mardi 22 janvier 2013

Le Vatican a bâti un empire immobilier avec l'argent fasciste (Guardian)

Sans commentaires...  Tout ça dans le plus grand secret.

Le Vatican a acheté des biens immobiliers au Royaume-Uni, en France et en Suisse grâce à l'argent du régime de Mussolini, écrit mardi le journal britannique Guardian. (How the Vatican built a secret property empire using Mussolini's millions - Papacy used offshore tax havens to create £500m international portfolio, featuring real estate in UK, France and Switzerland)

Ainsi, selon le quotidien, le Saint-Siège possède, via un réseau de sociétés fictives, des immeubles de bureaux sur la place Saint-James à Londres, acquis en 2006 pour un montant total de 15 millions de livres, soit 23,8 millions de dollars. Ces sites sont gérés par la société suisse Profima SA détenue par le Vatican, soupçonnée dans les années 1940 d'avoir été impliquée "dans des opérations contraires aux intérêts des Alliés".  D'après les informations obtenues par le Guardian, les biens en question ont été achetés par le Vatican avec l'argent reçu de Mussolini en échange de la reconnaissance papale du régime fasciste italien en 1929. Selon le journal, les investissements des fonds versés par les fascistes ont rapporté près de 800 millions de dollars au Saint-Siège à ce jour.

Le représentant officiel du Vatican à Londres, l'archevêque Antonio Mennini, a refusé de commenter les conclusions du quotidien. (Source)

Daily Mail: Revealed: The Vatican’s secret London property portfolio bought with Mussolini’s millions
- Vatican paid £15 million for one St. James's Square property in 2006
- Church also owns New Bond Street property that houses jewellers Bulgari
- Investment started after Mussolini gave church windfall for its support
- Council of Europe report last year revealed the Vatican controls assets worth £570 million

3 commentaires :

Gilles-Michel DEHARBE a dit…

Dans certains pays, non seulement l’Église élude l’impôt mais l’État lui-même perçoit l’impôt en son nom. Cette absurdité a été l’une des particularités les plus extraordinaires de l’Allemagne qui " oblige " les citoyens allemands à payer un " Kirchensteuer " (denier de l’Église).

Il a d’abord été inspiré par la Constitution de Weimer en 1919 et confirmé par le pacte entre Hitler et le Vatican dans leur Concordat de 1933. Le Kirchensteuer a été constitutionnalisé en 1949 après la Deuxième Guerre Mondiale.Le gouvernement catholique – ce sont des démocrates chrétiens – n’a pas seulement imposé la taxe de l’Église à une population réticente mais a mis la machinerie de l’État à la disposition de l’Église. Ce gouvernement encaisse l’impôt, impose son paiement et remet l’argent ainsi collecté à l’Église.

Avant la Seconde Guerre Mondiale, les citoyens allemands payaient en moyenne deux ou trois marks par année. En 1972, le montant a atteint entre cinquante-cinq et soixante marks.

Par conséquent, en Allemagne, en plus de jouir des avantages financiers dus à son infiltration habile de géants de l’industrie (ainsi qu’en Italie et aux Etats Unis), les coffres du Vatican ont été reconstitués avec les millions supplémentaires de la Kirchensteuer, à hauteur de quelques 350 millions de dollars par an. Le régime est le résultat du catholicisme politique qui a dominé la vie d’après-guerre pendant si longtemps.

Philo a dit…

Il convient de noter que la vénalité et la capitulation de l'Eglise(par exemple, devant le fascisme et le nazisme, par exemple). A l'heure actuelle on notera ses attaques contre Israël mais sa prudence envers l'islam radical qui met en grand danger les populations chrétiennes en terre d'Islam.

Voir:
http://philosemitismeblog.blogspot.be/2013/01/les-juifs-et-israel-une-obsession-et-un.html

"Le rappel des traumatismes du septième siècle évoque certains tourments de la chrétienté de notre époque ainsi que les obsessions perpétuelles d’une grande part du monde chrétien et postchrétien vis-à-vis des Juifs. [...] La persistance du judaïsme et du peuple juif ainsi que l’existence d’un État juif viable semblent représenter à leurs yeux de pénibles défis."

Gilles-Michel DEHARBE a dit…

Depuis quelques semaines, le Vatican ne peut plus utiliser de cartes bancaires. La Banque centrale italienne suspecte certaines opérations bancaires du Saint-Siège de dissimuler des activités de blanchiment d'argent.

Incroyable mais vrai : depuis le 2 janvier 2013, on paye exclusivement en espèces au Vatican. Les cartes bancaires ne sont plus légales car la Banque d'Italie a bloqué toutes les transactions électroniques effectuées sur le territoire du Saint-Siège pour non respect des normes anti-blanchiment.

Un sacré handicap pour les touristes et des consommateurs italiens habitués à faire leurs emplettes dans le supermarché, la pharmacie, la parfumerie et les magasins de vêtements, entre autres, pour profiter de l'exemption de TVA. Ils doivent quitter le Saint-Siège et retourner en Italie pour trouver des distributeurs automatiques de billets en état de marche.

À la recherche d'une autre banque
Officiellement, cette décision aurait été adoptée pour des raisons d'ordre administratif. La Deutsche Bank Italia, qui a équipé le Vatican en machines de paiement, est « assujettie au droit italien et doit par conséquent demander l'autorisation de la Banque d'Italie avant d'installer des machines ».

Cette autorisation, demandée courant 2012 alors que les machines de paiement fonctionnaient sur tout le territoire du Vatican depuis plusieurs années, a été refusée par la Banque centrale d'Italie. Deux raisons à cela. D'un coté, le Vatican est considéré comme un pays extracommunautaire bien qu'il ait adhéré à la zone euro. De l'autre, il ne peut pas utiliser un système de paiement fourni par un institut italien ou sujet au droit italien car il n'est toujours pas inscrit sur la liste des pays dont les banques respectent les normes anti-recyclage fixées par le Conseil de l'Europe.

Du coté du Saint-Siège, l'embarras règne. Tout en s'excusant auprès des visiteurs qui se rendent aux musées du Vatican, les services économiques ont déjà commencé à chercher une banque ne faisant pas partie de l'Union européenne pour pouvoir réintroduire les paiements électroniques.

Source : Deutsche Welle