jeudi 15 août 2019

Deux rabbins attaqués à Berlin en deux semaines


Daily Mail:
Rabbi is assaulted in Berlin in second such attack in the German capital in two weeks 
- A German publication said the victim's name is Rabbi Jan Aaron Hammel
- Comes just two weeks after another rabbi was sworn at and insulted in Berlin
- Reports said the attacker spoke in Arabic before assaulting the Rabbi
- Other hate crimes have been reported in Potsdam and Munich
- Report found that anti-semitism among immigrant Muslims is pervasive
- Victim Rabbi Teichtal called for 'tolerance, dialogue and training' in statement

Berlin police say two unidentified suspects pushed a Rabbi to the ground in Charlottenburg, Berlin making this the second anti-semitic attack in the capital in two weeks.

Police said Thursday the victim was identifiable as Jewish by his attire and was treated in hospital for pains in his legs and hands.  Though police did not name the victim, the daily German Bild newspaper identified him as Jan Aaron Hammel. 

According to the publication, the men spoke Arabic before pushing him.

Two weeks ago, another rabbi, Rabbi Yehuda Teichtal, said he was insulted and sworn at by two Arabic-speaking men in Wilmersdorf, a district of Berlin.  
After the incident, he called for 'tolerance, dialogue and training' in a statement.  
An attack in Munich saw a man verbally abused and one of his 19-year-old sons spat on and a Potsdam man wearing a kippa had anti-semitic slurs shouted at him as he alighted a tram. 
Police said most of the attacks have been on men who appeared Jewish from their attire. 

A recent study by the American Jewish Committee’s Ramer Institute for German-Jewish Relations in Berlin found that anti-semitism is pervasive among the million immigrant Muslims in Germany.  
Lire l'article complet

Contexte:
Though police did not name the victim, the daily German Bild newspaper identified him as Jan Aaron Hammel.

mardi 13 août 2019

Europe's Jewish population is less than half of what it was at war’s end in 1945


Joel Kotkin, expert en urbanisme et auteur de l'ouvrage The City, a Global History (R.C. Hobbs Fellow in Urban Studies at Chapman University in Orange and the executive director of the Houston-based Center for Opportunity Urbanism):
"Another distressing development tied to the new migration is the resurgence of anti-Semitism. Ever since the Holocaust, Europe’s Jewish communities have struggled to remain viable; today, nearly 75 years after the defeat of Nazi Germany, the continent’s Jewish population is less than half of what it was at war’s end in 1945.

Despite the much smaller Jewish footprint, anti-Semitism in Europe is intensifying. Some 90 percent of European Jews, according to recent surveys, have experienced anti-Semitic incidents. Some of this trend can be traced to the far Right, the historic incubator of anti-Semitism, the rise of which is tied to concern over migration. Some groups, such as the Austrian Freedom Party—founded by former SS officers—and the Swedish Democrats, have clearly racist roots. 
Europe’s intelligentsia sees these familiar villains as the primary culprits behind the anti-Semitic resurgence, but a detailed survey from the University of Oslo found that in Scandinavia, Germany, Britain, and France, most anti-Semitic violence comes from Muslims, including recent immigrants. Similarly, a poll of European Jews found that the majority of anti-Semitic incidents came from either Muslims or from the Left, where the motivation is tied to anti-Israel agitation; barely 13 percent traced it to right-wingers. Violence against Jews, moreover, is worst not in right-wing hotbeds but in places like the migrant-dominated suburbs of Paris and Sweden’s Malmo
It’s the centers of European progressivism—Paris and Berlin, for example—where Jews are urged not to wear kippah or a Star of David. And in Great Britain, it’s figures like Labour Party leader Jeremy Corbyn who have links with jihadi groups. Corbyn’s political rise constitutes for Britain’s Jews what former chief rabbi Jonathan Sacks calls “an existential crisis.” 
By contrast, in authoritarian and anti-migrant Hungary, Jews appear much safer from persecution. Even Jews who detest Viktor Orbán—scorned as a fascist in the West—credit him for making Budapest one of the safest and most welcoming cities for European Jews. The Hungarian government maintains close ties to Israel—a rarity in Europe. Orbán’s regime has also made Holocaust denial illegal, established an official Holocaust Remembrance Day, and refused to cooperate with the anti-Semitic, far-right Jobbik party."
Lire l'article complet @ City Journal (Manhattan Institute)

Lire également:
- Le déclin des communautés juives partout en Europe (Joel Kotkin)
- L'Europe Judenrein (Joel Kotkin)

samedi 10 août 2019

Biennale de Venise: le judaïsme traité d'hypocrite dans une "installation" artistique


Source: Drieu Godefridi (FB)
"Voici l'“installation” qui se découvre ces jours-ci au Palazzo Bembo, dans le cadre de la Biennale. Comme je faisais remarquer aux deux responsables présents que cette installation identifie les USA "gouape"" et Israël "hypocrite" à la misogynie et la pédophilie (sic), ils me répondent “Oui, cela peut être lu comme cela.”"

Comme d'habitude, ce type d'accusations répétées et obsessionnelles ne suscitent que de l'indifférence.  Cette oeuvre est exposée depuis le 11 mai 2019, donc depuis trois mois… grâce à l'European Cultural Centre.

mercredi 7 août 2019

Shoah: "quoi qu'on en dise, les Allemands sont quand même un peuple civilisé"

Raoul Wallenberg (Photo de son passeport, datant de juin 1944)

Imre Kertész (1929-2016), écrivain hongrois, survivant des camps de concentration et lauréat du prix Nobel de littérature en 2002:
"Hier matin, en descendant de l'autobus, je me suis arrêté devant la statue de Wallenberg.  Il y avait déjà un homme d'une bonne soixantaine d'années.  Nous vérifions qui a déposé la couronne avec un ruban bleu-blanc-rouge.  Il me demande tout de go si je sais qui était Wallenberg.  Cet homme, poursuit-il, a sauvé des dizaines de milliers de vies en 1944.  "Pourtant ce ne sont pas les Allemands qui l'ont arrêté, dit-il, alors qu'ils avaient des raisons de le faire.  Mais bon, ajoute-t-il, quoi qu'on en dise, les Allemands sont quand même un peuple civilisé."  Atterré, j'ai tout juste pu lui rétorquer que cette statue prouve le contraire; en effet, qui d'autre menaçait les vies que Wallenberg avait sauvées?  "En ce temps-là, c'était vrai, répond-il, mais depuis…"  Puis, sans se gêner et presque triomphalement, il conclut: "Ce sont les Russes qui l'ont arrêté, emmené en Sibérie et tué." - Interprétation assez originale, mais indéniablement marquée du sceau de l'époque."
Imre Kertész, Journal de Galère, traduit du hongrois par Natalia Zaremba-Huzsvai et Charles Zaremba, Actes Sud, 2010, p.p. 215-216.

