lundi 10 décembre 2018

Le spot publicitaire scandaleux de MSF (Juif/Israélien infanticide)


CCLJ (Belgique):
Dans un spot diffusé sur les ondes, notamment sur Bel RTL, l’ONG Médecins sans frontières (MSF) fait appel à la générosité des donateurs en les sensibilisant au sort des enfants palestiniens d’une manière qui suscite le malaise.

Sous une musique dramatique, une voix grave annonce: «Si vous trouvez normal qu’un adolescent de la bande Gaza se vide de son sang la cuisse en lambeau, qu’il portera à vie les séquelles de ses blessures et d’en n’avoir rien à faire puisque vous vous dites «je comprends quand-même rien à ce conflit» ; si vous trouvez ça normal, alors c’est normal de ne pas nous soutenir. L’indifférence est une maladie. Ensemble, stoppons sa progression. Faites un don à Médecins sans frontières».  
Ce spot publicitaire MSF met clairement mal à l’aise. Il laisse entendre que des enfants palestiniens sont systématiquement visés par les Israéliens même si ces derniers ne sont pas mentionnés dans ce spot. Tout est dans le sous-entendu. Et cette façon choc de solliciter des fonds réduit ce conflit à un drame manichéen avec d’un côté les adolescents blessés et vidés de leur sang, et les tueurs assoiffés de sang de l’autre. […]  
Ce n’est pas en recyclant de manière indirecte la mythologie du Juif/Israélien infanticide que MSF devrait faire appel à la générosité du public qui entend les soutenir.
Lire l'article complet et écouter le spot de MSF

dimanche 9 décembre 2018

'Le Monde' s'inquiète du coût des noces à Gaza...


La une du Monde
Alors que la France est "paralysée par des manifestations importantes, troublées par la violence de casseurs, portant principalement sur la dégradation du pouvoir d’achat des Français, mais aussi un rejet d’une immigration illégale préoccupante" (Hélène Keller-Lind), et que "la classe moyenne et les classes populaires vivent en France dans un double état d'insécurité économique et d'insécurité culturelle" (Alain Fienkielkraut), Le Monde (Piotr Smolar) s'indigne (deux pages pleines - 16 et 17) du coût ruineux des noces à Gaza. C'est clairement un sujet qui intéresse au plus au point la majorité des Français.
A Gaza, les noces se paient à crédit

samedi 8 décembre 2018

En pleine tourmente politique, le Premier ministre Philippe signe avec des ministres palestiniens dix accords de coopération et demande la levée du blocus de Gaza


Hélène Keller-Lind, journaliste, @ Désinfos:
Un gouvernement français contesté qui, pour la première fois depuis des décennies, sort des blindés de la gendarmerie dans les rues de Paris, reçoit, à la veille de nouvelles manifestations paralysant la France, portant notamment sur le pouvoir d’achat des Français, des ministres palestiniens d’un gouvernement non élu, pour leur accorder de nouveaux financements, ce que recouvre le terme d’accords de coopération. Le Premier ministre français leur apporte tout son soutien et va jusqu’à préconiser la levée du blocus – maritime- de Gaza, aux mains des terroristes du Hamas. 
De nouveaux financements français aux Palestiniens annoncés en pleine tourmente en France sur une trame anti-israélienne préoccupante. 
Une information qui, dans la situation actuelle de la France paralysée par des manifestations importantes, troublées par la violence de casseurs, portant principalement sur la dégradation du pouvoir d’achat des Français, mais aussi un rejet d’une immigration illégale préoccupante, aurait pu passer inaperçue. Elle est pourtant de taille. Car, alors qu’on aurait pu penser que le gouvernement français consacrerait toutes ses énergies à trouver des réponses aux attentes d’une majorité de Français, celui-ci, qui s’est montré très généreux – 10 millions d’euros en huit ans pour soutenir deux secteurs palestiniens - avec un gouvernement palestinien non élu, connu pour sa corruption et son incitation au terrorisme, par le biais du financement des terroristes ou de leur famille, reçoit en plein tourmente des ministres palestiniens dans le cadre d’une rencontre d’un comité ministériel bipartie, pour leur accorder une rallonge financière, sous couvert d’accords de coopération
Une contribution financière de facto au terrorisme palestinien, grâce à l’argent des contribuables français qui ignorent sans doute cette utilisation de leurs impôts, que dénonçait il y a quelques jours l’Institut de Recherche et Observatoire des Médias palestiniens, Palestinian Media Watch
Lors d’une conférence de presse commune le 7 décembre, le Premier ministre palestinien se félicitait du soutien français,- la France condamne sans cesse ce qu’elle appelle la colonisation israélienne - y compris concernant l’établissement de leur capitale à Jérusalem. Au cours de leur conférence de presse conjointe Philippe réclamait par ailleurs la levée du blocus – maritime – de la bande de Gaza. Alors que le Hamas terroriste qui y est au pouvoir mène depuis des mois des attaques violentes sur sa frontière avec Israël. Une telle proposition équivaut à entériner la libre entrée de terroristes palestiniens sur le territoire israélien. Elle est d’autant plus étonnante que le Fatah de Mahmoud Abbas et le Hamas sont littéralement à couteux tirés. Mais elle s’explique pourtant par le fait que ces deux factions palestiniennes ne sont d’accord que lorsqu’il s’agit de menées terroristes contre l’État hébreu. Ce qu’un responsable du Comité central du Fatah présidé par Mahmoud Abbas énonçait très clairement récemment.
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vendredi 7 décembre 2018

"L’Europe est finie", déclare un grand avocat quittant le Royaume-Uni pour Israël


Lire également:
Le frère de Jeremy Corbyn, chef du Parti travailliste, diffuse des thèses conspirationnistes néo-nazies

Times of Israel:
Mark Lewis (à gauche) et son associée Mandy Blumenthal durant une interview à la BBC. 
(Crédit : capture d'écran YouTube) 
Un avocat britannique de premier plan et son associée ont immigré en Israël cette semaine, en invoquant l’antisémitisme croissant en Europe.  
"L’Europe, à mon avis, est finie. Chaque jour, vous voyez des gens se faire attaquer d’une manière ou d’une autre à travers l’Europe", a déclaré Mark Lewis à la Dixième chaîne israélienne, qui couvrait son arrivée avec son associée Mandy Blumenthal à l’aéroport Ben Gurion en Israël.

"Vous voyez des gens se faire assassiner dans des musées en Belgique, des gens se faire assassiner dans des écoles en France, des gens se faire agresser en Angleterre. Il n’y a qu’un seul endroit pour le peuple juif", a ajouté M. Lewis.

M. Lewis, 54 ans, l’un des principaux avocats spécialisés dans la diffamation au Royaume-Uni, a déclaré qu’il a été de plus en plus souvent victime de discours haineux et de menaces parce qu’il était juif, dont des insultes répétées et des menaces de mort sur le net. 
La décision de quitter la Grande-Bretagne n’a pas été facile, ont déclaré les associés, mais ils estiment que c’était inévitable. "Nous sommes un peuple errant, et il est temps d’errer à nouveau. Les gens ne veulent tout simplement pas le voir", a dit M. Lewis au sujet de ses compatriotes juifs britanniques.

