"Et puis ils [les Youpins] s'étonnent que nous ne pouvons pas les blairer."
"Si la volonté du Centre est de n’être qu’un bureau de consultation juridique, nous ferions bien d’arrêter immédiatement ses activités. D’autant plus si même ses avis juridiques n’ont pas de grande valeur du point de vue de la lutte contre le racisme, selon Johan Leman."
Cette tribune de Michael Freilich [photo], rédacteur en chef de Joods Actueel, est parue dans La Libre Belgique. Elle dénonce la manière désinvolte qu'a le Centre pour l'égalité des chances de traiter des cas graves d'antisémitisme. Rappelons également que le CECLR n'a jamais publié de statistiques concernant l'antisémitisme, alors que, par exemple, la moitié des élèves musulmans à Bruxelles serait antisémite.
Contexte:
Personnage clé: Jozef De Witte, un militant anti-Israël, nommé directeur du Centre pour l'Egalité des Chances en 2004
- Belgique: un dérapage antisémite jugé "pas assez grave"
- Journal belge: les youpins et les nazis c'est du pareil au même
"Antisémitisme: bureau de consultation juridique?
Jozef De Witte, qui occupe le poste de directeur auprès du Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme (CECLR), continue à prendre position dans plusieurs journaux concernant la manière dont le Centre a géré le problème d’un article antisémite paru dans “De Zwinkrant” (LLB, 05/08/2011). “Nous prévoyons qu’une poursuite judiciaire aura peu de chances d’aboutir.” De Witte confirme qu’il est “droit dans ses bottes. Nous avons comme rôle de donner des avis juridiques et c’est exactement ce que nous avons fait.” Pardon ? Depuis quand est-ce là la tâche du CECLR ? Je reprends la loi du 15 février 1993 qui stipule la fondation du Centre. Cette loi en dit autrement: “Le rôle du Centre est de promouvoir l’égalité des chances et de lutter contre toute forme de distinction, d’exclusion, de limitation ou de faveur basée sur la nationalité, soi disant race, couleur de peau, origine ou ascendance soit nationale soit ethnique.”
Il est clair que le Centre n’a pas rempli sa fonction dans le cadre de l’affaire du “De Zwinkrant”. Ce n’est qu’après une vague d’indignations et de critiques que le CECLR a admis – contre son gré, notons le – que le texte était “blessant et choquant et qu’il touchait à l’antisémitisme”.Mais il n’a pas communiqué cette information au rédacteur du journal. Tout le contraire même, le journal a été entièrement acquitté.
Ce site est dédié aux millions d'Européens qui, malgré d'incessantes campagnes de désinformation, ne croient pas que les Juifs ne sont capables que du pire; ne dissimulent pas leur antisémitisme dans le langage de l'antisionisme; et savent qu'Israël représente ce qu'il y a de meilleur dans une démocratie.
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mardi 9 août 2011
dimanche 7 août 2011
Belgique: un dérapage antisémite jugé "pas assez grave"
Contexte: Journal belge: les youpins et les nazis c'est du pareil au même
"Et puis ils [les Youpins] s'étonnent que nous ne pouvons pas les blairer."
"Si l’on avait attaqué de la sorte les Wallons ou les Flamands ou un groupe de population allochtone, vous auriez eu, et à juste titre, de très vives réactions" (Luckas Van der Taelen, Groen)
L'affaire est lamentable et illustre un certain état d'esprit. Mais le plus lamentable est la réaction du Centre pour l'égalité des chances censé lutter contre le racisme et l'antisémitisme, mais qui reste inerte lorsqu'il s'agit d'antisémitisme. Les sondages du Centre excluent l'antisémitisme... (Un organisme public belge a une approche problématique de la Shoah, Belgique: "Il n'est pas normal que les juifs ne se sentent pas en sécurité")
Le CCOJB, l'équivalent du CRIF, est resté silencieux. L'affaire n'a pas suscité d'indignation chez les bien-pensants. Lorsqu'il s'agit d'islamophobie - mais on doute qu'un journal publie des propos islamobophes - les bonnes âmes auraient publié des condamnations enflammées. Avec raison. L'expression de l'antisémitisme en Belgique est devenue si courante qu'elle ne choque plus. Par exemple quand le président du P.S. francophone Elio di Rupo déclare à la télévision "Et cette attitude [de la population juive] de sang froid, ne pas avoir de remords, voir des écoles être anéanties et tous ces morts c'est inacceptable, c'est totalement inacceptable". "Accuser dans ces termes la “population juive” d'insensibilité aux souffrances de la population palestinienne tout en revendiquant pour la première une forme d'amour est une manifestation rare de cynisme." Grâce à la persévérance du journal Joods Actueel l'affaire est maintenant enfin prise au sérieux.
