Affichage des articles triés par pertinence pour la requête jcall. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête jcall. Trier par date Afficher tous les articles

lundi 17 mai 2010

JStreet ne soutient pas JCall !!!

Une fois de plus on constate les différences entre l'Europe, donneuse de leçons, et les États-Unis.  Le refus de JStreet de cautionner JCall était prévisible et justifié.

Contexte:
- JCALL, un parchemin élaboré au CCLJ à Bruxelles
- J Call, un appel pour rien
- JCALL n'a pas invité les European Friends of Israel du Parlement européen

Claude Kandiyoti, tout en pointant les lacunes du texte, explique dans Contact J, la revue du Cercle Ben Gourion, les raisons qui l'ont amené à signer la pétition Appel à la Raison (alias JCall) publiée en exclusivité mondiale dans le Le Soir (20/04/2010), quotidien réputé pour ses prises de position anti-israéliennes. 

JCall ambitionnait de devenir le pendant européen du mouvement JStreet né aux États-Unis en 2009.  Les Européens ont cru, un peu hâtivement, pouvoir compter sur le soutien de JStreet.  D'ailleurs la présence d'une délégation du groupe américain était annoncée pour le lancement de JCall au Parlement européen.  Mais on ne les a pas vus. Les dirigeants de JStreet n'ont pas signé l'Appel à la Raison.  On ne trouve aucune mention de JCall sur le site de JStreet.

JStreet a tout simplement désavoué l'initiative européenne, comme l'écrit Claude Kandiyoti :

"La réalité européenne est très différente de la réalité américane où il y avait un réel besoin d'un mouvement pro-Israël, alternatif à l'AIPAC.  Par ailleurs, JStreet n'appuie pas cette initiative et l'a d'ailleurs communiqué officiellement."
Déjà une pléthore de JCallistes en Europe

En effet, il y a en Europe de nombreux JCallistes et de ce fait la création médiatisée d'un collectif européen critique d'Israël et qui demande non seulement à l'Europe de faire des pressions sur Israël, mais adresse cet appel également aux États-Unis, ne se justifiait pas.  JStreet, qui ne donne pas de leçons à l'Europe mais limite son champ d'action aux seuls États-Unis, a tout à fait raison d'avoir signifié officiellement, mais dans la discrétion et sans tapage - tout le contraire de JCall - sa désapprobation.

Evelyn Gordon explique magistralement dans Commentary (JCall and the Distress of European Jewry) ce qu'en réalité représente JCall :

"JCall, un groupe de pression qui vient d'être créé en Europe, soulève une question troublante: comment se fait-il que des intellectuels pro-israéliens, comme Alain Finkielkraut et Bernard-Henri Lévy, soutiennent une initiative qui est à la fois anti-Israël et intellectuellement incohérente?

mardi 12 juillet 2011

JCall, une arme de délégitimation massive du gouvernement israélien

“Ce n’est pas en suggérant aux Juifs européens de prendre leurs distances avec leurs frères en Israël que JCall contribuera à les mettre à l’abri des pulsions antisémites qui, comme chacun sait ou devrait savoir, n’ont jamais eu besoin de l’alibi de l’existence d’un Etat juif pour se libérer.” (Isaac Franco)

Isaac Franco était l’un des deux orateurs de la conférence «Pour ou contre JCall» qui s'est tenue le 29 juin 2011 au Foyer culturel juif de Liège. Il y défendait la position «Contre JCall» tandis que son contradicteur, le philosophe Guy Haarscher, professeur à l'Université libre de Bruxelles et l'un des initiateurs de JCall Belgique, défendait la position «Pour JCall». Une version audio de l'exposé d'introduction d’Isaac Franco, intitulé «JCall, une arme de délégitimation massive du gouvernement israélien», est disponible ci-dessous ainsi que le verbatim.

L'enregistrement de l'intervention cliquer ici pour télécharger le fichier mp3)
Dans un article écrit il y a tout juste un an en réaction à l’«Appel à la Raison» de JCall, je disais de cet appel qu’il était une erreur politique et une faute morale. Dans mon intervention, je rappellerai mes objections auxquelles le communiqué de JCall du 22 juin dernier qui rappelle les grands principes cet appel n’a pas répondu.

Je commenterai aussi les développements de l’actualité de ces derniers mois qui ajoutent encore à l’incongruité morale et à l’inopportunité politique de cet appel à la raison lancé par JCall; une initiative, il faut le préciser, de Juifs et non des Juifs européens comme voudraient abusivement le faire entendre ses promoteurs dans leur communiqué de la semaine dernière.

Certes nous partageons tous ici une même soif de paix pour l’Etat d’Israël et ceux des Palestiniens en quête véritable d’un Etat.

Mais l’appel de JCall, et plus généralement ses objectifs réaffirmés le 22 de ce mois, révèlent une représentation essentiellement différente de la nature même du conflit et donc de la langue pour en rendre compte.

samedi 3 mars 2012

L'échec de JCALL

"Malgré mes opinions libérales j'ai été a pris pour quelqu'un de droite, de favorable aux implantations etc."

A l'occasion de la 12ème édition de la conférence annuelle de l'université d'Herzliya, Claude Kandiyoti a accordé un entretien le 31 janvier à IDC Radio. (Voir également: Belgique: CCOJB/JCALL, même combat?).  Pour JCALL qui escomptait engranger des succès, le bilan n'est décidément pas très reluisant, surtout lorsqu'un de ses représentants est pris dans une université belge par d'éminents spécialistes pour quelqu'un de l'ultra-droite et fidèle soutien des "colons"... On notera que M. Kandiyoti semble intervenir au nom du CCOJB et de JCALL.

Nous avons transcrit et traduit un extrait:

"Je donne des conférences partout dans les universités belges en tant que représentant du CCOJB (Comité de coordination des organisations juives de Belgique). 

Il y a un mois environ j'ai participé à une conférence organisée par le département des Relations internationales [d'une université dont le nom n'est pas communiqué] à laquelle ont pris part d'éminents spécialistes du Moyen-Orient - éminents cela s'entend dans le cadre de la Belgique.  La discussion fut rude.  Israël fut critiqué.  Ce fut une discussion très dure.  Malgré mes opinions libérales [dans le sens de progressistes] j'ai été a pris pour quelqu'un de droite, de favorable aux implantations etc.  Cela ne m'a pas dérangé.  

