jeudi 15 août 2019

Deux rabbins attaqués à Berlin en deux semaines


Daily Mail:
Rabbi is assaulted in Berlin in second such attack in the German capital in two weeks 
- A German publication said the victim's name is Rabbi Jan Aaron Hammel
- Comes just two weeks after another rabbi was sworn at and insulted in Berlin
- Reports said the attacker spoke in Arabic before assaulting the Rabbi
- Other hate crimes have been reported in Potsdam and Munich
- Report found that anti-semitism among immigrant Muslims is pervasive
- Victim Rabbi Teichtal called for 'tolerance, dialogue and training' in statement

Berlin police say two unidentified suspects pushed a Rabbi to the ground in Charlottenburg, Berlin making this the second anti-semitic attack in the capital in two weeks.

Police said Thursday the victim was identifiable as Jewish by his attire and was treated in hospital for pains in his legs and hands.  Though police did not name the victim, the daily German Bild newspaper identified him as Jan Aaron Hammel. 

According to the publication, the men spoke Arabic before pushing him.

Two weeks ago, another rabbi, Rabbi Yehuda Teichtal, said he was insulted and sworn at by two Arabic-speaking men in Wilmersdorf, a district of Berlin.  
After the incident, he called for 'tolerance, dialogue and training' in a statement.  
An attack in Munich saw a man verbally abused and one of his 19-year-old sons spat on and a Potsdam man wearing a kippa had anti-semitic slurs shouted at him as he alighted a tram. 
Police said most of the attacks have been on men who appeared Jewish from their attire. 

A recent study by the American Jewish Committee’s Ramer Institute for German-Jewish Relations in Berlin found that anti-semitism is pervasive among the million immigrant Muslims in Germany.  
Lire l'article complet

Contexte:
Though police did not name the victim, the daily German Bild newspaper identified him as Jan Aaron Hammel.

mardi 13 août 2019

Europe's Jewish population is less than half of what it was at war’s end in 1945


Joel Kotkin, expert en urbanisme et auteur de l'ouvrage The City, a Global History (R.C. Hobbs Fellow in Urban Studies at Chapman University in Orange and the executive director of the Houston-based Center for Opportunity Urbanism):
"Another distressing development tied to the new migration is the resurgence of anti-Semitism. Ever since the Holocaust, Europe’s Jewish communities have struggled to remain viable; today, nearly 75 years after the defeat of Nazi Germany, the continent’s Jewish population is less than half of what it was at war’s end in 1945.

Despite the much smaller Jewish footprint, anti-Semitism in Europe is intensifying. Some 90 percent of European Jews, according to recent surveys, have experienced anti-Semitic incidents. Some of this trend can be traced to the far Right, the historic incubator of anti-Semitism, the rise of which is tied to concern over migration. Some groups, such as the Austrian Freedom Party—founded by former SS officers—and the Swedish Democrats, have clearly racist roots. 
Europe’s intelligentsia sees these familiar villains as the primary culprits behind the anti-Semitic resurgence, but a detailed survey from the University of Oslo found that in Scandinavia, Germany, Britain, and France, most anti-Semitic violence comes from Muslims, including recent immigrants. Similarly, a poll of European Jews found that the majority of anti-Semitic incidents came from either Muslims or from the Left, where the motivation is tied to anti-Israel agitation; barely 13 percent traced it to right-wingers. Violence against Jews, moreover, is worst not in right-wing hotbeds but in places like the migrant-dominated suburbs of Paris and Sweden’s Malmo
It’s the centers of European progressivism—Paris and Berlin, for example—where Jews are urged not to wear kippah or a Star of David. And in Great Britain, it’s figures like Labour Party leader Jeremy Corbyn who have links with jihadi groups. Corbyn’s political rise constitutes for Britain’s Jews what former chief rabbi Jonathan Sacks calls “an existential crisis.” 
By contrast, in authoritarian and anti-migrant Hungary, Jews appear much safer from persecution. Even Jews who detest Viktor Orbán—scorned as a fascist in the West—credit him for making Budapest one of the safest and most welcoming cities for European Jews. The Hungarian government maintains close ties to Israel—a rarity in Europe. Orbán’s regime has also made Holocaust denial illegal, established an official Holocaust Remembrance Day, and refused to cooperate with the anti-Semitic, far-right Jobbik party."
Lire l'article complet @ City Journal (Manhattan Institute)

