mercredi 17 octobre 2018

Reportage de France 2 sur Gaza: il était une fois la légende du Hamas


Lire également:
Le sénateur belge Alain Destexhe traité de "sale juif" à Bruxelles (2012)
Alain Destexhe: À Molenbeek "la Shoah n'est d'ailleurs plus toujours enseignée à l'école"
Israël-bashing: le sénateur Alain Destexhe dénonce la politisation des 20km de Bruxelles par les Socialistes belges (2014)

Alain Destexhe, sénateur belge (Mouvement Réformateur), @ Causeur:
Le reportage de France 2, «Gaza, une jeunesse estropiée», diffusé le 11 octobre dernier, fait preuve d’un parti pris insupportable émanant d’une chaîne publique. Le Hamas pourrait presque l’utiliser comme film publicitaire.

Le rôle du Hamas dans le contrôle social de Gaza y est occulté ou minimisé. Une seule fois, la mention est faite que le Mouvement de résistance islamique est «considéré comme organisation terroriste». Le terme «considéré» laisse cependant planer un doute. (…)

Certes, d’un point de vue journalistique, la réalité doit être montrée sans tenir compte des conséquences sur la société française. Il n’empêche, ce reportage dans le contexte d’islamisation de dizaines de quartiers, risque bien d’alimenter l’antisémitisme. Pas tellement par ce qu’il montre, mais par ce qu’il ne montre, ne dit et n’analyse pas. Par son grossier parti pris sans nuance dans un conflit complexe. Cette grotesque «marche du retour» vers nulle part n’est qu’une opération médiatique du Hamas (que l’OLP n’a d’autre choix que de soutenir) pour entretenir la flamme palestinienne et sa martyrologie sans déboucher sur la moindre avancée politique. 
Dans son dernier livre, Destin français, Éric Zemmour dénonce la politique du sentiment qui s’est, selon lui, depuis longtemps substituée à une politique de la raison. Qui serait insensible à la cause de ces malheureux jeunes estropiés? Qui leur dira que leur sacrifice est vain, manipulé par des gens qui ont leurs deux jambes et des cerveaux assez tordus pour envoyer ainsi leur jeunesse au sacrifice?
Lire l'article complet



mardi 16 octobre 2018

Berlin: une manifestation antiraciste appelle à détruire Israël


Benjamin Weinthal @ Jerusalem Post & Dreuz:

L’information a été publiée par notre ami Benjamin Weinthal dans le Jerusalem Post (1), et les médias européens sont restés d’une discrétion coupable : pendant la guerre aussi, les gens regardaient ailleurs pour ne pas voir les camps de concentration.

Une manifestation massive, avec une participation estimée à plus de 200 000 personnes, s’est tenue samedi dernier à Berlin pour protester contre «l’extrémisme de droite».

L’un des objectifs était de contrer la montée de ce que les médias appellent «l’extrémisme de droite», la xénophobie et le néonazisme.

Et là, des orateurs ont appelé à l’effacement de l’Etat juif des cartes, et au soutien de la campagne antisémite Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) contre Israël.

Le Jerusalem Post a passé en revue une vidéo montrant deux orateurs qui ont appelé à la «libération de toute la Palestine 48» et ont dit « nous devons prendre position et boycotter Israël ». Le slogan «libérer toute la Palestine» est bien entendu un euphémisme pour purifier Israël des Juifs. 
L’expert allemand du Moyen-Orient Thomas von der Osten-Sacken a écrit un article sur le site web du groupe de réflexion autrichien Mena-Watch, avec le titre «Le Président de la manifestation indivisible appelle à la destruction d’Israël» (la manifestation a été baptisée #unteilbar (indivisible) par ses organisateurs).
- Selon des observateurs et des médias allemands, les manifestants ont hissé des symboles de l’organisation désignée terroriste par l’Union européenne et les États-Unis Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) lors de la marche. En 2014, des terroristes du FPLP ont assassiné quatre rabbins dans une synagogue de Jérusalem.

- Les orateurs qui appelaient à un antisémitisme génocidaire contre Israël présentaient leurs propagande sous la bannière de l’organisation pro-BDS et pro-PFLP International Alliance. 
- Le Centre islamique de Hambourg, contrôlé par le régime iranien, était présent à la marche. Il joue un rôle clé dans le rassemblement annuel de la Journée al-Qods à Berlin, où est demandé l’élimination d’Israël.
 Le Conseil central des musulmans, qui est regroupe des associations ayant des liens avec les fascistes turcs et des entités islamiques anti-occidentales, participait aussi à la marche. L’éminent avocat germano-turc et musulman libéral Seyran Ates a déclaré à BILD: «C’est une idée très naïve des gens tolérants que de manifester dans la rue avec des gens qui ne veulent pas de tolérance.» 
- Le Jerusalem Post a également remarqué des photographies de partisans et de drapeaux du Parti marxiste-léniniste d’Allemagne. 
- BILD a rapporté qu’un manifestant tenait une pancarte indiquant que «les sionistes se cachent dans les services de renseignements et mènent la terreur dans le monde». 
- BILD a également écrit avoir vu des pancartes avec « des slogans antisémites classiques qui n’ont rien à voir avec la réalité ».
- Le réseau pro-BDS Samidoun Palestinian Prisoner Solidarity Network était également présent à la marche.
Lire l'article complet

lundi 15 octobre 2018

Conférence à Bruxelles sur "l'apartheid israélien" dans le prestigieux Press Club Brussels Europe

Katharina von Schnurbein, coordinatrice de l'UE chargée de la lutte contre l'antisémitisme, a défini que l'accusation d'apartheid dirigée contre Israël comme relevant de l'antisémitisme ("What is criminal is regulated by law. This non-legally binding definition clarifies what is Antisemitic. Such as calling Zionism racist and Israel an Apartheid state, for example").  Mais visiblement en Belgique on ne tient absolument pas compte de l'avis de l'UE.


Le 5 septembre a eu lieu dans le prestigieux Press Club Brussels Europe une conférence intitulée "Creeping Apartheid: Israel’s Nation-State Basic Law. What Should Europe Do?" (Apartheid rampant: Loi fondamentale d’Israël sur la nation. Que doit faire l'Europe?).

Le Press Club Brussels Europe est présidé par le journaliste belge francophone Marouan Labaki. Il déclare que les priorités actuelles du Press Club "sont la Syrie, la Palestine et les Balkans".

En 2010, le Commissaire européen au Commerce, M. Karel De Gucht (libéral flamand et ancien ministre belge des Affaires étrangères), déclarait à la radio flamande:
"Il ne faut pas sous-estimer, par exemple, le [pouvoir du] lobby juif à Capitol Hill, le parlement américain. C'est groupe le mieux organisé de pression qui y existe. En d'autres termes, il ne faut pas sous-estimer l'emprise du lobby juif sur la politique américaine. Que ce soit dans le camp démocrate ou républicain, ça revient à peu près au même.

Il ne faut pas non plus sous-estimer l'opinion - en dehors du lobby - du Juif moyen qui ne vit pas en Israël. Il y a en effet chez la plupart des Juifs une foi [geloof]- je pourrais difficilement décrire ceci autrement - qu'ils ont raison. Et la foi est quelque chose qu'on peut difficilement combattre avec des arguments rationnels. Ca ne dépend du fait si ces Juifs sont croyants ou pas. Même les Juifs laïques [vrijzinnige] partagent la même croyance d'avoir effectivement raison. Il n'est donc pas facile, même avec un Juif modéré, d'avoir une discussion sur ce qui se passe au Moyen-Orient. C'est une question très émotionnelle."
Marouan Labaki, ravi, s'était empressé d'écrire dans Le Soir (04/09/2010):
"Karel De Gucht brave les tabous." "Faut-il dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas ?"

"Ce ne sont évidemment pas des propos habituels dans la bouche d'un responsable politique européen. Le "politiquement correct", et la crainte d'être taxé d'antisémitisme, poussent généralement à l'usage de formulations moins explicites ...".

"Faut-il dire tout haut ce que "tout le monde" pense tout bas? Quand on est ministre des Affaires étrangères, peut-être pas, ou alors après avoir été dûment mandaté par son gouvernement."
Bret Stephens, journaliste au New York Times, qui était à l'époque au Wall Street Journal, aux antipodes du journalisme du Soir, avait commenté cette affaire: "Europe Reverts to Type - The EU's response to anti-Semitism? "No comment."

A propos de Labaki et du Soir lire également: 'Le Soir' accusé de 'délégitimer l'Etat d'Israël' s'excuse.

