vendredi 20 avril 2018

Carles Puigdemont félicite Israël à l'occasion des 70 ans de son indépendance


Carles Puigdemont, un grand ami d'Israël (Twitter):

"Congratulations Israel on the 70th anniversary of your Independence. Your struggle against adversity and your spirit of self-sacrifice has gained our respect in Catalonia #yomhaatzmaut"


Hommage au terrorisme palestinien à Ixelles (Bruxelles) (MàJ)

Note: l'attentat contre Ephraim Eldar, 'ambassadeur d'Israël au Portugal, perpétré à Lisbonne en 1979 a été ajouté à la liste.


"Ca ressemble à un pavé de mémoire aux victimes de la Shoah!" "Certainement."

La commune bruxelloise d'Ixelles  s'exprime avec beaucoup de finesse, alors que Naïm Khader représentait l'OLP, un mouvement terroriste (voir la liste ci-dessous), et n'a jamais désavoué les attentats:
"Considéré comme un modéré, ce Palestinien [Naïm Khader] a relayé, durant plus de 10 ans, les positions de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et défendu avec vigueur les droits du peuple palestinien. Plaidant pour la lutte armée afin de créer un rapport de forces, il condamnait en même temps les actes terroristes comme l’assassinat d’enfants juifs à Anvers en 1980 ou l’agression de la Synagogue de la rue Copernic à Paris. Il a été assassiné, en juin 1981, devant son domicile du n° 5 de la rue des Scarabées."
Marc Reisinger, psychiatre:

17 mai 1971, le consul général d’Israël à Istambul, Ephraim Elrom, est assassiné par des Palestiniens et des radicaux turcs.

8 mai 1972, un vol de la Sabena reliant Vienne à Tel-Aviv est détourné par quatre terroriste de l'organisation Septembre noir, les terroristes séparent les Juifs des autres passagers et demandent la libération de 315 terroristes emprisonnés en Israël. L'appareil atterrit sur le tarmac de l’aéroport Ben Gourion où le lendemain, durant les négociations, un commando de la Sayeret Matkal conduit par Ehoud Barak et dont fait partie Benjamin Netanyahou investit l’appareil. Les terroristes sont tués et les passagers évacués sains et saufs. 
30 mai 1972, des membres FPLP et de l’Armée rouge japonaise ouvrent le feu sur des passagers, dont un groupe de pèlerins, dans le terminal de l’aéroport de Lod à Tel-Aviv tuant 26 personnes et blessant 78 autres. L'un des terroristes, le Japonais Kozo Okamoto est capturé, les deux autres tués. 
9 septembre 1972, un diplomate israélien, Dr Ami Sachori, est tué par un colis piégé envoyé par Septembre noir à l'ambassade d’Israël à Londres, sept autres furent interceptés ainsi qu'à l'ambassade israélienne à Paris. 
5 août 1973, deux terroristes de Septembre noir ouvrent le feu et lancent des grenades dans une salle de transit de l’aéroport d’Athènes dans laquelle se trouvent plus de 1 500 passagers tuant trois personnes et en blessant 55 autres. 
17 décembre 1973, cinq terroristes palestiniens attaquent le comptoir de la compagnie américaine Pan Am à l’aéroport de Rome, tuent 32 personnes et en blessent une cinquantaine, prennent en otage 12 policiers italiens, tuent l'un d'eux et détournent un avion vers le Koweït. 
3 mars 1974, des terroristes de Septembre noir attaquent l'ambassade de l'Arabie saoudite à Khartoum durant une réception, deux diplomates américains et un Belge sont tués. 
11 avril 1974, trois terroristes du FPLP s'introduisent dans la ville de Kiryat Shmona au nord d’Israël, tuent 18 personnes dont des femmes et des enfants et en blessent 16 autres. 
15 mai 1974, trois terroristes du FPLP venant du Liban s'introduisent dans un appartement dans la ville de Ma'alot dans le nord d’Israël où ils tuent un couple et leur enfant de quatre ans, puis attaquent une école dans laquelle ils prennent en otages 105 élèves et 10 enseignants. Durant l’opération de sauvetage menée par l’armée israélienne les terroristes tuent 22 enfants et trois adultes avant d’être neutralisés. 
24 juin 1974, un couple et leur enfant sont tués à Nahariya par des terroristes du groupe Fatah de l'OLP alors qu'ils tentaient de fuir un immeuble que les terroristes en provenance du Liban avaient pris d'assaut après avoir débarqué dans la ville côtière à bord d'un canot pneumatique. Un soldat israélien meurt lors de l'assaut contre les trois assaillants qui furent tués. 
8 septembre 1974, une bombe déposée dans un avion de la compagnie TWA reliant Tel Aviv à New York par des terroristes du groupe palestinien Abou Nidal durant une escale à Athènes explose tuant les 79 passagers et les neuf membres de l’équipage. 
19 novembre 1974, trois terroristes du FPLP venant de Jordanie attaquent un immeuble où résident 75 personnes dans la ville de Beït Shéan en Israël, quatre personnes sont tués, une vingtaine d'autres dont des enfants sont blessés en sautant par les fenêtres afin de fuir les terroristes qui sont tués. 
20 novembre 1974, des terroristes du groupe Fatah de l'OLP venant de Syrie tuent trois écoliers dans le village de Ramat magshimim dans le Golan. 
30 novembre 1974, des terroristes du groupe Fatah de l'OLP sont capturés après avoir tué un Arabe israélien pensant qu'il s'agissait d'un Juif dans le village de Rehaniya dans le nord d’Israël. 
11 décembre 1974, un terroriste du FPLP jette une bombe dans un cinéma de Tel Aviv tuant deux personnes. 
13 janvier 1975, des terroristes palestiniens, avec Carlos à leur tête, tirent de la terrasse de l’aéroport d'Orly avec un lance-roquettes sur un avion de la compagnie israélienne El Al, mais le ratent. Un avion yougoslave est touché, faisant 3 blessés. 
4 mars 1975, huit terroristes du groupe Fatah de l'OLP venant du Liban, débarquent sur une plage de Tel Aviv, après avoir fait feu dans la rue ils pénètrent dans un hôtel du bord de mer, l’hôtel Savoy, prennent des otages, font exploser une bombe qui détruit une partie de l’hôtel. Huit des otages sont tués, trois soldats israéliens sont tués dont deux durant l'assaut contre les terroristes. Sept d'entre eux seront tués et autre capturé. 
16 juin 1975, quatre terroristes de l'OLP venant du Liban, pénètrent dans une maison du village de Kfar Yuval prés de Tiberiade, prennent la famille en otage 2 adultes sont tués avant l'assaut de l’armée israélienne. Les terroristes sont tués. 
16 juin 1976, l'ambassadeur américain à Beyrouth, Francis E. Meloy, Jr (en) un autre diplomate américain et leur chauffeur sont enlevés puis assassinés par des terroristes du FPLP alors qu'ils passaient du secteur chrétien au secteur musulman de la ville. 
27 juin 1976, un vol Air France d'Athènes à Paris est détourné par quatre terroristes du FPLP et deux Allemands vers Entebbe où les rejoignent trois autres terroristes, les passagers sont débarqués et les 103 Juifs parmi eux sont pris en otages dans le hall de transit du terminal. Les terroristes menacent de les tuer si leur demande de libération de prisonniers palestiniens en Israël n'est pas acceptée. Le gouvernement israélien feint de négocier tout en lançant une opération de sauvetage. Trois passagers furent tués durant l'assaut ainsi que le commandant du commando israélien, une otage britannique juive de 75 ans qui avait été transférée à l’hôpital de Kampala est tué par la police secrète ougandaise en représailles de la morts d'une cinquantaine de soldats ougandais qui avaient pris part au combat contre le commando israélien. 
11 mars 1978, un autobus circulant sur la route côtière reliant Haïfa à Tel Aviv est pris d'assaut par treize terroristes du groupe Fatah de l'OLP ayant débarqué en provenance du Liban sur une plage de la côte israélienne et tuer une photographe américaine qui s'y trouvait ainsi que les passagers d'un taxi dont ils s'emparent, puis tuent un enfant se trouvant à bord d'un véhicule roulant sur cette route. Au total 38 civils sont tués dont 13 enfants et 71 personnes sont blessées. Deux terroristes dont une femme sont capturés les neuf autres sont tués. 
20 mai 1978, trois terroristes du FPLP lancent des grenades dans le terminal de l’aéroport d'Orly sur des passagers d'un vol El AL, deux passagers sont tués, les terroristes sont tués lors d'une fusillade avec la police française. 
20 aout 1978, un minibus transportant un équipage d'El Al est attaqué dans le centre de Londres par trois terroristes du FPLP, une hôtesse est tuée, l'un des deux terroristes est tué l'autre capturé. 
19 novembre 1978, jour du premier anniversaire de la visite d'Anouar el-Sadate en Israël quatre personnes sont tuées lors d'une attaque d'un autobus en Cisjordanie revendiquée par le Fatah et le FDPLP. 
22 avril 1979, quatre terroristes du Front de libération de la Palestine venant du Liban à bord de canots pneumatiques dirigés par Samir Kuntar débarquent dans la nuit prés de la ville de Nahariya non loin de la frontière libanaise, tuent un policier israélien puis tentent de s'introduire dans un appartement, l'un deux est tué par le locataire, ils pénètrent ensuite dans un autre, prennent un père et sa fille de quatre ans en otage, la mère réussi à se cacher avec son bébé de deux ans qui meurt étouffé alors qu'elle essayait de couvrir ses pleurs. Kuntar et les deux autres terroristes amènent leurs otages sur la plage avec pour objectif de les amener avec eux au Liban, un échange de tirs a lieu avec des soldats israéliens, le canot est criblé de balles, Kuntar abat le père à bout portant devant sa fille, puis il fracasse le crane de l'enfant avec une roche. L'un des terroristes est tué, Kuntar et l'autre capturés. 
13 novembre 1979, attentat contre l'ambassadeur d'Israël à Lisbonne, Ephraim Eldar. Celui-ci fut blessé.  Un gardien de l'ambassade perdit la vie.  Un agent de police portugais, le chauffeur de l'ambassadeur et une passante furent blessés.
7 avril 1980, cinq terroristes du groupe FLA de l'OLP en provenance du Liban attaquent une crèche du kibboutz Misgav Am dans le nord d’Israël et prennent les enfants et une puéricultrice en otage, un bébé et la puéricultrice sont tués avant l'assaut de l’armée israélienne durant lequel les cinq terroristes sont tués. 
2 mai 1980, 6 Juifs sont tués par des terroristes de l'OLP alors qu'ils sortaient d'un service religieux au Caveau des Patriarches à Hébron. 
27 juillet 1980, un terroriste palestinien du Front populaire de libération de la Palestine lance une grenade sur un bus transportant des écoliers juifs en vacances à Anvers, un enfant est tué (David Kohane, 15 ans). 
3 octobre 1980, un terroriste palestinien du Front populaire de libération de la Palestine, dépose une bombe dans la sacoche d'une moto à proximité de la synagogue de la rue Copernic à Paris. L'explosion tue 4 personnes et fait 40 blessés. 
5 octobre 1980, une bombe explose dans un bureau de poste à Givataim prés de Tel Aviv, tuant 3 personnes et faisant 7 blessés. L'attentat est revendiqué par l'OLP. 
20 octobre 1981, un camion piégé explose devant une synagogue d'Anvers, 3 personnes sont tuées, 106 autres blessées, le terroriste responsable de l'attentat est le même que celui de la rue Copernic. 
29 aout 1981, 2 terroristes palestiniens ouvrent le feu et lancent des grenades lors de la sortie de fidèles d'une synagogue à Vienne ayant assisté à une Bar Mitzvah. Deux personnes sont tuées et 30 autres blessées.

