vendredi 26 avril 2019

Pascal Bruckner: "Voilà qu'il est permis d'être antisémite pour mieux tuer la bête immonde"


Pascal Bruckner, écrivain, @ Le Figaro (extrait):
"N'a-t-on pas vu apparaître, en 2015, un nouveau venu dans la lutte politique, "l'antifascisme antisémite", comme l'étaient les profanateurs d'un cimetière juif de Sarre-Union, qui promettaient de combattre les nazis… jusqu'au dernier juif.  Voilà qu'il est permis et même recommandé d'être antisémite pour mieux tuer la bête immonde.  Il y a quelque chose de pourri dans le monde de l'antiracisme qui voit l'alliance de la bêtise et du fanatisme prendre des proportions considérables." 
Lire l'article complet (Pascal Bruckner: "Alain Finkielkraut et la meute de chacals")

jeudi 25 avril 2019

Herschel Grynszpan et l'Holocauste


Rick Richman @ Mosaic Magazine:
A new book gives reason to reflect on the little-known story of the Jewish teenager who assassinated a German diplomat in 1938, an act that served as the pretext for Kristallnacht.

In the morning of November 7, 1938, a seventeen-year old named Herschel Grynszpan entered the German embassy in Paris. Hidden within his three-piece suit was a gun he had purchased earlier that day; in his pocket was a postcard on which he had written an abbreviated Hebrew phrase invoking God’s help and a message in German for his family:
My dear parents,
I could not do anything else, may God forgive me, my heart bleeds when I hear of the tragedy that befell you and 12,000 other Jews. I need to protest so that the entire world hears it, and this I will do. Forgive me.
At the embassy, Grynszpan asked to see an official, saying he had a document to submit that was too important to be left with a clerk. He was ushered into the office of a junior-level diplomat, twenty-nine-year-old Ernest vom Rath, who asked to inspect it. Drawing his gun, Grynszpan told him, “You’re a filthy Kraut, and in the name of 12,000 persecuted Jews, here is the document.” He fired five shots at vom Rath, who died two days later.  […] 
In evaluating the morality of Herschel Grynszpan’s act, we should perhaps consider it not as an abstract issue but rather within the specific context of 1938. 
In March of that year, German troops entered Austria to carry out the annexation of that country to the Reich. Jews in Austria were immediately attacked and publicly humiliated, their property and businesses seized, and harsh anti-Semitic legislation was enacted against them. In July, America convened a 32-nation conference in Evian, France, to address the crisis of Jewish refugees. The conference led to no serious action whatsoever, even by the United States. At the end of September, Britain and France signed the Munich agreement, agreeing to Hitler’s dismemberment of Czechoslovakia. In the following month, more than 12,000 Jews were summarily stripped of their homes, property, and businesses and expelled from Germany with no place of refuge. 
A week later, Herschel Grynszpan walked into the German embassy in Paris with a gun, trying to make the Jewish voice heard. From a moral standpoint, which was more problematical: Herschel’s action or the world’s inaction?

Even with four books on Grynszpan, we are still left with the questions raised by Ron Roizen in 1986: was Herschel Grynszpan a heroic martyr or a misguided pariah? Was the assassination of vom Rath a moral act or an immoral act? Was it productive, or counter-productive? And how are we to decide? 
The four books on Grynszpan demonstrate that there is no single or simple answer. But they also demonstrate that Herschel Grynszpan deserves to be remembered and memorialized. At age seventeen, as the worst disaster in Jewish history unfolded, he fought back, refusing to be treated like a dog or to react like an ostrich.
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mercredi 24 avril 2019

Forte hausse des actes antisémites à Berlin en 2018


The Times of Israel:
Les agressions antisémites ont augmenté de presque 14 % à Berlin en Allemagne l’année dernière, et les attaques violentes ciblant des Juifs dans la capitale allemande ont bondi de 150 %, selon un nouveau rapport mené par un groupe de surveillance de l’antisémitisme.

Le rapport publié la semaine dernière par le Centre de recherche et d’information sur l’antisémitisme basé à Berlin (RIAS) a noté que 1 083 incidents antisémites ont été recensés dans la ville en 2018, à comparer aux 951 incidents rapportés l’année précédente.

