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vendredi 9 février 2018

La Shoah en Roumanie, une barbarie indescriptible (Rees, Kaplan, Hilberg)


Alors qu'on se focalise sur l'extermination de la population juive en Pologne, celle perpétrée en Roumanie est rarement évoquée.

Lawrence Rees, historien britannique:
"À la suite de l'invasion de l'URSS, les Roumains tuèrent plus de 100.000 Juifs sur le territoire de la Bessarabie et de la Bucovine du Nord.  La brutalité des Roumains était telle que même les Allemands se plaignirent de leur comportement.  Le général von Schobert déplorera que les Roumains n'enterrent pas les cadavres de ceux qu'ils tuaient et l'Einsatzkommando leur reprocha de ne pas organiser correctement leurs massacres." 
Robert D. Kaplan, journaliste et écrivain américain:
"In 1941 and 1942, Antonescu oversaw the deportation of 185,000 Jews from Bessarabia and the northern tip of Moldavia (also recently liberated from the Russians) to Transdniestra, were forward units of the Romanian army were setting up the only non-German-run extermination camps in Europe.  From late 1941 until the middle of 1942, in this obscure and remote theatre of the war, the Romanian army murdered every one of these people, stripping them naked, and shooting them in subzero temperatures.  On a few occasions, when soldiers were low on bullets, they shot only the adults and buried the children alive.

It was too much even for Adolf Eichmann, the SS officer in charge of carrying out the extermination of European Jewry.  In early 1942, Eichmann pleaded with Antonescu to halt the killings temporarily so that the job could be done more cleanly by Einsatzgruppen (special mobile SS murder squads) after the Nazis completed the conquest of Ukraine, which Eichmann assumed would take only a few more months.  But the Romanians were in a killing frenzy."

"The historian Raul Hilberg, who documented the Holocaust in Romania in his 1961 book, The Destruction of the European Jews, asserted that in no other country during World War II, except Germany itself, did national character play such a role in determining the fate of the Jews as in Romania."
Lawrence Rees, Holocauste, Albin Michel (voir l'article de Paul François Paoli: Holocauste, de Laurence Rees: au cœur des ténèbres @ Le Figaro Littéraire qui cite le passage ci-dessus).

Robert D. Kaplan,  Balkan Ghosts,A Journey Through History, 2005, Picador, p.p. 128-129.

mardi 19 février 2013

Un auteur roumain accusé d’antisémitisme est nominé pour le prix Nobel de littérature

Meteor: Une association d’écrivains en Moldavie aurait nommé Paul Goma, un auteur roumain accusé d’avoir écrit des textes antisémites, pour le prix Nobel de littérature. [Selon Wikipédia il vivrait en France.]

"Les revendications qui ont rendu Paul Goma célèbres ne sont que la négation de l’Holocauste, la falsification de faits historiques et d’attaques antisémites", s’offusque Iosif Belous, vice-président de l’Association des anciens prisonniers de ghettos et des camps de concentration d’Europe de l’Est. Belous a réagi à la nomination du nationaliste roumain Goma de l’Union des auteurs moldaves au prix Nobel de littérature, selon Adevarul, un quotidien basé à Bucarest.

Marco Maximillian Katz, directeur du Centre pour la surveillance et la lutte contre l’antisémitisme en Roumanie, a écrit que Goma a exprimé "un antisémitisme féroce et haineux", qui suggère que "les Juifs sont coupables de l’Holocauste".

Selon son analyse des écrits de Goma, l’auteur roumain suggérait en 2002 que le pogromme de 1940 à Dorohoi au cours duquel 53 personnes ont été assassinées était une vengeance des troupes roumaines contre les juifs et "une réponse à une agression, œil pour œil".
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"Goma’s writings have been branded antisemitic, not least because they identify Jews as the “real” oppressors; culpable for bringing communist rule to Romania. Indeed, the author of a report on the extent of antisemitism in the country published in 2002 commented: “I do not think that there exists, in the production of the cultural post-communist elite, any writings that could be compared with the tireless hate of this former dissident”. Despite such pronouncements Goma has been awarded several civic accolades including honorary citizenship of the town of Timisoara in the west of the country." (REWRITING HISTORY: Holocaust revisionism today, by David Williams)

jeudi 12 août 2010

Miron Cristea, raciste et antisémite, honoré par la banque centrale de Roumanie

"Un rapport [...] sur l'Holocauste en Roumanie accuse Miron Cristea d'avoir "démonisé les juifs" et prôné leur déportation. [...] au total 270.000 juifs roumains et ukrainiens sont morts dans les territoires administrés par Bucarest entre 1940 et 1944, tandis que 25.000 tziganes ont été déportés, dont la moitié ont péri."

