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vendredi 8 décembre 2017

J.-C. Milner: Quel avenir pour les Juifs dans l'Europe du XXIe siècle  

Source: AKADEM

Prospective

Quel avenir pour les Juifs dans l'Europe du XXIe siècle  (119 min)

J.-C. Milner - philosophe - P.  Saragoussi - Vice-Président de la Fondation du Judaïsme Français - R. Zagury-Orly - philosophe - J. Cohen - philosophe 

PLAN DE LA CONFÉRENCE

- Présentation du séminaire René Cassin
avec Pierre Saragoussi, Raphaël Zagury-Orly (10 min)

- La fin de l'Europe d'Après-Guerre
Le déni de la dette des camps de concentration (13 min)

- L'Europe divisée sur l'existence d'Israël
La présence juive, nouveau symbole de division (10 min)

- La constitution d'un Islam européen
Une émergence à prendre au sérieux (15 min)

- Vers de nouvelles persécutions

Vidéo     

jeudi 17 septembre 2015

Les documents qui déshabillent le facho business de Soral

Sourc:e Street Press

Projet d’école primaire, stratégie pour investir Wikipédia, menaces contre ses ennemis… En marge de la sortie de son livre Le système Soral, enquête sur un facho business, StreetPress publie des documents inédits sur Egalité & Réconciliation. 

Relevés bancaires de son entreprise Culture pour tous, notes internes à son organisation Egalité & Réconciliation, échanges de mails avec ses subordonnés : Après 6 mois d’enquête, StreetPress publie des documents inédits sur les dessous du « système Soral ».

Le système Soral, enquête sur un facho business, c’est le titre du premier livre publié par StreetPress chez Calmann-Lévy [par , et Mathieu Molard], à retrouver le 2 septembre dans toutes les bonnes librairies. Depuis sa création en décembre 2009, votre site d’information préféré enquête régulièrement sur le fondateur d’Egalité & Réconciliation. Alain Soral est l’homme politique star d’une nouvelle génération biberonnée à Internet.

Étudiants, jeunes chômeurs, petits blancs ou Français issus de l’immigration, ils sont des millions à regarder ses vidéos. Des conférences virtuelles qui exposent le petit logiciel d’analyse soralien construit autour de ses obsessions : les bobos, les féministes, « le lobby gay » ou, encore et toujours, les Juifs.

La popularité virale d’Alain Soral ne doit rien au hasard. Dans l’ombre, les cyber-activistes de son organisation Égalité & Réconciliation orchestrent la propagande. Une galaxie de médias « dissidents » relaie ses idées, quand ce n’est pas l’humoriste Dieudonné qui met sa notoriété à son service.  Lire la suite

dimanche 26 juillet 2015

Comprendre l'antisémtisme pour comprendre ce qui se cache derrière l'antisionisme

Daniel Robert Krygier
Daniel Robert Krygier @ The Times of Israel blogs:

Anti-Zionists tend to react with indignation at any hint of accusations of anti-Semitism. This is understandable, since anti-Zionists view themselves as spearheads against racism and injustice. How can they possibly be anti-Semites when some of their “best friends” are Jews? Let us ignore that these “Jewish friends” constitute a tiny minority of world Jewry and their supposedly “Jewish identity” is mainly manifested through their opposition to anything Jewish, especially a tiny sliver of land on the eastern Mediterranean known as Israel. [...]

Anti-Zionists weep while watching Schindler’s List and commemorate the Holocaust, while warning that Israel is committing “genocide” against Gaza and threatening humanity. Never mind that unlike the Jews of Europe, the population of Gaza has quadrupled — to a large degree due to continuous infusion of cruel Zionist humanitarian aid, food and health care. Math was never the anti-Zionists’ strong subject in school. [...]

L'"expert" Wilhelm Marr
Anti-Zionists often feel misunderstood and their hobby vilified. Their ideological ancestor, the German journalist Wilhelm Marr felt the same way. Like today’s anti-Zionists, Marr denied that he was a Jew-hater, a term that he considered unsophisticated and rather crude. Instead, he rebranded his hobby in 1879 as “anti-Semitism”, which gave it an aura of supposed science and respectability.  Lire l'article en entier.

samedi 31 janvier 2015

Marceline Loridan-Ivens, survivante d'Auschwitz, ne se fait pas d'illusions

"Pourquoi déteste-t-on encore plus les juifs depuis Auschwitz?  A cause d'Auschwitz."  a écrit Imre Kertész*, prix Nobel de littérature et survivant d'Auschwitz  Il est donc clair et logique qu'on ne va pas manifester quand des Juifs se font tuer en France.  C'est clair également que les nombreux spécialistes qui sont intervenus en France et ailleurs en Europe à l'occasion de la commémoration de la libération d'Auschwitz ont oublié d'évoquer le Mufti de Jérusalem "qui avait signé un pacte avec Hitler pour exterminer les Juifs".  Ils n'ont pas non plus évoqué l'ouvrage de Bettina Stangneth Eichmann Before Jerusalem dont Douglas Murray a fait la recension dans le Spectator: Adolf Eichmann espérait que ses "amis arabes" allaient continuer sa bataille contre les Juifs".

Europe-Israël

Marceline Loridan-Ivens est l’une des dernières survivantes d’Auschwitz encore en vie. Elle a témoigné sur France Inter, [le 29 janvier], sans mâcher ses mots. Moins de 200 survivants d’Auschwitz sont encore en vie aujourd’hui pour témoigner du cauchemar qu’ils ont vécu. Marceline Loridan-Ivens est l’une d’entre eux. Et elle était dans les studios de France Inter, hier, pour les 70 ans de la libération du camp de concentration et d’extermination.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’a pas un regard positif sur les leçons qu’on aurait pu tirer de cette période de l’Histoire. «On sait très bien pourquoi on a assassiné les Juifs», commence-t-elle. «C’est une vieille histoire qui date de 2000 ans. Il ne faudrait pas l’oublier ou faire croire que le monde a changé.»

C’est d’ailleurs pour cette raison que la survivante de la seconde guerre mondiale n’a pas voulu avoir d’enfant. «Si c’est pour qu’il revive la même chose dans des conditions plus ou moins différentes…»

«Le monde n’a pas tellement changé, il est en train de changer dans le pire. Dans la barbarie la plus stupide, la plus totale, dans l’obscurantisme honteux dont nous devrions tous avoir honte…»

«Vous n’avez pas oublié le Grand Mufti de Jérusalem qui avait un signé un pacte avec Hitler pour exterminer les Juifs.»

«Les Français seraient-ils en rue si les victimes avaient été juives?»