Source: La Libre Belgique (Un dérapage antisémite jugé "pas assez grave", par Christian Laporte)
Les juifs flamands sont outrés: le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme a estimé qu’il n’y avait pas eu de dérive raciste dans un papier d’humeur qui se voulait sans doute aussi d’humour de la livraison de juin-juillet du "Zwinkrant", un magazine gratuit distribué dans la région brugeoise et sur la côte est.
"Et puis ils [les Youpins] s'étonnent que nous ne pouvons pas les blairer."
"Si l’on avait attaqué de la sorte les Wallons ou les Flamands ou un groupe de population allochtone, vous auriez eu, et à juste titre, de très vives réactions" (Luckas Van der Taelen, Groen)
L'affaire est lamentable et illustre un certain état d'esprit. Mais le plus lamentable est la réaction du Centre pour l'égalité des chances censé lutter contre le racisme et l'antisémitisme, mais qui reste inerte lorsqu'il s'agit d'antisémitisme. Les sondages du Centre excluent l'antisémitisme... (Un organisme public belge a une approche problématique de la Shoah, Belgique: "Il n'est pas normal que les juifs ne se sentent pas en sécurité")
Le CCOJB, l'équivalent du CRIF, est resté silencieux. L'affaire n'a pas suscité d'indignation chez les bien-pensants. Lorsqu'il s'agit d'islamophobie - mais on doute qu'un journal publie des propos islamobophes - les bonnes âmes auraient publié des condamnations enflammées. Avec raison. L'expression de l'antisémitisme en Belgique est devenue si courante qu'elle ne choque plus. Par exemple quand le président du P.S. francophone Elio di Rupo déclare à la télévision "Et cette attitude [de la population juive] de sang froid, ne pas avoir de remords, voir des écoles être anéanties et tous ces morts c'est inacceptable, c'est totalement inacceptable". "Accuser dans ces termes la “population juive” d'insensibilité aux souffrances de la population palestinienne tout en revendiquant pour la première une forme d'amour est une manifestation rare de cynisme." Grâce à la persévérance du journal Joods Actueel l'affaire est maintenant enfin prise au sérieux.
Source: La Libre Belgique (Un dérapage antisémite jugé "pas assez grave", par Christian Laporte)
Les juifs flamands sont outrés: le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme a estimé qu’il n’y avait pas eu de dérive raciste dans un papier d’humeur qui se voulait sans doute aussi d’humour de la livraison de juin-juillet du "Zwinkrant", un magazine gratuit distribué dans la région brugeoise et sur la côte est.
Comme l’avait souligné "La Libre" dans ses éditions du 18 juin, il s’agissait certes d’un billet d’humeur mais les termes dans lesquels l’auteur avait décrit les juifs qui se promenaient sur la digue de Knokke ne laissaient nul doute sur la volonté de choquer, voire de blesser, de son signataire.
lundi 5 décembre 2011
'Nous avons besoin d’une Anti-Defamation League (ADL) européenne', Joël Rubinfeld
"Constatant le manque criant d’efficacité des organismes antiracistes locaux s’agissant des dossiers relatifs à l’antisémitisme/antisionisme, il nous revient de mettre sur pied une organisation à dimension européenne, basée à Bruxelles, qui aura pour mission de traiter les dossiers d’antisémitisme sous l’angle juridique notamment. En d’autres mots, nous avons besoin d’une Anti-Defamation League (ADL) européenne maintenant! J’espère que TZEDEK remplira cette tâche, lourde mais essentielle."
Allocution d'ouverture de Joël Rubinfeld à la conférence portant sur «La lutte contre l'antisémitisme. Quelle est la prochaine étape?», avec l'écrivain Samuel Pisar, la directrice du département des Droits civiques de l'Anti-Defamation League (ADL) Deborah Lauter et le représentant de la DG Justice de la Commission européenne Tomás Kukal.
L'antisémitisme est un virus qui, s'adaptant à l'air du temps, a muté au fil des siècles. On peut en relever 3 phases historiques.
