samedi 31 mars 2018

En ces temps d'usurpation généralisée, une pensée pour Bernard Lazare, premier défenseur d'Alfred Dreyfus

PHILITT, revue de philosophie et de littérature:
Bernard Lazare
En ces temps d'usurpation généralisée, une pensée pour Bernard Lazare, premier défenseur d'Alfred Dreyfus. Cet avocat et journaliste a pris le risque de défendre un officier français de confession juive accusé d'espionnage et de trahison alors que toute l'institution militaire était contre lui et que même une personnalité comme Jaurès était persuadée, au départ, de sa culpabilité. C'est dans l'isolement le plus total et face à une opinion profondément hostile que Bernard Lazare a organisé la défense Dreyfus. C'était un temps où l'antisémitisme était profondément ancré dans les mentalités, notamment à travers des journaux influents comme La libre parole de Drumont ou L'Action française de Maurras. Bernard Lazare était littéralement seul contre tous. De la réhabilitation de Dreyfus, il ne tira aucune gloire, les politiques se chargèrent de se l'approprier. Voilà ce que l'on est en droit d'appeler le courage.

Matthieu Giroux, Souverainiste dostoïevskien. Rédacteur en chef de PHILITT:

Notre Jeunesse de Charles Péguy: une apologie de Bernard Lazare
Charles Péguy publie Notre Jeunesse en 1910 pour répondre aux nationalistes qui remettent en question l’authenticité de son dreyfusisme. Occasion pour le gérant des Cahiers de la Quinzaine de rendre hommage à son maître Bernard Lazare, premier défenseur d’Alfred Dreyfus et garant de la mystique républicaine.
«Je ferai le portrait de Bernard-Lazare. Il avait, indéniablement, des parties de saint, de sainteté. Et quand je parle de saint, je ne suis pas suspect de parler par métaphore.» Lorsque Péguy offre dans Notre Jeunesse (1910) une apologie de Bernard Lazare, mort sept ans plus tôt, c’est son inconditionnelle fidélité de cœur qui émeut. Pour Péguy, Bernard Lazare est littéralement un saint, un prophète. Il incarne l’exemplarité du dreyfusisme, son origine même. Il est celui avec qui tout commence, celui qui figure le temporellement spirituel, le garant de l’authentique mystique républicaine.

Lorsque Mathieu Dreyfus vient lui rendre visite en 1894, Bernard Lazare accepte d’organiser la défense de son frère Alfred. Il se consacre corps et âme à la tâche et publie en novembre 1896 un mémoire intitulé L’Affaire Dreyfus – Une erreur judiciaire. Péguy salue le courage indéfectible de cet homme qui a pris le risque d’être le premier. Car défier le pouvoir et l’institution militaire pour défendre un Juif accusé de trahison relève bel et bien de l’héroïsme. Son engagement pour Dreyfus lui a d’ailleurs coûté sa carrière de journaliste. Son honneur spirituel l’a conduit à une chute temporelle. «[…] l’affaire Dreyfus lui collait aux épaules comme une chape inexpiable. Suspect partout, solitaire surtout dans son propre parti. Pas un journal, pas une revue n’acceptait, ne tolérait sa signature», raconte Péguy.

C’est parce que Bernard Lazare est resté imperméable aux intrigues temporelles qu’il fut un héros, le premier des héros que le dreyfusisme a engendré. Des héros qui ont toujours rejeté les récupérations politiques de la deuxième Affaire et qui sont demeurés fidèles à la mystique des débuts. Péguy attribue même à Bernard Lazare la paternité spirituelle des Cahiers de la Quinzaine. «Je ne parle pas des Cahiers, dont il demeure l’ami intérieur, l’inspirateur secret, je dirai très volontiers, et très exactement, le patron», estime-t-il.

