jeudi 30 octobre 2014

Un élève allemand juif insulté et menacé de mort par des condisciples musulmans

Max Moses Bonifer, 18 ans, est le porte-parole des élèves d'une école publique de la ville d'Offenbach. Max est juif et a l'habitude des insultes antisémites qui lui sont lancées quotidiennement.  Effectivement on le traite de "Juif" et on lui fit savoir également qu'on préparait une "action juive" à son encontre.

La situation s'est empirée depuis les événements à Gaza. Des condisciples musulmans lui ont adressé des menaces de mort.

Il a révélé qu'à l'école on assiste à une montée du radicalisme des jeunes musulmans, de l'activisme salafiste et que les politiques d'intégration mises en place ne marchent pas.

En tant que porte-paroles des élèves Max Bonifer doit également représenter ceux qui l'ont menacé de mort.  C'est évidemment impensable et il a présenté sa démission.  Il abandonnera ses fonctions le 1er décembre.

Max Bonifer est un jeune homme courageux qui ose parler.

Source: Frankfurter Rundschau (article en allemand)

mercredi 29 octobre 2014

Insulte antisémite tolérée par le magazine flamand Knack

A la suite d'un article (voir image ci-dessous) publié sur la page Facebook du magazine flamand de référence Knack (inutile de préciser à nos lecteurs et lectrices que Knack, comme tous les grands médias belges, a une ligne très "anti-Israël"), un internaute Johan Vercarre postait le 23 septembre une insulte antisémite: "Vuule joden!", c'est-à-dire "Sales juifs". Ce genre d'insulte antisémite n'a pas du tout gêné Knack, bien qu'on soit en droit de se demander ce qu'elle contribue au débat. Elle a néanmoins une signification importante: l'antisémitisme s'est banalisé en Belgique au point d'être considéré comme une expression valable et justifiée.

Or toujours sur Facebook M. Vercarre indiquait que son employeur est Belgocontrol, un organisme semi-public, "dont la mission est d'assurer la sécurité du trafic aérien dans l'espace aérien dont la Belgique est responsable".  Belgocontrol fut averti par Joods Actueel, mais ne prit aucune mesure - le commentaire s'y trouvait encore hier.  Recontacté par Joods Actueel, le magazine fut accusé de dénigrer Belgocontrol...  Il a fallu qu'un courrier soit adressé à son président, avec copie à la Ligue Belge contre l'Antisémitisme, pour que "Sale juif!" enfin disparaisse.  En effet M. Renaud Lorand a fait savoir que les faits "méritent une condamnation sans ambigüité et [qu']il est évident qu'en aucun cas Belgocontrol ne s'associe à de tels propos". Par contre, Knack n'a pas réagi...

L'affaire devenait d'autant plus surréaliste que M. Paul Magnette, ministre-président PS de la région wallonne et dont M. Lorand est le chef de cabinet, assistera aujourd'hui à une cérémonie à la pose de de Pavés de mémoire (Stolpersteine en allemand) organisée par l’Association pour la Mémoire de la Shoah.  De sales juifs pour M. Vercarre!

Une Belgique "judenrein" dans 20 ans?

Extrait d'un article paru dans Paris Match Belgique (23/10/2014):

"Une autre question dérange depuis quelques années et se précise: l'exode, motivé par un sentiment croissant de défiance et d'insécurité.  Des juifs commencent à quitter la Belgique, un exode silencieux qui vaut pour la France aussi, entre autres.

"Ils partent pour la plupart en Israël, aux Etats-Unis ou au Canada", dit encore Joël Rubinfeld [président de la Ligue Belge Contre l'Antisémitisme].

"L'an dernier, 273 Belges juifs sont partis vivre en Israël.  Cela représente une nette évolution par rapport aux années 2000.  Si cette courbe exponentielle se poursuit, on risque bien, dans une vingtaine d'années, de se retrouver avec une Belgique "judenrein".  Rares sont les familles juives qui ne se posent pas cette question aujourd'hui: l'avenir de nos enfants est-il encore ici, en Belgique ou en Europe?  J'ai personnellement une tradition familiale de la valise.  Mon père a quitté clandestinement l'Autriche en 1939 et a trouvé refuge en Belgique.  Son propre père a dû fuir les persécutions antisémites en Pologne.  Quand à son grand-père, il a fui la Russie suite à un pogrom.  Aujourd'hui, je me des questions...""

