jeudi 26 mars 2009

L'ambassade d'Israël à Londres conteste les méthodes du quotidien The Guardian

"Leur méthodologie pose problème. Ils ne sont pas allés dans la bande de Gaza avec un esprit ouvert. Leur intention était d’instruire un procès à charge d’Israël. Ils voulaient étayer la thèse qu'Israël avait commis de crimes de guerre et il leur fallait revenir avec des éléments de preuve à juxtaposer aux formules choc d’Amnesty et d’autres associations de droits de l'homme." (Lior Ben-Dor, porte-parole de l'ambassade d'Israël à Londres)

Traduction libre d'un article de Jonny Paul repris du site du Jerusalem Post

"L'ambassade d'Israël à Londres conteste la méthodologie et les motivations du quotidien The Guardian qui a, en deux jours, publié trois articles et un éditorial attaquant Israël et l'accusant d'avoir commis des "crimes de guerre".

Lundi, le journal a accusé Israël d'avoir délibérément tiré sur du personnel médical palestinien et d’avoir tué de manière indiscriminée des civils palestiniens en utilisant des drones. Mardi, un éditorial et un autre article accusaient Israël d'avoir utilisé des civils comme boucliers humains.

Le porte-parole de l'ambassade, Lior Ben-Dor, a confié au Jerusalem Post qu'un des auteurs de l’article paru mardi, Julian Borger, l’avait appelé vendredi pour avoir des précisions, mais qu’il avait compris au cours de l’entretien qu’il se trouvait devant un "fait accompli" [en français dans le texte], que l’article avait déjà était rédigé, les conclusions tirées et que le journaliste, en l'interrogeant, voulait "créer l’illusion d’une fausse impartialité".

Julian Borger indiqua à Lior Ben-Dor qu’il avait au préalable contacté le porte-parole de Tsahal, à Jérusalem, mais qu’on lui avait dit que l’enquête, étant toujours en cours, il n’y aurait pas de commentaires. (…)

"Le sentiment global était que l'article avait déjà été bouclé et qu’ils voulaient juste ajouter une ou deux phrases venant du côté israélien", dit-il.

Il a également remis en question la méthodologie et les intentions du Guardian.

"Leur méthodologie pose problème. Ils ne sont pas allés dans la bande de Gaza avec un esprit ouvert. Leur intention était d’instruire un procès à charge d’Israël. Ils voulaient étayer la thèse qu'Israël avait commis de crimes de guerre et il leur fallait revenir avec des éléments de preuve à juxtaposer aux formules choc d’Amnesty et d’autres associations de droits de l'homme."

Lior Ben Dor ajouta que tous les témoignages venant de Gaza sont sujets à caution vu que les Gazaouis ne peuvent pas s’exprimer librement car ils risquent leur vie

"Nous connaissons le cas de beaucoup de personnes qui ont dénoncé le Hamas et à qui on a refusé de l’aide humanitaire, qui ont été torturées, voire tuées", ajouta-t-il.

"Le reportage terminé, Clancy Chassay [le journaliste du Guardian qui a signé les articles] rentrera chez lui à Londres, mais les Gazouis doivent tenir compte du Hamas."

Citant l'éditorial du Guardian de mardi, Lior Ben-Dor a déclaré que le Guardian reconnaît que les tirs de roquettes sur Israël sont aussi un crime de guerre :

"Il n'est pas question de nier que le Hamas et d’autres groupes militants à Gaza sont coupables. Lancer des roquettes à l’aveugle sur des civils dans le sud d'Israël est aussi un crime de guerre", est-il indiqué dans l’éditorial paru mardi.

Mais Lior Ben-Dor observe: "L’éditorial admet les faits, mais comment se fait-il qu’ils n’argumentent pas que lancer des roquettes et des mortiers contre des centres urbains est un crime de guerre ? Ils auraient pu se rendre à Ashkelon ou à Beersheba pour recueillir le témoignage de civils visés par le Hamas. Dans l’éditorial, ils auraient pu consacrer au moins un paragraphe, au lieu d’une seule phrase, aux crimes du Hamas. En une seule phrase, ils essayent de créer une impression d’impartialité, mais personne n’est dupe.