Patrick Cohen, animateur de la matinale de France Inter, reste ensuite sans voix sur l’interrogation de Marceline Loridan-Ivens. «Vous croyez que les Français seraient descendus dans la rue si on n’avait tué que des Juifs il y a 15 jours (NDLR: lors des attentats de Paris)? Non.» Gros froid (et gros blanc) dans le studio.

L’animateur embraye ensuite sur le passé de son invitée, au caractère décidément bien trempé. «J’ai été sauvée d’un viol car un Allemand a dit à mon bourreau: “On ne touche pas à cette sale race.” Voilà comment j’ai été sauvée.»

Aujourd’hui, la survivante tente de témoigner pour faire bouger les choses. «Mais je le fais sans illusion», précise-t-elle. «Je montre mon film dans les écoles (…). Des enfants claquent des doigts pendant la projection. J’essaye d’avoir une explication à la fin, mais personne ne parle. Je leur dis alors: “Vous êtes des lâches ” .»

Un sacré petit bout de femme, cette Marceline Loridan-Ivens.

*Imre Kertész, Journal de Galère, Actes Sud, 1992,  p. 231

mercredi 3 avril 2013

Les hackers anti-israéliens ont choisi le soir de la commémoration de la Shoah pour attaquer Israël



A l’image de l’Iran dont certains leaders rêvent d’effacer physiquement Israël de la carte (lire ici), les hackers anti-israéliens voudraient "effacer Israël d’internet". Le 7 avril 2013, les pirates vont donc tenter de cibler les sites gouvernementaux et les établissements bancaires israéliens, s’exposant ainsi au ridicule en cas d’échec de l’opération « Opisrael ».
http://nanojv.wordpress.com/2013/04/03/opisrael/

Note: Israël a pu neutraliser environ 44 millions d'attaques DDOS (Distributed Denial of Service, attaque par déni de service) lancées contre des sites israéliens pendant les cinq premières journées de l'opération militaire Pillier de Défense contre les terroristes du Hamas et du Jihad islamique à Gaza en 2012.

mardi 23 novembre 2010

Belgique: Shlomo Sand 'divertit' les spécialistes de la Shoah du CEGES

"L'objectif du CEGES est de nourrir le débat scientifique ouvert par la publication de cet ouvrage qui pose la question complexe [!]  et essentielle [!] “qu'est-ce qu'un Juif ?”." (CEGES)

"Historien et humoriste anti-juif, Sand a compris que certains milieux académiques tolèrent la supercherie historique et la malhonnêteté scientifique lorsqu'il s'agit de dénoncer les méfaits du sionisme et d'Israël. Ce "séminaire exceptionnel" du CEGES fut donc un show pseudo-historique et satirique visiblement apprécié d'une majorité de son public, mais dérangeant au sein d'une institution fédérale de la politique scientifique belge." (Roland Bauman)

Le Centre d'Etudes et de Documentation Guerre et Sociétés contemporaines (CEGES) est une "institution de la Politique Scientifique Fédérale qui collecte de la documentation et mène des recherches sur les guerres et conflits du vingtième siècle, ainsi que leurs répercussions en Belgique".

C'est cette très sérieuse institution qui, sous la direction de Rudi Van Doorslaer (directeur depuis 2005), "à la demande du Sénat et sur injonction du gouvernement fédéral, a cherché à examiner l'implication éventuelle des autorités belges dans l'identification, la persécution et la déportation des Juifs entre 1940 et 1944. Le résultat en est La Belgique docile, une œuvre de référence pour toute personne désireuse de comprendre l'histoire de la Belgique entre 1930 et 1950". 

Il est affligeant que le CEGES annoce la tenue le 1er décembre d'un séminaire de Avi Shlaim (University of Oxford), "Israel: The Strategy of the Iron Wall Revisited".  Pour Avi Shlaim Israël est un état voyou ("rogue state").  Il a participé récemment à une conférence organisée par l'Université de Belfast et n'est pas intervenu lorsqu'on à déprogrammé à la dernière minute le Prof. Geoffrey Alderman, trop pro-israélien au goût des organisateurs (Apology for academic barred for Israel views).

Déjà en 2009, le CEGES avait inscrit Shlomo Sand à son programme en  annonçant un rendez-vous à ne pas manquer : séminaire exceptionnel au CEGES. Roland Bauman écrivait dans Regards (06/10/2009):

"L'objectif annoncé de ce "séminaire exceptionnel" du CEGES étant de "nourrir le débat scientifique" autour d'un livre qui prétend remettre en cause "l'histoire mythique du peuple juif", il était légitime de supposer que l'exposé des thèses historiques de l'auteur serait suivit d'un débat intellectuel.  Il s'est avéré d'emblée que le propos de Sand est surtout idéologique. Tout au long d'un exposé, tenant plus du spectacle d'humoriste que de la leçon d'histoire, il n'a cessé de divertir l'assistance. Performance efficace, à en juger par l'ambiance potache et l'hilarité de la salle.  [...]  Les thèses révisionnistes et complotistes de cet historien niant la réalité du peuple juif l'inscrivent dans une longue tradition littéraire.  [...] La réflexion historique ne se trouvait ni dans l'exposé de Sand, ni durant le débat, à en juger par les railleries répétées qu'il opposait à ses contradicteurs.  Historien et humoriste anti-juif, Sand a compris que certains milieux académiques tolèrent la supercherie historique et la malhonnêteté scientifique lorsqu'il s'agit de dénoncer les méfaits du sionisme et d'Israël.  Ce "séminaire exceptionnel" du CEGES fut donc un show pseudo-historique et satirique visiblement apprécié d'une majorité de son public, mais plutôt dérangeant au sein d'une institution fédérale de la politique scientifique belge."

Présentation sur le site du CEGES:
"Comment le peuple juif fut inventé
Le mercredi 16 septembre 2009 (14h.30), le CEGES a le plaisir et l'honneur d'accueillir l'historien israélien Shlomo Sand. Dans son récent ouvrage – Comment le peuple juif fut inventé paru chez Fayard en 2008 , devenu un best-seller tant dans sa version anglaise que française, il revient sur la notion de “peuple juif”, affirmant notamment que cette notion a été inventée il y a un peu plus d'un siècle pour susciter la création d'une identité nationale et ultérieurement celle de l'Etat d'Israël. Cette déconstruction met à mal certains

jeudi 26 août 2010

"L'antisémitisme en 2010 est pire qu'en 1910", Robert Wistrich

Le professeur Robert S. Wistrich, directeur du Centre International pour la Recherche sur l'Antisémitisme au nom de Vidal Sassoon à l'Université Hébraïque, et auteur d'un livre récemment publié à ce sujet et intitulé "Obsession Compulsive: L'Antisémitisme", considère que le monde devient de jour en jour plus dangereux pour les juifs.