"Nous avons accéléré notre décision de nous installer en Israël parce que l’antisémitisme est devenu une réalité institutionnelle et acceptée dans la vie courante", a accusé Mme Blumenthal.
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mercredi 5 décembre 2018

Un chauffeur Uber filmé en tenant des propos antisémites: "La Shoah c'est la plus grande banane du siècle"


Closer Mag (via CICAD):
Sur son compte Twitter, Flora Ghebali, la fille de Daniela Lumbroso, a partagé une vidéo prise dans une voiture Uber. Dans celle-ci, le chauffeur tient des propos antisémites et parle de la Shoah comme de "la plus grande banane de l'Histoire".

Ulcérée par les propos de son chauffeur Uber, Flora Ghebali a décidé de le filmer et de poster une vidéo sur son compte Twitter. Le 2 décembre dernier, la fille de Daniela Lumbroso monte dans une voiture de cette société de VTC. "Une conversation ordinaire sur les gilets jaunes qui dérive en 3 questions à la 'responsabilité des juifs", comme elle l'écrit en légende de cette vidéo. Durant plus d'une minute, cette ancienne chargée de mission à la communication au cabinet de François Hollande s'entretient avec son chauffeur. La discussion tourne visiblement autour de la communauté juive en France.

"J'ai travaillé pendant dix ans dans le 16e (arrondissement de Paris, NDLR), je sais comment ça marche", explique d'abord le chauffeur Uber. Flora Ghebali lui demande ensuite s'il pense que "les juifs ont de l'aide de l'Etat" ce à quoi il lui a répondu du tac-au-tac : "complètement". Visiblement, cette conversation a pris une autre tournure lorsque la fille de Daniela Lumbroso a haussé le ton. "Mais c'est quoi le rapport en fait entre les juifs français et Israël", s'agace-t-elle. "Non mais quand je parlais d'Israël, je parlais des juifs. C'est pareil pour moi", se défend le chauffeur Uber avant d'attaquer le Conseil représentatif des institutions juives de France.

"La Shoah c'est la plus grande banane du siècle"
Il reprend ensuite en regrettant "l'hypocrisie" : "on nous rabâche musulmans, attentats, attentats, musulmans"... Dans une nouvelle séquence, Flora Ghebali demande à ses abonnés de "bien écouter" son chauffeur qui explique que "Dieudonné dit la vérité". "Il nous parle de la Shoah, lâche le chauffeur. La Shoah c'est la plus grande banane du siècle j'ai envie de vous dire. Parce que 'les pauvres juifs, les pauvres juifs'..." 
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mardi 4 décembre 2018

L'UE cesse de financer une ONG islamique qui appelle à la destruction d'Israël


La journaliste allemande Antje Schippmann rapporte que l'Union européenne va cesser de financer l'ONG  "Commission islamique des droits de l'homme" ("Islamic Human Rights Commission“), organisatrice de la journée annuelle Al-Quds à Londres, qui appelle à la destruction d'Israël. La restitution de 156.000 euros lui sera réclamée.


Lire l'article complet @ Bild (en allemand): U-Kommission will Geld von Islamisten zurück

lundi 3 décembre 2018

Danse de Hanoukah, Woody Guthrie (1944)


Woody Guthrie  a probablement composé Hanukah Dance pour sa fille Cathy, qu'il a eue avec sa femme Marjorie Mazia Greenblatt.



Tippy tap toe! Happy Hanukah!
‘Round you go! My little latke!
On your toes! Happy Hanuka!
And around and around you go!

Clap your hands! Happy Hanuka!
Clap clap hands! My little shtroodler!
On your toes! Happy Hanuka!
And around and around you go!

Jump real high! Happy Hanuka!
Jump jump high! My little fruitycake!
On your toes! Happy Hanuka!
And around and around you go!

Run real fast! Happy Hanuka!
Runny run run! My little sugar pie!
On your toes! Happy Hanuka!
And around and around you go!

samedi 1 décembre 2018

Les Israéliens ont des impératifs non négociables qu'ils ne pourront jamais abandonner (Carl Jacobs)


Un excellent article sur les "réfugiés" palestiniens.

Carl Jacobs @ Archbishop Cranmer blog:
"[…] The ‘Peace Process’ has always tried to reconcile two mutually-exclusive goals: it is supposed to satisfy both Palestinian national aspiration and ‘legitimate’ Israeli security concerns. The problem is that the former condition automatically compromises the latter. The Israelis have certain non-negotiable imperatives that they can never surrender: 
1. The Israelis will never surrender control of the border at the Jordan River.
2. The Israelis will never surrender control of the resources on the West Bank – especially water.
3. The Israelis will never surrender control of the air space over the West Bank.
4. The Israelis will never surrender the high ground that overlooks the major Israeli population centers on the Mediterranean coast.
5. The Israelis will never surrender the strategic depth afforded by the West Bank.
6. The Israelis will never allow a hostile military force under Palestinian control on the West bank.
7. The Israelis will never, ever, ever allow the Palestinians to conclude foreign treaties that allow foreign nations to station military forces on the West Bank.

These are all legitimate Israeli security concerns, and a true Palestinian state would undermine each and every one. If the Palestinians were to receive a true state on the West bank, Israel would have to surrender on every single point. After all, a state is not a state if it doesn’t have sovereign control of its territory and its borders and its resources and its foreign policy. 
Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu has said that any Palestinian state would have to be de-militarised. No Israeli government could say otherwise. That condition alone means a two-state solution is off the table, and should lead the reader to immediately question what is meant by ‘two states’. Unless the Americans are willing to break Israeli knee-caps, an actual viable Westphalian Palestinian state west of the Jordan River will never happen. And the Trump Administration has now said: “We won’t break their knee caps. Sorry.” The parties are free make the best deal they can as far as Trump is concerned, but the (ahem) Palestinian trump-card of dispossession has been removed from the deck. The best the Palestinians can ever hope to achieve is some form of autonomy under Israeli sovereignty. 
By cutting off the aid and rejecting the privileged Palestinian definition of refugee, the US has told the Palestinians that there will be no more appeals to the historic wrongs they allege. There will be no more gravy-train of easy American money. It has indicated that the Palestinians will not be considered perpetual refugees entitled to perpetual international support, and perhaps they should be making alternate plans for the future – plans that don’t involve the impossible fantasy of returning by conquest or treaty to a land they will never inhabit. Time is not necessarily on their side anymore. For 70 years, they have been fighting a war of annihilation in their heads – fantasising about the day when, at last, they have the Israelis at the point of a bayonet. For 70 years, they have not faced up to the reality of defeat. They reject the understanding that it was a really bad idea to start a war of annihilation and lose it. Instead they sit in refugee camps living off aid money and nursing their resentments. It’s time for the Palestinians to submit to the reality of defeat. It’s the only possible avenue for peace in the Middle East. 
It’s much easier to come to terms with reality when people aren’t paying you to pretend you are a great force of history striving to correct past wrongs. Then you will suddenly realise you have to find a way to make a living."
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vendredi 30 novembre 2018

Déjà dans les années 30, les mots "fascisme" et "fasciste" étaient galvaudés


Michel Winock, historien:
"Quels mots sont-ils plus galvaudés que "fascisme" ou "fasciste"?  Déjà dans les années 1930, on pouvait en faire la remarque:
"Non seulement les socialistes mais les masses de la république sentimentale affublent désormais de l'épithète de fasciste outre les fascistes véritables, les partis modérés, les libéraux, les conservateurs sociaux, tout ce qui est à l'opposé même du fascisme […].  Fascisme finit par désigner tout ce qui n'est pas républicain dans le sens de la gauche." (1)
(1) A. Dami, La crise de la démocratie, cité par J.-P. Maxence, Histoire de dix ans, 1927-1937, Paris, Gallimard, 1939, pp. 295-296."
L'Histoire, Dossier: Les Fascistes, septembre 1999, p. 50.

mercredi 28 novembre 2018

L'Allemagne a voté 8 fois contre Israël à l'ONU


Benjamin Weinthal:

Des politiciens allemands ont critiqué, au Bundestag, le ministre des Affaires étrangères, Heiko Maas, pour avoir soutenu huit résolutions anti-israéliennes lors d'un vote de l'Assemblée générale des Nations Unies relatif au conflit israélo-arabe.

