dimanche 4 septembre 2011

Le leader de l'English Defence League se déguise en rabbin pour échapper à la police...

Source: Bartholomew's Notes on Religion (English Defence League Leader Disguises Himself as Rabbi)

Stephen Yaxley-Lennon (alias Tommy Robinson) est parvenu à échapper à la vigilance de la police qui voulait l'empêcher de participer hier à un rassemblement de l'English Defence League (un mouvement anti-islam) dans le quartier d'Aldgate à Londres en se déguisant … en rabbin.

Dans cette vidéo de 33 secondes, on le voit être présenté à la foule comme étant le Rabbin Benjamin Kidderman [photo] et ensuite arracher son chapeau et sa fausse barbe en s'exclamant:  "Je n'attendais que le moment où j'allais me débarrasser de cette merde."


Antisémitisme: Alain Soral réinterprète la liste de Schindler et la FNAC aime

"Dans cette France du déclin où tout semble à nouveau concourir au chaos, ils ne sont pas nombreux ceux dont on pourra dire, dans vingt ans, qu’ils ont tenté de résister, sauvé l’honneur de leur génération. Gageons qu’Alain Soral sera de ceux-là." (FNAC)

Dans un essai antisémite vendu en France dans les bonnes librairies dont la FNAC [1] (également en Belgique et en Suisse) et certaines appartenant même à des Juifs, Alain Soral réinterprète la liste Schindler:

"Ralliement [au libéralisme mondialisé] effectué sous la férule des trotskistes, en Europe sous le nom de 'libéralisme libertaire' et aux États-Unis sous l'appellation 'néo-conservateurs'.

Une floppée de sociaux-traitres dont énumérer les noms évoquerait immédiatement la liste de Schindler." (p. 134) [2]

Qui s'en est indigné en France, alors que le livre se vend très bien et est, répétons-le, proposé dans les meilleures librairies?

L'ouvrage figure également dans le catalogue général de la Bibliothèque nationale de France.  Alors que le fil conducteur de l'essai est clairement antisémite, il est présenté pudiquement comme abordant les sujets suivants: "Hégémonie, Mondialisme, Civilisation occidentale, Économie politique, Histoire".

Image reprise du "site officiel du livre".

Vidéo antisémite: Alain Soral et son obsession des juifs (Europe-Israël)

samedi 3 septembre 2011

Bonne nouvelle du jour: l'Allemagne boycottera Durban III

"L'Allemagne n'a aucune garantie que l'événement de commémoration de Durban à New York ne sera pas détourné comme lors des conférences précédentes en une plateforme pour l'expression de déclarations antisémites."

Le ministre des Affaires étrangères allemand a annoncé au Jerusalem Post que l'Allemagne ne participera à la conférence de Durban III.  Elle craint qu'une fois de plus Durban devienne un forum aux relents antisémites, véhiculés notamment par des ONG, comme ce fut le cas pour Durban I.  Des politiciens et la presse avaient appelé le gouvernement à boycotter la conférence.

Germany pulls out of Durban III anti-racism conference, par Benjamin Weinthal

Berlin fears event will be misused for anti-Semitism; German FM tells 'Post' move expression of Germany's "special responsibility" to Israel.

Germany's Foreign Ministry announced on Friday that it will not take part in the UN-sponsored Durban III anti-racism conference on September 22, because of the possibility that the event can be turned into a forum for anti-Semitic statements.

In a statement to The Jerusalem Post on Friday, German Foreign Minister Guido Westerwelle said "Germany will not participate in the commemoration event for the 10th year anniversary of the Durban conference.”  He added that Germany “cannot rule out that the Durban commemoration event in New York will be misused for anti-Semitic statements, as was the case in previous conferences."

Un journal belge reproche à Philippe Chansay-Wilmotte d'avoir critiqué Durban I

Un des reproches que fait Le Soir à Philippe Chansay-Wilmotte est d'avoir été pratiquement le seul Belge à avoir fustigé la Conférence contre le racisme [!] de Durban.  Il est admis par tous - vraiment par tous, l'Allemagne et plusieurs pays européens se sont retirés de sa prochaine édition - que cette conférence intervenue quelques jours avant le massacre du 11 septembre perpétré aux États-Unis par des musulmans fut un festival de haine anti-juive et anti-israélienne.