jeudi 19 avril 2018

Bernard Langlois, co-fondateur du magazine Politis et les clichés antisémites


Source: The Times of Israel


L'affaire n'a pas fait grand bruit. Sur Twitter, un ex-journaliste de renom assimile Emmanuel Macron, la banque Rothschild et Israël pour expliquer les frappes françaises en Syrie
«Avez-vous jamais pensé qu’un ex-banquier de chez Rothschild puisse être en désaccord avec Washington et Tel-Aviv?»
Le tweet, posté au lendemain des frappes anglo-américano-françaises en Syrie du 13 avril est signé Bernard Langlois, 72 ans.

Bernard Langlois est un journaliste au long cours: il commence sa carrière en 1963 puis passe de l’ORTF, au Matin de Paris, devient présentateur du JT sur Antenne 2, etc…

En 1988, il co-fonde la revue anti-libérale Politis, sur le site de laquelle il écrit des chroniques jusqu’à l’automne 2016. Un de ses dernières billets tentait alors d’expliquer comment le candidat d’alors Emmanuel Macron, roulait sans doute pour la réélection de François Hollande.

Bernard Langlois connaît le sens des mots, et leur impact. Le cocktail Rothschild-finance internationale, l’alignement supposé de la France sur la position des Etats-Unis et d’Israël du fait que Macron a travaillé pour la banque Rothshild peut dire plusieurs choses: une critique boiteuse du monde libéral reprenant les poncifs de la propagande antisémite, une provocation destinée à faire du bruit autour de cet ancien journaliste, ou l’expression simple d’un tropisme anti-juif.  (...)
«Qu’y a-t-il de choquant à dire que la finance internationale a partie liée avec la politique étasunienne, elle-même soutien sans faille de l’État d’Israël? écrit-il dans un nouveau message au simplisme géopolitique déroutant. Si Dieudonné dit la même chose, il a raison».

Lire l'article complet @ Times of Israel

mercredi 18 avril 2018

Françoise Giroud: "Cette Shoah qui ne passe pas" (2002)


Françoise Giroud (1916-2003), journaliste, écrivaine et femme politique française:
"Je crois que l'ensemble des peuples chrétiens n'a jamais avalé la Shoah. Que sa révélation, relativement tardive, son ampleur, sa méticulosité hallucinantes et avant tout le caractère d'anéantissement systématique et gratuit d'un peuple entier ont causé un choc beaucoup plus profond qu'on ne le croît. Non par sympathie particulière pour les victimes mais parce que "la solution finale" a obligé le plus étourdi à découvrir que l'homme était peut-être intrinsèquement mauvais, et Dieu intrinsèquement distrait.

L'humanité a connu d'autres exterminations, certes, mais non comparables. On a exterminé des ennemis, des adversaires, des guerriers, les occupants d'un territoire à conquérir. Les Français, pour ne parler que d'eux, ont exterminé les protestants, torturé les Algériens; les Américains ont massacré les Indiens; les Soviétiques ont massacré tous azimuts; la liste n'est pas limitative. Mais jamais l'homme n'avait exterminé méthodiquement d'autres hommes sans raison, par caprice en quelque sorte - et par millions.

Je crois que cette révélation du mal vivant au coeur d'hommes européens élevés depuis plusieurs générations dans la foi chrétienne et se dévergondant sans entrave a été intolérable, insupportable, suffocante. C'est à mes yeux la raison pour laquelle ceux qu'on appelle les négationnistes nient contre toute évidence la réalité de la Shoah. En bonne logique, dans la mesure où ils se déclarent ouvertement ennemis déclarés des juifs, ils auraient dû se féliciter d'en voir disparaître autant d'un seul coup et mettre cet acte d'hygiène à l'actif du national-socialisme. Mais ceux qui nient ne supportent pas mieux que d'autres que cela ait été.

Et bien que les années passent, chacun porte avec ennui, avec irritation parfois, sa petite part de culpabilité dans la plus remarquable extermination de l'histoire parce qu'elle était sans objet. Parce que ce n'est pas le ixième malheur des juifs qu'elle a révélé mais ce dont l'homme contemporain policé, cultivé, éduqué, est capable, donc nous-mêmes. "Chaque fois qu'on a tué un juif pendant la guerre, a pu dire un moraliste, c'est Jésus que nous avons tué, le premier d'entre eux"."

Un extrait de l'article de Françoise Giroud (paru dans Le Monde du 13 juin 2002) a été repris par l'hebdomadaire belge Pan dans un article intitulé Israël et nous, cette Shoah qui ne passe pas (13 avril 2018).

Berlin: Un adolescent juif portant la kippa agressé et insulté "Yahudi" (video)


The Times of Israel:
A kippah-wearing Jewish teenager was reportedly hospitalized in recent days after being assaulted in Berlin by a Muslim man in an apparent anti-Semitic attack.

A video of the incident, which was posted to Facebook and shared by a Jewish advocacy group, shows an apparently Muslim attacker whipping the teen with his belt while calling out, “Yahudi,” or “Jew” in Arabic, before he is stopped by a passerby.

The incident took place at the Helmholtzplatz, a public park in the Prenzlauer Berg part of Berlin. 

lire l'article complet ainsi que l'interview de la victime, Adam Armush.



mardi 17 avril 2018

Certains imams belges sont subventionnés afin de rappeler chaque vendredi que les Juifs sont des singes


Sophie Flamand @ Causeur:
Les formations belges voudraient interdire le parti "Islam" mais multiplient les concessions à l'islam 
En Belgique, le parti Islam, déjà fort de deux élus, propose à présent des candidats, en vue des élections communales de cette année, dans diverses municipalités fortement islamisées. Le programme est d’une simplicité confondante: remplacer l’ensemble des codes civil et pénal par la charia. Point.

Bien sûr, les réactions outrées des partis traditionnels, guère désireux de se faire piquer les voix des «nouveaux belges» qui ont souvent assuré leur survie, ne se sont pas fait attendre. De nombreux ténors, issus de toutes les formations politiques qui égayent la vie pluvieuse outre-Quiévrain, exigent son interdiction pure et simple. Interdire un parti politique? On se demande à quel titre un parti politique pourrait exiger l’interdiction de l’un de ses concurrents…

Le Parti socialiste pense avoir trouvé l’astuce en demandant l’interdiction des partis «liberticides». C’est assez amusant quand l’on sait que c’est justement le PS qui a proposé le plus de lois restreignant la liberté de choix, de parole, etc. Et qu’interdire à un parti de se présenter au suffrage de ses concitoyens, c’est en soi des plus « liberticides ». (...)

