Affichage des articles dont le libellé est Un autre son de cloche. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Un autre son de cloche. Afficher tous les articles

vendredi 21 février 2014

72% des Américains ont une bonne opinion d'Israël

According to Gallup's annual world affairs poll, conducted from February 6-9, 72% of Americans have a favourable view of Israel, up from 66 percent last year. The Palestinian Authority? Only 19%, surprising after all the positive press they've been receiving in the Obama Media.  Our friends the Saudis come in at 36 percent, the Egyptians at 45%.  Iran? A mere 9%, and I'm sure the feeling's mutual.

In related news, over 200 members of congress want Israeli PM Netanyahu to address a joint session when he come to the U.S. next month. (Joshua Pundit)

jeudi 15 janvier 2009

La rue, la mosquée et la télévision, Robert Redeker

Le philosophe Robert Redeker juge que les manifestations contre l'offensive israélienne à Gaza du week-end dernier étaient loin d'être pacifistes.

"(... ) Autrement dit, ces manifestations n'étaient pas des manifestations pacifistes, des manifestations de paix, mais des manifestations anti-israéliennes. Par suite, il faut les considérer comme un élément de la guerre, une prise de parti dans la guerre, un élément dans un rapport de force guerrier qui joue en faveur du Hamas. Ces manifestations sont un épisode de la guerre. Ce sont des manifestations au sein de la guerre.

Ensuite, ces manifestations, en France, se signalent par un trait nouveau, porteur d'un avenir inquiétant : elles sont issues de la rencontre de la télévision et de la mosquée. Chacun le sait : la télévision est le média chaud, hostile à la pensée élaborée, de l'émotion génératrice d'identification. Elle est souvent la seule culture des banlieues. Ici, nous avons affaire sur ce fond d'émotion à des processus d'identifications ethniques et religieuses.

L'identification avec les émeutiers de la seconde intifada produisit, on s'en souvient, une grande vague d'antisémitisme dans les banlieues hexagonales. Aujourd'hui, les manifestations sont produites par l'identification non avec les victimes, dont on ne sait pas grand-chose, mais avec les images des victimes gazaouies telles que les télévisions les déversent sur l'opinion.

Insistons sur cette notion d'image objet de l'identification, ethnique et religieuse. La télévision est un média qui empêche de comprendre les tenants et les aboutissants ainsi que les contextes, d'une part parce qu'elle est le média de l'instant, qui retient le temps dans l'instant, qui concentre toute la charge émotionnelle sur l'instant de l'image, ensuite parce que la pression de l'Audimat exclut les longues et fastidieuses, antispectaculaires, explications indispensables pour se déprendre de l'identification, se déprendre afin de comprendre. La coloration islamique de ces manifestations, le contenu émotionnel des identifications à la source de ces manifestations attestent de l'influence de l'islam, de la mosquée. La majorité des manifestants s'est exprimée dans un horizon de solidarité musulmane. Le développement de l'islam en France n'est pas étranger au succès de ces manifestations.

Nous sommes bien loin de Mai 68, qui réclamait la liberté, qui exaltait des valeurs incompatibles pour la plupart avec l'islam : hier, à des années-lumière de l'Odéon 1968, des barricades du Quartier latin, la rue française ressemblait à la rue du monde arabe en émoi, celle de l'Égypte par exemple, où d'ailleurs se déroulaient les mêmes manifestations, leurs clones, avec les mêmes drapeaux et les mêmes slogans.

Concluons. Le pacifisme ne sort pas de son impasse. Ici, il est en guerre contre Israël. Après avoir été pétainiste, il a longtemps été adossé au totalitarisme communiste ; aujourd'hui il est adossé à l'islamisme radical représenté par le Hamas.

Une question se pose : élément de la guerre au Proche-Orient, cette rencontre explosive entre la télévision et la mosquée est-elle l'acte de naissance d'une constellation destinée à durer, à peser dans l'avenir sur la vie politique française, sur de nombreux autres sujets, dont des sujets de société ? Le PCF, la LCR, le NPA, le Parti de gauche de Mélenchon lorgnent avec envie sur cet avenir qui pourrait être celui de l'islamo-gauchisme."

Texte repris du site du Figaro

mercredi 14 janvier 2009

Pas de progrès possible tant que vivra l’hydre du Hamas, Amir Taheri

"Souvent la recherche de la Vérité est la seule façon de sortir des impasses de l’Histoire. A Gaza plus qu’ailleurs, la Vérité est bien cachée !" Pierre Raiman

Amir Taheri, opposant iranien sans concession et auteur de L'Iran sous Khomeyni (Encounter books), livre quelques pistes essentielles dans le Times online du 9 janvier

Source: Dures vérités à Gaza, texte repris du blog Autour de la Liberté

Pas de progrès possible tant que vivra l’hydre du Hamas ! (extraits)

"Pour les islamistes de Gaza, la Palestine n’est qu’une partie d’une lutte religieuse mondiale et non le combat pour un état indépendant.