"L'antisémitisme change sans arrêt de forme et cela fait sa force", explique-t-il. "Toutes les indications montrent une hausse continue et claire dans le nombre d'attaques documentées contre des juifs." Wistrich affirme que, durant la dernière décennie, on a pu constater que des "fils" de haine contre les juifs se sont tissés et ont créé une alliance impie entre l'extrême-droite, l'extrême-gauche et l'islam fondamentaliste. "Ce qui m'a laissé l'impression la plus choquante durant cette dernière décennie est la fusion entre l'antisémitisme classique et un nombre de courants secondaires tels que l'anti-américanisme, l'islam fondamentaliste, et la délégitimation internationale de l'état d'Israël. Il ne s'agit pas de quelque chose de nouveau, mais de l'aggravation de quelque chose d'existant. La coopération entre ces facteurs est devenue beaucoup plus claire."

"En comparaison avec ce que nous avons vécu ces dix dernières années, l'année 1910 était un paradis", dit-il sans aucune hésitation. "Il y a eu un potentiel grave d'antisémitisme en 1910, mais les juifs vivaient alors dans un environnement relativement stable. Comme le disait Stefan Zweig, c'était une ère où régnait un sentiment de sécurité." Le cas sortant de l'ordinaire à cette période fut la Russie tzariste; ce grand bastion de l'antisémitisme, où les juifs furent forcés de vivre sous la discrimination institutionnelle dans le cadre des limitations de résidence et où ils furent victimes de pogromes périodiques. L'antisémitisme en 1910 en Russie était pire que celui de nos jours, avoue-t-il – mais cela n'est pas de même pour les pays occidentaux. "Aujourd'hui, même dans les sociétés les plus développées et les plus démocratiques, les juifs ne se sentent pas dans une situation confortable", dit-il. "La véritable différence est que l'antisémitisme d'aujourd'hui n'est pas moins fréquent qu'en 1910, cependant l'Etat d'Israël fournit un puissant bouclier et un facteur de dissuasion. Mais la dissuasion n'est pas parfaite et l'Etat d'Israël représente en lui-même un facteur d'encouragement de l'antisémitisme."

lundi 19 juillet 2010

Les coûts chachés du Juif-appât en Angleterre, par Richard Landes

Nous avions évoqué cet important article de Richard Landes, professeur d’histoire à l’Université de Boston Tourmenter les Juifs est devenu un sport en Angleterre, The Hidden Costs of Jew-Baiting in England.  Il vient d'être traduit en français.

Version française : Galila sur sionisme.xooit.com et Augean Stables (le blog de l'auteur)

La chasse aux Juifs est devenue quelque chose comme un sport en Angleterre, comme si les "Britishes" nourrissaient le monstre - l’islam radical – pour qu’il les dévore.

Londres est un endroit incroyable, plein de vitalité, d’intensité, de touristes et résidents étrangers, un mélange de pluralisme. Si vous parlez à la personne de la rue, rien ne semble imparfait : ce chauffeur de taxi, ayant parcouru Londres depuis 40 ans, ne voit pas de changement significatif dans les quartiers qu’il traverse; ce financier ne voit aucun signe d’intimidation, ce client, ce tenancier de bar, cet homme dans le bus vivent dans un monde intéressant et relativement normal. Une rapide promenade dans le parc [le Régent] donne le sentiment apparent de normalité.

Mais si vous parlez aux Juifs, vous obtenez une histoire différente. L’Association internationale des avocats et juristes juifs a tenu une conférence cette semaine. Le sujet : des normes légales et démocratiques à l’ère de la terreur. Les conseillers juridiques ont discuté de tout sur la base du rapport Goldstone, du mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), de la "juridiction universelle" (lawfare =  utilisation du droit international contre des Israéliens devant des tribunaux étrangers). Ici, dans l’amphithéâtre du Khalili SOAS (Ecole des études africaines et orientales), les avocats juifs ont discuté d’une triste réalité dont la seule l'irruption publique quotidienne est le roulement incessant de la calomnie, celle d’une élite tumultueuse - ONG, journalistes, universitaires – s’acharnant sur Israël.

La plus surprenante des sessions concernées fut probablement le mouvement BDS. Jonathan Rynhold, du Centre BESA de Bar Ilan, et Anthony Julius, auteur de Trials of the Diaspora: A History of Anti-Semitism in England, présentèrent tous deux un aperçu de l’activité anti-sioniste britannique dont les bases intellectuelles et morales sont profondément irrationnelles, une volonté dogmatique de stigmatiser et de détruire Israël , et qui ne répondrait à aucun des arguments à propos de la proportion (qu’en était-il des autres pays ?) ou de la raison (vous n’exigez aucun sens moral de la part des Palestiniens). Et derrière cela, on trouva une masse beaucoup plus lourde de perceptions négatives, une sorte d'animosité irréfléchie qui s’exprime dans sa forme la plus banale comme quand une femme expliqua à Julius: "Nous savons tous pourquoi les Juifs sont haïs: vous vous mariez entre vous, et vous vivez dans des ghettos comme Golders Green et Vienne [sic]". Ce faisant, elle mit le doigt sur le message implicitement répandu de l’hostilité aux Juifs: ”Ils pensent qu’ils sont le peuple élu".

samedi 26 décembre 2009

La délégitimisation d'Israël passe par Londres, Bruxelles et Madrid

Londres, Bruxelles et Madrid seraient devenus des "pôles de délégitimisation d'Israël", selon le rapport de l'Institut Reut de Tel Aviv qui sera présenté la semaine prochaine à Ashley Perry, conseiller du Vice Ministre des affaires étrangères Danny Ayalon. Toronto et Berkeley sont également pointés dans le rapport.

"Le rapport indique que les ennemis traditionnels d'Israël sont de plus en plus souvent rejoints dans leur bataille par des groupes anti-sionistes dotés de vastes réseaux, des associations de droits de l'homme hostiles et des islamistes radicaux locaux qui utilisent des armes dans les domaines culturel, académique, juridique et financier contre ce qu'ils considèrent comme un Etat paria illégitime qui a sa capitale dans Jérusalem occupée. Ils oeuvrent à la diabolisation d'Israël et veulent faire passer Israël pour une Afrique du Sud d'apartheid du 21ème siècle. Ces groupes sont concentrés dans plusieurs grandes villes, que Reut appelle "les pôles de délégitimisation".

