samedi 20 octobre 2018

Il faut dénoncer les évêques allemands immoraux


Par Manfred Gerstenfeld qui a présidé pendant 12 ans le Conseil d’Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem (2000-2012). Il a publié plus de 20 ouvrages. Plusieurs d’entre eux traitent d’anti-israélisme et d’antisémitisme. Adaptation: Marc Brzustowski.
De nombreux moralistes, qui ont critiqué Israël, se révèlent plus tard pour avoir détourné les yeux devant l’immoralité majeure de leur propre entourage. Une récente étude, commanditée par la Conférence des Évêques allemands a découvert que 1670 prêtres ont été impliqués dans des affaires d’abus sexuel en Allemagne, entre 1948 et 2014. Leurs victimes étaient essentiellement de sexe masculin. Dans plus de la moitié des cas, ils étaient âgés de 13 ans ou moins. Un sixième des abus correspond à un viol et dans les trois-quarts des cas, les victimes et leurs agresseurs se connaissent par l’intermédiaire de l’église. [German bishops apologize for thousands of sex abuse cases]

Les chercheurs disent que les abus se poursuivaient en 2014, lors de la dernière année couverte par l’étude[1]. Une organisation représentant les victimes disent que le rapport ne va pas assez loin et que des dossiers ont été détruits. Par conséquent, le sujet requiert une nouvelle étude indépendante[2]. Une question ouverte consiste à savoir qi l’église traitera de façon appropriée les nombreuses victimes.

Quelle est la pertinence de ces faits horribles pour Israël? Pour y répondre, on doit revenir à plus de dix ans en arrière. En mars 2007, une délégation de 27 évêques catholiques romains venus d’Allemagne, ont fait un pèlerinage en Israël. Il était destiné à incarner une réconciliation entre Juifs et Catholiques. Cependant, certains participants l’ont transformé en matière à scandale.

Gregor Maria Hanke, Évêque d’Eichstätt a déclaré: “Ce matin, nous avons vu les photos inhumaines du ghetto de Varsovie et, le soir, nous avons voyagé pour nous rendre au ghetto de Ramallah”. Cet inverseur de la Shoah, qui suggérait que les Israéliens agissent comme les Nazis maintient ses positions au sein de l’église jusqu’à ce jour. Après avoir fait cette comparaison, Hante a dit plus tard qu’il n’avait pas l’intention d’y procéder.  
L’évêque Walter Mixa, d’Augsbourg, a décrit la situation à Ramallah comme s’agissant d’un “ghetto” et dit que c’était “presque du racisme”. Mixa a démissionné de sa charge au sein de l’église, en 2010, au beau milieu d’accusations d’abus divers. Il a, plus tard, été innocenté de certaines de ces accusations[3].
Lire l'article complet @ J Forum

Lire également:
L’ambassadeur israélien critique les amalgames des évêques catholiques (2007)

vendredi 19 octobre 2018

"Israël tue des enfants palestiniens pour voler leurs organes" selon un philosophe belge



Le magazine en ligne anversois Joods Actueel rapporte que M. Wilfried Van Hoof, un habitant de Belsele (Flandre-Orientale), a déposé plainte pour antisémitisme auprès d'UNIA à l'encontre du professeur Robrecht Vanderbeeken, délégué national à la Culture du syndicat socialiste flamand ACOD.

C'est un message posté sur le net par Vanderbeeken dans lequel il "accuse les Juifs d'avoir empoisonné des personnes et d'avoir tué des enfants pour prélever leurs organes", qui a amené Wilfried Van Hoof, à réagir.

Le professeur Robrecht Vanderbeeken est docteur en philosophie, affilié à l'université VUB et chercheur auprès de  l'université de Gand. Il est un grand avocat de la cause palestinienne.

Le philosophe flamand avait écrit (courageusement modifié depuis…):
"Gaza est affamée et empoisonnée par le blocus terrestre, maritime et aérien depuis plus de 10 ans, des enfants ont été kidnappés et assassinés pour leurs organes …"
Interrogé, le professeur Klaas Smelik, autorité en matière d'antisémitisme, a déclaré:
"La vieille propagande antisémite selon laquelle les Juifs empoisonneraient des puits et qu'ils enlèvent des enfants chrétiens pour utiliser leur sang dans de sinistres rituels, revient dans les affirmations non avérées sur l'empoisonnement de la population de la bande de Gaza et l'enlèvement d'enfants afin de voler leurs organes dans le but d'effectuer des transplantations ".

