vendredi 24 juin 2016

Le jour du Brexit, les eurodéputés font à Mahmoud Abbas une standing ovation qui fait froid dans le dos

Il est intéressant de noter que le jour même où la Grande-Bretagne votait en faveur du Brexit, les eurodéputés applaudissaient debout Mahmoud Abbas qui leur tenait des propos antisémites, comme le relève Victor Perez.  

Ce n'est pas la première fois que l'on constate ce phénomène d'admiration pour Abbas de la part des élites européennes.  En 2009, ses propos diffamatoires lui valaient également un tonnerre d'applaudissements au Parlement européen.  Il avait été salué comme un homme "ayant acquis beaucoup de crédibilité au niveau international" par Hans-Gert Poettering.  Abbas avait dit: "Il faut arrêter de coopérer avec Israël en tant que pays qui se place au dessus des lois, et interroger les leaders israéliens qui oeuvrent en dehors de tout cadre juridique" et qualifié l'intervention militaire d'Israël contre les terroristes du Hamas dans la bande de Gaza de "guerre folle menée contre notre peuple sans armes qui résistait dans la bande de Gaza".

Voici l'analyse de l'éditorialiste en chef d'El Pais, José Ignacio Torreblanca, parue dans le Figaro:  "L'Union européenne (UE) vit actuellement des moments semblables à 1914: elle avance tel un somnambule vers les abîmes, mais, en proie à un mélange d'arrogance et d'incompétence égal à celui de jadis, elle est persuadée que tout s'arrangera".  Vous avez bien lu "mélange d'arrogance et d'incompétence".  En regardant le comportement de ces eurodéputés, on comprend encore mieux le vote de défiance des Britanniques et l'euroscepticisme qui gagne les citoyens européens.
Le Président de l’Autorité palestinienne a prononcé le 23 juin un discours devant le Parlement européen. Une causerie ayant comme seul objectif de salir, une fois de plus, l’Etat d’Israël aux yeux du monde. Un exposé qui rappelle le "bon vieux temps" où le Juif était accusé de tous les maux.  Une parlotte qui démontre, par l’analyse, que "plus jamais ça" est encore au stade du rêve!
Ce Président à vie, tenant d’une dictature où le meurtre du juif est encouragé et le mensonge est roi, a affirmé aux députés européens que "La Palestine et le peuple palestinien subissent un meurtre de masse à une échelle sans précédent (...) au nez et à la barbe de la communauté internationale".  [...]
Poussant la diffamation à son paroxysme, le "partenaire de la paix" a affirmé qu’un "certain nombre de rabbins en Israël ont tenu des propos clairs, demandant à leur gouvernement d'empoisonner l'eau pour tuer les Palestiniens".
Seuls les imbéciles ne savent pas que les accusations d'empoisonnement d’eau, contre les Juifs, sont, avec les accusations de crime rituel et celles de profanation d'hosties, les plus fréquemment émises pendant le moyen âge. Elles conduisirent à des massacres et aux pillages de leurs biens.
C’est donc le rêve subliminal de Mahmoud Abbas qui refuse toujours de reconnaître le droit à l’auto-détermination du peuple juif. Une guerre par procuration de l’Europe contre l’Etat d’Israël ne serait pas pour lui déplaire! Ni pour un grand nombre de parlementaires européens, sinon la quasi-totalité, qui, malgré ce réquisitoire perceptible aisément comme infamant, se sont levés à la fin de ce discours pour l’applaudir.
Une standing ovation qui fait froid dans le dos si l’on se souvient que l’antisémitisme a eu son lot de cadavres dans le passé et que de nos jours il relève le museau. Le parlement européen en est, apparemment, le baromètre qui en révèle sa force!
Une vigueur qui laissera l’Europe, mais aussi tous les pays en son sein n’ayant pas pris leurs distances avec de tels propos antisémites, en dehors de tout processus de Paix digne de ce nom.

mardi 21 juin 2016

"Zéro" nombre de flotilles/manifs en Europe, sauf si Israël est "impliqué"

Le journaliste Benjamin Weinthal relève régulièrement sur Twitter le nombre "Zéro" de flotilles/manifs en Europe pour porter secourir aux victimes, y compris palestiniennes, de conflits.  Ainsi on "dénombre" "Zéro" nombre de flotilles/manifs dans les cas suivants et bien d'autres:

- 0 protests on streets of London, Paris, Berlin from the tens of thousands of pro-Palestinian supporters in Europe re: Report: 17 Palestinians have been tortured to death in Syrian government prisons since the beginning of 2016.

