jeudi 15 juillet 2010

Portugal-Iran: le Portugal convoque l'ambassadeur d'Israël en poste à Lisbonne

Le ministère portugais des Affaires étrangères a annoncé la convocation de l'ambassadeur d'Israël, Ehoud Gol, suite aux déclarations critiques de ce dernier en raison de la visite officielle à Lisbonne du ministre iranien des Affaires étrangères.

Ehoud Gol a déclaré aux médias portugais : "il est très surprenant et décevant que quelques pays européens agissent en contradiction avec les décisions prises par l'Union européenne". Selon Gol, cette invitation peut être interprétée comme un message envoyé à Téhéran. Le ministre portugais des Affaires étrangères, Luis Amado [photo], reçoit aujourd'hui ses homologues iranien et turc [celui-ci est passé à la télévision portugaise où il a eu tout le loisir de critiquer Israël]. (Guysen)
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Le Portugal est considéré comme l'un des pays européens les plus hostiles à Israël: "Invité à se prononcer sur ce que certains ont décrit comme une cassure est-ouest par rapport à Israël à l'intérieur de l'Union européenne, le plus grand nombre partisans d'Israël se trouvant en Europe centrale ou orientale: la République tchèque, la Pologne, la Hongrie, la Roumanie, la Slovaquie, la Bulgarie, et les pays les plus critiques se trouvant en Europe occidentale - l'Irlande, la Suède, le Portugal, la Belgique, la Grèce, Mladenov a dit que la raison que pour les pays en Europe centrale et orientale qui ont émergé du communisme, les relations avec Israël étaient nouvelles."

mercredi 14 juillet 2010

Antisémitisme en Allemagne: l'alliance néo-nazis/musulmans inquiète les autorités

"Pendant un match de football en avril, les supporters de SV Mügeln-Ablass 09, un club régional du land de la Saxe orientale, scandèrent "un arbre, une corde, le cou d'un Juif" et "nous construisons un métro de Jérusalem à Auschwitz" jusqu'à ce que le match soit arrêté."

"Les Allemands disent: les étrangers dehors.  Pourquoi ne pourrions-nous pas dire: les Juifs dehors?" (fillette musulmane de 10-11 ans)

Lire également: La 'question palestinienne' et le sentiment d'unité nationale allemand

Sources: Spiegel (Anti-Semitic Alliance - The Shared Extremism of Neo-Nazis and Migrant Youth) via Islam in Europe

Following an anti-Semitic attack in Hanover, German authorities have identified a new source of anti-Semitic hatred in Germany: young migrants from Muslim families. The ideological alliance has officials concerned. [...]

Until now, attacks on Jews, Jewish institutions and Jewish symbols have almost always been committed by right-wing extremist groups. In the first quarter of 2010 alone, the German Interior Ministry documented 183 anti-Semitic offences committed by right-wing radicals, including graffiti, inflammatory propaganda and physical violence.  The stone-throwing incident in Hanover, however, has finally forced the authorities to take a closer look at a group of offenders that, though largely overlooked until now, is no less motivated by anti-Zionist sentiments: adolescents and young adults from an immigrant community who are influenced by Islamist ideas and are prepared to commit acts of violence.

An informal and accidental alliance has been developing for some time between neo-Nazis and some members of a group they would normally despise: Muslim immigrants. The two groups seem to share vaguely similar anti-Semitic ideologies.

Right-wing extremists and Islamists, says Heinz Fromm, the president of the German domestic intelligence agency, the Federal Office for the Protection of the Constitution (BfV), are united by "a common bogeyman: Israel and the Jews as a whole." While German right-wing extremists cultivate a "more or less obvious racist anti-Semitism," says Fromm, the Islamists are "oriented toward the Israeli-Palestinian conflict" and support "anti-Zionist ideological positions, which can also have anti-Jewish and anti-Semitic overtones." Both extremist movements, says Fromm, "ascribe extraordinary political power to Israel and the Jews, and their goal is to fight this power."

Une revue nomme Jérusalem la meilleure ville d'Afrique et du Moyen-Orient

Le magazine "Travel and Leisure" a effectué un sondage auprès de ses lecteurs en vue du classement des meilleures villes en Afrique et au Moyen-Orient. Critères retenus: visite de monuments et nature, culture et arts, restaurants et nourriture, population, shopping et prix. Jérusalem est classée première, suivie de Cape Town et de Tel Aviv en troisième place.