Voici le descriptif de la conférence:
Apartheid-like policies vis-à-vis the Palestinian Arabs living within the remit of its sovereignty are not a novelty. However, they were never made “constitutional” and organizing de jure until the recent legislation of the Nation-State Basic Law. This constitutional law leaps toward the institutionalization of apartheid in Israel/ Palestine and delivers a fatal blow to the two-state solution as well as any attempt at genuine peaceful solution to the Israeli-Palestinian conflict.
The guiding principle of the Nation-State Basic Law is similar to that which prevailed in Apartheid South Africa: it legally anchors ethno-national separation and supremacy in both the state’s basic legal frameworks well as in its dominant value system. For instance, its first article stipulates that the State of Israel (whose borders were never defined) “is the national home of the Jewish people, in which it fulfills its natural, cultural, religious and historical right to self-determination” and deems “[t]he right to exercise national self-determination in the State of Israel is unique to the Jewish people” (regardless of their nationality or place of residence).
Provided this background, the Joint List invites European and international media to a unique press conference to explicate the devastating implications of the Nation-State Basic Law on cohabitation of the Palestinians and Israeli Jews in Israel/ Palestine and to explore the avenues of political struggle in Europe against it.
To further elaborate on this issue, we have the pleasure to invite you to a press conference with members of the Knesset from the Joint List.

Ms. Aida Touma-Suleiman, Joint List, Member of Knesset
Mr. Jafar Farah, Director of Mossawa Center

jeudi 11 octobre 2018

Le BDS (boycott) a un impact nul sur l'économie israélienne


Les célèbres frites belges "au service" du BDS.  Campagne anti-israélienne organisée par Pierre Galand
(Association Belgo-Palestinienne Wallonie-Bruxelles)
Le journal financier israélien Globes rapporte qu'une étude menée sur l'impact du mouvement BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) sur l'économie israélienne est négligeable - les effets négatifs sont évalués à 0,004%. Et le plus surprenant c'est que pour certaines entreprises israéliennes il a même des effets bénéfique.
BDS has zero impact on Israeli businesses (Adam Reuter, co-auteur du livre "Israel - Island of Success")

A study of the impact of BDS on the Israeli economy estimates the damage at 0.004%, while some companies benefit from the boycott.

Several years ago, I was invited to meet with executives from the Ministry of Strategic Affairs. One of the ministry's main goals included "combating the delegitimization of Israel." The purpose of the meeting was a study we conducted at the Financial Immunities company of the effect of BDS on the Israeli economy. To the best of my knowledge, the study we conducted, which began in 2010, was the only one of its kind.  
It was meant to determine to what extent the Israeli economy was being affected by the BDS organization. The study included queries to hundreds of senior executives of large companies from every economic sector. It was important to Financial Immunities as a company focusing on helping its clients in risk management at both the macro and micro levels, including an individual company. 
The results of the study surprised me. I did not expect such a wide gap between the journalists' reports over the years about the effect of the BDS monster and its actual effects, which were negligible at the most. The study's figures are correct as of late 2017.
Lire l'article complet

mercredi 10 octobre 2018

Université Libre de Bruxelles: campagne pour "dénormaliser et délégitimer" Israël

Campagne d'affichage à l'ULB (Université Libre de Bruxelles):
"La campagne BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanction) est un réseau international d’action politique non-violente qui vise à mettre en évidence la complicité des États, des institutions publiques et des entreprises vis-à-vis de crimes perpétués [!] en Palestine par l'Etat israélien. 
Le boycott est une force de frappe d’action collective qui a pour but de dénormaliser et délégitimer l’Etat d’Israël comme étant soi-disant la "seule démocratie au Proche-Orient", par la démonstration de son caractère raciste et d'apartheid.

Notre objectif en tant que comité BDS à l'ULB est de mettre en lumière ce qui se passe en Palestine et pousser à la rupture de tous les liens et contrats entre notre université et les institutions israéliennes."
Ces thèmes qui véhiculent la détestation absolue d'Israël sont développés depuis 42 ans (oui, vous avez bien lu, depuis 42 ans) par l'Association Belgo-Palestinienne Wallonie-Bruxelles, présidée par Pierre Galand, sénateur du Parti Socialiste et ancien professeur à l'ULB.

Joël Kotek, historien:



"Pourquoi revenir sur BDS? Parce que cette question court toujours et de plus en plus belle. A l’occasion de la rentrée universitaire, j’ai été quelque peu interloqué à la vue de ces centaines d’affiches collées sur les murs et couloirs de l’ULB  appelant au boycott de l’Etat d’Israël et de ses universitaires. […]

Si BDS n’appelle effectivement pas au meurtre des Juifs (génocide), il n’en invite pas moins à la disparition des Israéliens en tant que nation («politicide») et peuple («ethnocide»). C’est le sens même du texte qui figure sur les affiches du Comité BDS de l’ULB. Tout en se posant comme «un réseau international d’action politique non violente», la présentation de ses objectifs est des plus claires: «Le boycott est une force de frappe d’action collective qui a pour but de dénormaliser et délégitimer l’Etat d’Israël (…) de pousser à la rupture de tous les liens et contrats entre notre université et les institutions israéliennes». Que penser d’un mouvement qui se présente comme pacifiste, mais diabolise le seul Etat des Juifs (et jamais le Qatar, la Russie, la Turquie, etc.) pour mieux faire accepter sa nécessaire et inéluctable destruction?" 
Lire l'article complet @ Regards

mardi 9 octobre 2018

Festival à Bruxelles: l'Israël-bashing à l'honneur (Bruxelles Laïque)


En 2012, ce blog écrivait à propos de l'éducation permanent à la haine d'Israël: "En Belgique francophone (Bruxelles et Wallonie) ça n'arrête pas - il y a une véritable éducation permanente à la haine des Juifs israéliens. Au 'festival des libertés' il faut évidemment faire du Israël-bashing."

L'édition de 2018 du 'festival des libertés' ne déroge pas à cette habitude. L'association Bruxelles Laïque, présidée par Ariane Hassid, une proche du gourou belge francophone de l'Israël-bashing Pierre Galand. On notera également la participation de Sylvie Lausberg, (directrice de la Cellule Etudes et Stratégie du CAL, une autre proche de Pierre Galand.  Voici l'opinion de Pierre Galand, très respecté en Belgique francophone, sur Israël: "Israël a des responsabilités, c’est un État voyou. Mais à quoi cela sert-il de le répéter?"  Il préside l'Association Belgo Palestinienne Wallonie-Bruxelles, fondée il y a 42 ans - elle est donc vraisemblablement la plus ancienne au monde dont le seul but est d'inculquer la haine, le dégoût et la peur d'Israël, en lançant des appels au boycott, en créant des tribunaux pour juger Israël, en organisant des voyages, des cours, des conférences etc.

On s'étonnera pas qu'aucun documentaire n'est programmé sur la persécutions des chrétiens d'Orient, sur les Roms, considérés comme étant la minorité la plus discriminée en Europe, sur le Rwanda, sur le Burundi, anciennes colonies belges…  Le Congo, à peine…

Au programme:
Le tout premier événement inscrit au festival:
Derrière les fronts, Résistance et résilience en Palestine, documentaire d'Alexandra Dols
La colonisation de la Palestine n’est pas seulement celle des terres, du ciel, des logements et de l’eau… (la suite)

Naila and the Uprising, film de Julia Bacha
“Nous ne pouvons pas être libres en tant que femmes tant que notre pays n’est pas libre. Et même si nous nous libérons de l’occupation, nous ne pouvons connaître la liberté tant que nous sommes assujetties dans notre propre société”. Au coeur de la première Intifada (1987), qui a forcé le monde à reconnaitre le droit de la Palestine à l’autodétermination, les femmes palestiniennes s’organisent et jouent un rôle déterminant. Naila Ayesh y apparaît comme une figure incontournable de la résistance à l’occupation israélienne. (la suite)

The Oslo Diaries, film de Mor Loushy & Daniel Sivan
En 1992, alors que les relations israélo-palestiniennes sont au plus bas, un petit groupe d’Israéliens et de Palestiniens se rassemble à Oslo, secrètement et hors de tout cadre légal. Bien que ces réunions, connues aujourd’hui sous le nom des Accords d’Oslo, aient fondamentalement changé le Moyen-Orient, elles ont pour unique trace les journaux tenus par les négociateurs. (la suite)

Et Israël fut, film de Romed Wyder
En résonance avec le 70e anniversaire de la création de l’Etat d’Israël, le 14 mai 1948, le documentaire Et Israël fut parcourt l’histoire du sionisme sous l’angle de la responsabilité de l’Occident. Il montre comment, au gré d’images d’archives impressionnantes, cette Eretz Israël construite à partir de morceaux de mémoire religieuse, a été consolidée par un impératif national théorisé à la fin du 19e siècle dans une Europe où l’antisémitisme était ambiant. (la suite)

