mardi 31 juillet 2018

L'Allemagne semble à nouveau se livrer à l'antisémitisme


Victor Davis Hanson, historien militaire américain:
Every 20 to 50 years in Germany, things start unraveling. Germans feel aggrieved. Ideas and movements gyrate wildly between far left and far right extremes. And the Germans finally find consensus in a sense of victimhood paradoxically expressed as national chauvinism. Germany’s neighbors in 1870, 1914, 1939—and increasingly in the present—usually bear the brunt of this national meltdown. […]

Germany has always had a “Jewish Problem.” In the late nineteenth-century, German academics became obsessed with pseudo-research about eugenics and racial purity—which often led to talk of both Aryan purity and crass anti-Semitism that played out in the real world with disastrous results during the Holocaust. After World War II, Germany tried to make amends through introspection, some reparations, and the subsidized sales of military supplies to Israel. Yet Germany seems to once again be embracing anti-Semitism quite aside from its fierce opposition to Israel. Dieter Graumann, the president of the Central Council of Jews in Germany, has warned of the present climate: “These are the worst times since the Nazi era. On the streets, you hear things like ‘the Jews should be gassed,’ ‘the Jews should be burned.’ We haven’t had that in Germany for decades. Anyone saying those slogans isn’t criticizing Israeli politics, it’s just pure hatred against Jews: nothing else.”

In response to the growing hatred, Felix Klein, Germany’s newly appointed special envoy entrusted by the Merkel government with addressing the nation’s growing anti-Semitism—much of it the result of the influx of Muslims—recently shrugged it off, simply pointing out that more and more Jews are leaving Germany: “It is quite understandable that those who are scared for the safety of their children would consider leaving.” […]

In a perfect world, Germany would address its frustrations through introspection. After all, no one forced Berlin to take in over a million problematic refugees from the Middle East. No one forced it to export goods on easy credit to leveraged buyers who visibly lived far above their means. No one forced it to renege on its NATO defense promises and responsibilities. No one forced it to have a long and catastrophic history with the Jewish people. And no one forces it to expect perpetual U.S. military protection while continually setting record trade surpluses.

Despite the long postwar history of U.S.-German friendship, and despite Germany’s financial and economic power, the country is becoming psychologically isolated, if not unhinged. While Germans broadcast their anti-Americanism, they seem oblivious that Americans may likewise be tiring of German petulance.  
If we are entering yet another historical period of dangerous German resentment, the ensuing result will bode ill for everyone involved.
lire l'article complet @ Hoover Institution

Pour en savoir plus sur l'historien Victor Davis Hanson veuillez consulter Wikipedia et Hoover Institution (en anglais).

Lire également:
- En cas d'attaque Israël ne doit pas compter sur l'Allemagne, selon Mathias Döpfer, PDG d'Axel Springer, le plus important groupe de presse allemand

- L’Allemagne merkelienne, passager clandestin de l’Occident - OTAN, relations commerciales avec la Chine, énergie : Berlin se désolidarise de ses alliés, par Philippe Fabry @ Causeur

lundi 30 juillet 2018

La revue Kairos dans le viseur de la Ligue belge contre l’antisémitisme


Via La Capitale:
Dans notre journal de ce 12 juillet, nous parlions d’un article de la revue indépendante Kairos qui s’intéresse à la librairie Filigranes et plus particulièrement aux conditions de travail d’un certain nombre d’employés, qui souffrent d’un management autoritaire, de conditions de travail éprouvantes physiquement et moralement. D’autres anciens travailleurs de Filigranes nous ont donné des témoignages similaires à ceux recueillis par Kairos.

Mis au courant de notre publication, Joël Rubinfeld, président de la Ligue belge contre l’antisémitisme (LBCA), a contacté La Capitale. Il souhaite réagir non sur le sujet principal de l’article de Kairos («que quelqu’un critique la façon de gérer d’un chef d’entreprise, cela ne me regarde pas»), mais sur des propos du journaliste de Kairos qui pour lui sont problématiques. 
L’auteur évoque dans Kairos une affaire qui, en 2015, avait fait polémique. Marc Filipson, patron de Filigranes, avait invité le polémiste français Éric Zemmour à la librairie, comme il le fait pour d’autres auteurs. Vu certains propos de Zemmour, notamment sur la population musulmane, cette décision avait suscité un tollé chez des politiques et au sein de la société civile. Finalement, Marc Filipson avait annulé l’événement, allant tout de même au Cercle de Lorraine pour présenter Eric Zemmour, et invitant ce dernier plus tard à une galette des rois, à Filigranes.