D'abord, il y eut l'antijudaïsme qui, prenant pour cible les pratiquants de la religion juive, sévira plus de quinze siècles durant, principalement en Europe.
Ensuite, la version laïcisée de l'antijudaïsme: l'antisémitisme (néologisme du journaliste allemand Wilhelm Marr) apparu à la fin du XIXe siècle prit pour cible le peuple juif dans son ensemble. Pourquoi cette évolution? Parce qu'au même moment, nous assistons en Europe au déclin de la place de la religion dans la société, au profit de la laïcité.
Enfin, la version 3.0 de l'antisémitisme: l'antisionisme. En effet, n'étant plus politiquement correct d'être antisémite au lendemain de la Shoah, les néo-antisémites substituèrent le Juif-Etat au Juif-individu, faisant ainsi de la petite démocratie israélienne le Dreyfus des Nations. Non sans une certaine ironie, l'Etat d'Israël, rétabli en 1948 sur sa terre historique pour protéger les Juifs de la folie des hommes, est aujourd'hui utilisé par les antisémites pour mieux les attaquer...
L'illustration paroxystique du dernier avatar en date de l'antisémitisme nous est donnée avec la manifestation de soutien à Gaza qui, le 11 janvier 2009, a vu 50.000 à 80.000 personnes occuper les grandes artères de la capitale de l'Europe. Cette manifestation était organisée par 83 ONG, syndicats et organisations musulmanes, une association de Juifs antisionistes et 3 des 4 partis politiques démocratiques francophones - le 4ème étant également représenté par des personnalités du parti. Ce jour-là, sous couvert de soutien aux Palestiniens de Gaza, nous avons en fait assisté à une démonstration sans précédent d'antisémitisme en Belgique depuis la Libération. Pour spectaculaire qu'elle fut, le dévoiement de cette manifestation n'est malheureusement qu'une des centaines d'expressions d'antisémitisme relevées dans mon pays ces dernières années.
Allocution d'ouverture de Joël Rubinfeld à la conférence portant sur «La lutte contre l'antisémitisme. Quelle est la prochaine étape?», avec l'écrivain Samuel Pisar, la directrice du département des Droits civiques de l'Anti-Defamation League (ADL) Deborah Lauter et le représentant de la DG Justice de la Commission européenne Tomás Kukal.
L'antisémitisme est un virus qui, s'adaptant à l'air du temps, a muté au fil des siècles. On peut en relever 3 phases historiques.
D'abord, il y eut l'antijudaïsme qui, prenant pour cible les pratiquants de la religion juive, sévira plus de quinze siècles durant, principalement en Europe.
Ensuite, la version laïcisée de l'antijudaïsme: l'antisémitisme (néologisme du journaliste allemand Wilhelm Marr) apparu à la fin du XIXe siècle prit pour cible le peuple juif dans son ensemble. Pourquoi cette évolution? Parce qu'au même moment, nous assistons en Europe au déclin de la place de la religion dans la société, au profit de la laïcité.
Enfin, la version 3.0 de l'antisémitisme: l'antisionisme. En effet, n'étant plus politiquement correct d'être antisémite au lendemain de la Shoah, les néo-antisémites substituèrent le Juif-Etat au Juif-individu, faisant ainsi de la petite démocratie israélienne le Dreyfus des Nations. Non sans une certaine ironie, l'Etat d'Israël, rétabli en 1948 sur sa terre historique pour protéger les Juifs de la folie des hommes, est aujourd'hui utilisé par les antisémites pour mieux les attaquer...
L'illustration paroxystique du dernier avatar en date de l'antisémitisme nous est donnée avec la manifestation de soutien à Gaza qui, le 11 janvier 2009, a vu 50.000 à 80.000 personnes occuper les grandes artères de la capitale de l'Europe. Cette manifestation était organisée par 83 ONG, syndicats et organisations musulmanes, une association de Juifs antisionistes et 3 des 4 partis politiques démocratiques francophones - le 4ème étant également représenté par des personnalités du parti. Ce jour-là, sous couvert de soutien aux Palestiniens de Gaza, nous avons en fait assisté à une démonstration sans précédent d'antisémitisme en Belgique depuis la Libération. Pour spectaculaire qu'elle fut, le dévoiement de cette manifestation n'est malheureusement qu'une des centaines d'expressions d'antisémitisme relevées dans mon pays ces dernières années.
vendredi 17 juin 2011
Journal belge: les youpins et les nazis c'est du pareil au même
"Et puis ils s'étonnent que nous ne pouvons pas les blairer."