Mais à la fin de la conférence au moment de conclure, le conférencier principal qui est [ou est lié au doyen ?] le doyen du département en question a déclaré: "Au bout du compte c'est tellement dommage que les Palestiniens doivent souffrir en raison de quelque chose qu'ils n'ont pas commise".  Je l'ai regardé et interpellé: "Que voulez-vous dire?  Etes-vous en train de suggérer qu'Israël n'existerait pas s'il n'y avait pas eu la Shoah, le Holocauste?  Qu'Israël existe seulement à cause de l'Holocauste?"  [Et il répondit:] "Mais la réalité c'est qu'ils paient pour ça."  

Je me suis emporté: "C'est une façon très ahmadinejadienne d'interpréter la situation actuelle.  Ce n'est pas la réalité et en tant qu'historien vous devriez avoir honte."

Je croyais que la salle allait me soutenir.  Mais c'est l'opposé qui s'est produit.  C'est un cas flagrant de délégitimation d'Israël.  De dire en un sens que nous n'avons pas droit à l'auto-détermination.

Et c'est quelque chose contre laquelle je me battrai au sein de JCall, en dehors de JCALL, et c'est quelque chose que JCALL combat aussi.  A-t-on obtenu des résultats?  Si nous pouvons convaincre les Juifs d'être plus ouverts, de s'ouvrir au dialogue et de se sentir moins isolés dans la société où ils vivent je pense que JCall aura accompli quelque chose."


A la 6ème minute:

dimanche 18 septembre 2011

Un regard américain sur JCall, une initiative de Juifs français et belges

Source: Standpoint Magazine (An Old Hatred Returns By Europe's Back Door, par Christopher Caldwell). Extraits:

"We [Raison Garder] have 12,000 signatures. More than J-Call. We have won — but it's they who get invited on all the radio shows."

"JCall is built around media celebrities, mostly intellectuals. Daniel Cohn-Bendit, Alain Finkielkraut, David Grossman, Bernard-Henri Lévy, Pierre Nora and Henry Rousso are among them. (Its manifesto begins: "Nous, personnalités" and its founding statement is called, obnoxiously, "An Appeal to Reason" — as if those who disagree lack it.)

Like the American lobby J Street, on which it is based, JCall is meant to break the power of organised Jewish groups and create pressure on Israel to come to the negotiating table for a two-state solution. But there is a logical problem with this aspiration. France does not have powerful organised Jewish groups. It does not even have politicised ones. Some radical republicans object to President Nicolas Sarkozy's appearances before the CRIF, an umbrella group of leaders of Jewish organisations, but there is no French equivalent of, say, the America-Israel Political Action Committee (Aipac).

In America, J Street's call for more pluralism is understandable, whether one agrees or not with the group's aims — because the United States, and not just its Jewish minority, is almost monolithically pro-Israel. But in France, JCall's pressure on Israel to concede more at the bargaining table is an absurdity — there is no major force in French institutional life arguing for anything else.

JCall's first international meeting — held in June in the town hall of the 13th arrondissement, near Place d'Italie — did not convey that it had much of a raison d'être. The participants described a world in which fostering a more critical attitude towards Israel had a pressing need. One man was shouted down when he said he was a Belgian Jew who was boycotting Israel. The British sociologist Robert Fine laid out with dismay the progress boycott-Israel movements were making in Britain. Editor Meïr Waintrater expressed relief that Badiou and Hazan's book had not become a bestseller, but there was much despair that Hessel's book had made Palestine "la cause des causes" [Stéphane Hessel est pourtant très admiré par le CCLJ, le JCall belge]. Bashir al-Assad's human rights record was compared —

vendredi 10 février 2012

Belgique: CCOJB/JCALL, même combat?

"Comment gérez-vous le fait que la meilleure propagande anti-israélienne est menée par des Juifs en Israël et en diaspora qui n'ont toujours pas intériorisé les implications de l'indépendence et la souveraineté juive sur la Terre d'Israël? Et dont les meilleurs exemples sont ceux des Juifs qui appellent Israël à collaborer avec des rapporteurs biaisés des Nations Unies ou qui signent des pétitions publiques demandant à des Etats étrangers de mettre la pression sur Israël afin qu'ils agissent selon leur volonté." (Dan Levy)
A la prestigieuse conférence d'Herzliya, tenue chaque année en Israel, un panel important semble avoir été financé par un partisan de JCALL, s'affichant comme représentant du CCOJB (Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique): "Face à la délégitimation et à l'antisémitisme: est-ce que la politique d'Israel affecte la diaspora juive?".

Le panel comprenait Yuli Edelstein (Ministre israélien de l'information et de la 'hasbara'),  Isaac Herzog (MK), Dan Diker (Congres juif mondial), Malcolm Hoenlein (Conference of Presidents of Major American Jewish Organizationset un homme d'affaires belge - seul européen par ailleurs - Claude Kandiyoti (prétendu représentant du CCOJB). Claude Kandiyoti est également signataire et propagandiste de JCALL.  Dans une tribune parue dans Haaretz, il écrivait en 2010 que  "la bataille [d'Israël] est déjà perdue" [1] et que les dirigeants des communautés juives européennes refusaient d'admettre cette donnée.  Il se flattait que JCALL avait provoqué un "véritable séisme [!] dans scène juive européenne"...  [Notons que JCALL est un phénomène belge francophone absent en Flandre où il n'y a pas non plus l'équivalent de deux organisation juives francophones importantes très critiques d'Israël: le CCLJ et l'UPJB.]

Lors de ce panel, le public fut invité à poser des questions.  Dan Levy [photo] du site www.rethinkingisrael.com, a posé une question cruciale au Ministre Edelstein (voir la vidéo ICI):

"Comment gérez-vous le fait que la meilleure propagande anti-israélienne est menée par des Juifs en Israël et en diaspora qui n'ont toujours pas intériorisé les implications de l'indépendence et la souveraineté juive sur la Terre d'Israël? Et dont les meilleurs exemples sont ceux des Juifs qui appellent Israël à collaborer avec des rapporteurs biaisés des Nations Unies ou qui signent des pétitions publiques demandant à des Etats étrangers de mettre la pression sur Israël afin qu'ils agissent selon leur volonté".

