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jeudi 21 mars 2019

"Israel now looms large in India’s strategic consciousness"


Shairee Malhotra est chercheuse associée à l'European Institute for Asian Studies basé à Bruxelles.

Source: The Caravan (extrait):
Praveen Donthi: Modi, the National Security Advisor Ajit Doval and the internet Hindus in general, have in the past expressed their admiration for Israel's approach to dealing with security problems. Is Israel’s influence on India growing since Modi has come to power? Or is the difference only in optics, as it is more open now?

Shairee Malhotra: Yes, there are increasingly those within the wider Indian strategic community including think tanks, intelligence and military officials who believe that India can learn and benefit from Israel’s experiences and expertise, and that the two countries should collude on these. As I said, Israel now looms large in India’s strategic consciousness as a country that has the expertise to benefit India in its fight against terrorism. While the strategic relationship existed even before, PM Modi and PM Netanyahu’s visits to each other’s respective nations has allowed the same to come out of the closet. The vivid push and “[the] sky is the limit” bonhomie between the two nations since PM Modi’s advent to power has increased.

Having said that, this upward trend in India-Israeli relations would continue whichever government rules over New Delhi, and there is nothing negative or worrisome about this. It is pragmatic and interest-driven thinking, which is what drives international relations. However, what is disturbing is framing this pragmatic relationship in ideological terms which certain commentators and academics are doing.
Lire l'article complet @ The Caravan

jeudi 12 avril 2018

Les grandes puissances asiatiques ont longtemps négligé Israël par crainte de représailles arabes. Cette période est révolue.


Amotz Asa-El @ The Jerusalem Post:
Les grandes puissances asiatiques ont longtemps négligé Israël par crainte de représailles arabes. Cette période est désormais révolue, et les partenariats se multiplient

David Ben Gourion était un visionnaire. On le savait déjà en ce qui concerne l’avenir de l’Etat juif, mais on connaît moins ses prémonitions sur les évolutions mondiales. En 1959, lors d’une séance plénière à la Knesset, il avait surpris l’assistance en déclarant que l’hégémonie mondiale de l’Union soviétique et des Etats-Unis ne serait que temporaire car la Chine et l’Inde prendraient bientôt le relais. Et il avait raison. Soixante ans plus tard, ces géants asiatiques sont devenus incontournables pour le monde et pour Israël.

Ces deux pays se sont effectivement transformés en puissances économiques mondiales, et l’Etat juif a compris assez tôt qu’il était dans son intérêt de lier des relations privilégiées avec cette partie du monde. La tâche n’était pourtant pas aisée au départ, d’autant que la Chine, régime communiste ennemi juré des Etats-Unis, et l’Inde, leader des pays non alignés, avaient peu d’empathie pour le jeune pays juif soutenu par les Américains. (...) 
Ainsi, Israël vend son savoir-faire éducatif et universitaire à la Chine, qui en retour, participe à des projets d’infrastructure.

Les grandes entreprises de travaux publics chinoises ont monté des partenariats avec des entreprises israéliennes et participent à la construction du réseau de tunnels sous la ville de Haïfa, au chemin de fer entre Saint-Jean d’Acre et Karmiel, ainsi qu’au réaménagement du port d’Ashdod et au métro de Tel-Aviv. Tous ces projets d’envergure impliquent d’énormes financements. La construction d’une ligne de chemin de fer entre Tel-Aviv et Eilat, le projet le plus ambitieux mis en œuvre depuis la création de l’Etat juif, sera mené par des Chinois en association avec des entreprises locales. Une illustration du haut degré de coopération entre les deux pays.

Parallèlement, Israël aide la Chine à franchir une étape dans son processus d’évolution économique, en l’aidant à développer sa force de travail en un modèle plus industriel qui ne se limite pas à l’imitation, et en permettant une transition entre une production de masse et une ère post-industrielle.

Des coopérations se sont nouées au niveau éducatif et dans la recherche. L’université chinoise de Tsinghua a signé un contrat en 2014 avec la faculté de Tel-Aviv pour créer un centre de recherche sur l’énergie solaire, hydrologique et sur d’autres technologies liées à l’environnement. L’institut de technologie le Technion à Haïfa va construire un institut du même acabit à Guangdong pour 130 millions de dollars. En avril 2016, Jilin University a conclu un accord similaire avec l’université Ben-Gourion de Beersheva pour créer un centre de recherche dans l’entreprenariat et l’innovation. Et la liste ne s’arrête pas là. East China Normal University a annoncé son projet d’ouvrir en partenariat avec le Technion un projet financé par les Chinois pour se spécialiser dans la neurobiologie, la biomédecine et d’autres domaines.