Lire également (Imre Kertész):
- L'Europe baisse le pouce en ce qui concerne les juifs
- "J'assiste pour la première fois dans toute sa splendeur à la désignation d'un bouc émissaire"
- Hitler divisa "le monde entre ceux qui tuent et ceux qui sont tués ou destinés à être tués"

dimanche 4 août 2019

"Rappeler la lourde responsabilité historique de l’Eglise dans la persécution et la mise à mort d’un nombre considérable de Juifs"


Contexte: L'Eglise de Belgique diffuse sans vergogne de la propagande antisémite

Malgré communiqué du 23 mai 2018 de la Commission nationale catholique pour les relations avec le monde juif (CNCJ), qu'il faut saluer, aucune action n'a été engagée. On dirait qu'entre l'antisémitisme et la lutte contre l'antisémitisme, "antisémitisme qui tue encore aujourd’hui dans nos pays" prend toujours le dessus. (Merci à R.R.)
"La Commission nationale catholique pour les relations avec le monde juif (CNCJ) s’inquiète de la parution récente d’un livre intitulé: «Le Très-Saint Sacrement de miracle, 1370-2020. Un miracle eucharistique à Bruxelles méconnu – et son lien avec l’église Sainte-Catherine». Cet opuscule, publié sous la signature de Véronique Hargot-Deltenre par «Les Amis de Sainte-Catherine», présente de manière très détaillée le miracle eucharistique qui aurait suivi une prétendue profanation d'hosties perpétrée par des Juifs au XIVe siècle. Les vitraux de la cathédrale Saint-Michel et Gudule qui illustrent cette affaire y sont longuement commentés et illustrés. Mais l’auteur appuie sa recherche essentiellement sur les ouvrages d’auteurs anciens et manque clairement de recul critique par rapport à ceux-ci. Or la recherche historique a permis de contester sérieusement l’authenticité du miracle. En effet, même si, dès le début de l’affaire, il aurait été question d’une coloration apparue sur les hosties profanées, les premiers témoignages à cet égard apparaissent seulement trente ans plus tard (dossier établi par le doyen Jean de Saint-Géry en 1402, au nom de l’ordinaire de Cambrai) et se conforment à un schéma répété dans diverses villes d’Europe à la fin du Moyen âge. Il est particulièrement significatif que l’évêque de Cambrai, dans une sommation adressée en 1370 aux paroissiens de l’église de la Chapelle pour les forcer à restituer à la Collégiale Sainte-Gudule une partie des hosties maltraitées, ne mentionne aucunement le miracle. Quant à la culpabilité des Juifs accusés de la profanation – et qui, vraisemblablement sous la torture, auraient reconnu le sacrilège –, elle doit également être radicalement mise en doute. On sait en effet combien il était courant, à l'époque, d'accuser faussement des Juifs de profanations ou de meurtres rituels. Faut-il rappeler la lourde responsabilité historique de l’Eglise – ou du moins de certains de ses membres – dans la persécution et la mise à mort d’un nombre considérable de Juifs?

Même si l’intention, louable, de l’auteure est de nourrir la ferveur et la dévotion eucharistique, son ouvrage contribue à remettre en avant, comme parfaitement authentiques, des phénomènes hautement douteux liés à des événements qui sont, eux, malheureusement authentiques, à savoir la mise à mort, en 1370, de plusieurs Juifs bruxellois et l’expulsion d’un certain nombre de Juifs de la ville. Il faut rappeler qu’en 1977, le cardinal Joseph Suenens a fait apposer à la cathédrale de Bruxelles une plaque signalant que « … les autorités diocésaines de l’Archevêché de Malines-Bruxelles, après avoir pris connaissance des recherches historiques sur le sujet, ont attiré l’attention sur le caractère tendancieux des accusations et sur la présentation légendaire du miracle ». 
Sans doute consciente de la charge d’antisémitisme qui entoure cette affaire, Véronique Hargot tente d’en atténuer la portée, notamment dans un chapitre intitulé «Un antisémitisme dépassé». Mais sa conviction l’emporte sur la vraisemblance, et le «miracle» illustré par les vitraux de la cathédrale échappe à toute suspicion. Or, est-il vraiment «dépassé», cet antisémitisme qui tue encore aujourd’hui dans nos pays? Quelque bonnes qu’aient pu être les intentions qui ont présidé à la rédaction de ce livre, sa publication est donc gravement inopportune, car elle risque de raviver l’antique hostilité antijuive dont beaucoup de chrétiens ne sont pas débarrassés et ainsi de nourrir un antisémitisme que l’Eglise ne peut que combattre résolument."

samedi 3 août 2019

David Deutsch on "the need to preserve the legitimacy of hurting Jews, for being Jews"


Richard Landes, historien.  Extrait:
"I went to visit a twitter friend, the physicist David Deutsch [David Deutsch est un physicien israélo-britannique né à Haïfa en 1953, professeur de physique à l'université d'Oxford. Il s'est spécialisé dans le domaine de l'informatique quantique. Il est notamment connu pour l'algorithme de Deutsch-Jozsa.]. He’s writing a book about patterns of irrational thought that sabotage human creativity and progress. He has a chapter on the Jews in which identifies a pattern (he calls it “the Pattern”) concerning the Jews. The key to people’s behavior in this regard, he argues, is the need to preserve the legitimacy of hurting Jews, for being Jews. This legitimacy is much more important than actually hurting Jews. And it targets only the Jews. It is not, accordingly, either a hatred or a fear, a form of racism or prejudice in the conventional sense, even though it can lead to those feelings and attitudes. But it is actually unique. No other group can substitute for the Jews as the target whom it is legitimate to hurt. 
Now I know that I could have demanded evidence to “prove” the point (as might you of me), but I also know how vaporous the evidence for these kinds of motivations. (I think we should use scare quotes around political, or any social “science.”) Here, however, was an elegant almost mathematic formulation from a physicist, that nonetheless focused attention on what I think needs so much attention: the psychological. (Although that might be my, not his view). Still, it had an uncanny resemblance to Patterson’s point about killing. The (hopefully few) exterminationists want permission to kill; a (far more numerous) group, just wants permission to harm. They don’t even have to do it… just want it affirmed on the level of collective social emotions. 
Of course, this summary is a pale reflection of the sophistication of his thought and its implications which challenge the idea that antisemitism is a form of racism or hatred. This “Pattern,” Deutsch argues, is not merely an instance of a generic phenomena (like racism, etc.). Rather, it is
an irrational pattern of thinking about right and wrong, which targets only Jews and has no close parallels in other irrationalities or immoralities.”
(From his draft chapter which he just sent me.)
One of Deutsch’s points is that the legitimacy of harming Jews, plays a role ranging from minor to decisive in moral identity formation: “woven into the fabric of many religions, political philosophies, and national identities…”"
Lire l'article complet @ Augean Stables, le blog de Richard Landes

vendredi 2 août 2019

Journal belge évoque Gainsbourg pour dénigrer le "peuple élu" ("chouchous de Dieu") et la laideur de leur nez...


Dimitri Verhulst est un écrivain et traducteur belge flamand.  Il a publié un éditorial dans le quotidien flamand de référence De Morgen qui a provoqué l'indignation du FORUM der Joodse Organisaties, de Hans Knoop @ Joods Actueel et de Binyomin Jacobs, grand rabbin des Pays-Bas (An obscene purely anti-Semitic article published by a Belgian newspaper - Un article obscène et purement antisémite a été publié dans un quotidien belge).

Dès sa parution, une traduction a été publiée par la Plateforme Charleroi-Palestine dont la mission, comme celle de l'Association Belgo-Palestinienne Wallonie-Bruxelles, est de diffuser tout ce qui est écrit dans le monde entier contre Israël et les "sionistes". En effet les Juifs provoquent en Europe angoisse, peur, sens d'injustice, dégoût. L'indignation des honnêtes citoyens et citoyennes est immense. Cet article est l'une des manifestations de ce terrifiant mépris et de cette vieille haine.
"Il n’y a pas de terre promise. Il y a une terre volée.

En 1948, parce que Dieu a Ses favoris et qu’il sied donc que Ses élus aient leurs privilèges, les Palestiniens ont été chassés de leurs foyers au profit des petits chouchous de Dieu. Moïse l’avait bien noté, le peuple élu devait aller là et nulle part ailleurs, donc cela avait son poids, comme argument. Les Nations unies pourraient tout aussi bien abolir l’héliocentrisme. 
Serge Gainsbourg, lui-même d’une lignée d’un sang dans lequel les antisémites allaient aiguiser leurs couteaux, était laconique, à ce propos, en disant: «Être juif n’est pas une religion; pas un seul Dieu ne donnerait un nez aussi hideux à Ses créatures.»  [En fait Serge Gainsbourg n'a  pas fait référence à un nez juif hideux/laid.  La citation exacte, selon le dictionnaire des citations (Le Monde) et Ouest-France, est: "Juif, ce n'est pas une religion. Aucune religion ne fait pousser un nez comme ça" et pas "Jood-zijn is geen godsdienst; er is geen enkele God die Zijn schepsels zo’n lelijke neus zou geven", pas de nez "laid" comme l'écrit Verhulst ou nez "hideux", selon le traducteur francophone.]
Il est pénible de discuter avec des élus. Dès qu’on aborde Israël et le sort des Palestiniens, ils vous regardent comme si vous aviez souscrit personnellement à l’Holocauste, ce qui, vous concernant, est d’une inégalable absurdité et, secundo, constitue une attitude à la Calimero bien trop lisse pour vous donner envie de continuer à les opprimer. Le raisonnement est tordu: Je suis raciste parce que je dénonce le fait que 2,3 millions de Palestiniens dépendent de l’aide humanitaire et que 1,6 million d’entre eux sont sous-alimentés. Je deviens même une moitié d’Hitler quand je reste ahuri suite aux berceuses que les dirigeants mondiaux se chantent les uns aux autres, alors que, ces 17 dernières années, quelque 10 000 Palestiniens ont été assassinés.