Mais - sans doute se sentant visé - c'est Claude Kandiyoti qui s'est empresser de répondre avant le ministre.  A court d'arguments et agité, il s'est lancé dans une défense de JCALL avec agressivité et peu courtoisement: "I think it's time to cut the crap! JCALL is not anti-Israel." ("Crap" veut dire "merde".  Le dictionnaire Cambridge en ligne donne cette définition de l'expression "cut the crap!": "a rude way of telling someone to stop saying things that are not true or not important").

Non seulement aucun des autres participants ne l'a défendu, mais tous sont restés calmes et courtois bien que très critiques de JCALL. Dan Diker s'est par ailleurs distingu
é du groupe en critiquant ouvertement le prétendu "appel à la raison" en remarquant: 

"Il y a un autre point Claude, aucune organisation iuive de la diaspora [...] peut prendre une position qui menace ou pourrait compromettre la sécurité de l'Etat d'Israel. Si le gouvernement d'Israel déclare qu'il a besoin de telle frontière ou telle autre frontière, afin d'assurer la sécurité de sa population [...], je pense que toute organisation de la diaspora doit s'aligner sur la position du gouvernement israélien à cause des menaces existentielles qui pèsent sur le pays".

mercredi 5 mai 2010

Pour la célèbre journaliste Nidra Poller JCALL est voué à l'échec

Source: Solomonia (paru également sur JStreetJive et The New English Review)

La célèbre journaliste américaine Nidra Poller prédit que l'appel JCall  est voué à l'échec pour les raisons suivantes (elle fait part de ses pensées préliminaire et publiera bientôt un article sur le sujet) : 

- JCALL n'est pas JStreet parce qu'il n'a pas un Barak Obama européen dans les coulisses pour le dynamiser et inspirer.

- JCALL n'a pas face à lui un AIPAC bien organisé.  Effectivement, il n'y a aucun lobby pro-israélien en Europe sérieux. Ce que JCALL a devant lui ce sont des politiciens, des médias, des universitaires et une pléthore d'ONG hostiles à Israël bien organisés et bien rodés.

- JCALL ne bénéficie pas du financement d'individus comme George Soros ni de l'Arabie Saoudite.

- Les Juifs européens sont trop conscients des enjeux et des risques pour adhérer à l'appel de JCALL.  Et peut-on ajouter trop peu nombreux.

- La remarquable pétition Raison Garder http://www.dialexis.org/php/index.php qui rencontre un véritable succès (6.132 internautes avaient signé la pétition contre 4.684 pour JCALL (chiffres de ce matin)).

Nidra Poller évoque également la crise à laquelle sont confrontées l'Europe, la Belgique - JCALL a été lancé à Bruxelles au Parlement européen -, Bruxelles avec une population musulmane de 30%, la Grèce etc.

Elle évoque également l'attaque par deux hommes d'un Juif à Strasbourg :
"Friday, April 30, Strasbourg. David Pariente, age 41 and wearing a kippa, was brutally attacked in the center of town at 12:30 in the afternoon as he got off the tramway in a square aptly named "l'Homme de Fer" [Iron man]. A vivid account of the incident by Maylis a 16 year-old lycée student is reported in the local paper--Dernières Nouvelles d'Alsace: The victim was attacked by "...two men in djellaba. One hit him in the back with an iron bar and knocked him down. Then he gave him a terrible kick in the face. I saw his head flung back." Maylis called for an ambulance, the assailants ran off. One was caught shortly afterward, the other was arrested at his home where police found the iron bar--actually part of a weight lifting apparatus--and the knife. One of the aggressors is allegedly deranged. He said he attacked a Jew because a Jewish doctor sent him to a mental hospital."

Au crime de Strasbourg, on peut ajouter : un cocktail Molotov jeté contre une synagogue à Bruxelles, un Juif aspergé de gaz lacrymogène à Nîmes et des incriptions antisémites trouvées sur la façade de la synagogue, objet d'actes antisémites un commerçant juif quitte Narbonne, une diplomate israélienne est attaquée à l'Université de Manchester.

samedi 8 mai 2010

JCALL et la détresse des Juifs européens vus d'Amérique, par Evelyn Gordon

"L'Amérique pourrait diminuer son soutien à Israël à bien des égards sans avoir recours au boycott, au désinvestissement et aux sanctions. Ce n'est pas le cas de l'Europe. Car contrairement aux États-Unis l'Union européenne ne vote pas contre les résolutions anti-israéliennes à l'ONU, ne fournit pas d'aide financière à Israël, n'est pas un des principaux fournisseurs d'armes à Israël, et ne défend pas publiquement (ou tout au moins ne s'abstient de condamner) les mesures israéliennes de contre-terrorisme. En effet, la seule contribution majeure de l'Union européenne au bien-être d'Israël est économique: elle est le plus important partenaire commercial d'Israël. Par conséquent, lorsqu'on exhorte l'Europe à faire "pression" sur Israël, on prône effectivement le boycott, le désinvestissement et les sanctions. C'est le seul mécanisme dont dispose l'Union européenne pour faire pression sur Israël."

Traduction d'un texte d'Evelyn Gordon paru dans Commentary (JCall and the Distress of European Jewry)


JCall, un groupe de pression qui vient d'être créé en Europe, soulève une question troublante: comment se fait-il que des intellectuels pro-israéliens, comme Alain Finkielkraut et Bernard-Henri Lévy, soutiennent une initiative qui est à la fois anti-Israël et intellectuellement incohérente?

JCall a présenté cette semaine une pétition [3 mai] au Parlement européen qui stipule que l'avenir d'Israël "dépend de" la paix avec les Palestiniens et que par conséquent l'Union européenne doit "faire pression sur les deux parties". En prenant congé de toute prétention d'impartialité les rédacteurs ajoutent que "L’alignement systématique sur la politique du gouvernement israélien est dangereux car il va à l’encontre des intérêts véritables de l’État d’Israël". Aucun avertissement comparable n'est émis à l'égard de la politique de l'Autorité palestinienne, dont certains aspects mettent clairement Israël en danger.

