical tout en serrant la main au roi d’Arabie saoudite revient à dire que nous luttons contre le nazisme tout en invitant Hitler à notre table."
Le juge Trévidic n'est pas le seul car de plus en plus de commentateurs partout en Europe mettent en cause les relations avec des pays comme l'Arabie saoudite et le Qatar.