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mardi 13 août 2019

Europe's Jewish population is less than half of what it was at war’s end in 1945


Joel Kotkin, expert en urbanisme et auteur de l'ouvrage The City, a Global History (R.C. Hobbs Fellow in Urban Studies at Chapman University in Orange and the executive director of the Houston-based Center for Opportunity Urbanism):
"Another distressing development tied to the new migration is the resurgence of anti-Semitism. Ever since the Holocaust, Europe’s Jewish communities have struggled to remain viable; today, nearly 75 years after the defeat of Nazi Germany, the continent’s Jewish population is less than half of what it was at war’s end in 1945.

Despite the much smaller Jewish footprint, anti-Semitism in Europe is intensifying. Some 90 percent of European Jews, according to recent surveys, have experienced anti-Semitic incidents. Some of this trend can be traced to the far Right, the historic incubator of anti-Semitism, the rise of which is tied to concern over migration. Some groups, such as the Austrian Freedom Party—founded by former SS officers—and the Swedish Democrats, have clearly racist roots. 
Europe’s intelligentsia sees these familiar villains as the primary culprits behind the anti-Semitic resurgence, but a detailed survey from the University of Oslo found that in Scandinavia, Germany, Britain, and France, most anti-Semitic violence comes from Muslims, including recent immigrants. Similarly, a poll of European Jews found that the majority of anti-Semitic incidents came from either Muslims or from the Left, where the motivation is tied to anti-Israel agitation; barely 13 percent traced it to right-wingers. Violence against Jews, moreover, is worst not in right-wing hotbeds but in places like the migrant-dominated suburbs of Paris and Sweden’s Malmo
It’s the centers of European progressivism—Paris and Berlin, for example—where Jews are urged not to wear kippah or a Star of David. And in Great Britain, it’s figures like Labour Party leader Jeremy Corbyn who have links with jihadi groups. Corbyn’s political rise constitutes for Britain’s Jews what former chief rabbi Jonathan Sacks calls “an existential crisis.” 
By contrast, in authoritarian and anti-migrant Hungary, Jews appear much safer from persecution. Even Jews who detest Viktor Orbán—scorned as a fascist in the West—credit him for making Budapest one of the safest and most welcoming cities for European Jews. The Hungarian government maintains close ties to Israel—a rarity in Europe. Orbán’s regime has also made Holocaust denial illegal, established an official Holocaust Remembrance Day, and refused to cooperate with the anti-Semitic, far-right Jobbik party."
Lire l'article complet @ City Journal (Manhattan Institute)

Lire également:
- Le déclin des communautés juives partout en Europe (Joel Kotkin)
- L'Europe Judenrein (Joel Kotkin)

mercredi 19 juin 2019

Plongée dans le rap européen gangréné par l’antisémitisme


Cnaan Liphshiz @ JTA & Times of Israel
Entre négationnisme de la Shoah, théories du complot et menaces contre les 'Sionistes', le rap européen fait sauter les tabous de l'antisémite

JTA — Lors d’une chaude journée d’été à Oslo l’année dernière, Kaveh Kholardi a chaleureusement accueilli le public d’un concert organisé par la ville pour célébrer la diversité.

Kholardi, un rappeur norvégien d’origine iranienne populaire, a souhaité aux Musulmans «Eid Mubarak», un mot d’accueil en arabe pour la fête d’Ei al-Fitr qui marque la fin du Ramadan.

Il a demandé s’il y avait des chrétiens présents, souriant en entendant les applaudissements. Et ensuite il a demandé s’il y avait des Juifs.

«Pu***n des Juifs», a-t-il dit après un petit silence, avant d’ajouter «je plaisantais».

En Norvège, l’incident a créé un tollé à l’époque et aussi le mois dernier, quand le procureur général du pays scandinave a blanchi le musicien de 24 ans de tout propos raciste, expliquant que son injure aurait pu être dirigée contre Israël.

C’était une interprétation très peu convaincante si l’on considère que Kholardi n’a jamais mentionné l’Etat hébreu sur scène et quelques jours auparavant, il avait tweeté les «Pu*** de Juifs sont si corrompus».

Dans une perspective européenne plus large, l’incident démontre à quel point la scène rap du continent est devenu un paradis et un espace majeur pour tous les discours racistes que les gouvernements cherchent de plus en plus à restreindre en ligne et dans la rue.
C’est un problème parce que le «rap est un vecteur catastrophique de propagation de l’antisémitisme vers la population la plus enclin à l’être», a déclaré Philipp Schmidt, vice-président en charge des affaires internationales de la Licra, au JTA.

En France, en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne et ailleurs, des rappeurs se sont essayés au négationnisme de la Shoah, aux théories conspirationnistes antisémites, aux analogies grotesques avec la Shoah et aux menaces contre les «Sionistes».

«En tant que sous-culture avec des éléments distinctifs contre l’ordre établi, la scène européenne du rap a aidé à faire sauter des tabous sur la rhétorique antisémite tout en évitant la critique imposée aux discours racistes dans les principaux médias», a déclaré Joël Rubinfeld, président de la Ligue belge contre l’antisémitisme, ou LBCA.
Lire l'article complet

mardi 12 mars 2019

Norvège: un rappeur musulman profère une injure antisémite à un concert - pour la justice ce n'est antisémite


La justice norvégienne a décrété que l'expression "fuck the Jews" peut être considérée comme une critique d'Israël.  On peut donc en Europe insulter les Juifs devant des enfants et c'est juste du "fun" ou de la politique… (Elder of Ziyon)

JTA/TheTimes of Israël:
Un rappeur norvégien employé par la ville d’Oslo pour chanter à un évènement destiné à célébrer la diversité a insulté, en plein concert, la communauté juive, par les mots  "f***ng Jews".  
En réaction aux injures proférées vendredi par Kaveh Kholardi, le chef de la communauté juive du pays a menacé d’intenter des poursuites contre le chanteur âgé de 23 ans.  
Kholardi avait souhaité aux musulmans « Eid Mubarak », une formule en arabe échangée à l’occasion de la fête de l’Eid al-Fitr, qui a marqué vendredi la fin du ramadan, selon Dagen.  
Il a ensuite demandé si des chrétiens étaient présents, et a souri en entendant les acclamations. Puis il a demandé s’il y avait des Juifs et a ajouté "f***ink Jews… je plaisante". 
Christine Thune, la porte-parole de la municipalité d’Oslo, a déclaré au quotidien Verdens Gang que les organisateurs s’étaient plaints à Kholardi. Anne Christine Kroepelin a déclaré que « l’idée de l’événement était l’inclusion et la diversité » et que l’apparente expression d’antisémitisme de Kholardi était "à l’opposé de ce que les organisateurs voulaient promouvoir". 
Le 10 juin, cinq jours avant le concert, Kholardi avait écrit sur Twitter "f***ink Jews, ils sont tellement corrompus".
Lire l'article complet @ The Times of Israel

mardi 9 octobre 2018

Festival à Bruxelles: l'Israël-bashing à l'honneur (Bruxelles Laïque)


En 2012, ce blog écrivait à propos de l'éducation permanent à la haine d'Israël: "En Belgique francophone (Bruxelles et Wallonie) ça n'arrête pas - il y a une véritable éducation permanente à la haine des Juifs israéliens. Au 'festival des libertés' il faut évidemment faire du Israël-bashing."

