dimanche 9 août 2009

Désinformation sur l'expulsion d'Arabes par des Juifs de Jérusalem

Sources: Solomonia et World Net Daily

Vous avez certainement vu des images qui circulent depuis peu montrant l'expulsion d'Arabes de leurs logements à Jérusalem. Sans surprise, ces images sont trompeuses. Pour se rendre compte de l'étendue de la désinformation, il suffit de lire l'historique de ces propriétés proposé par Aaron Klein dans un article intitulé Media misleading on Jews evicting Arabs from Jerusalem [extraits]:

"Le complexe immobilier en question est situé à Jérusalem-Est dans le quartier Cheikh Jarrah. A l'origine, il appartenait à des Juifs, mais ses occupants juifs furent chassés pendant les émeutes anti-juives de 1929. C'est alors que des Arabes commencèrent à squatter la propriété et que la famille Hejazi occupa de facto la propriété sans l'avoir jamais achetée.

Bien que les documents prouvent que des Juifs sont les propriétaires du complexe immobilier, et que des Arabes squattent illégalement les lieux depuis bientôt un siècle, des groupes juifs ont néanmoins racheté légalement la propriété à la famille Hejazi. Toutefois, à la suite de pressions exercées par l'Autorité palestinienne, la famille a nié avoir vendu le complexe à des Juifs, et ce malgré le fait que des documents et autres preuves attestent que la vente a eu lieu.

Les tribunaux israéliens ne sont pas particulièrement tendres avec les "colons" juifs, mais ils ont par deux fois jugé que la propriété appartient sans aucun doute à des Juifs.

Beaucoup d'articles écrits sur cette propriété emploient les termes "occupé" et "Jérusalem-Est". Reuters l'a qualifié de "partie arabe orientale occupée de Jérusalem".

Selon les Nations unies, la partie orientale de Jérusalem n'est pas "occupée" mais "disputée". Parler de cette zone comme de "Jérusalem-Est arabe" équivaut à présuposer l'issue de négociations israélo-palestiniennes qui n'ont pas encore eu lieu et fait fi des documents britanniques qui attestent qu'il y avait plus de Juifs que d'Arabes à Jérusalem-Est à partir des années 1800 jusqu'à ce que les Juifs en aient été expulsés en 1929."

Ainsi, comme pour beaucoup de propriétés qui sont qualifiés de manière "raciste" d'"arabes", le complexe fut acheté par des Juifs, des Juifs en furent expulsés et il l'ont racheté (alors que rien ne les y obligeait). A présent, la loi est appliquée comme elle doit l'être."

Cet article à charge d'Israël de l'AFP illustre parfaitement ce qu'Aaron Klein dénonce :
Jérusalem-est: deux familles palestiniennes expulsées au profit de colons

Comment les implantations sont devenues illégales à cause de la Croix-Rouge internationale, M. Dann

"... une seule organisation refusa d'accepter cette analyse, le Comité International de la Croix Rouge (CICR). "

The Jerusalem Post, 23 juillet 2009
Texte anglais original de Moshe Dann : "
How settlements became 'illegal'"
Traduction française de Menahem Macina, entièrement refondue sur base de celle d’Albert Soued, sur son site
Nuit d’Orient. (Consulter également ses rubriques : les 50 derniers articles et la rubrique des territoires).

En 1967, au cours d’une contre-attaque (1), Israël a conquis sur la Syrie les hauteurs du Golan, sur l'Egypte la Péninsule du Sinaï, sur la Jordanie la bande de Gaza, Jérusalem, la Judée et la Samarie. Israël était menacé d'un deuxième holocauste et, à l'époque, peu de gens avaient mis en question ses conquêtes. Personne ne parlait d'un Etat Palestinien et il n'y avait pas de "peuple palestinien" (2).

De nombreux experts juridiques ont accepté le droit d'Israël d'occuper la Terre Sainte et de s'installer sur sa terre historique, parce que cette terre était elle-même occupée illégalement par les armées arabes qui l'avaient envahie en 1948.

