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lundi 11 avril 2011

La banque 'éthique' Triodos boycotte Dexia pour ses activités en Israël

Cross-posted sur La Belgique francophone, Israël et les Juifs (et en anglais ICI)

Triodos Bank est une banque européenne qui s'auto-désigne comme étant une banque éthique. C'est en raison de cette pureté éthique assumée que Triodos a décidé d'annoncer qu'elle excluait la Banque Dexia (traduisez boycottait) pour ses activités en Israël. L'indignation très éthique et publique de Triodos est dirigée contre Dexia et Israël et comporte une bonne dose de sélectivité car aucune autre banque au monde ne fait l'objet de son courroux proclamé haut, fort et médiatiquement. Pas de banques pakistanaises, saoudiennes, libyennes. Non. Certainement pas. De surcroît Triodos déclare que Dexia est une banque belge. Or Triodos devrait savoir que Dexia est une banque franco-belge. Mais la campagne de boycott vient effectivement de la Belgique (politiciens, universités, ONG, presse, syndicats y sont allés allègrement). La campagne anti-israélienne a donné lieu en Belgiqueà des manifestations teintées d'antisémitisme, comme celle multiséculaire en Europe qui accuse les Juifs de crime rituel : tuer pour boire le sang des non -Juifs.  NGO Monitor : Pro-divestment rally attended by NIF, EU grantees turns to antisemitism: "The event featured an antisemitic episode, when one rally leader drank fake blood out of a wine glass – an apparent reference to the libel of Jews drinking Christian blood as wine – to highlight Israel’s alleged brutality. The target of the rally was Dexia, a bank with an Israeli subsidiary. The use of the ugly blood libel motif – codified as antisemitic by Europe’s rights monitoring agency – raises important questions about the relationship between the BDS (boycotts, divestment, and sanctions) Movement and antisemitism."

- Ceci n'est pas une pipe, ceci n'est pas un Juif, ceci est un actionnaire de Dexia
- Retour du mythe du crime rituel à Bruxelles

Source: Association Belgo-Palestinienne Wallonie-Bruxelles (Dexia exclue du fait de son implication en Israël, texte original sur le blog de Triodos Dexia excluded for involvement in Israel)

La banque belge Dexia a été exclue de l’univers d’investissement durable Triodos en raison de son financement continu de colonies israéliennes situées dans les territoires palestiniens occupés.

Dexia en Israël
Dexia Israel Bank (DIB), une filiale de Dexia, avait financé des colonies de peuplement israéliennes dans le passé. En réponse à la pression des actionnaires et des parties intéressées, DIB a arrêté les nouveaux prêts aux colonies de peuplement israéliennes en juin 2008. Il y a aussi des indications comme quoi les prêts en cours ont été retirés, même si le prêt à plus longue échéance dans le portefeuille ne prendra pas fin avant 2017. DIB actions ont provoqué un tollé en Israël et un conseil régional majeur dans le sud d’Israël a appelé au boycott de DIB.

Malgré le gel sur les nouveaux prêts et le retrait par DIB, la banque a encore des prêts encours avec la municipalité de Jérusalem. Jérusalem est au cœur des territoires occupés et Jérusalem-Est est depuis 1967 sous administration israélienne. Des colonies ont été établies pour les occupants juifs israéliens seulement et les colons reçoivent d’importants avantages financiers, ainsi que l’accès à la terre et des ressources naturelles dans le territoire contesté. En finançant la municipalité, les prêts DIB sont potentiellement utilisés pour financer les violations des droits de l’homme contre les Palestiniens de Jérusalem-Est.

dimanche 4 mars 2012

L'ex Dexia Belgique ne veut pas de nom à consonnance juive

Dexia Banque Belgique dont les "résultats de l'exercice écoulé ont été plombés par des pertes importantes sur la dette souveraine grecque (1,305 milliard d'euros), par une dépréciation importante sur l'exposition au Holding Communal et par des pertes liées au programme de réduction du portefeuille de Dexia" a officiellement changé de nom.  

Dexia Banque Belgique est devenue Belfius - un nom qui laisse perplexe et qui fait jaser pas mal de monde. "D’images en statuts sur Facebook et autres tweets, ‘Belfius’ est la risée du net", note RTL.

Or De Morgen révèle un aspect nettement moins cocasse et inquiétant dans le processus de choix du nouveau nom.  D'autres appellations avaient été retenues: Symmon, et les variantes Symon, Symona et Symmius.  Celles-ci ont été écartées car supposées avoir une connotation juive qui aurait pu indisposer la communauté musulmane (selon une enquête) vivant en Belgique et être donc préjudiciable aux intérêts de la banque. On peut évidemment se demander si les dirigeants de la banque auraient pris autant de précautions auprès de la minuscule communauté juive belge si la situation inverse s'était présentée.

La nécessité de consulter la communauté musulmane dans ce cas nous rappelle le commentaire de l'historien américain Bernard Lewis au journal allemand Die Welt (28/7/2004): "L'Europe [à la fin du siècle] fera partie d'un Occident arabe, ou du Maghreb". [1]
Comme nous l'avons rapporté à plusieurs reprises, Dexia a fait l'objet en Belgique et surtout à Bruxelles d'une campagne haineuse inouïe et d'appels au boycott, menés surtout par des ONG avec le soutien du Soir, pour son financement de certaines localités juives en Cisjordanie.  Ces mêmes ONG que les atteintes aux droits de l'homme dans des pays comme la Syrie, la Libye, le Yémen, l'Arabie Saoudite et d'autres n'indignent pas car les entreprises qui y sont actives ne font l'objet d'aucune campagne de boycott de leur part.  Ces campagnes très médiatisées de diabolisation d'Israël ont probablement eu une influence dans la décision de la banque.