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mercredi 23 avril 2008

Le mémorial aux victimes des émeutes anti-juives de 1506 inauguré à Lisbonne

Le mémorial aux victimes des émeutes anti-juives de 1506 a été inauguré le 22 avril à Lisbonne. Il est l’oeuvre de l’architecte Graça Bachmann. (Communauté Israélite de Lisbonne)

"La mairie de Lisbonne a adopté à l’unanimité une proposition d’édification d’un mémorial aux victimes des émeutes anti-juives qui eurent lieu dans la ville en 1506. Le mémorial sera inauguré le 19 avril prochain, précisément 502 ans après le début du massacre qui dura une semaine et au cours duquel plus de 1000 juifs ou de personnes ayant "l'air juif" périrent." (
Philosémitisme)
"Hérésie! hérésie! détruisez ce peuple abominable!"
"C’est pendant cette épidémie [de peste] que surviennent deux incidents. La nuit du 17 avril 1506, une dénonciation amène des magistrats municipaux dans une maison de Lisbonne. Ils y trouvent, autour d’une table, une vingtaine de nouveaux chrétiens en train de célébrer le Seder, la Pâque juive. Seize personnes sont arrêtées; les autres s’échappent par les toits. Deux jours plus tard, les prisonniers sont libérés sur ordre du roi. Le peuple juge la décision scandaleuse. Les rumeurs vont bon train: leur liberté, dit-on, a été obtenue grâce à des pots-de-vin et à l’influence de personnes haut placées. Les nouveaux chrétiens, répètent certains à voix haute dans les rues de Lisbonne, doivent périr sur le bûcher.
Le dimanche 19 avril survient un autre événement beaucoup plus grave. Deux jours auparavant, quelqu’un aurait vu des étoiles dorées jaillir d’un crucifix serti de cristal dans la chapelle du couvent de São Domingos. Dès que la nouvelle se répand, des centaines de personnes, dont beaucoup de femmes, se rassemblent dans l’église. Parmi ceux qui viennent contempler le prodige, il y a des nouveaux chrétiens. L’un d’eux fait remarquer que la croix, un bout de bois en vérité, ne saurait accomplir des prodiges. L’homme est aussitôt roué de coups et traîné dehors. On l’achève sur le parvis de l’église. Son corps déchiqueté, ainsi que celui d’un de ses frères qui essayait de lui venir en aider, est brûlé sur-le-champ par la populace.
Le massacre qui s’ensuit n’est pas spontané. Il est organisé et dirigé par les Dominicains. L’un d’eux, du haut de la chaire, lance de violentes diatribes contre les juifs. Au cri de "Hérésie! hérésie! détruisez ce peuple abominable!", d’autres lancent des appels au meurtre et se ruent sur la foule en empoignant des crucifix. Les effets ne se font pas attendre. Des centaines de personnes se répandent dans les rues de Lisbonne et tuent tous les nouveaux chrétiens, hommes, femmes et enfants, que le malheur a mis sur leur passage. Les uns sont égorgés, les autres lacérés à coup de poignard. On saisit les nourrissons par les pieds, et on leur fracasse la tête contre les murs.
A cette première flambée de violence déchaînée succède une traque plus organisée. Des groupes, réunissant entre soixante et cent personnes, toujours encouragés par des Dominicains, livrent une véritable chasse à l’homme. Maison après maison, grenier après grenier, la ville est ratissée est livrée au zèle de la populace. Les prisonniers sont tirés de leurs cachots et jetés vivants dans le bûcher devant São Domingos. On égorge aussi tous ceux qui, terrifiés par les cris de la foule, ont cherché refuge dans les églises. Comme les cadavres s’amoncellent à l’intérieur des maisons et dans les rues, des jeunes garçons leur nouent des cordes au cou, aux bras et aux pieds et les traînent jusque sur le parvis de São Domingos, où selon les témoins, gisent déjà plus de quatre cents corps. D’autres bûchers flambent dans plusieurs quartiers de la ville, et on y jette pêle-mêle les vivants et les morts.
Les équipages des navires étrangers qui mouillent, malgré la peste, dans le port de Lisbonne, se joignent au pillage. Le massacre dure environ une semaine. Comme le nombre de morts ne cesse de croître et que les nouveaux chrétiens ont presque tous été exterminés, d’autres groupes de la population sont à leur tour victimes de l’hystérie collective. Des rivalités personnelles entraînent des voisins à se traiter mutuellement de juifs. Le seul fait d’avoir "l’air juif", d’avoir entretenu des relations d’affaires ou d’avoir été vu en compagnie de nouveaux chrétiens suffit pour être livré à la vindicte populaire. (…)
Le bilan du pogrom de 1506 est très lourd: un millier de morts, voire plus."
Dejanirah Couto, Histoire de Lisbonne, p. 149-151, Fayard, 2000

lundi 5 juillet 2010

La députée Maria Luísa Aldim défend Israël à l'Assemblée municipale de Lisbonne

A Bruxelles c'est Viviane Teitelbaum qui s'est opposée avec son immense talent à la stigmatisation d'Israël (Au parlement bruxellois, la majorité fait d’Israël le Juif des Nations ...), tandis qu'à Lisbonne c'est Maria Luísa Aldim qui a défendu Israël avec beaucoup de brio en rejetant une motion pro-Hamas. 

Source: Lisboa - Tel Aviv blog (L'Assemblée Municipale de Lisbonne approuve une motion anti-Israël - Assembleia Municipal de Lisboa aprova moção anti-Israel, Lisboa-Tel Aviv)

L'Assemblée municipale de Lisbonne a approuvé le 29 juin une motion "contre le blocus de la Bande de Gaza".   Le seul parti qui a eu la décence de se démarquer totalement de l'initiative fut le CDS-PP.  La jeune députée municipale Maria Luísa Aldim a dénoncé la motion en ces termes :

"Considérant que les citoyens de Gaza sont gouvernés par une bande de criminels - le Hamas - et que celui-ci inculque la haine de l'Occident et de la démocratie, se livre à un terrorisme indiscriminé contre les citoyens israéliens et opprime et commet des crimes contre les femmes, les homosexuels et les autres minorités, nommément religieuses, de son propre peuple ;

Considérant que l'économie palestinienne est en ruines en raison de la corruption de ses dirigeants et le refus systématique de faire la paix, notamment parce que le Hamas persiste à ne pas reconnaître Israël en tant qu'Etat ;

Le CDS réprouve cette motion pro-Hamas dans la mesure où elle importe le conflit et parce qu'elle fait porter la charge de la culpabilité, de nature propogandiste et sans fondement historique, à la partie israélienne."

dimanche 24 février 2008

Lisbonne: mémorial aux victimes du massacre de 1506

La mairie de Lisbonne a adopté à l’unanimité une proposition d’édification d’un mémorial aux victimes des émeutes anti-juives qui eurent lieu dans la ville en 1506. Le mémorial sera inauguré le 19 avril prochain, précisément 502 ans après le début du massacre qui dura une semaine et au cours duquel plus de 1000 juifs ou de personnes ayant "l'air juif" périrent.

Source : Rua da Judiaria, le blog de Nuno Guerreiro Josué

"Hérésie! hérésie! détruisez ce peuple abominable!"

"C’est pendant cette épidémie [de peste] que surviennent deux incidents. La nuit du 17 avril 1506, une dénonciation amène des magistrats municipaux dans une maison de Lisbonne. Ils y trouvent, autour d’une table, une vingtaine de nouveaux chrétiens en train de célébrer le Seder, la Pâque juive. Seize personnes sont arrêtées; les autres s’échappent par les toits. Deux jours plus tard, les prisonniers sont libérés sur ordre du roi. Le peuple juge la décision scandaleuse. Les rumeurs vont bon train: leur liberté, dit-on, a été obtenue grâce à des pots-de-vin et à l’influence de personnes haut placées. Les nouveaux chrétiens, répètent certains à voix haute dans les rues de Lisbonne, doivent périr sur le bûcher.

