vendredi 17 août 2018

Un Belge membre du FPLP a été arrêté alors qu'il voulait entrer en Israël


Koi de 9 en Israël:
Le bureau du procureur de la région centre a déposé devant le tribunal un acte d’accusation contre Mustafa Awwad, 36 ans, résident belge d'origine libanaise, membre d'une organisation terroriste, le FPLP.

Selon l'acte d'accusation déposé par le procureur Adi Segev, l'accusé, citoyen libanais qui a immigré en Belgique en 2003, appartient au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) depuis 2003.  
Il est accusé d'avoir participé aux réunions des militants de l'organisation terroriste en Belgique.

Au cours de l'année 2015, l'accusé a contacté un activiste clé de l'organisation du Front populaire en Belgique et lui a suggéré de prendre part aux activités de l'organisation.

L’accusé a par la suite pris part à une réunion avec les principaux militants de l'organisation terroriste à Berlin, au cours de laquelle les militants ont discuté des activités de l’organisation.

Lors de cette réunion, un militant (en lien avec des dirigeants de la branche armée du FPLP au Liban) a suggéré que l'accusé participe à une formation à la "sécurité", qui se déroulait au Liban.  
Pendant la formation, qui a duré trois jours, l’accusé a suivi des cours donnés par des membres du Hezbollah.

Dans les années qui ont suivi, l'accusé a participé aux activités de l'organisation dans le monde entier et a notamment accompagné Leila Khaled, une activiste clé de l'organisation, dans des conférences qu'elle a données dans le monde entier.

L'accusé a également aidé à transférer de l'argent de l'organisation du Liban et de Syrie à un membre supérieur de l'organisation basé en Belgique.

En juillet 2018, l'accusé est arrivé en Jordanie où il a laissé son ordinateur personnel et son téléphone portable avec Leila Khaled et a supprimé son compte Facebook.

Il a ensuite tenté d'entrer en Israël par le passage frontalier du pont Allenby et, à son entrée en Israël, a été arrêté par les forces de sécurité. 
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Plus de détails en anglais: Israel arrests Belgian national on suspicion of PFLP terror activity 

Note: Leila Khaled est invitée régulièrement à s'exprimer au Parlement Européen à Bruxelles:

- Huge success for terrorist Leila Khaled at European Parliament 
- Why did the European Parliament embrace a Palestinian terrorist who trivializes the Holocaust? 
- Vice-President of the EU Parliament meets with Palestinian terrorist Leila Khaled, praises her "historical role in the Palestinian Resistance" 

mercredi 15 août 2018

Alexandre Kerenski, celui qui a aboli la Zone de Résidence en Russie en 1917


«Kerensky luttait contre l’antisémitisme, et pour certaines personnes, c’était suffisant pour penser qu’il était juif» (Boris Kolonitsky, professeur d’histoire de l’Université Européenne de Saint-Pétersbourg et auteur de Camarade Kerensky: la Révolution anti-monarchique)

Julie Masis @ The Times of Israel:
Alexandre Kerenski
A l’automne dernier, la communauté juive en Russie a célébré une conséquence souvent négligée de la Révolution russe: l’obtention des droits égaux pour les Juifs du pays.
Il y a un peu plus d’un siècle, en 1917, le gouvernement russe a signé un décret établissant l’égalité entre toutes les religions et les ethnies. Ce décret a officiellement aboli la Zone de Résidence – le territoire limité sur lequel il était légal de résider pour les Juifs.

Mais ni Vladimir Lénine ni Léon Trotsky n’étaient derrière ces changements positifs que les Juifs russes ont accueilli avec beaucoup d’enthousiasme. Non, c’était un homme qui a presque été oublié par les historiens et par les Juifs: Alexandre Kerensky.

Kerensky, qui était alors un avocat âgé de 36 ans, est devenu le chef du gouvernement provisoire après que le tsar russe a été destitué en février 1917.

Bien qu’il n’ait été au pouvoir que durant quelques mois avant que les Bolcheviks ne prennent le pouvoir en automne, c’est sous sa direction que la Russie s’est débarrassée des lois antisémites de l’époque tsariste. Cela a donné aux Juifs le droit de vivre comme ils le voulaient, y compris à Moscou et à Saint-Pétersbourg, et les enfants juifs étaient autorisés à aller dans les écoles publiques sans être limités par des quotas. 
Signé par Kerensky le 20 mars 1917 à minuit, le décret stipule qu’il se «base sur la conviction que dans un pays libre, tous les citoyens sont égaux devant la loi, et sur la conscience que personne ne peut accepter qu’une discrimination contre un autre citoyen soit basée sur sa religion et son origine ethnique».
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mardi 14 août 2018