"Ils auraient pu aller recueillir le témoignage d’habitants de Gaza, qui auraient pu dire que leurs maisons servaient de rampe de lancement, ou que les résidents de Gaza étaient utilisés comme des boucliers humains, comme l’a fait Lorenzo Cremonesi (1) [un reporter du quotidien italien Corriere Della Sera] après de l’opération Plomb durci." (…)

"Ce n'est pas par paresse. Il s’agit pas d’une attitude anti-israélienne claire et bien enracinée qui implique la diffamation d'Israël à chaque fois que l'occasion se présente."

(1) Doutes sur le nombre des victimes, à Gaza : il pourrait être de 600 et non 1 300, Lorenzo Cremonesi

Photo d'Ariel Jerozolimski: la presse étrangère près de la frontière de la bande de Gaza pendant l'opération Plomb durci

mercredi 25 mars 2009

La démocratie israélienne enquête sur des dénonciations de crimes. Et les terroristes ? R. Azevedo

"Comme il fallait s’y attendre, les accusations de crimes de guerre et autres gracieusetés commencent à pleuvoir sur l’éternel proscrit : Israël. Certains journaux occidentaux en font leurs choux gras. Les nombreux Israéliens (majoritairement gauchistes pro-palestiniens, post-sionistes) de l’intérieur et de l’extérieur, qui ont des comptes à régler avec l’Etat juif, les religieux, les habitants des implantations, l’armée, etc., leur facilitent la tâche. Et les journalistes israélophobes – ou tout simplement moralisateurs urbi est orbi – reprennent, avec un plaisir non dissimulé, les supputations, les fuites, les rumeurs, sur des exactions – réelles ou supposées - des soldats de Tsahal. C’est qu’ils en ont marre, ces gens-là, des malheurs passés de ce peuple descendant des rescapés de l’Holocauste, qui se targue d’être la seule démocratie du Moyen-Orient, d’avoir l’une des armées les plus morales du monde et qui a la paranoïa de la sécurité. Alors, si on peut lui trouver des tares – si possible aussi monstrueuses que celles de ses ennemis irréductibles, ou qui présentent des analogies troublantes avec celles du régime nazi, pourquoi se priver d’en faire les gorges chaudes ? (Menahem Macina).
--------------------------------------------------------
Texte original en portugais : "A democracia israelense investiga denúncias de crimes. E o terror?" (Traduction française : Claude Detienne)

"Mais vous n’allez pas commenter les dénonciations faites par les soldats israéliens eux-mêmes sur des abus commis à Gaza, rapportés par Haaretz et Maariv, journaux israéliens ?"

Je commente ! Et comment ! C’est que le temps manque pour faire tout... en même temps !

Je commence par saluer la démocratie israélienne. Les Forces de Défense d’Israël (Tsahal) ont déjà commencé à enquêter. Car c’est comme ça qu’on fait les choses.

Jusqu’à maintenant, il n’y a pas de preuves. Nous verrons bien. Les heures passent et il semble que les choses prennent déjà une autre tournure.

Une femme palestinienne et deux enfants auraient été expressément visés par des tirs. Le soldat qui a raconté l’histoire a été officiellement convoqué. Et qu’a-t-il dit ?

"Je n’ai rien vu. Il y avait des histoires comme ça. Je n’étais pas dans cette maison et tout ce que j’ai dit était basé sur des rumeurs. Cette conversation n’était qu’un bavardage."

Et un autre cas, celui de la vieille femme atteinte par un tir ? Le soldat qui l’a raconté a aussi été convoqué. Lui aussi avait entendu dire.

Tout est-il mensonge ? Nous verrons bien.

Les Forces de Défense d’Israël disposent de moyens pour punir quiconque les déshonore.

Malheureusement on ne peut pas en dire autant des terroristes, n’est-ce pas ? Quand Israël s’est retiré de Gaza, le Hamas s’est lancé sur ses compatriotes du Fatah. Des écoles (!) ont été transformées en centres de torture. Accusés de collaboration, ces ennemis de l'intérieur ont été exécutés, ou ont eu les jambes criblées de balles.

Il n'y a pas eu le moindre murmure de protestation. Rien !

Bien sûr, les crimes du Hamas ne justifient pas d’éventuels crimes des forces israéliennes. Mais nous pouvons raisonnablement croire que les dénonciations feront l’objet d’enquêtes et que, s'il y a des coupables, ils seront punis.

Que les petits amis de la terreur ne viennent pas ici, avec leur prétendu moralisme, réclamer ceci ou cela."

