samedi 30 août 2014

Elisabeth Roudinesco: le peuple juif "est à son tour devenu persécuteur" et "fait reflamber l'antisémitisme partout dans le monde"

Que de platitudes prononcées par l'historienne et psychanalyste française Elisabeth Roudinesco. Interrogée par Télérama elle est supposée décrypter la montée de l'antisémitisme... Voici ce qu'elle dit à propos des Juifs israéliens - et pas un mot sur le terrorisme palestinien:

"C'est terrible, il est arrivé la pire des choses possibles: le peuple le plus persécuté de l'Histoire, après avoir créé un Etat sur sa Terre promise, est à son tour devenu persécuteur. Et, en agissant ainsi, il fait reflamber l'antisémitisme partout dans le monde, qui n'en a pas besoin, car il n'est pas mort, et ne mourra jamais. C'est une véritable tragédie juive."

Les Juifs seraient donc responsables de l'antisémitisme.  Et les Roms - elle n'en dit pas un mot à leur sujet - responsables du racisme anti-rom? Et les Chrétiens en Irak, en Syrie, au Nigéria?  Et ainsi se suite!

6 commentaires :

Anonyme a dit…

C'est une habituée de cette rhétorique fallacieuse. Ces juifs français qui se veulent parfaitement "assimilés" ne veulent pas admettre qu'Israël est un État démocratique, indépendant et souverain entouré de pays arabes qui lui nient tous le droit d'exister.
Comme si Israël n'était pas qu'une bonne excuse pour les antisémites...

Anne juliette a dit…

Elle est con, c'est tout. Elle reconnait benoîtement que l'antisémitisme ne mourra jamais parce qu'il existe depuis plus de 2000 ans mais affirme que c'est la faute aux israëliens; Israël n'existant que depuis 65 ans, ce fléau n'est donc pas de la faute de cet Etat. Il y a un siècle, elle aurait fait partie de ceux qui disaient que les juifs avaient tué Jésus et qu'ils méritaient donc leur sort. Les années passent, les temps changent, les cons restent et se reproduisent.
En dénigrant le minuscule état juif entouré de groupes terroristes islamistes belliqueux (Hezbollah, Hamas, Jihad Islamique ...) et qui doit donc se battre pour sa survie, c'est elle qui nourrit l'antisémitisme mais le proverbe ne dit-il pas : "Tel qu'on est, on juge les autres".
Et puis, si le terrorisme islamiste était le monstre qui était né suite à la politique d'Israël, comment expliquer le massacre des chrétiens en Irak et le génocide yézidi par l'Etat Islamique ? L'EI est né à cause du Printemps arabe qui a entraîné une répression cruelle et criminelle du régime syrien.


Et puis, même si c'était le cas, faut-il pour autant agresser et tuer les juifs du monde entier? Faut-il aussi tuer les Roms parce qu'une partie d'entre eux volent (Je pense au jeune Rom qui a été tabassé presque jusque la mort dans la banlieue parisienne)? Faut-il frapper et tuer également les musulmans d'Europe parce que, parmi eux, il y en a qui abattent les juifs et les enfants juifs d'Europe, les chrétiens d'Orient, les américains partout dans le monde, etc... ? Absolument pas.






Ps : Je suis totalement effarée par les gens qui se permettent de se nommer expert dans des domaines qui leur sont totalement inconnus comme cette personne. Dernièrement, un avocat, défenseur d'un algérien mort en cours d'expulsion, disait crânement devant les caméras comme s'il avait une quelconque connaissance médicale : "Il est mort dans ses vomissements; c'est donc que sa bouche était fermée par un baillon." MAIS PAS FORCEMENT, MONSIEUR. Il existe plusieurs autres cas où on s'inonde les poumons avec ses vomissements. Je cite deux cas au moins :
1 - Vous êtes allé à une fête quelconque et vous avez bu. Vous allez vers 2 heures du matin vous reposer dans votre voiture sans chauffage mais c'est une nuit de décembre particulièrement froide : vous vous endormez, votre corps s'anesthésie avec le froid et vous avez les réflexes très amoindris. Quand deux heures après, vous vous mettez à vomir, vous inondez vos poumons et alors, vous avez de grands risques de mourir.

2 - Vous ne dites pas à l'anesthésiste que vous avez mangé deux heures auparavant. Il vous endort pour une intervention bénigne et une dizaine de minutes après, vous vomissez et vous commencez à inonder vos poumons mais là, vous avez de la chance puisque vous êtes en milieu hospitalier : vous serez donc sauvé.


Cet algérien était connu pour être violent et agité. Lui a-t-on prescrit des calmants puissants avant son transport ?

Gilles-Michel DEHARBE a dit…

La biographe de Jacques Lacan dit des conneries.