Ci-dessous: photo-montage réalisé par Joods Actueel.
Joods Actueel rapporte qu'un journal flamand, diffusé en ligne et distribué gratuitement dans les boîtes aux lettres en Belgique et aux Pays-Bas dans les régions de Knokke-Heist, Sluis, Cadzand, Aardenburg, Oostburg, a publié un article qui se plaint amèrement des "youpins" en Belgique (en particulier de leur comportement dans la station balnéaire huppée de Knokke) et en Israël. Ce sont donc les annonceurs qui financent le journal... Nous reproduisons ci-dessous quelques extraits traduits du néerlandais.
"La bande de Gaza, la Cisjordanie et le Golan ne sont que des petites taches sur le mouchoir de la politique internationale [...] Il y a des colonies de peuplement, on y construit des murs et le monde regarde passivement. De temps en temps on pointe un doigt admonestateur mais ça s'arrête là. Certains enfants [palestiniens] jettent des pierres, une bombe d'avant-guerre est lancée sur Sion, mais les écureuils gris [référence à l'auteur de l'article qui signe "Red Squirrel", l'écureuil rouge] avec leurs kippas ne cessent d'accaparer des terres au détriment des Palestiniens. Les Juifs ne sont-ils pas le peuple élu? Est-ce que les Aryens [référence aux nazis] ne disaient-ils pas la même chose? Donc les youpins [smouzen, veut également dire tricheur, chien, etc] et les nazis, tous dans le même sac. Des Übermenschen, mais quelle foutaise."
"Avez-vous déjà essayé de vous promener au mois de mai sur la digue de Knokke? On dirait que toutes les troupes de la diaspora s'y sont donné rendez-vous. Les hommes avec leurs boucles, leurs drôles de tabliers et leurs chapeaux noirs. Les femmes portent des perruques et de longs bas. Le monde entier leur appartient. Vous laissent-ils passer? Que nenni, nous sommes le peuple élu, Monsieur. Et puis ils s'étonnent que nous ne pouvons pas les blairer."
"Le marronnier dans le jardin d'Anne Frank a été renversé. Est-ce un bon présage?"
Précisions:
Joods Actueel a contacté le porte-parole de la police de Knokke. L'inspecteur Vaneenoghe a formellement déclaré qu'il n'y a de problèmes et que la police n'a pas enregistré de plaintes concernant le comportement des Juifs qui fréquentent la station balnéaire. Le maire de Knokke, le comte Léopold Lippens, s'est dit choqué par la connotations raciste de l'article. "C'est une absurdité. Tout le monde est le bienvenu sur la côte. Nous sommes tous des Belges".
Guy Poelvoorde, l'éditeur-en-chef de De Zwinkrant, fut également contacté. De prime abord, il accueillit favorablement la demande de Joods Actueel de faire paraître un droit de réponse. Mais prié de confirmer son assentiment par courriel, il claqua le téléphone.
Pour contacter Guy Poelvoorde:
GSM 0475/39 34 98 ou par courriel à guy.poelvoorde @ telenet.be - courrier ordinaire à G. Poelvoorde Pits Bosdreef 7, 8200 Brugge
Ci-dessous: photo-montage réalisé par Joods Actueel.
Joods Actueel rapporte qu'un journal flamand, diffusé en ligne et distribué gratuitement dans les boîtes aux lettres en Belgique et aux Pays-Bas dans les régions de Knokke-Heist, Sluis, Cadzand, Aardenburg, Oostburg, a publié un article qui se plaint amèrement des "youpins" en Belgique (en particulier de leur comportement dans la station balnéaire huppée de Knokke) et en Israël. Ce sont donc les annonceurs qui financent le journal... Nous reproduisons ci-dessous quelques extraits traduits du néerlandais.