Cette campagne est ancienne et bien connue. L'intellectuel américain Paul Berman, auteur de Les Habits neufs de la terreur a déclaré : "Les comparaisons d'Israël à l'apartheid - ou les comparaisons plus radicales et de nos jours plus fréquentes aux nazis - ont fait irruption en Europe de l'Ouest et dans le monde arabe dans les années 1970, et maintenant on les trouve partout."
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Israel’s new battlefields: Hubs of delegitimization, par Amir Mizroch, The Jerusalem Post (extraits)

A new report by the Reut Institute, a Tel Aviv-based national security and socioeconomic policy think tank, maps out the "new battlefield" in which Israel finds the legitimacy of its very existence attacked by a wide array of organizations and individuals in global centers like London, Toronto, Brussels, Madrid and Berkeley.

The report, which also makes recommendations for possible remedies, is to be presented next week to Deputy Foreign Minister Danny Ayalon's adviser Ashley Perry, and will also be presented at the Herzliya Conference in January. The report's authors spent two weeks in London interviewing some 45 people, including members of Muslim groups and anti-Zionist Jewish organizations, and academics, journalists, pollsters, jurists, activists and politicians.

Beginning with Israel's traditional strategic concept, conceived by David Ben-Gurion, which posits that to win its wars, the IDF would have to take the fight to its enemies, the Reut report posits that increasingly, Israel cannot "win" its wars in the traditional sense as it is not up against conventional Arab armies, and there is no decisive victory over an enemy army to be had.[...]

The report states that Israel's traditional enemies have increasingly been joined in battle by widespread networks of anti-Zionist groups, hostile human rights organizations and homegrown radical Islamists that use cultural, academic, legal and financial weapons against what they see as an illegitimate pariah state with its capital in occupied Jerusalem. They are trying to demonize Israel, to turn Israel into the Apartheid South Africa of the 21st century. These groups are concentrated in several large cities, what Reut calls "Hubs of Delegitimization."[...]

Reut's report distinguishes between "soft critics" of Israel and "hard-core delegitimizers," and posits that the hard-core group, made up of anti-Zionists, anti-Semites and radical Islamists, is always trying to coopt the "soft critic" group into a more radical position. Their goal is to blur the difference between legitimate criticism of Israeli policy and Israel's basic legitimacy. Reut's team suggests an effort should be made by Israel's defenders to drive a wedge between the soft and hard core critics of Israel in London. The soft critics are human rights groups like Oxfam that are critics of Israeli policy but not necessarily of its legitimacy.

According to Calev Ben-Dor, a member of the Reut mission to London, the perceived lack of options for those opposed to Israeli policy and wanting to "do something" to help Palestinians creates an "option vacuum" which often leads "soft critics" (those unhappy with specific Israeli policies) to adopt the positions of "hard delegitimizers" (who seek to undermine Israel's existence). A successful fight against delegitimization will have to include suggestions for how to drive a wedge between these two groups, Ben-Dor says. [...]
Photo: Bruxelles, 11 janvier 2009: nazification d'Israël et déferlement antisémite

samedi 19 décembre 2009

Le IIIe Reich, les Arabes et la Palestine

"L'ouvrage offre un éclairage bienvenu sur les racines de l'actuel conflit israélo-arabe et la persistance de la propagande nazie dans certains mouvements islamistes. Là aussi, le passé permet plus que jamais d'éclairer le présent."

Source: article de Samuel Blumenfeld dans Le Monde

Il n'existait à ce jour aucune étude globale retraçant l'évolution des relations germano-arabes entre 1933 et 1945, et portant un regard critique sur des positions idéologiques communes et des actions stratégiques concertées durant le deuxième conflit mondial au Proche-Orient. Le travail accompli par deux historiens allemands, Martin Cüppers et Klaus-Michael Mallmann, comble un vide historiographique.

Leur thèse est simple. Loin d'être un lieu de coexistence entre Juifs et Arabes, la Palestine devient, à partir de 1929, le théâtre d'affrontements sanglants. Une haine commune vis-à-vis du "Yichouv", la minorité juive qui habite la Palestine, fonde une affinité croissante. La politique étrangère allemande soutient indirectement les nationalistes arabes, qui découvrent chez les nazis des alliés susceptibles de les soutenir dans leur combat d'émancipation. Cette alliance stratégique passe par des connivences idéologiques. A partir de 1938, plusieurs articles parus en Egypte, en Syrie ou en Libye comparent le Führer au prophète Mahomet. Al-Husseini, le mufti de Jérusalem, leader des Arabes de Palestine, soutien indéfectible des nazis durant toute la guerre, fait, dès le début des années 1930, référence aux Protocoles des Sages de Sion - un faux document forgé en Russie par la police du tsar.

Le débarquement de l'Afrikakorps en Libye, en 1941, marque le début de l'intervention directe de l'Allemagne au Proche-Orient. L'objectif est de chasser les Britanniques. Il s'agit aussi - c'est l'un des apports majeurs de cet ouvrage - d'étendre au Yichouv, avec l'aide de collaborateurs arabes, l'extermination commencée en Europe. Les plans sont déjà dessinés. Les nazis ne pourront donner suite à ce projet à cause de l'échec de la bataille d'El-Alamein.

S'appuyant sur des archives allemandes, Cüppers et Mallmann montrent comment plusieurs des leaders de la population arabe de Palestine, à commencer par le mufti de Jérusalem, furent des protagonistes de ce conflit. Il reste à écrire la version arabe de cet épisode, à partir d'autres archives, mais ce n'est pas l'objet de ce livre passionnant.

Enfin, l'ouvrage offre un éclairage bienvenu sur les racines de l'actuel conflit israélo-arabe et la persistance de la propagande nazie dans certains mouvements islamistes. Là aussi, le passé permet plus que jamais d'éclairer le présent.

"Croissant fertile et croix gammée. Le IIIe Reich, les Arabes et la Palestine", de Martin Cüppers et Klaus-Michael Mallmann: le IIIe Reich et les Arabes. Verdier. 346 p., 18,50€.

Photo: Une bombe humaine palestinienne prête au martyre déclare à la télévision du Hamas: "... et nous savons qu'il n'y de sang qui nous est plus doux que le sang des Juifs."