Lire également:
- Le déclin des communautés juives partout en Europe (Joel Kotkin)
- L'Europe Judenrein (Joel Kotkin)

samedi 10 août 2019

Biennale de Venise: le judaïsme traité d'hypocrite dans une "installation" artistique


Source: Drieu Godefridi (FB)
"Voici l'“installation” qui se découvre ces jours-ci au Palazzo Bembo, dans le cadre de la Biennale. Comme je faisais remarquer aux deux responsables présents que cette installation identifie les USA "gouape"" et Israël "hypocrite" à la misogynie et la pédophilie (sic), ils me répondent “Oui, cela peut être lu comme cela.”"

Comme d'habitude, ce type d'accusations répétées et obsessionnelles ne suscitent que de l'indifférence.  Cette oeuvre est exposée depuis le 11 mai 2019, donc depuis trois mois… grâce à l'European Cultural Centre.

mercredi 7 août 2019

Shoah: "quoi qu'on en dise, les Allemands sont quand même un peuple civilisé"

Raoul Wallenberg (Photo de son passeport, datant de juin 1944)

Imre Kertész (1929-2016), écrivain hongrois, survivant des camps de concentration et lauréat du prix Nobel de littérature en 2002:
"Hier matin, en descendant de l'autobus, je me suis arrêté devant la statue de Wallenberg.  Il y avait déjà un homme d'une bonne soixantaine d'années.  Nous vérifions qui a déposé la couronne avec un ruban bleu-blanc-rouge.  Il me demande tout de go si je sais qui était Wallenberg.  Cet homme, poursuit-il, a sauvé des dizaines de milliers de vies en 1944.  "Pourtant ce ne sont pas les Allemands qui l'ont arrêté, dit-il, alors qu'ils avaient des raisons de le faire.  Mais bon, ajoute-t-il, quoi qu'on en dise, les Allemands sont quand même un peuple civilisé."  Atterré, j'ai tout juste pu lui rétorquer que cette statue prouve le contraire; en effet, qui d'autre menaçait les vies que Wallenberg avait sauvées?  "En ce temps-là, c'était vrai, répond-il, mais depuis…"  Puis, sans se gêner et presque triomphalement, il conclut: "Ce sont les Russes qui l'ont arrêté, emmené en Sibérie et tué." - Interprétation assez originale, mais indéniablement marquée du sceau de l'époque."
Imre Kertész, Journal de Galère, traduit du hongrois par Natalia Zaremba-Huzsvai et Charles Zaremba, Actes Sud, 2010, p.p. 215-216.

Lire également (Imre Kertész):
- L'Europe baisse le pouce en ce qui concerne les juifs
- "J'assiste pour la première fois dans toute sa splendeur à la désignation d'un bouc émissaire"
- Hitler divisa "le monde entre ceux qui tuent et ceux qui sont tués ou destinés à être tués"

dimanche 4 août 2019

"Rappeler la lourde responsabilité historique de l’Eglise dans la persécution et la mise à mort d’un nombre considérable de Juifs"