Reinaldo Azevedo

Source:
UPJF

Belgique: la sénatrice Ecolo Carine Russo, toujours fan de Dieudonné ?

"Hop, Dieudo enchaîne : Je m'excuse, ô peuple élu ! (...) Carine et Gino Russo sont également venus le saluer, évoquant avec lui les pressions et les manipulations qui attendent ceux qui (se) posent trop de questions ..."

Dieudonné à Bruxelles: "A tomber de rire."

Il est paradoxal que la conférence de l'ambassadrice d'Israël, Tamar Samash, qui devait avoir lieu mardi dernier dans la ville de Thuin, ait été annulée (1), mais que le spectacle de l'humoriste français Dieudonné ce mardi à Bruxelles sur "la liberté d'expression" soit autorisé (2).

C'est effectivement paradoxal et surtout révélateur que les autorités d'un pays boycottent une ambassadrice mais que Dieudonné par contre ne fait l'objet d'une interdiction.

L'humoriste a ses fans en Belgique (3). En 2004, alors qu'avec clairvoyance certains (que le quotidien belge Le Soir s'empressait de qualifier de "poignée d'intégristes agités du bocal") mettaient déjà en garde contre ses dérapages, il était venu se produire à Bruxelles et avait beaucoup fait rire en "dérapant" sur le peuple élu, la France, Bernard-Henri Levy.

Dieudonné avait "présenté ses excuses" au Cirque Royal, et la presse francophone s'en était régalée. Le plus élogieux fut sans doute Le Soir qui déclarait avec ravissement que Dieudonné représentait "l'axe du Mal à lui tout seul" et déplorait qu’il ait connu "une mésaventure". Du grand journalisme.

"Trois mois et des poussières après avoir rassemblé contre lui une poignée d'intégristes agités du bocal, Dieudonné est revenu à Bruxelles, le temps d'une représentation exceptionnelle de "Mes excuses". (...)

La salle applaudit à chaque sentence bien sentie. Et ça démarre sur les chapeaux de roue, avec le mea culpa présenté à l'antenne par Marc-Olivier Fogiel pour le dérapage commis dans "ONPP". Hop, Dieudo enchaîne : Je m'excuse, ô peuple élu ! Dans leur cagibi, ses deux techniciens portent des casques (bleus) : sait-on jamais ... Jouant les repentis larmoyants, il promet de faire comme tous les Noirs : zouker, jusqu'à 80 ans. Ça, ils ont le droit...

Et puis, il se reprend : Dès qu'on touche un peu à Israël, t'es parti pour le grand huit. (...) BHL, aussi : il félicite au passage Noël Godin, lequel se marre comme une baleine dans son fauteuil. Et puis le racisme et la France, bien sûr, pays des droits de l'homme : Blanc, évidemment, précise-t-il. Parce que les Canaques et les Noirs, hein, franchement ... (...)

Les répliques pleuvent, façon boxeur ou artificier, pourfendeur de cette pensée unique qu'on tente de nous imposer. Ses cibles ? Les Etats-Unis, les religions, l'enseignement, les donneurs de leçon, le droit exclusif à la souffrance, les petits scouts du Betar, les médias qui truquent ... (...)

Un débat télévisé, tout d'abord, opposant deux intellectuels, un sioniste et un musulman. Devinez à qui est dévolue la quasi-totalité du temps de parole ? En fin de parcours, on assiste ensuite à une réunion de l'ARA, l'Association des racistes anonymes. Il y joue... Dieudonné, nazi plus ou moins contrit. A tomber de rire.

Carine et Gino Russo sont également venus le saluer, évoquant avec lui les pressions et les manipulations qui attendent ceux qui (se) posent trop de questions ... Militant et engagé, Dieudonné reste ce fou du roi accro à l'ironie salutaire. Prêt au débat, prêt à gratter toutes ces frontières virtuelles qui divisent l'humanité. Pour le citoyen M'bala M'bala, l'exercice d'équilibrisme n'est pas fini...·"

Il est affligeant qu'on ait pu compter Carine Russo (devenue entre-temps sénatrice Ecolo) et Gino Russo, les parents d'une des petites victimes du tueur en série et pédophile Marc Dutroux, parmi les fans les plus ardents de Dieudonné. Toujours ce refoulé chez certains qui fait irruption - ce besoin, en cas de malheur ou d'adversité, de croire aux complots, de s'en prendre au "peuple élu", à Israël.

