mercredi 20 juin 2018

François de Fontette (1975): "Israël se voit de plus en plus assigner le rôle qui était celui du Juif dans l'Europe de la première moitié du XXe siècle"


François de Fontette (1925-2010), historien français du droit:
(…) un texte stupéfiant a été voté par l'Assemblée générale de l'O.N.U. qui "considère que le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale" (résolution n° 3379 du 10 novembre 1975) [*].  Le secrétaire général, M. Waldheim, devait aussitôt se déclarer "profondément conscient de la gravité de la situation", et ce vote soulevait dans le monde une profonde émotion.

Il semble, à tout le moins, que l'usage des mots ne corresponde plus à leur définition, même si l'opération politique ainsi menée n'avait eu pour but que d'isoler et de stigmatiser l'Etat d'Israël.  Il est, en effet, assez singulier de voir reprocher aux survivants ou aux descendants des victimes du plus grand holocauste de l'Histoire un comportement analogue à celui de leurs bourreaux.   
Considérer la politique de l'Etat d'Israël comme impérialiste ou nationaliste est une chose (dont on peut d'ailleurs discuter à propos de la politique de chaque Etat); c'en est une tout autre que de dire, par une sorte de paradoxe, que le mouvement sioniste qui a pris naissance lors de l'affaire Dreyfus, et qui devait s'amplifier en fonction du racisme antisémite, est lui-même un racisme…  
Un tel vote ne peut avoir pour résultat concret que d'aviver ou de réveiller chez chaque Juif de la diaspora la solidarité avec Israël, de durcir les positions de part et d'autre, et de retarder "une solution satisfaisante du problème du Proche-Orient, sous tous ses aspects".  C'est d'ailleurs ce qui se produit puisqu'Israël se voit de plus en plus assigner le rôle peu enviable qui était celui du Juif dans l'Europe de la première moitié du XXe siècle.

(…) le 16 décembre 1991, l'O.N.U. a voté à une large majorité l'abrogation de la résolution du 10 novembre 1975.
[*] Trente-sept ans jour pour jour après la Kristallnacht.  La résolution fut votée par 72 voix contre 35, 32 abstentions, 3 absences."

Le racisme, puf, Que sais-je?, no. 1603 (1984), p.p. 114-115.

François de Fontette a dédié l'ouvrage: "A la mémoire de (ses) camarde des classes de philosophie et de mathématiques élémentaires du Lycée d'Auriac, LÉVY-LAMBERT et ROSEMBLIT, victimes du racisme nazi".

Lire également:
- Israeli Ambassador Herzog's Response To Zionism Is Racism Resolution
- Menahem Macina: "27 lignes pour infliger à Israël un stigmate immérité dont il a porté l’opprobre durant 21 ans. 1 ligne pour abroger l’infâmie. Aucune expression officielle de regret."

mardi 19 juin 2018

Le discours de Mahmoud Abbas concernant les Juifs et l’Holocauste ‘inacceptable’, déclare l’UE

Mais au fond, malgré ses discours empreints de bons sentimenets, l'Union européenne garde toute sa confiance et son estime à Mahmoud Abbas, successeur d'Yasser Arafat.  Le Parlement européen lui a réservé des tonnerre d'applaudissements malgré tout le fiel qu'il distille contre Israël et les juifs (en 2009 et en 2016)

European Jewish Press:


"Le discours prononcé par le président palestinien Mahmoud Abbas le 30 avril contenait des remarques inacceptables concernant les origines de l’Holocauste et la légitimité d’Israël", a déclaré Maja Kocijancic, porte-parole de la responsable de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini.

Lors d’une réunion du Conseil national palestinien à Ramallah, le président de l’Autorité palestinienne a suggéré que les persécutions à l’encontre des juifs d’Europe tenaient à leurs activités sociales, notamment dans la banque, plutôt qu’à leur religion.

"Une telle rhétorique ne fera que jouer en faveur de ceux qui ne veulent pas d’une solution à deux États que le président Abbas a pourtant toujours défendue", a déclaré la porte-parole.

"L’antisémitisme n’est pas seulement une menace pour les juifs, mais une menace fondamentale pour nos sociétés ouvertes et libérales. L’Union européenne reste déterminée à combattre toute forme d’antisémitisme et toute tentative d’excuser, de justifier ou de banaliser grossièrement l’Holocauste", a-t-elle conclu.

lundi 18 juin 2018

Liste des pays européens qui voté contre Israël à l'ONU


L’Assemblée générale des Nations unies (ONU) a adopté le 13 juin un projet de résolution condamnant Israël pour un usage "excessif, disproportionné et indiscriminé" de la force durant les émeutes sur la frontière avec Gaza et qui appelle à la mise en place d’un "mécanisme de protection international" pour les civils palestiniens

Comme d'habitude, l'UE s'est montrée divisée concernant le conflit israélo-palestinien

Douze Etats membres ont voté pour la résolution condamnant Israël dont: la France, la Belgique, l'Espagne, la Suède, l'Irlande, la Grèce, la Slovénie, Malte et le Luxembourg.

Seize autres se sont abstenus:
Le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Croatie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, Chypre, la République tchèque, la Roumanie, la Bulgarie, la Slovaquie, le Danemark, l'Italie, l'Autriche et les Pays-Bas.

Source: European Jewish Press


dimanche 17 juin 2018

L’Union européenne persiste à vouloir se mêler du processus israélo-palestinien


LPH Info:
Alors que Jared Kushner et Jason Greenblatt, les deux émissaires spéciaux du président Trump s’apprêtent à faire une tournée au Proche-Orient pour présenter le plan de paix américain, l’Union européenne, vexée d’être mise à l’écart, tente de remettre un pied dans le processus afin de faire contrepoids (et contrepied) à Washington.

Selon des sources diplomatiques européennes, le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson tente d’organiser un sommet des chefs de la diplomatie des pays de l’UE ainsi que de pays arabes afin d’adopter une position commune et “corriger” le plan américain dans un sens favorable aux desideratas de l’Autorité Palestinienne.

Pour l’instant, l’Administration américaine ne semble pas enthousiaste face à cette initiative. 
Lire l'article complet @ LPH Info


vendredi 15 juin 2018

Elisabeth Levy: "Les juifs ne sont pas les 'chouchous du malheur', ils sont à l'avant-poste du malheur français"


Élisabeth Lévy est journaliste et directrice de la rédaction de Causeur. "Á l'occasion de la parution du dernier numéro de Causeur, «Antisémitisme, l'idéologie antifrançaise», Elisabeth Lévy a accordé un long entretien au FigaroVox. Selon elle, le malaise de beaucoup de Français juifs est indissociable du malaise français."
"Mais Causeur n'est pas un «journal juif» c'est-à-dire communautaire, nous ne représentons aucune «minorité susceptible». Quand nous appelons tout le monde à la discrétion républicaine, il serait malvenu de nous promener avec nos appartenances en bandoulière. En conséquence, quand nous disons «nous», nous parlons de «nous les Français». Alors, peut-être redoutons-nous inconsciemment de provoquer une sorte de lassitude - «encore ces histoires de juifs»…En tout cas, s'il nous a semblé important d'aborder aujourd'hui l'antisémitisme, ce n'est pas d'abord ou pas seulement pour le mal qu'il fait à de nombreux juifs, notamment dans les banlieues où il en pousse beaucoup au départ, mais pour le mal qu'il fait à la France. Autrement dit, les juifs ne sont pas les «chouchous du malheur», ils sont à l'avant-poste du malheur français. Aujourd'hui, personne ou presque ne pense, comme Maurras, qu'ils ne peuvent pas être vraiment français. Et la plupart des antisémites leur reprochent de l'être trop."
Lire l'interview complète de Élisabeth Levy par Alexandre Devecchio @ FigaroVox 

Lire également:
Élisabeth Lévy, Sir Isaiah Berlin et Michel Houellebecq - leur rapport à Israël

jeudi 14 juin 2018

Un rappeur belge aux propos antisémites expulsé d’une émission de radio

Invité par la radio publique en pleine connaissance de cause …

Times of Israel:
Une station de radio publique belge a expulsé de son studio un rappeur qui, à l’antenne, s’en prenait à Israël et aux "sionistes" tout en interprétant une chanson dont les paroles parlent de "juifs amateurs d’argent qui courent après chaque centime".

L’incident s’est produit le mois dernier dans le studio anversois d’un département du radiodiffuseur public de la VRT lors d’une interview avec Bissy Owa, un artiste en plein essor qui est musulman et se fait appeler Bizzy Blaza, au sujet de sa chanson qui est récemment sortie intitulée "Money till the Death", a rapporté mercredi le site Joods Actueel.