"The Arab Lawyers Union distributed pamphlets filled with grotesque caricatures of hook-nosed Jews depicted as Nazis, spearing Palestinian children, dripping blood from their fangs, with missiles bulging from their eyes or with pots of money nearby. Attempts to have the group's U.N. accreditation revoked were refused.

Under the tent where the final NGO declaration was approved over the weekend - a document that indicts Israel as a "racist, apartheid state" guilty of genocide and ethnic cleansing - fliers were found with a photo of Hitler and the following question: "What if Hitler had won? There would be no Israel, and no Palestinian bloodshed." [Hitler demande: "Que se serait-il passé si j’avais gagné? Les bonnes choses: Il n'y aurait pas eu d'Israël ni de sang palestien versé. Je vous laisse deviner le reste. Les mauvaises choses: Je n'aurais pas permis la création de la nouvelle coccinelle. Je vous laisse deviner le reste."]

In a Palestinian-led march with thousands of participants, a placard was held aloft that read "Hitler Should Have Finished the Job." Nearby, someone was selling the most notorious of anti-Jewish tracts, The Protocols of the Elders of Zion."

Un autre reproche est que ses textes sont publiés dans des sites d'extrême droite, sans préciser lesquels.

Racisme Le Mrax attaque Me Chansay, par Hugues Dorzée

Le Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie a décidé de déposer plainte contre Philippe Chansay-Wilmotte, avocat au barreau de Bruxelles et membre du bureau politique du Parti Populaire (PP) pour «incitation à la haine, à la violence et à la discrimination» [...].

En cause : plusieurs écrits et déclarations «ouvertement haineuses, méprisantes et hostiles à l’égard des musulmans», nous déclare Placide Kalisa, président du Mrax.  L’élément déclencheur, c’est la publication, dans Le Soir du 26 août dernier, d’un entretien de Me Philippe Chansay-Wilmotte, ex-avocat de l’Etat libyen, qui déclare : «Pour moi, l’islam c’est pour les Arabes ce que fut le nazisme pour les Allemands». (sic) [...]

Spécialisé en droit public international, il a été le conseil de clients aussi divers que l’ambassadeur du Soudan à Bruxelles, Joseph Kabila, le député populiste suisse Oskar Freysinger (UDC) ou encore le régime Kadhafi. M. Chansay-Wilmotte est également l’auteur de textes abondamment repris sur des sites d’extrême droite où il critique avec virulence les musulmans, fustige la Conférence contre le racisme de Durban, minime le génocide du Darfour… [2]

vendredi 2 septembre 2011

DSK: sa judéité pose problème en France

"L’Europe est devenue profondément anti-juive." (Jean-Claude Milner, Les penchants criminels de l'Europe démocratique)

Que confiait DSK à des journalistes le 28 avril dernier?  Que sa judéité était un de ses "points faibles".  Le Général de Gaulle disait publiquement les Juifs sont un "peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur".  Et pourtant DSK, malgré cette et d'autres appréciations négatives qui ont toujours cours  sur les Juifs en France, croyait avoir de bonnes chances de devenir ... président de la République.  Aujourd'hui, on semble s'offusquer que Sud Radio demande à ses auditeurs "si DSK est protégé par les juifs!".

Source

"Les langues se délient chez les journalistes, après l'inculpation de Dominique Strauss-Kahn aux Etats-Unis. [...]

Lors de ce déjeuner qui devait rester confidentiel, DSK "était dans la peau d'un candidat à l'élection présidentielle. Décidé, déterminé à se présenter " a-t-il expliqué.

De lui-même, le socialiste avait énoncé ses trois points faibles: l'argent, les femmes et la judéité, raconte Nicolas Domenach. Selon ce dernier, DSK et son épouse Anne Sinclair redoutaient surtout les attaques sur sa judéité lors de la campagne présidentielle." 

Londres: ambiance super pro-israélienne grâce aux boycotteurs

Terrorisme ennemi de la culture.