Sur le Mufti et ses disciples :
- Jihad et haine des Juifs, retour sur le Mufti de Jérusalem
- Préface de P.-A. Taguieff à l’ouvrage de Matthias Küntzel, "Jihad et haine des Juifs"
-
Entretien avec un Vampire …, Richard Zrehen (Rencontre entre le Mufti de Jérusalem et Adof Hitler - compte-rendu de l'entretien)
-
La sombre histoire de l'hôtel Shepherd, Lenny Ben-David
-
Abdel Aziz Rantisi: "la question n’est pas ce que les Allemands avaient fait aux Juifs, mais ce que les Juifs avaient fait aux Allemands"
-
Pas de progrès possible tant que vivra l’hydre du Hamas, Amir Taheri
-
National Socialism and Anti-Semitism in the Arab World, Matthias Küntzel, JCPA
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Maryland historian links roots of radical Islam with Nazi propaganda Elimination of the Jewish National Home in Palestine: The Einsatzkommando of the Panzer Army Africa, 1942, Klaus-Michael Mallmann and Martin Cüppers, Yad Vashem
-
Jeffrey Herf: The Jewish Enemy: Nazi Propaganda during World War II and the Holocaust, Karl Pfeifer, Engage
-
The Mufti and the Holocaust, John Rosenthal sur Der Mufti von Jerusalem und die Nationalsozialisten par Klaus Gensicke, Policy Review (The Hoover Institution)
-
Middle East Anti-Semitism, Dr Denis MacEoin, A Liberal Defence of Israel blog
-
Hitler's Jihadis : Muslim Volunteers of the SS, Jonathan Trigg
-
Multiculturalisme à Berlin: cachez-moi ce Grand Mufti allié d'Hitler
-
Livre: Croissant fertile et croix gammée, Le IIIe Reich, les Arabes et la Palestine
- The Mufti of Berlin, Daniel Schwammenthal, The Wall Street Journal

jeudi 12 novembre 2009

Shlomo Sand, l'ignorant des sables, présente son livre à Londres

"Si les juifs n'ont jamais vraiment existé, comment se fait-il que l'islam et la chrétienté ont passé tellement de temps à les supprimer?" (Seth J. Frantzman)

Contexte: Hébreux, juifs et sionistes : omissions de L'Histoire, par Alain Michel, historien israélien et rabbin.
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Shlomo Sand , professeur à l'Université de Tel Aviv, est allé présenter son livre sur "l'invention" du peuple juif à Londres. Il a déclaré à la BBC:

"Je ne suis pas sioniste. Je ne me définis pas moi-même comme antisioniste ... mais je ne suis pas sioniste... Je ne mets en question l'existence d'Israël. Quand je parle à des étudiants arabes je compare la naissance de l'Etat d'Israël à un acte de viol. Mais même l'enfant issu d'un viol ... il faut le reconnaître ... aujourd'hui je ne mets pas en question l'existence d'Israël, comprenez-vous ?"

Jonathan Hoffman a assisté à la présentation de son livre. L'événement était organisé par le magazine de gauche The New Statesman (qui a dû s'excuser en 2002 pour avoir publié un dessin antisémite sur une des ses couvertures, voir ci-dessous). Il en parle sur le site Harry's Place, Shlomo the Sandlout (Shlomo, l'ignorant des sables). Extraits :

"On Monday night I went to hear Shlomo Sand who is doing three London meetings this week to promote the English translation of his book "The Invention of the Jewish People". In the book Sand attempts to prove that the Jewish people never existed as a “nation-race” with a common origin. His thesis is that Jews are a rag-tag collection of flotsam and jetsam that at various stages of history just happened to adopt the same religion. He argues that for a number of Zionist ideologues, the mythical perception of the Jews as an ancient people led to racist thinking. [...]

I had a chance to see the book before the talk. The final chapter is full of lies, here is an example:

Page 281: "The most important mission to be undertaken by the new state [of Israel] was the renewal, as best it could, of those who definitely did not regard themselves as Jews."

And then he slips into the overtly antisemitic:

Page 292: "Jewish and Democratic - An Oxymoron?"

Page 313: "To what extent is Jewish Israeli society willing to discard the deeply embedded image of the "chosen people"?"

I told him his book was antisemitic, citing the “chosen people” trope. I asked him how it was that the Khazars could "demographically probably" be the fathers of the 3 million Polish Jews who existed in the 20th century, when they had no Khazar names, spoke Yiddish and contained numerous Cohens and Levis who could not possibly be of Khazar ancestry (such status is obtained from the patrilineal line and cannot be obtained via conversion). (Frantzman makes this point). I also asked him why he wrote the book - was it for notoriety or was it for money?

He failed to answer. He also failed to answer Richard Millett who pointed out that Hamas was not prepared to give the Jews any land area (Sand had said that the Jews were allocated too much land by the UN in 1947). Richard was heckled - uproar broke out. The meeting ended and I heard Sand got even more loutish later. It is a toss up between Sand and Caryl Churchill (of Seven Jewish Children) as to who distorts Jewish history more.

As Seth Frantzman writes: "If the Jews never really existed then why did Islam and Christianity spend so much time suppressing them?""

Couverture controversée du New Statesman (14/01/2002) : "Une conspiration kosher ?" Mortimer Zuckerman et Bernard Harrison citent cette couverture comme un exemple du nouveau antisémitisme. (Source: Wikipedia)

mardi 8 septembre 2009

Belgique: les bien chers frères Khader et la guerre occulte contre Israël

Ce texte, paru dans le journal satirique belge Père Ubu sous la signature de Jean UBU (28/08), est particulièrement intéressant et sort du lot dans la mesure où l'auteur rappelle l'aspect politique de l'antisionisme (dénigrement obsessionnel d'Israël qu'on constate en Europe) et qu'il obéit à une logique bien précise : "la carrière des frères Kha­der se bâtit sur des développements historiques plutôt occultés. Suite au choc pétrolier de 1973 (sanction­nant la guerre victorieuse d'Israël du Yom Kippour), l'UE prit peur et entra dans le dialogue (biaisé) euro-arabe avec la Ligue arabe. En fait, cela constituait le prolongement de la politique européenne dirigée par la France gaullienne depuis la guerre de 1967, dont l'intention première était d'augmenter le pouvoir de l'Europe face aux États-Unis en alignant ses intérêts sur ceux des pays arabes. [...] c'était une guerre euro­péenne occulte contre Israël par le boycott économique et dans cer­tains cas universitaire, par la diffa­mation et la propagation de l'anti­sionisme et de l'antisémitisme."

"Mes biens chers frères KHADER…

Les frères Khader [Palestiniens chrétiens] sont arrivés en Belgique en 1966 pour y poursuivre des études à l'UCL [Univertisité catholique de Louvain]. En parallèle, tous les deux publièrent les textes de La Révolution Palestinienne 1967-1974 aux éditions Sindbad à Paris.

En 1968, dans la foulée de la guerre des Six jours de 1967, Naïm Khader adhèrera au Fatah et devint rapidement représentant officieux de l'OLP (créée en 1964 alors que Gaza est égyptienne et la Cisjordanie, jorda­nienne!). Cette fonction fut reconnue officiellement par la Belgique en 1976. Naïm fut l'un des artisans de la reconnaissance de la cause palestinienne en Europe. En 1976, il participa à la création de l'Associa­tion Belgo-Palestinienne (ABP)*. Il est assassiné en 1981 à Bruxelles.

