samedi 15 novembre 2014

Autriche: antisémitisme dans une école privée gérée par l'Arabie saoudite

Le programme d'une école privée à Vienne, gérée par le gouvernement saoudien, propose un salmigondis d'antisémitisme, de haine des Israéliens et de thèses conspirationnistes (auxquelles, par ailleurs, de nombreux musulmans adhèrent). On y apprend que "la franc-maçonnerie est une association juive, secrète et subversive, dont le but est la domination mondiale". Un enseignement de grande qualité...

Source: The Local

Vienna’s Saudi School - a private school for Islamic immigrants from Saudi Arabia and the Middle East - is under review by the city council after allegations that it is teaching conspiracy theories and anti-Semitism.

A reporter from News magazine got hold of a copy of a school history textbook which is said to contain "a smorgasbord of conspiracy theories and incitement against Jews, Israelis and divergent trends in Islam".

News commissioned a translation of the book from Arabic - which has sentences like “the Freemasons were a secret, subversive Jewish organization, which aimed to secure Jewish control of the world".

The school has now been asked to provide certified German translations of all its teaching materials by the end of the year.

The Saudi School is run by the Saudi government and is not a religious institution. All lessons are taught in Arabic and follow the Saudi curriculum. However, the school must still comply with statutes set by the Austrian Education Ministry, and anti-semitism and incitement is against Austrian law.

vendredi 14 novembre 2014

Valérie Pécresse s'adonne à l'indignation sélective et à l'Israël-bashing

Comme toujours excellent - SIL @ Extrême Centre: La Grande Muraille de Judée-Samarie


Dans la série ‘les Hébreux sont nuls’, puisqu’il faut tout faire à leur place, voici ma solution à l’épineux problème de la clôture de sécurité israélienne qui fait tant couler d’encre, ou de mauvais de jus de cervelle, tout ça parce que les responsables de l’Etat Hébreu refusent de voir couler le sang de leurs civils.

Par conséquent, messieurs, si vous voulez faire accepter cette clôture anti-barbarie-djihadiste par la communauté internationale, mais aussi par la (très soudainement décevante) Valérie Pecresse…  Il vous suffit d’en faire une attraction touristique à destination des générations futures, de bâtir l’une des merveilles du monde libre et civilisé. Imitez donc la muraille de Chine, elle aussi destinée en son temps à protéger le royaume chinois des barbares. Bref! Ne vous contentez pas d’un simple mur, faites plutôt dans le grandiose, quelque chose que l’on pourra contempler depuis l’espace…

Une belle muraille sur laquelle on pourra promener Valérie et ses amis, mais aussi les députés communistes et leurs camarades qui reconnaîtront le 28 novembre qui vient l’existence du ‘Palestan’, le prochain Etat Djihadiste du Levant….

Sun Tsil

jeudi 13 novembre 2014

Gazaouis contre Sahraouis: fais ce que je dis, pas ce que je fais

"Evoquons également la construction, toujours par le Maroc, de «murs de protection», du même genre que ceux reprochés à Israël, d’une longueur totale de 2.720 km, lourdement armés, isolant la partie du Sahara occidental revendiquée par le Maroc. "

Jean-Louis Chollet @ Boulevard Voltaire relève l'habituel "Deux Poids Deux Mesures" de la part de l'Europe, soit "fais ce que je dis, pas ce que je fais":

La Suède vient de reconnaître la Palestine et tente de faire jurisprudence en Europe. On apprend aujourd’hui que les élus socialistes français souhaitent suivre l’exemple.