(...) Bien que créé officiellement en 1987, les racines du Hamas remontent aux années 30 lorsque Hadj Amin el Husseini, le Grand Mufti de Jérusalem sous le mandat britannique en Palestine. Le mufti devint l’allié d’Hitler et rêvait de voir renaître un califat islamique dont il serait le calife.

Que le Hamas se soucie bien peu de la Palestine en tant que possible Etat nation est évident si l’on se réfère à la signification du mot Hamas et à sa charte.

Hamas est l’acronyme Arabe de "Mouvement de la Résistance Islamique" une façon de signifier clairement que le mouvement ne voit pas la Palestine comme une nation, mais comme une partie de l’Oummah, la communauté des croyants. Le Hamas est le seul mouvement significatif en Palestine dont le nom ne comporte pas les mots Palestine ou Palestiniens.

Pour les idéologues du Hamas , tels que le Sheik Yassin, l’amour de la Palestine en tant que nation est une forme de "sherk" c’est-à-dire d’idolâtrie. Le Hamas considère que les nationalistes Palestiniens comme Abou Mazen sont des traîtres à l’Islam.

Pour le Hamas, la Palestine n’est qu’une partie d’une cause plus vaste et non un projet politique. Il est impossible de négocier avec une cause bénie par Dieu, particulièrement lorsqu’elle rejette la légitimité de l’existence de l’autre partie.

A l’opposé, un projet politique est susceptible d’être négocié. Parce qu’il peut s’exprimer par des mots tels que "territoires", "frontières", "sécurité", "échange de populations" ou "administration commune de certaines régions" qui peuvent avoir des solutions.

Pendant des décennies, les Palestiniens ont souffert du fait que leurs dirigeants, à commencer par le Mufti précité et jusqu’à Yasser Arafat, ont lié le problème palestinien avec de grandes rivalités de pouvoir où la Palestine n’était qu’un slogan et un prétexte.

Ce n’est qu’au cours des années 90, que la direction palestinienne, menée par le Fatah, parvint à redéfinir le conflit comme un problème territorial et non plus comme un clash de civilisation. Cette redéfinition conduisit aux accords d’Oslo et à la création d’une administration Palestinienne, une première étape vers l’établissement d’un Etat.

Le Hamas par contre récuse ce repositionnement et s’efforce de refaire de la Palestine une question religieuse dans le cadre de la lutte globale contre les "Infidèles". De nombreux Palestiniens perçoivent l’action du Hamas comme une trahison de leurs aspirations nationales. Ils ne souhaitent pas être un agneau sacrifié sur l’autel des ambitions panislamistes, comme ils le furent des ambitions panarabes au cours des années 60.

Réduire significativement le Hamas, n’est pas seulement un objectif souhaitable pour les Israéliens, mais aussi pour le peuple palestinien, particulièrement pour les habitants de Gaza, qui sont devenus les prisonniers d’un état-parti, fanatique, corrompu et incompétent.

Cependant ce n’est pas une tâche facile. Le Hamas est une hydre et comme tel il a plusieurs têtes. L’une est celle du Hamas qui s’occupe de dépenses sociales et d’éducation. Il s’est imposé en chassant ou en intimidant plus de 200 ONG, et en prenant le contrôle des cliniques et des écoles ou encore en infiltrant ces militants dans les agences internationales.

Une seconde tête est celle de l’appareil politique qui réussit à obtenir 46% des suffrages, au cours d’une des rares élections libres tenue dans les territoires Palestiniens.

Bien que cette machine politique demeure puissante, il n’est pas certain qu’elle puisse obtenir à nouveau un tel score.

Une autre tête constitue son réseau d’entreprise et de business. Au travers d’un mélange de patronages, d’intimidations et de judicieux placements, il est parvenu à contrôler l’économie de Gaza, depuis les coiffeurs, jusqu’aux ateliers de textile. Il gère aussi un système de racket et de contrebande. Mais c’est lorsqu’il expropria plus de 600 entreprises jusqu’alors contrôlée par le Fatah et le clan Arafat, que le Hamas émergea vraiment sur le plan économique.

Enfin il y a l’appareil terroriste du Hamas, une force paramilitaire de presque 20 000 hommes et femmes qui n’obéissent qu’à leur propre hiérarchie. C’est cette partie du Hamas que l’Iran s’efforce désormais de contrôler, par le biais de gens comme Khaled Meschaal, le chef du bureau politique du Hamas à Damas.