Imposture
L' "ABP - Wallonie-Bruxelles - Fon­dation Naïm Khader" devint une a.s.b.l. de droit belge ayant pour but la défense et promotion des "droits inaliénables" du peuple palestinien à son territoire et à son Etat.

C'est là une imposture historique ! Car enfin, quelles revendications géographiques "palestiniennes" ont bien pu s'exprimer, avant la guerre de 1967, à l'encontre de Nasser et du Roi Hussein ? Au niveau euro­péen, l'ABP est un membre actif de l'ECCP [European Co-ordinating Committee of NGOs on the ques­tion of Palestine], un réseau d'ONG européennes travaillant sur la Pa­lestine. Cette coordination, au sta­tut consultatif auprès des Nations Unies a été créée en 1986.

Diplomatie parallèle
Son rôle est de relayer auprès des décideurs européens et des Nations Unies les revendications de ses membres pour le respect des "droits inaliénables" du peuple palestinien. Par ailleurs, l'ABP peaufine son agi­tation tous azimuts: information et mobilisation de l'opinion publique et des médias subsidiés; lobbying auprès des représentants élus bel­ges; interpellation des pouvoirs publics en Belgique et dans l'Union européenne; soutien matériel, mo­ral et en ressources humaines aux organisations palestiniennes; pro­motion, avec les ONG belges de coopération en partenariat avec des associations palestiniennes; échan­ges dits culturels.

Manifestation anti-Israël
Faut-il alors rappeler que l'ABP figu­rait parmi les premières organisa­tions signataires à la manifestation nationale anti-israélienne du 11 janvier 2009 à Bruxelles [A Bruxelles: nazification d'Israël et déferlement antisémite dans les rues], lancée à l'ini­tiative de l'ultra gauchiste Centre national de coopération au déve­loppement et cautionnée politique­ment par le PS, Ecolo et le CdH. Pas un radis donc pour ces gens lors des collectes de mendicité de 11.11.11 !

Couverture universitaire
Quant à Bichara Khader, docteur en sciences politiques, économiques et sociales de l'Université de Louvain [1978], il est professeur à la Faculté des Sciences politiques, économi­ques et sociales de l'UCL. Dès 1975, il créa, au sein de l'Institut d'Etudes du Développement, le Centre d'Etu­des et de Recherches sur le Monde Arabe Contemporain de l'Universi­té catholique de Louvain qui vise à faire mieux connaître les problèmes et les perspectives d'avenir des so­ciétés arabes contemporaines.

Il a par ailleurs été membre du Groupe des Hauts Experts sur la Politique Européenne de Sécurité Commune et membre du Groupe des Sages pour le dialogue cultu­rel euro-méditerranéen [présidence européenne 2003-2004]. Il est éga­lement membre du Centre d'Etudes des Crises et des Conflits Interna­tionaux de LLN.

Ne nous y trompons pas, car ils ne connaissent que la "cause" palesti­nienne.

L'Europe a peur
En réalité, la carrière des frères Kha­der se bâtit sur des développements historiques plutôt occultés. Suite au choc pétrolier de 1973 (sanction­nant la guerre victorieuse d'Israël du Yom Kippour), l'UE prit peur et entra dans le dialogue (biaisé) euro-arabe avec la Ligue arabe. En fait, cela constituait le prolongement de la politique européenne dirigée par la France gaullienne depuis la guerre de 1967, dont l'intention première était d'augmenter le pou­voir de l'Europe face aux États-Unis en alignant ses intérêts sur ceux des pays arabes.

Exigences folles
Dès 1974, les Arabes mirent des conditions à ce dialogue, notam­ment: immigration massive, politi­que européenne indépendante des USA, reconnaissance d'un "peuple palestinien" et création de la "Pales­tine" ; soutien européen à l'OLP; dé­légitimation politique et historique d'Israël.

Guerre occulte
En réalité, c'était une guerre euro­péenne occulte contre Israël par le boycott économique et dans cer­tains cas universitaire, par la diffa­mation et la propagation de l'anti­sionisme et de l'antisémitisme."
© Père Ubu
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* Pierre Galand, le "pape" de la laïcité belge francophone, est le président de l'ABP. Nous avons mis en ligne plusieurs posts sur Pierre Galand qu'on trouvera ici.

Voir également:
Utilisation d'ONG pour diaboliser Israël: Pierre Galand

mercredi 24 juin 2009

Ces blogs qui irritent les anti-sionistes et les antisémites

"Autant dire que si ce type d’initiative [les blogs pro-israéliens] peut constituer (si elle aboutit) une grave menace pour la liberté d’expression, il convient d’y réagir, à notre mesure, en poursuivant les publications. ... Parmi ces blogs, il y a le très connu Philosémitisme qui existe depuis déjà près de 2 ans."

L'existence de blogs - de plus en plus nombreux - qui contrent la désinformation et la propagande anti-israélienne dans les médias et dans la blogosphère commence à porter des fruits. En effet, ces blogs "pro-sionards" préoccupent sérieusement les anti-sionistes et pro-boycotteuurs de tout poil qui, jusqu'il y a peu, détenaient le monopole du discours diabolisateur d'Israël et du sionisme.

Les "anti-sionards" répètent inlassablement les mêmes slogans déclinés à l'infini : apartheid, ségrégation, racisme, voleurs, assassins d'enfants, ghetto de Gaza, prison à ciel ouvert de Gaza, mur de la honte, impérialisme etc. etc. - tels sont les épithètes d'une grande originalité que ces grands penseurs lancent à la figure de "l'entité sioniste".

Aussi c'est avec beaucoup d'inquiétude qu'ils s'aperçoivent que leurs rodomontades sont mises en échec par la "blogosphère pro-israélienne". Ce blog, "le très connu Philosémitisme qui existe depuis déjà près de 2 ans", est parmi ceux qui inquiètent, gênent, perturbent et irritent ...
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Source: Fronts & Résistances

"La malhonnêteté intellectuelle de la blogosphère pro-israélienne

Depuis maintenant plusieurs mois, nous avons pu assister à la naissance de nouveaux blogs revendiquant tous la volonté de faire barrage à "l’antisémitisme" sur Internet. Il s’agit d’un phénomène nouveau. En effet, face à la profusion toujours plus importante des blogs dits "dissidents", certains ont pris l’initiative d’y répondre en créant à leur tour des sites. Le fait que ces "nervis" (pour reprendre l’appellation utilisée par Alain Soral entre autres), ardents pro-israéliens et autres adeptes convaincus de la doctrine sioniste souhaitent exercer leur droit de réponse par blogs interposés est, en soi, parfaitement légitime. Ce qui l’est beaucoup moins, c’est la malhonnêteté intellectuelle dont font preuve beaucoup d’entre-eux.