Contexte: L'Eglise de Belgique diffuse sans vergogne de la propagande antisémite

Malgré communiqué du 23 mai 2018 de la Commission nationale catholique pour les relations avec le monde juif (CNCJ), qu'il faut saluer, aucune action n'a été engagée. On dirait qu'entre l'antisémitisme et la lutte contre l'antisémitisme, "antisémitisme qui tue encore aujourd’hui dans nos pays" prend toujours le dessus. (Merci à R.R.)
"La Commission nationale catholique pour les relations avec le monde juif (CNCJ) s’inquiète de la parution récente d’un livre intitulé: «Le Très-Saint Sacrement de miracle, 1370-2020. Un miracle eucharistique à Bruxelles méconnu – et son lien avec l’église Sainte-Catherine». Cet opuscule, publié sous la signature de Véronique Hargot-Deltenre par «Les Amis de Sainte-Catherine», présente de manière très détaillée le miracle eucharistique qui aurait suivi une prétendue profanation d'hosties perpétrée par des Juifs au XIVe siècle. Les vitraux de la cathédrale Saint-Michel et Gudule qui illustrent cette affaire y sont longuement commentés et illustrés. Mais l’auteur appuie sa recherche essentiellement sur les ouvrages d’auteurs anciens et manque clairement de recul critique par rapport à ceux-ci. Or la recherche historique a permis de contester sérieusement l’authenticité du miracle. En effet, même si, dès le début de l’affaire, il aurait été question d’une coloration apparue sur les hosties profanées, les premiers témoignages à cet égard apparaissent seulement trente ans plus tard (dossier établi par le doyen Jean de Saint-Géry en 1402, au nom de l’ordinaire de Cambrai) et se conforment à un schéma répété dans diverses villes d’Europe à la fin du Moyen âge. Il est particulièrement significatif que l’évêque de Cambrai, dans une sommation adressée en 1370 aux paroissiens de l’église de la Chapelle pour les forcer à restituer à la Collégiale Sainte-Gudule une partie des hosties maltraitées, ne mentionne aucunement le miracle. Quant à la culpabilité des Juifs accusés de la profanation – et qui, vraisemblablement sous la torture, auraient reconnu le sacrilège –, elle doit également être radicalement mise en doute. On sait en effet combien il était courant, à l'époque, d'accuser faussement des Juifs de profanations ou de meurtres rituels. Faut-il rappeler la lourde responsabilité historique de l’Eglise – ou du moins de certains de ses membres – dans la persécution et la mise à mort d’un nombre considérable de Juifs?

Même si l’intention, louable, de l’auteure est de nourrir la ferveur et la dévotion eucharistique, son ouvrage contribue à remettre en avant, comme parfaitement authentiques, des phénomènes hautement douteux liés à des événements qui sont, eux, malheureusement authentiques, à savoir la mise à mort, en 1370, de plusieurs Juifs bruxellois et l’expulsion d’un certain nombre de Juifs de la ville. Il faut rappeler qu’en 1977, le cardinal Joseph Suenens a fait apposer à la cathédrale de Bruxelles une plaque signalant que « … les autorités diocésaines de l’Archevêché de Malines-Bruxelles, après avoir pris connaissance des recherches historiques sur le sujet, ont attiré l’attention sur le caractère tendancieux des accusations et sur la présentation légendaire du miracle ». 
Sans doute consciente de la charge d’antisémitisme qui entoure cette affaire, Véronique Hargot tente d’en atténuer la portée, notamment dans un chapitre intitulé «Un antisémitisme dépassé». Mais sa conviction l’emporte sur la vraisemblance, et le «miracle» illustré par les vitraux de la cathédrale échappe à toute suspicion. Or, est-il vraiment «dépassé», cet antisémitisme qui tue encore aujourd’hui dans nos pays? Quelque bonnes qu’aient pu être les intentions qui ont présidé à la rédaction de ce livre, sa publication est donc gravement inopportune, car elle risque de raviver l’antique hostilité antijuive dont beaucoup de chrétiens ne sont pas débarrassés et ainsi de nourrir un antisémitisme que l’Eglise ne peut que combattre résolument."

samedi 3 août 2019

David Deutsch on "the need to preserve the legitimacy of hurting Jews, for being Jews"


Richard Landes, historien.  Extrait:
"I went to visit a twitter friend, the physicist David Deutsch [David Deutsch est un physicien israélo-britannique né à Haïfa en 1953, professeur de physique à l'université d'Oxford. Il s'est spécialisé dans le domaine de l'informatique quantique. Il est notamment connu pour l'algorithme de Deutsch-Jozsa.]. He’s writing a book about patterns of irrational thought that sabotage human creativity and progress. He has a chapter on the Jews in which identifies a pattern (he calls it “the Pattern”) concerning the Jews. The key to people’s behavior in this regard, he argues, is the need to preserve the legitimacy of hurting Jews, for being Jews. This legitimacy is much more important than actually hurting Jews. And it targets only the Jews. It is not, accordingly, either a hatred or a fear, a form of racism or prejudice in the conventional sense, even though it can lead to those feelings and attitudes. But it is actually unique. No other group can substitute for the Jews as the target whom it is legitimate to hurt. 
Now I know that I could have demanded evidence to “prove” the point (as might you of me), but I also know how vaporous the evidence for these kinds of motivations. (I think we should use scare quotes around political, or any social “science.”) Here, however, was an elegant almost mathematic formulation from a physicist, that nonetheless focused attention on what I think needs so much attention: the psychological. (Although that might be my, not his view). Still, it had an uncanny resemblance to Patterson’s point about killing. The (hopefully few) exterminationists want permission to kill; a (far more numerous) group, just wants permission to harm. They don’t even have to do it… just want it affirmed on the level of collective social emotions. 
Of course, this summary is a pale reflection of the sophistication of his thought and its implications which challenge the idea that antisemitism is a form of racism or hatred. This “Pattern,” Deutsch argues, is not merely an instance of a generic phenomena (like racism, etc.). Rather, it is
an irrational pattern of thinking about right and wrong, which targets only Jews and has no close parallels in other irrationalities or immoralities.”
(From his draft chapter which he just sent me.)
One of Deutsch’s points is that the legitimacy of harming Jews, plays a role ranging from minor to decisive in moral identity formation: “woven into the fabric of many religions, political philosophies, and national identities…”"
Lire l'article complet @ Augean Stables, le blog de Richard Landes