Dans le cours de l’année, les Palestiniens doivent voter pour un nouveau Parlement et un nouveau Président. Divisés entre un Hamastan à Gaza eu Fatah-land en Cisjordanie, ils n’ont a priori que peu de chances de voir aboutir un gouvernement unifié capable de mener à un état Palestinien.

Un bouleversement radical du statu quo à Gaza peut le leur permettre."

Texte original: No way forward while the Hamas hydra lives

mardi 13 janvier 2009

Israël: le droit à l'auto-défense, Miguel Castelo Branco

"Israël se défend face à des gens qui exigent purement et simplement l'extermination du peuple juif."


"Cette fois-ci, comme la dernière, l'avant-dernière, l'avant-avant-dernière et toutes les autres fois avant, Israël se défend face à des gens qui exigent purement et simplement l'extermination du peuple juif.

Tous les arguments en sens contraire, comme celui des victimes qui servent de boucliers humains par des terroristes jusqu'à celui des droits du peuple "palestinien", sont et seront utilisés comme justification à la frustration et au ressentiment qu'éprouve le monde musulman de se voir éternellement à la traîne de l'histoire.

Point final."

Texte repris du site de l'auteur: Combustões
Titre original: O direito à auto-defesa

De Gaza à Paris, la manipulation, Yves Thréard

"Car il convient de prendre ces slogans pour ce qu'ils sont : d'odieuses provocations et manipulations. Au Proche-Orient, il n'y a pas un camp du bien et un autre du mal. Mais, à Paris, la haine et le venin sont du côté des pseudo-pacifistes. Ne nous y trompons pas."

"Des milliers de musulmans ont été tués en Tchétchénie, au Darfour et ailleurs, mais on n'a pas souvenir que leur tragédie suscite en France autre chose qu'une compassion contenue. Une guerre oppose, au Proche-Orient, Israël aux islamistes du Hamas, et les passions se déchaînent ici ou là. À tel point qu'on redoute que ce conflit propage de malsains relents sur notre sol.
Parce que la France compte 600 000 juifs et quelque 6 millions de musulmans, il faudrait qu'ils épousent, pour les premiers, la cause de l'État hébreu, pour les seconds, celle des Palestiniens.

Comme s'il leur fallait être de l'un ou l'autre camp. Vision fausse, réductrice et absurde, qu'il convient de combattre sans répit.

Certes, d'importantes manifestations, surtout en faveur des Gazaouis, ont été organisées ces jours-ci. Mais elles ne résument pas l'état d'esprit majoritaire de ces Français - faut-il rappeler qu'ils portent cette nationalité ? - qui observent, non sans inquiétude, mais sans prendre parti, l'inextricable drame du Proche-Orient.

Aux pouvoirs publics, aux partis politiques, aux associations dites communautaires et aux médias d'assumer leurs responsabilités en conscience, pour éviter toute confusion des sentiments, des émotions, des opinions.

Car, chez quelques-uns, c'est vrai, là est l'occasion de cultiver un terreau de divisions pour réveiller de vieilles haines, contester l'ordre républicain ou favoriser le militantisme - l'obscurantisme - religieux.

Ceux qui servent ces desseins vont au-delà du débat de fond. On peut critiquer la politique du gouvernement israélien, les conditions de création de l'État hébreu, les méthodes d'action des Palestiniens, l'exploitation que telle ou telle organisation fait de la religion, l'attitude des autorités françaises.

On ne doit pas, en revanche, admettre que les mots perdent leur sens ou dépassent la raison. C'est le cas quand l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) parle «d'un génocide sans précédent» à Gaza sur son site Internet. C'est le cas lorsque des dévots du Hezbollah ou du Hamas défilent dans Paris au cri de "Tremblez, juifs de France". C'est le cas quand des leaders d'extrême gauche distribuent des tracts pour évoquer un "nettoyage ethnique". C'est encore le cas lorsque des intellectuels décrivent un "holocauste" en Palestine. Même Rama Yade eût été bien inspirée en évitant la "martyrisation de Gaza".

Souvent, ces messages fleurent mauvais l'antisémitisme. Ils sont pourtant relayés par de nombreux médias, images à l'appui, sans autre forme de procès. Ils n'expliquent pas les attaques enregistrées ces derniers jours contre des synagogues ou des personnes mais encouragent n'importe quelle dérive. Il faut donc les condamner. Sans ajouter d'huile sur le feu, sans céder à la généralisation, comme le font parfois des représentants juifs. Car il convient de prendre ces slogans pour ce qu'ils sont : d'odieuses provocations et manipulations. Au Proche-Orient, il n'y a pas un camp du bien et un autre du mal. Mais, à Paris, la haine et le venin sont du côté des pseudo-pacifistes. Ne nous y trompons pas."

Texte repris du site du Figaro