"I signed the Petition" de Mahdi Fleifel
Que signifie être Palestinien ? Comment le fait de signer une pétition peut-il mettre des personnes dans la ligne de mire de différents systèmes de contrôle ? […] le film analyse, déconstruit et interprète le sens du choix de soutenir publiquement le boycott culturel d’Israël. (la suite)

Palestine-Israël: 70 ans 
En 1948, les Britanniques ont quitté la Palestine et l’État d’Israël était proclamé par les autorités sionistes. À l’issue du conflit armé qui s’en est suivi, Israël contrôlait 78% du territoire de la Palestine.
(Partenariat : Association Belgo-Palestinienne; présidée par Pierre Galand) et Union des Progressistes Juifs de Belgique.) (la suite)
Ambulance, documentaire de Mohamed Jabaly:
Mohamed Jabaly habite Gaza. Quand l’armée israélienne commence à pilonner la ville pendant l’été 2014, il prend sa caméra et accompagne une équipe d’ambulanciers. Au coeur de l’action, il ramène des images à couper le souffle. Il saisit l’horreur des bombardements dont l’intensité n’a d’égal que le courage des ambulanciers qui risquent leur vie pour en sauver d’autres. (la suite)


Pierre Hassner sur le paroxysme irrationnel de Hitler et de Staline


Pierre Hassner (1933-2018), était un géopolitologue et philosophe roumain naturalisé français:
"Ce que Hannah Arendt a génialement compris et mis au centre, c'est qu'il existe une dynamique, un mouvement totalitaire, qui est commun aux régimes nazi et communiste.  Ce quelque chose de commun qui est central, ce délire logique, cela se traduit par le fait que Staline décapite sa propre armée, sa propre élite, a plus peur de son propre peuple que de Hitler, et se lance dans les grandes purges qui ont profondément bouleversé et déstabilisé son pays, tout comme Hitler, au plus fort de la guerre, quand il commence à perdre, considère qu'il est plus important de voir ses camions circuler pour détruire les Juifs que de se battre contre ses ennemis: c'est le même paroxysme irrationnel."
L'Histoire sur Les Crimes du Communisme

dimanche 7 octobre 2018

Emmanuel Macron va s’envoler pour l’Arménie. Et son voyage en Israël?


Israel Valley:
La semaine prochaine Emmanuel Macron s’envolera pour un déplacement officiel en Arménie. Question évidente pour notre rédaction basée à Tel-Aviv. Et sa visite dans l’Etat Hébreu, quand aura t-elle lieu? Seul le Quai d’Orsay qui a le monopole des actions sur le Moyen-Orient peut répondre à cette question. 
Israël attendra t-il donc 2020 pour voir Emmanuel Macron dans la Capitale de l’Etat Hébreu, Jérusalem? L’année 2019 sera une année électorale en Israël et on voit mal le Président en déplacement dans la Startup Nation. Selon des officiels interrogés par IsraelValley "un voyage est prévu pour Macron le dernier trimestre 2018". Wait and see…
Lire l'article complet

vendredi 5 octobre 2018

Polices des temps noirs, France 1939-1945, de Jean-Marc Berlière


Polices des temps noirs, de Jean-Marc Berlière: les bras armés de la Collaboration

Jacques de Saint Victor, historien du droit, écrivain et critique littéraire français:

Un travail novateur sur les responsabilités des uns et des autres sous Vichy. 
Voilà une véritable somme sur les institutions répressives qui ont participé à la politique de collaboration en France entre 1939 et 1945, des services de police officiels aux services allemands ou italiens et les officines privées, telles la «Gestapo française» ou la brigade nord-africaine (dite «SS Mohammed»). Ce dictionnaire suit toute la chaîne répressive. Parmi tant d'entrées passionnantes, qui rappellent à chaque page les excès et même les aberrations de certains fanatiques de la collaboration (on découvre qu'un certain Labat, chef du service de police des sociétés secrètes le PSS, pousse le zèle jusqu'à traquer les membres du Rotary, regardé comme une société d'espionnage au profit des Anglo-Saxons!), il faut lire les pages décisives consacrées au rôle de la police française dans la répression raciale. 
Dans des pages fort balancées, Berlière revient sur ce qu'on appelle depuis les travaux du chercheur [belge] Maxime Steinberg, au début des années 1990, le «paradoxe français». Vichy fut probablement le régime le plus engagé dans la politique de collaboration avec les nazis (80% à 90% des Juifs arrêtés en France le furent par des Français). Et, pourtant, c'est en France que les Juifs ont été les moins touchés par la déportation (25% des Juifs vivant en France furent déportés, ce qui signifie que 75% des Juifs de France - et 90% des Juifs français - n'ont pas été déportés, précise Berlière, contre 75% aux Pays-Bas, sans parler de la quasi-totalité des Juifs des États baltes, de Pologne ou d'Ukraine).

Comment expliquer ce paradoxe de la part d'un régime antisémite qui fit adopter le statut des Juifs?
Lire l'article complet @ Le Figaro Littéraire

Vidéo (RADIO RCJ): Invité de la rédaction: Jean-Marc Berlière pour son livre « Polices des temps noirs - France 1939-1945 » paru aux éditions Perrin

mercredi 3 octobre 2018

Le vilain roman d'amour de Mme Merkel avec le régime iranien


Benjamin Weinthal @ Tablet:
In a remarkable comment that was ignored by the German media last month, the president of the country’s roughly 100,000-member Central Council of Jews suggested that Germany has failed to internalize the lessons of the Holocaust. According to Dr. Josef Schuster, Angela Merkel’s flourishing trade with a regime in Tehran that is both the leading state sponsor of terrorism in the world and also the world’s top sponsor of lethal anti-Semitism and Holocaust denial, is incompatible with the spirit of the Federal Republic’s own foundational commitments, and with the laws of a country where Holocaust denial is a crime punishable by up to five years in prison.

To understand Schuster’s frustration and disappointment with German society, it is worth citing his critique: “It seems paradoxical that Germany—as a country that is said to have learned from its horrendous past and which has a strong commitment to fight anti-Semitism—is one of the strongest economic partners of a regime [Tehran] that is blatantly denying the Holocaust and abusing human rights on a daily basis. Besides, Germany has included Israel’s security as a part of its raison d’être. As a matter of course this should exclude doing business with a fanatic dictatorship that is calling for Israel’s destruction, pursuing nuclear weapons and financing terror organizations around the world.”

Schuster called for “an immediate halt to any economic relations with Iran. Any trade with Iran means a benefit for radical and terrorist forces, and a hazard and destabilization for the region.”

Yet Merkel, the leader of the Christian Democratic Union, and her foreign minister, Heiko Maas, of the Social Democratic Party, rejected Schuster’s plea, and are now working overtime to circumvent U.S. sanctions on the Islamic Republic of Iran. Maas, who claimed earlier this year that he entered politics “because of Auschwitz,” argued for an alternative method to facilitate financial transfers to the radical clerical regime in Tehran, to bypass a United States plan to re-institute the ban on Iran’s use of the SWIFT system.
Lire l'article complet

dimanche 30 septembre 2018

Bruno Maçães: Le remarquable 'soft power' israélien


Bruno Maçães is a Portuguese politician, political scientist, business strategist, and author. He studied at the University of Lisbon and Harvard University, where he wrote his doctoral dissertation under Harvey Mansfield. He is currently a non-resident Senior Fellow at Hudson Institute in Washington. He was a senior fellow at Carnegie Europe.
"What is interesting is that Israel has emerged as a model in India, especially for young nationalists. America is not a model, Europe is not a model. China is the antimodel. But Israel is a model: a wounded civilization reasserting itself (all four words here are important)."
"That's from the point of view of India. From Israel's point of view: remarkable that its soft power is expanding so quickly and Israel now has the ability to attract hearts and minds pretty much everywhere."