Invité à commenter cette disparité, le membre fondateur David Chemla [en fait ce texte a été initié en Belgique par Élie Barnavi et David Susskind] a confié au Jerusalem Post: "En tant que Juifs attachés à Israël, nous parlons aux Israéliens. Il s'agit donc d'un appel aux Israéliens. "

Cela n'a évidemment aucun sens: si JCall voulait vraiment s'adresser aux Israéliens, le pétition aurait dû être adressée à la Knesset - et non au Parlement européen qui est virulemment anti-israélien et qui a, il y a deux mois, entériné les allégations du rapport Goldstone sur les "crimes de guerre" israéliens à Gaza. A l'inverse, le Congrès des États-Unis a dénoncé le rapport comme étant irrémédiablement biaisé.

mercredi 14 septembre 2011

J Call: l'adhésion palestinienne à l'ONU est 'porteuse de potentialités prometteuses'

JCall ("ce parchemin élaboré rue de l’Hôtel des Monnaies à Bruxelles, local du Centre communautaire laïc juif de la capitale belge, organisme oxymore qui rassemble la gauche juive du pays de Beulemans et du Manneken Pis" [1]), et dont personne n'en parle plus, a fini - après Raison Garder (Une déclaration de guerre travestie en demande de reconnaissanceet JStreet (Gauche américaine: J Street est contre la demande d'adhésion palestinienne à l'ONU) - par faire connaître, en quelques lignes, le 13 septembre, sa position sur la demande d'adhésion palestinienne à l'ONU. Pour JCall, "cette action «unilatérale» et de portée symbolique serait porteuse de potentialités prometteuses".

(JCall) Le 20 septembre prochain, les Palestiniens demanderont à l’ONU leur admission en tant qu’État membre.

A l’approche de cette échéance, JCall, qui appelle à l’établissement d’une paix entre Israéliens et Palestiniens sur le principe «Deux peuples Deux États», souhaite rappeler les points suivants:

C’est le droit inaliénable des peuples à disposer d’eux-mêmes qui a permis au peuple juif d’accéder à l’émancipation dans le cadre de son mouvement de libération nationale, le sionisme, aboutissant à la création de l’État d’Israël, reconnu par la communauté internationale. De même, ce droit fonde aujourd’hui la démarche engagée par les Palestiniens à l’ONU.

JCall constate avec regret que les insuffisances et les faiblesses des dirigeants de deux bords, les cycles de violence et de terrorisme, la poursuite continue de la politique des implantations en Cisjordanie ont conduit à l’échec des tentatives de négociations engagées depuis 20 ans. Le statu quo qui en résulte n’est plus tenable car il est porteur de menaces, particulièrement dans le contexte du Printemps Arabe.

JCall comprend donc que les frustrations nées de l’absence de perspectives conduisent les Palestiniens à se tourner aujourd’hui vers l’ONU.

lundi 10 mai 2010

JCALL se félicite du "soutien" de Leïla Shahid ...

"Nous pouvons négocier sur l'application du droit au retour mais nous ne pouvons pas renoncer au droit au retour car il fait partie des droits inaliénables. Il y a des solutions pragmatiques auxquelles nous étions parvenus à Taba sur cette question du droit au retour qui a été instrumentalisée par la droite et l'extrême-droite israélienne pour délégitimer les négociations d'Oslo." (Leïla Shahid)

JCALL se targue du soutien de Leïla Shahid, mais en omettant de signaler une divergence de taille - celle concernant les "réfugiés" ...  (Chez les Palestiniens le statut de réfugié est éternel et transmissible, Helana Mota).  Ce n'est pas étonnant que Mme Shahid "soutienne" à sa façon une pétition qui prône en définitive le boycott d'Israël, comme le souligne Evelyn Gordon:  JCALL et la détresse des Juifs européens vus d'Amérique

JCALL (Communiqué - 5 mai 2010)

"Sur un tout autre plan, dans l’interview qu’elle a accordé au Nouvel Observateur, Madame Leïla Shahid, déléguée générale de la Palestine auprès de l’Union Européenne, dit d’une part « A travers JCall il y a un interlocuteur pour les Palestiniens. » et d’autre part : « La solution au conflit doit être évidemment négociée au plan officiel par les représentants israéliens, palestiniens, arabes, européens, américains, mais elle doit se faire aussi sur le plan non officiel dans les courants de pensée israéliens, palestiniens, arabes, européens, américains et dans la diaspora juive. » En tant que représentants d’une partie de la diaspora juive, nous serions ravis de pouvoir en effet être les partenaires d’un dialogue avec les signataires d’un appel symétrique au nôtre issu de personnalités palestiniennes et du monde arabe. Une telle initiative, dont la portée historique n’échapperait à personne, aurait un impact majeur sur beaucoup de citoyens européens juifs qui hésitent encore à nous suivre."

Leïla Shahid au Nouvel Observateur

"L'historien Zeev Sternhell affirmait lundi soir au Parlement européen que les Israéliens doivent renoncer aux territoires d'après 1967 tandis que les Palestiniens doivent renoncer au droit au retour. Qu'en pensez-vous?
Leïla Shahid: C'est là où nous divergeons. Ce n'est pas surprenant. Nous n'avons pas la même position sur cette question du droit au retour mais diverger sur ce point ce n'est pas ne pas se parler. Sur la majorité des points nous pouvons nous retrouver et en particulier sur la solution de deux Etats. Mais je ne partage pas la position de Zeev Sternhell sur la question du droit de retour parce qu'elle est fondatrice de la question palestinienne. Nous pouvons négocier sur l'application du droit au retour mais nous ne pouvons pas renoncer au droit au retour car il fait partie des droits inaliénables.  Il y a des solutions pragmatiques auxquelles nous étions parvenus à Taba sur cette question du droit au retour qui a été instrumentalisée par la droite et l'extrême-droite israélienne pour délégitimer les négociations d'Oslo."

Quel crédit accorder encore à JCALL ?  D'ailleurs les chiffres parlent éloquemment.  Hier à minuit JCALL enregistrait 5.272 adhérents et Raison Garder 7.850 (http://www.dialexis.org/php/index.php).

lundi 3 mai 2010

JCALL: 'Appel à la raison' et 'Raison garder' logiques et déontologies différentes

"JCALL, malgré d'impressionnants moyens : importante couverture médiatique, logo, appel en 6 langues (français, anglais, néerlandais, allemand, italien et espagnol), fête de lancement au Parlement européen, diffusion de l'appel en direct, orchestre, invités venus de nombreux pays), n'a recueilli au bout de 12 jours que 3.486 signatures (contre les 4.363 enregistrées pour "Raison Garder" en 8 jours). Un chiffre nettement en deça de ce qu'on était en droit d'espérer."