vendredi 2 août 2019

Journal belge évoque Gainsbourg pour dénigrer le "peuple élu" ("chouchous de Dieu") et la laideur de leur nez...


Dimitri Verhulst est un écrivain et traducteur belge flamand.  Il a publié un éditorial dans le quotidien flamand de référence De Morgen qui a provoqué l'indignation du FORUM der Joodse Organisaties, de Hans Knoop @ Joods Actueel et de Binyomin Jacobs, grand rabbin des Pays-Bas (An obscene purely anti-Semitic article published by a Belgian newspaper - Un article obscène et purement antisémite a été publié dans un quotidien belge).

Dès sa parution, une traduction a été publiée par la Plateforme Charleroi-Palestine dont la mission, comme celle de l'Association Belgo-Palestinienne Wallonie-Bruxelles, est de diffuser tout ce qui est écrit dans le monde entier contre Israël et les "sionistes". En effet les Juifs provoquent en Europe angoisse, peur, sens d'injustice, dégoût. L'indignation des honnêtes citoyens et citoyennes est immense. Cet article est l'une des manifestations de ce terrifiant mépris et de cette vieille haine.
"Il n’y a pas de terre promise. Il y a une terre volée.

En 1948, parce que Dieu a Ses favoris et qu’il sied donc que Ses élus aient leurs privilèges, les Palestiniens ont été chassés de leurs foyers au profit des petits chouchous de Dieu. Moïse l’avait bien noté, le peuple élu devait aller là et nulle part ailleurs, donc cela avait son poids, comme argument. Les Nations unies pourraient tout aussi bien abolir l’héliocentrisme. 
Serge Gainsbourg, lui-même d’une lignée d’un sang dans lequel les antisémites allaient aiguiser leurs couteaux, était laconique, à ce propos, en disant: «Être juif n’est pas une religion; pas un seul Dieu ne donnerait un nez aussi hideux à Ses créatures.»  [En fait Serge Gainsbourg n'a  pas fait référence à un nez juif hideux/laid.  La citation exacte, selon le dictionnaire des citations (Le Monde) et Ouest-France, est: "Juif, ce n'est pas une religion. Aucune religion ne fait pousser un nez comme ça" et pas "Jood-zijn is geen godsdienst; er is geen enkele God die Zijn schepsels zo’n lelijke neus zou geven", pas de nez "laid" comme l'écrit Verhulst ou nez "hideux", selon le traducteur francophone.]
Il est pénible de discuter avec des élus. Dès qu’on aborde Israël et le sort des Palestiniens, ils vous regardent comme si vous aviez souscrit personnellement à l’Holocauste, ce qui, vous concernant, est d’une inégalable absurdité et, secundo, constitue une attitude à la Calimero bien trop lisse pour vous donner envie de continuer à les opprimer. Le raisonnement est tordu: Je suis raciste parce que je dénonce le fait que 2,3 millions de Palestiniens dépendent de l’aide humanitaire et que 1,6 million d’entre eux sont sous-alimentés. Je deviens même une moitié d’Hitler quand je reste ahuri suite aux berceuses que les dirigeants mondiaux se chantent les uns aux autres, alors que, ces 17 dernières années, quelque 10 000 Palestiniens ont été assassinés.

Les balles israéliennes ne connaissent pas les dix commandements."
Lire la suite de l'article ICI et n'hésitez pas à faire un petit tour sur la Plateforme pour voir ce concentré de haine d'Israël.