Pourtant, une seule organisation refusa d'accepter cette analyse, le Comité International de la Croix Rouge (CICR). Réuni secrètement dans les années 70 à Genève, il décréta qu'Israël avait violé la Quatrième Convention de Genève. Basée sur la Convention de la Haye, la Quatrième Convention avait été conçue, après la Seconde Guerre mondiale, pour protéger des civils innocents et limiter les brutalités des occupations. Unilatéralement, le CICR l'a transformée en une arme pour enlever toute légitimité à Israël et le diaboliser.

Pour autant qu’on sache, le CICR ne s'est fondé sur aucun précédent légal : il a tout simplement inventé "cette loi".

S’étant érigé en juge et jury, ses décisions ne pouvaient prétendre constituer une procédure régulière. Étant donné que ni les décisions ni les protocoles du CICR dans cette affaire ne sont consultables, même l'identité des personnes qui y ont pris part est secrète. Le tout est sans appel. Sans transparence ni déontologie judiciaire, les décisions de la CICR tiennent lieu de "droit international." Ses condamnations d'Israël servent de fondement pour accuser Israël d'"occupation illégale" de tous les territoires conquis en 1967.

Bien que l’entièreté de la Communauté internationale, ses ONG et ses institutions acceptent l'autorité du CICR et d’autres institutions - telle la Cour Internationale de Justice -, comme seuls arbitres de ce qui est légal ou non, il est étrange que des politiques et des juristes israéliens ne puissent pas défendre, sur le plan légal, la juste revendication israélienne concernant les territoires. Pourtant, la position légale d'Israël est solide.

Adoptée en 1945, la Charte de l'ONU dit, dans son article 80 : "…rien dans ce chapitre ne sera interprété de manière à altérer les droits d'aucun Etat ni d’aucun peuple, ou les termes des instruments internationaux existants, dans lesquels les membres des Nations Unies peuvent respectivement être parties".

Ce qui signifie que la désignation de la "Palestine" comme "Foyer National Juif" incorporé dans le Mandat Britannique et créé par des accords internationaux adoptés par la Ligue des Nations et le Congrès américain, garantit la souveraineté israélienne sur cette région. Donc, toutes les implantations étaient et sont encore légales. Deux ans plus tard, en 1947, au milieu d'une guerre civile qui grondait, l'ONU proposa la division de la Palestine entre Juifs et Arabes, modifiant ainsi les termes du mandat. Les Juifs acceptèrent ; les Arabes, eux, lancèrent une guerre d'extermination.

Quand la Grande-Bretagne acheva son mandat et partit, l'Etat d'Israël fut proclamé, mais les bandes arabes qui attaquaient les Juifs depuis des années furent rejointes par cinq armées arabes. Signal de l’indépendance pour les Juifs, "naqba", ou tragédie, pour les Arabes, l'armistice de 1949 ne déboucha pas sur un Etat palestinien, parce que les Arabes n'en voulaient pas. Les dirigeants arabes n'ont jamais accepté le droit d'Israël à l’existence en tant qu’Etat juif – la majorité d’entre eux le refusent encore aujourd’hui.

En 1967, sous la pression de l'URSS et des Etats arabes, le Conseil de Sécurité adopta la résolution 242, qui parlait du retrait militaire israélien de certains territoires conquis – pas de tous –, dans le contexte d'un accord final de paix. La question de la souveraineté [sur ces territoires] demeura évasive et problématique.

L'échelon politique israélien et la Cour Suprême ont évité de faire valoir la pleine souveraineté d’Israël sur ces terres conquises, mais, en l'absence de tout geste de réciprocité, ils ont accepté de permettre aux Juifs de revenir dans la Vieille Ville de Jérusalem et au Goush Etsion, dont nombre d’implantations florissantes avaient été anéanties en 1947. A titre de compromis, fut autorisée la création de Qiryat Arba', près de Hébron, dont la Communauté Juive avait été chassée lors des émeutes arabes de 1939. Et, pour la première fois en 700 ans, il fut permis aux Juifs d’aller prier au Caveau de la Makhpélah, un ancien édifice abritant les tombeaux des patriarches et des matriarches.