L'édition de 2018 du 'festival des libertés' ne déroge pas à cette habitude. L'association Bruxelles Laïque, présidée par Ariane Hassid, une proche du gourou belge francophone de l'Israël-bashing Pierre Galand. On notera également la participation de Sylvie Lausberg, (directrice de la Cellule Etudes et Stratégie du CAL, une autre proche de Pierre Galand.  Voici l'opinion de Pierre Galand, très respecté en Belgique francophone, sur Israël: "Israël a des responsabilités, c’est un État voyou. Mais à quoi cela sert-il de le répéter?"  Il préside l'Association Belgo Palestinienne Wallonie-Bruxelles, fondée il y a 42 ans - elle est donc vraisemblablement la plus ancienne au monde dont le seul but est d'inculquer la haine, le dégoût et la peur d'Israël, en lançant des appels au boycott, en créant des tribunaux pour juger Israël, en organisant des voyages, des cours, des conférences etc.

On s'étonnera pas qu'aucun documentaire n'est programmé sur la persécutions des chrétiens d'Orient, sur les Roms, considérés comme étant la minorité la plus discriminée en Europe, sur le Rwanda, sur le Burundi, anciennes colonies belges…  Le Congo, à peine…

Au programme:
Le tout premier événement inscrit au festival:
Derrière les fronts, Résistance et résilience en Palestine, documentaire d'Alexandra Dols
La colonisation de la Palestine n’est pas seulement celle des terres, du ciel, des logements et de l’eau… (la suite)

Naila and the Uprising, film de Julia Bacha
“Nous ne pouvons pas être libres en tant que femmes tant que notre pays n’est pas libre. Et même si nous nous libérons de l’occupation, nous ne pouvons connaître la liberté tant que nous sommes assujetties dans notre propre société”. Au coeur de la première Intifada (1987), qui a forcé le monde à reconnaitre le droit de la Palestine à l’autodétermination, les femmes palestiniennes s’organisent et jouent un rôle déterminant. Naila Ayesh y apparaît comme une figure incontournable de la résistance à l’occupation israélienne. (la suite)

The Oslo Diaries, film de Mor Loushy & Daniel Sivan
En 1992, alors que les relations israélo-palestiniennes sont au plus bas, un petit groupe d’Israéliens et de Palestiniens se rassemble à Oslo, secrètement et hors de tout cadre légal. Bien que ces réunions, connues aujourd’hui sous le nom des Accords d’Oslo, aient fondamentalement changé le Moyen-Orient, elles ont pour unique trace les journaux tenus par les négociateurs. (la suite)

Et Israël fut, film de Romed Wyder
En résonance avec le 70e anniversaire de la création de l’Etat d’Israël, le 14 mai 1948, le documentaire Et Israël fut parcourt l’histoire du sionisme sous l’angle de la responsabilité de l’Occident. Il montre comment, au gré d’images d’archives impressionnantes, cette Eretz Israël construite à partir de morceaux de mémoire religieuse, a été consolidée par un impératif national théorisé à la fin du 19e siècle dans une Europe où l’antisémitisme était ambiant. (la suite)

"I signed the Petition" de Mahdi Fleifel
Que signifie être Palestinien ? Comment le fait de signer une pétition peut-il mettre des personnes dans la ligne de mire de différents systèmes de contrôle ? […] le film analyse, déconstruit et interprète le sens du choix de soutenir publiquement le boycott culturel d’Israël. (la suite)

Palestine-Israël: 70 ans 
En 1948, les Britanniques ont quitté la Palestine et l’État d’Israël était proclamé par les autorités sionistes. À l’issue du conflit armé qui s’en est suivi, Israël contrôlait 78% du territoire de la Palestine.
(Partenariat : Association Belgo-Palestinienne; présidée par Pierre Galand) et Union des Progressistes Juifs de Belgique.) (la suite)
Ambulance, documentaire de Mohamed Jabaly:
Mohamed Jabaly habite Gaza. Quand l’armée israélienne commence à pilonner la ville pendant l’été 2014, il prend sa caméra et accompagne une équipe d’ambulanciers. Au coeur de l’action, il ramène des images à couper le souffle. Il saisit l’horreur des bombardements dont l’intensité n’a d’égal que le courage des ambulanciers qui risquent leur vie pour en sauver d’autres. (la suite)


dimanche 11 février 2018

A. Finkielkraut: Le "crime" des Juifs "n'est plus la double allégeance, mais le défaut d'altérité"

Alain Finkielkraut, philosophe:
"À la fin du XXe siècle, la division entre les partisans et les adversaires du processus d'Oslo me paraissait insurmontable.  Aujourd'hui je dis: "Nous, les Juifs" parce que tous - observants ou laïques, progressistes ou conservateurs, Juifs à temps plein ou intermittents identitaires - nous sommes désormais dans le même bateau.  Ce qui fait de nous autre chose et davantage qu'un agrégat d'individualités, c'est l'accusation dont nous sommes l'objet pour peu que nous refusions le lâcher Israël.  Accusation monstrueuse et qui ferait presque regretter le bon vieux temps du préjugé antisémite.  Notre crime, en effet, n'est plus la double allégeance, mais le défaut d'altérité.  Nous ne sommes plus de mauvais Français, de mauvais Allemands, de mauvais Européens, mais de mauvais Juifs, des Juifs ratés, des Juifs traîtres à eux-mêmes et déméritant de leur histoire.  Nos nouveaux procureurs nous condamnent pour absence de sensibilité juive."
Alain Finkielkraut et Peter Sloterdijk, Les battements du monde, Fayard, 2003, p. 42.