Le studio de la VRT a coupé le micro d’Owa après qu’il a dit lors d’une interview en direct : "F**k les sionistes, la révolution, Israël doit partir, libérez la Palestine."

Une vidéo de la chanson, qui commence avec les insultes sur les sionistes, le montre dansant tout en portant un chapeau noir et de faux side-locks et en chantant sur la cupidité juive.

Il a dit aussi: "Je ne supporte pas les Juifs."

Après que les intervieweurs d’Owa ont coupé son micro, il s’est filmé en secret en train de se disputer avec eux avant qu’ils ne le sortent du studio, lui et ses deux amis. "Tu n’aurais pas dû faire ça", lui a dit une intervieweuse, Astrid Demeure. Un autre, Brahim, a dit: "J’ai beaucoup de respect pour toi, mais il y a des choses que tu ne peux pas dire à la radio nationale, c’est dangereux – pour nous."
Lire l'article complet @ Times of Israel

Trump fait plus confiance à Netanyahu qu'à Merkel


Walter Russell Mead:
"When Mr. Trump looks at Germany today, he may not see much of an ally. Germany benefits immensely, the president believes, from America’s investments in NATO and more generally in Europe. But it responds with selfish trade policies, moral lectures, and security free-riding. Believing, as Mr. Trump does, that Russia isn’t a threat to the U.S., he feels no need to bury U.S.-German differences for the sake of anti-Russian unity.

Mr. Trump thinks Israel is a smarter and better ally than Germany. He listens to Prime Minister Benjamin Netanyahu more than he does to Mrs. Merkel because he thinks Israel’s aggressive defense of its national interests reflects a better understanding of the world, and because he thinks cooperating with Bibi brings more political benefit at home and more effective assistance abroad than anything the Germans are willing to provide."
Lire l'article complet @ Wall Street Journal

mercredi 13 juin 2018

La fureur anti-israélienne sévit en France chez certains maires

Via Infobelge:


Philippe Karsenty, élu LR de Neuilly et éditeur, et Pierre Lurçat, avocat et essayiste, s'alarment de voir une commune du Val-d'Oise reprendre la rhétorique anti-israélienne des prêcheurs islamistes.

À Bezons, “L’allée de la Nakba” anti-israélienne, révélateur de la catastrophe française
Le 11 juin 2018, la municipalité de Bezons a inauguré une « Allée de la Nakba – En mémoire de l’expulsion des 800 000 palestiniens et de la destruction de 532 villages en 1948 par le criminel de guerre David Ben Gourion pour la création de l’Etat d’Israël ». Cette plaque en français était doublée de sa version en arabe. Au-delà de la stupeur que le contenu de cette plaque provoque, une question se pose : comment en est-on arrivés là?

Un demi-siècle de politique arabe du Quai d’Orsay, et un demi-siècle de diabolisation d’Israël dans les médias, principalement publics – AFP, Radio-France et France Télévisions – ont semé les germes de la haine et ont rendu possible cette plaque… complètement à côté de la plaque. Rappelons qu’au même moment, une plaque à la mémoire du colonel Beltrame fait polémique parce qu’elle mentionne justement qu’il a été victime du terrorisme islamiste.

Que penser du doublement de cette plaque en langue arabe ? C’est la preuve que son but est électoraliste et qu’elle s’adresse à un public particulier. C’est aussi la preuve de l’arabisation de certains quartiers, où la diversité n’existe plus. Le maire communiste de Bezons n’en est pas à sa première provocation : en février 2013, il avait élevé au rang de “citoyen d’honneur” de sa ville l’assassin d’un ministre israélien, condamné par la justice israélienne à la prison à perpétuité… Et plus récemment, il a fait voter une délibération au conseil municipal en faveur de la reconnaissance de “l’Etat de la Palestine”.

En attisant encore un peu plus la haine d’Israël sur le sol français, le maire communiste de Bezons sacrifie la paix civile sur l’autel des calculs électoraux à court terme. Il ajoute encore un peu au malheur des “territoires perdus” de la République. Sous couvert de solidarité avec les Palestiniens, il donne de nouveaux gages au pro-palestinisme inconditionnel, devenu aujourd’hui “le principal vecteur de la haine des juifs dans le monde”, comme l’a rappelé Pierre-André Taguieff.
Lire l'article complet @ Valeurs Actuelles


lundi 11 juin 2018

Jean-François Revel: La France n'a pas approuvé le voyage de Sadate à Jérusalem ni les accords israélo-égyptiens de Camp David


Jean-François Revel (1924-2006) était un philosophe, écrivain et journaliste français:
"Le terrorisme palestinien a commencé bien avant la décomposition du Liban.  Les États terroristes - Lybie, Iran, Irak, Syrie - mènent une guerre dont la cible est le monde occidental en général, défini comme "impérialiste", à cause d'Israël sans doute, mais pas seulement.  La phraséologie islamique rejoint ici la phraséologie tiers-mondiste et marxiste.   
Sans doute le terrorisme découle-t-il en partie de l'appui que l'Occident apporte à Israël.  Mais ce n'est pas la seule explication, car autrement on ne comprendrait pas pourquoi Kadhafi a aidé l'E.T.A. basque pendant toute une période durant laquelle l'Espagne n'avait pas reconnu Israël; ni pourquoi, en 1986, des terroristes arabes ont massacré des juifs dans une synagogue d'Istanbul, alors que, bien entendu, la Turquie n'est pas pro-israélienne; ni pourquoi enfin le terrorisme n'a pas davantage épargné la France, alors que, depuis 1967 et la guerre des Six Jours, la politique française a été très réservée vis-à-vis d'Israël et plutôt favorable aux Arabes.  La France, par exemple, n'a pas approuvé le voyage de Sadate à Jérusalem en 1977, ni les accords israélo-égyptiens de Camp David qui s'ensuivirent.  Le rapprochement franco-israélien opéré par le président Mitterrand et son voyage officiel en Israël ne l'ont pas empêché de rappeler les droits des Palestiniens, non plus que de rencontrer aussi Kadhafi et Assad."
Jean-François Revel, Le Terrorisme contre la démocratie, Hachette, 1987, p.p. XXX-XXXI.

jeudi 7 juin 2018

Brendan O'Neill: Non, l'islamophobie n'est pas le nouvel antisémitisme


Brendan O’Neill, éditeur @ Spiked:
"But it is wrong, and historically infantile, to speak about anti-Semitism and Islamophobia in the same breath. This isn’t to say that there is no anti-Muslim prejudice. (…) But anti-Semitism is different.

Anti-Semitism is older. It is far more entrenched in certain European circles. It is far more historically given to mass acts of violence, from pogroms to extermination. And – the really crucial bit – its re-emergence always tells us something important about the destabilisation of society and its descent once again into irrationalism, conspiracism, scapegoating, and fear of modernity. That is why the recent return of anti-Semitism, as a reformulated Socialism of Fools, leading to the casual spread of pseudo-radical conspiracy theories and even to horrific anti-Jewish violence and graffiti in countries like France, Belgium and Sweden, deserves our serious attention. Because this return of the old hatred speaks to an unhinging, a moral disarray, a crisis of reason. And yet if we focus too hard on this, and try to have a reckoning with it, the opinion-forming set will breathe down our necks: ‘And Muslims? What about them? You don’t care?’ It looks increasingly like a tactic of distraction." (…) 
To compare this ‘racism’ invented by the chattering classes 20 years ago to the millennia-long outbursts of violent hatred for the Jewish people is historically illiterate and morally repugnant.
Lire l'article complet @ Spiked

mercredi 6 juin 2018

Les 'actions commandos' anti-Israël se multiplient dans les grandes surfaces


Stéphane Kovacs @ Le Figaro:
Des Yvelines aux Pyrénées-Atlantiques, des extrémistes veulent imposer à des magasins le retrait de produits israéliens. 
«Sur le stand “Ramadan”, c’est un affront aux clients musulmans!» Dans une vidéo qui tourne en boucle depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, un homme se présentant comme musulman fait retirer des dizaines de boîtes de dattes d’un rayon de fruits secs, au motif qu’elles viendraient d’Israël, «pays colonisateur». La scène se passe fin mai, dans le magasin Carrefour de Chambourcy, dans les Yvelines. «Ça fait des années qu’on est là; on a un mot à dire!, s’insurge le «client». Il n’y a pas que la légalité, il y a aussi l’éthique.» Alors que ce genre d’«actions commandos» se multiplient ces derniers temps dans les grandes surfaces, selon le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), deux plaintes ont été déposées lundi.

