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dimanche 22 septembre 2019

"Je n'ai jamais pensé au fait que j'étais juif, sauf quand j'étais en danger" (Imre Kertész)


Imre Kertész (1929-2016), écrivain hongrois, survivant des camps de concentration et lauréat du prix Nobel de littérature en 2002:
"Je n'ai jamais pensé au fait que j'étais juif, sauf quand j'étais en danger.  Et encore, ma judéité ne se manifestait pas dans ces cas-là comme quelque chose "d'intérieur", mais toujours comme une négativité, une limitation, une détermination extérieure - de même qu'on se définit comme nourriture vivante face à un requin dans l'océan ou un tigre dans la jungle.  Mais on ne peut pas se contenter d'être la nourriture des autres. Je n'ai jamais pensé à la religion : je ne la comprends tout simplement pas […]. Pourtant, ma judéité m'a permis de vivre l'expérience universelle d'une existence humaine assujettie au totalitarisme. Donc si je suis juif, je dis que je suis négation, négation de tout orgueil humain, négation de toute sécurité, des nuits tranquilles, de la vie spirituelle paisible, du conformisme, du libre choix, de la fierté nationale - je suis la page noire du livre des triomphes qui ne laisse pas transparaître l'écriture, je suis une négation, non pas juive, mais une négation humaine universelle, un mané, theckel, pharès sur le mur de l'oppression totale."
Imre Kertész, Journal de Galère, traduit du hongrois par Natalia Zaremba-Huzsvai et Charles Zaremba, Actes Sud, 2010, p.p. 50-51.

Lire également (Imre Kertész):
- L'Europe baisse le pouce en ce qui concerne les juifs
- "J'assiste pour la première fois dans toute sa splendeur à la désignation d'un bouc émissaire"
- Hitler divisa "le monde entre ceux qui tuent et ceux qui sont tués ou destinés à être tués"

dimanche 12 mai 2019

Accusations d'antisémitisme contre Viktor Orbán - analyse par Christopher Caldwell


Christopher Caldwell @ The Claremont Institute (Hungary and the Future of Europe):
"The anti-Soros ad campaign drew accusations of anti-Semitism. Whether those accusations were justified or not is not an easy matter to settle. Reportedly, the ads were dreamed up by the late Arthur Finkelstein, the Reagan-era Republican campaign consultant, long known for personalizing political conflicts. Some were in poor taste. There was one posted on the steps of streetcars so that passengers had to tread on Soros’s face as they climbed aboard. Archetypally, the ads did resemble anti-Semitic campaigns of yore. They showed Soros as a puppet-master, a power behind the scenes. Of course Soros was a power behind the scenes. But Hungary was a country where 565,000 Jews—more than half the Jewish population—had been murdered after the Nazi invasion in May 1944, and a bit more circumspection was expected from its politicians. 
The Orbán government, in its four terms in power, had not acted in such a way as to give rise to accusations of bigotry. It had passed a law against Holocaust denial. It had established a Holocaust Memorial Day. It had reopened Jewish cultural sites and refused to cooperate with Jobbik, the leading opposition party, which had a history of anti-Semitic provocations and sometimes commanded 20% of the vote. 
The loudest accusations came from western Europe—the very place where, since the turn of the century, in the wake of heavy Muslim immigration, anti-Semitism had risen more sharply than any place on the planet. France in particular had seen a dozen instances of anti-Semitic murder and terrorist violence, all of them perpetrated by the offspring of migrants. Hungary’s 100,000 or so Jews probably had as much to fear from Soros’s plan of open borders as from Orbán’s plan to limit the influence of NGOs."
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vendredi 9 novembre 2018

Hitler divisa "le monde entre ceux qui tuent et ceux qui sont tués ou destinés à être tués"


Ghetto de Varsovie

Imre Kertész (1929-2016), écrivain hongrois, survivant des camps de concentration et lauréat du prix Nobel de littérature en 2002:
"Un ancien détenu de Buchenwald est venu aux commémorations dans sa tenue de prisonnier.  Il n'y a rien à dire de plus.  Près d'un demi-siècle est passé et on n'a toujours pas compris qu'un dénommé Adolf Hitler a régné sur l'Europe pendant douze ans, divisant le monde entre ceux qui tuent et ceux qui sont tués ou destinés à être tués.  Et que le monde ainsi divisé fonctionnait."
L'Ultime Auberge, traduit du hongrois par Natalia Zaremba-Huzsvai et Charles Zaremba, Actes Sud, 2015, p. 238.