Lire également: Alain Finkielkraut: nos enfants et petit-enfants devront peut-être faire leurs valises et quitter la France (2015)

mercredi 7 février 2018

Jean Bricmont: On voulait "empêcher Tariq Ramadan d'énoncer des vérités déplaisantes sur Israël"


Jean Bricmont, physicien et essayiste belge, professeur émérite de physique théorique à l'université catholique de Louvain et membre de la très prestigieuse Académie royale de Belgique:
"Que lui reproche-t-on? De proposer un moratoire en matière de lapidation. (...) on se moque éperdument de la situation des femmes lapidées et (...) on veut simplement sauter sur la première excuse venue pour empêcher Ramadan d'énoncer des vérités déplaisantes sur Israël." (p. 45)
La journaliste française Aude Lancelin ne mâche pas ses mots à propos de l'académicien, très respecté en Belgique (Marianne, 2014):
"La France a l'air barbare, vue de près. Mais allez en Belgique et vous deviendrez moins sévère pour votre pays», écrivait un poète qui ne se souciait pas trop d'amitié entre les peuples. On s'était gardés de faire autre chose que sourire à cette sortie de Baudelaire jusqu'à la découverte de l'existence du dénommé Jean Bricmont et du leadership qu'il entend assumer désormais dans la défense de toute la quincaillerie extrémiste, antisémite et négationniste qui prospère à nouveau dans notre pays à la faveur des moyens de propagande démultipliés du Web, du vide politique, de l'oubli aussi."
Autres citations de Jean Bricmont:
"Les victoires politiques et militaires du Hamas ainsi que la résistance héroïque des Palestiniens montrent que la voie de la soumission poursuivie par des dirigeants palestiniens depuis Oslo a pris fin." (p. 42)

"... ne pourrait-on pas, en s'attaquant à la religion musulmane, inverser le rôle de l'agresseur et de l'agressé, (...) en les provoquant, les "immigrés" et retarder ainsi leur intégration inévitable et, surtout, pouvoir facilement changer de sujet lorsqu'on parle d'Israël?" (p. 43)

"... on prend des grands airs de défenseur de la liberté d'expression (sans jamais dire un mot, bien sûr, des victimes des lois réprimant le négationnisme, dont la liberté d'expression est réellement brimée par l'État, contrairement aux gens qui insultent l'islam et qui sont, comme il se doit, protégés par l'État." (p. 44)

"N'est-il pas humiliant pour les laïques d'assister au spectacle suivant: d'une part, un "fanatique religieux" comme Ahmadinejad ose affronter ses adversaires sionistes à l'université de Columbia, alors que les "défenseurs de la laïcité" n'arrivent pas à débattre avec un intellectuel musulman poli et acceptant la discussion?" (p. 45)
"Pour une série de raisons sionisto-pétrolières en Asie centrale, ce que nous voulons au Moyen-Orient, comme d'ailleurs chez les "immigrés", c'est la soumission. Nous ne l'aurons pas." (p. 46)

"Il est absolument tragique de voir que tant de soi-disant défenseurs de ce qui a de meilleur en Occident, la tradition issue des Lumières et la laïcité, se transforment en idiots utiles du sionisme et de l'impérialisme américain, et adoptent une posture d'intolérance et de mépris, qui, dans le passé, a heureusement été l'apanage des Églises et qui a tant fait pour les discréditer." (p. 47)
Source: Sous la direction de Marc Jacquemain et Nadine Rosa-Rosso, le livre "Du bon usage de la laïcité", Ed. Aden, Bruxelles, 2008. Y ont contribué: Jean Bricmont, Dan Van Raemdonck, Henri Goldman, Radouane Bouhlal, Géraldine Brausch, Alec De Vries, Paul Delmotte, Malika Hamidi, Paul Löwenthal, Bernadette Mouvet et Christophe Page.

lundi 30 juin 2014

Dans la culture arabe, Israël est un affront à l'Islam, à l'honneur, à la virilité par des dhimmis

"The threat to Arab honor did not come from a worthy foe, like the Western Christians, but by from Jews, traditionally the most passive, abject, cowardly of the populations over which Muslims ruled. [...]  the prospect of an independent state of should-be dhimmis struck Arab leaders as more than humiliating. It endangered all Islam. Thus Rahman Azzam Pasha, the head of the newly formed Arab League, spoke for his “honor group” when he threatened that “if the Zionists dare establish a state, the massacres we would unleash would dwarf anything which Genghis Khan and Hitler perpetrated.” As the Armenians had discovered a generation earlier, the mere suspicion of rebellion could engender massacres. [...] The loss in 1948, therefore, constituted the most catastrophic possible outcome for this honor-group: Seven Arab armies, representing the honor of hundreds of thousands of Arabs (and Muslims), were defeated by less than a million Jews, the surviving remnant of the most devastating and efficient genocide in history. To fall to people so low on the scale that it is dishonorable even to fight them—nothing could be more devastating. And this humiliating event occurred on center stage of the new postwar global community, before whom the Arab league representatives had openly bragged about their upcoming slaughters. In the history of a global public, never has any single and so huge a group suffered so much dishonor and shame in the eyes of so great an audience."

Pour comprendre le rejet d'Israël par les Arabes il faut essayer de comprendre dans quel cadre mental ils opèrent.  C'est ce qu'a entrepris Richard Landes.


Enfant embrigadé par
le Hamas
Why the Arab World Is Lost in an Emotional Nakba, and How We Keep It There. By ignoring the honor-shame dynamic in Arab political culture, is the West keeping itself from making headway toward peace? @ Tablet, par le Prof. Richard Landes