Pressions et violences contre les Juifs peuvent amputer une nation d'une de ses forces vives


Pierre Vermeren, historien (ce texte, Le coût du communautarisme a été publié en 2004):
"[…] au Maghreb, depuis 1945, le communautarisme a conduit à son terme naturel, une épuration ethnique soft, c'est-à-dire au départ concomitant (Algérie) ou successif (Tunisie, Maroc) des «communautés» française, européenne et israélite. Les deux premières ont quitté le Maghreb dans le cadre de la légitime lutte d'indépendance; la dernière a été délégitimée par son identité extra-musulmane. Les guerres du Proche-Orient ne sont pas étrangères au phénomène (au moins au Maroc et en Tunisie): elles ont produit une insécurité de basse intensité qui, en trente ans, a vidé le Maghreb de ses communautés juives bimillénaires. […]
La violence antisémite qui frappe aujourd'hui en France est moralement et politiquement insupportable. Elle est d'autant plus dramatique que les jeunes beurs qui la mettent en oeuvre rejouent (inconsciemment?) des scènes qui ont vidé l'Afrique du Nord de ses communautés... Le gouvernement israélien prend acte de cet état de fait, mais Israël n'a-t-il pas justement été créé pour cela? La perspective d'un départ programmé des juifs de France, ne serait-ce que d'une importante minorité d'entre eux, serait l'échec le plus retentissant de la République française depuis Vichy. 
Mais cette violence est aussi économiquement et intellectuellement catastrophique. Faut-il rappeler que la nation américaine, la plus riche du monde, est aussi la plus brassée? Le Proche-Orient, entré il y a plus d'un demi-siècle dans un processus de purification ethnico-religieuse, s'abîme dans les crises et la récession économique, au fur et à mesure que le quittent ses minorités : Européens, juifs d'Europe, Arméniens, juifs arabes, et maintenant chrétiens d'Orient. Intellectuellement, il est plus insupportable encore, qu'en dehors des plus hautes autorités de l'Etat français, il revienne aux intellectuels juifs de France de lancer des signaux d'alarme. Le principe de la démocratie confie à des médiateurs ou représentants (du peuple) la défense de tous les citoyens. Confier la défense d'une «communauté» agressée à ses propres médiateurs est une régression. 

Il est vrai que traditionnellement, les israélites d'Europe ont été interdits d'activités productives et cantonnés aux services et activités d'échange. L'émancipation des juifs de France au XIXe siècle, puis les traumatismes du XXe siècle, alliés aux fantastiques progrès de l'école, ont accompagné la «montée en gamme» de cette population. Les intellectuels d'origine juive (ou de judaïsme revendiqué) animent aujourd'hui largement le débat public national (au grand dam de Tariq Ramadan), et il va sans dire que leur départ vers les Etats-Unis ou Israël serait une perte incalculable. La France généreuse accueille 80 % de migrants avec un niveau d'études infrasecondaire (quand plus de 80 % des migrants aux Etats-Unis sont diplômés du supérieur), peut-elle de surcroît se permettre de se vider d'une partie croissante de ses forces vives intellectuelles?"
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dimanche 12 août 2018

Israël fondé en Angola?


Lire également
Angola Again Being Discussed As Possible Haven for Jewish Exiles (6 mai 1934)

Olivier Ipsilantis @ Zahkor Online
Ci-joint un lien en portugais, un extrait du livre d’Esther Mucznik : « A Grande Epopeia dos Judeus no Século XX ». J’en propose une traduction portugais-français. Cet extrait a pour titre «Quando o estado de Israel esteve para ser fundado em Angola» :
Israel Zangwill
Quand l’Organisation juive territorialiste se mit en quête de possibles espaces pour une implantation, l’Angola (plus précisément le Planalto de Benguela) était l’un des projets favoris. Il fut même approuvé par le Sénat portugais en 1913 mais resta sur le papier, ainsi que le rapporte Esther Mucznik dans son livre « La Grande Épopée des Juifs au XXème siècle » (A Grande Epopeia dos Judeus no Século XX). Les quelques remarques en gras sont miennes.