Bijan Djir-Sarai, porte-parole des affaires étrangères et député du Parti démocratique libre (FDP) au Bundestag a déclaré qu'il ne comprenait pas pourquoi l'Allemagne avait abandonné Israël dans un forum international. Il a demandé à Heiko Maas d'expliquer pourquoi l'Allemagne avait voté à huit reprises "des critiques unilatérales" contre Israël à l'ONU. Il a écrit sur Twitter que "les amis israéliens s'attendent à juste titre à autre chose de notre part. L'Europe ne doit pas laisser tomber Israël tomber à l'ONU". Il a souligné que l'Europe avait des "responsabilités" envers Israël.

Lire l'article complet @ Jerusalem Post

mardi 27 novembre 2018

Merkel voudrait empêcher les pays de l'UE de transférer leur ambassade à Jérusalem


J Forum:
Les pays d’Europe centrale et orientale de l’UE qui ont manifesté leur intérêt pour le déménagement de leurs ambassades à Jérusalem ont été soumis à la pression d’autres pays de l’UE contre ces mouvements. Comme Benjamin Weinthal du Jerusalem Post l’a annoncé la semaine dernière, la chancelière allemande Angela Merkel a appelé le président roumain Klaus Iohannis en avril, lui demandant de ne pas déplacer l’ambassade de son pays. Weinthal a indiqué que Merkel aurait appelé d’autres politiciens européens dans le cadre d’une campagne visant à empêcher tout pays de l’UE de prendre l’initiative.

La République tchèque et la Roumanie étaient deux des cinq États membres de l’UE sur 28 qui se sont abstenus lors de l’adoption d’une résolution de l’ONU en décembre condamnant les États-Unis à cette décision. Les trois autres pays étaient la Hongrie, la Lettonie et la Pologne. La Lituanie ne s’est pas présentée pour le vote.
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vendredi 23 novembre 2018

La vérité sur George Soros, ses rapports avec les Juifs et Israël (James Kirchick)


James Kirchick, journaliste américain, chercheur associé à la Brookings Institution, auteur de "The end of Europe" @ Tablet Magazine:
"[…] Soros has also authored 14 portentously titled books, few of which are likely to be remembered. (Nobel Prize-winning economist Robert Solow, in a review titled “The Amateur,” panned his 1998 tome The Crisis of Global Capitalism as “embarrassingly banal.”) “Money is just a tool for him,” a friend of Soros told Mayer. “It’s how he manipulates a lot of things in his life.” When Mayer asked Soros “to name one thing in the world that he wished he could have,” he plaintively replied, “I want my ideas to be heard.” It seemed, increasingly, that Soros was suffering from a condition afflicting many obscenely wealthy people: He desperately wanted to be taken seriously as a public intellectual, but did not have anything very profound to say. […]
While Soros has been extremely generous in funding a plethora of organizations and individuals committed to promoting the interests of practically every conceivable identity group, there is one in whose welfare he is utterly disinterested: his own. It is ironic that the left’s new poster child for the evils of right-wing anti-Semitism has what can best be described as an ambivalent relationship to Judaism and the global Jewish community. Soros’ own view of this ambivalence is that it is a mark of universalist superiority over his hidebound, retrograde co-religionists. “I don’t think that you can ever overcome anti-Semitism if you behave as a tribe,” he told The New Yorker in 1995, tacitly blaming other, unassimilated Jews for anti-Jewish bigotry. “The only way you can overcome it is if you give up the tribalness.” Soros has given scant money to Jewish causes; The New Republic in 1994 described an “aversion to financing Jewish organizations” and a “cynical” “view” of organized Jewry, an aversion and a view which seem not to have dissipated over the ensuing decades. As for the Jewish state, Soros believes pro-Israel advocates provoke anti-Semitism. “Attitudes toward the Jewish community are influenced by the pro-Israel lobby’s success in suppressing divergent views,” he has written. Speaking conspicuously in the third person plural, he told Connie Bruck, “I don’t deny the Jews their right to a national existence—but I don’t want to be part of it.”

Fair enough. Yet it’s notable how, among the well over 100 grantees of OSF’s $3 million Communities Against Hate initiative (launched in the aftermath of Trump’s election), there are a preponderance of groups dedicated to defending transgender people and Muslims, and hardly any committed to defending Jews. Soros contributes next to nothing to the fight against anti-Semitism, one he and his defenders claim to care so much about, and in spite of the fact that, according to FBI hate crime statistics, over half of the victims of religiously motivated hate crimes in the United States are Jewish while less than a quarter are Muslim. In New York City, where Soros resides, “there have been four times as many crimes motivated by bias against Jews—142 in all—as there have against blacks,” writes Ginia Bellafante of The New York Times. And “hate crimes against Jews have outnumbered hate crimes targeted at transgender people by a factor of 20.”

Soros’ son Alexander has expressed a similar contempt for what he portrays as the parochial world of American Jewry, favorably contrasting the deracinated, cosmopolitan philanthropy of his father to the Zionist particularism of other wealthy Jews, as if the two were mutually exclusive. “The reason you fight for an open society is because that’s the only society that you can live in, as a Jew—unless you become a nationalist and only fight for your own rights in your own state,” he dismissively told the Times Magazine last summer. In 2015, the younger Soros started a Jewish political action committee, Bend the Arc. One of the first candidates it endorsed was Minnesota Rep. Keith Ellison, whose long relationship with Louis Farrakhan has been amply documented. […]"
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mercredi 21 novembre 2018

"La mémoire juive avait enregistré l'oppression comme moment d'un cycle immense, depuis des siècles"



Alain Boureau, historien médiéviste français, directeur d'études à l'EHESS. :
"Mais après la "nuit de cristal" de novembre 1938, qui inaugura la phase ultime de la persécution des Juifs allemands, Kantorowicz se résolut à quitter le pays, grâce à l'appui de ses amis le comte Bernstoff et Helmut Kupper […]