Péguy déplore plus que tout la mort de cet homme qui a su montrer la voie mais ne comprend que trop bien le silence qui entoure sa mémoire. «Il vécut et mourut pour eux comme un martyr. Il fut un prophète. Il était donc juste qu’on l’ensevelît prématurément dans le silence et dans l’oubli. Dans un silence fait. Dans un oubli concerté», écrit-il. Tel est donc le destin posthume de Bernard Lazare : un silence proportionnel à son mérite. Paradoxalement, seul Édouard Drumont directeur de La Libre Parole et auteur de La France juive évoquera le nom de Bernard Lazare dans les années qui suivirent l’Affaire Dreyfus.  [...]

Cette fidélité de Péguy envers Bernard Lazare équivaut à une fidélité envers le dreyfusisme. Bernard Lazare est synonyme de dreyfusisme. Qui est fidèle au premier est fidèle au second. Fidèle d’une «fidélité éternelle» car spirituelle. Pour Péguy, la fidélité mystique qui anime son maître trouve son origine dans le sentiment d’appartenance au peuple d’Israël. «Pas un sentiment, pas une pensée, pas l’ombre d’une passion qui ne fût tendue, qui ne fût commandée par un commandement vieux de cinquante siècle […] un cœur dévoré de feu, du feu de sa race, consumé du feu de son peuple; le feu au cœur, une tête ardente, et le charbon ardent sur la lèvre prophète.»
Lire l'article complet @ PHILITT

vendredi 30 mars 2018

L'antisémitisme fait de la résistance (Parti travailliste britannique)

L'un des blogs politiques britanniques les plus influents Guido Fawkes rapporte depuis longtemps les positions anti-sémites/anti-sionistes de membres du Parti travailliste (Labour), notamment celles de son leader Jeremy Corbyn.  Hier le site a publié un Tweet d'une certaine Marianne Tellier, secrétaire de la branche du Labour à Sheffield, dans lequel elle tourne en dérision le slogan nazi "Arbeit Macht Frei" qui était apposé à l'entrée des camps de concentration et des camps d'extermination, notamment Auschwitz, Dachau, Gross-Rosen, Sachsenhausen, et à la prison de la Gestapo de Theresienstadt en République tchèque.

Le parti vient de la suspendre.  L'article de Guido a suscité beaucoup d'intérêt et près de 4000 commentaires.  Évidemment sur Twitter Marianne Tellier revendique le droit de... critiquer Israël.

Décidemment l'antisémitisme fait de la résistance comme l'évoque le titre de l'article de Guido - zéro est le nombre de jours sans antisémitisme depuis le dernier indicent antisémite au Labour.  Clair, n'est-ce pas?

"Marianne Tellier is a Labour branch secretary in Sheffield. She posted this on Twitter as her party’s latest anti-Semitism scandal raged. She has now been suspended. Pockets…"

Auschwitz


Alexis Lacroix: La tolérance pour l'antisémitisme salonard d'un Paul Morand insultant les Israéliens après la victoire de 1967


Alexis Lacroix est directeur délégué de la rédaction de L'Express. Il est l'auteur de J'accuse: 1898-2018, Permanences de l'antisémitisme (éd. de L'Observatoire, 2018).  Alexis Lacroix est interviewé par Aziliz Le Corre pour Figaro Vox:
Alors qu'Antoine Gallimard a suspendu la publication des pamphlets de Céline, que Maurras a été retiré de la liste des commémorations de l'année 2018, l'élu à la mairie de Paris, Alexandre Vesperini, veut débaptiser une rue au nom du philosophe Alain, pour les propos antisémites tenus dans son journal. Faut-il vraiment tout interdire?

Je ne pense pas, non, qu'il faille tout interdire! Mais, de grâce, tenons compte du contexte - nous sortons à peine, avec la marche blanche, d'une longue glaciation de l'esprit, qui a duré près de vingt ans, et au cours de laquelle l'antisémitisme a été obstinément dédramatisé.