À suivre…

“Gaza wordt door de land-, zee- en luchtblokkade al meer dan 10 jaar uitgehongerd en vergiftigd, kinderen gekidnapt en vermoord voor hun organen…”

mercredi 17 octobre 2018

Reportage de France 2 sur Gaza: il était une fois la légende du Hamas


Lire également:
Le sénateur belge Alain Destexhe traité de "sale juif" à Bruxelles (2012)
Alain Destexhe: À Molenbeek "la Shoah n'est d'ailleurs plus toujours enseignée à l'école"
Israël-bashing: le sénateur Alain Destexhe dénonce la politisation des 20km de Bruxelles par les Socialistes belges (2014)

Alain Destexhe, sénateur belge (Mouvement Réformateur), @ Causeur:
Le reportage de France 2, «Gaza, une jeunesse estropiée», diffusé le 11 octobre dernier, fait preuve d’un parti pris insupportable émanant d’une chaîne publique. Le Hamas pourrait presque l’utiliser comme film publicitaire.

Le rôle du Hamas dans le contrôle social de Gaza y est occulté ou minimisé. Une seule fois, la mention est faite que le Mouvement de résistance islamique est «considéré comme organisation terroriste». Le terme «considéré» laisse cependant planer un doute. (…)

Certes, d’un point de vue journalistique, la réalité doit être montrée sans tenir compte des conséquences sur la société française. Il n’empêche, ce reportage dans le contexte d’islamisation de dizaines de quartiers, risque bien d’alimenter l’antisémitisme. Pas tellement par ce qu’il montre, mais par ce qu’il ne montre, ne dit et n’analyse pas. Par son grossier parti pris sans nuance dans un conflit complexe. Cette grotesque «marche du retour» vers nulle part n’est qu’une opération médiatique du Hamas (que l’OLP n’a d’autre choix que de soutenir) pour entretenir la flamme palestinienne et sa martyrologie sans déboucher sur la moindre avancée politique. 
Dans son dernier livre, Destin français, Éric Zemmour dénonce la politique du sentiment qui s’est, selon lui, depuis longtemps substituée à une politique de la raison. Qui serait insensible à la cause de ces malheureux jeunes estropiés? Qui leur dira que leur sacrifice est vain, manipulé par des gens qui ont leurs deux jambes et des cerveaux assez tordus pour envoyer ainsi leur jeunesse au sacrifice?
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mardi 16 octobre 2018

Berlin: une manifestation antiraciste appelle à détruire Israël


Benjamin Weinthal @ Jerusalem Post & Dreuz:

L’information a été publiée par notre ami Benjamin Weinthal dans le Jerusalem Post (1), et les médias européens sont restés d’une discrétion coupable : pendant la guerre aussi, les gens regardaient ailleurs pour ne pas voir les camps de concentration.

Une manifestation massive, avec une participation estimée à plus de 200 000 personnes, s’est tenue samedi dernier à Berlin pour protester contre «l’extrémisme de droite».

L’un des objectifs était de contrer la montée de ce que les médias appellent «l’extrémisme de droite», la xénophobie et le néonazisme.

Et là, des orateurs ont appelé à l’effacement de l’Etat juif des cartes, et au soutien de la campagne antisémite Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) contre Israël.

Le Jerusalem Post a passé en revue une vidéo montrant deux orateurs qui ont appelé à la «libération de toute la Palestine 48» et ont dit « nous devons prendre position et boycotter Israël ». Le slogan «libérer toute la Palestine» est bien entendu un euphémisme pour purifier Israël des Juifs. 
L’expert allemand du Moyen-Orient Thomas von der Osten-Sacken a écrit un article sur le site web du groupe de réflexion autrichien Mena-Watch, avec le titre «Le Président de la manifestation indivisible appelle à la destruction d’Israël» (la manifestation a été baptisée #unteilbar (indivisible) par ses organisateurs).
- Selon des observateurs et des médias allemands, les manifestants ont hissé des symboles de l’organisation désignée terroriste par l’Union européenne et les États-Unis Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) lors de la marche. En 2014, des terroristes du FPLP ont assassiné quatre rabbins dans une synagogue de Jérusalem.

- Les orateurs qui appelaient à un antisémitisme génocidaire contre Israël présentaient leurs propagande sous la bannière de l’organisation pro-BDS et pro-PFLP International Alliance. 
- Le Centre islamique de Hambourg, contrôlé par le régime iranien, était présent à la marche. Il joue un rôle clé dans le rassemblement annuel de la Journée al-Qods à Berlin, où est demandé l’élimination d’Israël.
 Le Conseil central des musulmans, qui est regroupe des associations ayant des liens avec les fascistes turcs et des entités islamiques anti-occidentales, participait aussi à la marche. L’éminent avocat germano-turc et musulman libéral Seyran Ates a déclaré à BILD: «C’est une idée très naïve des gens tolérants que de manifester dans la rue avec des gens qui ne veulent pas de tolérance.» 
- Le Jerusalem Post a également remarqué des photographies de partisans et de drapeaux du Parti marxiste-léniniste d’Allemagne. 
- BILD a rapporté qu’un manifestant tenait une pancarte indiquant que «les sionistes se cachent dans les services de renseignements et mènent la terreur dans le monde». 
- BILD a également écrit avoir vu des pancartes avec « des slogans antisémites classiques qui n’ont rien à voir avec la réalité ».
- Le réseau pro-BDS Samidoun Palestinian Prisoner Solidarity Network était également présent à la marche.
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lundi 15 octobre 2018