[...] Arab political culture, to take one example—despite some liberal voices, despite noble dissidents—tends to favor ascendancy through aggression, the politics of the strong horse,” and the application of “Hama rules”—which all combine to produce a Middle East caught between prison and anarchy, between Sisi’s Egypt and al-Assad’s Syria. Our inability, however well-meaning, to discuss the role of honor-shame dynamics in the making of this political culture poses a dilemma: By keeping silent, we not only operate in denial, but we may actually strengthen these brutal values and weaken the very ones we treasure.
Few conflicts offer a better place to explore these matters than the Arab-Israeli conflict.
In order to understand the role of hard zero-sum, honor-shame concerns in the attitude of Arabs toward Israel, one must first understand the role of the Jew in the Muslim Arab honor-group. For the 13 centuries before Zionism, Jews had been subject to a political status in Muslim lands specifically designed around issues of honor (to Muslims) and shame (to Jews). Jews were dhimmi, “protected” from Muslim violence by their acceptance of daily public degradation and legal inferiority. Noted Chateaubriand in the 19th century: “Special target of all [Muslim and Christian] contempt, the Jews lower their heads without complaint; they suffer all insults without demanding justice; they let themselves be crushed by blows. … Penetrate the dwellings of these people, you will find them in frightful poverty.”
For more than a millennium, Arab and Muslim honor resided, among other places, in their domination and humiliation of their dhimmi—and when the occasional reformer equalized their legal status, he struck a heavy blow to Muslim honor. Noted a British envoy on the impact of Muhammad Ali’s reforms: “The Mussulmans … deeply deplore the loss of that sort of superiority which they all & individually exercised over & against the other sects. … A Mussulman … believes and maintains that a Christian—& still more a Jew—is an inferior being to himself.”
To say that to the honor-driven Arab and Muslim political player, in the 20th century as in the 10th century, the very prospect of an autonomous Jewish political entity is a blasphemy against Islam, and an insult to Arab virility, is not to say that every period of Muslim rule involved deliberate humiliation of dhimmi. Nor is it to say that all Arabs think like this. On the contrary, this kind of testosterone-fueled, authoritarian discourse imposes its interpretation of “honor” on the entire community, often violently. Thus, while some Arabs in 1948 Palestine may have viewed the prospect of Jewish sovereignty as a valuable opportunity, the Arab leadership and “street” agreed that for the sake of Arab honor Israel must be destroyed and that those who disagreed were traitors to the Arab cause.
Worse: The threat to Arab honor did not come from a worthy foe, like the Western Christians, but by from Jews, traditionally the most passive, abject, cowardly of the populations over which Muslims ruled. [...]
So, the prospect of an independent state of should-be dhimmis struck Arab leaders as more than humiliating. It endangered all Islam. Thus Rahman Azzam Pasha, the head of the newly formed Arab League, spoke for his “honor group” when he threatened that “if the Zionists dare establish a state, the massacres we would unleash would dwarf anything which Genghis Khan and Hitler perpetrated.” As the Armenians had discovered a generation earlier, the mere suspicion of rebellion could engender massacres.
The loss in 1948, therefore, constituted the most catastrophic possible outcome for this honor-group: Seven Arab armies, representing the honor of hundreds of thousands of Arabs (and Muslims), were defeated by less than a million Jews, the surviving remnant of the most devastating and efficient genocide in history. To fall to people so low on the scale that it is dishonorable even to fight them—nothing could be more devastating. And this humiliating event occurred on center stage of the new postwar global community, before whom the Arab league representatives had openly bragged about their upcoming slaughters. In the history of a global public, never has any single and so huge a group suffered so much dishonor and shame in the eyes of so great an audience.
So, alongside the nakba (catastrophe) that struck hundreds of thousands of the Arab inhabitants of the former British Mandate Palestine, we find yet another, much greater psychological catastrophe that struck the entire Arab world and especially its leaders: a humiliation so immense that Arab political culture and discourse could not absorb it. Initially, the refugees used the term nakba to reproach the Arab leaders who started and lost the war that so hurt them. In a culture less obsessed by honor and more open to self-criticism, this might have led to the replacement of political elites with leaders more inclined to move ahead with positive-sum games of the global politics of the United Nations and the Marshall Plan. But when appearances matter above all, any public criticism shames the nation, the people, and the leaders.
Instead, in a state of intense humiliation and impotence on the world stage, the Arab leadership chose denial—the Jews did not, could not, have not won. The war was not—could never—be over until victory. If the refugees from this Zionist aggression disappeared, absorbed by their brethren in the lands to which they fled, this would acknowledge the intolerable: that Israel had won. And so, driven by rage and denial, the Arab honor group redoubled the catastrophe of its own refugees: They made them suffer in camps, frozen in time at the moment of the humiliation, waiting and fighting to reverse that Zionist victory that could be acknowledged. The continued suffering of thesesacrificial victims on the altar of Arab pride called out to the Arab world for vengeance against the Jews. In the meantime, wherever Muslims held power, they drove their Jews out as a preliminary act of revenge.

samedi 10 mai 2014

La "pensée magique" palestinienne et ses échecs

"The campaign to place pressure on Israel through activism on the international stage is the latest example of this Palestinian magical thinking. It is likely to share the fate of its predecessors. The noisy BDS movement notwithstanding, Israel’s position on the global stage remains strong."

Le grand magicien
Un très bon article de Jonathan Spyer @ Pajamas Media sur la nouvelle stratégie de ces grands maîtres en "pensée magique" que sont les Palestiniens.  Evidemment ça fait l'affaire des élites qui vivent dans le confort grâce aux milliards d'aide. Entre-temps Israël, imperturbable, va de l'avant et forge et consolide de solides liens avec les grandes puissances.  Palestinian Magical Thinking, The campaign to place pressure on Israel through activism on the international stage is the latest example. Extraits:

"[...] For the Palestinian Authority, the nine-month period of negotiations came as an unwelcome interruption to a very different strategy to which it will now return. This strategy consists of an attempt to place pressure on Israel through action in international forums to isolate and delegitimize the Jewish state. Presumably the intended result of this is to induce Israel eventually to make concessions in return for nothing. The struggle would then continue for further concessions.

This strategy is unlikely to bear fruit, but its adoption follows a notable pattern in Palestinian politics – namely, the constant attempt to find an alternative to a negotiated peace based on compromise.

At the root of Palestinian perceptions is a very notable strategic optimism.  The Palestinians see themselves as part of the local majority Arabic-speaking Sunni Muslim culture. From this point of view, the establishment of a non-Muslim sovereignty in Israel was not only an injustice, it was also an anomaly. Israel, being an anomaly, is therefore bound eventually to be defeated and disappear. So there is no need to reconcile to it, with all the humiliation therein.  This core perception leads to the momentary embrace of all kinds of unlikely strategies, which are invested with tremendous hopes.

This pattern has been around for a while.

In the 1970s, in their first incarnation as an independent national movement, Palestinians believed that the long war strategy of the Palestinian terror organizations would serve to hollow out and destroy the hated Zionist entity, on the model of the FLN in Algeria.

In 1990/91, almost forgotten now, Palestinians en masse embraced the empty promises of Saddam Hussein to “burn half of Israel.” Arafat went to Baghdad to embrace the Iraqi dictator.

In 2000, after the short Oslo period, Palestinians looked to Hizballah and its ideology of resistance as the model for what they hoped would be a successful military and terror campaign against Israel.

All these strategies failed. All turned out to be based on illusion.

In the meantime, the Jewish state went from strength to strength – absorbing millions of new immigrants, leaping ahead economically, diplomatically and militarily.

mardi 22 avril 2014

Les Juifs ont construit Israël sans recevoir des tonnes d'argent d'ONG et de l'UE...

Elder of Ziyon pose LA BONNE QUESTION: comment se fait-il que les Juifs ont pu construit un État viable et prospère sans recevoir des tonnes d'argent de l'Union européenne et d'ONG? C'est évidemment à comparer avec les Palestiniens, ces chouchous de l'Europe et des ONG européennes... Alors que tant d'Européens vivent dans la misère l'argent continue d'affluer dans les caisses et les poches palestiniennes. "Comment se fait-il qu'un groupe de Juifs est parvenu a créer un État sans l'aide de magnifiques institutions comme le Comité de coordination de l'information [qui assure ... la coordination entre 3 ou 4 programmes disparates financés par l'UE pour aider les Arabes palestiniens élever du bétail - l'UE consacre des millions d'euros à ce type d'initiatives]? Au cours des premières 20 années d'existence d'Israël, malgré une connaissance limitée des techniques agricoles et d'élevage, les Juifs ont réussi à mettre sur pied un État efficace et relativement moderne basé sur l'agriculture tout en étant en guerre avec chacun des Etats voisins, avec peu ou pas de soutien d'ONG et de gouvernements étrangers."

How did Jews build a state without tons of money from the EU and NGOs? Here is an entire article from official PA news agency Wafa:
A public information coordination committee to oversee a group of sub projects funded by the European Union in support of the livestock subsector was recently formed, under which the communication efforts between the institutions implementing projects in the Livestock-based Livelihoods (LbL) programme, said a press release on Thursday.