Bien que libres de quitter les camps de réfugiés de l'UNRWA, avec de nouvelles possibilités de réinsertion, les Palestiniens n’ont pas exigé d’Etat, ni conclu la paix avec Israël. L'OLP [Organisation de Libération de la Palestine], qui prétendait représenter les Palestiniens, se lança dans le terrorisme et non dans l’édification d’un Etat.

Selon certains, ce n’est pas un problème légal, mais moral : les Juifs ne devraient pas gouverner ("occuper") d’autres gens. Aussi, Israël s'est-il retiré unilatéralement de pratiquement toutes les villes et agglomérations, et de tous les villages palestiniens, cédant de très vastes territoires à l'AP [Autorité Palestinienne]-OLP, dans le cadre des accords d'Oslo de 1994 et, quelques années plus tard, des accords de Wye Plantation et de Hébron.

Quand Israël eut quitté la bande Gaza, en 2005, celle-ci devint le bastion du Hamas, organisation basée sur la terreur. [Il était clair désormais que] la formule "Territoires en échange de la paix" signifiait, en fait, "Territoires en échange du terrorisme".

Influencés par ces événements, incités par les islamistes, et encouragés par les concessions israéliennes, les Arabes israéliens, qui cherchent à se débarrasser d'Israël en le sapant de l'intérieur, se considèrent comme des "Palestiniens" et demandent la fin de l'"occupation juive" et de la discrimination, et la destruction de l'Etat [juif] lui-même. D'autres prétendent que le caractère juif et démocratique d'Israël sera menacé s'il continue à intégrer beaucoup d'Arabes qui ne sont pas loyaux et ne s'identifient pas à l'Etat. Pourtant, presque tous les "Palestiniens" vivent aujourd'hui sous le gouvernement de l’Autorité Palestinienne, et non sous autorité juive. L’objet de la controverse est donc à présent le territoire, et non la population.

La prédiction d'une "bombe démographique à retardement" ne s’est avérée ni réaliste, ni exacte. De plus, il pourrait être envisagé d’accorder aux habitants arabes tous les droits civils et humanitaires, sans les droits politiques, comme c’est le cas dans la plupart des autres pays, en conjonction avec une réinstallation des "réfugiés" arabes au Liban, en Syrie, en Jordanie, etc., un démantèlement des camps de l’UNRWA, et la cessation du terrorisme et de l'incitation à l’hostilité envers Israël.

Il semble évident qu'un deuxième ou un troisième Etat arabe palestinien constituerait une menace permanente pour l'existence de l'Etat d'Israël (3).

La solution "Territoire en échange de la paix" a échoué. Pourquoi donc la promouvoir ?

(1) L'Egypte venait de bloquer le golfe d'Eilat, interdisant tout commerce avec l'extrême Orient, puisque le Canal de Suez était déjà interdit à Israël par Nasser, interdiction illégale par ailleurs.
(2) Israël rendit le Sinaï à l'Egypte, dans un traité de paix qui s'avère très froide. La Syrie qui a hérité en 1946 du Golan, selon un partage des lieux entre la France et la Grande Bretagne suite à la chute de l'empire ottoman en 1918. De 1948 à 1967, elle a militarisé le plateau sans le développer et s'en servit comme tremplin pour attaquer Israël à 3 reprises. Aujourd'hui ce plateau peu habité est annexé par Israël.
(3) La Jordanie qui abrite 60% de citoyens d'origine palestinienne peut être considéré comme un état palestinien qui s'ajoute à Gaza gouverné par le Hamas.

mercredi 5 août 2009

Le Fatah réactualise une thèse conspirationniste sur la mort d'Arafat

Enfin d'accord ... sur un complot. Les délégués du Fatah se sont enfin mis d'accord sur la base d'un mensonge. Israël, d'après les cadres du Fatah, serait responsable de la mort du vieux Arafat, avec ou sans la complicité de Mahmoud Abbas. Au fait, les journaux européens qui couvrent l'actualité palestinienne ne se sont pas trop, voire pas du tout, épanchés sur ce sujet épineux. Les bailleurs de fonds européens de l'Autorité palestinienne vont constater avec plaisir comment leurs généreux dons sont mis à profit pour alimenter des thèses conspirationnistes dont les Palestiniens sont si friands.