La date tardive de cet exil peut surprendre: chaque mois qui passait augmentait les risques courus par un Juif allemand. Pourtant, le cas de Kantorowicz n'est pas isolé, loin de là. A propos du serment de Berkeley, il évoquera l'aspect graduel de l'emprise dictatoriale du nazisme. Chaque étape dans l'oppression pouvait passer pour l'ultime. Seule une reconstruction du passé en saisit la dynamique inexorable, la finalité dernière. L'expérience vécue louvoie, l'histoire tranche. L'extermination nazie a un caractère irréductible; la mémoire juive avait enregistré l'oppression comme moment d'un cycle immense, depuis des siècles. Or les crises, dans ce cycle, jusqu'à la République de Weimar, se faisaient peu à peu moins aiguës. L'avènement du nazisme pouvait apparaître comme une brève anomalie dans l'accomplissement lent de l'intégration juive, bien avancée en Allemagne."
Alain Boureau, Histoires d’un historien. Kantorowicz, Paris, Gallimard, 1990, p.p. 125-126.

mardi 20 novembre 2018

Since Hitler was defeated in 1945, there has been a tendency to say "goodbye to all that" (Sean McMeekin)


Sean McMeekin, historien américain:
"Since Hitler was defeated in 1945, there has been a tendency to say "goodbye to all that", as if the exposure of the Nazi death camps truly taught the world "a lesson it will never forget"*. And yet the toxic self-pitying disease which gave rise to Nazism is still abroad in the world, if no longer prevalent in Germany itself. At its most glaringly obvious, the syndrome manifests itself in common Arab anti-Semitism, with Israel blamed for every evil which has occurred in the Middle East in modern times. But there is a subtler version of the virus coursing through the veins of the West, such as the fashionable Third Worldist autocritique which decries every sin of European imperialism while absolving the world's most wicked post-colonial regimes of responsibility for their crimes."

* This phrase appears, for example, on the back jack cover of Joachim Fest's Hitler
Sean McMeekin, The Berlin-Baghdad Express, The Ottoman Empire and Germany's Bid for World Power, Alan Lane, 2010, p. 366. (Le train Berlin-Bagdad… au cœur de la stratégie allemande en 1914-1918), par Bernard Cazes @ Futuribles)

lundi 19 novembre 2018

Le monument à la mémoire des victimes de la Shoah vandalisé à Gand


Via De Standaard:



Le monument Michael Lustig, une œuvre originale, en forme de toupie, sur laquelle sont gravés les noms des victimes gantoises de la Shoah, a été vandalisé à la veille de la commémoration de la Nuit de Cristal qui a lieu tous les ans à Gand.




samedi 17 novembre 2018

Suède : le chef d’une unité hospitalière démissionne après des actes antisémites


Contexte:
Un chirurgien suédois accusé de harceler ses employés juifs

Comme d'habitude si le Centre Wiesenthal (USA) n'était pas intervenu, rien ne se serait passé…  Les collègues de médecins visiblement n'étaient pas choqués...

Times of Israel:
Le chef d’une unité de soins dans un hôpital universitaire suédois a démissionné de son poste suite à des informations parues dans les médias portant sur le harcèlement continu exercé par un médecin sur son personnel juif.

L’ancien manager a quitté l’hôpital universitaire Karolinska, situé à proximité de Stockholm, à cause d’une « combinaison de raisons personnelles, mais aussi parce qu’il n’a pas géré la situation avec suffisamment d’efficacité », a déclaré la directrice de l’établissement Annika Tibell à la chaîne Sveriges Television dans un reportage diffusé mardi. Le chef de l’unité n’a pas été identifié.

Au mois d’octobre, le centre Simon Wiesenthal basé en Californie avait accusé un chirurgien travaillant dans l’hôpital de Tibell de harcèlement antisémite, a fait savoir le quotidien Aftonbladet.

Les dirigeants de Karolinska avaient eu connaissance « de l’antisémitisme manifeste et ouvert » du médecin à l’encontre d’au moins un employé juif depuis le mois de février mais les plaintes avaient été « ignorées », avait écrit le rabbin Abraham Cooper du centre dans la lettre. Au moins deux autres salariés juifs avaient démissionné avant celui cité par le centre Simon Wiesenthal.
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jeudi 15 novembre 2018

L'antisémitisme est une forme d'idolâtrie (Scott Shay)


Scott Shay @ Mosaic Magazine:
"The Hebrew Bible tends to regard idol worship as the sin par excellence. To Scott Shay, there is an underlying connection between hatred of Jews and Judaism’s rejection of the idolatrous worldview, which, he argues, is not limited to ancient paganism:
Idolatry is the process of attributing superior and inexplicable power and authority to […] people, animals, and natural processes. Since finite beings are limited by nature, […] idolatry is by definition a falsehood. Yet this falsehood is the basis for much human injustice, just as the Bible explains. From Pharaoh in Egypt to Sennacherib in Assyria, idolaters built temples, ran pageants, and wrote poems and epics to extol their “supernatural” power and authority. These lies justified their selfish oppression of the masses and their greedy conquests of other peoples. Idolatry underpins all genuinely malevolent power. […]

Anti-Semitism is the projection of idolatry onto Jews. Anti-Semites are not people who criticize or debate specific Jewish viewpoints or communal decisions in a spirit of mutual respect. They are people who themselves harbor projects of domination and exploitation, but who […] project their own malevolent intentions onto Jews. In Charlottesville, anti-Semitic marchers who genuinely seek white supremacy shouted, “Jews won’t replace us.” Ayatollah Ruhollah Khomeini who wished to bring the entire world under Islamist control, regularly accused the Jews of seeking world domination. Hitler railed against a Jewish conspiracy to destroy Germany, when he wanted to destroy the Jews! […] 
It is not the Jews’ success, nor their actual power that is the source of anti-Semitism. […] Rather, it is the Jews’ historic connection with monotheism that has made them the central target of this projected idolatry. This has been true even when many Jews have been neither religious nor conversant with the texts [of their faith]. By accusing Jews of malevolent and demonic control over organs of power (media, Congress, banks, etc.), true idolaters (whatever their specific ideology) project their own idolatry onto the Jews and thereby maintain their own delusions."
 Lire l'article complet @ Pittsburgh Post-Gazette


mercredi 14 novembre 2018

Michel Onfray "se servir des morts de la Shoah pour de petits projets de basse politique politicienne"


Michel Onfray, philosophe et essayiste:
"[...] Ce qui me révulse ça n’est pas l’instrumentalisation d’Hitler et des nazis, on a l’habitude, mais de ses victimes et des juifs en premier lieu, c’est nouveau… Car jongler ainsi avec les morts de la communauté juive, une fois comme Edwy Plenel qui affirme dans "Pour les musulmans" (La Découverte) que les musulmans d’aujourd’hui sont les juifs de l’avant-guerre, une autre fois comme son comparse Emmanuel Macron, que le spectre nazi rôde en France avec Marine Le Pen ou en Europe avec des dirigeants élus démocratiquement par leur peuple, c’est se servir des morts de la Shoah pour de petits projets de basse politique politicienne.

Les juifs, qui sont les victimes de prédilection des intégristes musulmans partout sur la planète, n’ont pas besoin d’avoir sur leur autre flanc de faux amis vrais ennemis qui, en instrumentalisant la Shoah, la banalisent. Car, soyons sérieux, si le programme politique de Marine Le Pen, c’est "Mein Kampf", alors Hitler ne serait pas ce que l’on dit et il n’aurait pas fait ce que l’on dit qu’il a fait. Ce négationnisme des progressistes autoproclamés me fait froid dans le dos et ce bien plus que les votes populaires qui cherchent à se défendre de ces populicides qui recourent à cette rhétorique brune.