The full LBL project, worth approximately EUR 11 million, was launched in 2013 in order to support the development of the Palestinian the livestock subsector. This committee will workin parallel with the project coordination framework and Project Steering Committee,which includes the Ministry of Agriculture and the Union of Agricultural Work Committees (UAWC) and CARE and Oxfam Italia in addition to the Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO) and the European Union (EU).

The three sub-projects constituting the LbL programme are ; (i) ‘Moving herders from aid dependence to self-sustaining growth through livestock husbandry development and market expansion (SULALAH)’, implemented by UAWC and the consortium (ii)‘Strengthening Livestock Holders’ Livelihoods in Area C (Rawasi)’ implemented by CARE International and the consortium; and (iii) ‘Support Livestock-based Livelihood Programme of Vulnerable Populations in the oPt, the Institutional Level Component’ (LbL-i) implemented by FAO. In addition to, (IV) 'Regional Bedouin Governance (RBG) implemented by Oxfam IT, which is also made possible by the generous support of the EU.

jeudi 10 avril 2014

Violent Israël-bashing à la Ligue des Droits de l'Homme (France et Belgique francophone)


Une recherche sur les sites de la Ligue des Droits de l'Homme en France et en Belgique francophone révèle à quel point cette ONG, dont on parle en raison de la décision de Steeve Briois maire FN d'Hénin Beaumont de cesser les aides accordées en raison de sa politisation,  de pratiquer un très féroce Israël-bashing en France et en Belgique francophone.  En Belgique, la LDH a adressé à l'occasion des élection de 2014, un mémorandum aux partis politiques où la seule revendication en politique internationale et le seul pays étranger visé est Israël (p. 24): "Interdire la commercialisation sur les marchés européens des produits issus des colonies, en raison de leurs liens intrinsèques avec un ensemble de violations graves de normes impératives du droit international. Et n’accorder aucune forme de financement ou d’aide à des entités israéliennes installées ou opérant dans le Territoire palestinien occupé. Des mesures adéquates doivent être prises pour s’assurer que les sociétés européennes n’entretiennent pas de relations économiques avec des entreprises ou des colonies israéliennes qui soient de nature à contribuer au maintien de la situation illégale découlant de la politique de colonisation."


En France: Résultats de la recherche « sraël»: 47 résultats trouvés.  (On notera qu'un seul est consacré aux Coptes, dont le terme ne figure même pas dans l'intitulé...)

dimanche 2 février 2014

Monica Csango, célèbre journaliste norvégienne, et le fait de cacher sa judaïté

La célèbre journaliste norvégienne Monica Csango a toujours caché qu'elle était juive. Elle est d'origine hongroise et une partie de sa famille a été exterminée.  Ses parents lui ont appris qu'elle était juive à l'âge de six ans lors d'un voyage en Espagne.  Nous sommes nombreux à être dans ce cas - cacher, cacher, cacher cette honte et à cette cette honte s'ajoute la honte d'avoir peur! Dans un article, Monica Csango explique, par exemple, qu'elle ne participe jamais à des débats sur l'antisémitisme et l'Holocauste, car au cours de ces débats, on entend souvent l'accusation qu'il est impossible de parler avec  un Juif sans qu'il ne vous sorte la carte de l'Holocauste. Elle a du mal à répondre à son fils, dont le père n'est pas juif, quand il lui demande ce que ça signifie d'être Juif. Elle a peur que quelqu'un ait entendu son enfant prononcer le mot J...  Culturellement elle est attachée au judaïsme. Monica Csango précise néanmoins qu'elle n'approuve pas la politique du gouvernement israélien et qu'elle considère que ce qui se passe en Israël n'est pas son problème - car elle est avant tout norvégienne. Mais les Norvégiens n'en ont cure.  Elle reconnaît qu'il "n'a jamais été sans risque de dire qu'on est juif".  Et elle agit comme les deux générations qui l'ont précédée.  Ils cachaient qu'ils étaient juifs car ils avaient honte.  Son témoignage est à mettre en parallèle avec celui d'une autre femme, non médiatisée et qui anime le blog Norway, Israel and the Jews, et qui a laissé une vie confortable en Norvège pour s'installer en Israël.

aftenposten.no article traduit par Norway, Israel and the Jews: Norwegian successful journalist has something to hide; her Jewishness.  Extraits:

"A few years ago, something happened that would turn things upside down for me. My son went to the Jewish kindergarten in Oslo. My mother and the child’s father, who is not Jewish, would deliver the two-year old in kindergarten. As they were handing him an adult Norwegian woman stood on the street. She spits on the ground and says "yuck" while she is watching the two, standing there with the boy on her arm. Not long afterwards, I decided to take my son out of the kindergarten. Not only because of the lady but because I experienced as too risky to have my son there. I had in fact every day had to pass a security gate. For both the church and the Police Security Service knows that nursery area is a terrorist target . The Jewish community knows that someone does not like them – and maybe not me.

For an unknown reason, there are only 1,500 Jews in Norway. Thus, there are very few Norwegians who know a person of Jewish descent.

mardi 10 décembre 2013

Une délégation norvégienne demande pardon pour Oslo, la Shoah et le boycott d'Israël

"As chairman of the caucus, I see at all kinds of international conferences much love from Christians who love Israel. Leaders in Norway come today for the first time to the Israeli Knesset asking forgiveness for a long list of Norwegian involvements against Israel, ranging from the Holocaust through the Oslo accords and donations to terrorist organizations which support the boycott against Israel."  (Gila Gamliel)  Ceci représente un  important échec pour le puissant lobby pro-arabe en Norvège: ils sont pasteurs d'environ 30 congrégations et représentent une grande partie du peuple chrétien de Norvège.

Par Pierre Spierer (de Beth El) Ils viennent d’Oslo, présenter des excuses pour Oslo… Un groupe de 20 leaders chrétiens norvégiens sera à la Knesset aujourd’hui [04/12], pour "demander pardon" aux Israéliens. Pour eux, comme pour beaucoup d’Israéliens, le processus d’Oslo était une erreur capitale.