Le septième Congrès sioniste se tient en 1905. Les recherches pour une possible implantation juive se poursuivent. Le projet Ouganda est analysé et repoussé, le territoire attribué aux Juifs étant à peine suffisant pour accueillir vingt mille personnes, un nombre insignifiant en regard des nécessités que pourraient avoir des centaines de milliers de Juifs, principalement russes. Ainsi, le Congrès sioniste dans lequel prédominent les Amants de Sion – parmi lesquels Chaïm Weizmann, l’artisan de la Déclaration Balfour (1917) et futur premier Président de l’État d’Israël – rejette le projet Ouganda. [Il me semble qu’il y a une erreur dans le texte portugais et que « Sionistas de Sião » devrait être remplacé par « Amantes de Sião ».] Pour ces Juifs russes aucune terre ne peut remplacer la terre ancestrale. Par ailleurs, le Congrès sioniste n’est pas unanime. Une importante minorité conduite par l’écrivain Israël Zangwill défend la nécessité immédiate d’un territoire juif autonome, et peu importe l’endroit. Israël Zangwill quitte l’Organisation sioniste mondiale, en 1905, et fonde l’Organisation juive territorialiste dont le siège est à Londres. Avec la Déclaration Balfour qui rendra plus tangible la perspective palestinienne, nombre de ses membres intègreront l’Organisation sioniste mondiale. Mais ce n’est qu’en 1925 que l’Organisation juive territorialiste ayant perdu sa raison d’être sera dissoute.

En 1905, la Palestine n’est encore qu’une possibilité lointaine et l’Organisation juive territorialiste s’efforce de trouver des espaces où organiser une implantation juive. L’Angola est l’un de ces espaces, plus précisément le Planalto de Benguela. L’intérêt de Juifs pour les territoires coloniaux portugais remonte à 1886. Abraham Anahory, notable juif de Lisbonne, avait proposé l’Angola, plus précisément la zone des planaltos (hauts-plateaux), comme destination possible pour une immigration juive d’importance. Dans le Bulletin N.°1 (1912) de la Communauté israélite de Lisbonne qui vient d’être officiellement reconnue par le régime républicain, José Benoliel, écrivain et directeur de ce Bulletin, précise que par l’intermédiaire d’Abraham Anahory, il prendra personnellement contact avec le vicomte d’Ouguela et avec l’Alliance Israélite Universelle afin de « profiter de la prochaine venue du baron de Rothschild à Lisbonne dans l’espoir d’améliorer par sa gracieuse intercession la situation des Israélites portugais qui de certains points de vue laisse beaucoup à désirer » et de « promouvoir la venue au Portugal de groupes d’Israélites russes ou roumains ». Leur destination serait l’Angola. José Benoliel ajoute que pour des raisons qui lui restent inconnues, l’Alliance Israélite Universelle ne soutient pas le projet. […] 
Dans le Bulletin de 1912 dont il vient d’être question, le principal soutien de ce projet, Wolf Terlö (Juif russe né à Odessa en 1877 il s’installera au Portugal), rapporte que cette idée commença à germer en 1905, à Coimbra, alors qu’il travaillait pour la Repartição Central de Agricultura (je préfère laisser cette désignation dans l’original). Il était impliqué dans les projets vinicoles du baron Maurice de Hirsch en Palestine. Il s’était rendu à Bordeaux pour se spécialiser en œnologie, après avoir obtenu un contrat de travail au Portugal. Il tenait un commerce rue São Nicolau, à Lisbonne, pompeusement intitulé Maison de commerce russe (en français dans le texte) où il vendait des vins et des produits chimiques. A Coimbra, il fit connaissance de diverses personnalités de son milieu, parmi lesquelles l’historien Joaquim Mendes dos Remédios qui (je cite Wolf Terlö) « apprenant que j’étais israélite russe s’entretint longuement avec moi au sujet du judaïsme, de la décadence scientifique et financière du Portugal suite à l’expulsion des Juifs, et des avantages qu’il y aurait à les faire revenir dans ce pays ».
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vendredi 10 août 2018

Une caricature norvégienne nazifie Netanyahou


Cette caricature de Finn Grit a été publiée le 7 août dans le quotidien norvégien Dagbladet.

Raphael Schutz, ambassadeur d'Israël en Norvège, a réagi sur Twitter:
"Aujourd'hui, dans le Dagbladet, un exemple de l'imagerie antisémite la plus répugnante imaginable. Le Premier ministre israélien est représenté comme une croix gammée nazie et frappe un Druze israélien qui assis un banc public "réservé aux Blancs".
Nous demandons à Dagbladet de supprimer cette image nauséabonde et de présenter des excuses!"

Evidemment le journal n'a pas supprimé la caricature.

Via Honest Reporting.


mercredi 8 août 2018

Israël manque de noblesse (presse belge de centre-droit)


"La Libre, quotidien belge francophone soi-disant de centre-droit", observe avec ironie Drieu Godefridi, philosophe libéral-conservateur belge.