Lire également:

Imre Kertész: Des enfants "vont à l’école avec leurs cartables sur le dos pour se rencontrer à nouveau comme bourreaux et victimes dans les antichambres des fours crématoires" 

Imre Kertész: "j'assiste pour la première fois dans toute sa splendeur à la désignation d'un bouc émissaire"

Imre Kertész fustige les Juifs européens qui dénigrent Israël 

jeudi 20 septembre 2018

Renaud Girard: "Il est proprement scandaleux que, dans certaines banlieues de France, un Juif ne se sente pas en sécurité, doive raser les murs"


Renaud Girard, correspondant de guerre et chroniqueur international du Figaro, («Ne soumettons pas l'Europe à la noire dialectique progressistes / nationalistes»):

"Nombreux sont les responsables européens à s’être réjouis du vote du Parlement de Strasbourg du 11 septembre 2018 qui, suivant la proposition d’une députée écologiste hollandaise, a ouvert une procédure visant à priver la Hongrie de ses droits de vote au sein du Conseil des ministres de l’Union européenne (UE). Ils ont eu tort. Car, sans le vouloir, ils sont en train d’affaiblir la cohésion d’une UE qui, après le Brexit, n’avait pas besoin de cela. […]

Faut-il le répéter? Orban n’est pas Hitler. En Hongrie, vous pouvez dire ce que vous pensez publiquement, vendre les livres que vous voulez, lire les journaux que vous aimez, et faire campagne dans la rue contre Orban. Il ne vous arrivera rien. Si vous êtes juif et que vous habitez une banlieue de Budapest, vous pouvez pratiquer votre religion en toute quiétude. En Seine-Saint-Denis, ce n’est, en revanche, plus le cas. S’il y a un scandale de libertés publiques et d’Etat de droit en Europe, c’est bien en France qu’on le trouve. Il est proprement scandaleux que, dans certaines banlieues de France, un Juif ne se sente pas en sécurité, doive raser les murs, sous prétexte qu’il porte une kippa sur la tête. Avant de donner des leçons à l’Europe entière, la France serait bien avisée de balayer devant sa porte.

En 2015, sans consulter ses partenaires européens, la chancelière d’Allemagne a décidé d’ouvrir grand ses frontières aux migrants venus du Moyen-Orient et d’Asie centrale, provoquant un appel d’air sans précédent vers tous les miséreux de la planète. On a tout à fait le droit de louer le grand cœur de Mme Merkel, et de penser que cette immigration sans visa est une chance pour l’Europe. Mais doit-on pour autant refuser d’entendre les arguments de M. Orban qui, avec ses partenaires du Groupe de Visegrad, ne veut recevoir que des réfugiés chrétiens, estimant que l’intégration des populations musulmanes ne se fait pas de manière satisfaisante dans les sociétés d’Europe de l’Ouest?"
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Lire également:
- Jérôme Fourquet @ Le Figaro: «En sanctionnant Orban, le camp du bien fait la morale aux perdants de la mondialisation»
-
Frank Furedi @ spiked: The EU’s shameful crusade against Hungary
- David P. Goldman, alias Spengler, @ PJ Media: The Safest Country for European Jews? Try Hungary

mardi 18 septembre 2018

Imre Kertész: "j'assiste pour la première fois dans toute sa splendeur à la désignation d'un bouc émissaire"


Imre Kertész (1929-2016), écrivain hongrois, survivant des camps de concentration et lauréat du prix Nobel de littérature en 2002:
Auschwitz: juifs prêts à être gazés.
"A vrai dire, j'assiste pour la première fois dans toute sa splendeur à la désignation d'un bouc émissaire.  Israël a immédiatement été montré comme cause de l'attaque terroriste contre New York.  Les juifs sont la cause d'Israël.  Les juifs mettent en place un Auschwitz pour les Arabes.  Des manifestations pro-palestiniennes ont lieu en Europe.  Elles disent en substance qu'Israël doit disparaître de la surface du globe.  
Les nombreux juifs internationaux qui se retournent contre Israël, rageurs, écumants, pour échapper à la haine qui s'abat sur les juifs.  Personnages familiers de kapos et de Vorarbeiter.   
C'est certain, cela ne va pas se calmer tant que tous les juifs n'auront pas été exterminés. Je suis presque curieux de savoir ce qu'ils vont inventer après Auschwitz."
Imre Kertész, Sauvegarde, Journal 2001-2003, traduit du hongrois par Natalia Zaremba-Huzsvai et Charles Zaremba, Actes Sud, 2012, p.p. 133-134.