Il est intéressant de noter qu'alors que la petite communauté juive européenne part ou envisage de partir, le célèbre chroniqueur britannique Peter Hitchens prédit que dans un siècle environ l'Europe sera musulmane: "My guess is Britain – and Europe – will become Muslim in a century or so, without anyone needing to fire a shot or explode a single bomb. We’ve given up our own faith, and left the door wide open. Why be surprised by such a change?"  Et que Dov Maïmon, comme bien d'autres, déclare: "Nous nous approchons doucement de la fin du judaïsme européen." 

mardi 28 octobre 2014

Dov Maïmon, le stratège de l’alyah française

"Nous nous approchons doucement de la fin du judaïsme européen." (Dov Maïmon)

"My guess is Britain – and Europe – will become Muslim in a century or so, without anyone needing to fire a shot or explode a single bomb. We’ve given up our own faith, and left the door wide open. Why be surprised by such a change?" (Peter Hitchens)

Ce chercheur en prospective est à l’origine d’une étude sur le déclin du judaïsme européen et d’un «plan massif» pour les Juifs de France

«Qu’a fait Joseph quand Pharaon l’a nommé Premier ministre? Il lui a donné un business plan!».  Cette phrase résume bien Dov Maïmon, l’un des chercheurs en chef du JPPI.

«Ici on travaille sur l’avenir du peuple juif» lance-t-il : le décor est planté… Nous sommes au Jewish People Policy Institute, un think-tank [groupe d'experts] de chercheurs en prospective sur le monde juif, au milieu des divers bâtiments qui composent l’Université hébraïque de Jérusalem à Givat Ram.

«J’ai tout fait pour ne pas être médiatisé», avoue-t-il. Mais par la force des choses, Dov Maïmon l’est un peu devenu. En particulier après son passage à «Complément d’enquête», l’émission de France 2. On a pu y voir le chercheur (mais est-ce bien le mot adéquat ?) présenter ses recherches de prospective sur l’avenir des Juifs en Europe devant un public parisien conquis, mais sans doute aussi très inquiet.  Il en est désormais parfaitement convaincu: «Nous nous approchons doucement de la fin du judaïsme européen». 

[...]  Maïmon se dit convaincu qu’en se battant dans toutes les directions, l’Etat d’Israël pourra faire venir des dizaines de milliers de Juifs de France « avec leur capacité et leur dignité » – il le martèle – à la différence de ceux qui ont quitté et bien souvent fui l’Afrique du Nord il y a cinquante ans.  L'article complet@ Times of Israel.

Il est intéressant de noter qu'alors que l'Europe perd ses dernier juifs,  le célèbre chroniqueur britannique Peter Hitchens prédit que dans un siècle environ l'Europe sera musulmane: "My guess is Britain – and Europe – will become Muslim in a century or so, without anyone needing to fire a shot or explode a single bomb. We’ve given up our own faith, and left the door wide open. Why be surprised by such a change?"

lundi 27 octobre 2014

Il y a 18 millions de réfugiés et déplacés musulmans... Blame the Jews...

David P. Goldman alias Spengler @ Pajamas Media

There are now nearly 18 million refugees and internally displaced persons in seven Muslim countries (Afghanistan, Iraq, Libya, Pakistan, Somalia, Syria, and Yemen), up from slightly over 7 million in 2011, according to the UN. That doesn’t count more than 2.5 million Afghani refugees from the continuing war in their country. Much of the population of Syria has left their homes, including 3 million who have left the country due to the civil war and an additional 8 million internally displaced.

That is cause for desperation: unprecedented numbers of people have been torn from traditional society and driven from their homes, many with little but the clothes on their backs. There are millions of young men in the Muslim world sitting in refugee camps with nothing to do, nowhere to go back to, and nothing to look forward to. And there are tens of millions more watching their misery with outrage. Never has an extremist movement had so many frustrated and footloose young men in its prospective recruitment pool.

Israel has nothing whatever to do with any of this suffering. It is all the result of social and political disintegration in the Muslim world itself. To blame ISIS’ recruitment of young Muslims on the refugee problem of 1948, as Secretary of State John Kerry did last week, boggles the imagination. It is one thing to ignore the elephant in the parlor, and another to pretend it is not there when it is standing on one’s toe.

To be fair, the secretary of State did not assert as a matter of fact or analysis that the Israeli-Palestinian issue was the cause of rising extremism. What he said was this: ”As I went around and met with people in the course of our discussions about the [anti-Islamic State] coalition … there wasn’t a leader I met with in the region who didn’t raise with me spontaneously the need to try to get peace between Israel and the Palestinians, because it was a cause of recruitment and of street anger and agitation that they felt they had to respond to.”

It is quite possible to imagine that some leaders in the region cited the Israel-Palestine issue. They face social unraveling on a scale not seen in the region since the Mongol invasion. They are submerged by a human tsunami, and might as well blame the Jews. Or the bicycle riders.

samedi 25 octobre 2014

A Genève, sur les traces du premier ghetto juif d’Europe

Ce n’est pas Venise qui a créé le premier ghetto juif comme le veut l’historiographie classique, mais Genève, près d’un siècle avant la Sérénissime. Ce n’est pas pour se vanter…

Les Observateurs.ch via Un Swissroll

Les lecteurs de Jean Plançon, historien autodidacte qui autopsie l’histoire des juifs de Genève depuis de longues années, le savent. Pour les autres, approcher ce thème au cours d’une visite guidée dans la Vieille Ville avec ce passionné a un charme particulier. Ce dimanche 18 mai [2014], c’est à l’initiative du GIL, communauté israélite libérale de Genève, qu’une quarantaine de curieux ont parcouru deux facettes de l’histoire genevoise, celle du ghetto et celle de l’université.

