lundi 18 juin 2018

Liste des pays européens qui voté contre Israël à l'ONU


L’Assemblée générale des Nations unies (ONU) a adopté le 13 juin un projet de résolution condamnant Israël pour un usage "excessif, disproportionné et indiscriminé" de la force durant les émeutes sur la frontière avec Gaza et qui appelle à la mise en place d’un "mécanisme de protection international" pour les civils palestiniens

Comme d'habitude, l'UE s'est montrée divisée concernant le conflit israélo-palestinien

Douze Etats membres ont voté pour la résolution condamnant Israël dont: la France, la Belgique, l'Espagne, la Suède, l'Irlande, la Grèce, la Slovénie, Malte et le Luxembourg.

Seize autres se sont abstenus:
Le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Croatie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, Chypre, la République tchèque, la Roumanie, la Bulgarie, la Slovaquie, le Danemark, l'Italie, l'Autriche et les Pays-Bas.

Source: European Jewish Press


dimanche 17 juin 2018

L’Union européenne persiste à vouloir se mêler du processus israélo-palestinien


LPH Info:
Alors que Jared Kushner et Jason Greenblatt, les deux émissaires spéciaux du président Trump s’apprêtent à faire une tournée au Proche-Orient pour présenter le plan de paix américain, l’Union européenne, vexée d’être mise à l’écart, tente de remettre un pied dans le processus afin de faire contrepoids (et contrepied) à Washington.

Selon des sources diplomatiques européennes, le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson tente d’organiser un sommet des chefs de la diplomatie des pays de l’UE ainsi que de pays arabes afin d’adopter une position commune et “corriger” le plan américain dans un sens favorable aux desideratas de l’Autorité Palestinienne.

Pour l’instant, l’Administration américaine ne semble pas enthousiaste face à cette initiative. 
Lire l'article complet @ LPH Info


vendredi 15 juin 2018

Elisabeth Levy: "Les juifs ne sont pas les 'chouchous du malheur', ils sont à l'avant-poste du malheur français"


Élisabeth Lévy est journaliste et directrice de la rédaction de Causeur. "Á l'occasion de la parution du dernier numéro de Causeur, «Antisémitisme, l'idéologie antifrançaise», Elisabeth Lévy a accordé un long entretien au FigaroVox. Selon elle, le malaise de beaucoup de Français juifs est indissociable du malaise français."
"Mais Causeur n'est pas un «journal juif» c'est-à-dire communautaire, nous ne représentons aucune «minorité susceptible». Quand nous appelons tout le monde à la discrétion républicaine, il serait malvenu de nous promener avec nos appartenances en bandoulière. En conséquence, quand nous disons «nous», nous parlons de «nous les Français». Alors, peut-être redoutons-nous inconsciemment de provoquer une sorte de lassitude - «encore ces histoires de juifs»…En tout cas, s'il nous a semblé important d'aborder aujourd'hui l'antisémitisme, ce n'est pas d'abord ou pas seulement pour le mal qu'il fait à de nombreux juifs, notamment dans les banlieues où il en pousse beaucoup au départ, mais pour le mal qu'il fait à la France. Autrement dit, les juifs ne sont pas les «chouchous du malheur», ils sont à l'avant-poste du malheur français. Aujourd'hui, personne ou presque ne pense, comme Maurras, qu'ils ne peuvent pas être vraiment français. Et la plupart des antisémites leur reprochent de l'être trop."
Lire l'interview complète de Élisabeth Levy par Alexandre Devecchio @ FigaroVox 

Lire également:
Élisabeth Lévy, Sir Isaiah Berlin et Michel Houellebecq - leur rapport à Israël

jeudi 14 juin 2018

Un rappeur belge aux propos antisémites expulsé d’une émission de radio

Invité par la radio publique en pleine connaissance de cause …

Times of Israel:
Une station de radio publique belge a expulsé de son studio un rappeur qui, à l’antenne, s’en prenait à Israël et aux "sionistes" tout en interprétant une chanson dont les paroles parlent de "juifs amateurs d’argent qui courent après chaque centime".

L’incident s’est produit le mois dernier dans le studio anversois d’un département du radiodiffuseur public de la VRT lors d’une interview avec Bissy Owa, un artiste en plein essor qui est musulman et se fait appeler Bizzy Blaza, au sujet de sa chanson qui est récemment sortie intitulée "Money till the Death", a rapporté mercredi le site Joods Actueel.

Le studio de la VRT a coupé le micro d’Owa après qu’il a dit lors d’une interview en direct : "F**k les sionistes, la révolution, Israël doit partir, libérez la Palestine."

Une vidéo de la chanson, qui commence avec les insultes sur les sionistes, le montre dansant tout en portant un chapeau noir et de faux side-locks et en chantant sur la cupidité juive.

Il a dit aussi: "Je ne supporte pas les Juifs."