Magazine names Jerusalem best Africa Middle East city (Globes)

"Travel and Leisure" magazine's readers chose the city based on: sights, culture and arts, restaurants and food, people, shopping and value.  "Travel and Leisure" magazine has named Jerusalem as the best city in Africa and the Middle East.  Readers were asked to respond to a questionnaire which ranked cities according to sights, culture and arts, restaurants and food, people, shopping and value. This was the first time that the city received such a ranking since 2000.

Cape Town was ranked in second place and Tel Aviv in third place.

Jerusalem mayor Nir Barkat welcomed the announcement and said that he continues to implement his vision of bringing 10 million tourists a year to the city, up from the current 2 million tourists per year.

Dessin par Carlos Cabral, Bar à Tel Aviv, (ALL RIGHTS RESERVED ©2009, RICARDO CABRAL- Edições Asa ii -Leya) - Israel Sketchbook - Ricardo Cabral, un dessinateur portugais en Israël

mardi 13 juillet 2010

Tourmenter les Juifs est devenu un sport en Angleterre, par Richard Landes

Historiquement, le problème c'est que les Britanniques (et les Européens en général) n'ont jamais payé un prix trop élevé pour avoir tourmenté les Juifs (Jew-baiting). Mais les choses ont changé. Tourmenter les Juifs est devenu une sorte de sport en Angleterre - et les Britanniques alimentent le monstre - l'islam radical - qui les dévore.  Mais ça a un prix. 

The Hidden Costs of Jew-Baiting in England, par Richard Landes (texte repris de Augean Stables, le blog de l'auteur)  Jew-baiting has become something of a sport in England, as Brits feed the monster — radical Islam — that devours them.

London is an amazing place, full of vitality, intensity, foreign tourists and residents, a patchwork of pluralism. Talk to the average person, and nothing seems amiss: this cab driver, having driven in London for 40 years, sees no significant change in the neighborhoods he travels through; this financier sees no signs of intimidation; this shopper, this tavern-hopper, this man on the bus, lives in an interesting and relatively normal world. A superficial walk through the [Regent’s] park gives the distinct sense of normality.

But talk to the Jews, and you get a different story. The International Association of Jewish Lawyers and Jurists held a conference here this week. The topic: Democratic and Legal Norms in an Age of Terror. Panels discussed everything from the Goldstone Report, to the BDS (Boycott, Divestment, Sanctions) movement, to “universal jurisdiction” (lawfare against Israelis brought in foreign courts). Here, in the Khalili Lecture Theatre of the SOAS (School for Oriental and African Studies), Jewish lawyers discussed a grim reality whose only public appearance on an everyday basis is the drumbeat of calumny that a boisterous elite — NGOs, journalists, academics — rain down on Israel.

Perhaps the most startling of the sessions concerned the BDS movement. Jonathan Rynhold, from the BESA Center at Bar Ilan, and Anthony Julius, author of Trials of the Diaspora: A History of Anti-Semitism in England, both presented a picture of British anti-Zionist activity whose intellectual and moral foundations were profoundly irrational, a dogmatic will to stigmatize and destroy Israel that responded to no argument about proportion (what about other places?) or reason (you make no moral demands of the Palestinians). And behind that lies a much weightier volume of negative feeling, a kind of unthinking animosity that expressed itself in its most banal form when a woman explained to Julius: “We all know why the Jews are hated: you marry among yourselves and live in ghettos like Golders Green and Vienna [sic].” In so doing, she put her finger on the most widespread subtext for hostility to Jews – “they think they’re the chosen people.”

Ancien ministre libanais Wiam Wahhab: "J'aime les Allemands parce qu'ils haïssent les Juifs et les ont brûlés"

"Je soutiens l'Allemagne en politique et le Brésil en foot. J'aime comment les Brésiliens jouent. Mais j'aime les Allemands parce qu'ils haïssent les Juifs et les ont brûlés."

Source: MEMRIVoir la vidéo sous-titrée en français sur le site de MEMRI TV

Ci-dessous des extraits d'une interview de l'ancien ministre libanais Wiam Wahhab, diffusée sur la chaîne libanaise satellitaire Al-Jadid/New TV le 4 juillet 2010.

Wiam Wahhab : L'ONU croit-elle pouvoir être l'outil des Etats-Unis et d'Israël et se servir du Tribunal international pour détruire le Liban, avec notre bénédiction ?! Le croit-elle vraiment ? S'imaginent-ils que les choses demeureront telles quelles du Litani au Sud, alors qu'ici le pays sera détruit et livré à la guerre civile ?!

Interviewer : Une seconde, c.-à-d. que si le verdict du Tribunal international mène à la guerre civile, comme vous dites, la FINUL sera en danger ?