Contexte:
- "Pourquoi je ne signerai pas l’appel de J Call", par Richard Prasquier, président du CRIF
- Réaction à la carte blanche l’« Appel à la raison » publiée dans le journal "Le Soir" du 20 avril 2010
JCALL - Appel à la raison ? (communiqué conjoint du Consistoire Central Israélite de Belgique et du FORUM des organisations juives)
et du côté palestinien:
- Gag: les Palestiniens publient la photo des intellectuels juifs de JCALL

Le collectif JCALL (qui a pour objectif "de rendre publique une parole souvent confisquée par des institutions juives communautaires" [JCALL accuse les institutions juives communautaires de confisquer la 'parole'], a lancé le 21 avril une pétition en ligne en six langues intitulée "Appel à la raison". Les internautes sont donc invités à soutenir l'"Appel à la Raison" par email selon la procédure habituelle qui régit les pétitions en ligne (on-line).

Un collaborateur de ce site s'est inquiété du fait qu'à plusieurs reprises un nombre non négligeable de signatures émanant de Belgique étaient ajoutées en bloc après minuit - ajouts statistiquement improbables selon la procédure normale, c'est-à-dire confirmation par email.

Une responsable du Centre Communautaire Laïque Juif de Belgique (CCLJ), l'un des concepteurs de l'initiative JCALL, lui adressa cette mise au point:

"Les personnes qui ne disposent pas de mails et qui souhaitaient rallier cet Appel ont demandé par téléphone à ce que leur nom soit ajouté à la liste".

Cette responsable ne précisa pas si les personnes en question avaient contacté spontanément le CCLJ ou si le CCLJ avait sollicité leur signature. Et rien ne permet de savoir quelles sont les signatures qui furent confirmées par email ou simplement par téléphone.

Contact fut ensuite pris avec les responsables de la pétition "Raison garder" afin de savoir si un enregistrement pouvait se faire par appel téléphonique et la réponse fut toute différente:

"C'est impossible pour des raisons de déontologie. Il faut la preuve que les gens ont signé".

mardi 29 juillet 2014

JCALL Belgique se déchaîne contre Alain Finkielkraut, Elie Wiesel, André Glucksmann, Obama

"Pis : toujours prompt à les interrompre en plein milieu du débat, ce névrosé du discours, à défaut de pensée, n'y fait preuve, le plus souvent, que d'une attitude frisant, lors de ses très gestuelles diatribes, l'hystérie. Gare aux postillons!" (Daniel S. Schiffer à propos d'Alain Finkielkraut)

Le CCLJ/JCALL, Belgique, a publié sur son site un texte de Daniel Salvatore Schiffer, qui se proclame à longueur d'articles "l'intellectuel juif (mais laïc et agnostique) que je suis" et "l'intellectuel juif mais laïc et agnostique qui me définit intrinsèquement" et "C'est un intellectuel juif épris des inaliénables valeurs de l'humanisme, prônant les principes universels de fraternité et de tolérance, qui vous le dit".  Ce même article avait été publié par Marianne mais retiré sans doute en raison de son contenu outrancier.  D'autre part, on se demande la raison qu'amène M. Schiffer à s'attaquer à certains intellectuels et pas à d'autres, alors même qu'il dénonce les "indignations sélectives" de certains intellectuels, il pratique donc lui-même l'"indignation" la plus sélective envers les personnes contre lesquelles il lance ses imprécations.  Il s'en prend également au président Obama.

L'article a été publié à divers endroits avec des titres différents: Conflit israélo-palestinien: les indignations sélectives des intellectuels juifs (Marianne, retiré), Lettre ouverte d'un intellectuel juif à ses pairs (Alain Finkielkraut, André Glucksmann, Bernard-Henri Lévy, Elie Wiesel) (son blog chez Media Part), Lettre ouverte d'un intellectuel juif à ses pairs* (CCLJ/JCALL), Israël-Palestine: face à ce conflit insupportable, je me sens couvert de honte. À ces pères et ces mères en larmes, toute ma compassion! (blog Nouvel Observateur).

Il est consternant que des organisations juives publient ce genre de pamphlet.  Il est tout aussi navrant de constater que 434 Belges ont recommandé cette diatribe et que la communauté juive ne réagisse pas.  Notons, par ailleurs que la phrase: "ce funeste paragraphe issu de la première charte de l'OLP (Organisation de la Libération de la Palestine), jadis créée, en 1964, par feu Yasser Arafat: article selon lequel «tout Juif devait être rejeté à la mer»!" a disparu de la version du CCLJ/JCALL.

Par ailleurs, sur son blog, Daniel Salvatore Schiffer s'en prend à nouveau à Alain Finkielkraut, avec le même style plouc et enragé: Alain Finkielkraut, Gaza et Le Figaro : un discours grotesque, inique et nauséabond.  On verra si le CCLJ/JCALL va le dénoncer ou le publier...

Modeste Schiffer affirme que c'est "sa tribune", tant apprécié par les Belges de JCALL, qui a poussé Le Figaro à interviewer A. Finkielkraut (sans oublier de rappeler "d'intellectuels juifs (dont je suis)": "Il est des interviews, au sein du paysage médiatique français, qui laissent pantois par leur évident manque de déontologie professionnelle, carence dont on ne sait si elle est due à une encore plus flagrante malhonnêteté intellectuelle ou à un étrange, pour ne pas dire pathologique, déni de la réalité. C'est le cas aujourd'hui, malheureusement pour ce journal, dans "Le Figaro", lequel vient de réaliser un "grand entretien" avec Alain Finkielkraut, en lui posant un certain nombre de questions, dans le seul but de le dédouaner de tout reproche, manifestement inspirées par la tribune que j'ai publiée tout récemment sur Le Plus."


Schiffer se déchaîne contre les hypocrites du Figaro: "Ainsi, en ne m'y citant jamais nommément (ce qui n'est pas bien grave en soi) et feignant donc d'ignorer les vérités que j'assène là, ces hypocrites ont en fait décidé de nier, aveugles et sourds, le calvaire des palestiniens à Gaza: chose bien plus condamnable tant sur le plan moral qu'humain! Ce genre de méthode, typique de la mauvaise foi la plus patente, a un nom, aussi choquant soit-il à entendre – le négationnisme – Israël niant le droit à l'existence des Palestiniens en tant que peuple libre, détenteur d'un État indépendant et souverain."  Extraits:

"Israël, État qui vit le jour au lendemain de ce crime unique dans les annales de l'(in)humanité que fut la Shoah, n'a-t-il donc rien appris, ou si peu, des immortelles leçons de son douloureux passé? Répondre à la barbarie par la barbarie n'est guère une solution ; cet engrenage ne fait qu'attiser la haine et exacerber ce conflit.