Le dimanche 19 avril survient un autre événement beaucoup plus grave. Deux jours auparavant, quelqu’un aurait vu des étoiles dorées jaillir d’un crucifix serti de cristal dans la chapelle du couvent de São Domingos. Dès que la nouvelle se répand, des centaines de personnes, dont beaucoup de femmes, se rassemblent dans l’église. Parmi ceux qui viennent contempler le prodige, il y a des nouveaux chrétiens. L’un d’eux fait remarquer que la croix, un bout de bois en vérité, ne saurait accomplir des prodiges. L’homme est aussitôt roué de coups et traîné dehors. On l’achève sur le parvis de l’église. Son corps déchiqueté, ainsi que celui d’un de ses frères qui essayait de lui venir en aider, est brûlé sur-le-champ par la populace.

Le massacre qui s’ensuit n’est pas spontané. Il est organisé et dirigé par les Dominicains. L’un d’eux, du haut de la chaire, lance de violentes diatribes contre les juifs. Au cri de "Hérésie! hérésie! détruisez ce peuple abominable!", d’autres lancent des appels au meurtre et se ruent sur la foule en empoignant des crucifix. Les effets ne se font pas attendre. Des centaines de personnes se répandent dans les rues de Lisbonne et tuent tous les nouveaux chrétiens, hommes, femmes et enfants, que le malheur a mis sur leur passage. Les uns sont égorgés, les autres lacérés à coup de poignard. On saisit les nourrissons par les pieds, et on leur fracasse la tête contre les murs.

A cette première flambée de violence déchaînée succède une traque plus organisée. Des groupes, réunissant entre soixante et cent personnes, toujours encouragés par des Dominicains, livrent une véritable chasse à l’homme. Maison après maison, grenier après grenier, la ville est ratissée est livrée au zèle de la populace. Les prisonniers sont tirés de leurs cachots et jetés vivants dans le bûcher devant São Domingos. On égorge aussi tous ceux qui, terrifiés par les cris de la foule, ont cherché refuge dans les églises. Comme les cadavres s’amoncellent à l’intérieur des maisons et dans les rues, des jeunes garçons leur nouent des cordes au cou, aux bras et aux pieds et les traînent jusque sur le parvis de São Domingos, où selon les témoins, gisent déjà plus de quatre cents corps. D’autres bûchers flambent dans plusieurs quartiers de la ville, et on y jette pêle-mêle les vivants et les morts.

Les équipages des navires étrangers qui mouillent, malgré la peste, dans le port de Lisbonne, se joignent au pillage. Le massacre dure environ une semaine. Comme le nombre de morts ne cesse de croître et que les nouveaux chrétiens ont presque tous été exterminés, d’autres groupes de la population sont à leur tour victimes de l’hystérie collective. Des rivalités personnelles entraînent des voisins à se traiter mutuellement de juifs. Le seul fait d’avoir "l’air juif", d’avoir entretenu des relations d’affaires ou d’avoir été vu en compagnie de nouveaux chrétiens suffit pour être livré à la vindicte populaire. (…)

Le bilan du pogrom de 1506 est très lourd: un millier de morts, voire plus."

Dejanirah Couto, Histoire de Lisbonne, p. 149-151, Fayard, 2000

samedi 1 novembre 2014

Mémorial aux Juifs massacrés en 1506 vandalisé à Lisbonne (assimilés à Ebola)

Quel est le monument le plus vandalisé à Lisbonne?  C'est le mémorial en hommage aux victimes des émeutes anti-juives de 1506. Inauguré en 2008, il vient d'être à nouveau vandalisé.

Un tag "Ebola" y a été inscrit, en référence au virus meurtrier.  Juif = bacille? Pour Hitler: «Le juif est l'asticot d'un corps en corruption, une pestilence, pire que la peste noire d'autrefois; c'est un porteur de bacilles de la pire espèce, l'éternel champignon diviseur («Spaltpilz» ou schizophylle commun) de l'humanité, le frelon fainéant qui s'introduit chez les autres, l'araignée qui suce lentement le sang des peuples, une bande de rats qui se combattent jusqu'au sang, le parasite dans le corps des autres peuples, le parasite typique, un pique-assiette, qui va se multipliant comme un microbe nuisible, la sangsue éternelle, le parasite des peuples, le vampire des peuples.» (Mein Kampf)

Le massacre:
"Hérésie! hérésie! détruisez ce peuple abominable!"
"C’est pendant cette épidémie [de peste] que surviennent deux incidents. La nuit du 17 avril 1506, une dénonciation amène des magistrats municipaux dans une maison de Lisbonne. Ils y trouvent, autour d’une table, une vingtaine de nouveaux chrétiens en train de célébrer le Seder, la Pâque juive. Seize personnes sont arrêtées; les autres s’échappent par les toits. Deux jours plus tard, les prisonniers sont libérés sur ordre du roi. Le peuple juge la décision scandaleuse. Les rumeurs vont bon train: leur liberté, dit-on, a été obtenue grâce à des pots-de-vin et à l’influence de personnes haut placées. Les nouveaux chrétiens, répètent certains à voix haute dans les rues de Lisbonne, doivent périr sur le bûcher.

Le dimanche 19 avril survient un autre événement beaucoup plus grave. Deux jours auparavant, quelqu’un aurait vu des étoiles dorées jaillir d’un crucifix serti de cristal dans la chapelle du couvent de São Domingos. Dès que la nouvelle se répand, des centaines de personnes, dont beaucoup de femmes, se rassemblent dans l’église. Parmi ceux qui viennent contempler le prodige, il y a des nouveaux chrétiens. L’un d’eux fait remarquer que la croix, un bout de bois en vérité, ne saurait accomplir des prodiges. L’homme est aussitôt roué de coups et traîné dehors. On l’achève sur le parvis de l’église. Son corps déchiqueté, ainsi que celui d’un de ses frères qui essayait de lui venir en aider, est brûlé sur-le-champ par la populace.
Le massacre qui s’ensuit n’est pas spontané. Il est organisé et dirigé par les Dominicains. L’un d’eux, du haut de la chaire, lance de violentes diatribes contre les juifs. Au cri de "Hérésie! hérésie! détruisez ce peuple abominable!", d’autres lancent des appels au meurtre et se ruent sur la foule en empoignant des crucifix. Les effets ne se font pas attendre. Des centaines de personnes se répandent dans les rues de Lisbonne et tuent tous les nouveaux chrétiens, hommes, femmes et enfants, que le malheur a mis sur leur passage. Les uns sont égorgés, les autres lacérés à coup de poignard. On saisit les nourrissons par les pieds, et on leur fracasse la tête contre les murs.

samedi 24 janvier 2009

L'ambasseur d'Israël au Portugal indigné par le jumelage de Lisbonne avec Gaza

Encore une initiative qui n'honore pas la démocratie.

L'ambassadeur d’Israël au Portugal, Ehud Gol, a fait part à l’Assemblée municipale de Lisbonne de son "indignation", de sa "surprise" et de son "étonnement" à la suite de l'adoption d'une motion de jumelage de la capitale portugaise avec la ville de Gaza.

"C'est avec surprise et étonnement que nous avons pris note du contenu de la motion approuvée mardi par certains partis [proposée par le Bloco de Esquerda et appuyée par le PC] qui composent l'Assemblée municipale de Lisbonne en vue du jumelage de la ville de Lisbonne avec la ville de Gaza", peut-on lire dans une lettre adressée à l'Assemblée municipale Lisbonne que l'agence Lusa a pu se procurer.

"Notre surprise vient du fait que ça fait plusieurs années que des milliers de citoyens israéliens sont martyrisés par des roquettes lancées de Gaza, et que jamais cette l’Assemblée n’a pris d'initiative similaire", explique le diplomate. Bien qu’il "comprenne ce que la situation humanitaire actuelle dans la bande de Gaza suscite", Ehud Gol, a exprimé son "indignation", en soulignant qu’il était "difficile de ne pas spéculer sur la sincérité des véritables raisons qui soustendent cette initiative".

Source: sapo.pt

Une pétition a été mise en ligne pour demander l'annulation de la motion :

"(...) Nous considérons qu'il est contraire à l'ordre international que la capitale d'un pays démocratique soit jumelée avec une localité d'un territoire qui n'a pas encore été reconnu comme nation par l'ONU et le reste du monde.