Israël et la Chine bâtissent ainsi un type de relations qu’aucun des deux pays n’avait pour l’instant expérimenté, et qui illustre les capacités innovatrices d’Israël. Et l’on peut aisément imaginer qu’il ne s’agira bientôt plus que d’une question de temps pour que ce partenariat, basé sur l’éducation, ait une incidence positive sur le conflit du Moyen-Orient. La Chine, l’Inde et le Japon pourraient faire des miracles dans ce domaine, en imposant aux ennemis d’Israël de signer un traité de paix.
Lire l'article complet @ The Jerusalem Post

mardi 20 décembre 2011

Exportation de gaz: l'Inde prend le contrepied de la Norvège

Nour avions rapporté une nouvelle rebuffade des Norvégiens contre Israël: pays qui fait la fine bouche lorsqu'il s'agit d'Israël, mais qui n'a pas de scrupules pour ce qui est de collaborer avec le Soudan et d'autres "démocraties": la Norvège désinvestit en Israël mais investit au Turkménistan.

Voici une bonne nouvelle qui nous vient d'Inde: (Voir également Israel after rebuffed by Norway: in negotiations with India over natural gas exports)

Israël a offert d'exporter du gaz naturel à l'Inde, selon une information parue lundi dans le quotidien indien Economic Times. Les négociations pour un accord sur le gaz devraient s'intensifier lors de la visite du ministre indien des affaires étrangères en Israël au mois de janvier. L'offre aurait été faite par le ministre des finances, Youval Steinitz, lors de sa visite en Inde la semaine dernière.

L'inde a depuis annoncé son intention de mener de plus amples recherches sur la possibilité d'un accord sur le gaz, et pourrait envoyer une délégation rencontrer les responsables du bureau du premier ministre, du ministère des finances et du ministère de l'énergie et de l'eau.

Le ministre des finances a confirmé lundi qu'Israël et l'Inde sont engagés dans des pourparlers sur un potentiel contrat gazier, et a déclaré qu'il "serait heureux de recevoir les délégations indiennes" sur la question.

lundi 14 décembre 2009

Pour l'église catholique d'Inde les touristes israéliens corrompent Goa

On notera que les Hindous ne se plaignent pas des touristes israéliens (voir l'article de Gary Weiss ci-dessous) - c'est l'église catholique qui accuse ces touristes corrompus et tout puissants: "Les Israéliens qui vendent des drogues contrôlent les ministères et policiers de Goa à Delhi. Ils leur versent d'importantes sommes d'argent. Et donnent des pots-de-vin à la police."

Source: article de Jamie Romm dans le Jerusalem Post

Un livre publié par le Conseil pour la justice sociale et la paix (CSJP), bras de l'Eglise catholique romaine de Goa, présente les touristes israéliens comme un fardeau pour les habitants de la région.

"Claiming the right to say no: a study of Israeli tourist behavior and patterns in Goa" (Exiger le droit de dire non : une étude du comportement des touristes israéliens et ses schémas à Goa), rassemble en 96 pages les conclusions d'une étude basée sur une enquête secrète et des expériences personnelles de séminaristes ayant voyagé à travers Goa.

Dans le premier article, le docteur Ferrao explique qu'en menant son étude - sur les Israéliens et les Russes -, il avait découvert de "désastreuses conséquences socio-économiques, politiques, environnementales sur l'enclavement du tourisme dans la région". Et de dénoncer la perte de contrôle des populations locales sur les activités touristiques dues au manque de précisions quant aux motivations, attentes et motifs de voyages des Israéliens.

Il ajoute que les deux groupes rapportent leurs références culturelles, politiques, économiques, sociales et environnementales et les imposent à leurs hôtes. "On peut aussi remarquer que de nombreuses activités déplacées comme le trafic d'organes, les abus de drogues et autres crimes (viols ou meurtres) se développent alors que le tourisme a du mal à s'installer ici".

La seconde partie du rapport, se concentre sur l'entraînement militaire des Israéliens et ses effets sur leur comportement au cours de leurs voyages. "L'environnement discipliné et strict, les affrontements, les fusillades marquent mentalement ces jeunes […] Ils sont donc envoyés en vacances afin de s'en remettre. Et Goa est l'une de ces destinations".