Après que les intervieweurs d’Owa ont coupé son micro, il s’est filmé en secret en train de se disputer avec eux avant qu’ils ne le sortent du studio, lui et ses deux amis. "Tu n’aurais pas dû faire ça", lui a dit une intervieweuse, Astrid Demeure. Un autre, Brahim, a dit: "J’ai beaucoup de respect pour toi, mais il y a des choses que tu ne peux pas dire à la radio nationale, c’est dangereux – pour nous."
Lire l'article complet @ Times of Israel

Trump fait plus confiance à Netanyahu qu'à Merkel


Walter Russell Mead:
"When Mr. Trump looks at Germany today, he may not see much of an ally. Germany benefits immensely, the president believes, from America’s investments in NATO and more generally in Europe. But it responds with selfish trade policies, moral lectures, and security free-riding. Believing, as Mr. Trump does, that Russia isn’t a threat to the U.S., he feels no need to bury U.S.-German differences for the sake of anti-Russian unity.

Mr. Trump thinks Israel is a smarter and better ally than Germany. He listens to Prime Minister Benjamin Netanyahu more than he does to Mrs. Merkel because he thinks Israel’s aggressive defense of its national interests reflects a better understanding of the world, and because he thinks cooperating with Bibi brings more political benefit at home and more effective assistance abroad than anything the Germans are willing to provide."
Lire l'article complet @ Wall Street Journal

mercredi 13 juin 2018

La fureur anti-israélienne sévit en France chez certains maires

Via Infobelge:


Philippe Karsenty, élu LR de Neuilly et éditeur, et Pierre Lurçat, avocat et essayiste, s'alarment de voir une commune du Val-d'Oise reprendre la rhétorique anti-israélienne des prêcheurs islamistes.

À Bezons, “L’allée de la Nakba” anti-israélienne, révélateur de la catastrophe française
Le 11 juin 2018, la municipalité de Bezons a inauguré une « Allée de la Nakba – En mémoire de l’expulsion des 800 000 palestiniens et de la destruction de 532 villages en 1948 par le criminel de guerre David Ben Gourion pour la création de l’Etat d’Israël ». Cette plaque en français était doublée de sa version en arabe. Au-delà de la stupeur que le contenu de cette plaque provoque, une question se pose : comment en est-on arrivés là?

Un demi-siècle de politique arabe du Quai d’Orsay, et un demi-siècle de diabolisation d’Israël dans les médias, principalement publics – AFP, Radio-France et France Télévisions – ont semé les germes de la haine et ont rendu possible cette plaque… complètement à côté de la plaque. Rappelons qu’au même moment, une plaque à la mémoire du colonel Beltrame fait polémique parce qu’elle mentionne justement qu’il a été victime du terrorisme islamiste.

Que penser du doublement de cette plaque en langue arabe ? C’est la preuve que son but est électoraliste et qu’elle s’adresse à un public particulier. C’est aussi la preuve de l’arabisation de certains quartiers, où la diversité n’existe plus. Le maire communiste de Bezons n’en est pas à sa première provocation : en février 2013, il avait élevé au rang de “citoyen d’honneur” de sa ville l’assassin d’un ministre israélien, condamné par la justice israélienne à la prison à perpétuité… Et plus récemment, il a fait voter une délibération au conseil municipal en faveur de la reconnaissance de “l’Etat de la Palestine”.

En attisant encore un peu plus la haine d’Israël sur le sol français, le maire communiste de Bezons sacrifie la paix civile sur l’autel des calculs électoraux à court terme. Il ajoute encore un peu au malheur des “territoires perdus” de la République. Sous couvert de solidarité avec les Palestiniens, il donne de nouveaux gages au pro-palestinisme inconditionnel, devenu aujourd’hui “le principal vecteur de la haine des juifs dans le monde”, comme l’a rappelé Pierre-André Taguieff.
Lire l'article complet @ Valeurs Actuelles


lundi 11 juin 2018

Jean-François Revel: La France n'a pas approuvé le voyage de Sadate à Jérusalem ni les accords israélo-égyptiens de Camp David


Jean-François Revel (1924-2006) était un philosophe, écrivain et journaliste français:
"Le terrorisme palestinien a commencé bien avant la décomposition du Liban.  Les États terroristes - Lybie, Iran, Irak, Syrie - mènent une guerre dont la cible est le monde occidental en général, défini comme "impérialiste", à cause d'Israël sans doute, mais pas seulement.  La phraséologie islamique rejoint ici la phraséologie tiers-mondiste et marxiste.   
Sans doute le terrorisme découle-t-il en partie de l'appui que l'Occident apporte à Israël.  Mais ce n'est pas la seule explication, car autrement on ne comprendrait pas pourquoi Kadhafi a aidé l'E.T.A. basque pendant toute une période durant laquelle l'Espagne n'avait pas reconnu Israël; ni pourquoi, en 1986, des terroristes arabes ont massacré des juifs dans une synagogue d'Istanbul, alors que, bien entendu, la Turquie n'est pas pro-israélienne; ni pourquoi enfin le terrorisme n'a pas davantage épargné la France, alors que, depuis 1967 et la guerre des Six Jours, la politique française a été très réservée vis-à-vis d'Israël et plutôt favorable aux Arabes.  La France, par exemple, n'a pas approuvé le voyage de Sadate à Jérusalem en 1977, ni les accords israélo-égyptiens de Camp David qui s'ensuivirent.  Le rapprochement franco-israélien opéré par le président Mitterrand et son voyage officiel en Israël ne l'ont pas empêché de rappeler les droits des Palestiniens, non plus que de rencontrer aussi Kadhafi et Assad."
Jean-François Revel, Le Terrorisme contre la démocratie, Hachette, 1987, p.p. XXX-XXXI.