De plus, au moment où l'Assemblée municipale a voté ce jumelage, la ville en question est administrée par un groupe terroriste (reconnu comme tel par l'Union européenne) qui s'est emparé du pouvoir par un coup d'état violent et anti-démocratique. Celui-ci utilise la ville de Gaza pour attaquer constamment des cibles civiles du pays voisin et promet poursuivre ces actions dont il se vante publiquement.

Les soussignés considèrent que c'est un déshonneur que le nom de Lisbonne - une ville qui a une histoire de liberté de 900 ans - soit associé à la promotion du terrorisme. Pour cette raison nous exigeons la suspension immédiate de cette mesure."

Petição contra a geminação de Lisboa com a Cidade de Gaza

dimanche 12 août 2018

Israël fondé en Angola?


Lire également
Angola Again Being Discussed As Possible Haven for Jewish Exiles (6 mai 1934)

Olivier Ipsilantis @ Zahkor Online
Ci-joint un lien en portugais, un extrait du livre d’Esther Mucznik : « A Grande Epopeia dos Judeus no Século XX ». J’en propose une traduction portugais-français. Cet extrait a pour titre «Quando o estado de Israel esteve para ser fundado em Angola» :
Israel Zangwill
Quand l’Organisation juive territorialiste se mit en quête de possibles espaces pour une implantation, l’Angola (plus précisément le Planalto de Benguela) était l’un des projets favoris. Il fut même approuvé par le Sénat portugais en 1913 mais resta sur le papier, ainsi que le rapporte Esther Mucznik dans son livre « La Grande Épopée des Juifs au XXème siècle » (A Grande Epopeia dos Judeus no Século XX). Les quelques remarques en gras sont miennes.

Le septième Congrès sioniste se tient en 1905. Les recherches pour une possible implantation juive se poursuivent. Le projet Ouganda est analysé et repoussé, le territoire attribué aux Juifs étant à peine suffisant pour accueillir vingt mille personnes, un nombre insignifiant en regard des nécessités que pourraient avoir des centaines de milliers de Juifs, principalement russes. Ainsi, le Congrès sioniste dans lequel prédominent les Amants de Sion – parmi lesquels Chaïm Weizmann, l’artisan de la Déclaration Balfour (1917) et futur premier Président de l’État d’Israël – rejette le projet Ouganda. [Il me semble qu’il y a une erreur dans le texte portugais et que « Sionistas de Sião » devrait être remplacé par « Amantes de Sião ».] Pour ces Juifs russes aucune terre ne peut remplacer la terre ancestrale. Par ailleurs, le Congrès sioniste n’est pas unanime. Une importante minorité conduite par l’écrivain Israël Zangwill défend la nécessité immédiate d’un territoire juif autonome, et peu importe l’endroit. Israël Zangwill quitte l’Organisation sioniste mondiale, en 1905, et fonde l’Organisation juive territorialiste dont le siège est à Londres. Avec la Déclaration Balfour qui rendra plus tangible la perspective palestinienne, nombre de ses membres intègreront l’Organisation sioniste mondiale. Mais ce n’est qu’en 1925 que l’Organisation juive territorialiste ayant perdu sa raison d’être sera dissoute.

En 1905, la Palestine n’est encore qu’une possibilité lointaine et l’Organisation juive territorialiste s’efforce de trouver des espaces où organiser une implantation juive. L’Angola est l’un de ces espaces, plus précisément le Planalto de Benguela. L’intérêt de Juifs pour les territoires coloniaux portugais remonte à 1886. Abraham Anahory, notable juif de Lisbonne, avait proposé l’Angola, plus précisément la zone des planaltos (hauts-plateaux), comme destination possible pour une immigration juive d’importance. Dans le Bulletin N.°1 (1912) de la Communauté israélite de Lisbonne qui vient d’être officiellement reconnue par le régime républicain, José Benoliel, écrivain et directeur de ce Bulletin, précise que par l’intermédiaire d’Abraham Anahory, il prendra personnellement contact avec le vicomte d’Ouguela et avec l’Alliance Israélite Universelle afin de « profiter de la prochaine venue du baron de Rothschild à Lisbonne dans l’espoir d’améliorer par sa gracieuse intercession la situation des Israélites portugais qui de certains points de vue laisse beaucoup à désirer » et de « promouvoir la venue au Portugal de groupes d’Israélites russes ou roumains ». Leur destination serait l’Angola. José Benoliel ajoute que pour des raisons qui lui restent inconnues, l’Alliance Israélite Universelle ne soutient pas le projet. […] 
Dans le Bulletin de 1912 dont il vient d’être question, le principal soutien de ce projet, Wolf Terlö (Juif russe né à Odessa en 1877 il s’installera au Portugal), rapporte que cette idée commença à germer en 1905, à Coimbra, alors qu’il travaillait pour la Repartição Central de Agricultura (je préfère laisser cette désignation dans l’original). Il était impliqué dans les projets vinicoles du baron Maurice de Hirsch en Palestine. Il s’était rendu à Bordeaux pour se spécialiser en œnologie, après avoir obtenu un contrat de travail au Portugal. Il tenait un commerce rue São Nicolau, à Lisbonne, pompeusement intitulé Maison de commerce russe (en français dans le texte) où il vendait des vins et des produits chimiques. A Coimbra, il fit connaissance de diverses personnalités de son milieu, parmi lesquelles l’historien Joaquim Mendes dos Remédios qui (je cite Wolf Terlö) « apprenant que j’étais israélite russe s’entretint longuement avec moi au sujet du judaïsme, de la décadence scientifique et financière du Portugal suite à l’expulsion des Juifs, et des avantages qu’il y aurait à les faire revenir dans ce pays ».
Lire l'article complet


mardi 3 août 2010

Les Juifs au Portugal aujourd'hui, par Michael Studemund-Halévy

"Aujourd’hui, le Portugal est un pays sans Juifs."

Texte repris du site de la Fraternité Judéo Noire de France

Aujourd’hui, le Portugal est un pays sans Juifs. Ni la construction d’une synagogue à Belmonte [photo], ni la restauration d’une autre synagogue à Castelo de Vide ou le musée juif à Tomar ne peuvent dissimuler cette réalité. Néanmoins, les indications de judiarias (quartiers juifs), de rues qui portent les noms de Juifs portugais importants à Guarda, Trancoso, Évora, Castelo de Vide, Covilhã, Porto ou Lisbonne, la fondation d’une chaire d’histoire juive à Lisbonne (Cátedra de Estudos Sefarditas Alberto Benveniste) et d’un Centre d’études juives à Évora (Centro de Estudos Judaicos), la fondation d’une Société d’études juives (Associação de Estudos Judaicos) ainsi que de nombreuses expositions, colloques de spécialistes et publications sur l’Inquisition ou les marranes montrent que, dans ces dernières années, le Portugal se souvient de son passé juif. Un passé qui se termine de façon abrupte avec le baptême forcé des Juifs en 1497 et l’introduction de l’Inquisition en 1537. Les publications au sujet du passé juif qui, pour la plupart, ont une orientation historique, sont nombreuses et sérieuses ; néanmoins, les chercheurs portugais évitent la réflexion sur l’histoire récente. Ils ne s’intéressent pas à la fondation des communautés juives au 19e siècle, ils craignent la réflexion sur l’antisémitisme politique et religieux des années vingt ainsi que le réflexion sur l’attitude du Portugal fasciste vis-à-vis des Juifs durant la dictature de Salazar. Tandis que la traduction de Mein Kampf a suscité, il y a quelques années seulement, la critique d’une grande partie du public, la réimpression non commentée de l’ouvrage antisémite A invasão dos Judeus (L’invasion des Juifs) de Mário Sáa [(1893-1971) qui a été vendu en 1998 dans les librairies de Lisbonne n’a pas causé beaucoup de protestations. Qui veut travailler aujourd’hui au Portugal sur les Juifs portugais et des anciennes colonies portugaises ne peut effectuer ses recherches qu’avec beaucoup de difficultés : les bibliothèques, dans un état catastrophique sont incapables de se procurer la littérature scientifique étrangère, ce qui rend impossible toute recherche sérieuse.