La vice- présidente de la Knesset Gila Gamliel (Likoud), le responsable du groupe d’amitié avec les pays nordiques ouvriront une session spéciale pour traiter de la question.  Le chef de la délégation est le pasteur Terje Ligerod.  "Nous allons demander à Israël de nous pardonner pour l’accord d’Oslo, le premier qui a permis la division de la terre d’Israël. Pardonnez nous d’avoir soutenu une organisation terroriste, pardonnez-nous pour avoir mis notre ambassade dans une ville qui n’est pas votre capitale, pardonnez-nous pour l’attitude antisémite et anti-sioniste de la plupart des médias et hommes politiques de Norvège",  explique le porte parole du groupe chrétien.
Norway Delegation: Israel Belongs to the Jews

lundi 16 septembre 2013

L'AP plus exacte que l'AFP sur "Oslo 20 ans après"

Comme d'hab chers lecteurs et lectrices, pourrait-on dire de la part de l'agence Agence France Presse... concernant le 20e anniversaire des accords d'Oslo. Pas un mot sur les bombes humaines (attentats suicides) palestiniennes ni les attaques de roquettes.  Tandis que Karin Laub (de l'agence américaine Associated Press) les mentionne.  Pour Camera, s'il convient d'en parler, c'est que l'AFP ne dit pas un mot sur cette violence qui est endémique dans la société palestinienne.  L'article de l'AFP est effectivement un modèle  de ce type d'omission pourtant central dans ce conflit - cliquer ICI.  Au sujet de la violence palestinienne on peut lire les impression du cinéaste irlandais Nick Larkin qui avait appris à haïr Israël et qui a changé d'avis - cliquer ICI
Camera:  
Last week we noted AFP's egregious omission of any mention of Palestinian suicide bombings and rocket attacks in its coverage marking 20 years since the signing of the Oslo accords. The AFP's entirely one-sided reporting in which Palestinians had zero role in the breakdown of talks stands in stark contrast to the AP's more balanced story.
Though Karin Laub's article, "20 years on, Oslo Accords promise rings hollow," focuses largely on settlements, it also manages to refer to Palestinian violence.
She writes:
Many Israel, scarred by Palestinian suicide bombings and rocket fire from Gaza, are skeptical of the other sides' intentions and believe the politically divided Palestinians cannot carry out a peace deal, even if one is reached. . . .
Over the past 20 years, both sides have traded blame over the failures. . .
Israelis say Palestinians have used violence to try to extract concessions.
AP's references to Palestinian suicide bombings and rockets is only noteworthy due the AFP's skewed "reporting." Maybe if the AFP found a reporter whose other job isn't working for a Palestinian Authority newspaper, it too could get the job done.

samedi 14 septembre 2013

France: l'ONG Action Contre la Faim fait de la propagande anti-israélienne

L'ONG française Action contre la faim (créée en 1979 à l'occasion de la crise Afghane par un groupe d'intellectuels français, dont Françoise Giroud, Bernard-Henri Lévy, Marek Halter, Alfred Kastler (Prix Nobel de physique), Guy Sorman, ainsi qu'un certain nombre de médecins, journalistes, écrivains) vient de produire à l'occasion du vingtième anniversaire des accords d'Oslo un documentaire de propagande anti-israélienne.  On notera que, quand on arrive sur le site d'Action contre la faim France, l'image ci-dessous est diffusée et qu'il faut cliquer pour avoir l'"accès direct au site ACF". Aucun des sites d'ACF (Espagne, UK, USA, International, Canada) n'utilise cette tactique agressive, préférant mettre l'accent sur la situation humanitaire désastreuse en Syrie. Sur la page Facebook d'ACF le documentaire est mentionné hier, le 10 septembre, le 6 septembre (2 x), le 5 septembre, le 2 septembre (2 x)... visiblement sans grand succès auprès du public... soumis quotidiennement à ce genre de propagande.
"L’Agence Vu, Action contre la Faim et Darjeeling s’associent pour présenter une expérience documentaire de 2O minutes réalisée par le photographe Cédric Gerbehaye [Belge] et la journaliste Eve Sabbagh en territoire palestinien occupé."  

Le site de l'Agence VU (Groupe Abvent) nous en apprend un peu plus: "Webdocumentaire de Cédric Gerbehaye, photographe et Eve Sabbagh, journaliste avec le soutien d'Action contre la Faim en partenariat avec Médiapart, Les Inrockuptibles, El Mundo et De Standaard conçu par Darjeeling." (L'Agence Vu par Wikipédia)


Darjeeling est une "société de production indépendante" française qui "développe son expertise dans les nouveaux médias et les récits à fort potentiel interactif et créatif". Il semble que Darjeeling ne fait pas la promotion de cette création anti-israélienne sur son site).


On apprend également que Cédric Gerbehaye a confié "que de moins en moins de médias ont les moyens de financer des projets de cette envergure. Et comme nous l’avons soulevé dans le dossier sur le photojournalisme de Fisheye n°2 (en kiosque), les ONG sont de plus en plus souvent commanditaires de reportages aux photographes. (Fisheye)

La RTBF précise: "Un travail remarquable qui a permis à son auteur de bénéficier du partenariat de grands médias tels Mediapart, Les Inrockuptibles, De Standaard ou El Mundo.  La rédaction en ligne de la RTBF vous propose de découvrir ce splendide reportage."

mardi 10 septembre 2013

Enfants palestiniens: éducation à la haine d'Israël (image)

"If a Palestinian leadership ever arises that prefers helping its people to perpetuating their misery and teaches its children coexistence rather than anti-Israel hatred, peace might be possible. But until then, any “peace process” will at best be a farce–and at worst a bloody tragedy like Oslo was." (Evelyn Gordon @ Commentary: What a Real Peace Process Would Look Like.)

L'Europe ne conditionne jamais son aide à l'arrêt de l'incitation à la haine: "L'UE a mis à disposition 52 millions d'euros pour une série de projets destinés "à soutenir le développement économique et social" pour les années 2011-13. Ils concernent les entreprises privées, la gouvernance des collectivités locales, les services communautaires à Jérusalem-Est ainsi que la construction d'un centre de traitement d'eau à Naplouse, a précisé la Commission européenne."  (9/9/2013)

jeudi 11 juillet 2013

L’inavouable vérité: 150 millions d’Européens haïssent Israël et il faut le dire!

"De ce nombre de 150 millions de citoyens ayant un point de vue d’Israël comme état diabolique et des interviews signalées dans ce livre, l’Union Européenne ressort aussi comme un agglomérat d’incitation à la haine anti-israélienne, porteur d’une vision du monde criminelle et très répandue. Dans les années 1930, les pays européens comprenaient un très grand nombre de citoyens ayant une vision du monde criminelle envers les Juifs. Dans la perspective de l’après-Shoah, et d’autres atrocités commises, cette similarité fait que l’image d’une Europe humanitaire (à visage humain) retombe totalement à plat."

Voir également: Les Juifs doivent quitter l'Europe, maintenant, déclare Robert Wistrich

Dans un nouveau livre qui fait réfléchir, Demonizing Israel and the Jews, [La Diabolisation d’Israël et des Juifs], le Dr Manfred Gerstenfeld, membre du Bureau du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem (JCPA-Le Cape) postule que plus de 150 millions d’Européens pensent qu’Israël est en train d’exterminer les Palestiniens. Cette chimère diabolisatrice, actuellement très répandue, à propos d’Israël est une nouvelle mutation des croyances diaboliques, concernant les Juifs, qui s’emparaient des masses au Moyen-Âge, et de celles promues, plus récemment, par les Nazis et leurs alliés.