Comme il est troublant de constater que pour Victor Dutroux, le père de Marc Dutroux - qui par ailleurs était enseignant - les vrais monstres avec majuscules sont George W. Bush et Ariel Sharon, et pas son fils :

"En août 2003, Télémoustique, l’équivalent belge de Télérama, réussit à faire dire à Victor Dutroux, le père de l’homme le plus haï de Belgique, que "si Marc est un monstre, Bush est un monstre majuscule (…) Et Sharon ne vaut pas mieux." (4)

(1) L'ambassadrice d'Israël en Belgique empêchée de parole
(2) Dieudonné, conférencier très itinérant
(3) Dieudonné invité en 2008 à l'occasion du 20ème anniversaire du Théâtre Varia (Bruxelles)
(4) Entretien. Victor Dutroux, "Marc n’est pas pédophile", Télémoustique, n°4046, 13 août 2003

mardi 24 mars 2009

Ministre libanais: la famille royale saoudienne est inféodée aux Juifs

Une aubaine pour les amateurs de complots et de conspirations. Ce n'est pas un quelconque fantaisiste qui raconte des inepties. C'est l'ancien ministre libanais Wiam Wahhab qui développe le plus sérieusement du monde un fabuleux complot judéo-saoudien à la TV Aj-Jadid/New TV (Liban) :

"Je crois que, pour se venger du Prophète Mahomet, les Juifs qui vivaient à Medine y sont retournés 1.400 ans après la défaite que leur a infligée le Prophète Mahomet. Et ce grâce au régime [saoudien]. Je suis absolument sûr de ce que je dis. Cherchez la tribu [juive] Qaynuqa. Les Musulmans savent ça. Faites donc des recherches sur la tribu Qaynuqa et vous allez voir ce qui se passe avec le régime saoudien à l'heure actuelle."


Source: vidéo Memri
(via Israelly Cool)

lundi 23 mars 2009

Le négationnisme: un hobby comme un autre

"Mon travail d’investigation est un hobby. Je ne m’y consacre pas pour gagner de l’argent. (…) Quant à l’"holocauste" juif, l’éternelle victimisation fait partie d’une politique bien définie. Mais l’existence des chambres à gaz et l’intention génocidaire sont loin d’être prouvées. Bien au contraire."

A l'ombre des grands "spécialistes", toute une armée de négationnistes autodidactes s'agite sur Internet.

Cet aimable échange de vues entre négationnistes amateurs fait suite à un article paru dans le site d'extrême droite portugais Un homme des villes tenu par un certain Diogo. L'échange est intéressant car il illustre ce qui se passe dans la tête de ces conspirationnistes passionnés. Diogo ne ménage pas ses efforts: il traduit des articles, il intervient dans les forums (dernièrement dans le blog de l'historienne Deborah Lipstadt), il lit, il compulse des statistiques, il fait des rapprochements etc.

Pour ses démonstrations historiques, Diogo fait surtout confiance aux textes d'auteurs juifs : Yehuda Bauer, Norman Finkielstein, Tony Judt, Amira Hass et autres.

Grâce à Diogo et à un certain xatoo, on finit par découvrir que Tony Judt, ce "bon juif" hypercritique, n'est qu'un imposteur et qu'il est en fait un agent du grand complot. Il assène quelques vérités pour mieux faire passer ses mensonges au sujet de l’"Holocauste" (toujours entre guillemets).

C’est donc prouvé qu'il y a des complots dans les complots ... et ce à l’infini. Mais quelques-uns pour le grand bien de l'humanité restent vigilants.

Extraits des commentaires.

Le négationnisme: un hobby

Diogo :

"J’ai le souci de ne choisir que des déclarations d’universitaires et d'écrivains juifs, dans le but de faire comprendre que pour beaucoup de juifs la question d’Israël et de l’utilisation qu’est faite de l’"holocauste" n’est pas consensuelle.

Mon travail d’investigation est un hobby. Je ne m’y consacre pas pour gagner de l’argent. (…)

Quant à l’"holocauste" juif, l’éternelle victimisation fait partie d’une politique bien définie. Mais l’existence des chambres à gaz et l’intention génocidaire sont loin d’être prouvées. Bien au contraire."

Tony Judt démasqué par xatoo

xatoo [bloggeur anti-capitaliste, antisémite, négationniste] :

"1. La fiction : "Tony" Judt est un juif subtil. Son œuvrage historique majeur sur la seconde guerre mondiale vient d’être primé. C'est un travail monumental destiné à discréditer l’URSS en tant que force progressiste de son époque.

