lundi 26 mars 2012

Un Français sur quatre exprime des opinions antisémites

Une étude réalisée par l’Anti-Defamation League dans dix pays européens révèle la persistance de préjugés antisémites multiséculaires chez des millions d’Européens, notamment en France. "Des attitudes antisémites dans dix pays européens restent à "des niveaux très inquiétants", selon un nouveau sondage de l'Anti-Defamation League (ADL) publié le 20 mars, avec de larges pans de la population souscrivant à notions antisémites classiques telles que les Juifs ont trop de pouvoir dans les affaires, sont plus loyaux envers Israël qu'envers leur propre pays, ou "parlent trop" au sujet de ce qui s'est passé pendant l'Holocauste."   Il faut évidemment se réjouir que la majorité des Français n'expriment pas de sentiments antisémites, mais néanmoins déplorer que l'antisémitisme est en hausse constante.  Voir également: L'antisémitisme en Europe atteint des "niveaux très inquiétants".

24% (contre 20% en 2009) des Français interrogés ont répondu positivement à au moins trois des quatre questions suivantes:
1. les Juifs sont plus loyaux envers Israël qu'envers la France.
2. les Juifs ont trop de pouvoir dans le monde des affaires
3. les Juifs ont trop de pouvoir sur les marchés financiers internationaux
4. les Juifs parlent encore trop de l’Holocauste.

Le détail est affligeant:
- 45% pensent que "les Juifs sont plus loyaux envers Israël qu'envers la France" - contre 38% en 2009 et 39% en 2007.

- 35% ont répondu que "les Juifs ont trop de pouvoir dans le monde des affaires" - contre 33% en 2009 et 28% en 2007. 

- 29% estiment que "les Juifs ont trop de pouvoir sur les marchés financiers internationaux" - contre 27% en 2009 et 28% en 2007.

- 35% estiment que "les Juifs parlent trop de l’Holocauste" - contre 33% en 2009 et 40 % en 2007.


La marge d’erreur est +/- 4.43 et +/- 4.85.


ADL Survey In Ten European Countries Finds Anti-Semitism At Disturbingly High Levels

4 commentaires :

Anonyme a dit…

je pensais que ca depasserait les 50%. au moin pour l'holocauste.

Anonyme a dit…

Je ne vois pas ce qu'il y a d'affligeant.

Si 45% des français pensent que les Juifs sont plus loyaux envers Israel qu'envers la France, c'est que l'attachement des Juifs a Israel est perceptible.

Philosémitisme -qui emet de plus en plus de commentaires inadaptés dans les articles qu'il publie- aurait sans doute préféré que les Juifs montrent une totale indifférence vis a vis d'Israel et que les sondés soient de ce fait 0% a répondre oui a cette question ?

Si philo juge affligeante la réponse des sondés, alors ca veut dire qu'il estime que les Juifs ne font pas de différence entre la france et israel...ce qui serait affligeant.

Soyons plutot fiers que pour les Juifs, Israel passe avant tout.

Bon, je pourrais continuer ainsi avec au moins une autre question, mais comme je sais que philosémitisme va deja me censurer pour oser exprimer une opinion contraire au point de vue établi et seul autorisé, alors j'arrete là.

Anonyme a dit…

Mais les juifs n'ont pas assez de pouvoir pour influer sur la connerie des autres.

Gilles-Michel DEHARBE a dit…

Tant d'attachement du plus grand nombre de Juifs vivant en Diaspora, des liens si étroits et si profonds de la part des organisations qui les encadrent et des institutions qui en sont les porte-parole et, dans des cas fréquents, une affirmation de soutien politique inconditionnel dont bénéficient tous les gouvernements israéliens quels qu'ils soient, il y a là un concours de faits qui ont soulevé nombre de commentaires critiques.

Cette controverse tourne autour de l'idée de double allégeance :
n'y aurait-il pas, dans les communautés juives, une situation trouble marquée par des loyautés contradictoires, les unes tournées vers le pays de résidence, les autres vers Israël ? Et il s'agirait bien de loyautés, ce qui implique autre chose qu'une sentimentalité confuse mais relève, au contraire, du politique.

Ce problème n'est pas nouveau.

Avec un contenu revu et corrigé depuis la création de l'Etat d'Israël, il reprend une vieille accusation qui a fait partie de l'arsenal quasi classique de l'antisémitisme.

Ce dernier reprochait aux Juifs un manque de loyauté envers les nations qui les accueillaient, des solidarités particulières, un refus et même une incapacité de vouloir s'assimiler. Ils
formaient, disait-on, un corps étranger, un Etat dans l'Etat, un noyau irréductible justifiant, de la part des communautés nationales, un réflexe de légitime défense sous forme de mesures discriminatoires ou, à tout le moins, d'attitudes de grande vigilance. Ce réquisitoire tenait peu compte des protestations qu'il
soulevait parmi les Juifs eux-mêmes, souvent très soucieux de se comporter en citoyens irréprochables de leur pays (d'adoption).