Conférence à Bruxelles sur "l'apartheid israélien" dans le prestigieux Press Club Brussels Europe

Katharina von Schnurbein, coordinatrice de l'UE chargée de la lutte contre l'antisémitisme, a défini que l'accusation d'apartheid dirigée contre Israël comme relevant de l'antisémitisme ("What is criminal is regulated by law. This non-legally binding definition clarifies what is Antisemitic. Such as calling Zionism racist and Israel an Apartheid state, for example").  Mais visiblement en Belgique on ne tient absolument pas compte de l'avis de l'UE.


Le 5 septembre a eu lieu dans le prestigieux Press Club Brussels Europe une conférence intitulée "Creeping Apartheid: Israel’s Nation-State Basic Law. What Should Europe Do?" (Apartheid rampant: Loi fondamentale d’Israël sur la nation. Que doit faire l'Europe?).

Le Press Club Brussels Europe est présidé par le journaliste belge francophone Marouan Labaki. Il déclare que les priorités actuelles du Press Club "sont la Syrie, la Palestine et les Balkans".

En 2010, le Commissaire européen au Commerce, M. Karel De Gucht (libéral flamand et ancien ministre belge des Affaires étrangères), déclarait à la radio flamande:
"Il ne faut pas sous-estimer, par exemple, le [pouvoir du] lobby juif à Capitol Hill, le parlement américain. C'est groupe le mieux organisé de pression qui y existe. En d'autres termes, il ne faut pas sous-estimer l'emprise du lobby juif sur la politique américaine. Que ce soit dans le camp démocrate ou républicain, ça revient à peu près au même.

Il ne faut pas non plus sous-estimer l'opinion - en dehors du lobby - du Juif moyen qui ne vit pas en Israël. Il y a en effet chez la plupart des Juifs une foi [geloof]- je pourrais difficilement décrire ceci autrement - qu'ils ont raison. Et la foi est quelque chose qu'on peut difficilement combattre avec des arguments rationnels. Ca ne dépend du fait si ces Juifs sont croyants ou pas. Même les Juifs laïques [vrijzinnige] partagent la même croyance d'avoir effectivement raison. Il n'est donc pas facile, même avec un Juif modéré, d'avoir une discussion sur ce qui se passe au Moyen-Orient. C'est une question très émotionnelle."
Marouan Labaki, ravi, s'était empressé d'écrire dans Le Soir (04/09/2010):
"Karel De Gucht brave les tabous." "Faut-il dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas ?"

"Ce ne sont évidemment pas des propos habituels dans la bouche d'un responsable politique européen. Le "politiquement correct", et la crainte d'être taxé d'antisémitisme, poussent généralement à l'usage de formulations moins explicites ...".

"Faut-il dire tout haut ce que "tout le monde" pense tout bas? Quand on est ministre des Affaires étrangères, peut-être pas, ou alors après avoir été dûment mandaté par son gouvernement."
Bret Stephens, journaliste au New York Times, qui était à l'époque au Wall Street Journal, aux antipodes du journalisme du Soir, avait commenté cette affaire: "Europe Reverts to Type - The EU's response to anti-Semitism? "No comment."

A propos de Labaki et du Soir lire également: 'Le Soir' accusé de 'délégitimer l'Etat d'Israël' s'excuse.

Voici le descriptif de la conférence:
Apartheid-like policies vis-à-vis the Palestinian Arabs living within the remit of its sovereignty are not a novelty. However, they were never made “constitutional” and organizing de jure until the recent legislation of the Nation-State Basic Law. This constitutional law leaps toward the institutionalization of apartheid in Israel/ Palestine and delivers a fatal blow to the two-state solution as well as any attempt at genuine peaceful solution to the Israeli-Palestinian conflict.
The guiding principle of the Nation-State Basic Law is similar to that which prevailed in Apartheid South Africa: it legally anchors ethno-national separation and supremacy in both the state’s basic legal frameworks well as in its dominant value system. For instance, its first article stipulates that the State of Israel (whose borders were never defined) “is the national home of the Jewish people, in which it fulfills its natural, cultural, religious and historical right to self-determination” and deems “[t]he right to exercise national self-determination in the State of Israel is unique to the Jewish people” (regardless of their nationality or place of residence).
Provided this background, the Joint List invites European and international media to a unique press conference to explicate the devastating implications of the Nation-State Basic Law on cohabitation of the Palestinians and Israeli Jews in Israel/ Palestine and to explore the avenues of political struggle in Europe against it.
To further elaborate on this issue, we have the pleasure to invite you to a press conference with members of the Knesset from the Joint List.