Aujourd’hui, les quelques Juifs du Portugal sont organisés en quatre communautés : Lisbonne, Porto, Belmonte et Portimão. Le nombre de ses membres s’élevant seulement à quatre-cents, cette communauté juive est parmi les plus petites en Europe. À ces membres déclarés s’ajoutent des milliers de nouveaux Chrétiens (cristãos-novos) qui, dans leurs familles, ont gardé un souvenir vivant de leurs origines juives, les crypto-Juifs (marranos) qui vivent surtout dans les provinces au nord ainsi que les nombreux Juifs anglais et américains qui séjournent longtemps au Portugal.
Lire la suite ICI
Des enfants juifs réfugiés au Portugal partent pour la Palestine, 1944 (Pendant la Shoah le Portugal ne voulut pas importer "le problème juif")

jeudi 26 mai 2011

Lisbonne: monument aux Juifs victimes du massacre de 1506 vandalisé

"Hérésie! hérésie! détruisez ce peuple abominable!" (1506)

La haine d'Israël atteint de telles proportions en Europe qu'elle devient presque banale. David Levy rapporte (Monumento vandalizado) que le monument érigé à Lisbonne à la mémoire des Juifs massacrés lors d'émeutes anti-juives en 1506 a été vandalisé. Des "progressistes" ont inscrit le message suivant : "Liberté pour le peuple palestinien".



- Chroniqueur portugais: "Le Portugal est devenu un habitué des positions antisémites à l'ONU"
- Portugal: un antisémitisme décomplexé à la radio publique
- Saramago, "communiste hormonal" et toujours aussi anti-israélien
- Miguel Urbano Rodrigues: "Le génocide de Gaza est un défi du sionisme néofasciste à l’humanité"
- Israël ne se prend pas pour le "peuple élu", Mário Soares: il veut seulement survivre!
- Pour le bloggeur portugais Pedro Arroja le ghetto est un mythe de la propagande juive
- Le Juif est agioteur et idolâtre de sa race, J.M. Cymbron
- L'ambasseur d'Israël au Portugal indigné par le jumelage de Lisbonne avec Gaza
Et cette perle:
"Israël a déjà fait ce qu'il fallait pour démontrer que, même avec le pharisien Madoff en prison, les Etats-Unis doivent garder foi en Israël, et ce malgré tous les crimes contre l'humanité commis." (Bento Domingues, religieux dominicain)
etc etc etc

mardi 30 avril 2019

Une caricature antisémite portugaise fait scandale aux États-Unis (mais pas au Portugal)


Le caricaturiste portugais Antonio Moreira Antunes de l’hebdomadaire de Lisbonne Expresso est à l’origine de ce dessin. Selon le Daily Mail, Expresso a purement supprimé le dessin de son site sans aucune explication ni excuse.
Quelques précisions:

- La caricature antisémite se trouvait sur le mur Facebook de António Moreira Antunes (retirée - voir capture d'écran ci-dessous).  Il l'a intitulée "pax canina...", "paix de chiens".  Alors qu'à la suite de l'intervention en Irak, on traitait le premier ministre britannique de l'époque Tony Blair de toutou ou de caniche du président Bush, suggérant que c'était Bush qui détenait le pouvoir, dans ce cas les rôles sont renversés.  Dans l'imaginaire antisémite classique, c'est le Juif qui domine et manipule le monde et les hommes - le président américain suit aveuglement le Juif/chien.  Le président Trump est tellement méprisable qu'il devient juif lui-même… Il porte la kippa.



- Ce n'est pas anodin que la forme choisie par António Moreira Antunes pour représenter le juif Netanyahou soit un chien (ni un toutou ni un caniche, ce qui est tout de même mignon).  Pas du tout, un chien puissant, excellent chasseur.  "Cão judeu" (chien juif) est une des insultes antisémites au Portugal.  Le caricaturiste qui a 66 ans doit le savoir.



- Interrogé hier par le Correio da Manhã, il a déclaré que le NYT avait publié la caricature sans son autorisation.  Le caractère antisémite de l'image n'a pas été évoqué…  Le titre de l'article est en soi un chef-d'oeuvre et en dit sur l'opinion des Juifs au Portugal: "Critique de Trump provoque la censure d'un cartoon portugais" (Crítica de Trump leva a censura de cartoon de português).  De la censure pour une simple critique de Trump! 

- Un "chien juif... allemand" - volonté de nazifier les Juifs/Israël?

Un internaute portugais écrit: "Trump est représenté comme un homme aveugle, mais Netanyahou est représenté comme un animal, un chien, et même de race allemande, semble-t-il."  En effet, il s'agit d'un "dachshund". "Le teckel, originaire d'Allemagne, était à l'origine utilisé pour la chasse aux renards, aux lapins et aux blaireaux, qu'ils délogeaient de leurs terriers. Son nom vient du mot Dachs, blaireau en allemand, par l'intermédiaire de Dachselhund chien à blaireau." * (Wikipédia)

- Le Jerusalem Post a essayé de contacter Expresso et le caricaturiste sans succès!  Par contre, le New York Times a publié des excuses, et a clairement identifié la caricature comme étant antisémite. 


D'autres commentaires sur cette affaire seront publiés bientôt.

Honest Reporting: La caricature antisémite du New York Times
Alors que les Juifs du monde entier se préparaient pour les derniers jours de la Pâque juive, l’édition imprimée internationale du New York Times (disponible dans des pays comme Israël) a publié ce dessin:

Un Président américain non-voyant, Donald Trump, coiffé d’une kippa et guidé par une caricature canine du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Le caricaturiste portugais Antonio Moreira Antunes de l’hebdomadaire de Lisbonne Expresso est à l’origine de ce dessin. Selon le Daily Mail, Expresso a purement supprimé le dessin de son site sans aucune explication ni excuse.

L’image d’Israël à la tête des États-Unis s’inspire du cliché antisémite classique du pouvoir et du contrôle par les juifs.

Le journal qui pourtant promeut la lutte contre le racisme, les droits des minorités et la défense de toutes les causes libérales ou progressistes possibles ne semble pas avoir de frontières pour offenser les Juifs.

Le New York Times a fini par reconnaître tardivement son échec éditorial honteux si l’on en croit ce tweet concernant une note éditoriale qui ne devrait être publiée que demain lundi 29 avril et dont nous traduisons le contenu à la suite : […]

Traduction: “Un dessin politique [paru] dans l’édition imprimée internationale du New York Times de jeudi comprenait des clichés antisémites, dépeignant le premier ministre d’Israël en chien-guide portant un collier avec une étoile de David entraînant le Président des États-Unis coiffé d’une kippa. L’image était offensive et c’est une erreur de jugement de l’avoir publiée. Elle a été fournie par le New York Times Service and Syndicate qui depuis l’a supprimée.” 
La question qui se pose est comment de telles "erreurs de jugement" peuvent-elles se produire?

L’image est tellement choquante qu’il est difficile de croire que les éditeurs de l’édition internationale du New York Times ne s’en soient pas rendu compte à temps.

Le mal est fait. Le New York Times aura beau publier sa note de la rédaction dans une édition ultérieure, cette image a déjà été gravée dans les mémoires d’un public international qui a eu la malchance de se procurer un exemplaire du journal ce jour-là.
Pour prendre connaissance de la séquence des événements, veuillez consulter l'excellent blog du journaliste du Jérusalem Post Seth J. Frantzman (Terra Incognita).

* "No entanto o cartoon é assaz anti-semita e deve ser criticado. Trump, como sempre saco de pancada dos media a que já se habituou e nos habituaram, é retratado como um invisual, mas Netanyahu é retratado como um animal, um cão, ainda por cima de raça alemã, segundo parece."

mardi 20 octobre 2009

Le Nobel José Saramago: "La Bible est un manuel de mauvaises moeurs"

Le livre "ne causera pas de problèmes dans l'église catholique parce que les catholiques ne lisent pas la Bible (...) Le livre peut gêner les Juifs mais cela m'importe peu".