 Source

vendredi 28 septembre 2018

"Dans l'abandon d'Israël, c'est l'Europe qui s'abandonne" (GIlles-William Goldnadel)


Gilles-William Goldnadel est président d'honneur de l'Association France-Israël.
Tribune publiée dans Le Figaro, Conflit israélo-palestinien: «Le regard biaisé des Européens sur Israël»
[…] Contrairement aux Américains, les Européens demeurent quasiment mutiques sur la pratique de l'Autorité palestinienne d'indemniser les familles des terroristes. Pourtant, une partie de l'argent utilisé ne peut venir que des subventions versées par l'Union européenne. On peut comprendre que certains contribuables européens puissent s'émouvoir de cette situation.
Le même mutisme est à constater à l'égard de l'éducation à la haine des enfants de Palestine encouragée dans les écoles gérées par l'Autorité palestinienne. Le nouveau programme scolaire continue de prodiguer les vertus de la violence et du sacrifice de la vie dans le cadre d'une martyrologie antisémite et antisioniste inchangée. («Rapport Impact-se», 20 septembre 2018.) 
L'Union européenne, qui condamne théoriquement de sa main droite la mise à l'index de l'État juif, continue de verser de la main gauche des subsides à des ONG qui soutiennent le boycott d'un État d'Israël dont elles contestent l'existence. («Rapport Im Tirtsou», 25 mai 2018.) 
Par la voix de sa représentante, Federica Mogherini, la Communauté européenne a dit sa «préoccupation», au regard du droit des minorités, lors du vote par la Knesset d'une loi fondamentale proclamant Israël, comme l'État-nation du peuple juif. Une telle immixtion dans un processus législatif qui ne faisait finalement qu'entériner la décision onusienne de 1947 a ulcéré de très nombreux Israéliens, de toutes tendances. Ils ne se souviennent pas des protestations européennes à l'égard de l'Autorité palestinienne programmant un État de Palestine arabe et musulman, ou à l'égard de l'ensemble des États arabes qui proclament uniment la religion musulmane religion d'État, quand ils n'appliquent pas la charia. 
Dans les aréopages internationaux, de nombreux États européens (à l'exception notable du groupe de Visegrad) apportent leurs voix aux résolutions systématiquement et radicalement anti-israéliennes. L'ancien secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, à son départ, avait déploré un tel systématisme et une telle outrance. Certains pays européens, dont la France, se seront mêmes égarés à l'Unesco en niant les liens historiques entre Jérusalem et le peuple juif. Plus récemment, à l'ONU, certains auront refusé de condamner les errements du Hamas terroriste à Gaza. 
Enfin, et en dehors même du drame complexe de la Palestine, le silence européen à l'égard de l'agressivité d'une République islamique intolérante qui inscrit «Israël sera détruit» sur ses missiles et qui vient de se voir accordée en août par l'Union européenne une aide financière de 18 millions d'euros est considéré par les Israéliens de toutes obédiences comme un abandon pur et simple.
À notre époque où les peuples européens eux-mêmes s'inquiètent de l'idéologie mortifère d'une Europe politique multiculturaliste, il n'est pas interdit de craindre que, dans l'abandon d'Israël, c'est l'Europe qui s'abandonne.
Lire l'article complet

mercredi 26 septembre 2018

mardi 25 septembre 2018

Impensable en Israël: un quart des femmes en France renoncent à sortir pour des raisons de sécurité


Israel Valley:
C'est un chiffre impensable en Israël où les femmes sortent assez facilement le soir (il suffit de de sortir après minuit à Tel-Aviv pour le constater, de nombreuses femmes sont seules dans la rue et ne craignent pas pour leur sécurité). Selon (1) : "C’est un chiffre concret qui transforme le sentiment d’insécurité en réalité palpable. Un quart des femmes ont déjà renoncé à sortir de chez elles pour des raisons de sécurité. C’est vingt points de plus que chez les hommes, révèle ce mardi l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). Dans l’immense majorité des cas, cette décision de rester chez soi a lieu le soir, mais elles sont 5 % à s’y résoudre « la plupart du temps, y compris dans la journée", note l’étude. 
Si ces derniers mois ont permis de mettre l’accent sur les violences physiques et verbales subies par les femmes notamment dans l’espace public, les chiffres de l’étude mettent en lumière un phénomène stable. "Depuis 2007, nous observons, dans chaque enquête de victimation, ce renoncement à sortir, dans des proportions similaires, aussi bien chez les hommes que les femmes", assure Hugo d’Arbois de Jubainville, chargé de mission au sein de l’observatoire. Un décalage lié, selon le chercheur, au fait que non seulement les femmes sont plus exposées dans l’espace public à certaines atteintes mais également par le fait qu’elles ont tendance à ressentir de manière plus importante cette insécurité.

Derrière ces chiffres, la réalité reste néanmoins très variée. Car les 26 % avancées par l’étude est un chiffre global. Il englobe notamment les 8 % de femmes à avoir répondu "très rarement" à la question "Dans la vie courante, vous arrive-t-il de renoncer à sortir seul(e) de chez vous pour des raisons de sécurité?". Elles sont 10 % à avoir répondu "souvent" à cette question et 12 % "parfois".
Lire l'article complet

(1) 20Minutes.fr


lundi 24 septembre 2018

Lucien Rebatet: "L'antisémitisme renaîtra, mais à 60 ans j'ai peu de chance d'y assister" (1963)


Paul-François Paoli, écrivain et journaliste au Figaro: Les rencontres inattendues: Quand l'essayiste juif George Steiner rencontrait l'écrivain antisémite Lucien Rebatet:
Lucien Rebatet (1903-1972)
"[…] [Lucien Rebatet] écrit à Steiner: "Bien que probablement vous le sachiez, je crois honnête de préciser que je suis un demi-maudit, à peu près pour les mêmes raisons qu'Ezra Pound et Céline avec lequel je fus lié d'amitié.  Journaliste politique depuis 1934, j'ai été antisémite, j'ai pris parti en 1940 pour la collaboration.  Dans la violence de ces batailles, j'ai écrit beaucoup de choses outrées, cruelles, que je ne signerais plus aujourd'hui.  J'ai contribué à accroître la brutalité de notre siècle.  Mais je partage cette responsabilité avec d'innombrables hommes et si je devais faire mon mea culpa je voudrais que d'autres le fassent avec moi."  [...]

Rebatet ne renie rien de son passé, s'il reconnaît ses excès. À ses yeux, les Juifs ont ontologiquement coupables depuis toujours. Il a, dans son journal, cette incroyable formule venant d'un homme qui allait disparaître en 1972: "L'antisémitisme renaîtra, mais à 60 ans j'ai peu de chance d'y assister". Qui peut dire qu'il a eu tort?"

 Lucien Rebatet écrit sur les Juifs:
"L’esprit juif est dans la vie intellectuelle de la France un chiendent vénéneux, qui doit être extirpé jusqu’aux plus infimes radicelles, sur lequel on ne passera jamais assez profondément la charrue. Cette déjudaïsation n’a même pas été esquissée depuis l’armistice, tant dans la France parisienne que dans la France vichyssoise. Nous percevons à chaque instant le fumet, le stigmate juifs dans ce que nous lisons, entendons, voyons. Le compte est effrayant des artistes, des écrivains français, souvent parmi les meilleurs, que leurs femelles, leurs maîtresses juives, leurs amis juifs ont dévoyés, qui sont peut-être irrémédiablement perdus pour la France."

jeudi 20 septembre 2018

Renaud Girard: "Il est proprement scandaleux que, dans certaines banlieues de France, un Juif ne se sente pas en sécurité, doive raser les murs"


Renaud Girard, correspondant de guerre et chroniqueur international du Figaro, («Ne soumettons pas l'Europe à la noire dialectique progressistes / nationalistes»):

"Nombreux sont les responsables européens à s’être réjouis du vote du Parlement de Strasbourg du 11 septembre 2018 qui, suivant la proposition d’une députée écologiste hollandaise, a ouvert une procédure visant à priver la Hongrie de ses droits de vote au sein du Conseil des ministres de l’Union européenne (UE). Ils ont eu tort. Car, sans le vouloir, ils sont en train d’affaiblir la cohésion d’une UE qui, après le Brexit, n’avait pas besoin de cela. […]

Faut-il le répéter? Orban n’est pas Hitler. En Hongrie, vous pouvez dire ce que vous pensez publiquement, vendre les livres que vous voulez, lire les journaux que vous aimez, et faire campagne dans la rue contre Orban. Il ne vous arrivera rien. Si vous êtes juif et que vous habitez une banlieue de Budapest, vous pouvez pratiquer votre religion en toute quiétude. En Seine-Saint-Denis, ce n’est, en revanche, plus le cas. S’il y a un scandale de libertés publiques et d’Etat de droit en Europe, c’est bien en France qu’on le trouve. Il est proprement scandaleux que, dans certaines banlieues de France, un Juif ne se sente pas en sécurité, doive raser les murs, sous prétexte qu’il porte une kippa sur la tête. Avant de donner des leçons à l’Europe entière, la France serait bien avisée de balayer devant sa porte.