Les balles israéliennes ne connaissent pas les dix commandements."
Lire la suite de l'article ICI et n'hésitez pas à faire un petit tour sur la Plateforme pour voir ce concentré de haine d'Israël.

jeudi 1 août 2019

Le Pape Pie XII décrivit l'aspect repoussant d'un non juif qu'il avait pris pour un juif (Max Levien)

Affiche de recrutement de la Waffen SS distribuée en Belgique.
Les lettres SS poignardent le ‘dragon judéo-bolchevique’.

Dans History Today, le Professeur Colin Schindler, analyse le nouveau livre de l'historien américain Paul Hanebrink (Rutgers University) A Specter Haunting Europe: The Myth of Judeo-Bolshevism (Un spectre qui hante l'Europe: le mythe du judéo-bolchévisme) sur la relation entre la peur du communisme et l'antisémitisme.  Ce passage relève le dégoût que l'aspect physique des Juifs (forcément immonde) inspirait et justifiait l'antisémitisme:
"Le Vatican craignait que l'athéisme à l'Est vienne à submerger la chrétienté à l'Ouest. Pie XII (r. 1939-58), personnage controversé du fait de son silence pendant l'Holocauste, en tant que Eugenio Pacelli, était nonce pontifical à Munich en 1919. Pacelli fut témoin de l'établissement de la République soviétique de Bavière - et blâma les Juifs. Dans un rapport adressé au Vatican, il décrivit son dirigeant, Max Levien, comme étant «un Russe et un Juif - pâle, sale, aux yeux drogués, à la voix rauque, vulgaire, repoussant, au visage à la fois intelligent … et sournois … le patron de cette canaille, la maîtresse de Levien, une juive et une divorcée». Comme Hanebrink l'explique, en réalité, Levien n'était pas juif, mais issu d'une vieille famille allemande établie en Russie."
"The Vatican was concerned that atheism in the East would swamp Christendom in the West. Pius XII (r. 1939-58), a controversial figure due to his silence during the Holocaust, as Eugenio Pacelli, was Papal Nuncio in Munich in 1919. Pacelli witnessed the establishment of the Bavarian Soviet Republic – and blamed the Jews. In a report to the Vatican, he described Max Levien, its leader, as ‘a Russian and a Jew – pale, dirty, with drugged eyes, hoarse voice, vulgar, repulsive, with a face that is both intelligent … and sly ... the boss of this female rabble, Levien’s mistress, a Jew and a divorcee’. As Hanebrink makes clear, Levien was not actually Jewish, but from an old German family in Russia."

Lire l'article complet @ History Today (Poisonous Ideas on Repeat. The notion that Jews were responsible for both capitalism and communism was widespread in the early 20th century.)


mardi 30 juillet 2019

L'Eglise de Belgique diffuse sans vergogne de la propagande antisémite


MàJ: Lire le communiqué du 23 mai 2018 de la Commission nationale catholique pour les relations avec le monde juif (CNCJ) à propos de cette triste affaire et qui est resté lettre morte…

Source: Facebook
"Affiches vues dans l'entrée de l'église Sainte-Catherine de Bruxelles. 
Malgré les belles proclamations de Vatican II, on continue à qualifier les Juifs de profanateurs sans aucune distance historique ou critique. 
C'est aujourd'hui, en 2019. Pas en 1942, pour ceux qui se poseraient la question."

"En octobre 1369, 16 Hosties consacrées sont volées dans leur tabernacle. En avril 1370, elles seront violemment transpercées à coups de couteaux dans une synagogue de Bruxelles: du sang en jaillira miraculeusement, sous les yeux de profanateurs [juifs] ébahis."
Massacre de Juifs:
"En mai 1370, une demi-douzaine de Juifs, habitant Bruxelles, Louvain, furent exécutés sur le bûcher, sous l'accusation de vol et de profanation du Saint-Sacrement. On sait que les biens des Juifs furent confisqués et que, dès le début, on croyait au miracle des hosties sanglantes."Wikipedia

lundi 29 juillet 2019

Espagne: Liaisons étranges entre un élu européen, le BDS et le terrorisme


C'est intéressant qu'un journal belge s'intéresse au mouvement considéré comme antisémite BDS, alors même que l'Association Belgo-Palestinienne Wallonie-Bruxelles, très respectée et subsidiée, a comme but le boycott d'Israël et n'est jamais critiquée par les médias. (Le Parlement allemand dénonce le mouvement de boycott comme étant « antisémite »)  Il convient de noter qu'un pareil mouvement soutenu massivement n'existe pas en Flandre.  Il s'agit d'un phénomène purement francophone.  Créée il y a plus de 40 ans par Pierre Galand l'Association Belgo-Palestinienne Wallonie-Bruxelles est vraisemblablement l'ONG violemment anti-Israël la plus ancienne en Europe...

"Le 10 juillet dernier, le Parlement européen accueillait Khaled Barakat, membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), une organisation reconnue comme terroriste par les Etats-Unis, l’Union européenne, le Canada et Israël. 
Cette visite a fait l’objet d’une vive controverse dans les milieux européens. Khaled Barakat était venu défendre le mouvement BDS ("boycott, désinvestissement et sanctions contre Israël") à l’invitation de Manu Pineda, un député communiste espagnol fraîchement élu au Parlement européen.

Eurodéputé et pro-BDS
Manu Pineda, connu sur Facebook sous le nom de "Manu Abu Carlos", est un activiste du BDS, qui se présente sur le réseau social en compagnie de combattants des brigades du martyr Abu Ali Mustapha, le bras armé du FPLP, lance-roquettes et fusil-mitrailleur au poing (voir photo). Parmi eux, le leader de la brigade, Abu Jamal. Manu Pineda est aussi connu pour avoir fondé Unadikum, une association soutenant la résistance armée."
Lire l'article complet @ L'Echo


jeudi 25 juillet 2019

L’AFP épinglée pour mensonges et militantisme par InfoEquitable


L'agence [AFP] est accusée d'avoir publié une dépêche "au ton très militant, déséquilibrée, tendancieuse, truffée d’inexactitudes grossières et de fake-news anti-israéliennes"

Dans un article publié mardi, le site InfoEquitable a accusé de militarisme et de manque de neutralité deux journalistes – une Palestinienne et une Française – pour un article intitulé "A cause du mur de séparation, une famille palestinienne cloîtrée dans sa maison".  
L’article relate le quotidien d’une famille palestinienne vivant à proximité de la barrière de sécurité. Une dépêche "au ton très militant, déséquilibrée, tendancieuse, truffée d’inexactitudes grossières et de fake-news anti-israéliennes", selon le site.