Lire également
L'Europe baisse le pouce en ce qui concerne les juifs, Imre Kertész

mercredi 25 juillet 2018

Israël se tourne vers l'Europe de l'Est, Orban trouve un appui en Netanyahou



Cyrille Bret @ Atlantico:
"Le Premier ministre Netanyahou a pour but explicite de proposer aux membres du groupe du Višegrad (Tchéquie, Slovaquie, Hongrie et Pologne) de tenir leur prochain sommet à Jérusalem. Sa stratégique est-orientale vise à réunir ainsi plusieurs membres essentiels de l’Union européenne autour de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël.

Pour le gouvernement Netanyahou, cela constituerait une victoire symbolique dans la mesure où l’implantation de l’ambassade américaine à Jérusalem a suscité l’opposition de l’Union européenne. Pour les gouvernements du Groupe de Visegrad, un rapprochement avec Israël présenterait plusieurs avantages : d’une part, les dédouaner des accusations d’antisémitisme et de xénophobie à leur encontre, d’autre part, développer les liens avec une économie innovante, des marchés financiers alternatifs à ceux de l’Europe et avec une main-d’œuvre très qualifiée, sans compter l’inscription dans l’espace de la méditerranée orientale. Avec le développement (encore à confirmer) d’une relation forte entre Israël et le V4, celui-ci gagnerait encore en notabilité."
Lire l'article complet @ Atlantico

samedi 27 janvier 2018

I. Kertész: Des enfants "vont à l’école avec leurs cartables sur le dos pour se rencontrer à nouveau comme bourreaux et victimes dans les antichambres des fours crématoires"

Imre Kertész (1929-2016), écrivain hongrois, survivant des camps de concentration et lauréat du prix Nobel de littérature en 2002:
"(...) il faut se poser des questions sur la validité de la culture dont les valeurs illusoires étaient, ici, en Europe, enseignées à tous depuis la petite école, aussi bien aux tueurs qu’aux victimes."

"(...) des milliers d’enfants vont à l’école avec leurs cartables sur le dos pour se rencontrer à nouveau comme bourreaux et victimes dans les antichambres des fours crématoires, devant les fosses communes …" 
Femmes et enfants juifs hongrois arrivent au camp d'extermination
d'Auschwitz-Birkenau le 26 mai 1944 pour y être gazés.
"Mentionnerais-tu encore dans une même phrase Auschwitz et la croix?
Plus que jamais. Puisque c’est justement dans ce contexte qu’est apparue l’importance fatale d’Auschwitz pour l’homme éduqué dans la culture éthique de l’Europe. Les lois de cette culture sont résumées dans les dix commandements, dont l’un dit: Tu ne tueras point. Mais si les massacres peuvent devenir des activités ordinaires, voire un travail quotidien, il faut se poser des questions sur la validité de la culture dont les valeurs illusoires étaient, ici, en Europe, enseignées à tous depuis la petite école, aussi bien aux tueurs qu’aux victimes.

Tu esquisses une vision terrifiante: des milliers d’enfants vont à l’école avec leurs cartables sur le dos pour se rencontrer à nouveau comme bourreaux et victimes dans les antichambres des fours crématoires, devant les fosses communes … Nous en sommes arrivés là, c’est donc cela, le sujet de notre conversation ?  
Apparemment, dès qu’on parle de la culture et des valeurs européennes, on aboutit à la question du meurtre."

Imre Kertész, Dossier K., Actes Sud, 2008, (p. 178)

Wladimir Rabinovitch:
"Non, jamais plus nous serons comme les autres. Nous ne pouvons oublier. Nous n'oublierons jamais. Nous avons été "la balayure du monde". Contre nous chacun avait licence. Et c'est cela, mes amis, qui nous sépare de vous dans la liberté retrouvée, comme nous avons été séparés de vous sous l'Occupation. Nous sommes, désormais, des SÉPARÉS. Et nous sommes aussi les martyrs, c'est-à-dire les témoins, les témoins de l'abjection humaine."

Photos inédites de la Shoah

Nous avons été la "balayure du monde".

lundi 22 janvier 2018

Jacques Tarnero: L'antisémitisme, "cette crapuleuse pensée magique" promise à un bel avenir

Jacques Tarnero, sociologue:
"La démonisation d'Israël correspond à la solution la plus facile.  Le refus de penser la part symbolique portée par ce "nom Israël", ce nom de trop, témoigne de ce rétrécissement de l'esprit qui veut gommer ses propres responsabilités par le transfert sur ses victimes et  leurs descendants de ses propres culpabilités.  Tel est le sens de la nazification d'Israël que certains s'efforcent d'insuffler dans les esprits.  Cette question devrait être à la mesure de ce qui fut commis en Europe au siècle dernier quand les deux grands systèmes totalitaires du XXe siècle, le nazisme puis le stalinisme firent, successivement, des juifs leurs cibles privilégiées.  Cette crapuleuse pensée magique semble hélas promise à un  bel avenir.  Tout indique qu'elle a trouvé ses relais.