Mais peut-on interdire une religion? La Belgique, contrairement à la France, n’est pas un pays laïque, elle reconnaît et finance les cultes, y compris le culte musulman depuis juillet 1974. C’est à cette date que ceux qui se scandalisent aujourd’hui de l’émergence de ce parti reconnurent l’islam comme «religion» et décidèrent de l’enseigner dans les écoles. Mieux encore, depuis 2003, certains imams sont subventionnés afin de prêcher la charia et de rappeler chaque vendredi que les Juifs sont des singes, que les homosexuels doivent être mis à mort et que les femmes sont impures.
Lire l'article complet @ Causeur

Le blog de Sophie Flamand: Lettre d'humeur

lundi 16 avril 2018

Le Quatuor Notos proteste contre l'antisémitisme et la trivialisation de la Shoah

C'est devenu tellement rare qu'il convient de saluer le courage de ces jeunes musiciens allemands.

Pour les quatre musiciens du Quatuor Notos le prix Echo Klassik est devenu "un symbole de honte". Ils renoncent au prix qu'ils ont reçu en octobre 2017 en tant que Jeunes Artistes de l'Année. Ils entendent protester contre l'attribution du prix aux rappeurs Kollegah et Farid Bang.

Jusqu'à récemment, l'Echo Klassik était "le prix de musique le plus prestigieux et le plus important en Allemagne", écrit le Quatuor Notos sur sa page Facebook. Les membres se disent choqués du fait que le jury tolère et offre une plateforme à l'idéologie antisémite et aux moqueries des victimes de la Shoah. (Source: Berliner Morgenpost)


La Tribune Juive:

Kollegah et Farid Bang, célèbres rappeurs allemands ont reçu un prix jeudi soir mais sont au coeur d’une polémique pour propos antisémites.

La polémique enflait samedi en Allemagne autour de deux rappeurs accusés de « provocations antisémites » après des textes controversés sur l’Holocauste dans un album pourtant récompensé cette semaine par un prix musical.

Les rappeurs Kollegah et Farid Bang, figures de la scène rap allemande, ont reçu jeudi soir le prix Echo du meilleur artiste hip hop après avoir vendu en Allemagne plus de 200.000 exemplaires de leur dernier album. La cérémonie s’est tenue le 12 avril, date qui coïncide avec la célébration de la journée de la Shoah en hommage aux six millions de victimes juives​ du nazisme pendant la Seconde Guerre mondiale.
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dimanche 15 avril 2018

Les sorties antisémites d'Alain, antisémite enragé, étaient connues de longue date des spécialistes


David Brunat est conseiller en communication et écrivain. Il revient sur sa lecture de l'essai de Michel Onfray, Solstice d'hiver. Alain, les Juifs, Hitler et l'Occupation (éd. de l'Observatoire, mars 2018).

Alain, Laval, Heidegger et les Juifs: même combat?
"(...) Ses sorties [d'Alain] antisémites étaient connues de longue date des spécialistes, de même que ses erreurs de jugement répétées pendant la guerre. Il n'empêche, pour le grand public qui ignorait tout de son Journal inédit, découvrir ces pages qui s'accordent si mal avec l'image qu'on avait de ce grand professeur bien sous tous rapports, de ce remarquable éveilleur intellectuel tant admiré de ses élèves, c'est un peu comme si l'on apprenait que Spinoza avait organisé un trafic d'esclaves, que Kant était cleptomane ou Hegel pédophile. Un choc. Une écœurante déception. Le sentiment d'avoir été trompé par un tuteur affable et bienveillant, par un éclaireur à qui l'on aurait donné le Bon Dieu des philosophes sans confession.

Et pourtant, les mises en garde sur la «part d'ombre», le manque de clairvoyance et l'ascendant intellectuel et politique potentiellement délétère de celui qui se prenait pour un extralucide avaient débuté tôt. Onfray enfonce le clou et referme le dossier, mais dès 1951, à la mort d'Alain, Jean-Toussaint Desanti publia un article retentissant au titre programmatique: Alain, professeur de lâcheté. Mieux, son ancien élève Raymond Aron écrivit en septembre 1941 dans La France Libre : «Alain a formé des générations de jeunes Français dans une hostilité stérile à l'État, dans une ignorance presque volontaire des dangers qui menaçaient la nation… Il a fécondé une sorte d'aveuglement volontaire (…), une sorte de grandiose absurdité à demi intentionnelle.»

C'est alors qu'on ne peut s'empêcher de penser, en lisant le livre d'Onfray, à Martin Heidegger. La publication du Journal inédit d'Alain joue le même rôle, n'en déplaise à leurs thuriféraires respectifs, que celui des Cahiers noirs pour le mage de la Forêt-Noire en 2014: un coup fatal à la réputation de sagesse, de mesure et d'absence de «passions tristes», et à la légende d'un antisémitisme «soft» et passager.  
Au-delà des différences abyssales - de pensée, de vie, de style, etc. - entre ces deux philosophes, comment ne pas déceler de troublantes analogies? Une même admiration pour Hitler. Une absence totale de regrets et de remords après la guerre quant à leurs engagements ou convictions passés. Un silence également absolu sur la Shoah. La même mauvaise foi de leurs «fans» respectifs, poussant les hauts cris dès qu'on ose toucher à un cheveu de leur idole. Et aussi, et surtout, un statut de gourou et une immense fascination (parfois mêlée de méfiance, il est vrai) exercée par ces deux intellectuels de haute stature sur leurs élèves ou disciples d'origine juive: Hannah Arendt, Hermann Cohen, Martin Buber, Karl Löwith, Herbert Marcuse, Derrida, etc. pour Heidegger; Simone Weil, Raymond Aron (qui, on l'a vu, prit rapidement ses distances), André Maurois, Michel Alexandre, etc. pour Alain.
Membre du NSDAP jusqu'en 1945, Heidegger n'en commit pas moins, au gré de sa riche vie extra-conjugale jalonnée de bonnes fortunes avec des étudiantes juives (Hannah Arendt, Elisabeth Blochmann…) nombre de «crimes contre la race», un péché capital dans l'idéologie nazie. Quant à Alain, antisémite enragé, il tint en très haute estime Simone Weil, qui, en retour, et quoique engagée dans la Résistance au mépris des inclinations capitulardes de son ancien professeur de khâgne, lui exprima jusqu'à sa mort en 1943 une vive admiration, au point de lui confier dans une lettre datée de mai 1941 avoir «une conscience extrêmement claire de tout ce que je vous dois» - ce qui ne constitue certes pas un mince hommage."
Lire l'article complet @ Figaro Vox

vendredi 13 avril 2018

Fiesta anti-sioniste dans une université belge (organisée par Michel Collon)

Une partie de l'imposant Gotha belge de la haine d'Israël mené par l'ineffable Michel Collon d'Investig’Action organise une millième fiesta "anti-sioniste" le 28 avril à Bruxelles.  Elle se tiendra à l'université VUB (Vrije Universiteit Brussel).

Un peu de background: Michel Collon déplore l'ignorance du Belge sur "Israël, l'Etat le plus raciste au monde". Pour Alain Soral les antisionistes belges sont des faux-culs (Jean Bricmont, Michel Collon, Olivier Mukuna et Souhail Chichah). Sur les attentats de Charlie Hebdo, Collon a déclaré: "les frères Kouachi ont été armés par Fabius".

Dans la galaxie Dieudonné
Michel Collon (à droite) avec Dieudonné et Thierry Meyssan
Source: Confusionnisme: S'informer sur Michel Collon
Collon lance une alerte le 9 avril:
"Le lobby pro-Israël a tout fait pour empêcher cet événement d'avoir lieu. Il va essayer d'étouffer l'info. A vous de faire la différence! Aidez-nous à mobiliser! Israël craint BDS, il veut pouvoir continuer à coloniser et massacrer en toute impunité. A nous de l'arrêter! Michel Collon"

#Philistine #Palestine VUB

1948 – 2018 - Comment être solidaires des Palestiniens ?

Saturday, April 28 at 11 AM - 4 PM - VUB Aula Q, 1050 Brussels, Belgium

A l'occasion du 70e anniversaire de la Nakbah, une journée de réflexion, partage et arts contre l'apartheid israélien.