Dans la vidéo, mise en ligne sur le site CAPJPO-EuroPalestine, le militant presse le chef de rayon jusqu'à ce que tous les paquets incriminés, de différentes marques, soient retirés. «Ça c'est bon, madame! recommande-t-il au passage à une cliente. C'est algérien, vous pouvez y aller.» Sur le même site, dont les responsables n'ont pas répondu au Figaro, on trouve des vidéos semblables, tournées dans d'autres grandes enseignes. Au Grand Frais de Décines, près de Lyon, «les dattes de l'occupant, très certainement cultivées en Cisjordanie occupée» mais «non étiquetées» subissent le même sort. «On doit passer à Lidl après, prévient le vidéaste. Demain, on repassera. L'action doit être menée dans tous les Grands Frais de France, aussi Carrefour et Auchan.» À l'Intermarché d'Itxassou, dans les Pyrénées-Atlantiques, un groupe embarque des cageots de mandarines. Au Lidl de Drancy, ce sont des militants France insoumise qui font retirer des grenades, des pamplemousses et des avocats. «Je constate qu'il n'y a plus traces des produits israéliens dans votre magasin», se félicite le meneur de l'«action». (…)

«Le Code pénal sanctionne ces agissements assimilés à des discriminations, prohibés par la loi pénale et analysés par la Cour de cassation comme le fait d'entraver l'exercice normal d'une activité économique quelconque en opérant une distinction entre les personnes notamment en raison de leur appartenance ou non-appartenance à une nation déterminée, précise l'avocat du BNVCA, Me Charles Baccouche. Ces campagnes haineuses sont non seulement illégales mais empiètent sur le pouvoir régalien de l'État. Elles laissent entendre que ce sont ces “militants” qui décident désormais de la politique internationale de la France, car en plus ils semblent agir en toute impunité. Ils s'opposent à la vente de produits vérifiés et autorisés à la mise sur le marché lors de leur importation par les autorités françaises, et les responsables des magasins laissent faire!»
Lire l'article complet @ CRIF

mardi 5 juin 2018

Émilie Maarek: Le Quai d’Orsay et les Juifs


Émilie Marek:
L’analyse longue et détaillée que conduit l’historien anglais David PRYCE-JONES dans son livre publié en 2008: «Un siècle de trahison : La diplomatie française et les Juifs» révèle un antisémitisme historique.

Depuis la révolution française, montre PRYCE-JONES documents à l’appui – et toute son analyse est très précisément circonstanciée -, le monde arabe est perçu comme d’un intérêt crucial pour la préservation de la «grandeur» de la France. (…)

Les sionistes: «des hordes rongées par le mysticisme»
Deux des hommes les plus influents au Quai d’Orsay ont évoqué, au moment de l’affaire Dreyfus et de l’émergence du sionisme en 1894, le péril que la création d’un État juif constituerait pour les intérêts de la France.
Paul Cambon: «le Juif est un traître par définition»
Le premier, Paul Cambon, n’hésitant pas à noter que «le Juif est un traître par définition», le second, Maurice Paléologue, parlant, lui, des «défauts héréditaires et des mauvaises passions des Juifs». (…) 

L’arrivée de Juifs et la perspective de création d’un foyer national juif au Proche-Orient fut perçue comme un phénomène à contrer absolument, ce qui a impliqué une politique antisioniste active, et un soutien tout aussi actif à l’émergence d’un nationalisme arabe, qui peut apparaître, à bien des égards, comme une création de la France. Les sionistes se trouvèrent vite décrits dans des notes diplomatiques comme des «hordes rongées par le mysticisme», alors que le Quai d’Orsay finançait, en parallèle à partir de 1907, la publication d’un journal francophone diffusé dans toute la région: L’indépendance arabe.
Lire l'article complet @ M@batim

lundi 4 juin 2018

Des milliers d'Italiens ont aidé les Palestiniens à se battre contre Israël (années 70)


La Stampa rapporte que, dans les années 70, des milliers d'Italiens sont allés dans des camps de réfugiés palestiniens, selon un ancien membre du Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP). Bassam Abu Sharif, un membre historique du FPLP, devenu plus tard conseiller de Yasser Arafat.  "Le Front Populaire de Libération de la Palestine avait des relations privilégiées avec certains groupes révolutionnaires créés en Europe après 1968. Ces forces ne savaient pas comment s'opposer au capitalisme, et nous leur avons appris comment le faire. Cela faisait partie de la lutte contre l'impérialisme qui soutenait Israël. Des milliers de jeunes femmes et hommes italiens sont venus dans des camps de réfugiés palestiniens pour aider de différentes manières, dans les écoles, dans les cliniques ou au combat", selon Abu Sharif.

Or, en 2018, un Italien sur quatre ne veut pas de Juifs dans sa famille

La Stampa:
Italians trained to fight Israel in Palestinian refugee camps

During the Seventies, thousands of Italians went to Palestinian refugee camps to give their help
, according to a former member of the Popular Front for the Liberation of Palestine (PFLP). Bassam Abu Sharif, a historic member of PFLP who later became advisor of Yasser Arafat, has been heard by the parliamentary inquiry committee into the death of Aldo Moro, the leader of the Christian Democratic Party, who was kidnapped and killed by the Red Brigades in 1978. Bassam Abu Sharif said to the committee also that there was a non-aggression pact between the Italian secret services and the Palestinian fedayeen.

«The Popular Front for the Liberation of Palestine had special relations with some of the revolutionary groups emerging in Europe after 1968. These forces did not know how to oppose capitalism, and we taught them how to do it. It was part of the fight against the imperialism that supported Israel. Thousands of Italian young women and men came to Palestinian refugee camps in order to help in different ways, in the schools, in the clinics, or in combat», Bassam Abu Sharif said to the committee. This is the first time explicit mention is made of the presence of Italians in the Palestinian refugee camps forty years ago.
lire l'article complet

samedi 2 juin 2018

Une lettre d’Eleanor Roosevelt défendant Israël aux enchères (1957)


Times of Israel:
Eleanor Roosevelt
Une lettre de 1957 écrite par Eleanor Roosevelt dans laquelle l’ancienne Première Dame prend vigoureusement la défense des actions israéliennes pendant la crise de Suez a été mise aux enchères. La maison d’enchères Nate D. Sanders Auctions, à Los Angeles, lancera la vente jeudi au prix de 22 500 dollars. 
Ce courrier, écrit sous son en-tête personnelle, «Madame Franklin D. Roosevelt», répond directement aux critiques d’une tribune parue dans un journal dans laquelle elle prenait la défense d’Israël au moment de la crise de 1956. Elle était adressée à Tom Dietrich, de Brooklyn.

Roosevelt avait écrit :
«Si vous suivez pas à pas les Nations unies et que vous comprenez les difficultés, vous réaliserez alors qu’Israël n’a pas été un agresseur. La charte des Nations unies autorise l’auto-défense et le cas d’Israël a été purement un cas d’autodéfense. / Je ne suis pas d’accord avec vous sur l’établissement de l’Etat d’Israël. Les Israéliens ont droit à leur pays et je pense qu’il est insensé de supposer qu’ils prévoient de nous plonger dans une guerre. Ils veulent la paix tout autant, si ce n’est plus, que les autres nations. / Nous dirigeons les Nations unies alors il ne s’agira pas d’un cas où on se laisse prendre à un complot».
Le catalogue d’enchères a qualifié le document de deux pages de «lettre exceptionnelle, avec un contenu rare où la première dame montre son engagement et son refus de tergiverser sur l’Etat d’Israël».
Lire l'article complet @ Times of Israel


jeudi 31 mai 2018

25 % d'Italiens ne veulent pas de Juifs dans leur famille


Les résultats concernant le Portugal sont intéressants car la population juive dans le pays est presque inexistante.  Elle est évaluée à 600-800 personnes. La probabilité pour un Portugais d'avoir un parent juif est hautement hypothétique.  De surcroît, plus d'un tiers des Portugais adhère à la thèse que "les Juifs défendent toujours leurs propres intérêts et non l’intérêt du pays dans lequel ils vivent".

The Times of Israel et JTA:
Près d’un quart des sondés britanniques interrogés dans le cadre d’un sondage sur les attitudes à l’égard des minorités en Europe occidentale ont déclaré qu’ils refuseraient d’accepter un Juif comme membre de leur famille.

Le rapport du Pew Research Center intitulé «Being Christian in Western Europe» [Être chrétien en Europe de l’Ouest] a été publié mercredi et contient les résultats d’entretiens avec plus de 24 000 adultes sélectionnés au hasard dans 15 pays.