En 2015, sans consulter ses partenaires européens, la chancelière d’Allemagne a décidé d’ouvrir grand ses frontières aux migrants venus du Moyen-Orient et d’Asie centrale, provoquant un appel d’air sans précédent vers tous les miséreux de la planète. On a tout à fait le droit de louer le grand cœur de Mme Merkel, et de penser que cette immigration sans visa est une chance pour l’Europe. Mais doit-on pour autant refuser d’entendre les arguments de M. Orban qui, avec ses partenaires du Groupe de Visegrad, ne veut recevoir que des réfugiés chrétiens, estimant que l’intégration des populations musulmanes ne se fait pas de manière satisfaisante dans les sociétés d’Europe de l’Ouest?"
Lire l'article complet

Lire également:
- Jérôme Fourquet @ Le Figaro: «En sanctionnant Orban, le camp du bien fait la morale aux perdants de la mondialisation»
-
Frank Furedi @ spiked: The EU’s shameful crusade against Hungary
- David P. Goldman, alias Spengler, @ PJ Media: The Safest Country for European Jews? Try Hungary

mardi 18 septembre 2018

Imre Kertész: "j'assiste pour la première fois dans toute sa splendeur à la désignation d'un bouc émissaire"


Imre Kertész (1929-2016), écrivain hongrois, survivant des camps de concentration et lauréat du prix Nobel de littérature en 2002:
Auschwitz: juifs prêts à être gazés.
"A vrai dire, j'assiste pour la première fois dans toute sa splendeur à la désignation d'un bouc émissaire.  Israël a immédiatement été montré comme cause de l'attaque terroriste contre New York.  Les juifs sont la cause d'Israël.  Les juifs mettent en place un Auschwitz pour les Arabes.  Des manifestations pro-palestiniennes ont lieu en Europe.  Elles disent en substance qu'Israël doit disparaître de la surface du globe.  
Les nombreux juifs internationaux qui se retournent contre Israël, rageurs, écumants, pour échapper à la haine qui s'abat sur les juifs.  Personnages familiers de kapos et de Vorarbeiter.   
C'est certain, cela ne va pas se calmer tant que tous les juifs n'auront pas été exterminés. Je suis presque curieux de savoir ce qu'ils vont inventer après Auschwitz."
Imre Kertész, Sauvegarde, Journal 2001-2003, traduit du hongrois par Natalia Zaremba-Huzsvai et Charles Zaremba, Actes Sud, 2012, p.p. 133-134.

Lire également
L'Europe baisse le pouce en ce qui concerne les juifs, Imre Kertész

lundi 17 septembre 2018

"Nous allons amener 1000 autres Juifs éthiopiens en Israël" (Netanyahou)


i24NEWS:
Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a promis lundi d'amener 1000 autres Juifs éthiopiens en Israël dans le cadre d'une réunion du comité ministériel sur l'intégration des citoyens israéliens d'origine éthiopienne.

"C’est la 11ème réunion de ce comité ministériel. Lors de la réunion précédente, j’ai promis de soumettre une recommandation concernant les Falash Mura et après avoir consulté les députés Amsalem et Neguise, j'ai décidé qu'environ 1000 membres de la communauté - dont les enfants sont déjà là - doivent être amenés en Israël", a déclaré M. Netanyahou au début de la réunion.

"Ce n’est pas une décision simple mais je suis déterminé à le faire et j'ajoute que ceci vient à la suite de la venue de 1300 Falash Mura qui sont déjà en Israël", a-t-il affirmé.
Lire l'article complet

dimanche 16 septembre 2018

Israël, la France et le terrorisme (Alan Dershowitz, Harvard)


Alan M. Dershowitz (Harvard) @ Israel Valley:
[…] La situation des Palestiniens est bien différente. Le détournement d’avions, les meurtres d’athlètes aux JO de Munich, l’assassinat d’enfants israéliens à Maalot, et les nombreuses autres atrocités terroristes perpétrées par des terroristes palestiniens ont élevé leur cause à un rang bien supérieur à celle de toutes les autres causes défendues par la communauté des droits de l’homme. Bien que les Palestiniens ne possèdent pas encore d’État – et cela, parce qu’ils ont refusé par deux fois des offres généreuses leur permettant de devenir un État – leur cause se trouve encore au cœur des préoccupations de l’ONU et de nombreux groupes de défense des droits de l’homme.

D’autres groupes ayant des revendications se sont inspirés du succès du terrorisme palestinien et ont imité l’emploi de cette stratégie barbare. Encore aujourd’hui, quand elle prétend désavouer le terrorisme, l’Autorité palestinienne récompense les familles de kamikazes et autres terroristes avec d’importantes indemnités qui augmentent en fonction du nombre de victimes innocentes. Si l’auteur du massacre de Manchester avait été palestinien et si la tuerie avait eu lieu dans un auditorium israélien, l’Autorité Palestinienne aurait grassement rémunéré sa famille pour avoir assassiné un si grand nombre d’enfants. Ce phénomène consistant à payer des individus pour tuer des civils innocents porte un nom: cela s’appelle du complice d’assassinat. Si la Mafia offrait des indemnités pour tuer ses adversaires, personne ne sympathiserait avec elle. Et pourtant, les dirigeants palestiniens qui font exactement pareil sont accueillis et honorés dans le monde entier.

De plus, l’Autorité Palestinienne glorifie les terroristes en nommant des parcs, des stades, des rues et d’autres publics d’après les meurtriers en série de nos enfants. Notre allié, le Qatar, finance le Hamas, que les États-Unis considèrent à juste titre comme une organisation terroriste. Notre ennemi, l’Iran, finance, facilite et encourage, lui aussi, le terrorisme contre les États-Unis, Israël et les autres démocraties occidentales, sans subir de quelconques sanctions réelles. L’ONU glorifie le terrorisme en offrant des postes importants à des représentants de pays qui soutiennent le terrorisme et en accueillant à bras ouverts les promoteurs du terrorisme.

De l’autre coté, Israël, un pays qui se situe à la proue des efforts internationaux menés pour lutter contre le terrorisme avec des moyens raisonnables et légaux, se fait conspuer par la communauté internationale plus que n’importe quel autre pays au monde. À l’ONU, les promoteurs du terrorisme sont traités avec plus d’égard que les adversaires du terroriste. Le mouvement Boycott et Désinvestissement (BDS) s’en prend uniquement à Israël et non pas aux nombreuses autres nations qui soutiennent le terrorisme.

vendredi 14 septembre 2018

La Belgique suspend la coopération avec les écoles palestiniennes


Contexte:
- L’école financée par la Belgique porterait toujours le nom d'une terroriste palestinienne
- La télévision de l’AP glorifie l’attentat le plus meurtrier dans l’histoire d’Israël

La Libre Belgique/Belga:
La Belgique ne coopérera plus avec le ministère palestinien de l'Education aussi longtemps que des écoles palestiniennes porteront le nom de terroristes, a confirmé vendredi le ministre de la Coopération, Alexander De Croo. Les budgets alloués à la construction d'écoles seront suspendus mais la Belgique demeurera active dans les Territoires palestiniens et continuera à contribuer à l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA selon son acronyme anglais). 
L'an passé, une école dont la Belgique a financé la construction a changé de nom pour recevoir celui de Dalal Mughrabi, une militante palestinienne qui a participé en 1978 à une prise d'otages dans un bus qui a coûté la vie à 38 Israéliens. La Belgique a entamé des démarches auprès des autorités palestiniennes pour annuler ce changement de nom car elle ne peut accepter en aucune manière la mise à l'honneur de terroristes. La requête n'a pas eu d'effet et le nom de la militante a même été donné à deux autres établissements, non soutenus par les autorités belges.
Lire l'article complet

jeudi 13 septembre 2018

Mort du nazi suisse Gaston Amaudruz, anti-juif délirant


Times of Israel:
  
Qualifié de «pionnier néo-nazi de la littérature dite ‘révisionniste'» par l'historien Pierre-André Taguieff, Gaston Amaudruz s’est éteint en Suisse à l’âge de 98 ans. 
Dès 1949, il publiait un livre négationniste Ubu Justicier au premier procès de Nuremberg, Amaudruz a ensuite co-fondé le Nouvel Ordre Européen en Suisse en 1951 «suite à la profonde déception causée par le Congrès de Malmoë, trop peu raciste», explique Taguieff.

Décrit comme raciste «bio-politique» (qui professe la différence biologique entre les races, la pureté d’une, l’aryenne, et la fautive, la juive), «dénué d’esprit de finesse», «anti-juif toujours délirant», il a écrit dans plusieurs revues fascistes, et servi de référence au négationniste Robert Faurisson.  
Lire l'article complet

mardi 11 septembre 2018

Les références antisémites du Pape, pourquoi les utilise-t-il?


Dans ses sermons, le pape François fait régulièrement référence aux pharisiens et aux hypocrites. Il y a de nombreux exemples de son utilisation du terme pharisien de manière insultante. Les chrétiens fustigent les pharisiens depuis les premiers temps du christianisme. De ce fait, le pharisien est emblématique de l’hypocrisie religieuse en général. Or comme le fait remarquer Giles Fraser, prêtre anglican et écrivain, l'association de pharisiens et hypocrites a toujours eu une connotation fondamentalement raciste: les pharisiens sont des juifs et les juifs sont des hypocrites, peu fiables et fourbes. Compte tenu de la longue et violente persécution perpétrée par des chrétiens contre les juifs, les chrétiens d’aujourd’hui devraient faire preuve de beaucoup plus de circonspection lorsqu'ils se réfèrent aux pharisiens comme le fait régulièrement le pape François.