JForum:  Ce recueil de 57 interviews auprès d’universitaires, d’hommes politiques et d’autres, dont le rédacteur en chef d’Honest Reporting, Simon Plosker, décrit à quel point l’incitation à la haine se propage à un rythme intensif.  Dans une interview exclusive en deux parties, qui coïncide avec la publication de son livre (disponible à l’achat sur Amazon), nous avons questionné Manfred Gerstenfeld sur les sujets importants qu’il soulève et pourquoi il apparaît que ses conclusions ont été balayées sous le tapis par les grands médias des principaux courants.
Manfred Gerstenfeld

[...] HR: Sur quoi se fonde votre hypothèse disant que plus de 150 millions de citoyens de l’UE ont un point de vue diabolisant d’Israël?
MG: Diverses études ont demandé aux sondés s’ils étaient d’accord avec des assertions, telles que: "Israël mène une guerre d’extermination contre les Palestiniens", ou:  "Israël se comporte envers les Palestiniens comme les Nazis l’ont fait envers les Juifs". Des études sur sept pays de l’UE confirment qu’environ 40% ou plus des gens qui y vivent partagent ces points de vue diabolisateurs [C'est en effet ce que croient 47.7% d'Allemands, 42.4% de Britanniques, 38.7% de Hollandais, 37.9% d'Italiens, 48.8% de Portugais, 63.3% de Polonais, 41% de Hongrois (la question ne fut pas posée aux Français)]. Des enquêtes similaires le confirment pour les pays qui n’appartiennent pas à l’UE, c’est-à-dire la Norvège et la Suisse. Plusieurs autres études démontrent, également, des perceptions extrêmement négatives des citoyens de l’UE, s’agissant d’Israël.

HR: La plupart de ces études ne sont pas nouvelles. Pourquoi n’ont-elles pas reçu, plus tôt, l’attention ni la proéminence qu’elles méritaient?
MG: On ne peut que faire des suppositions. Les résultats de ces études ne peuvent mettre que très mal à l’aise les dirigeants et les faiseurs d’opinion européens. Par exemple, le gouvernement norvégien a financé une étude de 2012, réalisée par le Centre d’Oslo sur la Shoah. Les auteurs de cette étude se sont interdits d’écrire que 38% des Norvégiens, qui pensent qu’Israël se comporte envers les Palestiniens comme les Nazis, démontrent qu’ils sont extrêmement antisémites. Pourtant, ils auraient dû savoir que d’adopter de telles attitudes correspond à un acte antisémite, tel que cette notion est définie par la définition de travail sur l’Antisémitisme, au Conseil de l’Europe.

HR: Si ces études sont déjà connues, qu’apporte votre livre de nouveau sur ce sujet?
MG: Pour la première fois, ces études, qui débouchent sur es mêmes conclusions, sont rassemblées et listées. Elles appuient mon estimation qu’au moins 150 millions de citoyens adultes de l’UE partagent une vision aussi diabolisante d’Israël. C’est un message fort et clair qu’il faut diffuser largement.

mercredi 3 juillet 2013

La psychologie des Juifs qui adoptent la posture de leurs ennemis

Alfred Dreyfus
Il nous semble utile de citer ces mots de Hannah Arendt: "Le procès du malheureux capitaine Dreyfus avait montré au monde que dans tout Juif, même noble et multimillionaire, il subsistait encore quelque chose du paria d'antan, sans patrie, pour qui les droits de l'homme n'existent pas, et à qui la société refuse volontiers ses bienfaits.  Personne n'eut plus de mal à comprendre cet état de choses que les Juifs émancipés".  Et elle cite Bernard Lazare: " [...] si, on en a trouvé en France environ trois douzaines pour défendre un de leurs frères martyrs [Dreyfus], on en eut trouvé des milliers pour monter la garde autour de l'île du Diable, avec les plus dévoués champions de la patrie". [1]  Il est évident que, encore aujourd'hui, un nombre important de Juifs croient que le rejet dont ils sont l'objet en Europe est dû à quelques malheureuses circonstances et que tout finira par s'arranger.

Manfred Gerstenfeld interviewe Kenneth Levin (LPH, 29/02/2012)

"Un certain nombre de Juifs et d’Israéliens adoptent les critiques venant des cercles antisémites et des extrémistes anti-israéliens. Ils ont eu beaucoup de précurseurs au cours de la longue histoire de la Diaspora juive.

"Ce phénomène révèle de grandes similarités, au niveau de la psychologie humaine, avec les réponses des enfants victimes d’abus chroniques. Ces enfants ont tendance à s’accuser d’être la cause de leurs souffrances. Dans leur condition dénuée de tout recours, il leur reste deux alternatives: soit, ils parviennent à reconnaître qu’ils sont traités en victimes expiatoires de façon inique et pourront se réconcilier avec eux-mêmes, malgré le fait de se voir réduits à l’impuissance, soit il leur reste à s’accuser d’être à l’origine de leur situation difficile. L’attrait de cette dernière proposition – "Je souffre parce que je suis foncièrement mauvais" – provient du fait qu’elle comble le désir de reprendre du contrôle, et répond au fantasme qu’en devenant 'bon', ils finiront par arracher des représailles moins violentes de la part de leurs tourmenteurs. Aussi bien les enfants que les adultes cherchent invariablement à éviter de rester sans le moindre espoir."

Kenneth Levin est psychiatre, historien et auteur de plusieurs livres, parmi lesquels: The Oslo Syndrome: Delusions of a People under Siege. 1. [Le Syndrome d’Oslo : les Désilusions d’un peuple assiégé]. Il est formateur clinicien en psychiatrie à l’Institut Médical d’Harvard.

Dans le Syndrome d’Oslo, Levin explique l’attitude des Israéliens qui sont atteints de haine d’eux-mêmes: [Il y a] "une volonté de croire qu’Israël a le contrôle de circonstances particulièrement stressantes sur lesquelles, malheureusement, il n’y a pas de contrôle réel. Une paix authentique n’adviendra au Moyen-Orient que lorsque le monde arabe, qui est, de loin, le parti dominant dans cette région, finira par percevoir une telle paix comme étant dans son propre intérêt. Les politiques israéliennes ont, en fait, très peu d’impact sur les perceptions arabes, de ce point de vue, bien moins, en tout état de cause, que les dynamiques des politiques intérieures au sein des Etats Arabes et que les rivalités interarabes".