Au Royaume-Uni, 23 % des 1 841 personnes interrogées ont répondu «non» à la question «Seriez-vous prêt à accepter des Juifs comme membres de votre famille?» Cela constitue la deuxième plus forte proportion de récalcitrants, juste après les 25 % de l’Italie. Le sondage a une marge d’erreur pouvant aller jusqu’à 3 %.

Le niveau le plus élevé d’acceptation des Juifs en tant que membres de la famille se situe aux Pays-Bas, où 96 % des 1 497 sondés ont déclaré qu’ils n’auraient aucun problème à ce qu’un Juif rejoigne leur famille.

En Allemagne, 19 % des 2 211 sondés ont déclaré qu’ils n’accepteraient pas un parent juif. En Autriche, le taux de non-acceptation était de 21 %. Dans les pays à majorité catholique comme l’Espagne, le Portugal et l’Irlande, les taux de non-acceptation étaient élevés, soit 13, 18 et 18 % respectivement. (…) 
En Italie, 12 % des 1 804 personnes interrogées ont déclaré qu’elles ne voulaient même pas accepter un voisin juif. Ce chiffre était de 10 % en Irlande et au Portugal, de 9 % au Royaume-Uni et de 8 % en Espagne, en Allemagne, en Suisse et en Autriche. 
L’affirmation selon laquelle «les Juifs défendent toujours leurs propres intérêts et non l’intérêt du pays dans lequel ils vivent» a reçu les plus hauts niveaux d’approbation au Portugal et en Espagne, avec 36 et 31 % des 1 501 et 1 499 répondants dans ces deux pays, respectivement. Viennent ensuite l’Italie, la Belgique et la Norvège, avec respectivement 31, 28 et 25 %.
Lire l'article complet @ Times of Israel

mercredi 30 mai 2018

Pour Gaza, Simone Susskind (PS) et Hamas (organisation teroriste): même combat?


Info Belge:

Pour Gaza, la baronne Simone Susskind (PS) et le Hamas (organisation terroriste): même combat ?
PS, Ecolo, Cdh et Défi ont voté vendredi dernier au Parlement bruxellois une résolution condamnant Israël pour les violences commises à Gaza, une résolution oubliant le rôle du Hamas et qui ne rappelle même pas qu‘il s’agit d’une organisation terroriste. On sait désormais que la grande majorité des personnes tuées appartenait à celle-ci, un fait que la baronne Simone Susskind aurait préféré qu’il reste occulté… 
En effet, la députée bruxelloise PS, ex-présidente du Centre Communautaire Laïque Juif (sic), a eu ses propos étonnants au cours du débat en commission sur les propositions visant à condamner Israël pour les violences à Gaza: “Comment ne pas qualifier d’absurde et de ridicule les propos du Hamas, qui prétend que sur les 60 victimes, 50 étaient des militants de l’organisation. Cela renforce évidemment les arguments du gouvernement israélien de s’être comporté ainsi” (page 14). 
La baronne socialiste aurait-elle un problème avec la vérité et pourquoi vole-t-elle ainsi au secours d’une organisation terroriste qui ne peut que se réjouir du vote de cette résolution ? 
Lire la suite

En 2009, une centaine d'aimables farceurs avaient répondu à l'appel (ISRAEL-PALESTINE : EUROPE, REVEILLE-TOI !) lancé par la baronne Simone Susskind (ancienne présidente Centre Communautaire Laïc Juif ... eh oui!) à participer, à l'occasion de la réunion des ministres européens des Affaires étrangères, "à un rassemblement citoyen" pour dénoncer une énième fois Israël. Le moyen de protestation?  Un concert de casseroles.  La toute grande classe… Bruxelles: Initiative "casseroles" pour réveiller l'UE

mardi 29 mai 2018

"Palestine with love", festival d'amour à la Palestine au prestigieux BOZAR de Bruxelles

Contexte:
Brigitte Herremans, une militante anti-Israël catholique, nommée au prestigieux BOZAR de Bruxelles

L'excitation est au zénith en Belgique, le BOZAR (Palais des Beaux-Arts) annonce un festival "Palestine with love 1948" d'une semaine:
"Le festival «Palestine with love», qui aura lieu du 3 au 10 juin, célèbrera ce cinéma de résistance, magnifique et puissant, en présentant des films et documentaires qui ont marqué l’histoire du cinéma palestinien et contribué à ce que la Palestine reste un sujet d’actualité.

1948 : la naissance de l’État d’Israël pour certains, le début de l’effacement progressif de la Palestine pour d’autres.

Mais peu importe le camp que l’on soutient, cette date marque le début d’une nouvelle ère au Moyen-Orient et du plus important combat du peuple palestinien. Un combat pour exister et se faire entendre, un combat pour l’auto-détermination."
Lire l'article en entier et consulter le programme (disponibles en français, néerlandais et anglais) sur le site BOZAR.

En 2008, une partie du festival (ou fiesta d'Israël-bashing) MASARAT consacré à la Palestine avait eu lieu au BOZAR.  Cette carte délirante avait été préparée à cette occasion.  A l'époque Menaham Macina avait qualifié de délirante 'quête d'identité' "walestinienne". Le festival fut présenté au Centre Wallonie-Bruxelles à Paris.


L'hebdomadaire satirique UBU s'était ému du coût:
L'hebdomadaire satirique belge Père Ubu a reproduit (10.7.2008, p. 5) sous le titre De qui se moque-t-on? une lettre de la Ministre des Relations internationales (Belgique francophone) justifiant l'octroi d'une nouvelle enveloppe de 332.000 d'Euros pour le Festival Masarat - Masarat/Palestine 2008, une saison artistique palestinienne en Communauté française Wallonie-Bruxelles.

D'après des informations recueillies par le JTA, le festival bénéficie déjà d'un important budget d'environ 1 million d'Euros.

Citant la lettre de la Ministre, l'hebdomadaire s'inquiète:

"332.000 € pour subsidier la diversité culturelle palestinienne et pas un balle pour les 60 ans d'Israël. Quand on voit la misère dans certaines villes de Wallonie, on est en droit de se demander si l'argent public ne devrait pas être utilisé pour d'autres priorités…"
- Flamands=Israéliens, Wallons=Palestiniens, et autres délires de la propagande palestinienne, Menahem Macina
- "La Wallonie soutient un projet appelant à la destruction d'Israël", Joods Actueel

lundi 28 mai 2018

Une militante anti-Israël catholique nommée au prestigieux BOZAR de Bruxelles

Merci à Vincent.

Brigitte Herremans est certainement à compter parmi les pasionarias anti-israéliennes catholiques et européennes les plus agitées.

Organisation Juive Européenne:
POST SCRIPTUM : sur la lamentable intervention des nervis du BDS au concert de la pianiste Hélène Grimaud au Bozar de Bruxelles

La nouvelle responsable du pôle Moyen-Orient et Afrique du nord au Bozar depuis octobre 2017 n’est autre que Brigitte Herremans que nos amis de NGO MONITOR avaient déjà identifiée comme ayant été responsable de la zone Moyen-Orient pour les associations belges Broederlijk Delen et Pax Christi Flanders pendant plus de 15 ans.

Broederlijk Delen finance de nombreuses associations pro-palestiniennes et anti-israéliennes et soutient activement la nébuleuse BDS. En février 2017, Broederlijk Delen et Pax Christi ont signé un appel lancé à l’UE, et soutenu par BDS, à la suspension de ses relations économiques avec Israël. 
Brigitte Herremans a, par ailleurs, été interdite d’entrée en Israël en septembre 2016.

Il y a, comme ça, de malencontreux hasards: l’arrivée récente au Bozar de Brigitte Herremans et l’intervention d’activistes pro-palestiniens dans un concert dont la pianiste vedette est accompagnée par l’orchestre philharmonique de Philadelphie, actuellement en tournée mondiale qui doit s’achever au mois de juin en Israël... Le Bozar - haut lieu de la culture bruxelloise - a un devoir de neutralité et de respect. Cela passe aussi par le recrutement de ses administrateurs.
I 24 News écrivait ceci en 2016 sur Brigitte Herremans:
L'employée d'une ONG financée par l'Etat belge a accusé lundi les partisans d'Israël d'exagérer le problème de l'antisémitisme en Belgique, afin de détourner l'attention du public de la question palestinienne, dans une interview accordée à une radio locale.
Brigitte Herremans, une militante pro-palestinienne, consultante Moyen-Orient pour les groupes catholiques Pax Christi et Broederlijk Delen, s'exprimait sur Radio 1. 
"Lorsque vous entendez parfois les critiques de certains milieux pro-israéliens, y compris en Belgique, il est clair que, la plupart du temps, ils essaient de grossir considérablement le problème pour distraire le public. Israël ne tolère aucune critique et veut faire uniquement ce qui lui plaît dans les territoires palestiniens", a-t-elle affirmé.