"Tony" vit en Amérique et il est clair que son "œuvrage" a fait l’objet d’une commande rémunérée. L’"œuvrage" recèle, toutefois, une infinité d’erreurs grossières qu’une analyse sérieuse permet de démonter facilement.

2. La réalité : "Jews have been involved openly and smugly in acts of utter cruelty. In one situation, Jews set fire in and around a Palestinian home comprising 20 people, many of them children. Security guards form the nearby settlement Kiryat Arba sealed off the entrance to the Palestinian home, preventing assistance. I am nauseous just knowing this" [extrait d'un texte d’Avrum Rosenseweig dans Haaretz - c'est visiblement un bon juif qui dit la vérité].

Un complot en cache un autre

Diogo :

"La subtilité de Tony Judt consiste à raconter quelques vérités pour mieux faire passer sa propagande. La phrase "L'instrumentalisation moderne de l’Holocauste pour obtenir des avantages politiques et éthiquement infâme et politiquement périlleuse" est une de ces vérités."

L’article du Haaretz que tu mentionnes est une somme de ces vérités."

Un certain groupe intouchable

Johnny Drake :

"Excelent post!!! Il devrait être publié dans tous les journaux et périodiques. Malheureusement c’est fort peu probable parce que Diogo serait accusé et condamné pour … quelque chose … parce qu’il y a toujours quelque chose qui offense quelqu’un ou un certain groupe intouchable …"

D'après vous, qui contrôle tout ?

Diogo :

"(…) d’après vous qui domine le pouvoir financier, et par conséquent, les médias, les complexes militaire et pétrolier ? Qui croyez-vous est derrière les grandes guerres du vingtième siècle, de l’actuelle "guerre contre le terrorisme" et du " terrorisme" lui-même ?"

dimanche 22 mars 2009

Les dix citations de la semaine (1)


"Je crois que l'apport des Juifs à la condition humaine est incommensurable par rapport à leur nombre: je crois qu'ils sont un peuple immense. Non seulement ils nous ont donné deux dirigeants de la stature de Jésus-Christ et de Karl Marx, mais ils se sont payé le luxe de ne suivre ni l'un ni l'autre." (Peter Ustinov (1921-2004) écrivain et comédien britannique) (citation originale en anglais)

-------------------------------------

"Je sais qu'on ne discute pas, qu'on ne démontre pas, qu'on ne prouve pas contre la haine." (Pierre Mendès France (1907-1982) homme politique français)

-------------------------------------

"... l’antisionisme moderne fait d'Israël une cible de l'antisémitisme latent, allant même jusqu'à remettre en question l'existence de cet Etat 60 ans après sa création." (Yves Leterme, ancien Premier Ministre belge)

-------------------------------------

"Je suis consciente que nous entretenons des rapports avec d’autres pays qui ne respectent pas totalement les droits de l’homme, mais je ne connais aucun pays qui, comme Israël aujourd’hui, viole autant le droit international et les droits de l’homme." (Véronique Jamoulle, députée, Parti socialiste belge francophone)

-------------------------------------

"Les 60 ans d’Israël: une nation qui défend son histoire, son identité et qui tient tête à ceux qui veulent sa disparition. Son insoumission gêne les capitulards." (Ivan Rioufol, éditorialiste au Figaro)

-------------------------------------

La Bourse de Bruxelles: "Lieu de rendez vous mythique des amoureux bruxellois devenu lieu de haine d'Israël exprimée par les calicots brandis par les manifestants." (Sara Brajbart, Collectif Dialogue & Partage)

-------------------------------------

"... l’événement de l’existence politique d’Israël, corps constitué par un vote de l’ONU, excède toujours la capacité d’accueil psychique d’un Occident qui ne s’en remet pas." (Richard Zrehen, philosophe et éditeur)

-------------------------------------

"... je considère les juifs comme mes "frères aînés dans la foi", et j'ai choisi "Ecoute, Israël" comme devise épiscopale, précisément pour manifester ma conviction de l'unité du peuple de Dieu à travers l'histoire, entre ce que nous appelons la première et la seconde alliance." (Marc Aillet, Evêque de Bayonne)