Selon le rapport, plus de la moitié des incidents concernaient des individus, des organisations ou des activistes identifiables comme étant «juifs/israéliens».

Benjamin Steiniez, le responsable de RIAS, a déclaré la semaine dernière au journal allemand Die Welt que les incidents antisémites devenaient de plus en plus directs par leur nature, en soulignant l’augmentation des agressions physiques.

Le rapport a mis en évidence une forte augmentation des agressions physiques ciblant des Juifs dans la ville, passant de 18 attaques recensées en 2017 à 48 en 2018. Les menaces proférées contre la communauté juive de Berlin ont presque doublé par rapport à l’année dernière, avec 46 incidents recensés en 2018, à comparer aux 26 incidents en 2017.

Steinitz a souligné la volonté de plus en plus forte de poursuivre des déclarations antisémites par «des menaces concrètes de violence ou même par la force».
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lundi 22 avril 2019

Terrorisme islamiste au Sri Lanka qui n'occupe pas de territoires, autorise le port du voile islamique, n'opprime pas les Palestiniens


"Le Sri Lanka n'est pas une ancienne puissance coloniale, n’occupe pas de territoires, ne prend pas part aux guerres contre les islamistes, talibans et autres, ne maintient pas les musulmans dans la misère, autorise le port du voile islamique, n'opprime pas les Palestiniens. 
Tous ces arguments sont ceux utilisés par les médias français mainstream, la gauche et l’extrême gauche, une partie de l'université pour justifier (ils disent expliquer) le terrorisme islamique en France et en Israël. 
Aucun de ces arguments ne s’appliquent au Sri Lanka. 
Les cibles des terroristes sanguinaires sont les chrétiens et les touristes. Alors ?"
Repris d'un mur FB

Lire également
Sri Lanka: les chrétiens d’Asie vers un destin similaire à ceux d’Orient? (Joël Guerriau et Faran Jeffery @ Atlantico)

vendredi 19 avril 2019

Anniversaire du soulèvement du ghetto de Varsovie, "le plus grand affrontement ayant opposé Juifs et Allemands" (André Kaspi)


"Dans le ghetto de Varsovie, quelques survivants opposent à l'occupant une résistance désespérée, donnant lieu au plus grand affrontement ayant opposé Juifs et Allemands."

Des enfants en train de mendier dans le ghetto de Varsovie

André Kaspi, historien:
"[Les résistants] construisent des casemates et se procurent armes et munitions, notamment auprès de l'Armée de l'intérieur.  En janvier 1943, il y a un premier heurt avec les Allemands à la suite d'une nouvelle vague de déportations.  Himmler ordonne alors la dissolution totale du ghetto.  Le 19 avril 1943, le ghetto, qui comptait encore 70.000 personnes, est encerclé.  Les Waffen SS y pénètrent et se heurtent à la contre-offensive immédiate des résistants. En mai, le ghetto est la proie des flammes.  La résistance est écrasée.  Plusieurs milliers de morts gisent sous les décombres.  Parmi ceux qui sont arrêtés, 7.000 sont abattus et 22.000 acheminés vers les camps d'extermination de Lublin et de Treblinka.  Les pertes allemandes s'élèvent à 16 morts et 85 blessés.

Des détenus aidés par des terrassiers polonais travailleront pendant plus d'un an à déblayer les 180 hectares d'immeubles éventrés et à démolir le mur.

5.000 à 6.000 Juifs ont réussi à s'évader du ghetto avant et pendant le soulèvement."
André Kaspi, La Deuxième guerre mondiale, chronologie commentée, Editions Complexe, 1995, p.p. 349-350

mercredi 17 avril 2019

Dans un pub en Irlande: "Hitler n'a pas tué assez de foutus Juifs"


Via The Irish Sun, BBC, Algemeiner, The Jewish Chronicle:

Pour lire la vidéo cliquer ICI.

Au cours d'un reportage en vue de la publication d'un livre sur le soutien à la cause palestinienne, l'écrivain israélien Tuvia Tenenbom a filmé en octobre 2018 des clients dans un pub à Derry en Irlande du Nord qui trouvent que "Hitler n’a pas tué assez de foutus Juifs".

Ces propos ont provoqué l'hilarité générale dans le pub et apparemment aucune réprobation.