DÉBATS autour des différents volets de la campagne internationale Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS):

Michel Collon interrogera Salah Salah (Conseil National Palestinien), Hamdan Al Damiri (Pal), Ronnie Barkan (Isr), Lieven De Cauter, Charlotte Kates (USA), Olivia Zemor (F), Nordine Saïdi, Nadia Boumazough, Myriam De Ly, Hanne Bosselaers, Mick Napier (G-B), Mireille Gabrelle (F), Carmen Claessen, Fire Gym, John Tymon (G-B), Football against Apartheid (G-B), Dirk De Block, Sarah Turine, Jamal Ikazban, Javier Couso (Es), David Cronin (Irl), Adri Nieuwhof (NL), Antonio Cocciolo, Barend Claessens, Youssef Chihab, José Luis Moraguez (F), Saadia Benfakha (F), Silvano Falessi (It) Muriel Jacoub (F), Michel Staszewski, Alexis Deswaef, Mario Franssen, Lieve Franssen

FILM : Projection en avant-première de LA CLEF DU SOL en présence de Muriel Jacoub, la réalisatrice

MUSIQUE ET DANSES : Raj’een Dabkeh group, Houssem Ben El Kadhi & Carlo Strazzante, Dyna Miite, Les Darwich

POÉSIE : Bissan Ahmed, Michèle Hicorne, Milady Renoir

EXPOSITION : Iyad Sabbah

Stands d’associations - Produits palestiniens solidaires - Petite restauration

Organisateurs : Investig'Action, ABP Liège - Association belgo-palestinienne - Liège, Communauté palestinienne Belgique-Luxembourg asbl, Comité Palestine Verviers, Samidoun réseau de solidarité avec les prisonniers palestiniens, Plate-Forme Charleroi-Palestine, Association France Palestine Solidarité Nord – Pas de Calais

ENTRÉE GRATUITE !

- Le conspirationniste belge Michel Collon chassé de la Bourse du Travail de Paris
- Michel Collon publie un livre anti-Israël adapté au "niveau du public" européen
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jeudi 12 avril 2018

Les grandes puissances asiatiques ont longtemps négligé Israël par crainte de représailles arabes. Cette période est révolue.


Amotz Asa-El @ The Jerusalem Post:
Les grandes puissances asiatiques ont longtemps négligé Israël par crainte de représailles arabes. Cette période est désormais révolue, et les partenariats se multiplient

David Ben Gourion était un visionnaire. On le savait déjà en ce qui concerne l’avenir de l’Etat juif, mais on connaît moins ses prémonitions sur les évolutions mondiales. En 1959, lors d’une séance plénière à la Knesset, il avait surpris l’assistance en déclarant que l’hégémonie mondiale de l’Union soviétique et des Etats-Unis ne serait que temporaire car la Chine et l’Inde prendraient bientôt le relais. Et il avait raison. Soixante ans plus tard, ces géants asiatiques sont devenus incontournables pour le monde et pour Israël.

Ces deux pays se sont effectivement transformés en puissances économiques mondiales, et l’Etat juif a compris assez tôt qu’il était dans son intérêt de lier des relations privilégiées avec cette partie du monde. La tâche n’était pourtant pas aisée au départ, d’autant que la Chine, régime communiste ennemi juré des Etats-Unis, et l’Inde, leader des pays non alignés, avaient peu d’empathie pour le jeune pays juif soutenu par les Américains. (...) 
Ainsi, Israël vend son savoir-faire éducatif et universitaire à la Chine, qui en retour, participe à des projets d’infrastructure.

Les grandes entreprises de travaux publics chinoises ont monté des partenariats avec des entreprises israéliennes et participent à la construction du réseau de tunnels sous la ville de Haïfa, au chemin de fer entre Saint-Jean d’Acre et Karmiel, ainsi qu’au réaménagement du port d’Ashdod et au métro de Tel-Aviv. Tous ces projets d’envergure impliquent d’énormes financements. La construction d’une ligne de chemin de fer entre Tel-Aviv et Eilat, le projet le plus ambitieux mis en œuvre depuis la création de l’Etat juif, sera mené par des Chinois en association avec des entreprises locales. Une illustration du haut degré de coopération entre les deux pays.

Parallèlement, Israël aide la Chine à franchir une étape dans son processus d’évolution économique, en l’aidant à développer sa force de travail en un modèle plus industriel qui ne se limite pas à l’imitation, et en permettant une transition entre une production de masse et une ère post-industrielle.

Des coopérations se sont nouées au niveau éducatif et dans la recherche. L’université chinoise de Tsinghua a signé un contrat en 2014 avec la faculté de Tel-Aviv pour créer un centre de recherche sur l’énergie solaire, hydrologique et sur d’autres technologies liées à l’environnement. L’institut de technologie le Technion à Haïfa va construire un institut du même acabit à Guangdong pour 130 millions de dollars. En avril 2016, Jilin University a conclu un accord similaire avec l’université Ben-Gourion de Beersheva pour créer un centre de recherche dans l’entreprenariat et l’innovation. Et la liste ne s’arrête pas là. East China Normal University a annoncé son projet d’ouvrir en partenariat avec le Technion un projet financé par les Chinois pour se spécialiser dans la neurobiologie, la biomédecine et d’autres domaines.

Israël et la Chine bâtissent ainsi un type de relations qu’aucun des deux pays n’avait pour l’instant expérimenté, et qui illustre les capacités innovatrices d’Israël. Et l’on peut aisément imaginer qu’il ne s’agira bientôt plus que d’une question de temps pour que ce partenariat, basé sur l’éducation, ait une incidence positive sur le conflit du Moyen-Orient. La Chine, l’Inde et le Japon pourraient faire des miracles dans ce domaine, en imposant aux ennemis d’Israël de signer un traité de paix.
Lire l'article complet @ The Jerusalem Post

mercredi 11 avril 2018

Une moitié des jeunes musulmans de Bruxelles est ouvertement antisémite


Alain Destexhe, Sénateur MR – Député bruxellois:
Dans la polémique sur le parti Islam, c'est la N-VA qui, comme souvent, a vu juste en affirmant que ce n'était que la partie émergée de l'iceberg. Le problème de l'islamisation rampante de certaines communes et quartiers est beaucoup plus grave que l'existence de ce parti. [...]  
Ce genre de dérives, quotidiennes, insidieuses, tolérées, me paraît beaucoup plus dangereux pour notre société que l'hypothétique succès d'un parti Islam alors que les trois partis de gauche (PS, cdH et Ecolo) sont déjà, à Bruxelles en tous cas, en pleine dérive communautariste, acceptant en catimini une concession après l'autre. 
Outre le port du voile dans le sport, citons la prolifération de voiles dans les rues et dans certaines écoles, le jour de l'Aïd-El-Kebir qui devient de fait un jour de congé malgré l'obligation scolaire, l'absentéisme des jeunes filles au cours de sport et d'excursion scolaire, la difficulté d'enseigner la biologie qui ne serait pas conforme à l'enseignement du prophète, la disparition du porc dans les menus scolaires, le refus des nus dans l'histoire de l'Art, la Shoah qui n'est plus abordée dans la plupart des écoles à majorité musulmane alors qu'elle fait partie des obligations du programme, tout cela sans même parler d'un antisémitisme quasi généralisé. Une étude de la VUB a d'ailleurs démontré qu'une moitié des jeunes musulmans de Bruxelles était ouvertement antisémite. Ces dérives, contraires à nos lois et à nos usages, ne font hélas, ni l'objet de Unes, ni du moindre débat politique dans la presse ou les assemblées parlementaires. 
"Ne pas voir, ne pas entendre, ne rien dire" 
Plus grave que le parti Islam qui a recueilli 3 317 voix à Molenbeek et Anderlecht en 2012 sont les convictions réelles des plus de 700 000 musulmans de Belgique, qui seront bientôt plus d'un million et peut-être même deux millions en cas de migration importante (et 18% de la population dans ce cas), selon les projections du Pew Research Center.

En Belgique, on préfère généralement ne pas savoir, faire comme les trois singes "ne pas voir, ne pas entendre, ne rien dire". Le discours dominant, rassurant, voudrait que le fondamentalisme islamiste et, bien sûr, le terrorisme ne toucherait qu'une infime minorité de nos compatriotes musulmans et que les autres vivraient leur religion de façon paisible en bons citoyens. Mais en est-il bien ainsi ? Les quelques enquêtes à ce sujet sont plutôt inquiétantes.
Lire la tribuneLe Vif

mardi 10 avril 2018

France: Quand la communauté juive a peur pour ses enfants


Crif (publié le 6 avril 2018 dans Le Point):
Dans le populaire 19e arrondissement de Paris, les juifs en font l'amer constat : leur vie quotidienne a bien changé.

Depuis son petit balcon, Peter affronte la silhouette d'un bâtiment qui l'inquiète. À quelques dizaines de mètres se dresse l'immeuble décrépi où a grandi celui qui se fait appeler Abou Hamza, l'un des djihadistes français les plus recherchés dans le monde, intime des frères Kouachi. «Oui, il existe des gens qui détestent les juifs dans le 19e arrondissement, soupire le père de famille. J'ai grandi dans le quartier. Lorsque j'étais gamin, ma mère nous interdisait de rester à la maison. Aujourd'hui, c'est l'inverse. Nous, les juifs, nous avons peur pour nos enfants. Pas question de les laisser sortir seuls.» Le samedi, il se promène au parc des Buttes-Chaumont avec sa kippa et ne craint pas de «soutenir les regards des jeunes de la cité d'à côté». On se croise, on se toise, on se défie, on se frôle, mais on ne se parle pas; c'est au premier qui fera baisser les yeux à l'autre.