N'oublions pas les mots de Churchill devant le lâche aveuglement des démocraties face à Hitler.  Il incarnait cette lucidité qui ne se paie pas de mots devant les tyrans et les tyrannies.

Qui inspire la liberté de l'esprit aujourd'hui en France?  Est-ce Albert Camus, Arthur  Koestler, Georges Orwell ou bien Stéphane Hessel, Roger Garaudy et Jacques Vergès?"
Pardès n°55 – Qu’est-ce qu’un acte antisémite?, sous la direction de Shmuel Trigano, 2014, p.p. 59-60.

Citations de:

Winston Churchill comprit la centralité de l'antisémitisme dans l'idéologie nazie

Arthur Koestler: "La qualité de Juif c'est la condition humaine portée à l'extrême"

George Orwell décrit l'antisémitisme des Marocains et des Européens à Marrakech (1939)


Albert Camus, réflexion sur l'antisémitisme en France
George Orwell

lundi 15 janvier 2018

Viktor Orbán: "Les Juifs peuvent se promener à Budapest en portant la kippa sans être importunés. Où est-ce encore possible ailleurs en Europe?"

Viktor Orbán, Premier ministre de Hongrie:
"En Hongrie, nous appliquons une politique de tolérance zéro en matière d’anti-sémitisme. L’an dernier, pour la première fois depuis des décennies, un Premier ministre israélien est venu en visite officielle en Hongrie. Les critiques à l’encontre du gouvernement hongrois sont totalement infondées. Les Juifs peuvent se promener pendant des heures à Budapest en portant la kippa sans être importunés. Où est-ce encore possible ailleurs en Europe?"
Le Soir

Netanyahu et Orban réfutent les critiques d'antisémitisme visant la Hongrie

dimanche 17 décembre 2017

Arthur Koestler: "La qualité de Juif c'est la condition humaine portée à l'extrême"

Arthur Koestler (1905-1983), écrivain et journaliste hongrois:

"Sur un globe terrestre d'écolier, l'État d'Israël n'occupe pas plus de place qu'un grain de poussière.  Il n'y a cependant pas de problème politique, social et culturel dont on n'y puisse trouver le prototype et, en outre, à un rare degré d'intensité et de concentration.  La petitesse même de ce pays de sept cent cinquante mille âmes facilite l'analyse de tendances qui ailleurs apparaissent diluées et diffuses.  Le fait qu'il a été si souvent dans le passé et qu'il est encore dans le présent au point focal des passions et des conflits mondiaux illumine ce grain de poussière d'un éclat phosphorescent. 

Finalement, c'est un État de Juifs et de Juifs du type le plus exacerbé, ce qui a pour conséquence que les phénomènes microscopiques de ce microscopique pays deviennent le reflet de lois valables universellement: car la qualité de Juif n'est pas une question de race - c'est la condition humaine portée à l'extrême.

La résurrection au bout de deux mille ans d'Israël en tant que nation est un phénomène aberrant de l'histoire.  Mais, dans toutes les sciences, l'observation de phénomènes aberrants révèle des données importantes pour l'établissement des lois universelles. [...]

Ainsi cette race d'éternelles victimes, au corps couverts de cicatrices, aux nerfs à vif, fait éclater au grand jour, avec l'atroce précision d'une planche anatomique, une condition de l'homme qui nous est en général miséricordieusement cachée."

Analyse d'un miracle, Paris, Circé, 1998, p. 52.  Cité par Michel Laval dans L'homme sans concessions, Arthur Koestler et son siècle, Calmann-Lévy, 2005, p.p. 510-511 (Prix de la biographie du Point, Prix du Palais littéraire et musical, Prix du Fonds social juif unifié)

mardi 14 mars 2017

L'Eurodéputé hongrois Péter Niedermüller veut mettre fin au financement par l'EU de l'incitation à la haine d'Israël par l'AP

L'eurodéputé Péter Niedermüller sait que la tâche sera ardue.  Un grand bravo à son initiative courageuse et morale.