Myron Jeson Barretto a voyagé à travers l'Etat indien et interrogé des touristes non-israéliens sur leur vision des Israéliens. Il a ainsi, entre autres, récupéré le témoignage d'un Anglais qui décrit les Israéliens comme importateurs de drogues du Pakistan, d'Afghanistan, du Kashmire, utilisant ensuite les Indiens pour la revente.

Toujours d'après le touriste britannique, Les Israéliens qui vendent des drogues contrôlent les ministères et policiers de Goa à Delhi. Ils leur versent d'importantes sommes d'argent. Et donnent des pots-de-vin à la police." ["The Israelis who sell drugs have control over the ministers from Goa to Delhi," the tourist said. "They pay them a large amount of money. They also bribe the police."]
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India's Jews, par Gary Weiss dans Forbes (extraits)

"Yet this country of 1 billion largely impoverished people, home of the second-largest Muslim population in the world, still manages to maintain a sturdy system of democracy based on respect for religious and ethnic diversity. In the U.S., diversity is a politically correct slogan. In India it is a historical fact. Much as we in the West may resent it, India has a lot to teach us when it comes to religious tolerance.

To my mind, the best example of that can be found in the remarkable story of a tiny minority--India's Jewish community. India may be the only country in the world that has been free of anti-Semitic prejudice throughout its history. As the Jewish genealogical journal Avotaynu recently observed in an article on one Indian Jewish group, "The Bene Israel flourished for 2,400 years in a tolerant land that has never known anti-Semitism, and were successful in all aspects of the socio-economic and cultural life of the people of the region."

That's really a bit astonishing, if not ridiculous, when you think about it. Compare that with any Western nation, be it France or Russia or even the U.S., where discrimination against Jews in housing was a fact of life as recently as the 1950s. But in "backward" India, from the beginning, the Jewish communities have not only been free of discrimination but have dominated the commercial life of every place where they have settled--something that has fed traditional European anti-Semitism."

jeudi 26 novembre 2009

Remembering Mumbai

India marks one year after deadly Mumbai attacks

Six people died at Chabad House, including Rabbi Gavriel Holtzberg, who ran it, and his pregnant wife, Rivki.

Lire: EJP

- Attentats à Bombai : pourquoi les terroristes islamistes ont tué des Juifs
- Pour la première fois depuis l'Inquisition des Juifs sont massacrés en Inde
- Juifs de Cochin, par Herbert Israël
- Nissim Ezekiel (1924-2004), un poète indien

dimanche 30 novembre 2008

Attentats à Bombai : pourquoi les terroristes islamistes ont tué des Juifs

"... Enfin, en s’attaquant à un centre communautaire juif, les assaillants s’attiraient la sympathie immédiate d’une large part de la mouvance islamiste arabo-musulmane qui pourrait, sans cela, se sentir peu concernée par des attentats se produisant aussi loin de sa zone naturelle d’action."

"(...) L’attaque était extrêmement sophistiquée
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- Une attaque de ce type, dans une ville surpeuplée comme Mumbai a nécessité des mois de repérages et de préparation ; celle-ci n’a, sans doute, pu se faire qu’en terrain ami pour ne pas attirer l’attention (donc, peut-être, au Pakistan).

- D’après les premières indications, de faux uniformes et une ambulance ou un véhicule de police auraient été utilisés lors des premières attaques (entre autres, contre l’hôpital), ce qui souligne à nouveau la précision des préparatifs et le haut niveau "tactique" des assaillants.

- Il semblerait que le bateau utilisé pour acheminer les terroristes à proximité de la côte soit un chalutier indien qui aurait été "capturé" dans les eaux pakistanaises il y a une quinzaine de jours. Si ce point se confirme, il renforcera évidemment l’hypothèse d’une "piste pakistanaise".

- Le nombre de terroristes impliqués donnera une indication claire de l’importance réelle de l’opération que les médias locaux ont déjà baptisée "le 11 septembre indien". Mais, si l’on tient compte du fait qu’au moins 5 cibles distantes de plusieurs kilomètres les unes des autres ont été attaquées, on peut penser que les assaillants étaient, au minimum, entre 20 et 30.