Un homme aux indignations sélectives

Ainsi donc, Alain Finkielkraut, je vous le redis, à vous qui êtes toujours prompt à fustiger les crimes partout dans le monde à la notoire et irrationnelle exception de ceux perpétrés par Israël, avec une même conviction :

- faites donc preuve ici d'honnêteté intellectuelle, de courage moral, de noblesse d'âme et de lucidité;
- élevez-vous au-dessus des partis, prenez de la hauteur et condamnez le crime, même lorsqu'il provient de votre famille;
Vous en sortirez grandis, et le monde vous en saura gré. Car votre mutisme, plus encore que vos indignations sélectives et à géométrie variable, vous déshonore.

C'est un intellectuel juif épris des inaliénables valeurs de l'humanisme, prônant les principes universels de fraternité et de tolérance, qui vous le dit : votre position, dogmatique et manichéenne, s'avère effectivement une "défaite de la pensée" pour reprendre, ici encore, le titre de l'un de vos propres livres."

Visiblement Schiffer n'a pas digéré le fait qu'Alain Finkielkraut, penseur à courte vue et "névrosé du discours", ait été élu à la "sacro-sainte" Académie française (et pas lui???): Finkielkraut élu à l'Académie française : une tragédie pour la culture.  C'est donc ce grand penseur que le CCLJ/JCALL a décidé d'honorer en le publiant.

jeudi 24 février 2011

JCALL reproche aux Juifs d'être tétanisés par l'effervescence du monde arabe

"C'est épuisant. Dès que j'allume la télévision, je m'énerve.  En ce moment, je suis exaspéré par la naïveté des bobo sur le printemps arabe." (Marc Fiorentino, Le Figaro, 16/02/2011)
 
On n'entendait plus parler de JCALL [1], et voilà qu'ils se rappellent à notre bon souvenir.  Le ton d'admonestation empreint de paternalisme de ces charmants donneurs de leçons sélectives n'a pas changé.  Les Juifs peureux et tétanisés sont invités à cesser d'avoir ... peur.  C'est hier que JCall a lancé son appel, en omettant de mentionner ce qui se passe dans la Lybie de Mouammar Khadafi.   

Source: JCALL (N'ayons pas peur!)

Tunisie, Égypte, Yémen, Bahreïn, Libye… Le monde arabe est en effervescence. Deux régimes autocratiques sont déjà tombés et d’autres peuvent suivre. Face à cette situation mouvante, l’opinion israélienne, comme beaucoup de Juifs de la Diaspora européenne, semble tétanisée. Ils craignent le saut dans l’inconnu, la montée des islamistes, l’arrivée au pouvoir de fanatiques.

23 février 2011
A ces craintes, JCall répond en paraphrasant les paroles de Jean Paul II : «N’ayons pas peur!» Les mouvements dans le monde arabe sont pour la plupart porteurs d’espoir. Les tombeurs de Ben Ali et de Moubarak se sont battus pour la liberté et la démocratie, pas pour menacer Israël. Les nouveaux pouvoirs de transition à Tunis et au Caire [et ce qui se passe en Lybie ?] sont d’abord préoccupés du bien être de leur peuple et ne sont pas des va-t-en-guerre.

Citoyens européens, juifs, nous ne pouvons que nous réjouir de cette évolution du monde arabe qui reprend confiance en lui-même et désire rejoindre avec fierté la grande famille des démocraties. Les risques de dérapage et de dévoiement existent, mais le pire des risques est l’immobilisme. C’est le moment pour Israël de tendre la main aux mouvements démocratiques qui secouent le monde arabe pour chercher avec eux les voies de la paix.

[1] JCALL : "ce parchemin élaboré rue de l’Hôtel des Monnaies à Bruxelles, local du Centre communautaire laïc juif de la capitale belge, organisme oxymore qui rassemble la gauche juive du pays de Beulemans et du Manneken Pis"J Call, un appel pour rien, Luc Rosenzweig.

mardi 27 avril 2010

Gilles Paris, journaliste du 'Monde', réinterprète JCALL

Sous le titre Le "camp de la paix" juif tente de renaître en Europe, le journaliste du Monde Gilles Paris, grand spécialiste du conflit israélo-arabe, rend compte, avec approbation, de l'initiative JCALL en donnant toute la mesure de son savoir. 

Là où JCALL se réfère aux "ennemis extérieurs" d'Israël (car JCALL reconnaît quand même qu'Israël a des ennemis (noter le pluriel), mais préfère ne pas les citer - ce serait trop fâcheux et mauvais pour l'image conciliatrice de JCALL), Gilles Paris n'en reconnaît qu'un et s'empresse de le dévoiler : l'Iran (noter le singulier).

Le seul ennemi d'Israël : l'Iran

Repris tel quel de l'article - citation de l'Appel à la raison, alias JCALL avec l'explication du journaliste en caractères gras :

"Loin de sous-estimer la menace de ses ennemis extérieurs [l'Iran], nous savons que ce danger se trouve aussi dans l'occupation et la poursuite ininterrompue des implantations en Cisjordanie et dans les quartiers arabes de Jérusalem-Est, qui sont une erreur politique et une faute morale. Et qui alimentent, en outre, un processus de délégitimation inacceptable d'Israël en tant qu'Etat."

Oubliés le Hamas, le Hezbollah, la Syrie, pour ne citer qu'eux.

- Gilles Paris journaliste du 'Monde' défend Marc Garlasco et HRW

vendredi 23 avril 2010

JCALL accuse les institutions juives communautaires de confisquer la 'parole'

"Notre objectif est de rendre publique une parole souvent confisquée par des institutions juives communautaires" (JCALL)

Contexte:
* Pourquoi je ne signerai pas "l’Appel à la raison", par Gérard Huber
Des juifs belges font venir 'J Street' au Parlement européen et lancent 'J-CALL' ...

JCALL a crée un site pour lancer sa pétition-"appel à la Raison" au monde entier. 

Le 21 avril, dans la présentation de l'initiative, les responsables mettaient en cause "des institutions juives communautaires" coupables, selon JCALL, de confisquer la "parole".  Laquelle ?  De quels Juifs ?  La réponse :

"Notre objectif est de rendre publique une parole souvent confisquée par des institutions juives communautaires, et une voix juive solidaire et critique, témoignant de notre inquiétude devant la situation actuelle et ses conséquences sur un avenir proche." (Voir capture d'écran.)