Lire une autre version complotiste sur la mort d'Arafat: Israël est un cancer qu'il faut éradiquer, selon une collaboratrice d'Arafat

Source: article de Khaled Abu Toameh dans le JPost

"Les membres de la sixième assemblée générale du Fatah ont adopté à l'unanimité, jeudi, l'appel à la création d'une commission spéciale chargée d'enquêter sur la mort de l'ancien chef de l'Autorité palestinienne (AP), Yasser Arafat. Le projet adopté comprend également les postulats suivants : Israël est pleinement responsable de la mort d'Arafat, le sujet restera ouvert à discussion et l'enquête nécessitera un soutien international.

L'idée a été soumise par Bassam Abou Sharif, ancien conseiller politique d'Arafat. Son projet était essentiellement motivé par de nombreuses demandes en ce sens parmi les délégués du Fatah présents à la conférence ainsi que quelques personnalités influentes de l'OLP (Organisation de Libération de la Palestine), dont Farouk Qaddoumi. Ce dernier avait déclaré, il y a quelques semaines, qu'il possédait la preuve de l'implication à la fois israélienne et palestinienne dans la mort de l'ancien leader de l'AP.

"Qaddoumi se trompe, notamment en ce qui concerne l'éventuelle implication de l'actuel chef de l'AP Mahmoud Abbas", a cependant corrigé Abou Sharif.

D'autres semblent pourtant partager la théorie d'une conspiration israélo-palestinienne. Houssam Khader, un législateur du Fatah originaire de Naplouse, estime lui aussi que les Palestiniens ont joué un rôle dans "l'assassinat d'Arafat". Il a même appelé à interroger tous les membres du Comité central du Fatah à ce sujet.

La commission d'enquête sera dirigée par Nasser el Qidweh, un neveu d'Arafat. Qaddoumi avait fait couler beaucoup d'encre, en juillet dernier, en annonçant qu'Arafat lui avait transmis un document volé dans lequel plusieurs représentants israéliens et palestiniens évoquaient son assassinat. Les auteurs du document seraient Abbas, l'ancien chef de la sécurité palestinienne Mohammed Dahlan, l'ancien Premier ministre israélien Ariel Sharon et plusieurs membres des services américains de renseignements.

Dov Weissglas, ancien chef de cabinet de Sharon, a immédiatement nié les accusations de Qaddoumi.

Alex Sorin a contribué à la rédaction de cet article."

lundi 3 août 2009

Le phosphore blanc ... histoire d'une manipulation

"L’usage du largage de telles munitions à basse altitude a pour but de protéger la population civile, Tsahal a conduit son offensive de jour comme de nuit afin d’aller au plus vite et de limiter la durée (en nombres de jours) des bombardements limitant ainsi l’impact de l’assaut pour la population de la Bande de Gaza."

Source: texte de Gilles pour Aschkel.blog

Oui, Tsahal a fait usage militaire de phosphore blanc lors de l’action défensive contre le Hamas à Gaza en janvier 2009. Les images diffusées en boucle dans les journaux d’information de l’époque en ont largement fait état. Pour autant, l’armée israélienne n’a violé aucune loi ni convention internationale. [...]

L’usage du phosphore blanc par Tsahal à Gaza en janvier 2009 :

Bien que non signataire du Protocole sur l'interdiction ou la limitation de l'emploi des armes incendiaires (Protocole III). Genève, 10 octobre 1980 (103 pays signataires à ce jour, dont parmi les pays arabes seule l’Arabie Saoudite, les Etats-Unis depuis janvier 2009 avec réserves, la France, l’Italie, le Canada, le Royaume-Uni, l’Argentine, la Chine, la Roumanie avec réserves aussi) donc, bien que non signataire du Protocole III, Israël en a totalement respecté l’esprit. Le phosphore blanc n’a ni été utilisé comme arme incendiaire contre des civils, ni comme arme incendiaire contre des positions armées en zone de concentration civile et tout a été mis en œuvre pour éviter de toucher la population de Gaza.

Les munitions à phosphore blanc n’ont été utilisées qu’après étude de la zone de tir, soit pour l’éclairer afin de faciliter la pénétration terrestre (effet lumineux), soit pour permettre le mouvement des troupes engagées au sol dans les zones de conflit (effet fumigène).