Levin ajoute, à présent: "La vulgarisation de la haine contre Israël, qui est ventilée par les gouvernements arabes, les systèmes éducatifs, les media et les prédicateurs musulmans, est profondément ancrée dans l’opinion arabe. Ce n’est pas un phénomène totalement isolé, mais il se coule dans un cadre bien plus vaste. Depuis les tous premiers jours de l’édification du monde arabo-musulman, il y a toujours eu une animosité très répandue contre les minorités aussi bien ethniques que religieuses, dans cette région. Ce serait une erreur d’attribuer, par exemple, la pression exercée contre les minorités chrétiennes, exclusivement comme le résultat de l’émergence du fondamentalisme musulman. L’hostilité arabo-musulmane populaire a, aussi, conduit à des pressions exercées contre des Musulmans non-Arabes, tels que les populations berbères d’Afrique du Nord.

lundi 22 avril 2013

Lionel Jospin et Hubert Védrine critiquent Israël et ... Obama

Cette lettre rappelle utilement l'attitude des Européens, au moins pour ce qui concerne certaines éminences auto-désignées, dont les socialistes français Lionel Jospin et Hubert Védrine,  qui blâment Israël, traitent les Palestiniens comme des enfants, se désolent de la diplomatie américaine considérée par ces invétérés donneurs de leçons comme trop favorable à Israël. Les Israéliens ne manqueront pas de traiter cette lettre avec la dérision qu'elle mérite et les Palestiniens comprendront que ce genre d'attitude ne fait que diminuer l'influence que les Européens ont sur Israël et que de ce fait l'Union Européenne n'est pas en mesure d'offrir grand chose aux deux parties. Le parti pris, l'indigence du raisonnement et le refus d'affronter les faits dans cette lettre suggèrent tous que la situation de changera pas de sitôt. Et on pourra ajouter à ces remarques que l'Europe traverse une terrible crise mais que certaines élites responsables de cette situation désastreuse estiment qu'elles peuvent sans la moindre gêne continuer à donner des leçons au monde entier, désigner les bons et les mauvais, les innocents et les coupables...  Il n'est pas étonnant que les citoyens font si peu confiance aux politiques!

Elliot Abrams,  senior fellow for Middle East Studies at the Council on Foreign Relations, analyse la lettre rédigée par 19 éminences européennes [voir ci-dessous] qui critiquent Israël - sans mentionner une seule fois l'incitation à la haine des Juifs de la part de l'Autorité palestinienne et du Hamas ni de leur corruption - dans un article intitulé Why Europe can't bring peace to the Middle East.

Lady Catherine Ashton, the EU's top foreign policy official, has received a remarkable letter from the "European Eminent Persons Group on the Middle East Peace Process." This self-selected collectivity might more accurately be called the "Formerly Eminent Persons Group," inasmuch as the first word describing each one of its members is "Former," but I suppose that these Formerly Eminent Persons do indeed also represent the views of Currently Eminent European Persons.

The letter is important in one way: It shows that European official and elite thinking continues to blame Israel for everything related to the so-called peace process. To take one example, the letter states that:

"We have watched with increasing disappointment over the past five years the failure of the parties to start any kind of productive discussion, and of the international community under American and/or European leadership to promote such discussion. We have also noted with frustration and deep concern the deteriorating standards of humanitarian and human rights care of the population in the Occupied Territories."  [...]

The letter's greatest sins are those that are quite familiar in letters from Europe, whether from Formerly Eminent Persons or from Currently Eminent Persons: the sin of blaming everything on Israel and nothing on the Palestinians, demanding nothing of the Palestinians, and treating the Palestinians like objects rather than people. Nowhere does the letter mention the issue of anti-Semitic broadcasting and hate speech in Palestinian official media, nor the matter of the glorification of terrorism and terrorists by the PA, and the impact such conduct has on prospects for peace.

The letter takes a shot at U.S. President Barack Obama, saying that all he said and did during his trip to Israel "gave no indication of action to break the deep stagnation." Just talk from the Americans, you see; we are all, including Obama, seen as coddling Israel (and we do not even have Formerly Eminent Persons writing letters).

mercredi 20 mars 2013

L'hostilité de l'Europe envers Israël à l'ONU

"Les Européens ont, de longue date, des normes à double-standard d’une portée considérable, concernant la façon dont ils traitent Israël, d’un côté, et le Monde Arabe, de l’autre. Ils font pression sur Israël et marchent sur des œufs, dès qu’il s’agit des Etats arabes ou islamiques radicaux. De là à diaboliser le peuple juif tout entier, il n’y a qu’un pas. Ce processus soude l’antisionisme et les assauts contre les droits légitimes du peuple juif, à l’antisémitisme. Le fondement de cette perception a été posé grâce au soutien de l’UE."

LessakeleDore Gold est Président du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem, depuis 2000. Il a été ambassadeur d’Israël auprès des Nations-Unies entre 1997 et 1999.  Il a été interviewé par Manfred Gerstenfeld: "L’Europe, vue par Dore Gold : Des Distorsions anti-Israéliennes Constantes aux Nations-Unies".

[...]  La diplomatie européenne a, à certaines occasions, aussi cherché à affaiblir les revendications d’Israël sur Jérusalem et même à saper la position d’Israël sur la partie occidentale de la Ville.

Une attitude européenne similaire était manifeste, lors des Sessions Spéciales d’Urgence de l’Assemblée Nationale. Ces pays sont invités, dès qu’environ 90 états membres y sont convoqués. Une telle session peut avoir lieu à n’importe quel moment de l’année, pas seulement quand l’Assemblée Générale est réunie en session, entre septembre et décembre. Le plus fréquemment, l’ONU n’est pas désireuse de prendre des mesures contre le génocide. Elle n’a pas réussi, par exemple, à convoquer le Conseil de Sécurité ou les Sessions Spéciales d’Urgence de l’Assemblée Générale, pour le Rwanda ou le Darfour au Soudan.

Cela dit, les Sessions Spéciales d’Urgence ont pu se donner libre cours, avec le soutien européen, pour discuter de problèmes extrêmement marginaux, concernant la paix mondiale et la sécurité, à partir du moment où Israël était impliqué. Par exemple, en juillet 1997, les Etats arabes sont parvenus à convoquer une Session Spéciale de l’Assemblée Générale de cet acabit. Cela traitait des pratiques de construction israélienne, à Jérusalem-Est, à Har Homa, une colline désertique. Dans toute l’histoire de l’ONU, à peine dix sessions spéciales d’urgence ont eu lieu. Souvent, c’est la même session qui a été re- convoquée plusieurs fois de suite. Presque toutes traitaient du Moyen-Orient et d’Israël.  

J’étais ambassadeur d’Israël à l’ONU quand la Session Spéciale d’Urgence, qu’on vient d'évoquer, s’est réunie pour mettre Har Homa sur la sellette. J’ai fait une recherche pour savoir si elle s’était réunie quand les Soviétiques ont envahi l’Afghanistan ou la Tchécoslovaquie, quand le Vietnam a envahi le Cambodge, ou la Turquie a envahi Chypre, ou quand l’Inde a envahi le territoire pakistanais, ou quand le Maroc a envahi le Sahara Occidental.  Il s’est avéré qu’en cinquante ans d’existence, depuis la signature de la 4ème Convention de Genève, la Communauté Internationale n’a jamais recommandé la réunion des pays-membres contractant au plus haut niveau, dans aucun conflit. Le seul dossier qui demeure, jusqu’à aujourd’hui, concerne la construction d’appartements sur une colline de Jérusalem. Cette session a été décidée avec le soutien total de l’Europe. De surcroît, cette montée au créneau a conduit à la politisation des lois internationales humanitaires et à l’affaiblissement des conventions internationales.