Si le populisme est un problème, alors posons nous la question: qu’est-ce qui rend possible le populisme? Et répondons à cette interrogation, car ceux-là seuls qui fécondent et nourrissent le populisme sont le problème: et ceux qui le fécondent et le nourrissent, ce sont clairement les populicides –étymologiquement ceux qui exterminent les peuples– qui disposent des pleins pouvoirs en Europe depuis 1992, soit depuis plus d’un quart de siècle. Et cette engeance ne compterait pour rien dans l’état des lieux? Allons, soyons sérieux…"
Lire l'article complet ou la vidéo (réservée aux abonnés)

mardi 13 novembre 2018

Hausse des actes antisémites: mais il paraît qu’il n’y a pas d’antisémites en France !


Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

@ Atlantico:
C’était sur BFM TV. Mario Stasi, le président de la LICRA, était interrogé sur la dramatique hausse des actes antisémites (69 % en moins d’un an). Il déclara que la situation des juifs en France était insupportable et intenable. Une telle outrance langagière choqua le journaliste de la chaîne qui l’interviewait. Il interrompit Mario Stasi: «Nous ne sommes pas en 1937, quand même…» 
Une phrase lumineuse, belle et magnifique. En effet, il n’y a pas de nos jours de Nuit de Cristal en France. Aucun statut des juifs non plus. On n’a pas envoyé des wagons de la SNCF chargés de juifs vers Auschwitz.

Pareillement, nous n’avons pas été informés que des juifs aient été parqués au Stade de France pourtant si bien situé (il est dans le 93).

Beaucoup de bruit, donc, pour rien. C’est ce que voulait dire le journaliste de BFM TV, une scène qui préfère la nuance à la dénonciation. On connaît les juifs. Toujours à gémir. Toujours à se plaindre. Toujours à prendre la France pour le Mur des Lamentations.
Les juifs exagèrent car si je disais vrai, on parlerait des antisémites. On les désignerait. On les clouerait au pilori. Existent-ils vraiment? En 2015 ils existaient! 
Cette année-là, le président du CRIF de l’époque, Roger Cukierman, avait osé dire: «La grande majorité des actes antisémites est le fait de jeunes issus de la communauté maghrébine». Que n’avait-il pas dit là… Dalil Boubakeur protesta, s’étrangla de fureur et en appela à Hollande. Ce dernier mit en scène une photo historique qui valait son pesant d’hypocrisie.
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lundi 12 novembre 2018

Photo virale des fils de Bolsonaro en Israël avec des T-shirts du Mossad et de Tsahal


Tom Gross @ Mideast Dispatch:

Eduardo et Carlos Bolsonaro
This image of Brazilian president-elect Jair Bolsonaro’s sons, Eduardo and Carlos, sporting IDF and Mossad t-shirts on their visit to Israel, has gone viral. 
Brazil’s new president Jair Bolsonaro is strongly pro-Israel, and one of his promises during his recent election campaign was to move Brazil’s embassy from Tel Aviv to Jerusalem, one of several policies that has sparked anger on the Israeli and American Jewish far left. 
Haaretz newspaper has been running a campaign against Bolsonaro, even including a massive banner headline “Hitler in Brasilia”, while the New York Times ran a top-of-the-page comment piece claiming “Swastikas have been painted on walls all over the city” [Sao Paulo]. 
I checked with two different trusted Brazilian Jewish friends of mine who live in Sao Paulo whether any of this might be true, and they wrote that this scaremongering was “nonsense” and that “Bolsonaro is genuine philo-Semite” and “his first foreign policy objective is to realign Brazil’s relations with Japan, Chile, Israel, and the US – at the expense of Bolivia, Venezuela, Cuba, and the Palestinian Authority”. 
Tom Gross adds: Brazil is the most important country in South America, and the eighth largest economy in the world. The previous left-wing government of Dilma Rousseff, who was impeached on corruption charges, was very anti-Israel, even taking the rare step of refusing to approve Israel’s choice as ambassador, Danny Dayan, who instead became Israel’s Consul General in New York.

Taguieff: "L'antisionisme radical fait désormais partie des principaux marqueurs de l'esprit révolutionnaire"


Pierre-André Taguieff in L'incorrect n°14, novembre 2018, p. 51.
"L'antisionisme radical fait désormais partie des principaux marqueurs, avec l'antifascisme, l'anticapitalisme et l'anti-impérialisme, de l'esprit révolutionnaire, tel qu'il a survécu à la chute de l'empire soviétique et à la disqualification des régimes communistes résiduels." 
Via O.P.

Lire également:
Taguieff: Judéophobie: "le peuple juif est un intrus dans le genre humain"
Taguieff: "La page raciste de la judéophobie a été tournée"

dimanche 11 novembre 2018

Pays-Bas: un professeur affirme que les sionistes sont responsables des attentats du 11 septembre


Kees van der Pijl, un ancien professeur qui dirigeait le Département de relations internationales de l’Université de Sussex, a partagé dans un tweet un article du site conspirationniste WikiSpooks, prétendant que ce sont les Israéliens avec l'aide de sionistes américains qui ont fait sauter les tours jumelles, et pas Al Qaïda.

Suite à quelques timides protestations, Kees van der Pijl, qui est Hollandais et a fait ses études à l'Université d'Amsterdam, a écrit:
"Après ma remarque sur la responsabilité sioniste dans les attentats du 11 septembre, le 'lobby israélien' n'est plus, pour moi, un terme vide de sens. Cependant, nous devons mettre fin à la meurtrière 'guerre contre le terrorisme' ((c) Netanyahu 1986), qui a maintenant pour objectif l'Iran".
Il convient de rappeler qu'il y a 15 ans (2003), un sondage avait révélé qu'une majorité d'Européens estime qu'Israël constitue la plus grave menace pour la paix dans le monde. Si la moyenne est de 59% chez les Européen, les Hollandais battent tous les records avec 74%.  Or comme souligné ci-dessus le Professeur van der Pijl est Hollandais.
"On constate par exemple que les taux de défiance à l’égard d’Israël concernent 74% des sondés aux Pays-Bas et 69% en Autriche, alors que des pays présentés de longue date, par Washington notamment, comme des repaires du terrorisme international (la Syrie, la Libye, la Somalie) n’enregistrent que des score marginaux (respectivement 37%, 36% et 16%)."
Surtout n'hésitez pas à consulter le compte Twitter de Kees… vous serez éclairé.


vendredi 9 novembre 2018

Klaus Mann: Nuit de Cristal "les frontières du Reich s'étaient transformées en un cercle de feu derrière lequel il n'y avait plus que l'extermination"


"Les frontières du Reich s'étaient transformées en un cercle de feu derrière lequel il n'y avait plus que l'extermination" (Klaus Mann)


Allemagne, 9-10 novembre 1938


"[...] les nazis avaient déclenché à travers toute l'Allemagne le gigantesque pogrom de la nuit de Cristal. Dans tout le pays, des centaines de magasins juifs avaient été pillés. Cent quatre-vingt-onze synagogues avaient été incendiées. Onze centres communautaires et chapelles de cimetières avaient été partiellement brûlés, et trois autres entièrement détruits. Plus de trente mille Juifs avaient été internés dans les camps. Plus d'une centaine avaient été tués au cours des scènes de saccage. Ce fut une explosion d'une brutalité inouïe, l'instant où, comme l'écrit Klaus Mann dans son Journal, "les frontières du Reich s'étaient transformées en un cercle de feu derrière lequel il n'y avait plus que l'extermination"."
Michel Laval, L'Homme sans concessions, Arthur Koestler et son siècle, Calmann Lévy, 2005 (pp. 273-274)