Pharisaïsme (Larousse):  "Manifestation ostentatoire et hypocrite de vertu ou de pitié".
Pharisien,enne (Larousse): "Membre d'une secte juive apparue au IIe s. av. J.-C. qui prétendait observer rigoureusement et strictement la loi de Moïse mais qui, dans l'Evangile est accusée de formalisme et d'hypocrisie." Usage moderne: "Personne qui affecte un respect minutieux d'une morale toute formelle et qui s'en autorise pour juger avec sévérité les actes d'autrui."

Giles Fraser @ Unherd:
Pope Francis loves to reference the Pharisees and hypocrites in his sermons. Whether it is corruption in the priesthood or the European attitude towards refugees, it has become one of his things. Last Sunday, the Pope again used his address at the Angelus to return to this well worn theme. Admittedly, the gospel reading from Mark was all about Jesus’s reaction to the “scribes and Pharisees” who challenge Jesus’s followers for not following the Jewish law. But it was classic Francis: “The hypocrite is a liar, he’s not authentic,” he told his audience. “A man or woman who lives in vanity, in greed, in arrogance and at the same time believes and pretends to be religious and goes as far as condemning others, is a hypocrite.” Many took this to be a reference to the abuse scandals that have rocked the Church in places such as Ireland, from where he has recently returned.

There are multiple examples of Francis using ‘Pharisee’ as a term of abuse. Let one more example stand for many. Last October, at Mass in Casa Santa Marta (St Martha’s guesthouse) where he lives, he said: “Three months ago, in a country, in a city, a mother wanted to baptise her newly born son, but she was married civilly to a divorced man. The priest said, ‘Yes, yes. Baptise the baby. But your husband is divorced, so he cannot be present at the ceremony.’ This is happening today. The Pharisees, or Doctors of the Law, are not people of the past, even today there are many of them.

Now, I don’t dissent from the general sentiment of these pronouncements. Francis is a good man, wanting to shift the Roman Church in the right direction. And nor do I think Francis is unique in laying so much emphasis on his condemnation of Pharisees and their hypocrisy – Christians have been attacking the Pharisees since the earliest days of the Christian proclamation. Hence ‘Pharisee’ long ago became a code work for religious hypocrisy in general.

But there has always been something basically racist about this association: Pharisees are Jews, and Jews are shifty, untrustworthy, hypocrites. Given the long and violent Christian persecution of Jews, today’s Christians should be far more circumspect in referencing the Pharisees as Francis regularly does.

So who were the Pharisees, and what did they stand for? 
Lire l'article complet


lundi 10 septembre 2018

Cuisante défaite du BDS: le Prince Constantin des Pays-Bas est en Israël


Défaite cuisante pour le mouvement antisémite et rétrograde qui appelle au boycott d'Israël.


Le journal économique en ligne israélien Globes annonce que le prince Constantijn van Oranje, frère du roi Willem-Alexanderen des Pays-Bas, est en visite en Israël à la tête d'une importante délégation d'entrepreneurs.  Cette visite sera certainement très fructueuse et mutuellement bénéfique pour les deux pays, les Pays-Bas et Israël.  Le prince a accordé une interview à Globes.


"Prince Constantijn van Oranje of the Netherlands, head of Dutch innovation organization StartupDelta, arrived in Israel this week on a visit to Israel for the purpose of promoting cooperation with local venture capital funds and investors, accompanied by Dutch investors and angels seeking investments in startups. The visit is part of the Netherlands' effort to encourage Israeli companies to locate themselves in the country and to learn from Israel's experience in establishing technology and innovation centers."
Lire l'article et l'interview @ Globes




vendredi 7 septembre 2018

Massacre J.O. de Munich, Corbyn et le silence d'Angela Merkel

Le journaliste Benjamin Weinthal revient dans un article @ The Jerusalem Post sur les révélations du journal britannique Daily Mail concernant la présence de Jeremy Corbyn, chef du parti travailliste britannique, à un hommage qui s'est déroulé en 2014 dans un cimetière tunisien à des membres du groupe terroriste palestinien, Septembre noir. Il y 46 ans, pendant les Jeux olympiques le groupe tuait 11 athlètes israéliens et Anton Fliegerbauer, un policier allemand de 32 ans.

Des questions troublantes se posent quant à la réaction de l'Allemagne concernant les événements de Munich en 1972.

La chancelière allemande Angela Merkel et son ministre des Affaires étrangères, Heiko Maas, ont gardé le silence sur l'hommage rendu aux terroristes par Corbyn. Le Dr Efraim Zuroff, directeur du bureau de Jérusalem du Centre Simon Wiesenthal, a déclaré au Jerusalem Post que le gouvernement allemand "aurait dû dire quelque chose" d'autant plus que les terroristes ont également tué un Allemand. "Ce fut un véritable acte de terrorisme perpétré au cœur de l’Europe, à Munich", a déclaré M. Zuroff. "Sa condamnation devrait être universelle".

Par ailleurs, le politologue allemand Wolfgang Kraushaar a affirmé que le massacre de Munich est l'"œuvre commune de radicaux de la gauche allemande et de terroristes palestiniens".

Wilfried Böse, un étudiant de gauche de Francfort, a en 1969 participé à la création de l'organisation terroriste Cellules révolutionnaires et travaillé en étroite collaboration avec les terroristes palestiniens.

Selon Wolfgang Kraushaar, il y a des informations sérieuses selon lesquelles Böse a soutenu les terroristes de Septembre noir dans le massacre de Munich.

Böse a également été impliqué dans le détournement du vol 139 d’Air France en 1976 qui a amené Israël à déployer des commandos pour libérer les otages à Entebbe, en Ouganda. Böse, a joué un rôle dans la séparation des passagers juifs et non juifs. Il fut tué lors de l'opération de sauvetage.

Ulrike Meinhof, de l’Armée rouge, a salué les meurtres d’athlètes israéliens qu'elle a qualifiés d'action "anti-impérialiste".

Jean-Paul Lilienfeld @ Causeur:
Le 5 septembre 1972, lors des Jeux olympiques de Munich, l’équipe israélienne avait été attaquée par un commando palestinien. Onze athlètes avaient péri ainsi qu’un policier allemand. Sous une plateforme en herbe, non loin du stade olympique, une exposition photo et vidéo retrace les événements et dresse un portrait des victimes. Et puis il y a les autres. Ceux qui ont dans le passé glorifié ce massacre et tortillent du cul pour l’assumer aujourd’hui.

Et puis il y a Jeremy Corbyn, le chef du Parti travailliste britannique, grand admirateur des massacreurs.

Des photographies de Corbyn ont été prises en 2014 (un an avant son élection à la tête de son parti) alors qu’il se tenait près de la tombe de terroristes qui ont massacré 11 athlètes israéliens aux Jeux olympiques de Munich en 1972, tenant une couronne mortuaire.

The Sun écrivait que le leader travailliste assistait à un service de commémoration des « martyrs » palestiniens dans un cimetière en Tunisie.
Lire l'article complet


mardi 4 septembre 2018

Sagesse populaire antisémite portugaise ("pire qu'un Juif")

Vu sur Facebook la liste "amusante" reproduite ci-dessous.  En langage courant, comment les Portugais définissent-ils les différents peuples, groupes humains?

Ils associent les Grecs à la résolution de problèmes difficiles.  Les Chinois à ce qui est difficile à comprendre.  Les Arabes travaillent dur, du matin au soir.  Les Américains aux inventions modernes.  Les Espagnols parlent très vite.  Les Français = luxe.  Les Anglais veulent faire une bonne impression.  On arrive aux Tsiganes: celui qui a tendance à marchander "est pire qu'un Tsigane".  On associe évidemment les Juifs à l'argent: celui qui est avare, près de ses sous ("muito agarrado ao dinheiro", le terme argent ("dinheiro") est écrit en toutes lettres)  "est pire qu'un Juif".  Les Tsiganes et les Juifs sont les seuls auxquels on réserve le statut de "pire que" ("pior que").  Tous les autres ont des caractéristiques sympathiques.  Par exemple, les Noirs aiment s'amuser, les Allemands aiment les beaux uniformes, les Italiens le café serré, les Britanniques sont ponctuels, etc.