Ainsi, InfoEquitable accuse notamment l’AFP d’avoir utilisé le mot "mur", "plus efficace", qui "claque sec", que ce dont il s’agit en fait: "un ‘grillage sécurisé’, comme on l’apprendra plus loin au détour d’une phrase [dans la dépêche]."
Lire l'article complet @ Times of Israel

mercredi 24 juillet 2019

Israël est classé parmi les 10 pays les plus innovants par l’ONU


"Israël a été classé parmi les dix pays les plus innovants du monde par les Nations Unies, pour la première fois, a déclaré jeudi des responsables israéliens. 
Le ministère israélien des Affaires étrangères a publié une déclaration officielle, affirmant que l’indice mondial de l’innovation de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle de l’ONU, un classement annuel des pays selon leur capacité d’innovation, a classé Israël parmi les dix pays les plus innovants, sur les 129 pays. 
L’indice, qui évalue les pays à l’aide de quelque 80 indicateurs différents, a été présenté le 24 juillet à New Delhi, a indiqué l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle sur son site Web. Le classement exact ne sera présenté que lors de l’événement, a déclaré l’organisation. 
Israël progresse régulièrement sur l’échelle de l’indice: En 2016, il s’est classé 21e, en 2017, il a gagné la 17e place et en 2018, il s’est classé 11e. Cette année, c’est la première fois qu’il entre dans le top 10. 
Chaque année, l’Indice mondial de l’innovation se concentre sur un autre thème lié à l’innovation, avec pour thème  "l’avenir de l’innovation en santé" choisi en 2019."
Lire l'article complet @ Israel Valley

dimanche 21 juillet 2019

Allemagne: le gouvernement et la presse toujours plus anti-Israël et anti-Juifs


Claude Haenggli, rédacteur/traducteur, Berne, Suisse:
Ce qui se passe dans l’Allemagne d’Angela Merkel rappelle les années durant lesquelles les socialistes nationaux d’Adolphe Hitler étaient au pouvoir. Un article du magazine de gauche Der Spiegel dénonce le "lobby" juif en Allemagne au profit d’Israël. Les principaux politiciens des partis politiques au pouvoir, des démocrates-chrétiens aux Verts, en passant par les socialistes et les néo-communistes, abondent de prises de position en faveur des "Palestiniens" et de leurs organisations terroristes. Et même le représentant du ministre des affaires étrangères socialiste Heiko Maas en Palestine musulmane a laissé fleurir sur sa page internet "Germany in Ramallah" de nombreux "likes" pour des messages de haine anti-Israël et anti-Juifs. Ce représentant officiel de l’Allemagne, Christian Clages, en poste depuis août de l’an dernier, a même formulé son approbation totale pour un article qualifiant le mémorial de Yad Vashem d'outil de propagande pseudo-historique et sous-entendant que l’holocauste n‘a en réalité pas eu lieu.
Lire l'article complet @ Les Observateurs

jeudi 18 juillet 2019

Pays-Bas: Il conseille aux partis de gauche d'expulser trois Juifs


Alliance:
Un célèbre guide touristique et éditorialiste néerlandais a conseillé aux partis de gauche d'expulser trois Juifs, de peur qu'ils ne renforcent l'antisémitisme.

Jan Tervoort a donné un conseil vendredi sur Twitter au Parti travailliste néerlandais et à D66. 
Tervoort, qui a figuré dans la presse néerlandaise de grande diffusion et a été honoré en 2012 par le maire d'Amsterdam pour ses connaissances historiques, a conseillé au parti travailliste de licencier "par précaution" Ronny Naftaniel et Hanna Luden, respectivement directeurs actuels et passés du Centre d'information sur la documentation sur Israël, ou CIDI.

Il a également conseillé à D66 d'expulser Vink, un ancien membre du conseil municipal d'Amsterdam. Contrairement à Luden et à Naftaniel, Vink "n'était impliqué dans aucun groupe pro-israélien", a déclaré Hidde van Koningsveld, responsable des politiques au CIDI, à l'agence télégraphique juive.

Le tweet de Tervoort "nous rappelle une période sombre de l'histoire, lorsque des listes de Juifs ont été conservées pour les exclure de différents postes de la société", a déclaré van Koningsveld, qui a ajouté qu'il avait l'intention de déposer une plainte pénale contre Tervoort pour incitation à la haine raciale et antisémite.
Lire l'article complet @ Alliance

mercredi 17 juillet 2019

" Les juifs européens que je représente sont en voie d'extinction et finiront sans aucun doute par disparaître" (Imre Kertész)


Imre Kertész (1929-2016), écrivain hongrois, survivant des camps de concentration et lauréat du prix Nobel de littérature en 2002:
"À onze heures et demi du matin, rencontre avec l'ambassadeur d'Israël au Literaturhaus. […] C'est un homme jeune, né en 48. Il m'a demandé: À votre avis, si Herzl était encore en vie, considérerait-il que ses efforts pour la fondation d'un était juif ont abouti à un échec ou à une réussite? Lui-même était très pessimiste. On reproche à Israël de ne pas se comporter avec ses voisins comme il sied à une démocratie, mais il faut dire que ses voisins sont loin d'être des démocrates: Israël ne jouxte pas la Hollande et le Danemark. Je lui ai dit que ce n'est qu'un prétexte à l'antisémitisme; d'après lui l'antisémitisme est une tradition européenne qu'on peut presque considérer comme génétique. Je ne peux pas être d'accord avec cela, mais je dois bien admettre que je n'avais pas d'arguments décisifs à lui opposer. Il m'a semblé qu'en définitive, mon point de vue lui plaisait; les juifs européens que je représente sont en voie d'extinction et finiront sans aucun doute par disparaître à la suite des mariages mixtes et des conversions, si toutefois ils ne sont pas massacrés avant. Nous avons évoqué la terrible progression de l'islam […].  Il a dit encore qu'au début, Israël voulait éviter la "mentalité galut" et ne voulait à aucun prix arborer le masque du juif persécuté, de la "victime"; mais le passé avait rattrapé le pays et son isolement actuel avait ravivé la crainte des ghettos qu'on croyait révolue depuis longtemps, le sentiment d'être à la merci d'un environnement non juif et hostile."
L'Ultime Auberge, traduit du hongrois par Natalia Zaremba-Huzsvai et Charles Zaremba, Actes Sud, 2015, p. 159-160.

Lire également:
L'Europe Judenrein (Joel Kotkin)

mardi 16 juillet 2019

Belgique: La N-VA est un parti pro-juif qui défend aussi les Juifs vivants


Le Soir (extrait):
Ancien rédacteur en chef de la revue Joods Actueel, Michael Freilich est une des «belles prises» de la N-VA, débauchée à seulement quelques mois du scrutin.

Est-il facile d’être élu tout en affichant son identité religieuse ?
C’est trop tôt pour le dire. Par contre, ce qui me marque est que beaucoup de francophones me demandent comment il est possible que la N-VA ait un député juif. Certaines personnes sont vraiment conditionnées par le fait que ce serait un parti raciste. On oublie que la N-VA est pro-juif. Elle est la seule à écouter les deux parties dans le conflit israélo-palestinien. Jan Jambon a débloqué 4 millions d’euros pour renforcer la protection des écoles juives et des synagogues. Le PS et Ecolo sont très bien pour les Juifs qui sont morts, se rappeler de la Shoah, tout ça. Mais pour les Juifs qui sont en vie, nos amis qui se défendent en Israël, ils ont beaucoup moins de respect. La N-VA défend aussi les Juifs vivants.
Lire l'interview @ Le Soir (réservée aux abonnés)

samedi 13 juillet 2019

Article anti-Juif d'un professeur d'université portugais (Pedro Arroja)

A propos de l'économiste Pedro Arroja:
- Notable portugais: pour un Juif les non-Juifs sont des 'bâtards' 
- Un intellectuel portugais juif ne peut pas être secrétaire d'état à la Culture 
- Pedro Arroja: la culture juive est une culture d'agitateurs porteuse de violence 
- Pedro Arroja: le ghetto est un mythe de la propagande juive 
- Greenspan et Bernanke prouveraient l’existence du lobby juif selon l’économiste Pedro Arroja

Cet article (traduit du Portugais) intitulé "Excellence" a été posté par le professeur d'économie et commentateur à Porto Canal Pedro Arroja (voir sa bio @ Wikipedia) sur le blog Portugal Contemporâneo:
Après une série de cinq articles que j'ai écrits précédemment sur le thème de l'"Autorité", je vais maintenant diviser la culture judéo-chrétienne (essentiellement située en Europe occidentale et dans les Amériques) en trois sous-cultures:

(i) le judaïsme
(ii) le christianisme catholique (le vrai christianisme)
(iii) le christianisme protestant (qui est un mélange de christianisme et de judaïsme)

dans le but de poser quelques questions et proposer des réponses.

