dimanche 13 janvier 2013

Que faisait Elizabeth Dilling, pro-nazie américaine, dans un kibboutz en 1939

Dans l'histoire de l'antisémitisme en Amérique au 20e siècle, plusieurs noms se démarquent pour leur haine des Juifs, pour avoir fomenté des troubles et pour leur sympathie envers le régime nazi.  Parmi ces noms figure celui d'Elizabeth Dilling [photo], une femme au foyer du Midwest qui devint la leader du "Mouvement des Mères" créé pour empêcher l'entrée de l'Amérique dans la Seconde Guerre mondiale du côté des Alliés contre l'Allemagne et auteur de livres malveillants contre les Juifs.  Ses propos anti-juifs sont encore cités par des antisémites notoires, comme David Duke, l'ancien grand gourou du Klu Klux Klan.

Picture a Day: A common belief of all the anti-Semitic racists was that the Jews were behind an international Communist conspiracy to take over America and the world's economy.  Christianity was under an existential threat. "The person who does not know that Jewry and Marxism are synonymous is uninformed," Elizabeth Dilling wrote
En 1939, Elizabeth et son mari Albert 
visitent le kibboutz Ma'ale HaHamisha

Dilling visited the Communist Soviet Union in 1931 and returned home a crusader against Communism.  She published a massive catalogue of threats to America, The Red Network -- A Who's Who of Radicalism for Patriots, in which among the thousands of names appeared, including Albert Einstein and leaders of the Jewish Joint Distribution Committee and National Council of Jewish Women.  

She wrote The Octopus under a pseudonym to warn of the threat of the "pro-Red, Anti-Christian" B'nai Brith Anti-Defamation League -- "The most colossally financed, coercive spy and propaganda machine in the United States."   In 1964 she co-authored The Plot Against Christianity, later titled The Jewish Religion, Its Influence Today, in which she (mis)quotes extensively from the Jewish Talmud.

 

Here are two excerpts from her toxic writing: 


"There is no moral, philosophical or ethical conflict whatsoever between Judaism and Marxist collectivism as they exist in actual practice. Marxism, to which all branches of Socialism necessarily adhere, was originated by a Jew, Karl Marx, himself of Rabbinical descent. Every Jewish source today boasts of his rabbinical ancestry. Marx did not actually originate anything, but merely “streamlined” Talmudism for Gentile consumption. 

No one who treasures American freedom wants fascism or Hitlerism for America, but it is only fair to note that Germany had 6,000,000 Communists bent on Red terrorist revolution and that Russian Jews had made themselves prominent in the Red movement, and that Nazism has directed its attacks more against conspiring, revolutionary Communist Jews, than against nationalist German Jews who aided Germany during the war."


So why did the Dillings visit the Ma'aleh Hachamisha kibbutz?

Prof. Glen Jeansonne, author of Women of the Far Right: The Mothers' Movement and World War II, offers a hint: 


"Dilling's travels in 1938 also took her to Palestine, where, she said, she filmed Jewish immigrants ruining the Holy Land. England had betrayed the Arabs by permitting Jewish immigrants to steal Arab land, she said, but the Arabs blamed the American government, which, they said, was Jewish-controlled."

We theorize that Dilling went to Palestine, and specifically kibbutzim, to document the eastern European settlers and their socialist, Communist-like, non-Christian lifestyle in which the traditional family structure was revolutionized with children sleeping away from their parents. 

After the attack on Pearl Harbor, Elizabeth Dilling was indicted with 28 others for sedition.  The trial ended with a mistrial in 1944 when the presiding judge died.   Dilling died in 1966, but her writings are still quoted by rightwing anti-Semites like David uke, a former Grand Wizard of the Ku Klux Klan.


3 commentaires :

Gilles-Michel DEHARBE a dit…

Les nazis, on en trouvait partout, en Angleterre, en Allemagne, en Europe de l'Est, en France et bien entendu aux USA.

Les premiers à flairer l'opportunité de financer les nazis étaient les industriels Européens et Américains.

L'argent n'a pas d'éthique surtout si il s'agit d'un potentiel de rentabilité élevé comme les conflits en général.

Tout les opposants au bolchévisme finançaient Hitler, car ils n'avaient aucun problème à accepter le principe de la bourgeoisie au pouvoir. Ce qui est le cas aujourd'hui : les familles propriétaires des années 45 sont les mêmes au pouvoir aujourd'hui.

La France n'a pas à rougir car l'Europe ( France et Allemagne ) ont été bombardées inutilement par l'alliance surtout dans les zones dites économiquement développées.

Cette guerre n'a pas profité à l'Europe mais a ses concurrents d'aujourd'hui...

Fin 2010, la Russie s'étonnait du fait que les États-Unis n'avaient pas soutenu la résolution condamnant l'apologie du nazisme, soumise par Moscou à l'Assemblée générale des Nations Unies.