L’usage du largage de telles munitions à basse altitude a pour but de protéger la population civile, Tsahal a conduit son offensive de jour comme de nuit afin d’aller au plus vite et de limiter la durée (en nombres de jours) des bombardements limitant ainsi l’impact de l’assaut pour la population de la Bande de Gaza.

Lors des offensives nocturnes, l’éclairage au phosphore blanc permet d’identifier clairement la cible et d’éviter donc les dommages collatéraux auprès de la population civile, lors des offensives de jour, les écrans de fumée permettent aux troupes au sol et aux aéronefs de se mouvoir avec un risque moindre d’être touchés par des tirs ennemis, ils évitent donc des bombardements massifs qui écraseraient les positions adverses mais aussi toucheraient fortement la population civile.

Une fois de plus, la preuve de l’évidence tend à être détournée au profit de l’organisation terroriste Hamas. Il est toujours dramatique pour une armée moderne de constater des pertes civiles dans la partie adverse, mais c’est bien le Hamas qui est responsable du fait et non Tsahal.

Le Hamas a lancé des obus de mortiers et des roquettes sur la population civile d’Israël durant huit longues années avant que la riposte n’ait eu lieu. Le Hamas, comme de nombreuses vidéos le prouvent, utilise la population de Gaza comme bouclier humain, la grandeur du soldat hamassien est de procéder à des tirs de roquette depuis la cour des écoles (financées par l’ONU) pendant que les gamins sont en classe, la grandeur du soldat hamassien est de tirer des obus de mortier depuis les cours et les toits d’immeubles pendant que la population de Gaza se terre dans les appartements, la grandeur des dirigeants hamassiens est de se cacher durant l’offensive dans les souterrains de l’hôpital de Gaza.

Voici la triste réalité, celle d’une population aux mains d’islamistes lâches et corrompus. Dans cette affaire Tsahal a tout fait pour protéger la population civile par une réponse proportionnée à une situation de guerre en zone de concentration humaine.

Cette offensive n’aurait pu ne durer que 3 jours si la chasse et l’artillerie israéliennes avaient littéralement aplati la Bande de Gaza, cette opération pourrait encore être en cours si Israël avait décidé de dénicher les terroristes jusque dans leurs moindres recoins.

Dans les deux cas, la population civile de Gaza aurait eu à payer le prix fort.

- Nizar Rayan: stratège des "boucliers humains" du Hamas victime de sa propre stratégie, Ely Karmon

Antisémitisme en Espagne

"L'auteur choisit d'utiliser le terme "humain", mettant en relief un des éléments les plus extrêmes du discours antisémite classique: la nature inhumaine des juifs explique leur comportement."

Source: traduction libre d'un article paru dans El blog de la Embajada de Israel en España

Le mardi 30 juin 2009, le quotidien El País publiait cette caricature franchement antisémite du caricaturiste Romeu.

Le personnage en rouge demande:
- "Mais comment se fait-il qu’Israël peut violer en toute impunité toutes les lois humaines et internationales?"

L'autre personnage, un juif orthodoxe, répond:
- "Ca nous coûte beaucoup d'argent".

S'il vous plaît faites bien attention à la manière dont le premier personnage formule la question. Il n'utilise pas le terme "humanitaire" qu’il est convenu d'utiliser par rapport au droit international. Au contraire, l'auteur choisit d'utiliser le terme "humain", mettant en relief un des éléments les plus extrêmes du discours antisémite classique: la nature inhumaine des juifs explique leur comportement. Ce n’est pas la première fois que des caricatures antisémites de Romeu paraissent dans El País.

Cette caricature est un excellent exemple d'un phénomène très intéressant: le retour aux sources de l'antisionisme, qui est devenu l'antisémitisme moderne. Et qui englobe sans complexes et sans contradictions intellectuelles les stéréotypes qui caractérisaient jadis l’antisémitisme classique: les juifs sont riches, manipulateurs, vindicatifs, avides, assoiffés de sang, tueurs de Dieu et inhumains.