"La Bible est un manuel de mauvaises moeurs qui a une influence très grande sur notre culture et jusque sur notre manière d'être. Sans la Bible, nous serions autres, probablement meilleurs."

Communiste pur, dur et grand donneur de leçons, le portugais José Saramago ne dédaigne pourtant pas les honneurs et les pompes. Ici il fait respectueusement la courbette en recevant en 1998 des mains du roi de Suède le prix Nobel de littérature ... De nombreux blogs portugais commentent la nouvelle tirade anti-juive de l'auteur avec humour et déraison et pensent qu'il s'agit d'un coup de pub à la mode communiste.

Source: AFP (extrait)

"Le nouveau livre de l'écrivain portugais José Saramago, "Caïn", sorti lundi au Portugal, a déclenché un début de polémique, l'épiscopat accusant le Prix Nobel de Littérature 1998 de se livrer à une "opération de publicité".

"Caïn", qui conte sur un mode ironique l'histoire, inspirée de la Bible, du fils aîné d'Adam et Eve, meurtrier de son frère Abel, a été officiellement présenté en avant-première dimanche à Penafiel (nord) en présence de son auteur.

"La Bible est un manuel de mauvaises moeurs" qui "a une influence très grande sur notre culture et jusque sur notre manière d'être. Sans la Bible, nous serions autres, probablement meilleurs", a déclaré, lors de la cérémonie, José Saramago, 86 ans, cité par l'agence Lusa.

Dénonçant "un Dieu cruel, envieux et insupportable" qui "n'existe que dans notre tête", Saramago a estimé que son livre "ne causera pas de problèmes dans l'église catholique parce que les catholiques ne lisent pas la Bible (...) Le livre peut gêner les Juifs mais cela m'importe peu", a-t-il souligné.

Pour le porte-parole de la Conférence épiscopale portugaise, le père Manuel Marujão, ce livre est "une opération de publicité". "Un écrivain de la trempe de José Saramago (...) peut faire des critiques" mais "l'offense ne va bien à personne, surtout à qui a le statut de Prix Nobel", a regretté le prélat.

Pour le rabbin Elieze di Martino, représentant de la communauté juive de Lisbonne, "le monde juif ne va pas se scandaliser des écrits de M. Saramago ou d'un autre". "Saramago ne connaît pas la Bible " et en fait "des lectures superficielles", a estimé le rabbin."

- Saramago: les Israéliens sont des experts en cruauté et mépris
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La Casa dos Bicos à Lisbonne accueillera la Fondation José Saramago

samedi 4 septembre 2010

Israël présent aux festivals de cinéma gay à Lisbonne et Cardiff

Au grand dam des boycotteurs ...
Israël participera à la 14e édition du Festival du Cinema Gay et Lesbien à Lisbonne - Queer Lisboa 2010 - avec trois films : I shot my love de Tomer Heymann, Hyacinthus Lullaby de Na'ama Landau, et The Traitor de Tomer Velkoff. Le festival est soutenu officiellement par l'ambassade d'Israël. Le réalisateur Tomer Haymann sera présent lors de la projection de son film.
 
Source: Lisboa Tel Aviv blog (À atenção dos militantes do Bloco de Esquerda)

On notera également la présence de films israéliens au festival de films gays de Cardiff.

jeudi 15 juillet 2010

Portugal-Iran: le Portugal convoque l'ambassadeur d'Israël en poste à Lisbonne

Le ministère portugais des Affaires étrangères a annoncé la convocation de l'ambassadeur d'Israël, Ehoud Gol, suite aux déclarations critiques de ce dernier en raison de la visite officielle à Lisbonne du ministre iranien des Affaires étrangères.

Ehoud Gol a déclaré aux médias portugais : "il est très surprenant et décevant que quelques pays européens agissent en contradiction avec les décisions prises par l'Union européenne". Selon Gol, cette invitation peut être interprétée comme un message envoyé à Téhéran. Le ministre portugais des Affaires étrangères, Luis Amado [photo], reçoit aujourd'hui ses homologues iranien et turc [celui-ci est passé à la télévision portugaise où il a eu tout le loisir de critiquer Israël]. (Guysen)
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Le Portugal est considéré comme l'un des pays européens les plus hostiles à Israël: "Invité à se prononcer sur ce que certains ont décrit comme une cassure est-ouest par rapport à Israël à l'intérieur de l'Union européenne, le plus grand nombre partisans d'Israël se trouvant en Europe centrale ou orientale: la République tchèque, la Pologne, la Hongrie, la Roumanie, la Slovaquie, la Bulgarie, et les pays les plus critiques se trouvant en Europe occidentale - l'Irlande, la Suède, le Portugal, la Belgique, la Grèce, Mladenov a dit que la raison que pour les pays en Europe centrale et orientale qui ont émergé du communisme, les relations avec Israël étaient nouvelles."

jeudi 25 septembre 2008

La Casa dos Bicos à Lisbonne accueillera la Fondation José Saramago

La mairie de Lisbonne a annoncé que la Casa dos Bicos (maison des pointes de diamant) - construite en 1523 par Brás de Albuquerque, qui s'est inspiré du palais Renaissance, dit des Diamants, à Ferrare - accueillera la Fondation de José Saramago, prix Nobel de littérature portugais.

On se souviendra que, se trouvant en Cisjordanie en 2002, Saramago avait provoqué un scandale en comparant à Ramallah à Auschwitz. A la journaliste qui lui fit remarquer l'absence de chambres à gaz, il avait rétorqué: "Pas encore" (entendez: ça viendra).

De retour en Espagne, où il vit, Saramago rédigea un essai incitant à la haine des juifs, du judaïsme et d'Israël : De las piedras de David a los tanques de Goliat (Des pierres de David aux tanks de Goliath), qui fut publié dans le quotidien El Pais. Paul Berman dans The Forward a analysé les délires de l'auteur et fait le constat amer que, inquiétant signe des temps, une diatribe contre le judaïsme écrite par un lauréat du prix Nobel trouve sa place dans les colonnes dans un des journaux les plus importants au monde: Bigotry in Print. Crowds Chant Murder. Something's Changed.
Ci-dessous la traduction de quelques extraits:

"Le blond David d’antan survole en hélicoptère les territoires occupés de Palestine. Il lance des missiles sur des innocents désarmés. Le délicat David d’antan conduit les tanks les plus puissants du monde et rase et détruit tout ce qu’il trouve sur son chemin. Le David lyrique qui chantait les louanges de Bethsabé, incarné à présent dans la figure gargantuesque d’un criminel de guerre nommé Ariel Sharon, lance le message 'poétique' qu’il faut au préalable en finir avec les Palestiniens pour après négocier avec ceux qui restent." (...)

"Mentalement intoxiqués par l’idée messianique du grand Israël qui leur permettra de concrétiser enfin les rêves expansionnistes du sionisme le plus radical ; contaminés par la 'certitude' monstrueuse et indéracinable que, dans ce monde catastrophique et absurde, il existe un peuple élu de Dieu et que, de ce fait, et au nom des horreurs du passé et des peurs du présent, toutes les actions inspirées d'un racisme obsessionnel, psychologiquement et pathologiquement exclusiviste, sont automatiquement justifiées et autorisées ; éduqués et endoctrinés dans l’idée que toute souffrance déjà infligée, ou en cours d'infliction, ou qui sera infligée, à n’importe qui d’autre, mais en particulier aux Palestiniens, sera toujours inférieure aux souffrances qu’eux-mêmes ont vécues pendant l’Holocauste, les juifs grattent sans cesse leur propre plaie pour qu’elle n'arrête pas de saigner, pour la rendre incurable, et ils l'exhibent au monde comme s’il s’agissait d’un drapeau. Israël s’approprie les terribles paroles de Dieu dans le Deutéronome : "à moi la vengeance, à moi la rétribution". Israël veut que nous nous sentions, directement ou indirectement, tous coupables des horreurs de l’Holocauste ; Israël veut que nous renoncions à notre plus élémentaire faculté de jugement critique pour que nous nous transformions en un docile écho de sa volonté ; Israël veut que nous reconnaissions de jure ce que pour eux constitue déjà un exercice de facto : l’impunité absolue. Du point de vue des juifs, parce qu’ils ont été torturés, gazés et incinérés à Auschwitz, Israël ne pourra jamais être soumis à la loi. Je me demande si les juifs qui sont morts dans les camps de concentration nazis, ceux qui furent persécutés tout au long de l’histoire, ceux qui sont morts dans les pogroms, ceux qui furent oubliés dans les ghettos, oui, je me demande si cette immense multitude de malheureux n’aurait pas eu honte des actes infâmes que leurs descendants commettent. Je me demande si le fait d’avoir tant souffert ne serait pas la meilleure raison de ne pas faire souffrir autrui."