Première question: laquelle des trois sous-cultures produit les meilleurs juristes?

C'est le judaïsme. Ce sont d'excellents juristes. Pour eux, Dieu est dans les lois - 613 lois constituent la dénommée loi de Moïse. Ca fait des milliers d'années qu'ils étudient les lois, les apprennent par cœur et les interprètent.  Ce sont des juristes hors pair. Les lois sont leur vie.

Et quels sont les pires?

Ceux de culture catholique. Le Christ a réduit les 613 lois des Juifs à une seule, que chacun peut interpréter par lui-même. Il n'y a pas de tradition juridique dans le catholicisme. Dans le vrai christianisme, il n'y a pas de place pour les juristes. Ils ne servent à rien.

Le christianisme protestant occupe une place intermédiaire, produisant de bons juristes, meilleurs que ceux de culture catholique, mais pas aussi excellents que ceux de culture juive.

Des trois cultures, laquelle produit les meilleurs économistes?

Encore une fois ceux issus de la culture juive. Ce sont des spécialistes dans l'utilisation des lois pour promouvoir le gain privé. En fin de compte, ce sont eux, parce qu'ils sont les meilleurs juristes qui interprètent les lois comme ça les arrange et presque toujours à leur propre avantage.

C’est ce qui irritait le Christ chez les pharisiens et l'amena à les traiter d'hypocrites, de tombeaux blanchis à la chaux, de race de vipères, etc.

Et quels sont les pires économistes?

Ceux de culture catholique et pour la même raison. Ils sont notoirement mauvais dans l'application  des lois à leur avantage personnel (en général, ils se font attraper). Ils n'ont aucune tradition juridique.

Ceux de culture chrétienne protestante, celle-ci étant un mélange de judaïsme et de christianisme, occupent une place intermédiaire dans ce ranking.

En ce qui concerne les économistes, contrairement à ce qui se passe avec les juristes, il est possible d’apporter des paramètres quantitatifs aux conclusions précédentes.

Parmi les prix Nobel d'économie (voir ici), il n'y en a pas un seul de pays de culture catholique (Portugal, Espagne, Italie, Amérique latine). De temps en temps, un nom latin apparaît, comme celui de Franco Modigliani, mais il s'agit d'un Américain d'origine italienne.

La plupart sont issus de la culture du christianisme protestant. Le fait saillant est qu’environ 30% sont des Juifs (principalement des Américains), bien que ceux-ci ne représentent que 3% de la population américaine et moins de 0,5% de la population mondiale. Les Juifs sont clairement surreprésentés parmi les meilleurs économistes du monde.
Le moment est donc venu de s'interroger.  La culture catholique produit des hommes excellents en quoi?

Elle donne d'excellents parents, d'excellents prêtres, d'excellents enseignants, d'excellents missionnaires, d'excellents médecins, d'excellentes autorités personnelles. Les hommes de la culture catholique (les femmes encore plus) sont excellents dans la connaissance des gens. En un mot, ils sont excellents dans la science de l'humanité.

Voir également
- La Shoah, juste "un massacre"? (Portugal) 
- Une caricature antisémite portugaise fait scandale aux États-Unis (mais pas au Portugal)
- Eurovision: "Qui tue qui?" a chanté le candidat portugais 
- Parodie de l'Holocauste au défilé des étudiants de l'Université de Coimbra 
- Portugal: un hôpital psychiatrique incite à la haine d'Israël
- Lauréat belge du concours négationniste de caricatures de Téhéran primé au Portugal 


jeudi 11 juillet 2019

UK: Un documentaire relance les accusations d'antisémitisme dans le Labour

Une vidéo de 8 minutes (ci-dessous) résume l'essentiel des points abordés par Panorama (photo Jeremy Corbyn et Jennie Formby).  Il conviendrait de noter le rôle déterminant des femmes dans ce scandale, notamment celui de Formby…  Une certaine Kayla Bibby n'hésita pas à publier cette image reprise d'un site nazi et fut défendue par Thomas Gardiner...



"Un documentaire de la BBC diffusé mercredi soir a relancé les accusations d'antisémitisme au sein du Labour, principal parti d'opposition britannique, de hauts responsables du parti étant accusés d'ingérence dans la gestion des affaires d'antisémitisme.

L'équipe chargée de gérer les conflits au sein du Labour est censée fonctionner indépendamment des structures politiques du parti, y compris du bureau du leader, Jeremy Corbyn. 
Mais Sam Matthews, ancien responsable des conflits du parti, a déclaré à l'émission Panorama de la BBC qu'il avait considéré comme un «ordre» un email envoyé en mars 2018 par Seumas Milne, responsable de la communication du leader du parti travailliste, dans lequel celui-ci réclamait de revoir la manière dont les plaintes étaient traitées.
La secrétaire générale du parti, Jennie Formby, est aussi accusée d'ingérence dans le processus disciplinaire. 
Le Labour a nié toute ingérence et a reproché à la BBC son traitement «injuste» et «déséquilibré» du sujet. […]

Pour son émission, la BBC a interviewé huit anciens responsables travaillistes - dont sept ont travaillé au sein du département chargé des plaintes et des conflits du parti. 
Le documentaire laisse aussi la parole à des membres du parti travailliste de confession juive qui témoignent des insultes qui leur ont été adressés. 
Selon l'émission, plus d'un millier de plaintes pour antisémitisme s'accumulaient au printemps, et seulement 15 personnes avaient été exclues. Interrogé à ce sujet, Andrew Gwynne, chargé des communautés au sein du Labour, a expliqué qu'il y avait «beaucoup d'affaires en cours» et que certaines personnes qui faisaient l'objet d'une enquête avaient choisi de quitter le parti de leur plein gré. 
Réagissant mercredi soir, le Jewish Labour Movement, qui représente les juifs au sein du parti, a estimé qu' «après avoir vu ce programme, personne ne peut douter que le Parti travailliste soit institutionnellement raciste envers les Juifs». 
Le JLM a espéré que «des mesures soient prises», comme des suspensions ou des exclusions du parti, envers ceux reconnus responsables d'actes répréhensibles."
Lire l'article complet @ Le Figaro avec AFP

mardi 9 juillet 2019

Juifs de Belgique: "Discrets, paisibles et numériquement insignifiants"


Nicolas Zomersztajn, rédacteur en chef de Regards, magazine du Centre Communautaire Laïc Juif (CCLJ):
"[…] Discrets, paisibles et numériquement insignifiants, les Juifs de Belgique semblent coincés dans l’angle mort des démocrates. Devraient-ils porter une étoile jaune sur le revers de leur veste pour qu’on les remarque et qu’on prenne en considération leur désarroi? Ou alors manifester violemment en cassant tout sur leur passage? Non, ils ne feront ni l’un ni l’autre. Les Juifs de Belgique sont pacifiques et inoffensifs: ils n’ont jamais posé, et ne posent pas de problèmes à la société. Paradoxalement, c’est bien cela leur problème. Comme ils sont paisibles et que leur poids électoral est nul, il est donc aisé de ne pas tenir compte des signaux de détresse qu’ils envoient aux autorités belges. Et à cause de la progression dans certains milieux académiques, associatifs et politiques d’une rhétorique antiraciste «indigène» qui fait des Juifs les «chouchous» de la domination blanche sur les minorités postcoloniales, il est de bon ton de balayer d’un revers de manche l’antisémitisme de ces nouveaux «damnés de la terre». S’il s'exprime dans la langue de l’antisionisme et au nom de la sacro-sainte cause palestinienne, ce n’est même plus la peine de s’y attarder.