Wiam Wahhab : C'est mon avis. Ce n'est pas que je veux commettre des attentats contre la FINUL. Mais je pense que la FINUL sera en danger.

Interviewer : Vous êtes pour qui (dans la Coupe du monde) ?

La 'question palestinienne' et le sentiment d'unité nationale allemand

"La 'soi-disant 'question juive' était autrefois le fil non-partisan qu'unissait les Allemands, aujourd'hui, c'est la 'question palestinienne' qui leur procure un sentiment d'unité nationale".

Contexte:
- Les organisations juives allemandes condamnent le vote anti-israélien du Bundestag
- Le Centre Wiesenthal dénonce l'hypocrisie du vote anti-israélien du Bundestag
- German concern at rare anti-Israel vote (Jewish Chronicle)

Consensus au Bundestag sur la 'question palestinienne' aux dépens d'Israël

Source: Judeosphere (German Parliamentarians Discover The One Issue That Can Unite Them (go ahead, guess which one…)

La semaine dernière, le Bundestag (le parlement allemand) a adopté à l'unanimité une motion exigeant qu'Israël mette fin au blocus de la bande de Gaza, en précisant toutefois que la contrebande d'armes vers Gaza et les tirs de roquettes contre Israël doivent également cesser.

Nonobstant la position audacieuse dont les parlementaires ont fait preuve en précisant que les tirs de roquettes sur les civils israéliens sont répréhensibles (merci, l'Allemagne!), les associations juives ont protesté contre le caractère unilatéral de la résolution et ont fait remarquer qu'elle ne comportait aucune mention de l'agitation antisémite menée par le Hamas, de sa gestion anti-démocratique de la bande de Gaza, ni du rôle joué par la Turquie dans le récent incident de la flottille.

C'est la première fois, aussi loin que l'on s'en souvienne, que les partis représentés au Bundestag ont adopté une résolution à l'unanimité. Un fait qui 'a pas échappé au chroniquer juif allemand Henryk Broder qui a écrit un commentaire cinglant dans Der Spiegel  (Einigkeit und Recht und Gaza). Comme le décrit Broder, les parlementaires allemands se sont réjouis de cette manifestation d'unité sans précédent. (Les idéologues de gauche et de droite font cause commune contre Israël ? Comme c'est étonnant !) Rainer Stinner du Parti libéral-démocrate (centre droit) a déclaré que la résolution unanime représentait une nouvelle "politique étrangère et de sécurité commune allemande". ( Oui et, comme on sait, ça se termine toujours bien.)

lundi 12 juillet 2010

L'ambassadeur de France au Liban assiste aux obsèques du mentor du Hezbollah

"Que l'entité sioniste cesse d'exister." (volonté exprimée avant sa mort par le Cheikh Mohammad Hussein Fadlallah, chef spirituel du Hezbollah)

Contexte:
- La disparition d’un homme honorable [le Sheik Fadlallah, chef du clergé shiite au Liban], Frances Guy
- L'ambassadrice de G.B. au Liban admirait l'ayatollah du Hezbollah
- Mort et dernières volontés d'un 'cerveau' palestinien et d'un 'savant' libanais
- Britain's ambassador gushes admiration for a godfather of terror, Melanie Phillips

The Guardian est revenu sur l'épisode du "panégyrique" malséant, quand on sait que le défunt était un apologiste intrépide du terrorisme, en général, et du Hezbollah, en particulier, et qu’il prônait ouvertement la disparition de l’Etat d’Israël" (M. Macina), publié sur le site du Foreign and Commonwealth Office par l'ambassadrice de Grande-Bretagne au Liban (Hague censors Foreign Office blog praising dead Hezbollah mentor).  Le journaliste rappelle - ce que l'ambassadrice semble ne pas avoir su - que Fadlallah était "un religieux farouchement anti-américain et un mentor pour le mouvement libanais Hezbollah" et cite Yigal Palmor, porte-parole du ministère des Affaires étrangères israélien: "Le Cheikh Fadlallah était derrière des prises d'otages, d'attentats-suicides et d'autres types de violence gratuite, mais l'ambassadrice Guy a dit qu'il était un homme de paix [...]."

Le ministre des Affaires étrangères William Hague a fait retirer le post et l'ambassadrice n'a pas assisté aux obsèques - se faisant représenter par un deuxième secrétaire de l'ambassade.  Par contre, ajoute le Guardian, les ambassadeurs de France et d'Italie étaient présents pour rendre un ultime hommage au chef spirituel du Hezbollah.