"La bande de Gaza, la Cisjordanie et le Golan ne sont que des petites taches sur le mouchoir de la politique internationale [...] Il y a des colonies de peuplement, on y construit des murs et le monde regarde passivement. De temps en temps on pointe un doigt admonestateur mais ça s'arrête là. Certains enfants [palestiniens] jettent des pierres, une bombe d'avant-guerre est lancée sur Sion, mais les écureuils gris [référence à l'auteur de l'article qui signe "Red Squirrel", l'écureuil rouge] avec leurs kippas ne cessent d'accaparer des terres au détriment des Palestiniens. Les Juifs ne sont-ils pas le peuple élu? Est-ce que les Aryens [référence aux nazis] ne disaient-ils pas la même chose? Donc les youpins [smouzen, veut également dire tricheur, chien, etc] et les nazis, tous dans le même sac. Des Übermenschen, mais quelle foutaise."
"Avez-vous déjà essayé de vous promener au mois de mai sur la digue de Knokke? On dirait que toutes les troupes de la diaspora s'y sont donné rendez-vous. Les hommes avec leurs boucles, leurs drôles de tabliers et leurs chapeaux noirs. Les femmes portent des perruques et de longs bas. Le monde entier leur appartient. Vous laissent-ils passer? Que nenni, nous sommes le peuple élu, Monsieur. Et puis ils s'étonnent que nous ne pouvons pas les blairer."
"Le marronnier dans le jardin d'Anne Frank a été renversé. Est-ce un bon présage?"
Précisions:
Joods Actueel a contacté le porte-parole de la police de Knokke. L'inspecteur Vaneenoghe a formellement déclaré qu'il n'y a de problèmes et que la police n'a pas enregistré de plaintes concernant le comportement des Juifs qui fréquentent la station balnéaire. Le maire de Knokke, le comte Léopold Lippens, s'est dit choqué par la connotations raciste de l'article. "C'est une absurdité. Tout le monde est le bienvenu sur la côte. Nous sommes tous des Belges".
Guy Poelvoorde, l'éditeur-en-chef de De Zwinkrant, fut également contacté. De prime abord, il accueillit favorablement la demande de Joods Actueel de faire paraître un droit de réponse. Mais prié de confirmer son assentiment par courriel, il claqua le téléphone.
Pour contacter Guy Poelvoorde:
GSM 0475/39 34 98 ou par courriel à guy.poelvoorde @ telenet.be - courrier ordinaire à G. Poelvoorde Pits Bosdreef 7, 8200 Brugge
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Belgique
mercredi 4 janvier 2012
Objet de critiques, le Centre pour l’égalité des chances change de direction?
«En 2004 déjà, la nomination de Jozef De Witte à la direction du Centre pour l’égalité des chances était contestée compte tenu de la nature de son engagement militant chez 11.11.11. Les craintes se sont malheureusement vérifiées depuis. Lorsque je présidais le CCOJB, j’ai pu personnellement expérimenter lors des réunions de travail avec le Centre que sa direction bicéphale - Jozef De Witte et Edouard Delruelle – se refusait à mener sérieusement le combat contre la forme contemporaine de l’antisémitisme [celle qui a substitué l’Etat juif à l’individu juif]. Aujourd’hui plus qu’hier, il serait insensé de reconduire De Witte dans ses fonctions alors qu’un organisme public performant de lutte contre le racisme et l’antisémitisme s’impose plus que jamais. Confirmer De Witte à la tête du Centre reviendrait à le rendre obsolète, sinon contre-productif. Il appartient aujourd’hui aux pouvoirs publics de ne pas ajouter la faute à l’erreur.» (Joël Rubinfeld)
La situation devenait tellement scandaleuse, comme au MRAX, que les autorités ont dû enfin prendre des mesures.
Source: Joël Rubinfeld (Le mandat de Jozef De Witte au Centre pour l’égalité des chances n’est pas prolongé)
Ce 31 décembre 2011, le gouvernement Di Rupo I n’a pas prolongé le mandat de Jozef De Witte [photo] en tant que directeur du Centre pour l’égalité des chances. C’est ce qu’a confirmé aujourd’hui la porte-parole de la ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet à la rédaction de Joods Actueel. La nouvelle survient bien que De Witte soit candidat à sa propre succession. Sous le gouvernement démissionnaire Leterme, le mandat de De Witte avait été prolongé à quatre reprises (les 4 mai et 12 octobre 2010 et les 29 avril et 13 août 2011).