A lire également sur le même sujet:
-
Une croix gammée à la place de l’étoile, Alain Finkielkraut, L'Arche
- Mots à maux.
En comparant Ramallah à Auschwitz, le romancier José Saramago fait preuve d'un tragique mépris des mots, aux conséquences graves, Elie Barnavi, Libération
-
The Road to Tehran, Polite society helped pave the way for Iran's Holocaust conference, Brett Stephens, WSJ

vendredi 20 avril 2018

Hommage au terrorisme palestinien à Ixelles (Bruxelles) (MàJ)

Note: l'attentat contre Ephraim Eldar, 'ambassadeur d'Israël au Portugal, perpétré à Lisbonne en 1979 a été ajouté à la liste.


"Ca ressemble à un pavé de mémoire aux victimes de la Shoah!" "Certainement."

La commune bruxelloise d'Ixelles  s'exprime avec beaucoup de finesse, alors que Naïm Khader représentait l'OLP, un mouvement terroriste (voir la liste ci-dessous), et n'a jamais désavoué les attentats:
"Considéré comme un modéré, ce Palestinien [Naïm Khader] a relayé, durant plus de 10 ans, les positions de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et défendu avec vigueur les droits du peuple palestinien. Plaidant pour la lutte armée afin de créer un rapport de forces, il condamnait en même temps les actes terroristes comme l’assassinat d’enfants juifs à Anvers en 1980 ou l’agression de la Synagogue de la rue Copernic à Paris. Il a été assassiné, en juin 1981, devant son domicile du n° 5 de la rue des Scarabées."
Marc Reisinger, psychiatre:

17 mai 1971, le consul général d’Israël à Istambul, Ephraim Elrom, est assassiné par des Palestiniens et des radicaux turcs.

8 mai 1972, un vol de la Sabena reliant Vienne à Tel-Aviv est détourné par quatre terroriste de l'organisation Septembre noir, les terroristes séparent les Juifs des autres passagers et demandent la libération de 315 terroristes emprisonnés en Israël. L'appareil atterrit sur le tarmac de l’aéroport Ben Gourion où le lendemain, durant les négociations, un commando de la Sayeret Matkal conduit par Ehoud Barak et dont fait partie Benjamin Netanyahou investit l’appareil. Les terroristes sont tués et les passagers évacués sains et saufs. 
30 mai 1972, des membres FPLP et de l’Armée rouge japonaise ouvrent le feu sur des passagers, dont un groupe de pèlerins, dans le terminal de l’aéroport de Lod à Tel-Aviv tuant 26 personnes et blessant 78 autres. L'un des terroristes, le Japonais Kozo Okamoto est capturé, les deux autres tués. 
9 septembre 1972, un diplomate israélien, Dr Ami Sachori, est tué par un colis piégé envoyé par Septembre noir à l'ambassade d’Israël à Londres, sept autres furent interceptés ainsi qu'à l'ambassade israélienne à Paris. 
5 août 1973, deux terroristes de Septembre noir ouvrent le feu et lancent des grenades dans une salle de transit de l’aéroport d’Athènes dans laquelle se trouvent plus de 1 500 passagers tuant trois personnes et en blessant 55 autres. 
17 décembre 1973, cinq terroristes palestiniens attaquent le comptoir de la compagnie américaine Pan Am à l’aéroport de Rome, tuent 32 personnes et en blessent une cinquantaine, prennent en otage 12 policiers italiens, tuent l'un d'eux et détournent un avion vers le Koweït. 
3 mars 1974, des terroristes de Septembre noir attaquent l'ambassade de l'Arabie saoudite à Khartoum durant une réception, deux diplomates américains et un Belge sont tués. 
11 avril 1974, trois terroristes du FPLP s'introduisent dans la ville de Kiryat Shmona au nord d’Israël, tuent 18 personnes dont des femmes et des enfants et en blessent 16 autres. 
15 mai 1974, trois terroristes du FPLP venant du Liban s'introduisent dans un appartement dans la ville de Ma'alot dans le nord d’Israël où ils tuent un couple et leur enfant de quatre ans, puis attaquent une école dans laquelle ils prennent en otages 105 élèves et 10 enseignants. Durant l’opération de sauvetage menée par l’armée israélienne les terroristes tuent 22 enfants et trois adultes avant d’être neutralisés. 
24 juin 1974, un couple et leur enfant sont tués à Nahariya par des terroristes du groupe Fatah de l'OLP alors qu'ils tentaient de fuir un immeuble que les terroristes en provenance du Liban avaient pris d'assaut après avoir débarqué dans la ville côtière à bord d'un canot pneumatique. Un soldat israélien meurt lors de l'assaut contre les trois assaillants qui furent tués. 
8 septembre 1974, une bombe déposée dans un avion de la compagnie TWA reliant Tel Aviv à New York par des terroristes du groupe palestinien Abou Nidal durant une escale à Athènes explose tuant les 79 passagers et les neuf membres de l’équipage. 
19 novembre 1974, trois terroristes du FPLP venant de Jordanie attaquent un immeuble où résident 75 personnes dans la ville de Beït Shéan en Israël, quatre personnes sont tués, une vingtaine d'autres dont des enfants sont blessés en sautant par les fenêtres afin de fuir les terroristes qui sont tués. 
20 novembre 1974, des terroristes du groupe Fatah de l'OLP venant de Syrie tuent trois écoliers dans le village de Ramat magshimim dans le Golan. 
30 novembre 1974, des terroristes du groupe Fatah de l'OLP sont capturés après avoir tué un Arabe israélien pensant qu'il s'agissait d'un Juif dans le village de Rehaniya dans le nord d’Israël. 
11 décembre 1974, un terroriste du FPLP jette une bombe dans un cinéma de Tel Aviv tuant deux personnes. 
13 janvier 1975, des terroristes palestiniens, avec Carlos à leur tête, tirent de la terrasse de l’aéroport d'Orly avec un lance-roquettes sur un avion de la compagnie israélienne El Al, mais le ratent. Un avion yougoslave est touché, faisant 3 blessés. 
4 mars 1975, huit terroristes du groupe Fatah de l'OLP venant du Liban, débarquent sur une plage de Tel Aviv, après avoir fait feu dans la rue ils pénètrent dans un hôtel du bord de mer, l’hôtel Savoy, prennent des otages, font exploser une bombe qui détruit une partie de l’hôtel. Huit des otages sont tués, trois soldats israéliens sont tués dont deux durant l'assaut contre les terroristes. Sept d'entre eux seront tués et autre capturé. 
16 juin 1975, quatre terroristes de l'OLP venant du Liban, pénètrent dans une maison du village de Kfar Yuval prés de Tiberiade, prennent la famille en otage 2 adultes sont tués avant l'assaut de l’armée israélienne. Les terroristes sont tués. 
16 juin 1976, l'ambassadeur américain à Beyrouth, Francis E. Meloy, Jr (en) un autre diplomate américain et leur chauffeur sont enlevés puis assassinés par des terroristes du FPLP alors qu'ils passaient du secteur chrétien au secteur musulman de la ville. 
27 juin 1976, un vol Air France d'Athènes à Paris est détourné par quatre terroristes du FPLP et deux Allemands vers Entebbe où les rejoignent trois autres terroristes, les passagers sont débarqués et les 103 Juifs parmi eux sont pris en otages dans le hall de transit du terminal. Les terroristes menacent de les tuer si leur demande de libération de prisonniers palestiniens en Israël n'est pas acceptée. Le gouvernement israélien feint de négocier tout en lançant une opération de sauvetage. Trois passagers furent tués durant l'assaut ainsi que le commandant du commando israélien, une otage britannique juive de 75 ans qui avait été transférée à l’hôpital de Kampala est tué par la police secrète ougandaise en représailles de la morts d'une cinquantaine de soldats ougandais qui avaient pris part au combat contre le commando israélien. 
11 mars 1978, un autobus circulant sur la route côtière reliant Haïfa à Tel Aviv est pris d'assaut par treize terroristes du groupe Fatah de l'OLP ayant débarqué en provenance du Liban sur une plage de la côte israélienne et tuer une photographe américaine qui s'y trouvait ainsi que les passagers d'un taxi dont ils s'emparent, puis tuent un enfant se trouvant à bord d'un véhicule roulant sur cette route. Au total 38 civils sont tués dont 13 enfants et 71 personnes sont blessées. Deux terroristes dont une femme sont capturés les neuf autres sont tués. 
20 mai 1978, trois terroristes du FPLP lancent des grenades dans le terminal de l’aéroport d'Orly sur des passagers d'un vol El AL, deux passagers sont tués, les terroristes sont tués lors d'une fusillade avec la police française. 
20 aout 1978, un minibus transportant un équipage d'El Al est attaqué dans le centre de Londres par trois terroristes du FPLP, une hôtesse est tuée, l'un des deux terroristes est tué l'autre capturé. 
19 novembre 1978, jour du premier anniversaire de la visite d'Anouar el-Sadate en Israël quatre personnes sont tuées lors d'une attaque d'un autobus en Cisjordanie revendiquée par le Fatah et le FDPLP. 
22 avril 1979, quatre terroristes du Front de libération de la Palestine venant du Liban à bord de canots pneumatiques dirigés par Samir Kuntar débarquent dans la nuit prés de la ville de Nahariya non loin de la frontière libanaise, tuent un policier israélien puis tentent de s'introduire dans un appartement, l'un deux est tué par le locataire, ils pénètrent ensuite dans un autre, prennent un père et sa fille de quatre ans en otage, la mère réussi à se cacher avec son bébé de deux ans qui meurt étouffé alors qu'elle essayait de couvrir ses pleurs. Kuntar et les deux autres terroristes amènent leurs otages sur la plage avec pour objectif de les amener avec eux au Liban, un échange de tirs a lieu avec des soldats israéliens, le canot est criblé de balles, Kuntar abat le père à bout portant devant sa fille, puis il fracasse le crane de l'enfant avec une roche. L'un des terroristes est tué, Kuntar et l'autre capturés. 
13 novembre 1979, attentat contre l'ambassadeur d'Israël à Lisbonne, Ephraim Eldar. Celui-ci fut blessé.  Un gardien de l'ambassade perdit la vie.  Un agent de police portugais, le chauffeur de l'ambassadeur et une passante furent blessés.
7 avril 1980, cinq terroristes du groupe FLA de l'OLP en provenance du Liban attaquent une crèche du kibboutz Misgav Am dans le nord d’Israël et prennent les enfants et une puéricultrice en otage, un bébé et la puéricultrice sont tués avant l'assaut de l’armée israélienne durant lequel les cinq terroristes sont tués. 
2 mai 1980, 6 Juifs sont tués par des terroristes de l'OLP alors qu'ils sortaient d'un service religieux au Caveau des Patriarches à Hébron. 
27 juillet 1980, un terroriste palestinien du Front populaire de libération de la Palestine lance une grenade sur un bus transportant des écoliers juifs en vacances à Anvers, un enfant est tué (David Kohane, 15 ans). 
3 octobre 1980, un terroriste palestinien du Front populaire de libération de la Palestine, dépose une bombe dans la sacoche d'une moto à proximité de la synagogue de la rue Copernic à Paris. L'explosion tue 4 personnes et fait 40 blessés. 
5 octobre 1980, une bombe explose dans un bureau de poste à Givataim prés de Tel Aviv, tuant 3 personnes et faisant 7 blessés. L'attentat est revendiqué par l'OLP. 
20 octobre 1981, un camion piégé explose devant une synagogue d'Anvers, 3 personnes sont tuées, 106 autres blessées, le terroriste responsable de l'attentat est le même que celui de la rue Copernic. 
29 aout 1981, 2 terroristes palestiniens ouvrent le feu et lancent des grenades lors de la sortie de fidèles d'une synagogue à Vienne ayant assisté à une Bar Mitzvah. Deux personnes sont tuées et 30 autres blessées.