Denis Jeambar: A part les Palestiniens, aucune civilisation au monde commet le crime de placer femmes et enfants en première ligne


Denis Jeambar, journaliste et écrivain:
"Du passé on s'exonère, du présent on se crédite. Sans jamais se demander si on ne reproduit pas les mêmes fautes d'analyse.  Les cauchemars que l'on dénonce n'ont donc qu'un coupable: Israël.  Le procès est manichéen.  Il ignore les conditions de création de cet État et le désir, à peine dissimulé, de ses voisins arabes de voir les Juifs finir, un jour ou l'autre, à la mer.  L'illégitimité de l'État hébreu est en train de devenir un fait acquis dans l'inconscient collectif de quelques dictateurs à penser.  Le Juif est, de nouveau, le fauteur de troubles.  Vieille histoire, venue du fond des âges.

Personne, du coup, ne prend le risque de rappeler que le plus grand exterminateur de Palestiniens fut le roi Hussein de Jordanie: le Septembre noir de 1970, véritable massacre des innocents, est tombé dans les oubliettes.  Israël en porterait même la responsabilité.  La guerre des Six Jours et la modification des équilibres qu'elle a provoquée dans la zone auraient contraint Hussein à agir pour préserver l'unité de son pays et son pouvoir soumis à la pression d'une majorité palestinienne désespérée de ne pouvoir retrouver sa terre promise cisjordanienne.  Fermez le ban!

Impossible, également, de s'étonner que des hommes placent en première ligne des femmes et des enfants.  Aucune civilisation au monde ne commet ce crime. Même face au désespoir absolu.  Si l'on avance ce fait pour s'en indigner, l'argument  est aussitôt retourné: c'est bien la preuve que le désespoir palestinien va au-delà du désespoir."
Les dictateurs à penser et autres donneurs de leçon, éditions du Seuil, 2004, p. 95.

dimanche 27 mai 2018

Qui est ce Français, "Général courage", qui prend la défense d’Israël?


Israel Valley et Le Monde Juif:
Général de corps d’armée, ex-numéro trois de la gendarmerie nationale, Bertrand Soubelet a affirmé qu’Israël est “dans son droit absolu de faire feu” à l’encontre des émeutiers pro-Hamas qui tentent de franchir la frontière israélienne.

“Les caméras ont un prisme déformant car nous en France regardons les événements auxquelles nous assistons avec le prisme des manifestations dans notre pays, or nous ne sommes pas du tout dans le même contexte. Pourquoi? Parce que nous sommes à une frontière. Israël est dans son pays et la Bande de Gaza est un autre pays. Ce qui est en train de se passer c’est que des gens à la frontière essayent de la franchir de manière particulièrement violente, a-t-il déclaré sur CNEWS.

“Les Israéliens ne font que défendre leur pays et leur frontière [avec Gaza]. Ils ont averti les Gazaouis de ne pas passer la frontière. Ils sont dans leur droit le plus absolu de faire feu. La notion de maintien de l’ordre n’existe pas en Israël, c’est une notion plutôt européenne, voir française. Les Israéliens sont dans une logique de défense des frontières et que la défense des frontières cela ne se fait qu’avec la force armée”, a-t-il poursuivi.
Lire l'article complet @ Israel Valley

vendredi 25 mai 2018

Se balader à Bruxelles avec une kippa, l'impossible expérience


Quels quartiers de Bruxelles?  L'article ne le précise pas…  A Anvers, les Juifs portent la kippa.

RTBF (via infobelge):
"Vous cherchez un homme qui porte la kippa et qui accepterait de se balader avec vous équipé d’une caméra discrète? Et bien bonne chance!" Cette phrase prononcée par un membre de la communauté juive résume bien notre histoire.

(…) nous décidons de tenter une expérience: arpenter les rues de la capitale avec une personne qui affiche son judaïsme au quotidien. Nous souhaitons voir si ces craintes sont justifiées. Mais cela s’avère très vite compliqué, voire impossible.

La casquette plutôt que la kippa
A Bruxelles, les juifs pratiquants sont nombreux à avoir remplacé la kippa par la casquette depuis une dizaine d’années. Une mesure de précaution rentrée dans les mœurs.

Vous voulez faire ça dans quels quartiers?
Il reste pourtant quelques irréductibles à commencer par certains rabbins. Nous contactons deux d’entre eux. "Vous voulez faire ça dans quels quartiers?" nous demandent-ils. Au quotidien, ils évitent certains lieux qu’ils jugent trop risqués et finalement refusent notre demande. "Je ne veux pas être médiatisé. Demandez au grand Rabbin de Belgique. Il a l’habitude" nous disent-ils. Le grand rabbin, c’est Albert Guigui. En 2001, il s’est fait agressé à Anderlecht et aujourd’hui, il fait partie de ceux qui ne portent plus la kippa . Dans un premier temps il accepte de modifier ses habitudes pour les besoins de notre reportage, mais revient ensuite sur sa décision. Il nous explique que le service de sécurité de la communauté juive, lui a dit de ne pas le faire. 

Alors nous commençons à nous poser des questions. Nous décidons pourtant de ne pas abandonner et nous contactons d’autres personnes parmi lesquelles l’un de nos confrères de Radio Judaïca, plusieurs représentants de la communauté juive ou encore un épicier Kasher. Eux-mêmes se mettent à chercher pour nous. Au total, nous passons des dizaines de coup de fils et finissons par tourner en rond. " J’ai entendu dire que vous cherchiez cela, on m’en a parlé " nous affirme l’un d’eux. 

Et puis un jour, nos démarches finissent par payer. Un homme accepte. Il nous explique qu’il est régulièrement victime d’insultes. "Vous ne portez jamais plainte?" lui demandons-nous. "Et vous, vous portez plainte lorsque vous vous faites siffler dans la rue?" nous répond-il. Nous décidons de nous recontacter deux jours plus tard pour fixer un rendez-vous mais il ne décrochera jamais son téléphone…

D'accord, mais seulement sous escorte
Retour à la case départ. Nous abattons alors notre dernière carte et contactons Joël Rubinfeld, le président de la ligue belge contre l’antisémitisme. Il ne porte pas la kippa mais il est d’accord de se prêter à l’expérience. Il ne le fera cependant qu’à une seule condition: il veut être escorté par un agent de sécurité, lui-même en contact avec les différentes zones de police. Un dispositif compliqué à mettre en place. (…)

Aujourd’hui, il est conseillé aux fidèles de ne pas porter la kippa en arrivant ou en quittant les synagogues. Pour vivre heureux, les juifs doivent-ils vivre cachés? Nous ne ferons jamais l’expérience… Et dans notre reportage, il n'y aura finalement pas de kippa. 
Lire l'article complet @ RTBF

jeudi 24 mai 2018

Sondage : pour 53% des Français, sionisme=complot juif


Europe 1/JDD:
Pour célébrer "70 ans d’amitié franco-israélienne", l’UEJF a commandé un sondage Ifop*, qui détaille la perception des Français vis-à-vis d’Israël et du sionisme. Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’institut, viendra commenter les résultats avant le dîner organisé lundi soir à la mairie du IIIe arrondissement de Paris. Alors que le local de l’UEJF a été vandalisé il y a un mois et demi, son président Sacha Ghozlan souhaitait "avoir une meilleure idée du lien des Français avec Israël, de leur compréhension de ce qu’est le sionisme".

Tout d’abord, les quelque mille personnes constituant l’échantillon représentatif savent-elles vraiment de quoi il est question? Le sionisme, indique le Petit Larousse, est un "mouvement dont l’objet fut la constitution en Palestine d’un Etat juif". "On a donné quelques éléments d’explication avant de poser les questions", assure Frédéric Dabi. Les réponses aux questions sur l'image que les Français ont du sionisme reflètent pourtant d'une certaine incompréhension, puisque 53% des interrogés estiment que "le sionisme est une organisation internationale qui vise à influencer le monde et la société au profit des juifs" "s'applique bien" à l'image qu'ils ont de cette idéologie politique.