-------------------------------------

" ... l’Eglise devra rapidement choisir entre la fidélité à l’esprit de "Nostra Aetate", bienveillant à l’égard des Juifs, et le compromis avec l’antijudaïsme, voire l’antisémitisme des intégristes, qui ne pourra que faire obstacle au processus d’estime mutuelle entre chrétiens et juifs, qui est l’un des fruits bénéfiques du Concile Vatican II." (Menahem Macina, écrivain, chroniqueur à l'UPJF)

-------------------------------------

"On a dit que ceux qui soutenaient passionnément les Palestiniens au point de vomir Israël étaient surtout intéressés par leur rejet de l'Etat juif et s'en foutaient des gens de Gaza. C'est peut-être plus subtil: ils font coup double, ils font jouir en même temps leur compassion sur le dos des victimes les plus voyantes, et leur vieille vindicte antijuive, sur le dos de l'Etat hébreu." (Daniel Sibony, écrivain, psychanalyste)
.

samedi 21 mars 2009

Dans une exposition, le peintre norvégien Håkon Gullvåg attaque Israël

"En vertu de quels critères peut-on considérer que l'exposition de Håkon Gullvåg est "osée" ? Quel type de débat est-elle supposée susciter ? Ca veut dire quoi, dans ce cas, la formule "politiquement explosif"?"
.
Le peintre norvégien Håkon Gullvåg attaque Israël et est soutenu par la maire de Trondheim
.
Le site Norway, Israel and the Jews ("NIJ") analyse la prochaine exposition du peintre norvégien Håkon Gullvåg consacrée à la récente guerre de Gaza.
.
"Requiem pour les enfants de Gaza", mesure 9 mètres.

La toile intitulée "Le drapeau" représente un drapeau israélien ensanglanté flanqué de casques militaires qui écrasent trimphalement un monticule de crânes humains et de fleurs.


L'artiste s'est confié à Adresseavisa, un quotidien norvégien qui couvre principalement la région de Trondheim, où aura lieu l'exposition :

"Vos tableaux sont politiquement explosifs ?

Oui, cette exposition est plus politique que les précédentes. Elle est le résultat de mon engagement de ces dernières années et qui se traduit directement dans mon art. Avant, je partipais à des actions de soutien de collecte de fonds, mais maintenant, mon engagement investit directement ma peinture."

Tous ne professent pas le même enthousiasme. Le professeur d'art Øivind Storm Bjerke estime que Håkon Gullvåg "cherche des problèmes" et compare sa démarche à celle de l'artiste Kjartan Slettemark dont une toile sur la guerre du Vietnam fut détruite à la hache par un Norvégien mécontent.

Par contre, la maire de Trondheim, Rita Ottervik, a exprimé dans le même quotidien son soutien à Håkon Gullvåg :

""Je pense que la majorité des gens prennent parti pour la population palestinienne de Gaza et ne défendent pas le comportement d'Israël", a déclaré la maire Rita Ottervik qui se réjouit de présider au vernissage de l'exposition de Gullvåg. "Il n'est pas question pour moi d'entamer le débat", ajoute-t-elle.

Etes-vous d'accord avec le contenu des toiles de Gullvåg ?

Je n'ai pas vu l'exposition. J'inaugure beaucoup d'expositions, sans nécessairement être en accord avec chaque détail. C'est formidable qu'il se soit engagé et fasse passer un message politique. Je pense que la démarche est osée et va faciliter le débat dans la société""

Et NIJ de conclure:

"En vertu de quels critères peut-on considérer que l'exposition de Håkon Gullvåg est "osée" ? Quel type de débat est-elle supposée susciter ? Ca veut dire quoi, dans ce cas, la formule "politiquement explosif"?

Par moments, on ne peut pas s'empêcher de se demander si nous Norvégiens ne sommes pas trop attachés à représenter Israël dans le mauvais rôle. Ca ne s'arrête jamais.

Notons qu'une autre exposition, celle de l'artiste Ahmed Mashhouri "Il 'est pas interdit de penser" a reçu beaucoup moins de publicité. Dans une série d'estampes, l'artiste a reproduit quelques-un des passages les plus controversés du Coran. Quelques heures seulement après son ouverture au public, l'exposition a été attaquée, partiellement détruite, fermée et expédiée dans une autre ville. Islam in Europe a les détails (en anglais).

D'après vous, lequel des deux artistes est le plus "explosif" ?"

Source: Norway, Israel and the Jews