Hitler divisa "le monde entre ceux qui tuent et ceux qui sont tués ou destinés à être tués"


Ghetto de Varsovie

Imre Kertész (1929-2016), écrivain hongrois, survivant des camps de concentration et lauréat du prix Nobel de littérature en 2002:
"Un ancien détenu de Buchenwald est venu aux commémorations dans sa tenue de prisonnier.  Il n'y a rien à dire de plus.  Près d'un demi-siècle est passé et on n'a toujours pas compris qu'un dénommé Adolf Hitler a régné sur l'Europe pendant douze ans, divisant le monde entre ceux qui tuent et ceux qui sont tués ou destinés à être tués.  Et que le monde ainsi divisé fonctionnait."
L'Ultime Auberge, traduit du hongrois par Natalia Zaremba-Huzsvai et Charles Zaremba, Actes Sud, 2015, p. 238.


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Imre Kertész: Des enfants "vont à l’école avec leurs cartables sur le dos pour se rencontrer à nouveau comme bourreaux et victimes dans les antichambres des fours crématoires" 

Imre Kertész: "j'assiste pour la première fois dans toute sa splendeur à la désignation d'un bouc émissaire"

Imre Kertész fustige les Juifs européens qui dénigrent Israël 

mardi 6 novembre 2018

Un chirurgien suédois accusé de harceler ses employés juifs


L'aspect  à retenir dans cette triste et banale affaire est que visiblement les collègues suédois des médecins juifs victimes d'actes antisémites ont pris la décision de ne pas intervenir.  

Times of Israel/JTA:
Un important médecin de l’université suédoise qui remet le prix Nobel de médecine est accusé d’voir harcelé impunément des employés juifs.  
Le centre Simon Wiesenthal a relayé cette accusation contre le chirurgien dans une lettre envoyée le mois dernier par son doyen, le rabbin Abraham Cooper, à l’hôpital universitaire Karolinska, situé à proximité de Stockholm, a fait savoir le quotidien Aftonbladet mercredi.

Les services de l’administration de Karolinska avaient connaissance de «l’antisémitisme manifeste et non-dissimulé» du médecin envers au moins une de ses employés juifs depuis le mois février, mais les plaintes ont été «ignorées», a écrit Cooper dans la lettre qui a été obtenue par JTA. Au moins deux autres employés, juifs eux aussi, avaient déjà quitté le service dans le passé avant l’arrivée de la personne citée par le centre centre Simon Wiesenthal, a affirmé Cooper. (…)

Mais Cooper a dit à JTA qu’il avait «zéro confiance ou presque» dans la gesttion des plaintes par l’hôpital. «Ils ont commencé à recevoir des plaintes il y a des mois et il ne s’est rien passé. Ils ne sont pas transparents à l’heure actuelle sur les mesures prises». (…)

Svante Weyler, président du comité contre l’antisémitisme suédois, a déclaré que le médecin accusé d’avoir harcelé son employé juif avait posté des textes antisémites sur Facebook.

«Ceci montre une évaluation du personnage extrêmement mauvaise, car ces publications sont manifestement antisémites. Et si elles entrent dans le cadre d’un contexte plus large, alors c’est un problème», a-t-il dit à Aftonbladet.

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lundi 5 novembre 2018

Pascal Bruckner, philosémite assumé, traité de "merde sioniste"


Anne Fulda @ Le Figaro:
Pascal Bruckner, "l'écrivain et essayiste vient de publier un livre, Un an et un jour. Un roman traversé en filigrane par son obsession du temps qui passe. 
Pascal Bruckner parle d'une voix posée, maîtrisée. Il répond aux questions sans esquiver. […]  
"Ceux des intellectuels qui ne veulent pas l'admettre ne méritent pas ce nom.  Pour moi, ce sont des salopards.  Toute cette frange de la sociologie d'extrême gauche qui dénie le problème de l'islam radical ne mérite vraiment aucune considération." […]
Ses prises de position lui valent d'être pris à partie ("on me traite parfois de "sale Blanc", de "petit Blanc", ou encore de "réactionnaire, crypto-fasciste" ou de "merde sioniste") mais aussi, à force de dénoncer les nouveaux maîtres-censeurs, d'être soutenu par un nouveau public.  Cela ne le laisse pas indifférent: "Depuis quatre-cinq ans, les gens m'arrêtent dans la rue, me félicitent: "Continuez!"", rapporte-t-il.  Une reconnaissance savoureuse, pour un être à l'identité incertaine, comme il se définit lui-même.  Écrivain et philosophe.  Catholique et philosémite assumé, longtemps pris pour un intellectuel juif, au point que l'un de ses amis lui a conseillé un jour de faire son "coming out goy"..."
Lire l'article complet

Lire également:
Pascal Bruckner dénonce l'attitude: "L’antisémitisme, ça suffit. C’est une vieille rengaine qu’on ne veut plus entendre"

dimanche 4 novembre 2018

Le conspirationniste Michel Collon déprogrammé du stand de la Fédération Wallonie Bruxelles au Salon du Livre francophone de Beyrouth


Extrait du programme de la 25ème édition du Salon du livre francophone de Beyrouth (3-11 novembre)

Géraldine Kamps @ CCLJ/Regards:
L’écrivain et «journaliste indépendant» Michel Collon interviendra ce début novembre au Salon du Livre francophone de Beyrouth pour parler «Géostratégies, désinformation, propagande et complotisme». Mais il sera aussi invité à une séance dédicaces de ses livres au stand… Belgique Wallonie Bruxelles. Un gage de crédit?

Les prises de position et amitiés sulfureuses de Michel Collon (le conspirationnise Thierry Meyssan et Dieudonné pour ne citer que celles-là) sont connues depuis longtemps. Ce qui n’empêche curieusement pas le personnage de continuer de séduire et de diffuser sa haine, avec parfois même une caution officielle.

Fondateur en 2004 du collectif Investig’Action qui « regroupe des journalistes, écrivains, vidéastes, traducteurs, graphistes et toute une série d’autres personnes qui travaillent au développement de l’info alternative», après avoir démarré sa carrière à l’hebdomadaire du PTB Solidaire, le chevalier blanc qui dévoilerait les médiamensonges occidentaux, chantre de l’anti-impérialisme et de l’antisionisme, n’hésite pas à répandre ses messages complotistes à qui veut l’entendre. «Les frères Kouachi ont été armés, formés militairement, endoctrinés par Monsieur Fabius et ses amis», affirmait-il ainsi très sérieusement lors d’une conférence à Roubaix le 27 mai 2015, entre autres déclarations fracassantes.