Face à ce classement sans suite, les Juifs sont inquiets, car ils ont conscience que leur destin est étroitement lié à la bonne santé de la démocratie et de l’Etat de droit. Lorsque ces derniers s’affaiblissent en faisant notamment preuve de complaisance envers l’antisémitisme, ils protègent mal les Juifs, la plus infime et la plus ancienne des minorités de ce pays. L’affaire du cafetier de Saint-Nicolas et son dénouement illustrent à nouveau la fragilité des Juifs de Belgique face à des autorités ne prenant pas la mesure de ce qu’ils subissent."
Lire l'article complet @ Regards

Christophe Guilluy, géographe et essayiste qui a théorisé l'idée d'une France périphérique:
"La société multiculturelle est profondément paranoïaque et le séparatisme s'inscrit naturellement en mouvement de fond des sociétés inégalitaires multiculturelles. Tout le monde pense être victime de tout le monde, mais il n'y aura jamais de satisfaction générale. Dans un monde où l'autre ne devient pas soi, on a besoin de savoir combien va être «l'autre». La question du rapport entre majorité et minorités joue à plein. Pourquoi? L'histoire juive est éclairante: quand on est minoritaires, on dépend de la bienveillance de la majorité."
Lire l'interview complète @ Le Point

Jean-Claude Milner, linguiste, philosophe et essayiste:
"Tout ce qu'il y a à comprendre, c'est que les Juifs n'intéressent plus personne en Europe. Même pas ceux qui se livrent, chaque jour plus ouvertement, aux pratiques et déclarations anti-juives. L'antijudaïsme moderne est devenu la forme naturelle de l'indifférence; la persécution, la forme naturelle du désoeuvrement; le déni de l'antijudaïsme et de la persécution, la forme naturelle de l'opinion raisonnable.

Il est opportun que le contretemps cesse. Le premier devoir des Juifs, ce n'est pas, comme l'imaginait Herzl, de délivrer l'Europe des Juifs. Le premier devoir des Juifs, c'est de se délivrer de l'Europe."
Les penchants criminels de l'Europe démocratique, Verdier, 2003, p.p. 129-130

Pierre Manent, philosophe:
"Le peuple juif, en revenant en Israël, a accompli sa "sortie d'Europe". Je veux dire: grâce au rétablissement de son État, il a cessé d'être dépendant spirituellement des nations européennes dans lesquelles il vivait ou vit encore. C'est l'issue d'une très longue séquence historique. Ce n'est pas seulement la conséquence de la destruction des Juifs d'Europe; c'est aussi la suite de l'effacement de soi auquel les nations européennes travaillent depuis vingt ans avec un zèle qui étonne. Étant ainsi "sorti d'Europe", le peuple juif invite l'Europe à dire son nom. Il lui demande son nom."
La raison des Nations, Gallimard, 2006,  p. 96.


vendredi 5 juillet 2019

Le successeur de Federica Mogherini: une mauvaise nouvelle pour Israël


The Times of Israel:
Les responsables israéliens suivent avec méfiance la passation de fonctions à l’Union européenne, où quelqu’un qui a récemment lancé l’idée d’une reconnaissance unilatérale de l’État palestinien et qui a exprimé son ferme soutien à l’Iran a été désigné comme prochain responsable de sa politique étrangère.  
Le Conseil européen a désigné mardi le ministre espagnol des Affaires étrangères, Josep Borrell Fontelles, membre du Parti socialiste ouvrier espagnol [PSOE] au pouvoir dans le pays, comme premier diplomate de l’UE. […]

En revanche, Borrell, un homme d’État expérimenté qui fait de la politique depuis 1993, est considéré comme très critique envers Israël. 
«Des temps plus difficiles [sont] à venir entre l’UE et Israël, je le crains», a tweeté Bas Belder, un membre néerlandais du Parlement européen et grand défenseur pro-Israël.

«Ce ne sera pas du gâteau avec lui», a déclaré un diplomate israélien, s’exprimant sous couvert d’anonymat car il n’était pas autorisé à en discuter avec la presse.

Lorsque Borrell a été nommé ministre des Affaires étrangères de l’Espagne l’année dernière, il est rapidement devenu un ardent défenseur de la reconnaissance d’un État palestinien.

«Il est évident que la situation en Palestine ne doit pas continuer telle qu’elle est», a déclaré M. Borrell en septembre 2018. «Si l’UE n’est pas en mesure de parvenir à une décision unanime, alors chacun à sa façon», a-t-il déclaré, indiquant que Madrid envisagerait de reconnaître unilatéralement l’État palestinien. […]

Dans un éditorial cinglant du 18 mai 2018, le ministre des Affaires étrangères a condamné Israël pour sa réponse aux émeutes à la frontière de Gaza quatre jours auparavant, qui coïncidait avec le 70e anniversaire de la création de l’État d’Israël et l’ouverture de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem. 

Ces célébrations ont été «couvertes de sang car ce lundi noir reflète la déshumanisation des Palestiniens par une grande partie de la classe politique et de la société israéliennes», a-t-il écrit dans Republica. […] 
Dans l’article de Republica, Borrell dénonce les campagnes militaires israéliennes contre le Hamas à Gaza comme de «terribles bombardements» et dénonce «l’arrogance guerrière» de Netanyahu. 
Critique virulent du président américain Donald Trump, le nouveau chef de la politique étrangère de l’UE est également critiqué pour ses positions pro-iraniennes. En février, par exemple, il a envoyé sur Twitter un message de félicitations et sans aucune critique à l’occasion du 40e anniversaire de la Révolution islamique. […]

Mais, comme beaucoup de politiciens européens qui avaient autrefois de la sympathie pour Israël, «quelque part en cours de route, il est devenu très critique», a dit l’officiel israélien.

Lire l'article complet

Karim Sadjadpour:
The long-standing divide between the US and Europe on Iran is summarized in this sentence from the European Union’s new foreign policy chief, Josep Borrell: “Iran wants to wipe out Israel; nothing new about that. You have to live with it."

jeudi 4 juillet 2019

L'Holocauste et ce qui est arrivé aux valeurs européennes (Imre Kertész)

Imre Kertész (1929-2016), écrivain hongrois, survivant des camps de concentration et lauréat du prix Nobel de littérature en 2002:

Auschwitz: juifs prêts à être gazés
"L'originalité de l'Holocauste (au sens où il a été une culture) ne vient pas du fait que Mme Schwarcz a subi un préjudice ou que sa famille a été anéantie.  Tout cela est tragique, mais ceux qui relativisent l'Holocauste ont raison de dire que d'autres peuples ont aussi connu des génocides.  Je dirais même que le plus important n'est pas ce qui a frappé les juifs, mais ce qui est arrivé aux valeurs européennes.  En effet, la révélation de l'Holocauste, c'est que la crise des valeurs a abouti à la révocation définitive de celles-ci.  Le révélation du Sinaï a perdu sa validité avec l'accomplissement d'Auschwitz.  Tenter de voiler l'entrée en vigueur du chaos ou, si l'on préfère, de l'apocalypse, en partie par lâcheté, en partie par sentiment de culpabilité, n'a pas de sens."
Imre Kertész, Sauvegarde, Journal 2001-2003, traduit du hongrois par Natalia Zaremba-Huzsvai et Charles Zaremba, Actes Sud, 2012, p.63.

Lire également (Imre Kertész):
- L'Europe baisse le pouce en ce qui concerne les juifs
- "J'assiste pour la première fois dans toute sa splendeur à la désignation d'un bouc émissaire"
- Hitler divisa "le monde entre ceux qui tuent et ceux qui sont tués ou destinés à être tués"
Ghetto de Varsovie

mercredi 3 juillet 2019

UK: Le romancier Richard Zimler rejeté par deux organisations culturelles en raison de sa foi


"Just asking about my religious affiliation struck me as outrageous." (Richard Zimler)

Richard Zimler a fait preuve de beaucoup de courage en dévoilant que, dans le monde culturel, on n'a pas voulu de lui parce qu'il est juif.