Edito intitulé Israël, septante ans, l’âge de la noblesse? signé Vincent Braun dans La Libre Belgique (15 mai 2018)
"Israël a septante ans. Et malgré le choc causé par le bain de sang de ce lundi anniversaire dans la bande de Gaza, gageons que cet âge vénérable dispose enfin l’Etat hébreu à une paix juste et durable avec la population musulmane établie en Palestine lors de sa fondation. L’Etat israélien ne gagnera vraiment le respect de ses pairs que lorsqu’il aura la noblesse de mettre la loi du plus fort, dont il abuse, au service d’une autre répression, celle de l’injustice à l’égard des Palestiniens."
Toujours sur le thème des 70 ans d'Israel, Vincent Braun écrit le 16 mai 2018: Israël célèbre ses 70 ans par un bain de sang à Gaza:
"L'Etat hébreu a reçu son cadeau d'anniversaire: le déménagement de l'ambassade des Etats-Unis dans une Jérusalem que ceux-ci reconnaissent comme capitale d'Israël. Dans la bande de Gaza, l'armée israélienne a tué par balles cinquante-neuf manifestants palestiniens."
Les lecteurs pourront également lire, toujours sous la plume de Vincent Braun: A Gaza, le carnage continue lors de la “marche du retour”

Dans La Libre d'aujourd'hui, Philippe Paquet laisse supposer que la bande de Gaza est un "Territoire occupé":
"L'objectif des sanctions annoncées lundi par la Maison-Blanche est de bloquer le programme nucléaire iranien, mais aussi de mettre fin aux activités "déstabilisatrices" de Téhéran dans la région, une allusion au Hamas (dans les Territoires occupés)," […]"


mardi 7 août 2018

L'antisémitisme de Jeremy Corbyn n'est pas un scandale, c'est une stratégie politique qui marche


Tamara Berens,  étudiante au King’s College de Londres, @ The Weekly Standard:
[…] an old video recently resurfaced of Jeremy Corbyn linking a terror attack in Egypt to “the hand of Israel.” The 2012 interview on Iranian-owned Press TV saw him pedal anti-Israel conspiracy theories in a discussion of a bombing where 16 Egyptian policemen were killed in the Sinai desert. His comments from 2012 were defended last week by a Labour party spokesperson, who asserted that his “speculation” had been factually based on previous Israeli actions in Egypt.  
Many focus on the question of whether Jeremy Corbyn is an antisemite himself. He may or may not be. However, his deliberate actions to reject the Jewish community’s concerns, silence his moderate Labour detractors, and pedal anti-Zionism as central to his political image show that he is more than happy to utilize antisemitism for political purposes.

Anti-Zionism—and by extension, giving credence to antisemites—is fundamental to the worldview Corbyn has cultivated on his journey to political stardom. For most of his political career, Corbyn was a fringe socialist politician and supporter of the USSR, Syria’s Assad, the Iranian Ayatollahs and Maduro’s Venezuela. After becoming Labour leader, Jeremy Corbyn toned down some of this support for radical anti-Western groups. Nonetheless, he has consistently maintained his support for anti-Zionist causes. What’s undoubtable is that throughout his career, his ultimate goal has remained the same; rejecting Western values and embracing the alliance between radical socialists and Islamists in a strategic bid to normalize and implement socialism in the UK.

Politically, Corbyn’s strategy is working: According to a recent YouGov poll, 61 percent of the party believes Corbyn is handling accusations of antisemitism well. And 80 percent of the party deems him a good leader overall. The events of the past few weeks indicate that the Labour leadership has been able to build on their apparent success to formally distance themselves from the overwhelmingly Zionist British-Jewish community. This perhaps became most apparent last Friday, when Jeremy Corbyn published another article in The Guardian disregarding his part in normalizing antisemitism in the party. The piece came out at 5pm, when the majority of Jews in the country were busy preparing for the Sabbath.

The reality is that support from the Jewish community is no longer an indispensable part of the Labour party. In fact, Corbyn’s foreign policy—a large aspect of his political differences to Blair’s Labour—rests on weakening UK-Israel relations. Corbyn has constructed a successful strategy for claiming the Labour party as his own socialist vehicle for disruption of the Western liberal order. Labeling recent events a “scandal” greatly underestimates the strategic nature of his leadership. 
Lire l'article complet @ The Weekly Standard

Frank Furedi, professeur émérite de sociologie à l'université du Kent, écrit à propos de Corbyn:
Corbyn’s problem is that he relies on supporters who are often at the forefront of chanting anti-Semitic slogans on anti-Zionist demonstrations. No doubt he is not lying when he says he is not anti-Semitic. But he is also an opportunist politician who understands that securing the support of the relatively large Muslim constituency is far more important than placating the relatively small Jewish community. Regardless of his personal attitudes towards Jewish people, Corbyn’s acquiescence to the airing of anti-Semitic views marks him out as an untrustworthy collaborator.
Lire l'article complet @ Spiked