mardi 2 septembre 2014

"Un stade supplémentaire dans la dégradation de l’image et du statut des Juifs de France", Shmuel Trigano

"Tout ce qu’il y a à comprendre, c’est que les juifs n’intéressent plus personne en Europe. Même pas ceux qui se livrent chaque jour plus ouvertement aux pratiques et déclarations antijuives. L’antijudaïsme moderne est devenu la forme naturelle de l’indifférence ; la persécution, la forme naturelle du désœuvrement; le déni de l’antijudaïsme et de la persécution, la forme naturelle de l’opinion raisonnable." (Jean-Claude Milner, 2003)

"Entre-temps, c’est un stade supplémentaire dans la dégradation de l’image et du statut des Juifs de France. Même quand ils quittent les lieux, ils se voient exposés à la désapprobation et à la condamnation. Le problème c’est qu’ils le sont déjà quand ils restent. Le plus grave c’est cependant qu’après les récents événements, ils se voient accuser tandis que la «jeunesse française» malgré la violence de ses manifestations est célébrée."

Shmuel Trigano @ Times of Israel: Interdire l’alyah aux Juifs de France?

J’ai entamé il y a quelques semaines la recension du développement d’un thème idéologique et politique tout à fait nouveau en France – mais que les Juifs originaires du monde arabe, qui y ont connu les années 1950-1970, connaissent bien – et qui présente la potentialité ou la réalité de l’installation de Juifs français en Israël comme un acte menaçant, hostile et agressif. qu’il faudrait logiquement interdire. Dans de nombreux pays arabes où des communautés juives vivaient leurs derniers jours, ce thème inspira une politique, des lois que l’historien peut recenser en Egypte, en Irak, en Libye, au Maroc, etc.

Or nous voyons apparaître pour la première fois ce thème en France. Pour l’instant, il reste dans le cadre d’un jugement idéologique et d’un discours. Pourra-t-il devenir un jour texte de loi, ou réglement («politiquement correct» évidemment par le biais d’une punition fiscale, bancaire, nationale…)? L’avenir nous le dira. Tout est aujourd’hui possible. Le pouvoir est faible et volatile. Qui sait qui demain en occupera le siège? Le Front national? Le parti Socialiste et l’UMP ne sont pas plus rassurants…

Après avoir analysé l’article du rédacteur en chef du Monde Diplomatique, Alain Gresh, qui a ouvert le feu, et celui du rédacteur en chef de L’Express (leur titre professionnel montre que c’est au plus haut de la hiérarchie médiatique qu’on pense ainsi), je me dois de faire mention d’une nouvelle prise de position semblable, située cette fois-ci à ce que l’on appelle «l’extrême gauche», en la personne du prophète de la «VI° République», je veux dire Jean-Luc Mélenchon, dont on se souvient du «discours de Marseille» qui reprenait tous les thèmes de l’islamisme.

Jugeant des manifestations pro-palestiniennes qui ont eu lieu récemment, il s’en est pris de façon inattendue aux Juifs de France[1]: «Si nous avons quelque chose à dénoncer c’est ceux de nos compatriotes qui ont cru, bien inspirés, d’aller manifester devant l’ambassade d’un pays étranger ou d’aller servir sous ses couleurs les armes à la main

lundi 1 septembre 2014

Espagne: pour la présidente de l'association des victimes du terrorisme Obama et Israël responsables d'éventuels attentats islamistes en Europe

"Je hais le Noir dans la Maison Blanche. Je tiens à mes enfants assassinés à Gaza. Je veux que sa pute de femme enlève la vidéo des filles kidnappées [au Nigéria]."

Si les manifestations d'antisémitisme des derniers mois en Europe vous ont choqué, vous serez certainement intéressé de savoir que certaines victimes européennes d'attaques terroristes haïssent les Juifs, Israël et les États-Unis.  Pour comprendre ce phénomène d'inversion il convient de lire l'excellente analyse de Dennis Baert: Pourquoi l'Europe diabolise Israël.

The Local rapporte que la présidente de l'association des victimes des attaques terroristes perpétrés par des islamistes à Madrid en 2004 a attaqué racialement le président Barack Obama et son épouse Michelle Obama car, selon elle, ils auraient soutenu Israël lors de l'opération militaire à Gaza.  Elle a attribué à Israël la responsabilité de futurs attentats terroristes en Europe.