Et les Portugais eux-mêmes?  Ils sont adeptes de l'autodénigrement.  C'est plutôt sympathique.  Ils ne jugent pas à leur juste valeur.  Quand quelque chose se passe mal - c'est du portugais.  Ils ne sont pas comme les Juifs, obsédés par l'argent...

vendredi 31 août 2018

Pour Kafka, le judaïsme allemand était un phénomène artificiel, hybride, sans avenir

Franz Kafka
Marthe Robert (1914-1996) était une critique littéraire et traductrice:
"[Les] relations [de Kafka] avec les Juifs de l'Est viennent en effet confirmer quelque chose dont il a toujours eu le pressentiment, mais qui maintenant devient une certitude.  En découvrant la civilisation juive issue du lointain "chtetele" polonais dont Löwy lui apporte l'émouvant message, il peut mesurer la décadence du judaïsme occidental, décadence qui laisse l'individu juif désemparé, flottant entre deux mondes, tiraillé entre un passé qui lui appartenait, mais qu'il a en partie renié, en partie oublié, et un présent qui n'a pas été fait pour lui et où, par conséquent, il ne peut revendiquer sa place.

Le Juif de l'Est lui apparaît comme l'humble porteur d'une vérité dont le Juif germanisé, tourné vers une culture qui le fascine, mais à quoi il n'a pas réellement part, a perdu irrémédiablement le secret.

La foi que lui inspire l'un est la contrepartie de sa méfiance de toujours à l'égard de l'autre, qu'il voit, déraciné comme lui, incapable de vivre et stérile.  Ce jugement sévère, qui contraste avec la retenue habituelle de Kafka, va d'abord naturellement au milieu juif de Prague dont il est issu, mais s'étend aussi au judaïsme allemand dans son ensemble, qui, à ses yeux, est un phénomène artificiel, hybride, sans avenir."
Les maîtres du XXe siècle. Franz Kafka. Journal, année 1911. Notes de voyage. Lettre au père. Traduction et postface de Marthe Robert. Editions Mazenod, 1964. P. 210.

Jizchak Löwy
Laurent Margantin, auteur:
"Jizchak Löwy, acteur juif d’origine polonaise omniprésent dans le Journal des années 1911-12" "finit coincé dans le ghetto de Varsovie avec sa famille, jusqu’au 21 juillet 1942 où les nazis décident d’en finir avec le ghetto. Il cherche par tous les moyens à s’échapper, mais en vain. Sa mère Yokheved, son père Yekhezkel, son frère Eliahu, ses sœurs Bluma, Rakhel, Khana et Lea sont emportés avec lui jusqu’aux trains. Löwy se révolte et est brutalisé. Une fois porté dans le wagon, le visage en sang, il essaye d’attirer l’attention en criant : "Je suis Jacques Lévy". Il mourra à Treblinka comme tous les membres de sa famille."
Lire l'article complet: Jizchak Löwy, l’ami indispensable de Franz Kafka

Lire également:
- Günther Anders: 'L'ardente curiosité' des Allemands pour Kafka après 1950
- Saul Friedländer: Le Juif dans "Le Château" de Kafka
- Kafka réagit aux émeutes antijuives à Prague en 1920

jeudi 30 août 2018

Le Secrétaire adjoint des Républicains nomme Emmanuel Macron "Président Rotschild"


CRIF:


Dans un message posté sur Twitter mercredi 29 août, le Secrétaire adjoint des Républicains, Fabien Di Filippo, a détourné le nom du Président Emmanuel Macron, le nommant de "Président Rotschild". Francis Kalifat, Président du Crif, a immédiatement condamné ce tweet nauséabond et a demandé à Laurent Wauquiez une réaction à la hauteur de la gravité des faits.
Lire l'article complet @ CRIF

MàJ:

Fabien di Filippo précise sur Twitter...:‏
Bien entendu, l'expression "président Rothschild" fait référence aux fonctions passées de banquier d'affaires de Emmanuel Macron et à une certaine déconnexion de nos réalités, et elle est dépourvue de toute autre connotation qui ne me viendrait même pas à l'esprit.

mercredi 29 août 2018

Citation: Hugó Veigelsberg alias Ignotus (1895)


Ce texte date de 1895. Pour Ignotus (1869-1949), les Juifs avaient "déjà traversé des orages plus dangereux" et que "après tout, il y a lieu d'être fier de faire face à tant de haine". Cette haine qui a mené à la Shoah…

François Fejtö (1909-2008) était un journaliste et historien français d'origine hongroise, spécialiste de l'Europe de l'Est et de l'histoire du communisme:
"Dès février 1895, un publiciste juif très connu, Ignotus (ne serait-ce que pour sa collaboration avec le comte Andrássy, futur ministre des Affaires étrangères de la monarchie, dont il rédigeait les discours politiques), écrivait:
Ignotus (Hugó Veigelsberg)
"Les juifs, on n'en parle pas, les non-juifs en parlent encore moins publiquement, et, cependant, la vie politique tourne, aujourd'hui, en Hongrie, autour des juifs.  Ce qui signifie contre les juifs. Car, depuis deux mille ans, c'est partout la même façon de s'occuper des juifs.  Si, malgré cela, les juifs ne réagissent pas, cela s'explique sans doute par le fait qu'ils ont déjà traversé des orages plus dangereux et qu'ils ne peuvent considérer leurs ennemis comme justes, et eux-mêmes coupables.  Et, après tout, il y a lieu d'être fier de faire face à tant de haine."
Ignotus notait encore comme significatif qu'une autre minorité, les Arméniens, qui cultivaient passionnément - contrairement aux juifs assimilés - leurs traditions nationales et s'intéressaient au sort de leurs frères de race qui subissaient le joug turc, n'étaient pas qualifiés d'antipatriotiques ni d'apatrides. Deux Arméniens occupèrent successivement le fauteuil de ministre du Commerce, à un moment où la participation des juifs au gouvernement était encore considérée comme impossible."
François Fejtő, Requiem pour un empire défunt, Editions Perrin Tempus, p.p. 213-214.

Article d'Ignotus, dans le numéro  du 13 février 1895 de la revue A Hét (La Semaine).


lundi 27 août 2018

L'antisémitisme est un programme politique pleinement assumé (Ruth Wisse)


Ruth Wisse enseigne la littérature yiddish et la littérature comparée à l'Université de Harvard. Ruth Wisse et son frère David Roskies sont considérés comme deux des plus éminents auteurs et professeurs de yiddish dans les universités américaines.  William Kristol est un commentateur politique et le fondateur du magazine The Weekly Standard.

Transcription d'une interview de Ruth Wisse par William Kristol (extrait):
KRISTOL: And again I’m struck by your understanding of anti-Semitism as this really self-conscious political program. You said something the other day that – I think heard you say or heard about your saying it that struck me in this respect about anti-Semitism. Let’s talk a little more about that. Yeah.

WISSE: Well, the, I guess the thing that one would like to convey is that anyone who thinks about politics seriously should begin to understand that anti-Semitism is a very sophisticated subject for them to address themselves to. Not parochial, not small, but very large, very important and –

KRISTOL: And not only important to Jews. I mean, the major part of European history and Middle East history now, right.

WISSE: Absolutely. And that it actually harms those who are infected by it so that the ultimate casualties of anti-Semitism are always going to be those who misdirect their politics at the Jews because by misdirecting, they postpone dealing with the problems that they actually have and they only get worse and you can see these societies becoming more and more violent, more and more frustrated because they are not solving the problems really.

Anti-Semitism may be a very successful politics of grievance and blame, in one sense, that it in the short run misdirects the problems and scapegoats the Jews, the Jews, the Jews. But since these problems are never solved, they keep growing and they keep festering, and you can see what is happening in Arab society. 
I think there’s a direct correlation between the refusal to deal with internal problems, the use of Israel as a means of really misdirecting attention away from the problems at home and away from actual reforms to let’s get rid of you know this intruder in our midst. There’s a direct correlation between that and the astonishing rise of this pathology in the Arab world and the rise of violence. The same thing that happened in Germany, the same thing that happened on the European continent can be witnessed in Arab and Muslim societies. 
So that’s the complexity that I would wish with that people would pay more attention to. On the other hand, I think that there’s a – there are some things which are very, very simple, much plainer than one may think. Since politics direct themselves against the Jews and since anti-Semitism can be defined as a politics of grievance and blame, it’s very simple to see that an anti-Semite is someone who holds the Jews responsible for the sufferings of another people. So, anyone who held Jews responsible for the evils of capitalism was an anti-Semite. Those who held Jews responsible for the evils, the repressions of communism was an anti-Semite. Those who held Jews responsible for the misery of Germany in the 1930s was an anti-Semite. And for the misery of Poland. 
Now, I think that one to understand the misery was real, the problems were always real, but the attribution of blame was completely false; and, therefore, exacerbated the problem by not really dealing with it. And the end thing to say about this is that the worst case of this has been that Israel has been held responsible for the misery of the Palestinians. Anyone who thinks that Israel is to blame for the misery of the Palestinians is absolutely an anti-Semite. That is the definition of anti-Semitism. 
Now, anti-Semitism is legal. And anyone who wants to can become an anti-Semite, and there are plenty of them around. But they should understand that by definition, to hold Jews responsible for the suffering of an Arab people, given the amount of land that the Arabs have, given the fact that the Arabs were the ones who denied the Palestinians their state, etc., etc., this is really the crux of anti-Semitism. And it does not make things for the Palestinians. 
The longer this fantasy is allowed to, you know, perpetuate itself, the more desperate the situation of the Palestinian people will become because the suffering is real but to say that Jews – Jews are the last people who can do anything about it because we know what lengths Israel would go to if it could to solve that problem. The fact is that the Jews are the last people who are able to solve it; it is not their problem and I think that those who think that they want – that they can sort of parachute in and solve it by this means or by that means really contribute to the problem.
Lire l'interview complète 
La vidéo de l'entretien (2014)