Le peuple marocain doit se réjouir! On se souvient, en effet, qu’il supporte inconditionnellement le peuple gazaoui pour lequel Mohamed VI, en juillet, a fait un don généreux de cinq millions de dollars (quatre millions d’euros). Chez les Marocains, lors de l’opération de protection du peuple israélien «Dôme d’acier», rares étaient les dissonances, les sujets de Sa Majesté (que Dieu l’ait en sa sainte garde) conspuaient Israël avec une application et parfois une hargne révélatrices de leur aversion pour les «juifs colonisateurs». Véhémentes critiques, sur les réseaux sociaux, dans les pages des journaux, sur les chaînes de télévision, portées par ce peuple d’Afrique du Nord qui ne trouve aucune excuse à ce peuple israélien, selon eux, colonisateur fasciste et belliqueux, accusé d’un génocide qui dépasse de loin tout ce que le monde moderne a pu connaître, coupable de surcroît de s’approprier des terres ne lui appartenant pas.

Dans l’opinion marocaine, la tendance a toujours été claire: le peuple palestinien a droit à son autodétermination, à sa liberté, à sa terre, à son Hezbollah et à son Hamas, même si l’histoire nous apprend qu’il n’est pas l’héritier naturel de ce territoire. Le «vil» peuple d’Israël – qui serait autrement légitime à en prétendre l’héritage – colonise outrageusement d’un côté et, de l’autre, cherche à l’exterminer avec ses « lâches et coupables » militaires.

Cette allégeance n’est pas nouvelle. Déjà, il y a douze ans à Rabat, une manifestation monstre de soutien à la Palestine rassemblait plus d’un million de personnes. On l’aura compris, le peuple marocain est un fervent défenseur du droit à l’autodétermination des peuples, légitimes à se constituer en État.

D’un autre côté, le royaume chérifien se comporte en véritable colonisateur s’agissant du Sahara occidental – anciennement espagnol – en refusant l’autodétermination au peuple sahraoui. [...]

Enfin, sur la forme, évoquons également la construction, toujours par le Maroc, de «murs de protection», du même genre que ceux reprochés à Israël, d’une longueur totale de 2.720 km, lourdement armés, isolant la partie du Sahara occidental revendiquée par le Maroc. Ajoutons à cela le peuplement artificiel du Sahara occidental à «marche forcée» par des populations marocaines déplacées pour influer sur les résultat du référendum sur l’autodétermination du peuple sahraoui, dont la tenue, depuis près de trente ans, est systématiquement ajournée par le gouvernement marocain. En clair, s’agissant de la Palestine, le Maroc reproche à Israël de faire ce que lui-même entreprend au Sahara occidental.

mercredi 12 novembre 2014

L'alerte des Français qui rejoignent Israël, par Ivan Rioufol

On peut se demander combien de journalistes français juifs, de la grande presse, oseraient défendre Israël comme le fait Ivan Rioufol... 

Passer quelques jours en Israël, comme je le fais actuellement, c’est aller à la rencontre d’un pays en guerre permanente contre l’islam radical.

Le Hamas, qui tient Gaza, est l’ennemi déclaré de la jeune nation occidentale. Le but de cette organisation islamiste, inscrit dans sa charte, est en effet de faire disparaître Israël de la carte. Pourtant, c’est elle que rejoignent de plus en plus de Français juifs, qui représentent la troisième communauté dans le monde. Paradoxalement, c’est en France qu’ils s’estiment en insécurité, à cause de la montée de l’islamisme. En 2014, ils seront 7000 à avoir fait leur aliya, c’est-à-dire le retour en Israël. En 2012, ils étaient moins de 2000. Les 10.000 départs pourraient être atteints rapidement. La France est devenue le premier pays d’émigration vers Israël, devant la Russie, l’Ukraine, les Etats-Unis. Un organisme comme le KKL, qui avait initialement pour seule vocation de planter des arbres sur des terres arides, s’emploie à enraciner de nouveaux migrants. Reste la question: pourquoi ces Français rejoignent-ils un pays sur le qui-vive et dont 20% de la population est constituée de musulmans, contre 10 % en France? Réponse: parce qu’Israël ne laisse rien passer à l’islam radical.