Tuvia Tenenbom a pointé les drapeaux palestiniens déployés dans le pub. Un homme expliqua: "C'est parce que nous les soutenons", ajoutant "Les Israéliens sont la fléau de la terre. Ils tuent des enfants, ils tuent des nourrissons".

"La seule chose qu'Hitler n'a pas fait de mal [tuer des Juifs] … Il n'a pas tué assez de foutus Juifs. Is sont le fléau du monde."

Pris de court, le dramaturge et metteur en scène, M. Tenenbom, 62 ans, s'exclama: "Qu'avez-vous dit?"

L’homme a répété: "Les Juifs. Le fléau de ce monde."

M. Tenenbom a déclaré à l'Irish Sun: "Ils ont tenu ces propos ouvertement. Je ne fais pas de 'caméra cachée'. La caméra tournait et ils parlaient. Ils n'étaient pas ivres, ils étaient sobres."

L’écrivain, dont les parents étaient des survivants de la Shoah, a ajouté: "Ce que j’ai entendu et vu ici est effrayant. Il y a tellement d'antisémitisme... je ne m'attendais pas à ça. Pour faire court, le livre que je suis en train d’écrire n’est pas celui que je pensais écrire. Avant de venir ici, je n'étais pas au courant de la haine. Alors, ça m'a surpris? Presque tout m'a surpris. "

lundi 15 avril 2019

Omar Barghouti (BDS) interdit d’entrée aux USA mais bienvenu au Parlement européen


Times of Israel:
Omar Barghouti, fondateur palestinien de BDS, interdit d’entrée aux USA

Le gouvernement américain a interdit, cette semaine, l’entrée des Etats-Unis à Omar Barghouti, leader du mouvement de boycott anti-israélien dirigé par les Palestiniens, selon un groupe de défense des droits de Washington qui a estimé que cette interdiction avait été décrétée en raison de l’activisme politique du militant. […] 
La campagne BDS prône le boycott, le désinvestissement et les sanctions à l’encontre des entreprises, universités et artistes israéliens. Selon ses partisans, BDS est un mouvement non-violent en faveur de l’indépendance palestinienne, mais Israël clame qu’il vise à ôter sa légitimité à l’Etat juif et il a été qualifié par un grand nombre comme radicalement antisémite. 
Une accusation reprise par le nouvel émissaire américain pour la lutte contre l’antisémitisme Elan Carr, qui a prêté serment jeudi. 
"Une personne peut choisir d’acheter ou de ne pas acheter ce qu’elle veut. Mais s’il s’agit d’un mouvement organisé pour étrangler économiquement l’Etat d’Israël, c’est antisémite", a-t-il dit à la presse. 
Tout en reconnaissant qu’il est "tout à fait normal" de pouvoir critiquer la politique d’un pays dans une démocratie, Elann Carr a estimé que "critiquer Israël comme on ne le ferait pas pour un autre pays dans des circonstances similaires" était aussi de "l’antisémitisme".

Tel-àVivre (février 2018:
Omar Barghouti, dirigeant et co-fondateur du mouvement anti-israélien BDS (Boycott-Désinvestissement-Sanction ) a été invité par l’eurodéputée portugaise Ana Gomes à la conférence intitulée “La colonisation israélienne en Palestine et l’Union européenne” qui se tiendra semaine prochaine au Parlement européen à Bruxelles. 
Le mouvement BDS qu’on ne présente plus malheureusement appelle au boycott total d’Israël tant sur le plan économique que culturel. Et pourtant cela n’empêche pas le Parlement européen à Bruxelles d’inviter son dirigeant fondateur, pire c’est une information qui passe presque inaperçue. […]
Les communautés juives du Portugal et de Belgique ont également protesté contre l’invitation faite à Barghouti. Yohan Benizri, président de CCOJB, l’association des organisations juive francophones en Belgique, et Gabriel Steinhardt, président de la communauté juive de Lisbonne, ont eux aussi exprimé leur désapprobation dans une lettre au président Tajani.  "Le mouvement BDS s’adresse non seulement aux territoires contestés mais s’oppose à l’existence même de l’État d’Israël en tant qu’État juif dans son intégralité et dans n’importe quelles frontières" ont-ils écrit. 
"En offrant une tribune à Barghouti, e parlement européen sape directement sa position politique sur l’antisémitisme", ont-ils ajouté.