Lire également:
- Les 21 pays arabes possèdent 800 fois plus de terres qu'Israël
- Humour: "Pendant la première guerre mondiale, un Juif perd son chemin le long de la frontière..."


dimanche 26 août 2018

La majorité des Allemands n'ont jamais rencontré un Juif


La plupart des Allemands n'ont jamais rencontré et ne rencontreront jamais un Juif, pour la simple raison que les Juifs constituent une part infime de la population. Francfort, qui abrite la deuxième communauté juive du pays (derrière Berlin), ne compte que 7.000 Juifs, pour une population de 5,7 millions d'habitants.

Handelsblatt (Mark Leonard):
[…] But since 2015, when Chancellor Angela Merkel announced her policy of Willkommenskultur (“welcoming culture”) and opened Germany’s doors to refugees fleeing the conflict in Syria, unease about resurgent anti-Semitism has been growing in the German establishment, and particularly in the Jewish community.
[…]  
Attacks on Jews have sparked outrage from the many Germans who thought such scenes had vanished forever from their country’s streets. But, in addition to the more visible abuses, German Jews have also begun to talk about more subtle changes in their everyday lives as major German cities like Frankfurt, Hamburg, and Berlin grow more multicultural. […]

[…] most Germans have never, and will never, meet a Jew, for the simple reason that Jews constitute a vanishingly small share of the population. Frankfurt, home to the country’s second-largest Jewish community (behind Berlin), has only 7,000 Jews, out of a metropolitan-area population of 5.7 million.
Lire l'article complet (en anglais)

jeudi 23 août 2018

Netanyahu: “La France soutient systématiquement les ONG hostiles à Israël dans les instances internationales”


Le Monde Juif (via Desinfos):
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accusé mercredi la France de “soutenir systématiquement les ONG hostiles à Israël dans les instances internationales”.

“Sur les relations France-Israël, le Premier ministre a confirmé que la dynamique de la coopération bilatérale était solide et globalement positive. Il a rappelé la qualité des rapports personnels, cordiaux, francs et amicaux qu’il entretient avec le Président de la République Emmanuel Macron et m’a chargé de lui transmettre un message lors de la conférence des ambassadeurs la semaine prochaine à Paris”, a indiqué le député Meyer Habib dans un communiqué à l’issue d’une réunion avec le dirigeant israélien.

“Il m’a posé plusieurs questions sur la politique de lutte contre le terrorisme et les chantiers de réforme économique en cours, qu’il suit avec attention et dont il souhaite la réussite. Il a toutefois réitéré son incompréhension et sa déception que la France, dans la ligne du Quai d’Orsay, soutienne systématiquement les ONG hostiles à Israël dans les instances internationales, en particulier à l’ONU. Selon le Premier ministre israélien, cette politique ne sert pas la paix dans la région”, a ajouté le député.
Lire l'article complet

mercredi 22 août 2018

Israël a une image moins positive en Europe qu’aux États-Unis


Yves Montenay @ Contrepoints:
Les sanctions américaines contre l’Iran décrétées le 7 août frappent l’Europe et accentuent la divergence géopolitique euro-américaine dans la région et dans le monde. Le tout dans un décor mondial où l’on reparle d’impérialisme, alors que l’Europe est bien désarmée… dans tous les sens du terme! […]

La géopolitique locale: Israël et l’Arabie

Prenons du recul : pourquoi ces sanctions? Pourquoi cette pression sur l’Iran? On invoque souvent des raisons générales, mais théoriques: un État islamiste autoritaire et une entorse de plus au traité de non-prolifération. Mais l’Iran n’est pas le seul dans ce cas: les pressions d’Israël et de l’Arabie Saoudite ont joué un rôle beaucoup plus concret.

L’influence d’Israël sur les présidents américains a toujours étonné le monde extérieur. Cela ne découle pas d’un «complot juif» au sens courant du terme — les Juifs américains étant souvent critiques envers le gouvernement israélien — mais de la pression d’une grande partie des électeurs protestants nourris de la Bible, et pour lesquels les mots «Israël» et «Jérusalem» sont sacrés. Israël profite de cette confusion pour chercher à amoindrir au maximum un Iran proclamant sa volonté de le détruire. […]

Notons que beaucoup d’Européens ont une vue de l’Iran très différente de celle des États-Unis: certes c’est une république islamiste, mais c’est aussi un très vieux pays civilisé et cultivé. Et la sympathie avec sa population dépasse la nature du régime. De même, ses ennemis Israël comme l’Arabie wahhabite ont une image moins positive en Europe qu’aux États-Unis.
Lire l'article complet @ Contrepoints

mardi 21 août 2018

Arno Lustiger: Si Israël dépose les armes...


Propos rapportés par Wolf Biermann, poète allemand ou plus exactement un auteur-compositeur-interprète:
"Un vieil ami, l’historien de la Résistance juive Arno Lustiger, m'a dit: Quand les Arabes déposeront enfin les armes, la guerre sera finie. Mais quand Israël déposera les armes, Israël sera fini."

Arno Lustiger
Arno Lustiger (1924-2012) était un cousin du cardinal Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris (1926-2007). Il avait prononcé le Kaddish, prière juive des endeuillés, lors des obsèques du cardinal français, en araméen, selon les dernières volontés du défunt, sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 10 août 2007. Arno Lustiger était rescapé des camps nazis et des "marches de la mort".

lundi 20 août 2018

L'étrange silence de Angela Merkel à propos du massacre de Munich


Le journaliste Benjamin Weinthal note sur Twitter la différence d'attitude entre la chancelière allemande et le premier ministre israélien.  Benjamin Netanyahou a critiqué la présence de Jeremy Corbyn à l'hommage en Tunisie aux terroristes qui ont massacré les membres de la délégation israélienne aux Jeux Olympiques de Munich en 1972.  Angela Merkel a gardé le silence alors que le massacre, au cours duquel un policier allemand a également perdu la vie, a eu lieu sur le sol allemand.





dimanche 19 août 2018

Evoquant l’antisémitisme, un avocat réputé quitte le Royaume-Uni pour Israël


En 2016, la BBC a diffusé un documentaire sur l'antisémitisme en France et les nombreux Juifs qui s'installaient à Londres: Never Again - Fear and Faith in Paris

The Times of Israel:
Un avocat britannique et son associée ont annoncé leur départ du Royaume-Uni à cause de la recrudescence de l’antisémitisme. Ils tiennent Jeremy Corbyn, chef du parti travailliste, pour responsable en grande partie de ce phénomène.

Dans une interview accordée à la BBC cette semaine, Mark Lewis et Mandy Blumenthal ont annoncé qu’ils ont l’intention d’émigrer vers Israël d’ici la fin de l’année. Ils ont également dit que d’autres personnes envisagent de quitter le pays à cause de l’antisémitisme qui y règne.

Lewis, l’un des plus grands avocats britanniques, spécialisé dans la diffamation, a déclaré qu’il a fait l’objet de discours haineux et de racisme, en raison de sa judéité.

Le couple a accusé les dirigeants du Labour de créer une atmosphère propice au sentiment antisémite et à son évolution et ont rejeté l’affirmation de Corbyn, qui maintient que l’antisémitisme n’est pas toléré dans son parti.

« Jeremy Corbyn a déplacé une pierre, et les antisémites sont sortis en rampant d’en dessous cette pierre. Et il n’y retourneront pas », a expliqué Lewis.

« Il y a un changement de climat drastique. C’est devenu acceptable d’être antisémite. Cela a permis de faire resurgir les sentiments de certaines personnes », a renchéri Blumenthal.
Lire l'article complet