mardi 25 janvier 2011

Visite officielle d'Avigdor Lieberman au Portugal

Avigdor Lieberman, le ministre des Affaires étrangères d'Israël, est arrivé aujoud'hui au Portugal pour une visite officielle de deux jours.

Son agenda est très chargé.  Mardi il sera reçu par son homologue portugais, Luís Amado. Mercredi sa rencontre avec le Président de l'Assemblée de la République, Jaime Gama, sera suivie d'une réunion avec la Commission parlementaire des Affaires étrangères et de Communautés portugaises. L'après-midi vers 17:30 Lieberman sera reçu par le Premier ministre socialiste José Sócrates, et rencontrera ensuite la communauté juive de Lisbonne. Il sera ensuite l'invité de l'Association d'Amitié Portugal-Israël.

Si tout se passe comme d'habitude, la gauche pro-palestinienne et anti-israélienne experte en indignation ne manquera pas de hurler au scandale pendant ces deux jours.

Source: Lisboa Tel Aviv

mardi 15 septembre 2009

Humour anti-nazi: minorité allemande persécutée

"Die verfolgte deutsche Minderheit"

Minorité allemande persécutée.
Colonie d'Allemands prêts à aller vivre à l'étranger.

"Der arische Typus"

Type aryen: blond comme Hitler, svelte comme Goering et élancé comme Goebbels.


Artiste inconnu. Caricatures anti-nazies distribuées par l'Ambassade de Grande-Bretagne à Lisbonne pendant la Seconde Guerre Mondiale.

mercredi 1 octobre 2008

Type aryen: blond comme Hitler, svelte comme Goering et élancé comme Goebbels

"Der arische Typus"
"Type aryen: blond comme Hitler, svelte comme Goering et élancé comme Goebbels"

Artiste inconnu. Carte postale avec caricature antinazie distribuée par l'Ambassade de Grande-Bretagne à Lisbonne pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Source: Rua da Judiaria

vendredi 2 octobre 2009

Miguel Urbano Rodrigues: "Le génocide de Gaza est un défi du sionisme néofasciste à l’humanité"

"C’est une opération barbare d’extermination. L’apocalypse de Gaza nous donne une leçon éclairante : la barbarie de l’Etat sioniste d’Israël présente une menace contre la civilisation. Le génocide de Gaza est un défi du sionisme néofasciste à l’humanité"

La vague de violence antisémite et anti-israélienne, surtout verbale, qui a été constatée en Europe pendant le conflit de Gaza n'a pas épargné le Portugal. Il serait bien entendu injuste de parler d'une société portugaise antisémite - la majorité des Portugais ne sont pas antisémites et ne pensent pas qu'Israël est une "menace contre contre l'humanité" - mais il faut s'interroger sur le rôle et la responsabilité de l'Eglise catholique, des intellectuels, des médias, des politiciens, des intellectuels et des universités qui les forment.

Article de l'écrivain portugais Miguel Urgano Rodrigues, ancien rédacteur du Diário de Notícias.

"J’écris ces lignes au moment où se développe l’escalade génocidaire de l’Etat sioniste d’Israël contre le peuple palestinien.

C’est une opération barbare d’extermination – appuyée par la majorité des Israéliens, elle est soutenue par les Etats-Unis, avec la complicité des gouvernements de l’Union Européenne – et elle est accompagnée d’une ambitieuse et meurtrière offensive médiatique de niveau mondial, qui déforme l’Histoire et prétend justifier le crime avec l’argument qu’Israël exerce le droit de défendre sa population et de survivre comme nation.