Critiques
La porte-parole de l’Intérieur n’a pas motivé la non-prolongation du mandat mais il est vraisemblable que les critiques essuyées ces derniers mois par le Centre pour l’égalité des chances y sont pour quelque chose. L’été dernier, De Witte a fait l’objet de vives critiques après que le Centre n’ait pris aucune mesure suite à la publication d’un pamphlet antisémite dans De Zwinkrant. Johan Leman, le prédécesseur de De Witte, l’avait alors blâmé pour son laxisme et son manque de courage. Le monde politique s’était aussi mêlé de l’affaire où, tant à droite avec Jan Jambon (N-VA) qu’à gauche avec Luckas Vander Taelen (Groen!), De Witte était pointé du doigt.
Le mois dernier, le Centre a une nouvelle fois fait l’objet de critiques après qu’un commissaire de police bruxellois ait rapporté les propos racistes tenus par une collaboratrice du Centre. Le fait que le Centre n’ait pris aucune mesure à l’encontre de sa collaboratrice incriminée mais qu’il ait par contre accusé le commissaire de police de «malveillance» et exigé des autorités policières une enquête le concernant est resté en travers de la gorge de beaucoup.
Le Comité des Arméniens de Belgique a également exprimé de vives critiques concernant la gestion du Centre par son directeur Jozef De Witte: «Le Centre reste sourd et muet devant la corruption croissante de notre pays par le négationnisme importé de Turquie. (…) Le Centre retrouvera donc son honneur perdu lorsqu’il prendra la tête de la résistance belge face au négationnisme.»
La situation devenait tellement scandaleuse, comme au MRAX, que les autorités ont dû enfin prendre des mesures.
Source: Joël Rubinfeld (Le mandat de Jozef De Witte au Centre pour l’égalité des chances n’est pas prolongé)
Ce 31 décembre 2011, le gouvernement Di Rupo I n’a pas prolongé le mandat de Jozef De Witte [photo] en tant que directeur du Centre pour l’égalité des chances. C’est ce qu’a confirmé aujourd’hui la porte-parole de la ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet à la rédaction de Joods Actueel. La nouvelle survient bien que De Witte soit candidat à sa propre succession. Sous le gouvernement démissionnaire Leterme, le mandat de De Witte avait été prolongé à quatre reprises (les 4 mai et 12 octobre 2010 et les 29 avril et 13 août 2011).
Critiques
La porte-parole de l’Intérieur n’a pas motivé la non-prolongation du mandat mais il est vraisemblable que les critiques essuyées ces derniers mois par le Centre pour l’égalité des chances y sont pour quelque chose. L’été dernier, De Witte a fait l’objet de vives critiques après que le Centre n’ait pris aucune mesure suite à la publication d’un pamphlet antisémite dans De Zwinkrant. Johan Leman, le prédécesseur de De Witte, l’avait alors blâmé pour son laxisme et son manque de courage. Le monde politique s’était aussi mêlé de l’affaire où, tant à droite avec Jan Jambon (N-VA) qu’à gauche avec Luckas Vander Taelen (Groen!), De Witte était pointé du doigt.
Le mois dernier, le Centre a une nouvelle fois fait l’objet de critiques après qu’un commissaire de police bruxellois ait rapporté les propos racistes tenus par une collaboratrice du Centre. Le fait que le Centre n’ait pris aucune mesure à l’encontre de sa collaboratrice incriminée mais qu’il ait par contre accusé le commissaire de police de «malveillance» et exigé des autorités policières une enquête le concernant est resté en travers de la gorge de beaucoup.
Le Comité des Arméniens de Belgique a également exprimé de vives critiques concernant la gestion du Centre par son directeur Jozef De Witte: «Le Centre reste sourd et muet devant la corruption croissante de notre pays par le négationnisme importé de Turquie. (…) Le Centre retrouvera donc son honneur perdu lorsqu’il prendra la tête de la résistance belge face au négationnisme.»
mardi 13 décembre 2011
Climat de méfiance à l'égard des Juifs au Centre pour l'Egalite des chances belge
"Avec Jozef De Witte, en coulisses, les stéréotypes à l'égard des Juifs vont bon train. Jozef est responsable d'un climat interne de méfiance à l'égard des Juifs... sentiment qu'il partage avec certains de ses proches... dont la «fonctionnaire» qui serait responsable des scandaleux propos."