Sans trop de surprise, ces sites reproduisent, en réalité, les mêmes schémas que la presse traditionnelle en amalgamant l’antisémitisme, dont nous rappelons qu’il est éminemment dénonçable, à l’antisionisme qui constitue un mouvement ("antiraciste"; contrairement à ce que l’on en dit) qui cherche à combattre l’idéologie sioniste.

Parmi ces blogs, il y a le très connu Philosémitisme qui existe depuis déjà près de 2 ans. "Antisémitisme-antisionisme du Web" qui par ailleurs est très laid [sic], invective régulièrement le blog des Intransigeants. A noter un tout nouveau venu, "Le Golem" qui prétend lui aussi "signaler le contenu antisémite sur internet". Enfin, dans une plus large mesure, un collectif, récemment fondé, tente via l’internet d’encourager la mise sur pied d’une "loi Martin Luther King" assimilant l’antisémitisme et l’antisionisme.

Autant dire que si ce type d’initiative peut constituer (si elle aboutit) une grave menace pour la liberté d’expression, il convient d’y réagir, à notre mesure, en poursuivant les publications."
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La lutte très efficace sur le terrain et dans les blogs contre le boycott des produits israéliens (les boycotteurs ont la fâcheuse habitude de sévir dans les grandes surfaces et de faire croire qu'Israël ne produit que des oranges, des avocats et des dattes) doit également les inquiéter et enrager sérieusement (Anti boycott israel, une dizaine de trous-du-cul manifestent).

- Anti Boycott Israel blog
-
200 "raisons" qui plaident CONTRE le boycott d'Israël
- Sur Internet: des millions d'appels à boycotter "Israël et ses complices" ...

dimanche 19 avril 2009

Durban II: les Pays-Bas et l'Australie boycotteront la conférence

"Moi qui ai subi l'expérience des horreurs de la Shoah, j'affirme que Durban a été la manifestation la plus haineuse et la plus discriminatoire contre les Juifs depuis la période nazie." (Tom Lantos (1928-2008), Président démocrate de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants et seul survivant de la Shoah élu au Congrès américain. Membre de la délégation américaine à la conférence de Durban en 2001.)

Durban II boycotté

Les USA, le Canada, Israël, l'Italie, la Hollande et l'Australie ont décidé de boycotter la Conférence internationale de l'Onu sur le racisme qui s'ouvre lundi à Genève. Cette conférence avait tourné au tribunal anti-israélien et antisémite, en 2001, lors de sa première édition.
Source : Guyen News

Holland, Australia boycott 'Durban II'

mercredi 8 avril 2009

"El País" fait la leçon à l'ambassadeur d'Israël en Espagne

"La plainte en question ne prétend pas que la critique d’Israël a forcément un caractère antisémite, mais c'est ainsi qu'elle est présentée. De surcroît, un ambassadeur est critiqué du fait d'avoir défendu la politique et les actions du gouvernement qu’il représente. D’autre part, les plaintes de l’ambassadeur sont traitées comme si elles ne concernaient pas les profonds préjugés anti-israéliens que recèlent beaucoup d’articles publiés par El País, mais se limitaient à de simples salves tirées dans une guerre globale de l’information et lui servaient à être bien vu par ses supérieurs."

Source: traduction libre d'un article par Eamonn McDonagh paru dans Z Word blog

1. El País a publié, dans son édition du 22 février, un article de Juan Miguel Muñoz intitulé "La bande de Gaza après le massacre". Cet article a fait l'objet d'une plainte de l'ambassadeur d'Israël en Espagne, Raphael Schutz, adressée à Milagros López Oliva, l’éditrice responsable de la défense des lecteurs. La réponse de celle-ci parut le 5 avril et comprenait également une longue intervention de Javier Moreno, le rédacteur en chef du journal phare de l'opinion progressiste et libérale en Espagne.

2. La réponse d’El País est titrée "Critiquer le gouvernement d'Israël, est-ce de l’antisémite ?". Je n'ai pas pu prendre connaissance de l'intégralité du texte de la plainte de M. Schutz, mais aucun élément dans les passages cités par le quotidien ne permet de penser qu’il considère que la critique du gouvernement qu'il représente est nécessairement assimilable à de l’antisémitisme, ou qu’une telle croyance sous-tend sa plainte. L’accusation de l’ambassadeur Schutz porte sur l’incitation à la haine d'Israël, plutôt que l’incitation à la haine des Juifs en général, par le biais de rapports tendancieux et incendiaires. Toute personne qui connaît ce qu’El País publie en général sur Israël ne peut douter que la plainte est amplement justifiée dans le sens large et dans le cas particulier de l’article écrit par Juan Miguel Muñoz le 22 février.

3. Javier Moreno reproche à l’ambassadeur de ne pas concevoir son rôle d’ambassadeur comme lui, Javier Moreno, le conçoit et qui implique de:

"... représenter la position de son pays et non seulement celle de son gouvernement. M. Schutz est également ambassadeur de tous les citoyens qui sont en désaccord avec les politiques du gouvernement au pouvoir et qui n'ont pas voté pour lui".

C’est tout bonnement remarquable. Si l’on suit cette définition de la fonction diplomatique, on pourrait s’attendre à voir l'ambassade d'Espagne à Buenos Aires organiser des événements où les Basques seraient invités à discourir sur la nature répressive et coloniale de l'Espagne au Pays Basque.

Il me semble que nous sommes en présence d’une tentative de faire la distinction entre les Juifs qui s’opposent à la politique de leur état et qui sont, de ce fait, bons et acceptables et les Juifs qui cautionnent cette même politique et qui sont méchants et répugnants.

4. Milagros López Oliva conclut sa réponse à l'ambassadeur Schutz (et non pas "Schulz", comme elle écrit) avec les remarques suivantes:

"Les journalistes ne devraient jamais oublier que leur obligation première réside dans la recherche de la vérité, et que celle-ci est basée sur des faits et non sur des narratives qui obéissent à des stratégies de propagande. Ni que l’envoi systématique de lettres à ceux qui occupent des postes de responsabilité dans les médias, tels qu’El País, peut aussi relever de cette stratégie, comme l’envoi de réclamations à l’éditrice responsable de la défense des lecteurs. Après avoir reçu les lettres [de plainte de l'ambassade d'Israël], j'ai eu des conversations très amicales avec des membres du personnel de l'ambassade, dont la tonalité contrastait avec celle des plaintes écrites. Il se peut que cette réponse figurera en bonne place dans un rapport de l'ambassadeur à son gouvernement au sujet de la guerre de l'information menée avec beaucoup d’intensité en Espagne comme dans le reste du monde. Et peut-être que l'ambassadeur recevra les félicitations de ses supérieurs pour m’avoir fait écrire cette réponse."