Nous sommes confrontés à une de ces tragédies dans lesquelles les mots sont insuffisants – comme lors des tueries du IIIème Reich allemand – pour qualifier l’ampleur de la signification du crime.

La désinformation, garantie par le contrôle hégémonique des grands moyens médiatiques, rend extraordinairement difficile la compréhension des peuples, la victime étant présentée comme l’agresseur, tandis que le véritable agresseur apparaît comme le représentant des valeurs inaliénables de la démocratie. [...]

Mais la monstruosité du génocide mérite l’appui de Washington. La couverture de l’agression israélienne par les moyens de communication des USA et de l’UE s’identifie à un portrait choquant du journalisme mercenaire. [...]

Dans les médias de référence, la satanisation du Hamas est devenu routinière. Editorialistes, analystes, présentateurs, envoyés spéciaux, rivalisent dans la répétition monocorde du "droit à la défense d’Israël" contre le terrorisme. De Washington à Paris, il devient quasiment obligatoire de rendre responsable l’Iran de la résistance héroïque des miliciens du Hamas. L’extrême-droite aux Etats-Unis, notamment, ne cache pas son désir que la barbarie qui s’abat sur Gaza soit le prologue d’une tragédie plus grande encore qui engloutirait l’Iran, pays à l’origine d’une des plus grandes civilisations créées par l’humanité.

L’apocalypse de Gaza nous donne une leçon éclairante : la barbarie de l’Etat sioniste d’Israël, appuyée par l’impérialisme états-unien, et observée avec compréhension par ses alliés de l’Union Européenne, présente une menace contre la civilisation.

Dans un contexte historique très différent, les bourgeoisies de l’Occident font revenir en mémoire l’atmosphère européenne à la veille de Munich. Elles affirmaient leur fidélité aux valeurs de la démocratie telle qu’elles la concevaient, mais agissaient comme complices d’un Etat dont la politique niait ces dites valeurs et les piétinait en préparant des massacres comme ceux de Gaza. La solidarité de tous les hommes et les femmes progressistes avec l’héroïque peuple palestinien martyrisé est plus que jamais un devoir. Aujourd’hui, les combattants du Hamas, en luttant pour le droit de leur peuple à être libre et indépendant, combattent, finalement, pour des valeurs éternelles.

Le génocide de Gaza est un défi du sionisme néofasciste à l’humanité."

- José Saramago: les Israéliens sont des experts en cruauté et mépris
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L'ambasseur d'Israël au Portugal indigné par le jumelage de Lisbonne avec Gaza
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Pedro Arroja: la culture juive est une culture d'agitateurs porteuse de violence
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Greenspan et Bernanke prouveraient l’existence du lobby juif selon l’économiste Pedro Arroja
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Pour l'économiste portugais Pedro Arroja le ghetto est un mythe de la propagande juive
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Le Juif est agioteur et idolâtre de sa race, J.M. Cymbron
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Portugal: caricature de femme juive pulpeuse, vicieuse et perverse

samedi 22 mars 2014

Récit: agression d'un journaliste non-juif pris pour juif

Via le blog portugais Amigo de Israel.

En 2007 des tombes juives furent profanées à Lisbonne par un groupe de néo-nazis.

A cette occasion, l'historien et journaliste José Milhazes a rapporté dans son blog Da Rússia qu'il avait déjà eu l'occasion de ressentir "dans la peau" ce que signifie d'avoir l'air juif. José Milhazes n'a pas fait des recherches généalogiques approfondies mais rappelle qu'une grande partie du peuple portugais a des ascendances juives, dont il n'a aucune connaissance. Le journaliste a été pris plus d'une fois pour un Juif et ça ne lui a pas laissé de bons souvenirs.

José Milhazes est un spécialiste de la Russie et correspondant de longue date de plusieurs médias portugais dans ce pays où, par ailleurs, il a beaucoup d'amis juifs.  En avril 1993, lui et Paulo Sérgio effectuaient un reportage pour la TSF dans centre de Moscou sur une manifestation de forces nationalistes et communistes - une alliance, ajoute-t-il, naturelle en Russie.  Ils montèrent sur un camion où se trouvait déjà une équipe de la télévision suédoise et furent rapidement encerclés par un groupe de manifestants qui, bavant de rage et d'exécration, criaient: "Retournez en Israel", "et "Jdi!" (terme péjoratif russe pour définir les Juifs).  Ils eurent juste le temps de sauter du camion et de se frayer un chemin en toute hâte à travers la foule enragée tout en veillant à protéger le matériel d'enregistrement de la radio. Il précise: "En vérité, nous avons eu de la chance et nous avons pu nous échapper plus ou moins indemnes.  Mais la sensation est atroce".

Effectivement barbare et atroce.  Et pourtant c'est ce qu'on voit de plus en plus fréquemment en Europe - ce ne sont pas des foules mais des petits groupes de "courageux" qui s'attaquent à des personnes isolées qui ont l'air ou sont juives.

lundi 11 mai 2009

Les dix citations de la semaine (8)

"L'anti-sionisme est le faux nez de l'antisémitisme." (Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP)

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"Le fait qu’un membre de la communauté noire préside à la Maison Blanche sera un facteur d'incitation à la violence puissant. Et le fait que 70% des Juifs – une culture d’agitateurs – ont voté pour le Parti Démocrate ne fera que favoriser l’agitation." (Professeur Pedro Arroja, dirige le département d’économie de l'Université Autonome de Lisbonne (UAL))

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"Mais, si les dirigeants de Dexia croient qu'ils vont se débarrasser de nous, après l'envoi de quelques cartes et qu'ils pourront tranquillement continuer de faire leur beurre sur le dos des Palestiniens, ils se trompent très lourdement." "Le Grizzli a beau être un [sic] brute mal léchée, il n'en est pas moins capable de raisonner." (Intal, ONG belge, à l'origine de plusieurs campagnes anti-israéliennes)

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"Nul n’a été chassé ou spolié pour construire cette ville. Tel-Aviv est l’expression lumineuse du rêve sioniste." (William Racimora, rédacteur en chef du magazine Contact J)

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"[...] exalter l'antisionisme, c'est tout simplement refuser aux Israéliens le droit de vivre dans un État, reconnu par la communauté internationale, et dont le lien avec Sion, c'est-à-dire Jérusalem, est constitutif de cet État." (Etienne Mougeotte, directeur des rédactions du Figaro)

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"La présence obsessionnelle du conflit au Moyen-Orient sur la scène française fait de la lutte contre l'antisémitisme une lutte sous condition (que les Juifs se désolidarisent d'Israël) et non plus une simple question de principe. [...] le combat contre la haine est insidieusement asservi au comportement des minorités juives sommées de se tenir comme l'air du temps l'exige si elles veulent être protégées. L'antisémitisme se voit peu à peu reconnecté avec le comportement des Juifs (ou des Israéliens), ce qui constitue une formidable régression et diminue les réflexes de rejet du préjugé potentiellement mortifère." (Nicolas Weill, La République et les antisémites, Grasset, 2004)

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"Le symbole sonore de l'Europe est l'oeuvre d'un ancien membre du parti nazi. [...] à vingt ans de la mort d'Herbert von Karajan, la véritable question soulevée par son arrangement de la Neuvième dépasse celle de ses convictions ou motivations à telle époque de sa vie. Elle est, comme une ironie de l'histoire, celle de la trace persistante de l'organisation responsable de la seconde guerre mondiale et de la Shoah sur le symbole d'une Europe qui prétend faire des droits de l'homme et de la démocratie le socle moral de son projet politique." (Esteban Buch, historien, anthropologue et spécialiste des rapports entre politique et musique)

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"Youssouf Fofana, était convaincu que les Juifs sont "bourrés de thunes"" (Delphine Chayet, Le Figaro)

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"[...] la chutzpah, ou "culot", qui est une vertu sociale en Israël." (Olivier-Thomas Venard, religieux dominicain)

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"Israël a déjà fait ce qu'il fallait pour démontrer que, même avec le pharisien Madoff en prison, les Etats-Unis doivent garder foi en Israël, et ce malgré tous les crimes contre l'humanité commis." (Bento Domingues, religieux dominicain)

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