Il est très important de souligner que cette caricature n'a pas paru dans une publication néo-nazie marginale et clandestine, mais dans le journal le plus influent d’Espagne. Il va sans dire que les rédacteurs de ce journal n’auraient jamais accepté de publier des messages racistes et stéréotypés de ce type visant d'autres groupes comme les musulmans, les femmes ou les autres minorités.

La pente glissante est courte entre les opinions des antisionistes et l’antisémitisme clair et net. Cette caricature, loin d'être une exception, est symptomatique d'un mode de pensée d'un public généralement identifié à la gauche. Des caricatures et des articles antisémites paraissent régulièrement dans El País et autres grands organes de presse prétendument démocratiques. Le public est exposé à ce type de messages depuis longtemps. Il n’est donc pas étonnant que ces stéréotypes étant bien établis donnent lieu ensuite à des actions hostiles (agressions physiques, harcèlement dans les campus, etc) et pas seulement contre des cibles israéliennes mais aussi contre les juifs et les non juifs qui sont criminalisés du fait qu’ils sont perçus comme étant des amis d'Israël et des juifs.

La caricature reproduite ci-dessous est un autre exemple de ce qui est supposé être une critique d’Israël et qui contient des éléments antisémites. Elle fut publiée dans Público, un autre journal espagnol identifié aux valeurs de la gauche. La caricature fut diffusée au lendemain du discours du Président Obama au Caire.
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La croix porte l'inscription: "You can't"
La radio proclame: "Paix... Amour... Et... Concorde... C'est-à-dire... Bonne volonté... Avenir... Eh Eh Eh... Etat palestinien..." (Espagne: peut-on concentrer tous les mythes antisémites en une seule image ?)

- Courageuse Espagne: Israël, paria des nations
- Des parlementaires américains alarmés par l'antisémitisme en Espagne écrivent à Zapatero
- "El País" fait la leçon à l'ambassadeur d'Israël en Espagne
- Espagne - article antisémite dans le journal El Mundo
- L'antisémitisme reste élevé en Europe, surtout en Espagne
- En Espagne la généalogie des banquiers juifs sert à expliquer la crise bancaire
- ADL: nouvelle étude sur l'antisémitisme en Europe
- Réflexions d'Enrique Krauze sur Gaza
- La Casa dos Bicos à Lisbonne accueillera la Fondation José Saramago

dimanche 2 août 2009

Esprit du verdict du procès Fofana: pas de peuple juif, pas d'antisémitisme

"Nous passons ici de la relativité restreinte à la relativité générale : pas de peuple juif, pas d'antisémitisme. C'est l'esprit du verdict du procès Fofana. Après la bombe atomique vient la bombe à neutrons, qui ne conserve que son pouvoir mortel de radiation. Après l'antisémitisme violent comme un vomissement des Proudhon, des Drumont et des Bernanos, voici venu l'antisémitisme insinuant et presque invisible des Badiou."

Extrait d'un article (Ce que révèle l'affaire Fofana) d'Alexandre Adler paru dans Le Figaro

"Il n'empêche qu'à cette non-publicité légale des débats s'est greffée subrepticement une seconde non-publicité : celle des motivations des accusés. Autrement dit, le procès à huis clos aura permis de limiter le débat à la matérialité des actes commis. On aura ainsi assisté à une élision totale de l'acte antisémite. On sait que ce genre d'actes ne peut que produire, depuis Auschwitz, gêne et dénégation. [...].

Seulement aucun cas de séquestration en banlieue n'a jamais débouché sur un assassinat, résultat de tortures délibérées infligées sans fléchir pendant trois semaines. Pourquoi une telle exception ­Halimi ? Et le chef Fofana était-il entièrement ignorant des fulminations antisémites de Capochichi (dit Kemi Sebah) ou de l'humour décapant de Mbala Mbala (alias Dieudonné, dont la liste "antisioniste" a tout de même recueilli 3 % des voix dans le quartier du meurtre) ? D'autres abominations de ce genre peuvent avoir encore lieu et la prochaine victime n'avoir rien à voir avec le judaïsme. Mais pour l'instant, la motivation antisémite de l'acte, facteur aggravant, doit être jugée en droit.