Bien sûr, punir rétrospectivement le grand républicain qu'a été Alain, alias Emile Chartier, n'est sans doute pas une cause prioritaire, mais enfin… Moi qui apprécie le grand professeur et le maître à vivre, je suis quand même effondré par ce que nous venons d'apprendre. Et puis, je n'éprouve aucune empathie pour ces gens qui se délectent de la prose convulsée de tel écrivain collabo et qui tiennent leur dilection pour le comble du chic. Je ne vois pas pourquoi on devrait avoir, à tout prendre, plus de tolérance pour l'antisémitisme salonard d'un Paul Morand insultant les Israéliens après la victoire de 1967, que pour les jurons d'une «caillera».
Lire l'entretien complet @ Figaro Vox

jeudi 29 mars 2018

La population juive de France en forte baisse (moins 40.000 en 13 ans, selon le Parlement européen)

Un document, rédigé par Magdalena Pasikowska-Schnass et Anja Radjenovic du Service de recherche pour les députés du Parlement Européenne, "à l'attention des Membres et du personnel du Parlement européen comme documentation de référence pour les aider dans leur travail parlementaire" avertit que la "population juive d’Europe a diminué au cours des dernières décennies, et [que] de plus en plus d’actes antisémites et de violences à l’encontre de personnes juives ont eu lieu dans l’Union ces dernières années." Antonio Tajani, l'actuel Président du Parlement européen avait, dans un discours prononcé en 2017, attiré l'attention sur "le déclin inquiétant de la population juive en Europe".
Les communautés juives dans l’Union européenne
La population juive d’Europe a diminué au cours des dernières décennies, et de plus en plus d’actes antisémites et de violences à l’encontre de personnes juives ont eu lieu dans l’Union ces dernières années. Pour défendre ses valeurs, notamment le respect des minorités, l’Union européenne entreprend et finance des actions destinées à lutter contre l’antisémitisme. 
Diminution de la population juive  
La population juive dans l’Union européenne a diminué. Elle est passée d’environ 1,12 million en 2009 à 1,08 million en 2015, bien qu’il soit difficile de fournir des données précises, certains pays ne collectant pas les données ethniques.

En France, où elle est la plus nombreuse de l’Union, la population juive a diminué, passant de 500.000 personnes en 2002 à 460.000 personnes en 2015. Cette tendance est due en premier lieu à l’émigration vers Israël, qui s’est intensifiée ces dernières années, en raison notamment des actes de harcèlement, des discriminations et des crimes de haine dont sont victimes les personnes juives.

Intensification de la violence à l’égard des juifs  
Il y a plusieurs siècles, les juifs étaient persécutés en tant que minorité religieuse. Au siècle passé, toutefois, la croyance selon laquelle ils représentaient une menace pour l’État a été l’un des éléments déclencheurs de l’Holocauste. Aujourd’hui, les juifs sont pris pour cible principalement en raison des événements au Proche-Orient, même si certains sentiments antisémites sont également liés à l’Holocauste. Selon un rapport publié en 2015 par l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne, les principaux responsables d’actes antisémites sont les néonazis, les sympathisants d’extrême-droite ou d’extrême-gauche, les fondamentalistes musulmans et les jeunes.

Le rapport indique que le comportement antisémite se caractérise avant tout par le déni et la banalisation de l’Holocauste, la glorification du passé nazi, un antisémitisme résultant des lois sur la restitution des biens et un sentiment de haine causé par les politiques israéliennes. Il prend la forme de violences verbales et physiques, de menaces, d’insultes envers les juifs qui se rendent à la synagogue, d’actes de harcèlement à l’encontre des rabbins, d’attaques répétées à l’encontre des juifs qui portent des symboles de leur religion, de discours haineux, de cas de harcèlement à caractère antisémite dans les écoles et de dommages sur des biens matériels, notamment des incendies.

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a encouragé les juifs de France à venir en Israël après la tuerie qui a pris pour cible les clients d’un supermarché casher à Paris en janvier 2015, quatre ans après l’attaque meurtrière perpétrée contre une école juive à Toulouse. De nombreux juifs envisagent de suivre son conseil, même si certains finissent par revenir.