"Le devoir du Chrétien est d'abord de s'aimer lui-même et de veiller à la satisfaction de ses besoins. Ce n'est qu'ensuite qu'il peut aider son voisin [...].  Pour quelle raison ne nous debarrasserions-nous pas de ces parasites [les Juifs] qui sucent le sang du Roumain chrétien?  C'est logique et saint de prendre des mesures contre eux." (Time)

"Dans un rapport envoyé à Londres, l'ambassadeur britannique indiqua que "Rien ne pouvait l'empêcher de parler d'autre chose que du problème juif." (Wikipédia)

Cette décision est regrettable car encore de nos jours la communauté Rom fait l'objet de terribles discriminations en Roumanie - et l'Union européenne semble impuissante à y mettre un terme.

BUCAREST (AFP/EJP)---La Banque centrale de Roumanie (BNR) a défendu sa décision d'émettre une monnaie commémorative à l'effigie d'un ancien patriarche orthodoxe aux vues antisémites, à l'origine de vives critiques de la part du Musée de l'Holocauste de Washington.

"La BNR a souhaité marquer les 125 ans depuis la création de l'Eglise orthodoxe roumaine en émettant une série de cinq monnaies en argent" portant les effigies des cinq patriarches l'ayant dirigée entre 1925 et 2007, a déclaré le gouverneur Mugur Isarescu lors d'une conférence de presse.

mardi 30 juin 2009

Des étudiants en médecine roumains achètent des os de victimes de la Shoah

"L’Américain a demandé aux étudiants s’ils ne pensaient pas que ce qu’ils faisaient était abominable. Ils ont répondu : "Non, car nous ne prenons que les os des Juifs de la fosse commune". Ils ont également raconté que l’argent donné en échange permettait aux travailleurs du cimetière de creuser, de déterrer les os et de les nettoyer."

Horreur à l’Université de médecine en Roumanie

Des étudiants en médecine [!!!!] en Roumanie achètent, pour leurs recherches, des os et des crânes humains qui proviendraient d’une fosse commune juive de la période de la Shoah, située dans le village Podu Iloaiei, à Iasi, au nord-est de la Roumanie.

Ce scandale a été découvert tout à fait par hasard. Ce sont les étudiants, eux-mêmes, qui ont raconté à un Juif américain résidant à Iasi, d’où venaient les os, ajoutant que chaque os était acheté à 40 dollars. Le Juif américain a de suite averti le centre rabbinique européen.

L’Américain a demandé aux étudiants s’ils ne pensaient pas que ce qu’ils faisaient était abominable. Ils ont répondu : "Non, car nous ne prenons que les os des Juifs de la fosse commune". Ils ont également raconté que l’argent donné en échange permettait aux travailleurs du cimetière de creuser, de déterrer les os et de les nettoyer. Ces étudiants font partie de la grande université de médecine GR.T. Popa, dans laquelle étudient également près de 50 Juifs, pour la plupart Israéliens.

Un étudiant israélien a déclaré qu’au début de l’année des annonces de ventes d’os sont placardées sur les tableaux d’affichages, au même titre que des annonces pour la vente de voitures.

Le Rabbin Arié Goldberg, vice directeur général du centre rabbinique européen, a déclaré : "Traiter ainsi les os d’un être humain est immoral. Le souvenir de ceux qui ont été tués doit être préservé honorablement et notre but est de faire en sorte que cela en soit ainsi. Nous allons tout faire pour arrêter cette abomination !"

Source: Israel Magazine

Medical students suspected of buying Jewish bones from a cemetery in Romania

Photo: fosse commune de victimes de la Shoah à Podu Iloaiei, un village près de Iasi (Centre rabbinique européen)