Ms. Aida Touma-Suleiman, Joint List, Member of Knesset
Mr. Jafar Farah, Director of Mossawa Center

jeudi 11 octobre 2018

Le BDS (boycott) a un impact nul sur l'économie israélienne


Les célèbres frites belges "au service" du BDS.  Campagne anti-israélienne organisée par Pierre Galand
(Association Belgo-Palestinienne Wallonie-Bruxelles)
Le journal financier israélien Globes rapporte qu'une étude menée sur l'impact du mouvement BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) sur l'économie israélienne est négligeable - les effets négatifs sont évalués à 0,004%. Et le plus surprenant c'est que pour certaines entreprises israéliennes il a même des effets bénéfique.
BDS has zero impact on Israeli businesses (Adam Reuter, co-auteur du livre "Israel - Island of Success")

A study of the impact of BDS on the Israeli economy estimates the damage at 0.004%, while some companies benefit from the boycott.

Several years ago, I was invited to meet with executives from the Ministry of Strategic Affairs. One of the ministry's main goals included "combating the delegitimization of Israel." The purpose of the meeting was a study we conducted at the Financial Immunities company of the effect of BDS on the Israeli economy. To the best of my knowledge, the study we conducted, which began in 2010, was the only one of its kind.  
It was meant to determine to what extent the Israeli economy was being affected by the BDS organization. The study included queries to hundreds of senior executives of large companies from every economic sector. It was important to Financial Immunities as a company focusing on helping its clients in risk management at both the macro and micro levels, including an individual company. 
The results of the study surprised me. I did not expect such a wide gap between the journalists' reports over the years about the effect of the BDS monster and its actual effects, which were negligible at the most. The study's figures are correct as of late 2017.
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mercredi 10 octobre 2018

Université Libre de Bruxelles: campagne pour "dénormaliser et délégitimer" Israël

Campagne d'affichage à l'ULB (Université Libre de Bruxelles):
"La campagne BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanction) est un réseau international d’action politique non-violente qui vise à mettre en évidence la complicité des États, des institutions publiques et des entreprises vis-à-vis de crimes perpétués [!] en Palestine par l'Etat israélien. 
Le boycott est une force de frappe d’action collective qui a pour but de dénormaliser et délégitimer l’Etat d’Israël comme étant soi-disant la "seule démocratie au Proche-Orient", par la démonstration de son caractère raciste et d'apartheid.

Notre objectif en tant que comité BDS à l'ULB est de mettre en lumière ce qui se passe en Palestine et pousser à la rupture de tous les liens et contrats entre notre université et les institutions israéliennes."
Ces thèmes qui véhiculent la détestation absolue d'Israël sont développés depuis 42 ans (oui, vous avez bien lu, depuis 42 ans) par l'Association Belgo-Palestinienne Wallonie-Bruxelles, présidée par Pierre Galand, sénateur du Parti Socialiste et ancien professeur à l'ULB.

Joël Kotek, historien:



"Pourquoi revenir sur BDS? Parce que cette question court toujours et de plus en plus belle. A l’occasion de la rentrée universitaire, j’ai été quelque peu interloqué à la vue de ces centaines d’affiches collées sur les murs et couloirs de l’ULB  appelant au boycott de l’Etat d’Israël et de ses universitaires. […]

Si BDS n’appelle effectivement pas au meurtre des Juifs (génocide), il n’en invite pas moins à la disparition des Israéliens en tant que nation («politicide») et peuple («ethnocide»). C’est le sens même du texte qui figure sur les affiches du Comité BDS de l’ULB. Tout en se posant comme «un réseau international d’action politique non violente», la présentation de ses objectifs est des plus claires: «Le boycott est une force de frappe d’action collective qui a pour but de dénormaliser et délégitimer l’Etat d’Israël (…) de pousser à la rupture de tous les liens et contrats entre notre université et les institutions israéliennes». Que penser d’un mouvement qui se présente comme pacifiste, mais diabolise le seul Etat des Juifs (et jamais le Qatar, la Russie, la Turquie, etc.) pour mieux faire accepter sa nécessaire et inéluctable destruction?" 
Lire l'article complet @ Regards