- Happening in Yemen. 14 million + Yemenis are in need of emergency food/life-saving assistance. 0 Gaza-style flotillas from Europe on the way

 - Over 350,000 people have been displaced in Turkey's ongoing "hidden war." 0 Gaza-style flotillas on the way to help

etc etc

vendredi 17 juin 2016

Des graffitis philosémites par l'artiste polonais Rafał Betlejewski

Le constant s'impose.  Il y a de moins en moins de Juifs en Europe.  La plupart des Européens n'ont jamais rencontré un Juif.  Beaucoup regrettent cette absence.  C'est le cas de Rafał Betlejewski, un artiste polonais.  Il a décide d'exprimer son sentiment de perte en peignant un  graffitto philosémite: "Juif, tu me manques" dans une rue de la ville de Lodz.  Et ce n'est pas la première fois.  Les réactions en Pologne sont très positives et suscitent un grand intérêt.  On peut, hélas, imaginer le tollé que cela provoquerait dans certains autres pays européens où l'image du Juif est constamment dégradée.


JTA: Anti-Semitic graffiti is so common in Poland that it hardly makes the news, except maybe when it’s on Holocaust sites or Jewish cemeteries.

But huge philo-Semitic slogans painted in the national colors and confessing a sense of loss over the destruction of Polish Jewry in the Holocaust are somewhat more remarkable. Which is why Polish media is abuzz this week with reports about a graffito reading “I miss you, Jew” that an artist painted on a main street in Lodz.

Rafał Betlejewski, who is not Jewish, coordinated with local Jews and others before painting the attention-grabbing inscription on June 11 on Piotrkowska Street, a main artery. The graffito was part of a series he began in 2005. The founder of an advertising firm, Betlejewski, 48, has painted or helped paint the message dozens of times at sites with a special place in the history of Polish Jewry.

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mercredi 15 juin 2016

Yasser Arafat empoisonné ? La justice française doit se prononcer vendredi

On connaît la passion de tant de Français pour Yasser Arafat et les Palestiniens.  Visiblement elle se pérennise, malgré l'intensification des épouvantables drames liés au terrorisme islamiste que la France connaît ces derniers temps.

RTL: Yasser Arafat empoisonné ? La justice française doit se prononcer vendredi @RemiSULMONT #RTLMatin 

Alors que...

Mort d'Arafat : la justice française ordonne un non-lieu dans l'enquête ...

www.france24.com/.../20150902-yasser-arafat-autorite-palestinienne-ord...
2 sept. 2015 - La justice française a tranché : le leader palestinien Yasser Arafat n'a pas été empoisonné. Les juges chargés de l'enquête pour "assassinat" ...

Yasser Arafat n'a pas été assassiné, selon la justice française - Rtbf

https://www.rtbf.be/.../detail_yasser-arafat-n-a-pas-ete-assassine-selon-la-jus...
21 juil. 2015 - Yasser Arafat n'a pas été assassiné, selon la justice française ... français ont à deux reprises écarté la thèse de l'empoisonnement, la dernière ...


mardi 14 juin 2016

L'appel du poète allemand Henrich Heine aux antisémites européens (19e siècle)

"Ich, ich dulde dass du rasest, Du, Du duldest dass ich atme", écrivit Heinrich Heine [1797-1856] au sujet des relations entre non-Juifs et Juifs en Europe au 19e siècle.  Le poète "tolérait" la haine mais demandait qu'on "tolère" qu'il respire, qu'il puisse vivre. On sait ce qui est arrivé au 20e siècle et ce qui se passe aujourd'hui.  Pour David Goldman la différence entre les années 30 et aujourd'hui réside dans le fait que de nos jours les Juifs portent des armes et ne sont plus à la merci de leurs tourmenteurs. 