Pilar Manjón a dirigé toute sa fureur et frustration au sujet de l'opération Bordure protectrice contre le couple présidentiel. Pilar Manjón déclare dans un tweet raciste:

"Je hais le Noir dans la Maison Blanche. Je tiens à mes enfants assassinés à Gaza. Je veux que sa pute de femme enlève la vidéo des filles kidnappées [au Nigéria]."

Manjón, dont le fils est mort lors des attentats de Madrid, a publiquement accusé l'ancien Premier ministre José María Aznar d'avoir envoyé des troupes lors de l'invasion américaine de l'Irak en 2003.

Elle a confié à l'agence espagnole Europa Press que son tweet visait à condamner "l'extermination" du peuple palestinien, qui, selon elle, "mènera à davantage de soutien pour le mouvement djihadiste."  Les responsables sont Israël et la Maison Blanche, a-t-elle confté au Huffington Post.

Dans un autre tweet elle affirme que si un jour il y a un attentat en Espagne ou dans un autre pays européen il faudra penser à ce qui s'est passé à Gaza pour comprendre. "Je n'ai jamais exprimé la douleur de la mort de mon fils par la haine des Musulmans. Gaza est musulmane.  Mais je pleure pour leurs morts et j'aime chacun des enfants assassicés".

via Antisemitism in Europe.

dimanche 31 août 2014

Dans la 'caisse à outils' de tout bon antisioniste: le 'Contrat de Transfert'

"De même qu’on agite l’épouvantail de la colonisation pour culpabiliser l’Europe, on agite le «Contrat de Transfert» et autres gadgets historiques pour culpabiliser Israël, déjà accusé de tous les maux et plus encore.  On agite les breloques juives du passé pour mieux fermer les yeux sur les infamies qui sont perpétrées par les autres ici et maintenant."

Mark Breddan @ Enquête et Débat (Réflexions sur le “Contrat de Transfert”): Un lecteur d’Enquête & Débat nous adresse cette vidéo concernant le «Contrat de Transfert» signé en 1933 entre Adolf Hitler et des organisations sionistes allemandes. La vidéo s’appuie sur le livre qu’Edwin Black a consacré à ce fait historique incontestable.  Peut-être l’internaute qui nous a fait connaître cette vidéo cherche-t-il à mettre dans l’embarras la rédaction d’Enquête & Débat, qui ne cache pas sa sympathie pour l’Etat d’Israël, sans pour autant s’interdire tout jugement à son encontre.
Quoi qu’il en soit, ce document m’inspire un certain nombre de réflexions. Tout d’abord, je note que le «Contrat de Transfert» fait partie intégrante de la «caisse à outils» de tout bon antisioniste, accessoirement adepte des théories du complot judéo-maçonnique. Face à cet argument imparable, même le plus indécrottable «sioniste» ne peut que capituler, admettre sa fourberie et, penaud, rejoindre à contrecœur les rangs de la «dissidence». Pourtant, avant de rendre les armes, il me semble important de souligner que si l’on veut trouver dans le «Contrat de Transfert» un indice majeur du cynisme et de la duplicité sioniste, j’y vois surtout pour ma part une démarche humanitaire des sionistes allemands envers les juifs de leur pays. Loin d’être les complices d’Adolf Hitler, ils ont compris quel sort attendait les juifs, et ont aménagé pour eux cette «porte de sortie». Hitler et les sionistes ont certes signé un document commun, mais ce n’est pas parce que deux adversaires apposent leur signature au bas du même document d’armistice qu’ils deviennent alliés pour autant. Le cynisme est à trouver du côté nazi, trop heureux de pouvoir «nettoyer» son sol d’un côté tout en sachant où trouver les juifs pour en finir le moment venu, avec la complicité du mufti de Jérusalem.

samedi 30 août 2014

Elisabeth Roudinesco: le peuple juif "est à son tour devenu persécuteur" et "fait reflamber l'antisémitisme partout dans le monde"

Que de platitudes prononcées par l'historienne et psychanalyste française Elisabeth Roudinesco. Interrogée par Télérama elle est supposée décrypter la montée de l'antisémitisme... Voici ce qu'elle dit à propos des Juifs israéliens - et pas un mot sur le terrorisme palestinien:

"C'est terrible, il est arrivé la pire des choses possibles: le peuple le plus persécuté de l'Histoire, après avoir créé un Etat sur sa Terre promise, est à son tour devenu persécuteur. Et, en agissant ainsi, il fait reflamber l'antisémitisme partout dans le monde, qui n'en a pas besoin, car il n'est pas mort, et ne mourra jamais. C'est une véritable tragédie juive."