Lire l'article complet

Analyse de l'enquête par J. Aleksandrowicz et M. Waintrater @ AKADEM

mercredi 23 mai 2018

Stefan Zweig prédisait la haine des Juifs même après la guerre (1940)


Il suffit de voir ce qui se passe en Europe de nos jours, pour comprendre combien Stefan Zweig était lucide.
"Nous aurons à souffrir pendant et après la guerre, écrit-il le 27 mai 1940, a) en tant qu'Allemands de naissance, b) en tant que Juifs de naissance.  Mais où aller pour fuir cette haine?  Partout elle nous guettera, partout elle nous traquera."
Stefan Zweig, l'ami blessé, de Dominique Bona, Plon, 1996, p. 297

mardi 22 mai 2018

Technologie de l’eau d’Israël, aubaine pour le Maroc


Via Israel Valley:
La technologie de l’eau d’Israël pourrait être une aubaine pour le Maroc car les réservoirs d’eau sont à sec. Rabat est ouvert à l’aide de l’État juif.

«Le gouvernement marocain est ouvert aux solutions, quel que soit le pays d’où elles proviennent», a déclaré Dr Clive Lipchin, chercheur israélien et directeur du Centre pour la gestion des eaux transfrontalières de l’Institut Arava pour les études environnementales.

«J’ai été invité en tant qu’Israélien à participer à une table ronde. Les représentants du gouvernement marocain qui m’ont rencontré m’ont dit qu’ils étaient heureux de considérer Israël comme un exemple», a déclaré Lipchin.

Les efforts marocains visant à économiser l’eau et à éviter l’apocalypse du «Jour Zéro» connaissent un certain succès, a permit de trouver un consensus sur le fait que la coopération avec nous est presque inévitable, a déclaré M. Lipchin.

Une véritable sécheresse, la croissance démographique et une mauvaise planification ont causé la crise au Maroc, a déclaré Clive Lipchin, qui a grandi en Afrique. La technologie israélienne peut être particulièrement utile au Maroc.

Israël est un modèle de ce que l’on peut faire de manière très efficace. Nous exploitons cinq des plus grandes usines de dessalement du monde et nous le faisons de manière très performante» a déclaré M. Lipchin.
Lire l'article complet @ Israel Valley

lundi 21 mai 2018

Céline Pina: "Cet antisémitisme rend la vie impossible aux Juifs"


Céline Pina, ancienne élue locale, essayiste et militante:
"Même pirouette face à la tribune des 300, pointant le développement d'un nouvel antisémitisme arabo-musulman. En charriant les pires préjugés et dans sa version radicale, cet antisémitisme rend la vie impossible aux Juifs; et aujourd'hui en France, on tue des Juifs parce qu'ils sont Juifs.

Le Monde a aussitôt publié une contre-tribune appelant à fondre ce diagnostic, même si les signataires ne le remettaient pas directement en cause, dans une lutte contre tous les extrémismes. En soi, on ne peut être que d'accord, sauf que ce type de posture, derrière un habillage faussement humaniste, dilue tellement le constat qu'il ne permet plus l'action. Démultiplier les cibles, c'est ne plus en viser une seule. Un peu comme ces professions de foi de congrès de partis qui appellent à l'avènement de la justice sociale, à la paix universelle et à la disparition de la faim dans le monde. Cela ne coûte rien de le dire, permet de se donner bonne conscience et de repousser la confrontation avec les problèmes réels aux calendes grecques. Étendre les responsabilités et multiplier les amalgames afin d'entretenir la confusion, c'est déjà se dégager de ses obligations.

À amalgamer, dans un contexte de violence terroriste, le catholicisme et l'islamisme, les élus de LREM opèrent un glissement dangereux et surtout injustifié."
Lire la tribune complète de Céline Pina («Même en latin, les catholiques ne prêchent pas l'appel au meurtre!») @ Figaro Vox

dimanche 20 mai 2018

Hervé Juvin: Trump et Israël ont raison de critiquer l'ONU


Hervé Juvin est un écrivain et essayiste français. Il est par ailleurs associé d'Eurogroup Consulting. Il vient de publier France, le moment politique. Manifeste écologique et anti-libéral:

"C'est bien d'en appeler au multilatéralisme, mais comment ne pas constater, avec Donald Trump ou Israël, les perversions d'un système onusien qui avait donné à un représentant de la Libye la présidence d'une commission sur les droits des femmes?"

Lire l'interview complète de Hervé Juvin par Eugénie Bastié (Le totalitarisme de l'individu est la plus grande menace qui pèse sur notre condition humaine) @ Le Figaro

A propos de l'ONU et sa condamnation systématique d'Israël et sa mansuétude envers les pays qui bafouent les droits de l'homme: Rituel annuel: 20 résolutions contre Israël, 3 pour le reste du monde et Hypocrysie à l'ONU: 5 résolutions contre Israël, seulement 2 contre la Syrie!

vendredi 18 mai 2018

Mort de Dieter Kunzelmann membre de l'extrême-gauche antisémite et terroriste allemande

Dieter Kunzelmann, antisémite et terroriste allemand, mort à Berlin le 14 mai 2018 à 79 ans, dans son lit, probablement "entouré de l'affection et de l'amour de ses proches", selon la formule consacrée... et apparemment avec la conscience tranquille et sans avoir regretté son passé violent.



David Koskas, Allemagne : l'extreme gauche pourrait être responsable d'actes antisémites @ Israël Infos
"Le parquet d'Allemagne envisage de rouvrir l'enquête autour de l'incendie terroriste du foyer israélite de Munich en 1970.

La police aurait découvert des "informations vitales" sur les coupables, révèle le magazine allemand Focus. Le 13 février 1970, 7 personnes âgées sont mortes dans l'incendie criminel du foyer israélite de Munich.

Les coupables n'ont jamais été retrouvés, malgré les moyens importants déployés par l'Allemagne: une équipe de 100 détectives a mené l'enquête et 100 000 deutschemarks ont été promis à quiconque donnerait une information conduisant à une arrestation.

Aujourd'hui, grâce aux progrès réalisés dans la recherche sur l'ADN, l'identité des coupables pourrait avoir été découverte après analyse approfondie du réservoir de carburant abandonné sur la scène du crime, indique le magazine.

Il ajoute qu'il existe des "preuves concrètes" que l'attaque a été menée non pas par des membres de l'extrême-droite ou par des Palestiniens comme on l'a crû à l'époque, mais par des activistes de l'extrême-gauche allemande.  
Pour accompagner cette information, Focus a interrogé un ancien membre de l'extrême-gauche, Aloise Aschenbrenner.  
"Ils étaient extrêmement radicaux. Ils ne parlaient que de l'ennemi israélien et voulaient constituer un véritable front contre lui", a-t-il expliqué.

Dieter Kunzelmann un célèbre activiste de l'extrême-gauche antisémite, pourrait être lié à l'incendie d'après le magazine.  Quelques mois avant le drame, à l'automne 1969, il se trouvait dans un camp d'entrainement palestinien en Jordanie, et quand il revint à Berlin en novembre, il fut impliqué dans un attentat raté contre un centre communautaire juif.
Martin Jander, Communiste, social révolutionnaire, antisémite? D’un usage détourné de la radicalité ouvrière par les mouvements terroristes d’extrême gauche allemands @ Quadern
"Suite à cet incident, des groupes se forment autour de Dieter Kunzelmann et de Fritz Teufel à Munich et à Berlin-Ouest. Ils se baptisent Tupamaros München (TM) et Tupamaros West-Berlin (TW) en référence aux guérilleros Tupamaros d’Uru­guay. Leurs premières actions sont des attentats et attaques dirigés contre des tribunaux, la police et des institutions et symboles américains. En octobre 1969, après cette première vague d’ac­tions, des membres du groupe autour de Dieter Kunzelmann se rendent dans un camp palestinien pour y recevoir un entraînement militaire.  
Le 9 novembre 1969 les Tupamaros West-Berlin (TW) tentent de faire exploser une bombe au centre communautaire juif de Berlin-Ouest. Si la bombe placée par Albert Fichter dans un distributeur de boissons avait explosé, elle aurait probablement fait 200 morts et blessés. Mais en raison d’un disfonctionnement technique, l’engin, heureusement, n’explose pas. Quelques mois plus tard, le 13 février 1970, un incendie d’origine criminelle ravage le centre de la communauté religieuse israélite de Munich. Sept survivants des camps y trouvent la mort. Ici encore, il semble acquis que des personnes issues du giron des Tupamaros München participent à l’action. Plus de 40 ans après l’attentat, le ministère public a rouvert l’instruction."
Sur son antisémitisme féroce, veuillez lire (en anglais), cet article de Dale Street intitulé 'Anti-Zionism’, Antisemitism, and the German New Left @ Workers' Liberty

Israël a commis des "actes odieux", selon Emmanuel Macron


Rappel: Le 4 avril 2017, dans le quartier de Belleville, à Paris, pendant que Mme Sarah Halimi, 65 ans, était séquestrée, torturée, défigurée, tuée et défénestrée par un seul homme, Kobili Traoré, un Français musulman qui était son voisin, 26 policiers se trouvaient sur les lieux et ne lui ont pas porté assistance. Les voisins de Mme Halimi ne lui ont pas porté secours non plus. Visiblement les Israéliens ont une conception différente de la manière dont il faut traiter ceux qui veulent s'attaquer à des citoyens israéliens, juifs et non-juifs.