Contexte: Belgique: le Centre pour l'Egalité des chances est accusé de racisme et Belgian government anti-racist outfit accused of anti-semitism
Comme d'habitude, tout le monde savait mais "on" a préféré ne rien dire... Il a fallu le courage de Commissaire de Police David Vroome [photo] pour que soit révélée l'étendue du problème (antisémitisme et négationniste au sein d'une association anti-raciste... qui dépend du Premier ministre). Les dirigeants de la communauté juive auraient dû exercer une bien plus grande vigilance. Certains avaient protesté lors de la nomination de son actuel directeur Jozef De Witte. Mais l'intimidation est telle qu'on choisit de faire le dos rond. Et lorsque la députée Bruxelloise Viviane Teitelbaum interpelle Edouard Delruelle, le numéro deux du Centre, personne ne prend publiquement sa défense (Faute grave d'Edouard Delruelle, directeur du Centre pour l'égalité des chances). Nous reviendrons bientôt sur cette affaire et d'autres. Source: ADI (Vers la démission des directeurs du Centre pour l'Egalité des Chances et la Lutte contre le Racisme?, par Eric Picard)
Sale temps pour le Centre pour l'Egalité et des Chances et la Lutte contre le Racisme (CECLR). C'est le mensuel Joods Actueel qui a allumé une nouvelle mèche ce lundi matin, en révélant la tenue de propos à caractère antisémites émanant d'une collaboratrice du Centre. Confondu et questionné par Le Vif, Edouard Delruelle, le directeur adjoint francophone du Centre, est sur la défensive. Il se limite à «assumer», à «replacer dans son contexte» et à reprocher à Joods Actueel de «mener campagne contre le Centre».
Selon les témoignages recueillis par nos soins auprès de travailleurs du Centre, «ce dérapage n'est pas surprenant. On peut y entendre des vertes et des pas mûres... sur les francophones, les Wallons, les Arabes, les Juifs... Avec Jozef De Witte, en coulisses, les stéréotypes à l'égard des Juifs vont bon train. Jozef est responsable d'un climat interne de méfiance à l'égard des Juifs... sentiment qu'il partage avec certains de ses proches... dont la «fonctionnaire» qui serait responsable des scandaleux propos.»
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Belgique francophone
jeudi 6 octobre 2011
Belgique: CCOJB, un constat de carence
"C’est que les notables de ce nouvel ancien CCOJB s’en remettent entièrement à l’efficacité toute relative de leur stratégie du «coup de téléphone et des petits arrangements entre amis» à l’abri des oreilles et des yeux indiscrets, et répugnent, même après avoir constaté son évidente insuffisance ou inadéquation, à exprimer publiquement l’indignation ou les attentes de ceux dont ils tirent leur légitimité."
Il faut absolument lire l'article d'Isaac Franco. On peut également rappeler que c'est grâce à la journaliste du Vif-L'Express, Marie-Cécile Royen, qu'on a appris la démission de l'éminent Professeur Jacques Brotchi du conseil d'administration de la Fondation de l'ULB. Les organisations juives ayant gardé le silence le plus total. Or c'est bien la première fois que dans une université européenne un professeur juif démissionne: "parce que je ne me sens plus chez moi à l'ULB. Dans ma lettre de démission, je me suis demandé si l'université du libre-examen n'était pas devenue l'université du libre-antisémitisme." On attend toujours une réaction publique du CCOJB.
Source: Joël Rubinfeld (CCOJB: Constat de carence, article d'Isaac Franco, chroniqueur à Radio Judaïca et Contact J, paru dans le mensuel Contact J du mois d'octobre 2011.)
Le CCOJB [Comité de Coordination des organisations juives de Belgique, francophone] vit à l’heure de la Restauration. Depuis 18 mois, les notables communautaires ont renoué avec une stratégie de communication anesthésiante et velléitaire qui renonce à demander publiquement des comptes pour les insinuations, les amalgames et les outrages inacceptables qui dopent la résurgence de l’antisémitisme dans nos rues, néglige son devoir de solidarité avec Israël et se dérobe à celui d’installer pleinement le Juif de ce pays dans ses droits de citoyen décomplexé.
Il est donc revenu le temps où il est prescrit de privilégier l’espoir muet que passe vite l’orage au rappel décomplexé que si les Juifs s’obligent dans ce pays aux mêmes devoirs de tous, ils y jouissent des mêmes droits.
On prend garde désormais à s’aliéner l’écoute distraite de ceux qui travaillent inlassablement à la libération de la parole qui discrimine et on préfère à nouveau l’éloge susurré d’un bien vivre ensemble creux et dévoyé à la réprobation publique, la pusillanimité grimée en circonspection au courage, la restauration douillette de la diplomatie du couloir, de la salle d’attente et du rond de serviette à une claire ligne rouge que nul n’oserait dépasser sous peine d’en payer le prix.