Ce phénomène d’émigration croissante est une alerte adressée à la France. L’exode souligne la faiblesse de l’Etat devant le totalitarisme islamique apporté dans les soutes de l’immigration musulmane. Or, trop de responsables n’osent regarder cette menace en face, de peur d’être accusés d’islamophobie ou de froisser le généreux allié du Qatar, au jeu si trouble.

Une intifada de basse intensité - la troisième - a lieu actuellement en Israël, avec ses échauffourées, ses attentats, parfois ses morts. Mais les rues de Tel Aviv, d’où j’écris ce lundi, ou de Jérusalem les ignorent. La population ne présente aucun signe d’inquiétude. La raison en est simple : les autorités n’ont aucun d’état d’âme pour désigner l’islam radical comme l’adversaire et pour le combattre par la force. Comme l’explique par exemple Yaïr Shamir, ministre de l’agriculture: "Nous avons posé des limites que les islamistes ne peuvent franchir". L’islam a ses mosquées, ses écoles, ses traditions. Mais aucune atteinte à la cohésion de la société n’est tolérée. Tout n’est pas à reprendre d'Israël, qui ne sépare pas la religion de l’Etat. Mais sa fermeté face au nazislamisme est à suivre. Les chrétiens en sont, partout dans le monde, les premières victimes.

L'article a suscité 300 commentaires qui méritent également d'être lus.

mardi 11 novembre 2014

L’Union européenne ou le cortège des aveugles, par Raphaël Draï

Raphael Draï pose la "question", mais nous tous connaissons la réponse.

Federica Mogherini avec
Yasser Arafat
Au fur et à mesure des semaines, c’est une véritable offensive que l’on voit se mettre en place contre l’Etat d’Israël afin de lui imposer une solution impliquant la création d’un Etat palestinien et la division de Jérusalem. Cette offensive comporte deux volets principaux : faire régner l’insécurité dans toute la cité, ce que l’on appelle à présent «la bataille de Jérusalem», d’une part, et d’autre part, inciter nombre de parlements étrangers, principalement ceux de l’Union Européenne, parmi lesquels et désormais le Parlement français, à voter des résolutions allant dans ce sens.

Et ces derniers jours, Federica Mogherini, en visite en Moyen Orient affirmait que toute l’Union Européenne appuyait cette initiative. Il s’agit alors de savoir, si face à une telle menace, unique dans l’histoire contemporaine – 28 états ligués contre un seul – la communauté juive de France, se contentera du rôle de spectatrice impuissante et sidérée.

Car cette initiative unanimiste qui se prévaut du droit international le plus contraignant en constitue la violation la plus manifeste.  Depuis quand, dans un conflit entre deux entités politiques, une pareille ingérence se justifie-t-elle? Est-ce la vocation des parlements nationaux de s’en faire les instruments, chacun ayant ses raisons, ses prétextes ou ses alibis?

En France, l’initiative a été activée au Sénat et à l’Assemblée nationale, répétons-le, par des parlementaires dits «frondeurs», écologistes ou du Front de gauche. Une coalition anti-Hollande et anti-Valls où l’écologie se dévoie auprès de ce qu’il reste du communisme à la française, nostalgique d’un stalinisme qui ne connaissait que la force, le mensonge et la terreur, tandis que des socialistes impuissants à régler les problèmes de toutes sortes qui se posent à leur pays se lancent impunément dans cette diplomatie de la canonnière d’un nouveau genre.

samedi 1 novembre 2014

Grèce: le Mémorial de l'Holocauste profané

Le Mémorial de l'Holocause d'Athènes a été vandalisé dans la nuit de jeudi à vendredi, a-t-on appris au bureau central de la communauté juive en Grèce, apparemment par une organisation antisémite, "Méandres des Nationalistes", qui a laissé ses symboles sur le monument.  Le monument situé dans le centre d'Athènes a été recouvert de graffitis bleus sur lesquels on peut lire le nom de l'organisation et d'un méandre, symbole nationaliste issu de la Grèce antique.