Les Juifs seraient donc responsables de l'antisémitisme.  Et les Roms - elle n'en dit pas un mot à leur sujet - responsables du racisme anti-rom? Et les Chrétiens en Irak, en Syrie, au Nigéria?  Et ainsi se suite!

vendredi 29 août 2014

Pourquoi l’Europe diabolise Israël - une analyse capitale par Dennis Baert

"Notre supériorité morale n’est qu’un coup de chance. Il nous confronte avec le fait que des gens qui nous ressemblent en tout ne peuvent éviter la tragédie de la violence. Nous réalisons que si nous étions confrontés à un tel ennemi – ce qui semble de moins en moins imaginaire - nous devrions agir de la même manière. C'est une blessure que le narcissisme moral européen ne supporte pas. Et comme toujours, le narcissique menacé ne met pas en cause son propre comportement, mais plutôt la réalité elle-même. La réalité doit être transformée de manière telle que nous ne nous sentions pas menacés par le fait de reconnaître que la tragédie où Israël est placé pourrait être la nôtre.  Voilà le mobile le plus profond de la diabolisation d'Israël par l’Europe. Diabolisation où les Israéliens sont considérés comme les instigateurs de ce conflit, et non comme des gens semblables à nous, qui avons le droit de ne pas nous laisser bombarder par des roquettes. Une diabolisation où les Israéliens sont présentés comme des assassins génocidaires, qui tirent délibérément sur des enfants, et non comme ceux qui font tout pour éviter cela, alors qu’ils se battent contre une organisation terroriste qui ne partage pas ces valeurs et proclame fièrement qu’elle utilise des boucliers humains."

(Dennis Baert [photo] est doctorant en philosophie à l'Université d'Anvers. Il étudie la façon dont l'Europe aborde le conflit de Gaza et les liens avec l'échec du pacifisme. Titre de son travail: "La paix totale et son ombre.") Texte original (Waarom Europa van Israël een duivel maakt) publié dans Redactie.be. Traduction: Marc Reisinger.

Une chose très troublante est apparue au cours des dernières semaines dans les commentaires sur le conflit de Gaza. Chaque jour, nous sommes confrontés à un flux de raisonnements biaisés, de demi-vérités et de mensonges totaux dont la motivation sous-jacente est toujours la même: une diabolisation quasi grotesque d'Israël et de ses citoyens. Le point le plus lamentable a été l’utilisation du terme "Gazacauste".

Nous sommes désormais tellement habitués à ce déséquilibre à l’égard d’Israël, que nous le considérons presque comme évident. Cependant, si l’on prend la peine d’observer ces faits avec une distance critique, ils semblent étranges.

Quelles sont les données vérifiables et solides de ce conflit, au-delà de l'hystérie et des plaidoyers déguisés en opinions engagées? Le Hamas, une organisation terroriste islamiste dont les objectifs théocratique et génocidaire sont indiqués explicitement dans sa charte, a recommencé pour la énième fois à lancer des roquettes sur des cibles civiles en Israël, sachant parfaitement que cela aurait de terribles conséquences pour les personnes qu'ils prétendent représenter.

Israël - un pays dont la culture et l’organisation sociale ressemblent aux démocraties européennes – veut arrêter ces tirs et se voit forcé de lancer une action militaire, tout en veillant autant que possible à la sécurité des populations civiles, utilisant pour cela des techniques inédites dans l'histoire des guerres. Le Hamas, au contraire, déploie une stratégie militaire qui vise à générer autant de victimes civiles que possible, utilisant des lieux tels que les écoles et les hôpitaux comme base de combat pour diffuser des images de propagande.

Tout cela est largement documenté et même revendiqué par les dirigeants du Hamas. Ajoutons que si on en croit la vigueur des points de vue et l’âpreté du langage utilisé, on pourrait croire que ce conflit armé est le plus sanglant de l’époque. En réalité, il ne représente même pas un candidat sérieux au top ten; quant à l'utilisation du mot génocide il est très loin de s’appliquer.

jeudi 28 août 2014

L'Arabie saoudite appelle le monde islamique à reconnaître Israël

Dans le flot d'informations souvent superficielles et anecdotiques sur le conflit entre Israël et le Hamas auquel nous sommes soumis, l'appel du ministre des Affaire étrangères saoudien au monde islamique de reconnaître Israël en tant qu'État légitime n'a pas reçu l'attention qu'il mérite.