Peter est commercial dans le kasher et s'applique à mener une vie religieuse, ponctuée de rituels et d'interdits stricts. Il ne roule pas sur l'or mais ne voudrait pour rien au monde faire partie de «ces juifs du 16e arrondissement, du genre à manger des Pépito de Monoprix sans que cela leur pose problème». Les années insouciantes de la France black-blanc-beur dans laquelle il a cru grandir lui semblent bien loin. «Nous vivions tous mélangés. Aujourd'hui, nous ne pouvons plus vivre librement notre judaïsme. L'État nous laisse subir cette situation et la gauche préfère draguer l'électorat musulman», s'agace-t-il. Peter a perdu un ami dans l'attaque de l'Hyper Cacher le 9 janvier 2015, un autre y fut otage. Forcément, l'assassinat de Mireille Knoll, rescapée de la rafle du Vél d'Hiv, réveille en lui des souvenirs désagréables.

Patchwork communautaire
«Oui, le racisme tue. Ça s'appelle l'antisémitisme », martèle Marc Knobel, directeur des études du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). «En France, onze personnes sont mortes depuis 2010 parce qu'elles étaient juives », rappelle-t-il. Cruelle réalité statistique : alors que les juifs représentent moins de 1 % de la population française, ils constituent la cible du tiers des actes haineux recensés par la police. Si le nombre de faits antisémites a reculé entre 2016 et 2017 (passant de 335 à 311), « les actions violentes ont augmenté de 26 % et les actions contre les lieux religieux de 22 %», alerte Marc Knobel. Et Paris concentre les problèmes. En 2016, on a recensé douze actions antisémites dans le 19e, contre sept dans les 20e et 11e arrondissements voisins.
Lire l'article @ Crif


dimanche 8 avril 2018

Alexandre del Valle: Amalgame de l’antisémitisme et de l’islamophobie et la stratégie de la "reductio ad hitlerum"


(N'oublions pas qu'en Europe la Shoah est instrumentalisée pour lutter contre l'extrême droite et également pour nazifier les Juifs et Israël.)

Alexandre del Valle, essayiste spécialisé en géopolitique:
"Cette vision outrancièrement victimiste, qui consiste à faire croire aux musulmans qu’ils sont traités en Occident comme les Juifs jadis victimes de pogroms ou de génocide, est très explosive, car l’histoire et la polémologie montrent qu’il est très facile de faire croire à un groupe, pour le souder et le monter contre un autre, qu’il est plus persécuté qu’il ne l’est réellement, puis, corrélativement, de le convaincre que tous ses maux sont la faute de l’Autre, à rejeter et dont on doit se dissocier. La conséquence de cette représentation est que ce groupe victimisé et flatté dans un narcissisme communautaire finit par ne plus être capable de se remettre en question. La suite logique consiste à s’exclure de lui-même de la société environnante, jugée foncièrement hostile, et à se "désassimiler". Les sociétés occidentales, qui baignent dans la pensée islamiquement correcte depuis des décennies, en paient déjà le prix en matière de difficulté d’intégration et de radicalisation islamiste. Ce phénomène est grave, car les persécutions dont parlent constamment les islamistes et leurs alliés "islamo-gauchistes" sont le carburant du terrorisme jihadiste d’Al-Qaïda ou de Daech. Ceux-ci mettent en effet systématiquement la lutte contre «l’islamophobie» et les "ennemis de l’islam" au centre de leur propagande et de leurs appels à la violence barbare."
Lire l'article complet @ Atlantico

jeudi 5 avril 2018

Marc Knobel : "L’Europe va se vider de ses juifs. En France, 60 000 sont partis en dix ans"


Source: Le Monde
Pour l’historien et directeur des études du CRIF, l’année 2000 a marqué un tournant pour ce qui est des actes antisémites.

Marc Knobel, historien, directeur des études du CRIF, a publié Haine et violences antisémites. Une rétrospective : 2000-2013 (Berg international, 2013). Il explique l’impact des assassinats de juifs commis ces dernières années.

En douze ans, onze juifs ont été assassinés parce que juifs, en France. Comment a évolué l’état d’esprit des communautés juives pendant cette période?
Lorsque Ilan Halimi a été torturé et tué dans les conditions horribles que l’on sait, en 2006, j’avais réagi en disant, dans une expression qui m’avait peut-être échappé: «C’est le premier meurtre antisémite du XXIe siècle.» Comme si quelque chose m’avait poussé à commencer à comptabiliser cela, comme si je pressentais qu’il y en aurait d’autres – ce que bien évidemment j’ignorais en 2006. 
Quels facteurs vous avaient conduit à dire cela ?
Depuis l’année 2000, nous étions devant un panorama nouveau. A partir du premier octobre 2000, en l’espace de quinze jours, 75 actes antisémites ont été commis contre des juifs ou des institutions juives. C’était presque autant que pour l’ensemble des années 1998 (81 actes) et 1999 (82 actes). Fin 2000, le ministère de l’intérieur en comptabilisait 744, presque dix fois plus que les années précédentes. (...)

Comment voyez-vous l’avenir?
Je ne sais plus quoi penser. Je resterai de toute manière dans ce pays, mais je sens que beaucoup de gens vont partir. D’ailleurs, 60 000 sont partis en l’espace de dix ans, pour une communauté qui compte autour de 500 000 personnes. Je pense que ça ne va pas s’arrêter là. Les gens ont peur pour leurs enfants et maintenant pour leurs parents. Toutes les conditions sont réunies pour qu’une fois la stupéfaction passée, ils se disent qu’ils n’ont plus rien à faire ici. Le nombre de ceux qui quitteront la France va grossir. Dans d’autres pays européens aussi, où la situation est tendue, même s’il n’y a pas de mort – et ce n’est pas une mince différence. L’Europe va se vider de ses juifs. 
Lire l'article complet @ CRIF

- Un Juif belge demande au journaliste américain Jeffrey Goldberg s'il doit quitter la Belgique (2015)

- Joël Rubinfeld: "Notre génération représentera la dernière génération d'une communauté juive européenne significative" (Ligue Belge contre l'Antisémitisme)

- La population juive de France est en forte baisse (moins 40.000 en 13 ans, selon le Parlement européen) 

- Les Juifs doivent quitter l'Europe, maintenant, déclarait l'historien Robert Wistrich en 2013

mercredi 4 avril 2018

Jean-Claude Milner: "Les Juifs n'intéressent plus personne en Europe"


Jean-Claude Milner, linguiste, philosophe et essayiste:
"Tout ce qu'il y a à comprendre, c'est que les Juifs n'intéressent plus personne en Europe. Même pas ceux qui se livrent, chaque jour plus ouvertement, aux pratiques et déclarations anti-juives. L'antijudaïsme moderne est devenu la forme naturelle de l'indifférence; la persécution, la forme naturelle du désoeuvrement; le déni de l'antijudaïsme et de la persécution, la forme naturelle de l'opinion raisonnable.

Il est opportun que le contretemps cesse. Le premier devoir des Juifs, ce n'est pas, comme l'imaginait Herzl, de délivrer l'Europe des Juifs. Le premier devoir des Juifs, c'est de se délivrer de l'Europe."
Les penchants criminels de l'Europe démocratique, Verdier, 2003, p.p. 129-130

Lire également d'autres citations de Jean-Claude Milner:
- "Le programme hitlérien concernait les ashkénazes, les séfarades étaient confiés au grand mufti de Jérusalem"
- "La question juive se rouvre à l’échelle de l’Europe entière"
- "Autrefois, l’Europe se sentait encore redevable aux juifs exterminés"
- Mitterrand dénonçait "l'influence puissante et nocive du lobby juif en France"

mardi 3 avril 2018

1980: David Kohane, 15 ans, juif français tué dans un attentat à Anvers perpétré par des terroristes palestiniens

N'oublions pas David.  S'il n'avait pas été lâchement assassiné, il serait âgé de 53 ans.

Posté pour la première fois le 26 mars 2012. Le 1er octobre 2014, un neveu/une nièce du jeune David Kohane (Kuhan) a laissé ce commentaire bouleversant (légèrement modifié pour plus de clarté):
"Je suis choqué d'apprendre que l'un des terroristes a été libéré.  Ma mère ne nous a jamais parlé du meurtre de son frère et mes oncle non plus.  Je sais juste qu'il a été assassiné en vacances." 
David Kohane (Kuhan)
A 15 ans David Kohane est tué par un terroriste palestinien à Anvers lors d'un attentat perpétré contre un groupe de 60 enfants juifs âgés de 10 à 15 ans.