Le projet de résolution condamnant la glorification du nazisme, y compris des anciens membres de la Waffen SS, ainsi que la profanation des monuments dédiés aux combattants antifascistes, a été adoptée à la majorité des voix par la Commission des questions sociales, humanitaires et culturelles de l'Assemblée générale de l'ONU. 118 délégations ont voté en faveur de ce document et 55 (dont tous les pays membres de l'UE, l'Ukraine, la Moldavie et la Géorgie) se sont abstenues. Seuls les Etats-Unis ont voté contre la résolution.

On reste perplexe en constatant que les États-Unis sont les seuls à s'être opposés à ce document et ce, pour la quatrième année consécutive. Il en est de même pour tous les pays, dont tous les membres de l'Union européenne, qui se sont abstenus. La position de l'Ukraine, qui s'est également gardée de condamner l'apologie du nazisme, est tout aussi regrettable.

Philo a dit…

- L'article de Picture a Day cite deux autres antisémites notoires, le Père Charles Coughlin et Henry Ford.

- Comme Elizabeth Dilling ils étaient des enfants ou petits-enfants d'immigrants européens - qui sont arrivés en Amérique avec leurs préjugés antisémites, notamment ceux véhiculés par l'église catholique, dont Coughlin, Irlandais, est l'exemple le plus frappant.

- Il est remarquable que les Américains - compte tenu que la majorité de sa population venait d'Europe - n'ai pas succombé à la haine des Juifs.

- Jamais il n'y eut de pogroms et encore moins d'extermination industrielle des Juifs en Amérique.

- Quant à des déclarations condamnant ceci ou cela, les demandes de pardon, les lois etc. on sait qu'elles sont inefficaces. Ca fait penser à ce que Hannah Arendt a écrit au sujet de la naïveté des Juifs qui "au cours du IXIe siècle, [étaient arrivés] à un attachement quasi fétichiste à l'égalité juridique". On connaît le résultat.

Gilles-Michel DEHARBE a dit…

Je crois effectivement que certaines idéologies ont la vie dure et mon propos n'était pas de faire de l'anti-américanisme.

À maintes reprises, j'ai déclaré que la "dénazification" n'avait pas eu lieu.

Nous baignons néanmoins dans la globalisation de l'hypocrisie.

Pour exemple : alors que le relais de la flamme a commencé une fois de plus sur le site historique d’Olympie le 10 mai 2012 et fait partie intégrante de tous les Jeux, son incarnation moderne est empreinte de relents sinistres qui remontent au Parti nazi d’Adolf Hitler et des Jeux Olympiques controversés de Berlin en 1936.

La majorité des gens n'ont pas idée que son origine ne se trouve pas dans la Grèce antique, mais avait plutôt été formulée comme une partie importante du complot nazi visant à modifier l’opinion internationale en leur faveur.

« Il n’y a pas eu de tels relais de torche dans les Jeux de l’Antiquité ou, d’ailleurs, dans l’un des 10 Jeux Olympiques d’été modernes qui précédèrent les Jeux de Berlin », a écrit le célèbre auteur David Clay Grand dans son livre remarquable,
« Nazi Games : The Olympics of 1936 », qui a été publié en 2007. « Le relais de la torche a été l’une des nombreuses façons dont les Jeux nazis ont aidé à définir l’expérience olympique moderne telle que nous la connaissons aujourd’hui. »

Les Grecs anciens avaient des courses de relais qui impliquaient des flammes dans le cadre de leur culte aux dieux, mais il n’y avait pas eu un tel symbolisme dans les Jeux modernes. Il y avait eu une flamme à Amsterdam en 1928 et une à Los Angeles en 1932, mais elles ne venaient pas de l’Olympe et il n’y avait pas de relais.

Pourtant, avant Berlin, les nazis n’ont pas perdu l’occasion de s’assurer que le parcours de la flamme soit utilisé pour promouvoir l’éthique du parti. Lors de la cérémonie d’allumage en Grèce, un ambassadeur allemand a dédié le flambeau à Hitler lui-même, tandis qu’un orchestre jouait la chanson de marche de la Sturmabteilung, l’armée du parti nazi, selon Davis Clay Grand.

« Les nazis ont utilisé les Jeux olympiques pour donner au public allemand un sentiment exagéré de supériorité nationale qui a été utilisé plus tard au service d’agressions militaires », a déclaré le Dr Rafael Medoff, directeur d’études de l’Holocauste à l’Institut David S. Wyman à Washington DC : « Les jeux ont également donné à Hitler une opportunité d’adoucir son image auprès du public afin d’apaiser les inquiétudes de la communauté internationale au sujet de son fanatisme, de sa violence et de son militarisme. »

« Dans une large mesure, ces tromperies nazies ont marché » dit Medoff. « Le New York Times rendit compte à ses lecteurs que les Allemands affichaient une « bonne volonté » et une « hospitalité sans faille. L’Associated Press prédit que les jeux aideraient à assurer la paix en Europe. » ....

Amitiés.