En chahutant pendant un concert donné par l'Orchestre philarmonique d'Israël au Royal Albert Hall, quelques boycotteurs et boycotteuses ont provoqué le résultat inverse à celui escompté.  L'OPI est dirigée Zubin Mehta [photo] qui n'est pas juif.

Le public les a hués en criant "Dégagez, dégagez, dégagez", pendant qu'on les faisait sortir de la salle.  Le public a alors applaudi debout à tout rompre les musiciens israéliens.

Ed Vazisey, le ministre britannique de la Culture, qui a assisté au concert et qui a vu les boycotteurs/boycotteuses en action a déclaré 'Les manifestants sont parvenus à ce que tout le public devienne pro-Israël".  Bien dit.

Source: Jewish Chronicle

Vidéo de la manifestation - on entend le mécontentement du public:

jeudi 1 septembre 2011

Il y a dix ans la Belgique s'érigeait en juge d'Ariel Sharon et de Shimon Peres

"On voit ainsi le principe de la compétence universelle entériner la logique répugnante du bouc émissaire." (Eric Dachy et Michel Wajs)

"On a tenté, ici, à Bruxelles, le renversement de l'histoire le plus grotesque mais aussi le plus pernicieux - poursuivre le chef de l'Etat juif dans la capitale de l'Europe, théâtre de la Shoah, pour crimes contre l'humanité !" (Daniel Saada)

"Le gouvernement Sharon pratique actuellement des massacres qui sont totalement inacceptables. (…) Nous sommes sûrs que la responsabilité des autorités israéliennes, et particulièrement celle du ministre de la Défense d’alors Ariel Sharon, est évidente. Il est impliqué. Il ne l’a [le massacre de Sabra et Chatila] pas seulement permis, il l’a encouragé" (Josy Dubié, Ecolo francophone et président de la “Commission Justice” du Sénat à la presse libainaise...)

"C’est probablement Victor Dutroux, père du tristement célèbre pédophile Marc Dutroux, qui apportera la cerise au gâteau en déclarant à la télévision belge qu’ "Ariel Sharon, ça c’est un monstre! (…) Marc Dutroux n’est pas un monstre. C’est un bien grand mot".[1]

Source: Joël Rubinfeld (Les habits neufs de l'antisémitisme en Belgique). Extraits:

"L’“affaire Sharon”

En 1993, le Parlement belge dotait le pays d’une loi dite de “compétence universelle” qui permettait de poursuivre les auteurs présumés de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide, même s’ils avaient été commis hors de la Belgique, par des non-Belges, et contre des non-Belges. C’est sur base de cette loi que, le 18 juin 2001, 23 plaignants libanais et palestiniens saisissaient les tribunaux belges pour que soient jugés les auteurs du massacre de Sabra et Chatila commis en 1982. Dans l’acte d’accusation, nulle mention n’était faite du responsable reconnu du carnage, Elie Hobeika [59], seuls Ariel Sharon – ministre de la Défense à l’époque des événements – et deux autres officiels israéliens étaient incriminés. Il semblait dès lors manifeste que derrière cette prétendue soif de justice se cachait un procès d’intention, mais la suite de l’histoire montrera que cette évidence n’empêchera pas certains de sonner l’hallali.

De la trentaine de plaintes déposées à Bruxelles en vertu de la loi de compétence universelle – visant notamment Saddam Hussein, Yasser Arafat, Fidel Castro, Hissène Habré et Augusto Pinochet –, seule celle déposée contre le Premier ministre israélien aura les faveurs de la presse. Cette affaire, qui empoisonnera deux années durant les relations belgo-israéliennes, sera pour certains acteurs médiatiques et politiques l’occasion d’en rajouter une couche à la diabolisation de l’Etat hébreu et de ses citoyens. Les intitulés des articles publiés en moins d’une semaine par Le Soir – le quotidien francophone le plus lu en Belgique – en donnent un aperçu: “Ces Israéliens pleins de haine…” [60], “Israël étudie ses représailles” [61], “Le Mossad se penche sur la Belgique” [62], “Une ligne dure contre la Belgique” [63], etc.