EJP 
A Hungarian Member of the European Parliament has undertaken the arduous taks to convince EU authorities to stop funding the Palestinian Authority’s Education Ministry because it incites young Palestinians to hate Israelis which constitutes an impediment to peace between the two sides.  Peter Niedermüller, who is Vice-President and Treasurer of the S&D Group (Socialists and Democrats) calls ‘’untolerable’’ what is shown on Palestinian television and in schoolbooks and says it runs against the idea of peace with Israel.
"If the Palestinian Authority really wants peace, the very first step is to educate the young generation to produce peace and not hate. Because if they are producing hate against Israel there will never be any kind of peace.They need to stop hate speech in schools and the education system and to look at Israel as a partner or a neighbor and not as an en enemy,’" he said. 
Niedermüller will try to figure out during the next few weeks what can be don legally and politically to stop this education to hatred. 
The EU and the PA are linked by an official agreement for political and financial aid. "So this is not very easy just to say. We need a political process and first of all we need a large and strong support for this initiative. The final decision will be made by the Council of Ministers of Finance of the EU member states," he said.  
He acknowledges that in order to take an initiative he needs the support of much more MEPs who woud be ready to sign a letter to the European Commission and European Council Presidents just to start a process of investigation into this issue. 
"And of course I will try to get in touch with the Israeli embassy in Brussels and to listen to their opinion because it is a very sensitive political issue and I am not going to do anything against the will and the political priorities of the Israeli government," Niedermüller told EJP. 
In order to enlist his colleagues in the European Parliament, the Hungarian MEP hosted in Brussels a seminar with as guest speaker Itamar Marcus, founder and director of Palestinian Media Watch (PMW), a Jerusalem-based research institute that  has been studying the Palestinian world for the last twenty years from a broad range of perspectives by monitoring and analyzing the Palestinian Authority through its media and schoolbooks. 
"Our big focus is children. What’s happening in their world. This is very significant as the European Commission, because in part of what we had exposed about the Palestinian Authority paying salaries to terrorists, decided not to fund the PA budget anymore but instead to give the money only and primarily to the Ministry of Education," said Itamar Marcus. 
"And one of the things we found is that the Ministry of Education itself is one of the greatest impediments to peace with Israel." (...)
"The message  must be: "If you kill an Israeli you an hero and if you make peace with Israel it’s a crime against humanity,’" Marcus said.  "The message to the EU is: you must stop funding this. You can’t do this if you expect peace. The EU has to tell them it can’t give money for funding hatred. If you do so, we are not going to pay your teachers’ salaries if they are poisoning the kids with hatred," Marcus concluded.  
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vendredi 27 janvier 2017

Franck Ferrand: D’Auschwitz au Nobel: Kertész, le triomphe de la vie (émission)



"Tu vois, seuls les morts n'ont pas été éclaboussés par l'infamie de l'Holocauste. Il est pénible de porter le sceau d'une survie pour laquelle on n'a pas d'explication. Tu es resté là pour diffuser le mythe d'Auschwitz - tu es là comme une bête curieuse. On t'invite aux anniversaires, on filme ton visage indécis, ta voix hésitante, tu ne remarques même pas que tu es devenu un acteur de second plan dans un récit au goût douteux, tu vends ton histoire à bas prix, et, petit à petit, c'est toi qui la comprends le moins. ... Tu acceptes le repentir triomphal des discours commémoratifs, croyant que c'est toi qu'on célèbre, et tu remarques trop tard que ta prestation est terminée, qu'on n'a plus besoin de toi." (Imre Kertész, prix Nobel de littérature et survivant d'Auschwitz)


Femmes et enfants juifs hongrois arrivent au camp d'extermination
d'Auschwitz-Birkenau le 26 mai 1944 pour y être gazés 

Avec la mort de Imre Kertész s'en est allé l'un des derniers (voire le dernier) des grands intellectuels européens juifs du 20e siècle.  Franck Ferrand parle de lui avec beaucoup de talent.
Franck Ferrand retrace le destin miraculeux d’un adolescent rescapé d’Auschwitz et Buchenwald, devenu par la suite, un immense écrivain, jusqu’à recevoir le Prix Nobel de Littérature en 2002 : I’auteur hongrois Imre Kertész. 
Pour écouter l'émission cliquer (Europe &):

http://www.europe1.fr/emissions/au-coeur-de-l-histoire/le-recit-dauschwitz-au-nobel-kertesz-le-triomphe-de-la-vie-2954884

lundi 22 septembre 2014

Extrême droite: Jobbik présente un candidat juif à la mairie de Miskolc!