C’est ainsi qu’on peut aujourd’hui être honoré d’une invitation au récent dîner de gala du CCOJB après avoir accusé son hôte et son ancien président de trafiquer la vidéo d’un discours prononcé en marge d’une manifestation anti-israélienne à Nivelles en mai 2008 où était suggéré un parallèle indécent entre Israël et le régime nazi, et les avoir fait condamner en justice de première instance après s’être très opportunément découvert avoir été traité d’antisémite.
Le nouveau verbe communautaire permet donc d’offrir ce précieux témoignage d’amitié à un homme contre lequel une procédure d’appel est en cours, un responsable politique de premier plan qui, comme d’autres avec lui conviés à ce dîner, s’exemptait du devoir élémentaire de dénoncer la présence massive, dans la manifestation du 11 janvier 2009 à Bruxelles, de drapeaux du Hamas, du Hezbollah et du Djihad islamique et de condamner les odieux slogans antisémites entendus pour la première fois dans nos rues depuis la Libération.
Il faut absolument lire l'article d'Isaac Franco. On peut également rappeler que c'est grâce à la journaliste du Vif-L'Express, Marie-Cécile Royen, qu'on a appris la démission de l'éminent Professeur Jacques Brotchi du conseil d'administration de la Fondation de l'ULB. Les organisations juives ayant gardé le silence le plus total. Or c'est bien la première fois que dans une université européenne un professeur juif démissionne: "parce que je ne me sens plus chez moi à l'ULB. Dans ma lettre de démission, je me suis demandé si l'université du libre-examen n'était pas devenue l'université du libre-antisémitisme." On attend toujours une réaction publique du CCOJB.
Source: Joël Rubinfeld (CCOJB: Constat de carence, article d'Isaac Franco, chroniqueur à Radio Judaïca et Contact J, paru dans le mensuel Contact J du mois d'octobre 2011.)
Le CCOJB [Comité de Coordination des organisations juives de Belgique, francophone] vit à l’heure de la Restauration. Depuis 18 mois, les notables communautaires ont renoué avec une stratégie de communication anesthésiante et velléitaire qui renonce à demander publiquement des comptes pour les insinuations, les amalgames et les outrages inacceptables qui dopent la résurgence de l’antisémitisme dans nos rues, néglige son devoir de solidarité avec Israël et se dérobe à celui d’installer pleinement le Juif de ce pays dans ses droits de citoyen décomplexé.
Il est donc revenu le temps où il est prescrit de privilégier l’espoir muet que passe vite l’orage au rappel décomplexé que si les Juifs s’obligent dans ce pays aux mêmes devoirs de tous, ils y jouissent des mêmes droits.
On prend garde désormais à s’aliéner l’écoute distraite de ceux qui travaillent inlassablement à la libération de la parole qui discrimine et on préfère à nouveau l’éloge susurré d’un bien vivre ensemble creux et dévoyé à la réprobation publique, la pusillanimité grimée en circonspection au courage, la restauration douillette de la diplomatie du couloir, de la salle d’attente et du rond de serviette à une claire ligne rouge que nul n’oserait dépasser sous peine d’en payer le prix.
C’est ainsi qu’on peut aujourd’hui être honoré d’une invitation au récent dîner de gala du CCOJB après avoir accusé son hôte et son ancien président de trafiquer la vidéo d’un discours prononcé en marge d’une manifestation anti-israélienne à Nivelles en mai 2008 où était suggéré un parallèle indécent entre Israël et le régime nazi, et les avoir fait condamner en justice de première instance après s’être très opportunément découvert avoir été traité d’antisémite.
Le nouveau verbe communautaire permet donc d’offrir ce précieux témoignage d’amitié à un homme contre lequel une procédure d’appel est en cours, un responsable politique de premier plan qui, comme d’autres avec lui conviés à ce dîner, s’exemptait du devoir élémentaire de dénoncer la présence massive, dans la manifestation du 11 janvier 2009 à Bruxelles, de drapeaux du Hamas, du Hezbollah et du Djihad islamique et de condamner les odieux slogans antisémites entendus pour la première fois dans nos rues depuis la Libération.
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