Anvers, 27 juillet 1980:
Des témoins oculaires ont rapporté que les enfants, terrifiés et blessés après l'attaque, avaient trouvé refuge dans le bâtiment de l'Agoudath laissant derrière eux une traînée de sang. L'homme, membre du groupe terroriste d'Abou Nidal, a donné comme raison de son geste le conflit israélo-arabe et qu'il le considérait comme une attaque contre Israël.
La DH rapporte l'acte terroriste ainsi:
Le 27 juillet 1980, un dimanche en début d'après-midi, un commando terroriste jette deux grenades vers un groupe d'une soixantaine d'enfants qui vont monter dans un car, rue Lamorinière à Anvers. Les enfants, de l'association culturelle juive Agoudath-Israël, partaient en vacances dans les Ardennes. David Kuhan, un jeune Français de 15 ans, est tué. Une quinzaine d'autres enfants sont blessés. Le choc dans l'opinion publique belge est considérable. Le Premier ministre Wilfried Martens descend au chevet des victimes. Le roi Baudouin adresse un message à la communauté juive: «Je suis choqué par l'odieux attentat commis sur le territoire belge», dit-il notamment. Deux terroristes, se revendiquant du Fatah, seront arrêtés plus tard. L'un d'eux, Said Nasser, a été échangé en 1990 contre les Houtekins, otages du bateau Silco arraisonné en novembre 1987 par des terroristes.

lundi 2 avril 2018

La dignité de Johan Huizinga face au Nazi antisémite Johann von Leers


Richard Zrehen (1949-2011), éditeur (Belles Lettres), traducteur et blogueur:
Johan Huizinga
"Johan Huizinga (1872-1945), le célèbre historien d’art, l’un des fondateurs de l’Histoire culturelle, l’auteur de Homo Ludens, alors recteur de l’université de Leyde a décidé, en avril 1933, d’annuler l’invitation faite (par son université) à Johann von Leers (1902-1965) d’assister à une conférence internationale: il venait d’apprendre que von Leers, universitaire nazi, avait écrit un pamphlet antisémite, Juden Sehen Dich An (Les Juifs vous surveillent) dans lequel le «crime rituel juif» («assassinat d’enfants chrétiens par les Juifs pour ‘récupérer’ son sang, nécessaire à la confection du pain azyme pour la Pâque») était présenté comme un fait avéré.

Huizinga a tenu bon, a résisté à toutes les pressions, a eu des problèmes avec les éditeurs suisses et allemands qui publiaient ses livres et, ultimement, est mort en captivité aux mains des Nazis, mais von Leers n’aura pas été l’hôte de son université.


Johann von Leers
Pour l’anecdote, von Leers, un protégé de Goebbels qui appréciait ses talents de propagandiste, chaud partisan de la «solution finale», allait, après quelques années passées dans l’Argentine de Peron, se convertir à l’Islam dans les années 1950 et entrer au service du président égyptien G. A. Nasser – rejoignant ainsi nombre de ses camarades d’un combat qui, pour eux, n’avait pas cessé avec la défaite de l’Allemagne nazie. En 1953, il parlera avec émotion de «l’émouvant accueil plein d’humanité que des centaines de ‘réfugiés allemands’, des milliers peut-être, ont reçu des musulmans du Moyen-Orient après la guerre» (Wiener Library Bulletin, XI, 1-2, 1957).

Mais dès 1934, von Leers vantait la grande tolérance de l’Islam dans Der Kardinal und die Germanen (Le Cardinal et les Allemands). En, 1936, dans Blut und Rasse in der Gesetzgebung (Sang et Race dans la Législation) il exprimait son admiration pour «l’Islam impérieux et guerrier de peuples qui ont une claire composante raciale nordique». De 1938 à 1942, il s’est beaucoup intéressé aux relations (mauvaises) entre le Prophète et les Juifs à Médine. Et, en 1957, il expliquera ainsi le choix de son «nom de baptême» au nazi américain H. Keith Thompson: «J’ai embrassé l’Islam et pris pour nom Omar Amin, Omar, pour le Calife Omar (Omar Ibn Al Khattab, 2e calife de l’Islam, mort en 644) implacable ennemi des Juifs, Amin, en l’honneur de mon ami Hadj Amin el Husseini, le Grand Mufti (de Jérusalem, célèbre pour son «Izbah Al-Yahud!» («Egorgez les Juifs!») ayant provoqué les massacres de Hebron et Safed en 1929, «invité spécial de Hitler» à Berlin de 1941 à 1945, organisateur de l’assassinat du roi Abdallah de Jordanie en 1951, oncle de Mohammed Abdel-Raouf Arafat As Qudwa al-Hussaeini, aka Yasser Arafat, entre autres)».

A la veille de sa mort, von Leers s’était fait l’avocat d’une expansion de l’Islam en Europe dont la jonction avec l’Islam du Maghreb et celui de certaines républiques d’URSS (!) devait, à terme, constituer un bloc uni et puissant, pouvant traiter d’égal à égal avec l’Ouest et l’Est.
Lire l'article complet @ Richard Zrehen

dimanche 1 avril 2018

Elisabeth Badinter inquiète face au "cancer de l'antisémitisme"


Rachel Donadio s'est entretenue avec  Elisabeth Badinter pour The Atlantic, le prestigieux magazine culturel américain fondé en 1857 à Boston. L'interview a eu lieu avant l'assassinat de Mireille Knoll et la question de l'antisémitisme en France fut évoquée.
"Last week, before Knoll’s death, I had met with Elisabeth Badinter, one of France’s most influential intellectuals and old-school feminists, and had asked her what she thought could be done to stop anti-Semitism, radicalization, terrorist attacks, everything we’re seeing in France today. “To be very frank with you, I don’t know, and I’m worried,” she told me. Her blue eyes were piercing, her composure formidable. She weighs in on French public life only selectively, and had given an interview last September decrying what she saw as a media silence around Sarah Halimi’s death.

“I think that the more immigrants who arrive in Europe from Muslim countries, the more difficult it will be,” Badinter continued. Integration will be difficult, and they’ll be unhappy, she said. “And who does one immediately point the finger at? Americans and Israelis, with this radical conflation between Israeli citizens and diaspora Jews, which they see as the same. So I have to confess that one, I have no idea how we’re going to fight this cancer of anti-Semitism. And two, I’m worried.” 
She’s not alone."
Lire l'article complet @ The Atlantic 

samedi 31 mars 2018

En ces temps d'usurpation généralisée, une pensée pour Bernard Lazare, premier défenseur d'Alfred Dreyfus

PHILITT, revue de philosophie et de littérature:
Bernard Lazare
En ces temps d'usurpation généralisée, une pensée pour Bernard Lazare, premier défenseur d'Alfred Dreyfus. Cet avocat et journaliste a pris le risque de défendre un officier français de confession juive accusé d'espionnage et de trahison alors que toute l'institution militaire était contre lui et que même une personnalité comme Jaurès était persuadée, au départ, de sa culpabilité. C'est dans l'isolement le plus total et face à une opinion profondément hostile que Bernard Lazare a organisé la défense Dreyfus. C'était un temps où l'antisémitisme était profondément ancré dans les mentalités, notamment à travers des journaux influents comme La libre parole de Drumont ou L'Action française de Maurras. Bernard Lazare était littéralement seul contre tous. De la réhabilitation de Dreyfus, il ne tira aucune gloire, les politiques se chargèrent de se l'approprier. Voilà ce que l'on est en droit d'appeler le courage.

Matthieu Giroux, Souverainiste dostoïevskien. Rédacteur en chef de PHILITT:

Notre Jeunesse de Charles Péguy: une apologie de Bernard Lazare
Charles Péguy publie Notre Jeunesse en 1910 pour répondre aux nationalistes qui remettent en question l’authenticité de son dreyfusisme. Occasion pour le gérant des Cahiers de la Quinzaine de rendre hommage à son maître Bernard Lazare, premier défenseur d’Alfred Dreyfus et garant de la mystique républicaine.
«Je ferai le portrait de Bernard-Lazare. Il avait, indéniablement, des parties de saint, de sainteté. Et quand je parle de saint, je ne suis pas suspect de parler par métaphore.» Lorsque Péguy offre dans Notre Jeunesse (1910) une apologie de Bernard Lazare, mort sept ans plus tôt, c’est son inconditionnelle fidélité de cœur qui émeut. Pour Péguy, Bernard Lazare est littéralement un saint, un prophète. Il incarne l’exemplarité du dreyfusisme, son origine même. Il est celui avec qui tout commence, celui qui figure le temporellement spirituel, le garant de l’authentique mystique républicaine.

Lorsque Mathieu Dreyfus vient lui rendre visite en 1894, Bernard Lazare accepte d’organiser la défense de son frère Alfred. Il se consacre corps et âme à la tâche et publie en novembre 1896 un mémoire intitulé L’Affaire Dreyfus – Une erreur judiciaire. Péguy salue le courage indéfectible de cet homme qui a pris le risque d’être le premier. Car défier le pouvoir et l’institution militaire pour défendre un Juif accusé de trahison relève bel et bien de l’héroïsme. Son engagement pour Dreyfus lui a d’ailleurs coûté sa carrière de journaliste. Son honneur spirituel l’a conduit à une chute temporelle. «[…] l’affaire Dreyfus lui collait aux épaules comme une chape inexpiable. Suspect partout, solitaire surtout dans son propre parti. Pas un journal, pas une revue n’acceptait, ne tolérait sa signature», raconte Péguy.

C’est parce que Bernard Lazare est resté imperméable aux intrigues temporelles qu’il fut un héros, le premier des héros que le dreyfusisme a engendré. Des héros qui ont toujours rejeté les récupérations politiques de la deuxième Affaire et qui sont demeurés fidèles à la mystique des débuts. Péguy attribue même à Bernard Lazare la paternité spirituelle des Cahiers de la Quinzaine. «Je ne parle pas des Cahiers, dont il demeure l’ami intérieur, l’inspirateur secret, je dirai très volontiers, et très exactement, le patron», estime-t-il.