Insolite.  La mère de Péter Jakab, candidat du Jobbik, parti d'extrême droite hongrois, à la mairie de la ville de Miskolc, est juive...  Le rabbin Slomó Köves a déclaré: "Il n'est jamais trop tard pour des regrets et le repentir".

Jewish Chronicle Jobbik fields Jew for mayor

Hungary's Jewish leaders have hit out at a decision by antisemitic party Jobbik to field a local election candidate with Jewish ancestry.

Péter Jakab announced his candidacy for mayor of the north-eastern town of Miskolc in late May, while also revealing that his mother's family was Jewish. He added that he was not practising.
The Chief Rabbi for the United Hungarian Jewish Community, Slomó Köves, said: "It's never too late to regret it and repent."

Fielding a candidate with Jewish heritage is unprecedented for the far-right party.  However, in 2012, Jobbik MEP Csanád Szegedi, who is also from Miskolc, was forced to resign from the party after it was revealed that he was part-Jewish.

lundi 4 août 2014

Un maire hongrois organise l'exécution publique de Netanyahou et Peres par pendaison

Il s'agit de Mihály Zoltán Orosz, le maire du village hongrois d'Érpatak (environ 1800 habitants).  Source (article en allemand)

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"I am a war criminal, bastard genocider,  that's why I get my rightful punishment to death by hanging! I am going to my master, to the Satan, because the fire of hell is waiting for me! Simón Peresz"
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(rechtsextreme Portale)

mercredi 23 juillet 2014

Hongrie: un antisémite invétéré nommé ambassadeur à Rome

Dans le registre des bonnes nouvelles...  La Hongrie vient de nommer ambassadeur à Rome un antisémite enragé, le poète et ancien communiste Péter Szentmihályi Szabó. Pour le nouvel ambassadeur les Juifs sont des "agents de Satan".  En 2004 il donnait sa vision des Juifs (le texte complet figure à la fin du post):  
Tibor Navracsics and Péter Szentmihályi Szabó The foreign minister is delighted
Tibor Navracsics, ministre des Affaires étrngères, et Péter Szentmihályi Szabó.

"Il n'est pas difficile de les reconnaître parce qu'ils sont lâches et impertinents. L'argent est leur Dieu et leur langue maternelle.  Ils font confiance à l'argent depuis des temps immémoriaux. Les cernes sous les yeux, la peau flasque, les mains moites, les pieds froids, des sourires douteux font partie de leurs caractéristiques. On les trouve partout sur terre. Ils sont les agents de Satan. Ils suscitent la peur et vivent de la peur. Ils créent l'agitation et la discorde. Leurs valises sont toujours prêtes mais ne déguerpissent jamais. [...] Pharisiens hypocrites,  agents de Satan. Ils sont dans tous les partis, dans toutes les églises, dans toutes les communautés. Ils sont prêts à toutes les trahisons, car ils sont vides. Ils n'ont aucun Dieu, aucune nation, aucun peuple, aucune patrie, aucune vision du monde, seuls les comptes bancaires comptent pour eux. Ils n'ont même pas de vraies familles, rien que des familles transitoires. Leurs familles sont remplaçables. Ils utilisent tout, mais rien n'est à eux. [...] Ces agents de Satan sont des adeptes de la mondialisation; ils ne sont attachés ni à leurs noms, à leurs entreprises, ni à leur propre patrie. Ils n'ont qu'un attachement: leurs comptes bancaires. Ils sont nés traîtres parce qu'ils n'ont jamais eu leur propre pays. Ils sont dans toutes les stations de radio et de télévision où ils mugissent entre eux d'une voix nasillarde et mielleuse en roulant leurs r. Ils se nourrissent de leurs craintes. Ce sont des inquiets professionnels. Ils sont internationalistes et cosmopolites. Fidèles amis de Marx, Engels, Lénine, Staline, Lukács, et György Aczél. [...] [1] Ils pensent que tout le monde peut être acheté, parce qu'ils peuvent eux-mêmes être achetés, au kilo. Ils sont avides, envieux, mauvais et laids. Le visage et le miroir de l'âme, mais leur miroir est un terni. Ils sont sans pitié. Leurs âmes sont condamnées sans espoir de résurrection. Il est probable que Satan envoie de tels agents dans toutes les nations, qui deviennent non seulement leur proie, et à qui ils font la leçon comme s'il s'agissait d'animaux domestiques primitifs et stupides. L'enfer attend leur retour."  

Un vrai poète.  Sa nomination intervient en 2014 - année de la commémoration de l'Holocauste en Hongrie...  Un pur hasard.