Le ministère des Affaires étrangères a "fermement" condamné la profanation du Mémorial. "Ceci est un acte barbare qui touche l'histoire, non seulement de la communauté juive, mais de toute la nation grecque qui respecte et honore la mémoire des dizaines de milliers de Juifs grecs tragiquement tués dans les camps de concentration", a déclaré dans le communiqué le ministre, Evangelos Venizelos.

Mémorial aux Juifs massacrés en 1506 vandalisé à Lisbonne (assimilés à Ebola)

Quel est le monument le plus vandalisé à Lisbonne?  C'est le mémorial en hommage aux victimes des émeutes anti-juives de 1506. Inauguré en 2008, il vient d'être à nouveau vandalisé.

Un tag "Ebola" y a été inscrit, en référence au virus meurtrier.  Juif = bacille? Pour Hitler: «Le juif est l'asticot d'un corps en corruption, une pestilence, pire que la peste noire d'autrefois; c'est un porteur de bacilles de la pire espèce, l'éternel champignon diviseur («Spaltpilz» ou schizophylle commun) de l'humanité, le frelon fainéant qui s'introduit chez les autres, l'araignée qui suce lentement le sang des peuples, une bande de rats qui se combattent jusqu'au sang, le parasite dans le corps des autres peuples, le parasite typique, un pique-assiette, qui va se multipliant comme un microbe nuisible, la sangsue éternelle, le parasite des peuples, le vampire des peuples.» (Mein Kampf)

Le massacre:
"Hérésie! hérésie! détruisez ce peuple abominable!"
"C’est pendant cette épidémie [de peste] que surviennent deux incidents. La nuit du 17 avril 1506, une dénonciation amène des magistrats municipaux dans une maison de Lisbonne. Ils y trouvent, autour d’une table, une vingtaine de nouveaux chrétiens en train de célébrer le Seder, la Pâque juive. Seize personnes sont arrêtées; les autres s’échappent par les toits. Deux jours plus tard, les prisonniers sont libérés sur ordre du roi. Le peuple juge la décision scandaleuse. Les rumeurs vont bon train: leur liberté, dit-on, a été obtenue grâce à des pots-de-vin et à l’influence de personnes haut placées. Les nouveaux chrétiens, répètent certains à voix haute dans les rues de Lisbonne, doivent périr sur le bûcher.

Le dimanche 19 avril survient un autre événement beaucoup plus grave. Deux jours auparavant, quelqu’un aurait vu des étoiles dorées jaillir d’un crucifix serti de cristal dans la chapelle du couvent de São Domingos. Dès que la nouvelle se répand, des centaines de personnes, dont beaucoup de femmes, se rassemblent dans l’église. Parmi ceux qui viennent contempler le prodige, il y a des nouveaux chrétiens. L’un d’eux fait remarquer que la croix, un bout de bois en vérité, ne saurait accomplir des prodiges. L’homme est aussitôt roué de coups et traîné dehors. On l’achève sur le parvis de l’église. Son corps déchiqueté, ainsi que celui d’un de ses frères qui essayait de lui venir en aider, est brûlé sur-le-champ par la populace.
Le massacre qui s’ensuit n’est pas spontané. Il est organisé et dirigé par les Dominicains. L’un d’eux, du haut de la chaire, lance de violentes diatribes contre les juifs. Au cri de "Hérésie! hérésie! détruisez ce peuple abominable!", d’autres lancent des appels au meurtre et se ruent sur la foule en empoignant des crucifix. Les effets ne se font pas attendre. Des centaines de personnes se répandent dans les rues de Lisbonne et tuent tous les nouveaux chrétiens, hommes, femmes et enfants, que le malheur a mis sur leur passage. Les uns sont égorgés, les autres lacérés à coup de poignard. On saisit les nourrissons par les pieds, et on leur fracasse la tête contre les murs.