mercredi 20 juin 2018

François de Fontette (1975): "Israël se voit de plus en plus assigner le rôle qui était celui du Juif dans l'Europe de la première moitié du XXe siècle"


François de Fontette (1925-2010), historien français du droit:
(…) un texte stupéfiant a été voté par l'Assemblée générale de l'O.N.U. qui "considère que le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale" (résolution n° 3379 du 10 novembre 1975) [*].  Le secrétaire général, M. Waldheim, devait aussitôt se déclarer "profondément conscient de la gravité de la situation", et ce vote soulevait dans le monde une profonde émotion.

Il semble, à tout le moins, que l'usage des mots ne corresponde plus à leur définition, même si l'opération politique ainsi menée n'avait eu pour but que d'isoler et de stigmatiser l'Etat d'Israël.  Il est, en effet, assez singulier de voir reprocher aux survivants ou aux descendants des victimes du plus grand holocauste de l'Histoire un comportement analogue à celui de leurs bourreaux.   
Considérer la politique de l'Etat d'Israël comme impérialiste ou nationaliste est une chose (dont on peut d'ailleurs discuter à propos de la politique de chaque Etat); c'en est une tout autre que de dire, par une sorte de paradoxe, que le mouvement sioniste qui a pris naissance lors de l'affaire Dreyfus, et qui devait s'amplifier en fonction du racisme antisémite, est lui-même un racisme…  
Un tel vote ne peut avoir pour résultat concret que d'aviver ou de réveiller chez chaque Juif de la diaspora la solidarité avec Israël, de durcir les positions de part et d'autre, et de retarder "une solution satisfaisante du problème du Proche-Orient, sous tous ses aspects".  C'est d'ailleurs ce qui se produit puisqu'Israël se voit de plus en plus assigner le rôle peu enviable qui était celui du Juif dans l'Europe de la première moitié du XXe siècle.

(…) le 16 décembre 1991, l'O.N.U. a voté à une large majorité l'abrogation de la résolution du 10 novembre 1975.
[*] Trente-sept ans jour pour jour après la Kristallnacht.  La résolution fut votée par 72 voix contre 35, 32 abstentions, 3 absences."

Le racisme, puf, Que sais-je?, no. 1603 (1984), p.p. 114-115.

François de Fontette a dédié l'ouvrage: "A la mémoire de (ses) camarde des classes de philosophie et de mathématiques élémentaires du Lycée d'Auriac, LÉVY-LAMBERT et ROSEMBLIT, victimes du racisme nazi".

Lire également:
- Israeli Ambassador Herzog's Response To Zionism Is Racism Resolution
- Menahem Macina: "27 lignes pour infliger à Israël un stigmate immérité dont il a porté l’opprobre durant 21 ans. 1 ligne pour abroger l’infâmie. Aucune expression officielle de regret."

mardi 19 juin 2018

Le discours de Mahmoud Abbas concernant les Juifs et l’Holocauste ‘inacceptable’, déclare l’UE

Mais au fond, malgré ses discours empreints de bons sentimenets, l'Union européenne garde toute sa confiance et son estime à Mahmoud Abbas, successeur d'Yasser Arafat.  Le Parlement européen lui a réservé des tonnerre d'applaudissements malgré tout le fiel qu'il distille contre Israël et les juifs (en 2009 et en 2016)

European Jewish Press:


"Le discours prononcé par le président palestinien Mahmoud Abbas le 30 avril contenait des remarques inacceptables concernant les origines de l’Holocauste et la légitimité d’Israël", a déclaré Maja Kocijancic, porte-parole de la responsable de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini.

Lors d’une réunion du Conseil national palestinien à Ramallah, le président de l’Autorité palestinienne a suggéré que les persécutions à l’encontre des juifs d’Europe tenaient à leurs activités sociales, notamment dans la banque, plutôt qu’à leur religion.

"Une telle rhétorique ne fera que jouer en faveur de ceux qui ne veulent pas d’une solution à deux États que le président Abbas a pourtant toujours défendue", a déclaré la porte-parole.

"L’antisémitisme n’est pas seulement une menace pour les juifs, mais une menace fondamentale pour nos sociétés ouvertes et libérales. L’Union européenne reste déterminée à combattre toute forme d’antisémitisme et toute tentative d’excuser, de justifier ou de banaliser grossièrement l’Holocauste", a-t-elle conclu.

lundi 18 juin 2018

Liste des pays européens qui voté contre Israël à l'ONU


L’Assemblée générale des Nations unies (ONU) a adopté le 13 juin un projet de résolution condamnant Israël pour un usage "excessif, disproportionné et indiscriminé" de la force durant les émeutes sur la frontière avec Gaza et qui appelle à la mise en place d’un "mécanisme de protection international" pour les civils palestiniens

Comme d'habitude, l'UE s'est montrée divisée concernant le conflit israélo-palestinien

Douze Etats membres ont voté pour la résolution condamnant Israël dont: la France, la Belgique, l'Espagne, la Suède, l'Irlande, la Grèce, la Slovénie, Malte et le Luxembourg.

Seize autres se sont abstenus:
Le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Croatie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, Chypre, la République tchèque, la Roumanie, la Bulgarie, la Slovaquie, le Danemark, l'Italie, l'Autriche et les Pays-Bas.