Dans le cadre d’une étude de 2013 sur l’antisémitisme menée dans huit États membres de l’Union européenne, 21 % des personnes interrogées ont indiqué avoir subi des violences verbales ou physiques ou avoir été harcelées parce qu’elles étaient juives. Il est probable que les chiffres ne reflètent pas la réalité, puisque76 % des victimes de crimes de haine antisémites ne signalent pas ces attaques.
lire le rapport en entier et consulter les hyper-liens

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Joël Rubinfeld de la Ligue Belge contre l'Antisémitisme: "Notre génération représentera la dernière génération d'une communauté juive européenne significative"

Les terroristes du Bataclan disaient "Tiens espèce de sale juif’!" avant d'assassiner (Véronique Chemla)

Federico Zeri: La culture juive "fut, pendant des siècles, le sel et le levain de la vieille Europe"

Le triste sort des anciennes synagogues en Europe devenues des piscines, magasins, commissariats de police 

Le HuffPost publie Pierre Piccinin enseignant belge obsédé par la mafia sioniste et le lobby juif international .  Celui-ci a écrit sans que son hiérarchie intervienne:
"Si 4 enfants juifs méritent une minute de silence, les enfants palestiniens méritent qu'on se taise à jamais... faites passer ce message qu'il arrive aux juifs."

"Attaqué, une fois de plus, lâchement, par la mafia sioniste, je n'ai pas peur. Et un jour la peur changera de camp et ce sont eux qui en auront à rendre des comptes."

mardi 27 mars 2018

Taguieff: "La page raciste de la judéophobie a été tournée"

Pierre-André Taguieff, historien des idées, philosophe et politologue:
"La page raciste de la judéophobie a été tournée. Nous sommes passés à sa page antiraciste, ou pseudo-antiraciste. Dans ce cadre, les juifs sont assimilés polémiquement non seulement à des racistes mais à des nazis. C’est là la grande inversion victimaire, permettant de présenter les Palestiniens comme les nouveaux juifs et les Israéliens comme les nouveaux nazis. La nazification des juifs en tant que sionistes est au cœur de la propagande antisioniste.

Cette opération de propagande mensongère est liée à une transformation de la rhétorique judéophobe: l’islamisation croissante du discours antijuif et des mobilisations antijuives. Pour comprendre cette islamisation, qui fait que le vieil antijudaïsme chrétien est aujourd’hui un archaïsme, il faut percevoir et reconnaître le dynamisme international de l’islamisme sous ses différentes formes (Frères musulmans, salafisme séparatiste, salafisme jihadiste). Dans ce cadre de réflexion, l’affaire n’est plus franco-française, au sens où nous n’avons pas à chercher des origines proprement françaises de la nouvelle judéophobie. Celle-ci, telle qu’on l’observe en France, est seulement un cas particulier d’une grande vague judéophobe internationale.

Après l’orchestration d’un antisémitisme mondial par la propagande soviétique du début des années 1950 jusqu’au début des années 1980, nous sommes entrés dans une phase où le principal foyer de la haine antijuive est le monde musulman, et plus précisément les mouvances islamistes de l’islam mondial. À la fin des années 1980, avant même la chute de l’URSS, au moment où la première Intifada est lancée et le Hamas créé, la nouvelle judéophobie est centrée non plus seulement sur la nazification des juifs, mais sur l’islamisation des discours d’accusation. Des accusations traditionnelles que l’islam tranquille avait oubliées, et que des idéologues du djihad comme Sayyid Qutb ou le Palestinien Abdallah Azzam, le maître à penser des fondateurs d’Al-Qaida, ont réveillées et réinterprétées, notamment en termes conspirationnistes. 
Les islamistes, qu’ils soient à visage souriant comme Tariq Ramadan ou à visage terroriste, reprennent des passages du Coran interprétés de telle ou telle façon, ou des hadîths qui font autorité dans la tradition musulmane, pour montrer que les juifs sont des comploteurs, des lâches, des traîtres, et sont par nature des ennemis de l’islam. Le juif n’est alors plus l’ennemi de la chrétienté, comme il l’a longtemps été. Il est devenu l’ennemi mondial de l’islam. C’est ce discours d’accusation qui, aujourd’hui, se diffuse massivement sur les réseaux sociaux."
Lire l'article complet @ Revue des Deux Mondes, Être juif en France, (Décembre 2017-Janvier 2018)

