Guy Millière @ Gatestone Institute
- La France est aujourd'hui
l'un des principaux ennemis d'Israël - peut-être son principal ennemi –
au sein du monde occidental. L'aveuglement volontaire de la France face
aux menaces qui pèsent sur Israël est plus qu'un simple aveuglement
volontaire. C'est de la complicité.
- En un moment où Abbas encourage constamment la terreur et la
haine contre Israël, et où des assassinats de Juifs israéliens par des
Arabes palestiniens se produisent quotidiennement, l'hostilité sans
répit de la France envers Israël ne peut être vue autrement que comme
une continuation de l'antisémitisme qui marque la France depuis des
siècles.
- « La politique arabe » de la France est allée de pair avec une
vague massive d'immigration musulmane: la France est rapidement devenu
le principal pays musulman en Europe. Plus de six millions de musulmans
vivent en France, et représentent environ 10% de la population. Le vote
musulman est désormais un facteur important de la vie politique
française, et, le risque d'émeutes musulmanes est pris en compte dans
les décisions des hommes politiques français.
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| In 1967, then French President Charles de Gaulle (left), a few months
after imposing an arms embargo on Israel, and with ironically little
self-awareness, publicly described Jews as an "elite people, sure of
themselves and domineering." At right, Iranian Foreign Minister Javad
Zarif hugs then Foreign Minister Laurent Fabius at the close of nuclear
talks in Geneva, Nov. 23, 2014. |
Lors de la Journée internationale du souvenir de la Shoah, le 27
Janvier, aux fins de rendre hommage aux victimes de la Shoah, Hassan
Rohani, Président de la République islamique d'Iran - un régime qui nie
l'existence de la Shoah et ne cache pas son intention de commettre une
autre Shoah – est arrivé à Paris pour une visite officielle. [...]
Aucun journaliste ou homme politique français n'a mentionné la
Journée internationale de commémoration de la Shoah. Malgré les graves
violations des droits de l'homme en Iran, les journalistes français
n'ont parlé que de « la modération » et de « l'ouverture » d'Hassan
Rouhani.
Hollande a évoqué la renaissance d'une « relation fructueuse » entre l'Iran et la France.
Aucun journaliste et aucun politicien français n'a mentionné le
négationnisme et les intentions génocidaires du régime iranien, le fait
que les dirigeants de l'Iran scandent régulièrement « Mort à Israël » et
« Mort à l'Amérique », le contenu délétère de
Palestine,
un livre récemment publié par Ali Khamenei, le « guide suprême de
l'Iran », ou les dangers toujours inhérents au programme nucléaire
iranien.
Maints articles de journaux et discours politiques en France ont
évoqué les contrats que des entreprises françaises allaient signer avec
l'Iran, et le retour de l'Iran dans un harmonieux «
concert des nations. »
L'Iran a été présenté de tous côtés comme un «
allié fiable » de
l'Occident dans la lutte contre l'État islamique.
L'État islamique n'a jamais été vraiment mentionné par son nom. Les
journalistes et les hommes politiques en France, même ceux qui
soutiennent le recours à la guerre, utilisent presque uniquement
l'acronyme arabe, « Daesh ». Si l'un d'entre eux prononce par
inadvertance les mots «
État islamique », il
explique aussitôt que le « État islamique » n'a pas de liens avec l'Islam.
L'aveuglement volontaire qui règne en France concernant les menaces
très réelles auxquelles Israël se trouve confronté est caractéristique
de l'attitude générale de la France envers Israël au cours des cinquante
dernières années.
Dans la seconde moitié des années 1960, après la fin de la guerre d'Algérie, la France a adopté une «
politique arabe
». Celle-ci reposait sur la création de liens étroits avec les
dictatures arabes et, plus largement, avec des régimes autoritaires du
monde musulman. L'objectif était de permettre à la France de conserver
une influence, quel que soit le prix, même s'il en résultait des effets
néfastes pour le reste du monde occidental. La politique en question impliquait également de couper les liens stratégiques et militaires entre la France et Israël. [...]
En un moment où Abbas encourage constamment la terreur et la haine
contre Israël, et où des assassinats de Juifs israéliens par des Arabes
palestiniens se produisent quotidiennement, l'hostilité sans répit de la
France envers Israél ne peut être vue autrement que comme une
continuation de l'antisémitisme qui marque la France depuis des siècles.
Amin al-Husseini, Grand Mufti de Jérusalem, homme de main d'Hitler
pendant la Seconde Guerre mondiale, arrêté par des soldats français en
mai 1945, a bénéficié de l'hospitalité du gouvernement français ensuite,
et a pu
quitter la France
pour l'Egypte en 1946. Le 12 Août, 1947, il a écrit au ministre des
Affaires étrangères français,
Georges Bidault, pour le remercier de
l'aide que lui a apporté la France ( David G. Dalin, John F. Rothmann,
Alan M. Dershowitz,
Icon of Evil: Hitler's Mufti et the Rise of Radical Islam , Transaction Publishers,2009)
Charles de Gaulle, quelques mois après sa décision d'imposer à Israël
un embargo sur les armes en Juin 1967, montrant une inconscience
envers ce qu'il était lui-même, a
décrit publiquement les Juifs comme un « peuple d'élite, sûr de lui et dominateur. »
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