L’animatrice du site Confusionnisme.info, Ornella Guyet, qui a dressé un portrait détaillé du personnage et de son site, estime que «le positionnement de Michel Collon l’a conduit à organiser ou à participer à des événements organisés en soutien aux dictatures de Mouammar Kadhafi et de Bachar Al-Assad aux côtés de figures de l’extrême droite complotiste, au nom de cet anti-impérialisme borgne selon lequel il y a des ennemis principaux et des ennemis secondaires et que face aux ennemis principaux (l’impérialisme occidental, voire « américano-sioniste») […]

Le blogueur et polémiste Marcel Sel n’a jamais caché non plus son opinion sur Michel Collon qu’il qualifie ouvertement d’«antisémite» dans un article paru en avril 2018 qui lui vaut d’être aujourd’hui poursuivi en justice par l’intéressé. «Le problème n’est pas qu’il s’exprime, mais qu’il cherche petit à petit la respectabilité, en se présentant comme un journaliste tout en traînant l’ensemble de la presse dans le caniveau, en dénonçant Israël comme le pays le plus raciste au monde, et en soutenant les théories du complot», souligne-t-il. «J’ai consulté plusieurs centaines de ses articles, et j’ai retrouvé au moins 34 occurrences qui correspondent à la définition de l’antisémitisme retenue par l’International Holocaust Remembrance Alliance (IHRA) et votée par le Parlement européen en juin 2017». […]

Le «lobby sioniste» est clairement l’une des principales cibles de Michel Collon. «Depuis sa rencontre avec Dieudonné à Axis For Peace, Michel Collon n’a pas manqué une occasion de défendre Dieudonné, notamment en publiant les textes élogieux d’Olivier Mukuna, hagiographe de Dieudonné (…)», précise Ornella Guyet. «Michel Collon plaît aussi à Alain Soral et Investig’Action apparaît parmi les «sites amis» en lien sur le site d’Egalité et Réconciliation». Dans son livre Israël, parlons-en, publié par Investig’actions, et que Michel Collon est invité à venir dédicacer le 3 novembre à Beyrouth, il propose vingt entretiens avec Sand, Bricmont, Ramadan, Blanrue «et d’autres défenseurs du droit au négationnisme, avec un Paul-Eric Blanrue qui publie une apologie de Faurisson», dénonce Marcel Sel. « Blanrue qui, en 2010, soit l’année de la sortie de ce livre, diligentait avec l’aide de Jean Bricmont (autre proche de Michel Collon) une pétition internationale de soutien au négationniste Vincent Reynouard signée par le gotha de l’extrême droite antisémite», confirme Ornella Guyet. […]

Est-ce bien à cet auteur que la Fédération Wallonie Bruxelles offre à présent une tribune officielle, comme l’annonce le programme officiel du Salon du Livre francophone de Beyrouth qui se déroulera du 3 au 11 novembre prochain ? «Cela reviendrait à valider ses thèses au nom de tous les citoyens», s’indigne Marcel Sel. Pour ne pas parler de «faute grave». Reste à voir pourquoi la Fédération Wallonie Bruxelles a décidé de l’inviter, et comment elle s’en expliquera. Les courriers qui lui ont été envoyés n’ont à ce jour pas reçu de réponse.
Mise à jour:
Michel Collon ne sera pas le bienvenu au stand de la Fédération Wallonie Bruxelles (décision de la Ministre Gréoli et du Ministre Président Rudy Demotte)
Après la publication ce mardi d'un article dénonçant l'invitation au stand de la Fédération Wallonie Bruxelles de Michel Collon au Salon du Livre francophone de Beyrouth le 3 novembre prochain, et plusieurs interpellations de notre part, mais aussi de la Ligue belge contre l'antisémitisme (LBCA) et du blogueur Marcel Sel, il semble que la Fédération ait préféré revenir sur sa décision. Nous nous permettons de reproduire ci-dessous la réponse qui nous a été envoyée par Michaël Lamhasni, administrateur général adjoint de Wallonie Bruxelles International (WBI). Lire l'article complet

jeudi 1 novembre 2018

La militarisation de l'antisémitisme (Brendan O'Neill)


Brendan O'Neill, journaliste @ Spiked:
Blaming Trump for the Pittsburgh massacre downplays the scale of anti-Semitism today.

And still people are downplaying the seriousness of anti-Semitism. Even now. Even following the worst attack on Jews in American history. Even after the slaughter of 11 mostly elderly Jews at a bris, the celebration of the birth of a child, at the Tree of Life Synagogue in Pittsburgh. […]

This rush to blame Trump for a massacre of Jews is not only profoundly cynical, where the militarisation of anti-Semitism is pounced upon to the cheap, low end of scoring points against a politician people don’t like.

It also has the effect of whitewashing the true horror of anti-Semitism in the 21st-century West. It is in itself a form of apologism for the new anti-Semitism to the extent that it dehistoricises and depoliticises it by presenting it as little more than a function of the new right-wing populism.

It presents violent anti-Semitism as yet another thing unleashed, or at least intensified, by Trump and by the political turn of the past two years. And this dangerously distracts public attention – purposefully, I suspect – from the fact that anti-Semitism has been growing and becoming increasingly militarised for more than a decade now, among the left as well as the right and within Muslim communities, too.

Post-Pittsburgh, it is hard to escape the conclusion that many observers are more interested in shaming and weakening Trump than they are in truly getting to grips with the new anti-Semitism. After all, where was their rage, their concern about rhetoric, their existential handwringing over hateful ideas and hateful language, back when anti-Semitism was deepening and militarising pre-2016, pre-Trump, most notably in Europe?[…]
Or during any of the other thousands of anti-Semitic attacks in Europe in the past decade, which all have spoken to a terrifying situation where anti-Semitism has now crossed the line from racist incidents into an increasingly militarised effort to demean and dehumanise the Jewish people and their institutions.
Lire l'article complet

Vidéos:
Brendan O'Neill asks, "Why rage against Israel?"


Brendan O'Neill interviewé par Dave Rubin (Free Speech, and Hypocrisy of the Radical Left and Antifa):


mardi 30 octobre 2018

Une pétition demande le limogeage d'un responsable syndical belge pour propos antisémites


L'association Belgian Friends of Israel a diffusé la pétition ci-dessous ("Sack Dr Robrecht Vanderbeeken for vile antisemitic hate speech" qui a déjà recueilli 3.000 signatures). Si vous souhaitez signer la pétition, veuillez cliquer ICI adressée à Miranda Ulens, secrétaire générale de la FGTB (Fédération générale du travail de Belgique).


Robrecht Vanderbeeken, professeur occasionnel d'université et secrétaire national chargé de la culture de l’ACOD a écrit un article pour un site «alternatif» appelé De Wereld Morgen
Il a formulé, de façon scandaleuse, les allégations non fondées suivantes:
  • Israël empoisonne le peuple de Gaza
  • Israël affame la population de Gaza
  • Des enfants de Gaza sont enlevés par "l'armée d'occupation israélienne" et assassinés pour leurs organes
Ces calomnies flagrantes et totalement fausses reflètent des tropes antisémites médiévaux et des diffamations qui ont conduit à des préjugés historiques, à des persécutions et à des pogroms. 
Les propos insultants de Vanderbeeken diffament Israël, le seul état juif au monde, et donc insultent le peuple juif. Dans un contexte de montée de l'antisémitisme en Europe, ils sont aussi dangereux pour la communauté juive que pour la cohésion sociale. 
Ses mots ont à juste titre été qualifiés de racistes, et de répandre le plus vil antisémitisme. 
Robrecht Vanderbeeken s'est ainsi montré totalement incompétent pour poursuivre ses activités en tant que professeur d'université, où la vérité devrait être un objectif, ni en tant que dirigeant syndical, un rôle qui nécessite d'exercer du pouvoir avec responsabilité. 
Pour montrer que son employeur l’ACOD (CGSP néerlandophone, un syndicat des services publics de la FGTB) n'est pas totalement déconnecté de l'opinion publique et prend l'antisémitisme au sérieux, nous exigeons que Robrecht Vanderbeeken soit limogé immédiatement.