A raging antisemite will be Hungary’s ambassador to Rome @ Hungarian Spectrum (via Harry's Place)

Late Sunday night the media learned that Péter Szentmihályi Szabó, a mediocre poet and political commentator of the far right, will be Hungary’s next ambassador to Rome. Two opposition parties, Democratic Coalition and Együtt-PM, immediately protested against the appointment, pointing out that over the last two decades the nominee has been publishing in such far-right papers as István Csurka’s Magyar Fórum, Kárpátia, and Nemzetőr. Currently, he has a regular column in the far-right Magyar Hírlap and is also a regular on Echo TV, another far-right organ. 

vendredi 28 mars 2014

Conférence de Karl Pfeifer à Bruxelles "Hungary 1938 and 2014 - Political Parallels"

La présentation du livre de Karl Pfeifer "From Austria to Palestine and back again" sera suivie d'un débat avec Bálint Magyar sur la situation en Hongrie. Date: 8 avril 2014 au Parlement européen:

mercredi 5 mars 2014

Jobbik à Marine Le Pen: le sionisme est notre ennemi pas l'Islam

Le Budapest Times a interviewé Márton Gyöngyösi, député du parti d'extrême droite hongrois Jobbik. En 2012, il déclara: "Il serait temps, à propos de ce conflit, d'enquêter là-dessus: les gens qui vivent ici, et surtout au Parlement et au gouvernement hongrois, combien y en a-t-il d'origine juive qui sont un risque pour la sécurité nationale de la Hongrie".  Rappelons que beaucoup d'Européens tiennent un discours sur la domination juive/sioniste/israélienne sur le monde qu'ils ne tiennent jamais sur l'islam. Voir le blog antisemitism-europe.

Jobbik to Wilders and Le Pen: liberalism and Zionism are the enemies, not Islam. Extraits:

"So you think they ["Wilders, Vlaams Belang in Belgium, FPÖ in Austria and Le Pen in France"] have refused to work with you and called you extremist because of your criticism of liberal values?

That’s the root of the problem. But we can take it further. For this anti-Islamic campaign they have obtained Zionist support from Israel. Every single one of them. Since Islam and Israel, or Zionism, are enemies, they have basically formed one camp. You can see that Strache of FPÖ has made a number of pro-Israeli statements and received Zionist support. Vlaams Belang is even financed by certain Zionist communities. Wilders as well. They see immigration and Islam as the greatest danger, so they got one of the greatest enemies of Islam – Zionism – on their side. It’s a completely logical approach. In Hungary we have a completely different problem. If you look at our statements and what we represent, we have been criticising Israeli politics. We have criticised Zionism as a global phenomenon and the way it functions in the world today.

vendredi 24 janvier 2014

Un meeting du Jobbik avec Gábor Vona programmé à Londres ce samedi

La vraie haine des fascistes européens se manifeste essentiellement contre les Juifs. Voir la vidéo ci-dessous. (Merci à E.S.)


If you’re at a loose end this coming Sunday in London, you could attend a rally that will be addressed by Gábor Vona: the leader of the Hungarian neo Nazi party, Jobbik.

Gábor Vona is the founder of the paramilitary organisation, Magyar Gárda:

In June 2007, Vona founded the radical nationalist Magyar Gárda (Hungarian Guard). The organization was disbanded by the Metropolitan Court of Budapest (Fővárosi Bíróság) 16 December 2008 on the grounds that the activities of the organization “were against the human rights of minorities as guaranteed by the Hungarian Constitution”.  At a rally before the 2010 election, Vona insisted that, if elected, he would wear a Gárda uniform to first day of parliament.[7] Vona, to much controversy, followed up at the opening session of the new Hungarian parliament on 14 May 2010, wearing a white shirt and a black vest from the banned uniform of the organization. Outgoing Prime Minister Gordon Bajnai called on the Justice Minister Imre Forgács to file a procedure against Vona. Vona said that if the vest was illegal he would see it as an act of civil disobedience, and was willing to face the consequences.

dimanche 15 décembre 2013

Arte: «Six amis en quête de liberté. Destins croisés de Budapest à Manhattan» par Thomas Ammann