Péguy déplore plus que tout la mort de cet homme qui a su montrer la voie mais ne comprend que trop bien le silence qui entoure sa mémoire. «Il vécut et mourut pour eux comme un martyr. Il fut un prophète. Il était donc juste qu’on l’ensevelît prématurément dans le silence et dans l’oubli. Dans un silence fait. Dans un oubli concerté», écrit-il. Tel est donc le destin posthume de Bernard Lazare : un silence proportionnel à son mérite. Paradoxalement, seul Édouard Drumont directeur de La Libre Parole et auteur de La France juive évoquera le nom de Bernard Lazare dans les années qui suivirent l’Affaire Dreyfus.  [...]

Cette fidélité de Péguy envers Bernard Lazare équivaut à une fidélité envers le dreyfusisme. Bernard Lazare est synonyme de dreyfusisme. Qui est fidèle au premier est fidèle au second. Fidèle d’une «fidélité éternelle» car spirituelle. Pour Péguy, la fidélité mystique qui anime son maître trouve son origine dans le sentiment d’appartenance au peuple d’Israël. «Pas un sentiment, pas une pensée, pas l’ombre d’une passion qui ne fût tendue, qui ne fût commandée par un commandement vieux de cinquante siècle […] un cœur dévoré de feu, du feu de sa race, consumé du feu de son peuple; le feu au cœur, une tête ardente, et le charbon ardent sur la lèvre prophète.»
Lire l'article complet @ PHILITT

vendredi 30 mars 2018

L'antisémitisme fait de la résistance (Parti travailliste britannique)

L'un des blogs politiques britanniques les plus influents Guido Fawkes rapporte depuis longtemps les positions anti-sémites/anti-sionistes de membres du Parti travailliste (Labour), notamment celles de son leader Jeremy Corbyn.  Hier le site a publié un Tweet d'une certaine Marianne Tellier, secrétaire de la branche du Labour à Sheffield, dans lequel elle tourne en dérision le slogan nazi "Arbeit Macht Frei" qui était apposé à l'entrée des camps de concentration et des camps d'extermination, notamment Auschwitz, Dachau, Gross-Rosen, Sachsenhausen, et à la prison de la Gestapo de Theresienstadt en République tchèque.

Le parti vient de la suspendre.  L'article de Guido a suscité beaucoup d'intérêt et près de 4000 commentaires.  Évidemment sur Twitter Marianne Tellier revendique le droit de... critiquer Israël.

Décidemment l'antisémitisme fait de la résistance comme l'évoque le titre de l'article de Guido - zéro est le nombre de jours sans antisémitisme depuis le dernier indicent antisémite au Labour.  Clair, n'est-ce pas?

"Marianne Tellier is a Labour branch secretary in Sheffield. She posted this on Twitter as her party’s latest anti-Semitism scandal raged. She has now been suspended. Pockets…"

Auschwitz


Alexis Lacroix: La tolérance pour l'antisémitisme salonard d'un Paul Morand insultant les Israéliens après la victoire de 1967


Alexis Lacroix est directeur délégué de la rédaction de L'Express. Il est l'auteur de J'accuse: 1898-2018, Permanences de l'antisémitisme (éd. de L'Observatoire, 2018).  Alexis Lacroix est interviewé par Aziliz Le Corre pour Figaro Vox:
Alors qu'Antoine Gallimard a suspendu la publication des pamphlets de Céline, que Maurras a été retiré de la liste des commémorations de l'année 2018, l'élu à la mairie de Paris, Alexandre Vesperini, veut débaptiser une rue au nom du philosophe Alain, pour les propos antisémites tenus dans son journal. Faut-il vraiment tout interdire?

Je ne pense pas, non, qu'il faille tout interdire! Mais, de grâce, tenons compte du contexte - nous sortons à peine, avec la marche blanche, d'une longue glaciation de l'esprit, qui a duré près de vingt ans, et au cours de laquelle l'antisémitisme a été obstinément dédramatisé.

Bien sûr, punir rétrospectivement le grand républicain qu'a été Alain, alias Emile Chartier, n'est sans doute pas une cause prioritaire, mais enfin… Moi qui apprécie le grand professeur et le maître à vivre, je suis quand même effondré par ce que nous venons d'apprendre. Et puis, je n'éprouve aucune empathie pour ces gens qui se délectent de la prose convulsée de tel écrivain collabo et qui tiennent leur dilection pour le comble du chic. Je ne vois pas pourquoi on devrait avoir, à tout prendre, plus de tolérance pour l'antisémitisme salonard d'un Paul Morand insultant les Israéliens après la victoire de 1967, que pour les jurons d'une «caillera».
Lire l'entretien complet @ Figaro Vox

jeudi 29 mars 2018

La population juive de France en forte baisse (moins 40.000 en 13 ans, selon le Parlement européen)

Un document, rédigé par Magdalena Pasikowska-Schnass et Anja Radjenovic du Service de recherche pour les députés du Parlement Européenne, "à l'attention des Membres et du personnel du Parlement européen comme documentation de référence pour les aider dans leur travail parlementaire" avertit que la "population juive d’Europe a diminué au cours des dernières décennies, et [que] de plus en plus d’actes antisémites et de violences à l’encontre de personnes juives ont eu lieu dans l’Union ces dernières années." Antonio Tajani, l'actuel Président du Parlement européen avait, dans un discours prononcé en 2017, attiré l'attention sur "le déclin inquiétant de la population juive en Europe".
Les communautés juives dans l’Union européenne
La population juive d’Europe a diminué au cours des dernières décennies, et de plus en plus d’actes antisémites et de violences à l’encontre de personnes juives ont eu lieu dans l’Union ces dernières années. Pour défendre ses valeurs, notamment le respect des minorités, l’Union européenne entreprend et finance des actions destinées à lutter contre l’antisémitisme. 
Diminution de la population juive  
La population juive dans l’Union européenne a diminué. Elle est passée d’environ 1,12 million en 2009 à 1,08 million en 2015, bien qu’il soit difficile de fournir des données précises, certains pays ne collectant pas les données ethniques.

En France, où elle est la plus nombreuse de l’Union, la population juive a diminué, passant de 500.000 personnes en 2002 à 460.000 personnes en 2015. Cette tendance est due en premier lieu à l’émigration vers Israël, qui s’est intensifiée ces dernières années, en raison notamment des actes de harcèlement, des discriminations et des crimes de haine dont sont victimes les personnes juives.

Intensification de la violence à l’égard des juifs  
Il y a plusieurs siècles, les juifs étaient persécutés en tant que minorité religieuse. Au siècle passé, toutefois, la croyance selon laquelle ils représentaient une menace pour l’État a été l’un des éléments déclencheurs de l’Holocauste. Aujourd’hui, les juifs sont pris pour cible principalement en raison des événements au Proche-Orient, même si certains sentiments antisémites sont également liés à l’Holocauste. Selon un rapport publié en 2015 par l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne, les principaux responsables d’actes antisémites sont les néonazis, les sympathisants d’extrême-droite ou d’extrême-gauche, les fondamentalistes musulmans et les jeunes.

Le rapport indique que le comportement antisémite se caractérise avant tout par le déni et la banalisation de l’Holocauste, la glorification du passé nazi, un antisémitisme résultant des lois sur la restitution des biens et un sentiment de haine causé par les politiques israéliennes. Il prend la forme de violences verbales et physiques, de menaces, d’insultes envers les juifs qui se rendent à la synagogue, d’actes de harcèlement à l’encontre des rabbins, d’attaques répétées à l’encontre des juifs qui portent des symboles de leur religion, de discours haineux, de cas de harcèlement à caractère antisémite dans les écoles et de dommages sur des biens matériels, notamment des incendies.

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a encouragé les juifs de France à venir en Israël après la tuerie qui a pris pour cible les clients d’un supermarché casher à Paris en janvier 2015, quatre ans après l’attaque meurtrière perpétrée contre une école juive à Toulouse. De nombreux juifs envisagent de suivre son conseil, même si certains finissent par revenir.

Dans le cadre d’une étude de 2013 sur l’antisémitisme menée dans huit États membres de l’Union européenne, 21 % des personnes interrogées ont indiqué avoir subi des violences verbales ou physiques ou avoir été harcelées parce qu’elles étaient juives. Il est probable que les chiffres ne reflètent pas la réalité, puisque76 % des victimes de crimes de haine antisémites ne signalent pas ces attaques.
lire le rapport en entier et consulter les hyper-liens

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Le triste sort des anciennes synagogues en Europe devenues des piscines, magasins, commissariats de police 

Le HuffPost publie Pierre Piccinin enseignant belge obsédé par la mafia sioniste et le lobby juif international .  Celui-ci a écrit sans que son hiérarchie intervienne:
"Si 4 enfants juifs méritent une minute de silence, les enfants palestiniens méritent qu'on se taise à jamais... faites passer ce message qu'il arrive aux juifs."