David P. Goldman @ Pajamas Media:

Heinrich Heine
[...]  For half a century the horror of a million Jewish children murdered by the Nazis stopped the mouths of the anti-Semites, but that memory has worn off. [...]

Ich, ich dulde dass du rasest, Du, Du duldest dass ich atme, wrote Heinrich Heine of the relationship between Gentiles and Jews in 19th century Europe: I tolerate your rage, and you tolerate my breathing. Things have changed. The crime of the Jews today is to breathe, and especially to breathe the air of their own country. As the body count rises, enlightened opinion once again will blame the Jews for breathing. Muslims will continue to engineer humanitarian disasters (as in the last Gaza War) to solicit Western sympathy, and European governments will attempt to placate their growing Muslim populations by blaming Israel.

The difference between today and the 1930s, to be sure, is that Jews are armed rather than defenseless. I am weary of excusing myself for breathing. Let them hate us as long as they fear us.
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jeudi 9 juin 2016

La plus ancienne caricature antisémite connue pourrait ne pas être antisémite

Mosaic Magazine:

Atop a 13th-century English tax record lies a bizarre sketch of three grotesque-looking Jews in a castle being attacked by a gang of demons; this amateurish artwork has long been thought the oldest known instance of anti-Semitic caricature, most likely lampooning contemporary Jews’ practice of usury. We know the figures are Jews because they are clearly labeled with Jewish names;, two of which belong to historical Jews in 13th-century Norwich. However, argues Sara Lipton, several pieces of evidence suggest a different interpretation:

 
[T]he caricature appears not in a religious polemic or theological treatise, but at the top of a royal tax roll. This is not where one would expect to find an anti-usury diatribe. Although Christian moralists did indeed fulminate against the lending of money at interest, it seems unlikely that a clerk in the Exchequer of the Jews—the only person in a position to have made this little sketch—would share their outrage. His bureau, whose function was to keep track of the substantial royal revenue generated by taxing Jews, existed solely because of Jewish moneylending. . . .
The sketch was most likely made in late spring or summer in the year 1233. These were tumultuous months at the Exchequer. Throughout the 1230s England experienced conflict between, on the one hand, the unpopular King Henry III and his hated so-called “alien” (French) favorite, Peter des Roches, and, on the other hand, a group of resentful noblemen. The Exchequer was a primary battleground in this struggle. . . . Although Jews were, in fact, the main victims of des Roches’s rapacity, his involvement in their financial activities did not endear them or him—or his royal patron—to other Englishmen. . . .

It is this highly charged situation . . . that motivated the deliberately masked satirical indictment of deceit, disguise, and double-dealing in the cartoon. Our clerk, a relatively low-level royal functionary, was not condemning Jewish usury out of moral outrage or religious bigotry. Rather, he was protesting the fact that his bureau had been handed over to “outsiders” and brought into disrepute by an unscrupulous favorite prosecuting unpopular policies. . .

In the end, of course, it does not matter if the clerk’s true ire was directed against powerful [Gentile] courtiers rather than Jewish moneylenders. Although more medieval Christians profited from moneylending than Jews ever did, and although more Christians than Jews died in the violence that broke out within weeks of the sketching of this cartoon, it was Jews, not Christians, who were stereotyped as greedy, bestial, demonic, blood-sucking usurers. In the decades that followed, English Jews were taxed more and more heavily, their goods were confiscated, they were arrested and held for ransom, they were executed on both real and trumped-up charges, and finally, in 1290, they were expelled from the realm, not to be allowed back on English soil for almost 400 years.

Lire l'intégralité de l'article @ New York Review of Books

vendredi 3 juin 2016

Israël ferait plus confiance à l'Egypte qu'à la France


Commentaires au sujet de l'initiative de paix israélo-palestinienne française.

Source

Benjamin Weinthal: L'Egypte pourrait jouer un rôle crucial en amenant  l'OLP et Israël à conclure certains accords (pas  un accord global).  La France n'a aucune chance.

Dor Cohen:  Actuellement, Israël fait plus confiance à l'Egypte, son ancienne ennemie mortelle, qu'à la France (les votes à l'ONU n'ont pas aidé).  La confiance est-elle plus étrange que la fiction?.