En conclusion, je pense que nous sommes en présence d'une variante intéressante de la formulation de Livingstone. La plainte en question ne prétend pas que la critique d’Israël a forcément un caractère antisémite, mais c'est ainsi qu'elle est présentée. De surcroît un ambassadeur est critiqué du fait d'avoir défendu la politique et les actions du gouvernement qu’il représente. D’autre part, les plaintes de l’ambassadeur sont traitées comme si elles ne concernaient pas les profonds préjugés anti-israéliens que recèlent beaucoup d’articles publiés par El País, mais se limitaient à de simples salves tirées dans une guerre globale de l’information et lui servaient à être bien vu par ses supérieurs."

Titre original The Livingstone Formulation in Madrid

vendredi 27 mars 2009

Bruxelles: symposium sur l'antisémitisme (30 mars)

Le Congrès Juif Européen et le CCOJB vous invitent à assister au symposium "Construire ensemble l’avenir de l’Europe. Le combat contre l’antisémitisme, la défense des valeurs européennes et de la coexistence" qui se tiendra au Parlement européen le 30 mars 2009, de 10h à 17h. L'événement est placé sous le patronage de la présidence tchèque de l'Union européenne, du Parlement européen et de son président Hans-Gert Pöttering et avec la participation de la Commission européenne et de son Vice-Président Jacques Barrot.

Le symposium sera consacré au thème de l’avenir de l’Europe à construire ensemble et dans le cadre duquel des députés européens, des présidents de groupes politiques, des leaders communautaires et religieux, des experts et des intellectuels se réuniront pour discuter des moyens de faire face aux défis posés par l’intolérance et des méthodes susceptibles d’apprendre aux Européens à mieux co-exister.

Ce symposium se déroulera en deux parties, l’une sur l’état actuel de l’antisémitisme en Europe, et l’autre sur le vivre ensemble en Europe, le dialogue interculturel, les valeurs communes et l’entente mutuelle.

PROGRAMME
10hOuverture du symposium
L’antisémitisme en Europe et le rôle du Congrès Juif Européen

Par Moshe Kantor, Président du Congrès Juif Européen

10h15
L’Union européenne et la lutte contre le racisme, la xénophobie et l’antisémitisme

Par Jacques Barrot, Vice-Président de la Commission Européenne, chargé de la Liberté, la Sécurité et la Justice

Tolérance dans l’Union Européenne
Par Aleksander Kwasniewski, Président du Conseil Européen pour la Tolérance et la Réconciliation, ancien Président de la République de Pologne

10h55Etat des lieux de l’antisémitisme dans l’Union européenne
Modérateur: Serge Cwajgenbaum, Secrétaire général du Congrès Juif Européen

L’Union européenne et la lutte contre le racisme, la xénophobie et l’antisémitisme
Présentation par Ioannis Dimitrakopoulos, Chef de l’unité recherches et recueil des données à l’Agence européenne des droits fondamentaux (FRA)

Situation de l’antisémitisme en France, et dans les pays nordiques
- Richard Prasquier, Président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF)
- Rony Smolar, Président de la Communauté juive de Finlande

Témoignage de Mme Ruth Halimi, mère d’Ilan Halimi, assassiné en France en février 2006

L’antisémitisme en Europe: chiffres et statistiques
Par Mike Whine, Directeur des affaires internationales, Community Services Trust (CST, Grande-Bretagne), en lien avec Ron Azoguy, directeur général du Service de Protection de la Communauté Juive de France (SPCJ)

Antisémitisme structurel, antisémitisme conjoncturel
Par Joël Kotek, Historien, Professeur à l’Université Libre de Bruxelles

Le danger des comportements extrémistes et intolérants
Par Mohamed Sifaoui, écrivain et journaliste

12h10 › Déclarations de représentants des groupes politiques européens
12h40 › Débat
13h30 › Déjeuner

14h30Vivre ensemble en Europe
Allocution d’ouverture par Joël Rubinfeld, Président du Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique (CCOJB)

14h35 › Table ronde de responsables religieux et communautaires
Modératrice: Flo Kaufmann, Chairman du Conseil d'administration du Congrès Juif Européen
- Hassen Chalghoumi, Imam de Drancy (France)
- Cardinal Philippe Barbarin, Archevêque de Lyon
- Tomas Sandell, Coalition Européenne pour Israël
- Haras Rafiq, Directeur exécutif du Sufi Muslim Council (Grande-Bretagne)
- Michael Schudrich, Grand Rabbin de Pologne
- Dr. Hendrik Hoet, Président de la Commission Catholique pour les Relations avec le Monde Juif (Belgique)
- Raphaël Hadad, Président de l'Union des Etudiants Juifs de France (UEJF)

15h10 › Table ronde de journalistes et intellectuels
Modérateur: Haïm Musicant, Directeur du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF)
- Mia Doornaert, journaliste à De Standaard (Belgique)
- Jean-Philippe Moinet, ancien journaliste au Figaro, Président du European Civic Circle (France)
- Mohamed Sifaoui, écrivain et journaliste (France)
- Boaz Bismut, ancien journaliste au Yediot Aharonot, éditeur d'Israel Today (Israël)

16h05 › Débat
16h35 › Conclusions
Présidente de séance: Charlotte Knobloch, Présidente de la communauté juive d’Allemagne
Allocution de clôture par Moshe Kantor, Président du Congrès Juif Européen
Conclusion par un représentant de la présidence tchèque de l’Union Européenne

Symposium sur l'antisémitisme au Parlement européen Date › 30 mars 2009, 10h-17h Adresse › Parlement européen, Bâtiment Altiero Spinelli, Salle ASP 5G3, 60 rue Wiertz, 1047 Bruxelles Réservation obligatoire :symposium@eurojewcong.org

Source: CCOJB

jeudi 12 mars 2009

Il y a 345 conflits dans le monde, mais ...


"Il y a, à l'heure actuelle, 345 conflits dans le monde*, mais l'un attire plus d'attention que tous les autres." (Ben Cohen, éditeur du blog Z Word)


"Vilipendé. Les mensonges qu'on raconte sur Israël" est le titre d'un court-métrage que Ben Cohen a écrit et réalisé pour l'AJC (American Jewish Committee), l'organisation qui parraine le blog Z Word, dont Ben est l'éditeur. Le film, qui dure à peine 5 minutes, dévoile les mensonges et les diffamations dont Israël est l'objet.

Le film est en anglais, mais l'exposé est très clair, et vaut la peine d'être visionné même par ceux maîtrisent imparfaitement la langue anglaise.

"Vilified: Telling Lies About Israel" sur YouTube

* Heidelberg Institute for International Conflict Research (HIIK)