A propos de Tariq Ramadan:
Ce que pense Justin Vaïsse, le 'stratège du Quai d'Orsay', de Tariq Ramadan et d'Yussuf Al-Qaradawi

lundi 26 mars 2018

Simone Veil était "totalement sans illusions" sur la résurgence de l'antisémitisme


Simone Veil et le judaïsme, entretien avec Marceline Loridan-Ivens et Dominique Schnapper réalisé par Valérie Toranian:

Revue des Deux Mondes: Faut-il s'inquiéter de la résurgence de l'antisémitisme?

Marceline Loridan-Ivens: Je m'en inquiète beaucoup. L'antisémitisme, il y en avait encore après la guerre en 1945, il existe aujourd'hui sous une autre forme, un antisémitisme d'origine arabo-musulmane. Je suis comme Simone: je reste totalement sans illusions.

Dominique Schnapper: La République est protectrice de toutes les minorités. Mais l'idéal républicain et le civisme sont affaiblis. Des gens sont morts pour assurer la société riche et protectrice dans laquelle nous vivons, mais les nouvelles générations n'en ont pas conscience. La résurgence de l'antisémitisme traduit l'affaiblissement de l'idéal et des pratiques civiques.
Revue des Deux Mondes, Être juif en France, (Décembre 2017-Janvier 2018)

samedi 24 mars 2018

"Notre génération représentera la dernière génération d'une communauté juive européenne significative" (Ligue Belge contre l'Antisémitisme)

En anglais: Ours will be the last significant generation of European Jews


Joël Rubinfeld, président de la Ligue Belge contre l'Antisémitisme (LBCA), a participé au 6ème Forum international de lutte contre l’antisémitisme qui s'est tenu à Jérusalem du 19 au 21 mars 2018. A son retour en Belgique, M. Rubinfeld a accordé une interview à Radio Judaïca (Bruxelles). Voici la transcription de ses déclarations:
"Les quelques jours que j'ai passés en Israël n'ont pas modifié mon optimisme ou mon pessimisme sur la question et mon analyse de la situation.  Disons que je suis un pessimiste qui se bat.  Je crains en tout cas - et j'espère sincèrement me tromper - que notre génération représentera, dans les livres d'histoire, la dernière génération d'une communauté juive européenne significative.  Dans 30 ans, dans 40 ans ou dans 50 ans, il y aura encore, bien entendu, des Juifs en Europe mais beaucoup moins qu'aujourd'hui.

Je crains que la communauté juive européenne va suivre le process de, par exemple, la communauté juive de Turquie, ou de la communauté juive d'Afrique du Sud.  Une communauté qui il y a 30, 40 ou 50 ans était une communauté dynamique, florissante et qui aujourd'hui est une communauté qui s'éteint.

Nous nous battons à la Ligue Belge Contre l'Antisémitisme et dans toutes ces organisations qui étaient présentes pour essayer de conjurer ce destin-là, d'infléchir sur l'avenir. Mais seules nous n'y arriverons pas et tant qu'il n'y a pas une prise conscience, notamment au niveau des gouvernements et des autres communautés qui constituent la société nationale, tant qu'il n'y aura pas, si vous voulez, une union sacrée pour lutter contre le fléau de l'antisémitisme, je pense que ça ne va pas s'arranger.

Radio Judaïca audio du 23 mars "L'avenir des Juifs en Belgique?"