* Lacan, Maurras et les juifs :

http://laregledujeu.org/2011/08/16/6954/lacan-maurras-et-les-juifs/comment-page-1/


Comment peut-on envisager, d'autre part, au sein d'une même Nation, l'existence de "deux" inconscients collectifs ? Pour Carl Gustav Jung , l'inconscient collectif constitue « une condition ou une base de la psyché en soi, condition omniprésente, immuable, identique à elle-même en tous lieux ».

Quelqu'un qui publie un livre comme " Retour sur la Question Juive " en hommage à Jean-Paul Sartre, me pose question !!

Enseignante de français en Algérie pendant la guerre des Six-Jours (1967), Elisabeth Roudinesco vit les murs de sa salle de classe se couvrir de croix gammées, et passa aux yeux de ses élèves pour une ennemie sioniste. "Ils pensaient que j'étais juive puisque je combattais l'antisémitisme, écrit-elle. Je l'étais bien sûr, mais pas comme ils le croyaient. Je l'étais au sens de la judéité et non du judaïsme." (?)

Dans " La juive ", paru en 1983 chez Grasset, Daniel Sibony aborde ainsi la " question " :

Imaginez que j'ai trébuché sur la "question juive"; et que la "question" je l'ai dissoute ou dispersée: il me reste alors "la juive"; sur ou dans les bras: la langue-identité-lettre-femme juive...

Au passage, les "juifs" aussi sont redéfinis comme faits de langage, objets de transfert de cet instant unique, traumatique, vécu par tout un chacun: où sa langue l'identifie de le trahir, de lui échapper. Mais qu'est-ce qu'il leur a pris, à eux, de s'y laisser prendre, et de produire des montages d'écriture qui fixent cet instant-là ? Ou pire, de l'endosser "réellement"? d'en être "responsables" ?

Tout cela relève de la dimension inconsciente, dont la rencontre avec la "juive", non sans violence, met à nu leur cassure commune, ici déployée. D'où quelques éclats, et pas que de rire. La fameuse "question juive" est arrachée à ses vertiges imaginaires de la "demande de reconnaissance". Ladite "question" s'arrache aux juifs pour se révéler implantée dans l'intimité de tout un chacun. C'est que ce chacun, dans sa réserve d'inconscient et de refoulement, a une petite trace (une petite race...) de lettre juive qui le dérange, qui le nourrit, qui le persécute et qu'il persécute, qui le porte et l'insupporte - et qui n'est autre que le point où son "identité" est à bout (tabou...) d'elle-même et reluque vers ses au-delà...

Pourquoi "les Juifs" ont-ils capté depuis des siècles autant d'affect agressif, allant de la haine à l'envie, de la vindicte à la méfiance ?

Quelle est leur part dans cette longue et increvable ambivalence ?

Pourquoi a-t-on voulu les effacer, eux ? Est-ce qu'en grossissant Auschwitz - en en faisant le crime contre l'humanité - on n'a pas éludé la vraie question: pourquoi "les Juifs" ?

Pour moi, il n'existe pas de
" question juive ". La vraie question est l'interrogation de cet " Autre " qui n'est jamais parvenu à se situer par rapport au Juif.

Anonyme a dit…

Nous attendons avec impatience que Madame Roudinesco s'exprime enfin sur un rare sujet pour lequel elle semble avoir une compétence minimale (en tout cas académique) : la psychanalyse des séries télévisées.

Franco

Anne juliette a dit…

Merci pour votre information Monsieur DEHARBE.
Je voudrais dire à cette bécasse, que ces élèves qui avaient dessiné des croix gammées sur les murs de sa salle de classe parce qu'elle était juive lors de la guerre des Six Jours en 1967, ont émigré en masse en France et en Europe ces quarante dernières années emportant dans leurs bagages le nouvel antisémitisme ou l'antijudaïsme d'origine maghrébine hérité de leurs pères et de leurs grands-pères bien avant la création de l'état d'Israël. Ils ont ensuite transmis cette haine du juif à leurs fils et nous avons maintenant des Merah, des Nemmouche français et européens.
Bien sûr, ils ont été soutenus ici par les gauchistes qui, sous couvert d'antisionisme, prônaient en fait l'antisémitisme.
La France n'aurait JAMAIS du accueillir ces maghrébins; le mal est fait et les juifs sont de nouveau persécutés dans des pays où ils sont installés depuis des centaines d'années.

Anonyme a dit…

Les juifs comme madame Roudinesco qui préfèrent se se référer à leur "judaïté" plutôt qu'au judaïsme devraient comprendre une fois pour toute que sans synagogues, sans rabbins et sans amis ou famille chez qui fêter un shabbat de temps en temps, ils ne se réfèreraient à plus rien du tout sur ce plan. Leur "question juive" serait ainsi résolue...