Le 22 avril, la formulation de l'objectif avait changé et l'accusation retirée.  Il n'était plus question de confiscation de "parole" par "des institutions juives communautaires, mais "de juifs européens, trop longtemps silencieux".  On prend également soin préciser qu'ils sont solidaires d'Israël, mais critiques "quant aux choix actuels de son gouvernement".

"Notre objectif est de rendre publiques les positions de juifs européens, trop longtemps silencieux, et de faire entendre une voix juive solidaire de l’État d’Israël et critique quant aux choix actuels de son gouvernement."

Ce cafouillage révèle un regrettable amateurisme et une facette très peu aimable de JCALL. 


dimanche 26 juin 2011

Ouri Wesoly, le Belge malin qui sait comment "régler définitivement le conflit" ...

En effet, Ouri Wesoly ne "porte pas dans son cœur (c’est un euphémisme) les Juifs religieux et/ou de l’autre bord politique".  Que l'on soit pour ou contre JCall, il est clair que des textes comme celui que décortique Perez discréditent le mouvement.  

Il est par ailleurs consternant que personne dans la communauté juive n'émette la moindre critique sur les billets arrogants d'Ouri Wesoly, surtout contre d'autres Juifs (alors qu'il ne critiquera jamais un Pierre Galand, grand promoteur de la campagne BDS en Belgique: Une haute personnalité belge peut-elle prôner le boycott d'Israël en France?).  Dernièrement, Wesoly  s'attaquait à Betty Dan ("adroite. Très à droite" - l'homme aime les bons mots sarcastiques aux dépens des autres) qui reste très populaire auprès de la minuscule communauté juive de Bruxelles - il savait très bien qu'il pouvait tout dire et que Mme Dan aurait la grâce de ne pas publier de réponse.  Wesoly prétendait qu'elle "compte parmi ses rédacteurs quelques éditorialistes dont les opinions se situent aussi légèrement à droite... de Gengis Khan".  Etat visé "un nommé Guy Millière qui déverse régulièrement un tombereau d’invectives sur tout qui ne partage pas ses conceptions"...  


Source: Victor Perez (Le "plan de paix" de JCall)

JCall est un collectif d’intellectuels juifs européens ayant appelé, il y a un peu plus d’une année, les Israéliens à la raison et aux clauses d’une paix ‘’palestinienne’’, mais aussi la communauté internationale «à mettre en place les conditions nécessaires à la conclusion rapide d’un accord de paix au Moyen Orient». 

A lire les propositions ci-dessous, aucun doute ne demeure quant à savoir qui pressuriser.

 Ouri Wesoly est rédacteur pour le Centre Communautaire Laïc Juif (CCLJ) véritable soutien du collectif ci-devant. Un journaliste pour le moins très de gauche, ne portant pas dans son cœur (c’est un euphémisme)  les Juifs religieux et/ou de l’autre bord politique, et évidemment signataire de "l’Appel à la raison" et de son "plan de paix". "Il était temps que les «voix de la paix» se fassent à nouveau entendre" fut son message d’amitié envers JCall lors du lancement de cette association. Une "paix" qu’il expose dans un commentaire au bas de page d’un de ses articles au titre très suggestif : Un second passeport «au cas où».... » (1).

Des propositions détaillées devant, selon lui, régler définitivement le conflit :

- "Israël se retire de la quasi totalité de la Cisjordanie (95%) en compensant les terres qu’il annexe par d’autres prises sur le territoire israélien. C’est sur ces 95% que l’Etat palestinien verra le jour. Les colonies, illégales aux yeux du droit international, seront démantelées sauf les blocs contigus au territoire israélien et se trouvant sur les terres annexées."

Ce qui revient à admettre légalement un état de "Palestine" Judenrein tel que Mahmoud Abbas l’exige et qu’Hitler avait tenté de réaliser pour l’Europe. Chacun se doutera que par cela, les relations futures entre les deux états seront quelque peu tirées.

- "Pour Jérusalem, le principe est que ce qui est arabe passe sous souveraineté palestinienne et que ce qui est juif reste israélien, l’idée étant qu’aucune fraction d’un peuple ne soit dominée par l’autre. La partie arabe de Jérusalem devient la capitale de l’Etat de Palestine et la partie juive reste  la capitale de l’Etat d’Israël".

A comprendre très précisément et pour ne parler que d’un seul point, la veille ville étant à majorité arabe, elle passera sous tutelle "palestinienne". A la charge des Israéliens de se procurer alors un laissez-passer pour accéder au seul Mur des Lamentations que, dans sa "bonté", l’Autorité palestinienne les laissera gérer!

- "En ce qui concerne les réfugiés palestiniens et leur droit au retour : Israël reconnait les souffrances subies par les Palestiniens en 1948 et accepte leur droit de retourner dans leur patrie".

Israël se devra de reconnaître sa responsabilité dans la guerre d’indépendance de 1948 déclenchée par cinq armées arabes refusant l’idée même d’un état juif. Une culpabilité qui ouvre la porte à une multitude de procès qui s’ils ne se terminent pas comme souhaités par les parties civiles donneront lieu à des plaintes au niveau international. Voire  à un nouveau conflit.

- "Les réfugiés ont donc le droit de revenir  en Cisjordanie et à Gaza et de devenir automatiquement citoyens de l’Etat de Palestine. Israël acceptera le principe du retour d’un nombre limité de réfugiés (entre dix et cent mille) sur son territoire".

Outre que l’hypothèse d’un accueil d’étrangers haineux, revanchards et s’affirmant victimes est rejetée par la très grande majorité du peuple israélien, outre que la "Palestine" devra devenir quant à elle Judenrein, outre que les dédommagements des réfugiés juifs des pays arabes ne font pas partie du "plan de paix"’, rien ne nous dit, hormis les JCalliens, que les "Palestiniens’" se contenteront de ces chiffres ridicules sachant que le dernier recensement effectué par Saëb Arekat dans The Guardian s’élève à sept millions de "réfugiés palestiniens" !

- "En ce qui concerne la sécurité: elle sera garantie par une force internationale, comprenant des Américains et des Européens.  Cette force ne pourra être retirée qu’avec l’accord des deux parties".