"Attaqué, une fois de plus, lâchement, par la mafia sioniste, je n'ai pas peur. Et un jour la peur changera de camp et ce sont eux qui en auront à rendre des comptes."

mardi 27 mars 2018

Taguieff: "La page raciste de la judéophobie a été tournée"

Pierre-André Taguieff, historien des idées, philosophe et politologue:
"La page raciste de la judéophobie a été tournée. Nous sommes passés à sa page antiraciste, ou pseudo-antiraciste. Dans ce cadre, les juifs sont assimilés polémiquement non seulement à des racistes mais à des nazis. C’est là la grande inversion victimaire, permettant de présenter les Palestiniens comme les nouveaux juifs et les Israéliens comme les nouveaux nazis. La nazification des juifs en tant que sionistes est au cœur de la propagande antisioniste.

Cette opération de propagande mensongère est liée à une transformation de la rhétorique judéophobe: l’islamisation croissante du discours antijuif et des mobilisations antijuives. Pour comprendre cette islamisation, qui fait que le vieil antijudaïsme chrétien est aujourd’hui un archaïsme, il faut percevoir et reconnaître le dynamisme international de l’islamisme sous ses différentes formes (Frères musulmans, salafisme séparatiste, salafisme jihadiste). Dans ce cadre de réflexion, l’affaire n’est plus franco-française, au sens où nous n’avons pas à chercher des origines proprement françaises de la nouvelle judéophobie. Celle-ci, telle qu’on l’observe en France, est seulement un cas particulier d’une grande vague judéophobe internationale.

Après l’orchestration d’un antisémitisme mondial par la propagande soviétique du début des années 1950 jusqu’au début des années 1980, nous sommes entrés dans une phase où le principal foyer de la haine antijuive est le monde musulman, et plus précisément les mouvances islamistes de l’islam mondial. À la fin des années 1980, avant même la chute de l’URSS, au moment où la première Intifada est lancée et le Hamas créé, la nouvelle judéophobie est centrée non plus seulement sur la nazification des juifs, mais sur l’islamisation des discours d’accusation. Des accusations traditionnelles que l’islam tranquille avait oubliées, et que des idéologues du djihad comme Sayyid Qutb ou le Palestinien Abdallah Azzam, le maître à penser des fondateurs d’Al-Qaida, ont réveillées et réinterprétées, notamment en termes conspirationnistes. 
Les islamistes, qu’ils soient à visage souriant comme Tariq Ramadan ou à visage terroriste, reprennent des passages du Coran interprétés de telle ou telle façon, ou des hadîths qui font autorité dans la tradition musulmane, pour montrer que les juifs sont des comploteurs, des lâches, des traîtres, et sont par nature des ennemis de l’islam. Le juif n’est alors plus l’ennemi de la chrétienté, comme il l’a longtemps été. Il est devenu l’ennemi mondial de l’islam. C’est ce discours d’accusation qui, aujourd’hui, se diffuse massivement sur les réseaux sociaux."
Lire l'article complet @ Revue des Deux Mondes, Être juif en France, (Décembre 2017-Janvier 2018)

A propos de Tariq Ramadan:
Ce que pense Justin Vaïsse, le 'stratège du Quai d'Orsay', de Tariq Ramadan et d'Yussuf Al-Qaradawi

lundi 26 mars 2018

Simone Veil était "totalement sans illusions" sur la résurgence de l'antisémitisme


Simone Veil et le judaïsme, entretien avec Marceline Loridan-Ivens et Dominique Schnapper réalisé par Valérie Toranian:

Revue des Deux Mondes: Faut-il s'inquiéter de la résurgence de l'antisémitisme?

Marceline Loridan-Ivens: Je m'en inquiète beaucoup. L'antisémitisme, il y en avait encore après la guerre en 1945, il existe aujourd'hui sous une autre forme, un antisémitisme d'origine arabo-musulmane. Je suis comme Simone: je reste totalement sans illusions.

Dominique Schnapper: La République est protectrice de toutes les minorités. Mais l'idéal républicain et le civisme sont affaiblis. Des gens sont morts pour assurer la société riche et protectrice dans laquelle nous vivons, mais les nouvelles générations n'en ont pas conscience. La résurgence de l'antisémitisme traduit l'affaiblissement de l'idéal et des pratiques civiques.
Revue des Deux Mondes, Être juif en France, (Décembre 2017-Janvier 2018)

samedi 24 mars 2018

"Notre génération représentera la dernière génération d'une communauté juive européenne significative" (Ligue Belge contre l'Antisémitisme)

En anglais: Ours will be the last significant generation of European Jews


Joël Rubinfeld, président de la Ligue Belge contre l'Antisémitisme (LBCA), a participé au 6ème Forum international de lutte contre l’antisémitisme qui s'est tenu à Jérusalem du 19 au 21 mars 2018. A son retour en Belgique, M. Rubinfeld a accordé une interview à Radio Judaïca (Bruxelles). Voici la transcription de ses déclarations:
"Les quelques jours que j'ai passés en Israël n'ont pas modifié mon optimisme ou mon pessimisme sur la question et mon analyse de la situation.  Disons que je suis un pessimiste qui se bat.  Je crains en tout cas - et j'espère sincèrement me tromper - que notre génération représentera, dans les livres d'histoire, la dernière génération d'une communauté juive européenne significative.  Dans 30 ans, dans 40 ans ou dans 50 ans, il y aura encore, bien entendu, des Juifs en Europe mais beaucoup moins qu'aujourd'hui.

Je crains que la communauté juive européenne va suivre le process de, par exemple, la communauté juive de Turquie, ou de la communauté juive d'Afrique du Sud.  Une communauté qui il y a 30, 40 ou 50 ans était une communauté dynamique, florissante et qui aujourd'hui est une communauté qui s'éteint.

Nous nous battons à la Ligue Belge Contre l'Antisémitisme et dans toutes ces organisations qui étaient présentes pour essayer de conjurer ce destin-là, d'infléchir sur l'avenir. Mais seules nous n'y arriverons pas et tant qu'il n'y a pas une prise conscience, notamment au niveau des gouvernements et des autres communautés qui constituent la société nationale, tant qu'il n'y aura pas, si vous voulez, une union sacrée pour lutter contre le fléau de l'antisémitisme, je pense que ça ne va pas s'arranger.

Radio Judaïca audio du 23 mars "L'avenir des Juifs en Belgique?"


jeudi 22 mars 2018

L'Europe a ajouté au lexique de l'humanité: "Pogrom", "Ghetto" et "Holocauste"


Daniel Schwammenthal est basé à Bruxelles et est le directeur du AJC Transatlantic Institute.  Sur Twitter, il a réagit à l'enquête de Gallup qui démontre que les Américains sont de fervents supporters d'Israël, ce qui n'est évidemment pas le cas des Européens:
"On verra peut-être un jour, le continent qui a ajouté au lexique de l'humanité des mots et des concepts tels que" Pogrom", "Ghetto" et "Holocauste", apporter le même soutien à l'Etat juif ..." 
"Maybe one day, the Continent that added to mankind's lexicon such words and oncepts as "Pogrom," "Ghetto," and "Holocaust" will see this kind of support for the Jewish state..."
Hostilité des Européens envers Israël
"Dans un sondage de 2003 resté tristement célèbre, les sondés de la majorité des pays européens voyaient en Israël "la plus grande menace contre la paix mondiale".  Sans tout à fait saisir le sens de ce qu'ils faisaient, les Européens avaient tendance à rendre l'État d'Israël responsable de la violence terroriste commise contre lui.  L'essayiste américain Paul Berman fut le premier à remarquer l'effet singulier des attentats suicides sur l'opinion publique européenne.  Ils provoquaient "une crise philosophique chez tous ceux qui dans le monde voulaient croire qu'une logique rationnelle gouverne le monde".   Il fallait absolument que les attentats suicides aient trait à une injustice intolérable, sans quoi ils apparaissaient comme un simple culte de l'homicide. Pour un continent qui portait encore les cicatrices des cultes homicides du XXe siècle, c'était là une pensée insoutenable.  [...] Plus les kamikazes tuaient d'Israéliens, et plus ils les mettaient à mort avec une cruauté impitoyable, plus l'opinion publique se retournait contre Israël."
Christopher Caldwell, Une révolution sous nos yeux, Comment l'Islam va transformer la France et l'Europe, Editions du Toucan, 2014, pp. 353-354.

Interview de l'historienne Bat Ye'or par Véronique Chemla:
"En 2003, l’EUMC (Observatoire européen sur le racisme et la xénophobie) refusa de publier son rapport sur l’antisémitisme en Europe. Elaboré par le Centre de recherche sur l'antisémitisme de l'Université de Berlin, ce rapport concluait à la présence de musulmans et de groupes pro-palestiniens derrière les actes antisémites en Europe. Il fut rendu public par diverses organisations juives. 
En novembre 2003, l’Eurobaromètre de la Commission européenne publiait un sondage réalisé auprès de 7 515 habitants des 15 Etats de l’UE. Israël représentait pour 59% des Européens interrogés, la plus grande «menace pour la paix dans le monde»!

Fin 2003, ces faits suscitèrent l’indignation. Une crise grave éclata entre la Commission européenne présidée par Romano Prodi et des organisations juives mondiales majeures."
 L'interview complète @ Véronique Chemla (un blog indispensable)