Israel Valley:
Grand retour de l’esprit «Quai d’Orsay» sur la politique de la France en Israël? Emmanuel Macron a condamné jeudi les «actes odieux» commis par Israël contre des manifestants palestiniens dans la bande de Gaza et s’est défendu de toute complaisance, trois jours après la soixantaine de morts palestiniens dans des violences imputées par l’Etat hébreu au Hamas.

En Israël, les grands leaders israéliens ont fait semblant d’être… sourds!

Selon boursier.com: «Sur ce point je suis très clair : la France a condamné ces actes odieux – et ces victimes civiles – qui ont été commis en particulier sur la journée de lundi et en réalité encore dans les dernières heures», a déclaré le chef de l’Etat français lors d’une conférence de presse à Sofia, à l’issue d’un sommet Union européenne-Balkans.
Lire l'article complet 

jeudi 17 mai 2018

Jean-Claude Milner: "En dehors des Européens, nul ne sait qui est le fort et qui est le faible au Proche-Orient"


Jean-Claude Milner, linguiste, philosophe et essayiste:
"En dehors des Européens, nul ne sait qui est le fort et qui est le faible au Proche-Orient.  [...] S'il [le Palestinien] est faible, pourquoi l'est-il, quand on songe à la richesse et au nombre de ceux qui s'en disent les soutiens et les frères? [...]  Mais l'Européen n'a cure des incertitudes d'analyse.  Il lui suffit de quelques images: la photo d'un enfant mort, des hommes et des femmes en pleurs, les séquences filmées de maisons détruites.

Si quelque jour, il devait se révéler qu'après tout, le nom juif était le plus faible, il sera toujours temps de changer de côté; il sera toujours temps de gémir sur la disparition sanglante d'Israël et sur la mise à mort sauvage des Juifs - car tout sera sanglant et sauvage, n'en doutons pas.  Les mouchoirs sont déjà prêts, juste à l'arrière d'un tiroir étiqueté "dénégation".  Il faudrait pourtant qu'un jour, cessent les fausses innocences.  Les images sont infiniment tragiques, plus profondément tragiques encore que ne le dit le Journal.  Mais l'Européen n'est pas libre de pleurer devant elles; c'est là un privilège réservé aux spectateurs.  Or, il n'en est pas un.

Il se plaint bien souvent de n'être pas un acteur. Et bien certainement, il n'est pas un protagoniste; la dureté des temps le réduit bien souvent à jouer les figurants, les costumiers, les éclairagistes ou les souffleurs.  On oublie toutefois qu'il est l'un des principaux auteurs de la pièce."
Les penchants criminels de l'Europe démocratique, Verdier, 2003, p.p. 78-79

Lire également d'autres citations de Jean-Claude Milner:
- "Le programme hitlérien concernait les ashkénazes, les séfarades étaient confiés au grand mufti de Jérusalem"
- "La question juive se rouvre à l’échelle de l’Europe entière"
- "Autrefois, l’Europe se sentait encore redevable aux juifs exterminés"
- Mitterrand dénonçait "l'influence puissante et nocive du lobby juif en France"
-
"Les Juifs n'intéressent plus personne en Europe"

- Quel avenir pour les Juifs dans l'Europe du XXIe siècle  

mercredi 16 mai 2018

Lutte contre le terrorisme en France: le Shin Beth cité en exemple


Les Arvernes sont un groupe de hauts fonctionnaires, d'économistes, de professeurs d'université et de chefs d'entreprise:
"L'attentat commis à Paris, le 12 mai, rappelle la transformation profonde de la question terroriste en France. D'une part, notre pays est désormais l'un des plus frappés par les actes terroristes en dehors des zones de guerre, nous mettant de facto au premier rang de la coalition occidentale contre l'islam radical. D'autre part, après le démantèlement des filières organisées par Daech au lendemain des attentats de 2015, qui disposait de moyens financiers et d'artificiers pour fabriquer des bombes, le terrorisme s'est transformé avec la multiplication d'actes de basse intensité, commis par des personnes radicalisées à partir de moyens rudimentaires.

En réalité, ces actions concernent désormais l'ensemble des pays européens car, tour à tour, Londres, Barcelone et plusieurs villes allemandes ont été touchées par des actions similaires. D'une certaine manière, le terrorisme qui touche l'Europe est désormais proche de celui commis, pendant de longues années, en Israël avant que l'édification du mur et les actions en profondeur du service de renseignement intérieure, le Shin Beth, neutralisent totalement le terrorisme palestinien." [...]

Par ailleurs, il convient de réfléchir à la mise en place d'une détention administrative préalable à la procédure judiciaire, sur le modèle de la législation israélienne qui a fait ses preuves, par exemple avec l'élaboration de fichés S «terroristes dangereux». Le droit pénal ne peut plus être seulement un droit répressif, mais il doit aussi être un droit protecteur pour les citoyens."
Lire l'article complet («Le gouvernement n'a pas pris la mesure d'un conflit de longue durée contre l'islamisme radical») @ Figaro Vox

mardi 15 mai 2018

Professeur belge (ULB): "Le parasite israélien s’est installé dans le corps palestinien"


Eric David est professeur émérite de droit international et Président du Centre de droit international à l'Université Libre de Bruxelles.  Il est connu pour son hostilité extrême envers Israël qu'il partage avec bien d'autres à l'ULB.  Il est très respecté en Belgique francophone et ses propos ne feront l'objet d'aucune polémique.  Voici ce qu'il explique à une revue dirigée par un enseignant belge francophone, Pierre Piccinin qui s'était plaint de la mafia sioniste: "Attaqué, une fois de plus, lâchement, par la mafia sioniste, je n'ai pas peur. Et un jour la peur changera de camp et ce sont eux qui en auront à rendre des comptes".

Professeur Eric David:
"L’histoire de la Palestine ressemble au phénomène parasitaire dans lequel un individu colonise un animal ou une plante et s’en nourrit à ses dépens. Dans le cas de la Palestine, le phénomène commence avec la 1e Guerre mondiale et ce qu’on a appelé les accords Sykes-Picot, deux diplomates qui, au nom, respectivement, du R.-U. et de la France, se sont partagé leurs zones d’influence au Proche-Orient sur les dépouilles de l’Empire ottoman qui était alors l’allié de l’Allemagne et de l’Autriche-Hongrie. L’accord avait été signé, en réalité, le 16 mai 1916, par Paul Cambon, ambassadeur de France à Londres, et Sir Edward Grey, secrétaire d’État au Foreign Office. C’est dans ce contexte que se situe la 1e étape du parasitisme de la Palestine: la Déclaration Balfour du 2 novembre 1917 par laquelle Lord Balfour écrit à Lord Rothschild, agissant pour le Comité politique de l’organisation sioniste : (...)

La 5e étape de l’entreprise parasitaire est la construction par Israël à partir de 2002 d’un mur qui sépare la Cisjordanie d’Israël mais qui, par son tracé, englobe des parcelles de territoire palestinien, empêche les Palestiniens de circuler dans leur propre territoire, les prive de terrains et entrave leur accès aux champs, aux services de santé, aux écoles, à l’eau, une situation condamnée quasi unanimement par la CIJ dans son avis consultatif du 9 juillet 2004 (CIJ, loc. cit., § 163).

La 6e étape de l’entreprise parasitaire – qui est moins une « étape » qu’une conséquence de la pathologie de la parasitose israélienne – réside dans les opérations armées menées par Israël contre la Bande de Gaza, notamment les opérations « Plomb durci » en 2008-2009 et « Bordure protectrice » en 2014, opérations répondant aux tirs de roquettes en provenance de Gaza et totalement disproportionnées car elles ont tué et blessé des centaines de civils palestiniens." (...)

