Hans von Tschammer und Osten, ministre des Sports du IIIe Reich: "Le sport allemand est fait pour les Aryens" et "la direction de la jeunesse allemande appartient tout entière aux Aryens et non aux Juifs" (9.5.1933). "Chaque athlète allemand doit participer volontairement au renforcement de la puissance militaire du peuple allemand" (30.4.1933).
Première partie de la traduction d'un article paru dans le magazine flamand Joods Actueel le 2.8.2012 - Peter Marino du Gatestone Institute fait référence à l'article de Joods Actueel (Olympic Silence: The Anti-Semitic Past of the IOC) qui est, malheureusement, demeuré largement ignoré en Europe! Pour lire la deuxième partie de l'article cliquer ICI.
C'est grâce à la détermination du comte belge Henri de Baillet-Latour qu'Adolf Hitler a eu ses "Nazi Games". [Voir: CIO: en 1940 le comte Henri de Baillet-Latour déplorait les méfaits des Juifs .]
Le président actuel du Comité International Olympique (CIO) le comte Jacques Rogge n'est pas le premier président belge du CIO. De 1925 à 1942, Henri de Baillet-Latour a eu le privilège de présider aux destinés du CIO. Il reste un personnage controversé du fait de ses relations troubles avec l'Allemagne nazie, mais il est méconnu du public. Et pour cause.
Le comte Henri voit le jour en 1876 dans une vieille famille aristocratique belge. Son père, Ferdinand de Baillet-Latour, était gouverneur de la province d'Anvers. Après avoir fréquenté l'Université Catholique de Louvain, le jeune comte se lance dans la carrière diplomatique où il réussit fort bien. Il atteint l'immortalité en 1923 lorsqu'il est nommé président du Comité olympique belge, un poste qu'il occupera jusqu'à sa mort en 1942. Baillet-Latour était un cavalier accompli.
C'est grâce aux Jeux olympiques d'été d'Anvers en 1920 que ses talents d'organisateur lui valent une certaine notoriété dans le monde olympique. Les Jeux se sont déroulés dans des conditions particulièrement défavorables: le temps de préparation est très court et la situation politique en Belgique, après la Première Guerre mondiale, est difficile. C'est tout naturellement qu'il est désigné pour succéder à Pierre de Coubertin comme président du Comité international olympique.
Et les événements prennent un tour méchant ...
En 1933, les nazis prennent le pouvoir et Adolf Hitler devient chancelier de l'Allemagne. Ce qui semble occuper les esprits du président Baillet-Latour et des membres CIO c'est d'avoir l'adhésion d'Hitler pour que les Jeux aient lieu en Allemagne conformément à la décision prise en 1931. Alors que, compte tenu des circonstances, on aurait pu croire que la sinistre idéologie nazie constituerait leur principale source d'inquiétude. Il est peu probable qu'ils n'aient pas été pleinement conscients du fait que l'esprit internationaliste des Jeux olympiques ne figurait pas en bonne place sur l'échelle de valeurs du Führer allemand et du nombre toujours croissant de ses supporters.
Bien avant 1936, les athlètes juifs avaient été exclus de clubs et associations sportives. En 1935, les lois anti-juives de Nuremberg pour la protection du sang allemand et de l'honneur allemand avaient été promulguées. Le Musée de l'Holocauste à Washington qualifie les Jeux de 1936 de "Jeux nazis" car ils furent un extraordinaire outil de propagande pour le Troisième Reich. Depuis trois ans des nouvelles alarmantes venaient d'Allemagne: le camp de concentration de Dachau avait été ouvert en 1933 [en 1936 il y avait déjà plus d'une vingtaine de camps de concentration en activité, où l'on enfermait surtout les opposants politiques. Le sinistre camp de concentration de Sachenshausen ouvre en juillet 1936 et est bientôt dirigé par le sinistre Karl-Otto Koch]. Les commerçants juifs étaient boycottés. Les Juifs avaient été exclus de la fonction publique. A partir de 1933, ils n'étaient plus autorisés à enseigner et avaient été privés du droit de réunion et de liberté d'expression. La stérilisation des personnes handicapées était devenue légalement possible. Baillet-Latour devait être au courant de ces développements terrifiants mais ça ne semble pas l'avoir perturbé.
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| A partir de la gauche: trois champions olympiques Birger Ruud, Sven Eriksson et Reidar Andersen, Henri de Baillet-Latour et Karl Ritter von Halt, qui en faisant le salut nazi démontre clairement la politisation et la nazification des Jeux. (Source) |