C’est là que le journaliste de Kairos écrit: «Mais la cupidité, ou l’âme commerçante, a tout de même ses limites, et on se demanderait s’il n’y a pas là quelques prédilections pour la Kippa plutôt que la Burka. Zemmour, donc, mais pas Dieudonné.» Ensuite, le journaliste continue sur le sujet des invités de Filigranes, parlant de Nabila. «Quelqu’un nous a signalé cet article et vraiment, ça nous gêne. Pourquoi évoquer la confession de quelqu’un alors que l’on parle de management? Ça arrive comme un cheveu dans la soupe. C’est suspect. On insiste sur le fait que M. Filipson aime vendre, ça rappelle le champ sémantique du juif et de l’argent, qu’on retrouve dans l’extrême gauche», tient à déclarer Joël Rubinfeld.
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vendredi 27 juillet 2018

Mike Pence condamne les agressions anti-juives en Europe


Times of Israel:
Le vice-président américain Mike Pence a condamné jeudi l’augmentation des violences antisémites en Europe, déplorant le fait qu’il a été conseillé aux juifs français et allemands de ne pas s’identifier publiquement comme juifs. 
Lors d’une conférence ministérielle de trois jours sur la liberté religieuse au département d’État, M. Pence a relevé une série d’agressions violentes contre des cibles juives au cours des dernières années, notamment la fusillade dans une école à Toulouse en 2012 et l’attaque terroriste de 2016 dans un supermarché casher de Paris.

«Le monde a vu avec horreur ces attaques contre le peuple juif», a dit M. Pence.
«En France et en Allemagne, la situation s’est tellement détériorée que les chefs religieux juifs ont déconseillé à leurs fidèles de porter la kippa en public de peur d’être violemment attaqués, et dans de trop nombreux cas, c’est exactement ce qui s’est passé». […]
La France et l’Allemagne sont les deux pays européens où ces phénomènes sont les plus répandus, selon l’ONG de surveillance [ADL]. […] 
Pence a fait remarquer jeudi que certains des Juifs de France sont des survivants de la Shoah, et ont vécu la résurgence de l’antisémitisme au cours de leur vie. Il devait faire référence à Mireille Knoll, une octogénaire juive assassinée à son domicile. 
«Il est frappant de penser qu’au cours de la vie même de certains Juifs français – les mêmes Juifs français qui ont été forcés par les nazis de porter sur leurs vêtements des signes juifs identifiables – certaines de ces mêmes personnes sont maintenant enjointes par les responsables démocratiques de ne pas porter de vêtements juifs identifiables», a-t-il déclaré. «Ces actes de violence, de haine et d’antisémitisme doivent cesser.»
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jeudi 26 juillet 2018

Le Hamas, ce voisin meurtrier qui exige qu’Israël lui donne une arme


Levez le blocus, exhorte le groupe terroriste palestinien, afin que nous puissions vous exterminer
David Horovitz @ Times of Israel:
Le Hamas, une organisation terroriste islamiste meurtrière, a pris le contrôle par la force de la bande de Gaza en 2007, évinçant l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas lors d’un coup d’État sanglant. 
Israël s’était retiré unilatéralement deux ans plus tôt sur les lignes officiellement non contestées d’avant 1967 – évacuant 7 000 à 8 000 civils et retirant l’armée. 
Depuis lors, le Hamas a rendu la vie aussi infernale pour Israël que possible – en lançant des milliers de roquettes sans discernement sur Israël, en creusant des tunnels sous la frontière, en tuant et blessant des soldats à la clôture de la frontière, en effectuant des attentats suicides et autres actes de terrorisme, et plus récemment en faisant voler des engins incendiaires – cerfs-volants et ballons – de l’autre côté de la frontière pour brûler nos terres. 
Pendant ce temps, dans sa charte directrice et dans les discours et la propagande de ses dirigeants, il est dit à tous ceux qui veulent bien entendre qu’il est déterminé à détruire Israël, que les Juifs n’ont pas le droit d’être ici – ou ailleurs d’ailleurs – et que, tôt ou tard, il nous exterminera. 
Il se plaint aussi à qui veut bien l’entendre du blocus qu’Israël (et l’Egypte) impose(nt) sur le territoire qu’il contrôle. Si nous ne levons pas ce blocus, il menace de nous attaquer. 
Si nous levons ce blocus, il est évident que le Hamas introduira immédiatement plus d’armes pour poursuivre son objectif déclaré de nous détruire. 
Néanmoins, et c’est assez étonnant, divers organes de l’ONU, des organisations de défense des droits de l’homme, des présidents turcs, des politiciens suédois et irlandais, des dirigeants de l’opposition britannique, des candidats à la présidence américaine et d’autres experts font valoir qu’Israël devrait effectivement assouplir les restrictions d’accès qu’il impose à Gaza, c’est-à-dire qu’Israël devrait effectivement coopérer à l’orchestration prévue de sa propre destruction.
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mercredi 25 juillet 2018