Le parasite israélien s’est donc installé dans le corps palestinien et il en fait partie au même titre que les millions de levures, parasites et bactéries qui occupent le corps humain!"
Lire l'article complet d'Eric David @ Le Courrier du Maghreb et de l'Orient


Article en anglais @ The New Antisemite:
Belgium: Academic equates Israel with a parasite infestation of Palestine

lundi 14 mai 2018

Isaiah Berlin: "Les Israéliens n'ont pas de problème existentiel" (1948-2018)




Isaiah Berlin (1909-1997) était un philosophe politique et historien des idées sociales et politiques en Occident. Ramin Jahanbegloo est un philosophe politique iranien et un professeur d'université.

"Pensez-vous que la fondation de l'État d'Israël a résolu le problème juif?

Pour les Juifs pris en tant qu'individus, non. Pas le problème personnel mais le problème politique, oui. Les Israéliens n'ont pas de problème existentiel. Il existe à coup sûr d'autres problèmes auxquels ils sont confrontés, et des problèmes sérieux, mais ils se sentent tout à fait bien dans leur peau. C'est cela que je veux dire. Ils ont payé le prix, mais le résultat semble en valoir la peine. Même les Juifs américains qui ont soutenu Israël se sentent moins étrangers aux Etats-Unis que dans les années trente.

De la même manière que les Grecs ont la Grèce, les Allemands l'Allemagne, les Juifs ont une patrie en Palestine, à Jérusalem. Sur un plan psychologique, c'est une patrie de substitution. Les Juifs d'origine polonaise ne sentent pas leurs racines en Pologne. Si les Juifs ne possèdent pas de racines géographiques réelles, en imaginer d'autres les a rendus heureux, grâce à un prodigieux acte de restitution psychologique: le fait d'être décolonisé."
En toutes libertés, Entretiens avec Ramin Jahanbegloo, Editions du Félin, (p. 111), 1990

Voir également:
Alexandre Kojève, penseur hégélien: "Les Juifs ont l'histoire la plus intéressante de tous les peuples"

dimanche 13 mai 2018

Pierre Schweitzer: Karl Marx et son antisémitisme sans bornes


Pierre Schweitzer, Maître de Conférences Associé (économie des médias et du numérique):
Voici un aspect peu reluisant de l’oeuvre de Karl Marx: son antisémitisme sans bornes.

Le deux poids deux mesures a encore de beaux jours devant lui en matière d’extrémisme politique, et malgré une barque plus que chargée Karl Marx bénéficie toujours d’une fascination de la part d’une partie de nos élites intellectuelles et politiques. À une époque où l’Union Européenne juge bon de «fêter» les 200 ans de Marx, il est toujours bon de relire Marx dans le texte. Les appels à l’élimination physique de ses cibles politiques ne sont même pas déguisés, et le Marx adepte de la dictature politique ne semble pas éclabousser le Marx philosophe ou économiste. S’il est faux de dire que Marx est responsable des dizaines de millions de morts des dictatures communistes, il est tout aussi naïf et factuellement erroné d’affirmer que ses écrits n’ont eu aucune influence sur ces massacres.

Toutefois ces aspects sont bien connus, sans doute beaucoup plus qu’un autre aspect peu reluisant de l’oeuvre de Karl Marx: son antisémitisme sans bornes. Dan Hannan l’évoquait dans un précédent billet, que j’aimerais compléter par quelques morceaux choisis d’un article publié par Marx le 4 janvier 1856 dans le New-York Daily Tribune. Comme on peut s’en douter cet article est souvent discrètement évincé des florilèges marxistes, mais avec quelques efforts on en retrouve la trace sur la toile.

Pour que le lecteur comprenne mieux le contexte des phrases suivantes, précisons que Karl Marx dénonce dans cet article le rôle joué par les financiers juifs de plusieurs pays européens dans la vente d’emprunts russes émis par le Tsar pour financer la Guerre de Crimée. Il s’en prend tour à tour à plusieurs familles juives impliquées dans l’industrie bancaire : Stern, Stieglitz, Rotschild, etc. pour dire tout le mal qu’il en pense. Les passages traduits ici sont les considérations plus générales sur les Juifs.

L’antisémitisme de Marx
«Il y a un Juif derrière chaque tyran, tout comme il y a un Jésuite derrière chaque Pape. En réalité, les espoirs des oppresseurs seraient vains et la guerre pratiquement impossible s’il ne se trouvait quelque Jésuite pour endormir les consciences et quelque Juif pour faire les poches.
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samedi 12 mai 2018

Prestigieux prix décerné à Manuel Valls pour son intransigeance face à l’antisémitisme



Hillel Neuer, directeur exécutif de UN Rights Watch:‏
"Lundi, nous avons eu le plaisir de décerner un prix à Manuel Valls, 20e premier ministre de la Ve République, en reconnaissance de son courage moral dans la défense des valeurs de la civilisation et dans son positionnement intransigeant face à l’antisémitisme."

vendredi 11 mai 2018

"Vu le climat d’antisémitisme, j’ai dû mettre mes filles dans une école juive"


Marie-Estelle Pech @ Le Figaro:
"[...] Si, dans le XVIe arrondissement de Paris, les élèves juifs sont souvent scolarisés dans le public «de bon niveau et bien fréquenté», c’est moins vrai dans l’est de la capitale où l’on peut être plus tenté par l’enseignement juif.  «J’ai fait mes études au lycée public Arago, place de la Nation», raconte Simon*, un informaticien du XIe arrondissement, «mais vu le climat d’antisémitisme, j’ai dû mettre mes filles dans une école juive». Très discrètes pour des questions de sécurité, ces écoles ont instauré des sas de sécurité impressionnants, avec vitres sans tain et code de sécurité à l’entrée.

Un arsenal renforcé après les assas­sinats commis à l’école Ozar Hatorah de Toulouse, en 2012. «Les enfants font tout pour se fondre dans la masse mais les faits les rattrapent. On les ramène à leur identité juive, on les insulte, ils sont pris à part. Plus rarement, ça va jusqu’aux coups. Parfois, ce sont les enseignants qui font des réflexions…», raconte Yaël *, mère de cinq enfants. «Une famille vient d’inscrire ses enfants chez nous car les camarades de ses filles, inscrites à l’école publique, chuchotent sur son passage: «Méfie-toi! Elle est juive!», raconte Elie Ebidia. [...]

Que deviennent les anciens élèves? La plupart de ceux de Yabné partent à Dauphine, en médecine, en droit et dans des écoles de commerce. Par crainte de l’antisémitisme et d’un avenir économique incertain, beaucoup partent à l’étranger. Et plus d’un tiers des bacheliers fréquentant les écoles juives partent faire leurs études en Israël, selon Patrick Petit-Ohayon, responsable du secteur éducation au FSJU - Fonds Social Juif Unifié. Une tendance induite par les lycées français eux-mêmes puisque beaucoup participent au programme «bac bleu-blanc», chaque année en décembre, coorganisé avec l’Agence Juive. Pour renforcer l’identité juive des élèves, ils visitent des lieux emblématiques de l’histoire d’Israël, pendant une dizaine de jours. Mais ils découvrent surtout ce qu’Israël leur propose après le bac: études universitaires, Tsahal, service civil. Certains reviennent. Mais beaucoup s’y installent aussi définitivement."
Lire l'article complet (Tradition et excellence, les bonnes recettes des écoles juives)

* Prénom modifié, la plupart de nos interlocuteurs ont demandé l'anonymat.

jeudi 10 mai 2018

Brice Couturier dénonce une "hystérie anti-israélienne" qui "témoigne d’un double standard moral suspect"


Brice Couturier, journaliste, producteur de radio et essayiste:
"Il ne fait pas de doute qu’une certaine forme d’hystérie anti-israélienne, ciblant cet Etat d’une manière particulière en lui imposant le respect de normes politiques et morales qu’on se garde bien d’exiger de ses voisins, pourtant moins vulnérables, témoigne d’un double standard moral suspect. S’y engouffrent toutes sortes de gens qui savent que l’antisémitisme est moralement et juridiquement répréhensible.

Comme on peut le lire sur le site de la Deutsche Welle, « au cours des années récentes, les antisémites d’extrême droite et d’extrême gauche en Europe ont été rejoints dans leur croyance par des musulmans. Quoique leur rhétorique soit expressément tournée contre Israël, elle tend à englober tous les Juifs, quel que soit le lieu où ils vivent.»"
Lire l'article complet (Des "séances de haine", dignes de "1984") (@ France Culture

Lire également:

- Brice Couturier: "Pourquoi cet acharnement sur un pays minuscule et démocratique luttant pour sa survie dans un océan de despotisme?"

- Quel rôle pour l'UE dans le conflit israélo-plestinien? par Brice Couturier