Chacun se souviendra, pour l’exemple, que les Européens chargés de surveiller la frontière entre l’Egypte et la bande de Gaza, après le retrait unilatéral israélien, se sont volatilisés dès la prise violente du pouvoir par le Hamas. Quant à la force internationale au Liban, autre exemple, chargée par la résolution 1701 d’empêcher le réarmement du Hezbollah, tout quidam un tantinet sérieux confirmera son inutilité. Deux petits exemples démontrant toute l’inanité d’une telle proposition.



- "L’Etat palestinien sera non-militarisé avec uniquement des forces destinées à garantir l’ordre et la sécurité. Durant quelques années, une petite présence militaire ainsi que des stations d’alertes avancées israéliennes  seront maintenues dans la vallée du Jourdain. Ce traité se conclura par l’abandon par les deux camps de toute autre revendication sur le territoire de l’autre".

Voici, à quelques nuances près, un point positif que chaque Israélien pourrait partager. Sauf que le Président de l’A.P. est contre toute présence militaire israélienne en "Palestine"! Voire de toute présence juive même dans les forces internationales tant désirées par Ouri Wesoly. Ce qui plombe sérieusement son "plan de paix".

En conclusion, ce "pacificateur" rappel que ses propositions sont "grosso modo ce qu’on nomme les "paramètres Clinton", c’est à dire les propositions que le Président Bill Clinton a faites en décembre 2.000 aux négociateurs israéliens et palestiniens de l’époque". Et que Yasser Arafat refusa en enclenchant sous un prétexte fallacieux "l’Intifada des mosquées"!

A lire les propositions de JCall exposées par Wesoly, nul ne peu douter qu’ils se font l’avocat de la partie "palestinienne". Toutes les exigences de celle-ci lui sont offertes sans négociations sur un plateau par ceux-ci qui représentent, n’en doutons pas, cette partie de l’échiquier politique qui a renoncé à son origine juive, son patrimoine et son histoire pour mieux se mouler au sein des sociétés où elle vit et ne plus souffrir des attaques causées par la persistance de l’existence de l’état juif et le politiquement correct anti-israélien et antisémite qui y sévit.

Naïf et/ou idiot utile, JCall a réuni difficilement, en plus d’un an, moins de huit milles adhésions à sa vision néfaste de la paix malgré le soutien de médias et de politiques de notoriétés publiques. Un nombre qui démontre le côté épiphénomène de ce collectif appelé à disparaître tôt ou tard car ne disposant pas du soutien de la majorité du peuple israélien à un "plan de paix" délégitimant sa présence en sa terre et octroyant sa sécurité à des tiers.


Par contre on lira avec intérêt le texte de Robert Fine, professeur à l'Université de Warwick et signataire de JCALL (Le mouvement de boycott en Grand- Bretagne et la délégitimisation d’Israël), 

samedi 12 février 2011

Pour JCALL Philippe Karsenty se prend pour le capitaine Dreyfus ...

"Est-il possible de rechercher, sans être traité d’extrémiste, la vérité sur l’affaire Al Dura qui a entraîné une vague de haine contre Israël et de violences contre les Juifs ? Je refuse malgré tout d’en douter. Je réitère ma demande de constitution d’une commission d’enquête pluraliste et impartiale. En le faisant, je suis sûr de défendre l’idée même d’honnêteté qui est à la base de la liberté de la presse." (Richard Prasquier, Président du CRIF)

"On trouvera peut-être la comparaison excessive et on aura tort. Le malheureux capitaine devait certes lutter contre les manœuvres odieuses de tout l’Etat-major français, mais notre nouveau Dreyfus [Philippe Karsenty] affronte, lui, un ennemi bien plus dangereux : Charles Enderlin."  (Ouri Wesoly, JCALL/CCLJ)

JCALL Belgique ("ce parchemin élaboré rue de l’Hôtel des Monnaies à Bruxelles, local du Centre communautaire laïc juif de la capitale belge, organisme oxymore qui rassemble la gauche juive du pays de Beulemans et du Manneken Pis"J Call, un appel pour rien, Luc Rosenzweig,) se distingue entre autres par les puissantes leçons de morale qu'il aime dispenser aux Français. Les Belges défendent la version Enderlin de l'affaire al Durah - c'est leur droit - et n'a pas aimé du tout la lettre de Philippe Karsenty (ci-dessous).   La réaction sarcastique de JCALL Belgique ne s'est pas fait attendre et fut immédiatement postée sur son blog (Quand Philippe Karsenty se prend pour le capitaine Dreyfus…).  Extraits :

"Encore ? Ce n’est donc pas fini, cette histoire Al Dura ? Hélas non, internautes et néanmoins amis, on nage en pleine actualité, là : M. Karsenty vient de découvrir une preuve supplémentaire du grand complot politico-médiatique tramé contre lui.  [...]

On trouvera peut-être la comparaison excessive et on aura tort. Le malheureux capitaine devait certes lutter contre les manœuvres odieuses de tout l’Etat-major français, mais notre nouveau Dreyfus affronte, lui, un ennemi bien plus dangereux : Charles Enderlin.
Car ce dernier, dans une sournoise obscurité que M. Karsenty seul a pu percer, contrôle DEUX pays !"

- Affaire Al-Dura : J CALL soutient la thèse de Charles Enderlin (2010)
- Réflexions sur la conférence de Philippe Karsenty, par Marie Misselyn
- Affaire Mohammed Al Dura: point de vue officiel adopté par l’Etat d’Israël
- JCALL Belgique/CCLJ se moque de la version israélienne: Affaire Al Dura : un communiqué pour rien ?:
"Les partisans de la thèse du complot médiatico-planétaire (et antisémite, forcément antisémite) dissimulé dans le reportage de Charles Enderlin sur la mort du petit Mohammed Al Dura frétillent d’enthousiasme : dix ans après, ils ont enfin arraché une déclaration du Bureau du Premier Ministre israélien sur l’affaire. Hélas pour eux, elle n’apporte rien de neuf. Il est évident que le gouvernement israélien préfère la thèse d’une mise en scène à celle de l’assassinat par Israël d’un enfant. Mais, comme les services de Benjamin Netanyahou ont le sens du ridicule, eux, leur communiqué est d’une prudence de Sioux. [...] Dit autrement, le gouvernement ne sait pas qui est coupable et renvoie les deux parties dos à dos. Ce que les anti-Enderlin, avec leur clarté d’esprit et leur lucide [sic] habituelle, considèrent comme un appui sans faille à leurs théories….")