John von Neumann
"In the early 20th century a very important chapter of the history of science began in Central Europe. Liberating themselves from the Habsburg rule, suddenly a very important generation of scientists grew up, e.g. George de Hevesy, Theodore von Kármán, John von Neumann, and Eugene P. Wigner in Hungary, Sigmund Freud in Austria, Banach in Poland, Feller in Yugoslavia. In this intellectual Renaissance, most probably John von Neuman was the greatest among the giants of this epoch. The comparison is certainly not easy, because these men were exceptional at any standard. It is hard to evaluate the luck of the United States that many of the bests looked for asylum here, escaping the ideological, racial and religious persecution."[1]

@ Véronique Chemla «Six amis en quête de liberté. Destins croisés de Budapest à Manhattan» par Thomas Ammann

Arte diffusera le 18 décembre 2013 « Six amis en quête de liberté. Destins croisés de Budapest à Manhattan » (Die Mission der Genies, Der Kampf um die Freiheit - 6 Freunde und ihre Mission, Sechs Freunde und ihre Mission, Six Geniuses from Budapest), documentaire de Thomas Ammann. L’itinéraire de six Hongrois Juifs exilés, brillant dans les sciences, la politique et l'art : Robert Capa, Michael Curtiz, John von Neumann, Leo Szilard, Edward Teller et Eugene Wigner.  Le point commun entre Robert Capa, Michael Curtiz, John von Neumann, Leo Szilard, Edward Teller et Eugene Wigner? Ils ont « grandi dans le même quartier de Budapest, puis fait des études à Berlin ou à Vienne. Ils ont voulu lutter contre le totalitarisme d’Horthy et celui d’Hitler, avant d’émigrer aux États-Unis via Paris ou Londres».

Ce documentaire  revient sur le parcours de ces six amis qui, de par leur engagement, ont connu un destin hors du commun, ont dû fuir leur pays natal avant de marquer l’histoire du XXe siècle». Amis? peut-être pas. Mais tous ont excellé dans leurs domaines, et représentent ces Juifs cultivés, souvent germanophones, issus d’une Mitteleuropa disparue. [...]

János Neumann Margittai (1903-1957), ou John von Neumann, est né à Budapest. Cet ancien enfant prodige est major de promotion de l’université de Budapest dont il est docteur en mathématiques, et de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich dont il est diplômé en génie chimique. A Göttingen, il collabore avec Robert Oppenheimer sous la direction de David Hilbert. Dès 1930, il enseigne à Princeton, puis les mathématiques dès 1933 à la faculté de l'Institute for Advanced Study. Il devient un génial mathématicien - il invente les principes de base de l’ordinateur – et physicien et a contribué à la mécanique quantique, l’analyse fonctionnelle, la théorie des ensembles, l’informatique – architecture de l’ordinateur -, les sciences économiques, etc. Il participe aussi aux programmes militaires américains. Il travaille sur le projet Manhattan – il assiste à des essais sur la bombe A dans l’océan Pacifique -, et au développement de la bombe H. Anticommuniste, il est consultant pour la CIA et la Rand Corporation, et contribue à élaborer la guerre froide et la destruction mutuelle assurée (Mutually Assured Destruction, MAD).

vendredi 29 novembre 2013

Allemagne: 190 crimes antisémites répertoriés en 3 mois

Antisemitism in Europe et n-tv rapportent:

Le nombre d'attaques antisémites en Allemagne est resté à un niveau élevé. De juillet à septembre de cette année, 190 crimes antisémites ont été signalés à l'échelle nationale. Huit personnes ont été blessées. Ce chiffre peut encore changer de façon significative. On sait que la plupart des personnes ayant été l'objet d'attaques antisémites gardent le silence.

"Kauft nicht bei Juden"

Antisemetism in Europe et morgenpost.de rapportent également qu'à l'occasion du 75e anniversaire de la Nuit de Cristal (Pogromnacht) on a inscrit sur la vitrine d'un magasin à Berlin-Rummelsburg: "N'achetez pas chez les Juifs".

Par ailleurs:

L'éminent historien britannique Michael Burleigh décrit dans le Daily Mail l'antisémitisme et le racisme anti-Rom qui règnent en Hongrie: Hungary is anti-semitic and vile to the Roma.

En Suisse francophone: "Denis Menoud, conseiller municipal en Ville de Genève [...] s’est distingué dans une discussion sur Facebook, à propos de l’accord passé à Genève sur le nucléaire iranien, dénoncé par Israël. En glissant cette phrase: "L’essentiel, c’est qu’Israël soit sur la voie de la carbonisation."

Au Parlement européen: EU parliamentarian attacks colleagues for celebrating Palestinian prisoner releases. L'eurodéputé italien Fiorello Provera reconnaît qu'il est un des rares parmi les 766 eurodéputés à défendre Israël.  Cliquer ICI.