Il ne manquait pas en Allemagne, avant 1933, de gros bras violents et criminels de droit commun mais ces voyous ne peuvent pas être jugés de la même manière lorsqu'ils revêtent la chemise brune des SA ou la casquette à tête de mort des SS pour accomplir leur forfait. Le tribunal n'a nullement examiné cette dimension et c'est cela qui provoque l'indignation et le malaise d'une communauté juive dont le professeur Prasquier est évidemment l'honneur.

Il faut en effet affronter un phénomène nouveau et inquiétant, celui de la négation pure et simple de l'existence de l'antisémitisme, voire des juifs eux-mêmes. Plus radical et axiomatique que tous, le philosophe Alain Badiou considère, dans un récent libelle, que l'expression "juifs" ne serait qu'une convention sémantique manipulée par des idéologues troubles qui ne veulent que séparer "les juifs" des Autres, au seul bénéfice d'un État israélien, lui-même condamné sans appel au nom d'une vulgate bien connue.

Nous passons ici de la relativité restreinte à la relativité générale : pas de peuple juif, pas d'antisémitisme. C'est l'esprit du verdict du procès Fofana. Après la bombe atomique vient la bombe à neutrons, qui ne conserve que son pouvoir mortel de radiation. Après l'antisémitisme violent comme un vomissement des Proudhon, des Drumont et des Bernanos, voici venu l'antisémitisme insinuant et presque invisible des Badiou. Pour mesurer son pouvoir de radiation, lisez donc une certaine presse hebdomadaire."

samedi 1 août 2009

Israël n'a pas vocation à promouvoir sa propre annihilation

"Si la mauvaise foi d'Israël dérange, celle des Palestiniens et des autres arabes peut atteindre des proportions génocidaires: des campagnes antisémites officielles et officieuses, dignes Hitler, sont martelées, année après année, dans les écoles, les journaux, les radios, les télévisions et le web de la région. Entre-temps, les gouvernements arabes oppriment leurs peuples et le Hamas et le Fatah se font la guerre: seul le mirage d'annihiler Israël anime le petit peuple. Aussi longtemps que les Palestiniens ne seront pas capables de se gouverner et de respecter leurs engagements, Israël ne fera pas de concessions. L'Etat juif n'a pas vocation à promouvoir sa propre annihilation."

Source: traduction libre d'un extrait d'un article de José Cutileiro dans Expresso
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"Après Satan, les juifs sont les pires ennemis des musulmans. Qui a dit ça? C'est Allah qui l'a dit." (Cheikh Masoud Anwar)

Et comme pour illustrer le propos de José Cutileiro, MEMRI vient de faire paraître un rapport - d'où ces images éclairantes sont tirées - sur des programmes pour enfants et pour membres du clergé sont diffusés par la chaîne télévision égyptienne al-Rahma TV et dont l'antisémitisme est effectivement digne d'Hitler. Hélas c'est une réalité que les médias occidentaux, trop habitués à accabler Israël, ne dénoncent que rarement.

"Oh Allah, détruit et écrase complètement les juifs."
"Nous avons reçu l'ordre de vaincre et d'expulser les juifs."
"Le jugement dernier ne viendra pas aussi longtemps que les musulmans n'auront pas combattu les juifs."
"McDonald est judéo-sioniste." (Salama Abd Al-Qawi)
"Les juifs sont derrière toutes les ruines et destructions dans le monde." (Cheikh Said Al-'Afani)
"Permettez-moi de clarifier ce point: il est de notre devoir de les détester - ça fait partie de notre religion. De fait." (Cheikh Muhammad Abd Al-Salam)
"Après Satan, les juifs sont les pires ennemis des musulmans. Qui a dit ça? C'est Allah qui l'a dit." (Cheikh Masoud Anwar)

Source: MEMRI "Antisemitism On Egypt’s Al-Rahma TV – Clerics and children’s programs: hildren memorize, recite Antisemitic slogans; clerics say Jews are offspring of snakes and vipers, call for reading "Protocols of the Elders of Zion", and state: Our hatred of the Jews is purely on religious grounds – while warning against the Jewish-Zionist Starbucks, Domino’s, Burger King & others"