Richard Zimler:
"I have never met antisemitism in Britain... until now" 
The acclaimed novelist on being rejected by two cultural organisations because of his faith

I have been publishing my novels in the UK since 1998, when my first book, The Last Kabbalist of Lisbon, became a surprise bestseller. 
I generally come to Britain from my home in Portugal whenever a new work of mine is released to give talks at bookshops, libraries and literary festivals. My publisher’s attempts to interest event organisers in me aren’t always successful, of course. But this year, for the first time, I have been turned down for being Jewish. A little context. Peter Owen Publishers launched my new novel, The Gospel According to Lazarus, in mid-April. An old friend of mine who is a part-time book publicist began trying to set up events for me three months earlier.

In early March, he called and confessed – in a distressed tone I’d never heard before – that he had just been turned down by two cultural organisations that had previously shown enthusiasm for hosting an event with me. “They asked me if you were Jewish, and the moment I said you were, they lost all interest,” he said. “They even stopped replying to my emails and returning my phone messages.” 
I’ll call my publicist John as he prefers to remain anonymous. He has also asked me to refrain from identifying the organisations that reacted negatively to my being Jewish. John told me that the final conversations he had with the two event co-ordinators convinced him that they weren’t antisemitic themselves but they feared a backlash – protests by their members and others – if they extended an invitation to a Jewish writer.

After our phone conversation, I was deeply shocked and upset. Facing discrimination is always unpleasant and infuriating and I never expected that my career in the UK would be prejudiced by my being Jewish. It made Britain seem like a place I didn’t know and maybe never knew. Even just asking about my religious affiliation struck me as outrageous. The situation seemed particularly ironic because I have long endeavoured in my novels to give voice to people who have been systematically silenced by prejudice and bigotry. Obviously, I do not believe that anyone benefits when writers are censored for their ethnicity or faith."
Lire l'article complet @ The Guardian

lundi 1 juillet 2019

U.K.: Le Parti Travailliste pue l'antisémitisme à tous les niveaux


Rod Liddle, éditorialiste @ The Times et The Spectator:

"Unless you’re anti‑semitic, walk away from Labour — it stinks from top to bottom" (À moins que vous ne soyez antisémite, quittez le parti travailliste - ça pue à tous les étages)
"[…] That [Chris] Williamson is anti-semitic I have no doubt. But compared with Jeremy Corbyn he is an exemplar of anti-racist progressivism. The Labour leader has called the genocidal and anti-semitic terrorists of Hezbollah and Hamas his “friends”. 
He has been photographed giving the salute of the virulently anti-semitic Muslim Brotherhood. He has laid a wreath on the grave of a Palestinian terrorist who murdered innocent Jewish athletes. He has approved of a grotesquely anti-semitic mural, suggested that British Jews don’t understand irony (for which he is being sued) and written a foreword to a deeply anti-semitic book, which he described as “brilliant”. 
There have been no real explanations for any of this stuff other than that Grandpa didn’t know what the hell he was doing: the tried and trusted “Hey, sheesh, I’m a moron, me!” defence, his only recourse. If it had been on only one occasion, that defence might well have washed, given what we know about Corbyn’s pygmy intellect. But time and time again? 
A few weeks ago an appalling woman called Lisa Forbes was elected Labour MP for Peterborough on the back of a sizeable Muslim vote. She had expressed her great approval of anti-semitic comments on a social media site. Theresa May had a “Zionist slave masters agenda”, apparently, while someone else wondered why Palestinians didn’t stab more Jews. Forbes did not just like this horrible thread. She wrote: “I have enjoyed reading this thread so much.” And there she is, in parliament, unsuspended and described by Grandpa as an “anti-racist”. 
So, you Labour MPs, why have a go at Williamson? He is the least of your worries. Your party members habitually espouse anti-semitism. This is partly because, in their benighted adolescent leftism, they sign up to the important tenets of it: Jews behind capitalism, Jews behind the evil press, Jews running everything. And it is partly because — as they have discovered, to their great satisfaction — in some parts of the country it is a pretty powerful vote-winner. 
And it was for suggesting precisely this, incidentally, that I was suspended from the party three years ago. A glad and happy day, that was. Like the Labour MPs who signed that statement, I was deluded for too long and should have got out of my own volition."
Lire l'article complet @ The Times

mercredi 26 juin 2019

L'Europe Judenrein (Joel Kotkin)

Sur ce sujet consulter également:
- Le Parlement européen reconnaît "le déclin inquiétant de la population juive en Europe"
- L'Europe n’a ni les moyens ni le courage de défendre les Juifs ou d’arbitrer en leur faveur
- Interview du sociologue Danny Trom "Vers une Europe judenrein?" @ Akadem
- Conversation entre Jeffrey Goldberg, rédacteur en chef de The Atlantic, et Leon Wieseltier, auteur et journaliste, "Should the Jews Leave Europe?" (début de la vidéo)

Pendant des millénaires, l’Europe fut le centre de vie de la diaspora, mais au fur et à mesure que les Juifs continuent de fuir le continent, à la fin du siècle, tout ce qui restera est un cimetière juif.

Joel Kotkin:
Last month the German commissioner for “Jewish Life in Germany and the Fight Against Antisemitism” used his impressively titled office to advise German Jews against wearing kipahs in public. The commissioner’s response to a surge of anti-Semitic violence in his country was a sheepish acknowledgment that Germany is once again a dangerous country for Jews. And as Germany goes, so goes Europe. For millennia, following the destruction of the Second Temple and the beginning of the diaspora, Europe was home to the majority of the world’s Jews. That chapter of history is over. The continent is fast becoming a land of Jewish ghost towns and graveyards where the few remaining Jews must either accept an embattled existence or else are preparing to leave. 
In his earliest speeches Adolf Hitler made clear that his primary mission was to make Germany, and then all Europe, judenrein—free of Jews. He failed only because of the Allied victory but today, slowly, inexorably and, for the most part, legally and largely unconsciously, Europe is fulfilling the Nazi aspiration. It is not only in Germany but in England, France, Hungary and elsewhere across the continent, that the many forms of European anti-Semitism—far right, left-wing anti-imperialist, and Islamist—are not only multiplying but moving closer toward controlling the official levers of power. […]

France, with the largest European Jewish population, has been sustained largely by the mass migration from North Africa. But it still has fewer Jews than it did in 1939 and seems destined to continue shrinking. Eastern Europe, the center of the Jewish world in 1939 with its 8 million Jews, has less than 400,000 today. Germany, home to 500,000 Jews in 1933, now has as little as a third of that, with most originally refugees from Eastern Europe. Fewer than 15,000 of the Jews living in Germany today can trace their roots to the pre-Nazi era.  
In much of Europe, the artifices of Jewish life are being reduced to historical relics. The great capital city of Vienna, chosen home of Sigmund Freud, Gustav Mahler, Theodore Herzl, and Billy Wilder as well as the birthplace of Arnold Schonberg, was home to over 200,000 Jews in 1923. Today there are barely 10,000 among Vienna’s 1.7 million residents, many of them refugees from the old Soviet bloc. […]

Ironically, Orban is far more pro-Israel than European leaders widely celebrated as standard bearers of the liberal international order, like France’s Emmanuel Macron or Germany’s Angela Merkel. He is close to Prime Minister Netanyahu and maintains particularly strong ties to the Hasidic Jews of Budapest’s thriving Chabad community. Orban’s regime has also made Holocaust denial illegal, established an official Holocaust Remembrance Day, and refused to cooperate with the anti-Semitic, far right Jobbik party.
Lire l'article complet @ Tablet Magazine

lundi 24 juin 2019

La Shoah, juste "un massacre"? (Portugal)


Contexte:
Une caricature antisémite portugaise fait scandale aux États-Unis (mais pas au Portugal)