Israël se tourne vers l'Europe de l'Est, Orban trouve un appui en Netanyahou



Cyrille Bret @ Atlantico:
"Le Premier ministre Netanyahou a pour but explicite de proposer aux membres du groupe du Višegrad (Tchéquie, Slovaquie, Hongrie et Pologne) de tenir leur prochain sommet à Jérusalem. Sa stratégique est-orientale vise à réunir ainsi plusieurs membres essentiels de l’Union européenne autour de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël.

Pour le gouvernement Netanyahou, cela constituerait une victoire symbolique dans la mesure où l’implantation de l’ambassade américaine à Jérusalem a suscité l’opposition de l’Union européenne. Pour les gouvernements du Groupe de Visegrad, un rapprochement avec Israël présenterait plusieurs avantages : d’une part, les dédouaner des accusations d’antisémitisme et de xénophobie à leur encontre, d’autre part, développer les liens avec une économie innovante, des marchés financiers alternatifs à ceux de l’Europe et avec une main-d’œuvre très qualifiée, sans compter l’inscription dans l’espace de la méditerranée orientale. Avec le développement (encore à confirmer) d’une relation forte entre Israël et le V4, celui-ci gagnerait encore en notabilité."
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mardi 24 juillet 2018

Le seul parti gauchiste européen qui aime Israël...


Avant d'entrer de devenir premier Ministre, le dirigeant de Syriza, Alexis Tsipras, a appelé à expulser l'ambassadeur d'Israël et à fermer les ports grecs aux navires transportant des armes américaines à destination d'Israël; en tant que Premier ministre, il a choisi d'intensifier les relations entre deux pays.

Via The Wall Street Journal:
Turkey’s Rise Sparks New Friendship Between Israel and Greece - Greece’s leftist Syriza party ditches its antagonism toward Israel and cooperates with Netanyahu’s government as Ankara asserts power in region
It’s hard to find a better example of how geopolitical realities trump ideology than the blossoming friendship between Israel and Greece.

As the leader of Greece’s leftist Syriza party before gaining office in 2015, Prime Minister Alexis Tsipras called to expel Israel’s ambassador and close Greek ports to U.S. arms shipments heading to Israel.

Syriza’s leftist allies in Europe still demonize Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu and his right-wing government. Many of them back the boycott, sanctions and disinvestment campaign against Israel.  
Not Mr. Tsipras—who intensified cooperation with Israel instead. The leaders of Israel, Greece and Cyprus are holding regular trilateral summits—the fourth was in May—and the Israeli air force uses Greek airspace for training. The three countries, plus Egypt, are jointly developing the eastern Mediterranean’s natural-gas reserves.

The key reason for all this: Turkey. 
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vendredi 20 juillet 2018

Bertold Brecht sur l'accession d'Hitler au pouvoir



Bertold Brecht (1898-1956), auteur dramatique allemand:
"Les événements historiques sont imprévisibles.  Le peintre en bâtiment [Hitler] arrivera au pouvoir non seulement à la suite d'un coup d'Etat, mais aussi par voie légale.  Comme son parti était devenu soudain le plus grand de tous, c'était à lui que revenait, selon la loi, le soin de former le gouvernement.   
Le peuple était complètement désorienté. Beaucoup de gens votèrent pour l'ennemi de la démocratie parce qu'ils étaient démocrates.  Et puis, il y avait ces nombreux mécontents qui éprouvaient des griefs envers certains partis, c'est-à-dire envers les partis existants, et qui voyaient dans le parti du peintre un parti qui n'avait pas encore gouverné et qui, par conséquent, n'était pas encore passé par l'épreuve de l'échec.

Les veaux, mécontents de leurs tondeurs, de leurs valets d'étable et de leurs bergers décidèrent d'essayer une fois les services du boucher."
Unübersehbarkeit geschichtlicher Ereignisse, in Bertold Brecht, Gesammelte Werke, tome 20, p. 181. Repris du catalogue de l'exposition Paris-Berlin 1900-1933, 1978, Centre Pompidou, p. 574.