- Le choix des cibles a été fait de manière minutieuse et intelligente. En attaquant une gare et un hôpital, les terroristes frappaient la population et s’assuraient d’une létalité maximale. En se retranchant dans deux hôtels de luxe, ils s’assuraient d’une part de la possibilité de mettre la main sur des Américains et des Britanniques, qui semblent avoir été leurs cibles privilégiées, et ils plaçaient les services de sécurité devant un véritable cauchemar. Reprendre le contrôle d’un hôtel – et le Taj Mahal comme l’Oberoi-Trident sont de véritables "villes" comptant des centaines de chambres chacun – est particulièrement ardu : il faut progresser chambre par chambre, fouiller des dizaines de couloirs et des centaines de recoins et d’installations (salles de bains, toilettes, cuisines etc.) pouvant se transformer en autant de pièges, faire le tri entre les hôtes légitimes et les terroristes et, bien entendu, limiter au maximum les victimes collatérales. Enfin, en s’attaquant à un centre communautaire juif, les assaillants s’attiraient la sympathie immédiate d’une large part de la mouvance islamiste arabo-musulmane qui pourrait, sans cela, se sentir peu concernée par des attentats se produisant aussi loin de sa zone naturelle d’action."
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Source : Premiers enseignements de la tuerie de Mumbai, par Claude Moniquet, président de l’ESISC, Copyright © ESISC 2008
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samedi 29 novembre 2008

Pour la première fois depuis l'Inquisition des Juifs sont massacrés en Inde

L'effroyable carnage perpétré à Bombay par des terroristes islamistes, avec la probable complicité du voisin pakistanais, continue d'être commenté par de nombreux "spécialistes". En fait on assiste à la critique systématique des Indiens par des commentateurs qui mettent surtout l'accent sur le fait que les droits pas la minorité musulmane - laquelle s'élève tout de même à environ 150 millions d'individus - ne seraient pas respectés. Or l'Inde, faut-il le rappeler, est une démocratie qui, comparativement, traite bien ses minorités et que le massacre relève de la pure barbarie et n'a aucune excuse.

Ces accusations évoquent celles utilisées pour faire porter toute la responsabilité du conflit israëlo-arabe aux seuls Israéliens et dédouaner complètement les Palestiniens.

Il est bien entendu plus facile d'être irréprochable à la façon du Pakistan, "le pays des purs" (de l'ourdou : "pak" signifiant "pur" et "stan" signifiant "pays"), où il y a 0% d'Hindous et 0% de Juifs. On y traite effectivement très bien les minorités car elles sont inexistantes, le problème ayant été réglé une fois pour toutes lors de le partition de l'Inde en 1947. On peut aisément prédire le radieux sort des populations non-musulmanes si jamais l'Inde venait à accorder l'indépendance à la province du Cachemire ou si elle était rattachée au Pakistan.

Gary Weiss a écrit un article sur les Juifs d'Inde paru en anglais dans Forbes (13.8.2007), dont voici quelques extraits :

"L'Inde pourrait être le seul pays au monde qui, tout au long de son histoire, a été exempt de préjugés antisémites. Comme le faisait remarquer un article paru récemment dans le journal de généalogie juive Avotaynu sur une communauté juive indienne, "Les Bene Israël ont prospéré pendant 2400 ans dans une terre de tolérance où ils n'ont jamais connu l'antisémitisme. Ils y ont mené des vies couronnées de succès dans tous les aspects de la vie socio-économique et culturelle au sein de la population de la région."

Comparant l'Inde à l'Europe, Weiss observe:

"Mais dans l'Inde "arriérée", les communautés juives, depuis leur arrivée, n'ont non seulement jamais fait l'objet d'aucune discrimination, mais ont occupé une place prépondérante dans la vie commerciale aux endroits où elles se sont installées – or en général c'était précisément leur réussite qui nourrissait l'antisémitisme européen."

Les Juifs indiens ont connu des persécutions du fait des Portugais:

"En effet, les Juifs de Cochin ont bel et bien été persécutés –non pas par les Indiens, mais par les Portugais, fidèles en cela à la glorieuse tradition de l'Inquisition. Avec l'aide d'un maharajah hindu et des Hollandais, la communauté juive de Cochin a pu reconstruire sa synagogue, qui avait été brûlée par les Portugais, sur son emplacement actuel près de son palais du maharadjah; où elle se trouve intacte jusqu'à aujourd’hui."

Et Gary Weiss de conclure :

"J'ai eu toujours du mal à aborder la question de l'antisémitisme avec les Indiens. Ils ne comprennent pas ce que c'est que l'antisémitisme, et pour vous dire la vérité, j'ai moi-même des difficultés à l'expliquer."

Juifs de Cochin, par Herbert Israël