S'adressant à l'assemblée mondiale d'érudits musulmans qui s'est tenue à Jeddah, le prince Saud bin Faisal Al Saud a réaffirmé que la branche palestinienne des Frères musulmans, le groupe terroriste Hamas, incite à la guerre entre Israéliens et Palestiniens et a demandé au monde arabe de rejeter le Hamas en tant que représentant du peuple palestinien.  Pendant le conflit actuel entre Israël et le Hamas le roi Abdullah et les médias saoudiens ont critiqué le Hamas et son leader Khaled Meshaal.  Le politologue Norman Bailey parle de "rapprochement politique" entre Israël et l'Égypte, l'Arabie Saoudite et certains États du Golfe du fait que tous sont soumis aux mêmes menaces.

Breitbart:  SAUDI FOREIGN MINISTER: TIME FOR ISLAMIC WORLD TO RECOGNIZE ISRAEL

Saudi Arabia’s Foreign Minister said that now is the time to recognize Israel as a legitimate entity in the Middle East, stressing that the Palestinian arm of the Muslim Brotherhood, terror group Hamas, is responsible for fanning the flames of war between Israelis and Palestinians.

Speaking at the world assembly of Islamic scholars in Jeddah, Saudi Arabia, Saud bin Faisal Al Saud reiterated that the Arab world must also reject Hamas as the representatives of the Palestinian movement, AWDnews reports.

Saudi media has consistently been against Hamas in the ongoing conflict between Israel and Hamas, according to the Middle East Media Research Institute. “[Meshaal], we are tired of defending the [Palestinian] cause that you have sold for cheap to an MB (Muslim Brotherhood) gang whose way you followed even though they have lost their [own] way,” Saudi commentator Abdul Hamdi Razaq recently wrote in a scathing rebuke of Hamas leader Khaled Meshaal.

In March, Saudi Arabia designated the Muslim Brotherhood as a terrorist organization. Some insist the designation had more to do with differing views on Sunni Islam than with the actual threat level posed by the Muslim Brotherhood.

This week, Saudi King Abdullah blamed Hamas for the 50-day war between the terror entity and the State of Israel. Abdullah said: “It is shameful and disgraceful that these terrorists [Hamas] are doing this in the name of religion, killing the people, whose killing Allah has forbidden, and mutilating their bodies, and feeling proud in publishing this. They have distorted the image of Islam with its purity and humanity and smeared it with all sorts of bad qualities by their actions, injustice, and crimes.”

mercredi 27 août 2014

Délire universitaire: les Palestiniens sont soumis par Israël à des examens rectaux et vaginaux...

Source: Martin Kramer (Facebook)

Steven Salaita, qui est Palestinien, a été licencié de sa position de maître de conférences dans le programme d'American Indian Studies de l’université d’Illinois à Urbana-Champaign (IUIC) en raison de ses positions diffamatoires et pour certaines formulées en langage vulgaire sur la campagne militaire d'Israël à Gaza relayées par Twitter. Le 20 juin, lorsque trois adolescents israéliens furent enlevés et tués il écrivit: "Vous êtes peut-être trop raffinés pour le dire, mais moi pas: j'espère que tous les (juron) habitants des implantations en Cisjordanie disparaîtront." Le 22 juillet: "#Israel tue des civils plus rapidement que la vitesse du 4G."

Par ailleurs, on peut se poser des questions sur le niveau de ses compétences académiques.  Steve Salaita est l'auteur d'un ouvrage intitulé L'âme morte d'Israël (Israel's Dead Soul) où il n'hésite pas à écrire:

"Les Palestiniens sont bien conscients que chaque fois que l'un d'eux entre ou sort d'Israël, indépendamment de sa nationalité, il ou elle devra probablement subir un examen anal ou vaginal. Ces examens ... n'ont pas de fonction pragmatique. Ce sont des actes de domination psychologique et d'affirmation autoritaire.  Les agents de ces actions coercitives donnent ainsi libre expression à leur propre dépravation par l'accomplissement de leurs notions orientalistes de la sexualité arabe et musulmane".