Le caricaturiste portugais António Antunes Moreira a été interrogé par Libération et fait cette déclaration qui est absolument banale au Portugal:
"En 1983, une grosse pression avait été mise, sans succès, pour que je ne reçoive pas un grand prix de presse à Montréal pour un pastiche d’une photo célèbre du ghetto de Varsovie. J’avais remplacé sur mon dessin les Allemands par des militaires israéliens et les enfants juifs par des petits Palestiniens. Le Jerusalem Post a ressorti ce dessin pour dire que je suis antisémite depuis longtemps. Mais ce cartoon avait été publié pour parler du massacre de Sabra et Chatila. Je n’aime pas les massacres, c’est mon problème."
Précision, le massacre de Sabra et Chatila n'a pas été perpétré par des Juifs. "Du 16 au 18 septembre 1982 des réfugiés palestiniens étaient massacrés par des milices chrétiennes dans la banlieue de Beyrouth." (Le Figaro)
"Tout commence par un assassinat. Le 14 septembre 1982 le président nouvellement élu, Bachir Gemayel -chef des Forces libanaises, milices chrétiennes-, est tué dans un attentat. Deux jours après, par vengeance, débute le massacre de civils palestiniens dans deux camps de réfugiés -Sabra et Chatila- dans la banlieue de Beyrouth. Il est perpétré par des miliciens chrétiens (les Phalangistes) et se poursuit jusqu'au 18 septembre au matin. Mais ce n'est que le 19 septembre que le monde apprend l'affreuse tuerie -méthodique, qui n'a épargné personne: hommes, femmes, enfants, animaux."

dimanche 23 juin 2019

Carl Schmitt and Martin Heidegger - Sedentary Revolutionaries: Two Academics Who Joined the Nazi Party


Jaspreet Singh Boparai


Carl Schmitt (1888–1985) and Martin Heidegger (1889–1976), two of the most prominent German thinkers of the twentieth century, became members of the Nazi Party in 1933, and briefly held positions of some prominence after Adolf Hitler became Chancellor of Germany. Heidegger spent just over a year as Rector of the University of Freiburg (1933–1934); Schmitt spent the years 1933 to 1936 as the “Crown Jurist of the Third Reich” whilst teaching law in Berlin. After the end of the Second World War, neither man publicly explained or apologised for his earlier political activities.

In spite of his close association with Nazism, Heidegger’s reputation as one of the twentieth century’s preeminent thinkers has never faded: he ranks with Ludwig Wittgenstein (1889–1951) as one of the most influential philosophers since Nietzsche, and he has enjoyed particularly widespread admiration in France; prominent thinkers including Jean-Paul Sartre (1905–1980), Maurice Merleau-Ponty (1908–1961), and Jacques Derrida (1930–2004) have all learnt from (and struggled with) Heidegger’s notoriously difficult oeuvre.

Schmitt’s work, on the other hand, fell into relative eclipse after the war. But his essays on legal and political theory have grown steadily in popularity over the past half-century. Almost all of his important work is now available in English, and has enjoyed renewed attention with the rise of populist political movements in America and across Europe. In the Anglosphere, Schmitt’s most important current champion is probably Adrian Vermeule, a law professor at Harvard who converted to Catholicism in 2016 and has recently become an unlikely Twitter celebrity with his sardonic attacks on liberalism. […]  
Schmitt’s and Heidegger’s activities in the 1930s are often excused on the grounds that these unworldly professors joined the Nazi Party out of naivety, academic careerism, or complete miscalculation. They grew up in a world where suspicion of Jews was commonplace, it is said, and never found occasion to reflect seriously on their own prejudices or paranoia. Such explanations are unsatisfactory. Still, Nazism was only one of several contemporary movements informed by (or based on) overtly antisemitic doctrines. It does not fully explain Schmitt’s or Heidegger’s ideas or political choices. 
Antisemitism attributes to Jews extraordinary power, influence, and wickedness. Over the centuries, its tropes have been adapted to scapegoat Jews for a wide variety of problems, from localised outbreaks of illness to economic depressions and international wars. The politicised variant that flourished in Europe during the late nineteenth and early twentieth centuries began in the wake of the revolutions of 1848, and intensified with the French defeat in the Franco-Prussian War (1870–1871). The central preoccupation at this time was Jews’ perceived predominance in banking, commerce, and industry.

The most influential antisemitic political theorist during this period was Charles Maurras (1868–1952), a French poet and literary journalist best known in the English-speaking world for his influence on T.S. Eliot. 
Lire l'article complet @ Quillette

jeudi 20 juin 2019

Antisémitisme: citation de Voltaire inventée... son auteur est un néonazi américain


"Comme les mafieux lavent leur argent sale pour s'offrir une belle image en société, les antisémites et autres racistes utilisent le même procédé pour leurs citations nauséabondes en les lavant de leurs origines trop révélatrices de leur réel contenu, et leur apportant le cautionnement d'un grand philosophe. Que peut-on faire pour laver à son tour la mémoire de Voltaire de ces fausses citations mal intentionnellement attribuées?" (Ludwig B. @ Hoax Buster)

 LPH Info:
La parole antisémite se libère également aux Etats-Unis, y compris dans le monde hollywoodien. Le célèbre acteur américain John Cusack en est le dernier exemple.
Le héros de High Fidelity, des Ailes de l’Enfer, de Dans la Peau de John Malkovich, du Maître du Jeu et de tant d’autres films à succès a publié un twitt ouvertement antisémite, titré "Follow the money".  ("Suivez l’argent"): on y voit une main sur laquelle figure une étoile de David bleue, écrasant une groupe de personnes, et accompagnée de la légende: "Pour savoir qui vous domine, cherchez qui vous n’avez pas le droit de critiquer! " 
Cette phrase faussement attribuée à Voltaire a en fait pour auteur Kevin Alfred Strom, un néonazi et négationniste américain. 
Les réactions n’ont pas tardé à pleuvoir par milliers et John Cusack a retiré son twitt, mais trop tard pour endiguer la polémique. Pour s’en sortir, de manière très maladroite, l’acteur a d’abord évoqué  "une erreur technique de son ordinateur qui aurait introduit ce twitt" (sic), puis il a dit qu’il pensait qu’il s’agissait d’un message pro-palestinien et non antisémite! Il s’est encore fourvoyé et enfoncé en indiquant avoir rapidement retiré ce twitt "qui offense à la fois les Juifs et les Palestiniens"!!! la suite

John Cusack a fini par représenter des excuses et reconnaître que c'est bien lui qui avait twitté la phrase antisémite.


Repris du site Hoax Buster:

Sur son site, Kevin Alfred Strom revendique la paternité de la citation et précise qu'elle est souvent déformée
http://www.kevinalfredstrom.com/2009/01/im-often-misquoted/
Wikipedia: Misattributed and misquoted quotation

Ce n'est pas étonnant que l'académicien belge Jean Bricmont cite cette phrase du néo-Nazi américain, la prenant pour une vraie phrase de Voltaire…

Ludwig B:
"Le 10 Janvier 2014, dans l’émission "Ce soir ou jamais" présentée par Frédéric Taddeï sur France 2 s’est tenu un débat sur l’humoriste controversé Dieudonné.

Dans le dernier tiers de l’émission il y a eu un échange au sujet de la phrase suivante de Voltaire: "Pour savoir qui vous dirige vraiment il suffit de regarder ceux que vous ne pouvez pas critiquer". 
Ambiance : 
Jean Bricmont : Il y a une phrase de Voltaire que de plus en plus de gens répètent et si j’étais vous, je ferais attention à ça, ils disent "si vous voulez savoir qui a réellement le pouvoir, demandez-vous de qui on ne peut pas parler"
(silence)… sans commentaire!
Brouhaha général
Jean-François Kahn: Cela dit ça, c’est une phrase antisémite!
Rihan-Cypel : Oui!
Jean Bricmont : Pourquoi elle est antisémite?
Jean-François Kahn : Bah vous savez pourquoi… (rire de fond) … alors là faut pas quand même faire un dessin …ha ha ha.
Jean Bricmont : Mais je dis simplement qu’elle n’était pas antisémite chez Voltaire." 
A la lumière de ce qui est écrit on comprend mieux et réellement ce qui se cache derrière cette citation.