Source: European Jewish Press


dimanche 17 juin 2018

L’Union européenne persiste à vouloir se mêler du processus israélo-palestinien


LPH Info:
Alors que Jared Kushner et Jason Greenblatt, les deux émissaires spéciaux du président Trump s’apprêtent à faire une tournée au Proche-Orient pour présenter le plan de paix américain, l’Union européenne, vexée d’être mise à l’écart, tente de remettre un pied dans le processus afin de faire contrepoids (et contrepied) à Washington.

Selon des sources diplomatiques européennes, le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson tente d’organiser un sommet des chefs de la diplomatie des pays de l’UE ainsi que de pays arabes afin d’adopter une position commune et “corriger” le plan américain dans un sens favorable aux desideratas de l’Autorité Palestinienne.

Pour l’instant, l’Administration américaine ne semble pas enthousiaste face à cette initiative. 
Lire l'article complet @ LPH Info


vendredi 15 juin 2018

Elisabeth Levy: "Les juifs ne sont pas les 'chouchous du malheur', ils sont à l'avant-poste du malheur français"


Élisabeth Lévy est journaliste et directrice de la rédaction de Causeur. "Á l'occasion de la parution du dernier numéro de Causeur, «Antisémitisme, l'idéologie antifrançaise», Elisabeth Lévy a accordé un long entretien au FigaroVox. Selon elle, le malaise de beaucoup de Français juifs est indissociable du malaise français."
"Mais Causeur n'est pas un «journal juif» c'est-à-dire communautaire, nous ne représentons aucune «minorité susceptible». Quand nous appelons tout le monde à la discrétion républicaine, il serait malvenu de nous promener avec nos appartenances en bandoulière. En conséquence, quand nous disons «nous», nous parlons de «nous les Français». Alors, peut-être redoutons-nous inconsciemment de provoquer une sorte de lassitude - «encore ces histoires de juifs»…En tout cas, s'il nous a semblé important d'aborder aujourd'hui l'antisémitisme, ce n'est pas d'abord ou pas seulement pour le mal qu'il fait à de nombreux juifs, notamment dans les banlieues où il en pousse beaucoup au départ, mais pour le mal qu'il fait à la France. Autrement dit, les juifs ne sont pas les «chouchous du malheur», ils sont à l'avant-poste du malheur français. Aujourd'hui, personne ou presque ne pense, comme Maurras, qu'ils ne peuvent pas être vraiment français. Et la plupart des antisémites leur reprochent de l'être trop."
Lire l'interview complète de Élisabeth Levy par Alexandre Devecchio @ FigaroVox 

Lire également:
Élisabeth Lévy, Sir Isaiah Berlin et Michel Houellebecq - leur rapport à Israël

jeudi 14 juin 2018

Un rappeur belge aux propos antisémites expulsé d’une émission de radio

Invité par la radio publique en pleine connaissance de cause …

Times of Israel:
Une station de radio publique belge a expulsé de son studio un rappeur qui, à l’antenne, s’en prenait à Israël et aux "sionistes" tout en interprétant une chanson dont les paroles parlent de "juifs amateurs d’argent qui courent après chaque centime".

L’incident s’est produit le mois dernier dans le studio anversois d’un département du radiodiffuseur public de la VRT lors d’une interview avec Bissy Owa, un artiste en plein essor qui est musulman et se fait appeler Bizzy Blaza, au sujet de sa chanson qui est récemment sortie intitulée "Money till the Death", a rapporté mercredi le site Joods Actueel.

Le studio de la VRT a coupé le micro d’Owa après qu’il a dit lors d’une interview en direct : "F**k les sionistes, la révolution, Israël doit partir, libérez la Palestine."

Une vidéo de la chanson, qui commence avec les insultes sur les sionistes, le montre dansant tout en portant un chapeau noir et de faux side-locks et en chantant sur la cupidité juive.

Il a dit aussi: "Je ne supporte pas les Juifs."

Après que les intervieweurs d’Owa ont coupé son micro, il s’est filmé en secret en train de se disputer avec eux avant qu’ils ne le sortent du studio, lui et ses deux amis. "Tu n’aurais pas dû faire ça", lui a dit une intervieweuse, Astrid Demeure. Un autre, Brahim, a dit: "J’ai beaucoup de respect pour toi, mais il y a des choses que tu ne peux pas dire à la radio nationale, c’est dangereux – pour nous."
Lire l'article complet @ Times of Israel

Trump fait plus confiance à Netanyahu qu'à Merkel


Walter Russell Mead:
"When Mr. Trump looks at Germany today, he may not see much of an ally. Germany benefits immensely, the president believes, from America’s investments in NATO and more generally in Europe. But it responds with selfish trade policies, moral lectures, and security free-riding. Believing, as Mr. Trump does, that Russia isn’t a threat to the U.S., he feels no need to bury U.S.-German differences for the sake of anti-Russian unity.

Mr. Trump thinks Israel is a smarter and better ally than Germany. He listens to Prime Minister Benjamin Netanyahu more than he does to Mrs. Merkel because he thinks Israel’s aggressive defense of its national interests reflects a better understanding of the world, and because he thinks cooperating with Bibi brings more political benefit at home and more effective assistance abroad than anything the Germans are willing to provide."
Lire l'article complet @ Wall Street Journal