Au cours du 13e siècle, des juifs arrivent à Genève, petite ville concentrée sur sa colline. Ils sont de passage et paient un droit d’entrée plus lourd que les autres voyageurs: pour les hommes quatre deniers, pour les femmes enceintes, huit.

Le concile du Latran de 1215 a étendu les restrictions imposées aux juifs, dont l’obligation de porter une marque distinctive: chapeau à bout pointu en Allemagne, rouelle en France, un signe destiné en particulier à éviter que des chrétiens puissent sans le savoir avoir des relations charnelles avec des juifs.

Un début prometteur

C’est en 1396 qu’une présence juive est relevée à Genève. Les arrivants s’installent librement sur la colline. La communauté compte d’abord une quinzaine de familles qui se regroupent entre la place du Grand Mézel et la rue de l’Ecorcherie (les abattoirs). Parmi les hommes, des médecins, des maîtres d’enseignement, des banquiers, «des familles opulentes qui vont acheter des maisons, reconstruire des granges et financer le réaménagement des rues», raconte Plançon.

Cette réussite suscite bien sûr une certaine jalousie. Pierre de Magnier, responsable de la paroisse de Saint-Germain sise dans le quartier de «la juiverie», adresse une supplique au Comte de Savoie afin qu’il oblige les juifs à porter un signe distinctif … sous prétexte toujours d’éviter l’épouvantable perspective de relations sexuelles avec des chrétiens. Le Comte n’obtempère pas. En 1406, on compte une trentaine de familles, entre 100 et 200 personnes.

C’est en 1428, sous la pression des commerçants, que le Conseil de Genève décide par décret d’assigner à résidence les juifs durant la nuit. Deux nouvelles portes sont construites afin de fermer le quartier.

L’ancêtre de tant d’autres

C’est le premier ghetto d’Europe, ancêtre de ceux qui se multiplieront au XVIe siècle. Il ne s’appelle pas ainsi, le mot n’apparaîtra qu’en 1516 avec le ghetto de Venise. On l’appelle le «Cancel», qui signifie bornes, limites, barrières.

Les familles juives sont expropriées et doivent payer un loyer à leurs nouveaux propriétaires.

Pétain et les églises face au "problème juif", témoignage lucide de Louis Noguères (1955)

Source: Louis Noguères, Le Véritable Procès du Maréchal Pétain, Ed. Fayard, 1955, p.p. 292-292.  On constatera l'attitude cynique des représentants des églises qui se plaignaient toutes du "problème juif" dont la "solution" devait être trouvée "dans un esprit de justice et de compréhension".  On connaît la solution du "problème juif" voulue par les nazis, finale.  Louis Noguères était le père d'Henri Noguères.

"C'est, dans la lettre du Conseil de la Fédération protestante de France, 27 juin 1942, la phrase qui affirme:
"l'unanime désir des protestants de France de voir rechercher, dans un esprit de justice et de compréhension, la solution du problème juif, dont aucun de nous ne méconnaît l'importance".
C'est dans la lettre de Mgr Deloy, évêque de Marseille, 6 septembre 1942, cette observation:
"Nous n'ignorons pas que la question juive pose des difficiles problèmes nationaux et internationaux.  Nous reconnaissons bien que notre pays a le droit de prendre toutes mesures utiles pour se défendre contre ceux qui, en ces dernières années surtout, lui ont fait tant de mal, et qu'il a le droit et le devoir de punir sévèrement tous ceux qui abusent de l'hospitalité qui leur fut si libéralement accordée."
C'est dans le communiqué du cardinal Gerlier, le 6 septembre 1942, ce paragraphe:
"Nous n'oublions pas qu'il y a pour l'autorité française un problème à résoudre, et nous mesurons les difficultés auxquelles doit faire face le gouvernement."
Ne peut-on souligner avec surprise que ce soit en 1942, alors que les lois raciales essentielles avaient été promulguées, par le gouvernement de Vichy, que l'on trouve, dans des déclarations à la générosité certaine, des restrictions que le dossier m'obligeait à souligner.

La raison n'en saurait être cherchée ailleurs que dans le désir, sans cesse exprimé par les personnalités religieuses, - de toutes confessions - de ne pas porter atteinte à l'autorité du maréchal Pétain.  Mais n'est-ce pas précisément cette autorité qu'il a voulue, et qu'il a obtenue, totale, qui entraînera, au regard de l'Histoire, la responsabilité du maréchal Pétain?

Que l'on ne s'y trompe pas: sur la noblesse exaltante, mais vaine, des adjurations épiscopales, l'emportera le mot ce ce préfet rapporté par un simple prêtre:
"Il faut obéir au Maréchal.""