dimanche 28 octobre 2018

"Des gens essaient d'assassiner des Juifs tous les jours et les médias les présentent romantiquement comme des combattants de la liberté"


Stephen Miller, journaliste à Fox News, réagit au massacre de Juifs à Pittsburgh:
"Des gens essayent d'assassiner des Juifs tous les jours et les médias les présentent romantiquement comme des combattants de la liberté. Ceci fut 'un moment twitter' très important il y a moins de deux jours." ("People are trying to murder Jews every day & media romanticizes them as freedom fighters. This was a top twitter moment not 2 days ago.")




vendredi 26 octobre 2018

Trump impose de nouvelles sanctions au Hezbollah


Juif.org:
Le président américain Donald Trump a signé jeudi de nouvelles sanctions visant le groupe terroriste Hezbollah, considéré comme une organisation terroriste par les Etats-Unis, a rapporté CNN.

"Au cours de l'année écoulée, nous avons imposé les sanctions les plus sévères jamais imposées au Hezbollah – en une seule année, et de loin. Il y a quelques instants à peine, j'ai signé une loi imposant des sanctions encore plus sévères contre le Hezbollah pour les affamer davantage. Et ils en mourront de faim," a déclaré Trump lors d'un événement marquant le 35e anniversaire de l'attaque de la caserne des Marines à Beyrouth.

Le projet de loi a été parrainé par le sénateur Marco Rubio. Le projet de loi augmente les exigences en matière de rapports et impose de nouvelles sanctions économiques et financières contre le groupe. 
"Nous allons cibler, perturber et démanteler leurs efforts opérationnels et financiers, qu'ils ont pleinement… et nous n'oublierons jamais ce qu'ils ont fait à nos Marines à Beyrouth", a déclaré Trump.

Le président a critiqué l'Iran avant d'annoncer de nouvelles sanctions à l'encontre du groupe, affirmant que "l'Iran avait contribué à la fondation du Hezbollah" et demeurait son "principal patron aujourd'hui".

"Nous faisons un grand chiffre sur l'Iran aujourd'hui, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué. Je vais vous dire quoi, ils ne sont pas le même pays que quand je suis entré en fonction", a ajouté Trump, qui a souligné que les Iraniens "se déchaînent dans leurs rues".

"Leur monnaie s'est effondrée. Leurs vies sont très différentes et ils ne regardent pas vraiment vers la Méditerranée. (…) Maintenant ils veulent survivre. C'est un tout autre accord," a-t-il déclaré, appelant l'accord nucléaire iranien dont il s'est retiré en mai dernier le "désastre nucléaire iranien". 
Les Etats-Unis ont par le passé imposé plusieurs séries de sanctions au Hezbollah et à des responsables du groupe terroriste.
Lire l'article complet

jeudi 25 octobre 2018

Ezra Pound appellait à l'extermination des Juifs pendant la guerre à la radio italienne (Arthur Miller)


Arthur Miller

Arthur Miller (1915-2005), était un dramaturge américain, auteur notamment de "La Mort d'un Commis voyageur" et "Les sorcières de Harlem".  Dans son autobiographie "Timebends" (1987), Miller, qui était juif, évoque le jour où il entendit, pendant la guerre à la radio italienne, le poète américain Ezra Pound faire l'éloge d'Hitler et appeler à l'extermination des Juifs qu'il estimait responsables de la guerre et des problèmes de l'Europe:

"I must have been one of the few Americans who had actually heard an Ezra Pound broadcast from Axis Italy, and I could still recall the cold that had flowed into my heart while I was listening to him. Back during the war I had bought a new radio […].  It had a powerful shortwave band, and one evening in our Willow Street house I turned it on and heard a clearly Midwestern voice. I assumed I had picked up an American station until the voice started talking about the necessity of killing the Jewish people. This was so arrantly vile and at the same time so calmly spoken that I thought at first it was some lame bad-taste satire by a desperate comic. But gradually the man's jolliness of spirit, his sheer ebullience, convinced and appalled me.

Left to herself, he blithely explained, Europe, composed as she was of closely interrelated peoples, would easily solve all her problems; it was purely the work of the Jews that this war had happened, for they were sworn to take vengeance on the gentiles while carrying out their plot to take over the entire world. The only solution, which he thanked God Hitler had had the intelligence to grasp, was to utterly destroy this hidden nation once and forever. […]

[…] I was obviously one of those Jews who did not go into the gas without a complaint.  Pound had been calling for racial murder and, judging from the broadcast I had heard, would have happily killed me as a Jew if he could have. […] I had been against men like Pound who stood for wrong, and I was proud of it." 
Ezra Pound le 26 mai 1945, photographié lors 
de son arrestation par les forces américaines.

Lire également:
Arthur Miller: "get aboard a ship to Palestine and leave the graveyard of Europe forever"

mercredi 24 octobre 2018

Un radiodiffuseur public néerlandais qualifie Soros de "juif à tentacules"


Times of Israel/JTA:
Le principal radiodiffuseur public des Pays-Bas a décrit mercredi George Soros comme "le juif Soros [qui] soutient les organisations qui critiquent ouvertement les gouvernements et qui a des tentacules» dans la politique américaine.

Cette phrase a été supprimée d’un article en ligne après un tollé sur les réseaux sociaux.
Lire l'article complet

Le thème du lobby juif n'est pas rare en Europe:

En 2010, interrogé par VRT Radio 1 sur la reprise des pourparlers de paix entre Israéliens et Palestiniens, l'ancien Commissaire européen au Commerce, M. Karel De Gucht (libéral flamand et ancien ministre belge des Affaires étrangères),  avait déclaré (traduction) :
"Il ne faut pas sous-estimer, par exemple, le [pouvoir du] lobby juif à Capitol Hill, le parlement américain. C'est groupe le mieux organisé de pression qui y existe. En d'autres termes, il ne faut pas sous-estimer l'emprise du lobby juif sur la politique américaine. Que ce soit dans le camp démocrate ou républicain, ça revient à peu près au même.

Il ne faut pas non plus sous-estimer l'opinion - en dehors du lobby - du Juif moyen qui ne vit pas en Israël. Il y a en effet chez la plupart des Juifs une foi [geloof]- je pourrais difficilement décrire ceci autrement - qu'ils ont raison. Et la foi est quelque chose qu'on peut difficilement combattre avec des arguments rationnels. Ca ne dépend du fait si ces Juifs sont croyants ou pas. Même les Juifs laïques [vrijzinnige] partagent la même croyance d'avoir effectivement raison. Il n'est donc pas facile, même avec un Juif modéré, d'avoir une discussion sur ce qui se passe au Moyen-Orient. C'est une question très émotionnelle."
Maroun Labaki, du quotidien Le Soir, trouvait tout simplement que "Karel De Gucht brave les tabous" et demandait: "Faut-il dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas?"