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mercredi 12 juin 2019

"Les chiens sont autorisés, mais les Juifs jamais!" (Belgique)


Cinq ans après, la plainte contre le café belge ouvert aux chiens mais pas aux Juifs classée. Le propriétaire de cet établissement, un Turc, avait placé le panneau en 2014 quelques semaines après l'attentat terroriste du musée Juif de Bruxelles qui avait fait quatre morts.


La Libre Belgique (23 juillet 2014):
"Le conflit israélo-palestinien dépasse les frontières et arrive chez nous. Dans un café de Saint-Nicolas, en province de Liège, le message est clair: "L'entrée est autorisée aux chiens mais aux sionistes en aucune façon!". Sur la vitrine de l'établissement, un drapeau palestinien se trouve à côté d'un fanion israélien. Ce dernier est marqué d'une croix et un keffieh se trouve par dessus. Le message est en français, mais aussi en turc et possède une signification presque identique:"Dans ce commerce, les chiens sont autorisés mais les Juifs jamais!" (En turc, "Yahudi" veut dire "Juif")

Une déclaration qui fait bondir la Ligue Belge contre l'Antisémitisme (LBCA). L'association a décidé de porter plainte auprès du Procureur du Roi de Liège "pour ces faits qui constituent une violation de la loi du 30 juillet 1981 réprimant le racisme et la xénophobie", indique-t-elle dans un communiqué. 
Le Bourgmestre de Saint-Nicolas, Jacques Heleven, a été informé de l’étendard. La police est rapidement arrivée sur les lieux. Les forces de l'ordre ont fait retirer les inscriptions et ont dressé un procès verbal. Il sera transmis au Parquet de Liège et à la police judiciaire fédérale. "On ne peut tolérer, en tant que bourgmestre, des propos à caractère raciste", s'est-il indigné."
Pax Canina à la portugaise...
Par ailleurs, au Portugal, les élites éclairées et progressistes assimilent les Juifs à des chiens…  Voir: Une caricature antisémite portugaise fait scandale aux États-Unis (mais pas au Portugal) 


vendredi 17 mai 2019

Uzi Dayan: Israël marche bien et aura 20 millions d'habitants en 2048


Christophe Lamfalussy @ La Libre Belgique :
Uzi Dayan, le neveu du général Moshe Dayan, l’un des acteurs du traité de paix entre l’Egypte et Israël, était de passage à Bruxelles. Cet ancien directeur du Conseil de sécurité nationale israélien a dirigé plusieurs missions secrètes de Tsahal, l'armée israélienne, dont un projet d'assassinat de Yasser Arafat. C'était en 1982. Nous l'avons rencontré.  
Extraits:
"Israël marche bien. Le taux de chômage est à moins de 4%. Le PIB par habitant dépasse 40 000 dollars, tout cela dans une région où il y a la guerre et le terrorisme. En 2048, le pays aura 100 ans. Savez-vous combien d'habitants aura Israël? Vingt millions. Quand nous avons commencé en 1948, nous étions 600 000.

Une nuit, alors que nous étions en train de négocier, le roi Hussein m'a pris à part parce qu'il connaissait mon oncle [Moshe Dayan]. Il m'a dit: "Vous pensez que vous êtes un petit pays entouré par des ennemis? Vous ne comprenez pas notre problème, à nous les Jordaniens. Nous sommes un petit pays entouré par des amis. C'est plus dangereux."  
Nous assistons à l'émergence d'un nouveau Moyen-Orient avec l'alliance de la Jordanie, l'Arabie saoudite et d'autres monarchies pour empêcher l'émergence d'une bombe nucléaire chitte. […]

Jamais nous ne tolérerons un Iran nucléaire. Car cela va créer un désordre au Moyen-Orient et une course à l'arme nucléaire. L'Egypte et les pays qui ont les moyens de se payer la technologie l'acquerront. Nous menaçons et sommes prêts à frapper l'Iran. Nous n'avons pas les capacités militaires des Etats-Unis mais nous pouvons piquer."

Lire l'article complet: "Au Moyen-Orient, vous ne menacez pas avec une arme qui n’est pas chargée"

jeudi 17 janvier 2019

Propos tenus par l'avocat belge de Nemmouche sur les Juifs, le lobby, la communauté d'intouchables, les persécuteurs de Dieudonné etc

Entourant Dieudonné, à gauche Sébastien Courtoy , à droite Henri Laquay 

Repris du blog L'avis sauve à condition d'éclairer (extrait):
Sébastien Courtoy, adepte de la quenelle, conspirationniste et antisémite, avocat de Nemmouche, a tenu par le passé les propos suivants :
«On peut dire qu’il y a un lobby juif qui exerce des pressions sur les décideurs» 
«Une partie de la communauté juive se sert des cadavres du génocide juif pour légitimer les cadavres palestiniens» 
«On sait aussi que certains milieux proches de l’état d’Israël sont fort impliqués dans la finance internationale» 
«Les gens en ont marre de voir qu’il y a une communauté d’intouchables» 
«Je ne donnerai pas de noms parce que la personne n’est pas là pour se défendre, je laisse ce type de méthodes à une certaine communauté» 
«Ce sont des réseaux qui se multiplient et se dispersent au-delà des frontières» 
«Imaginez-vous le consistoire israélite du Luxembourg, ce ne sont pas n’importe quelles personnes qui y siègent, ce sont des avocats, des juges, des magistrats, des hauts représentants de la finance internationale qui font pression sur le procureur général» 
«Son crime fondateur, on le connait tous, Dieudonné n’a pas été ramper servilement devant une communauté sioniste qui demande cela comme condition pour passer dans les médias. Il a fait pire encore, il a défié l’autorité.» 
«En Belgique, on a le Centre pour l’Egalité des Chances qui en 30 ans n’a jamais poursuivi que des musulmans et des chrétiens, jamais de sionistes. On a déjà compris le degré de neutralité de cet organe.» 
«Le parquet de Bruxelles a confié le dossier, je le sais de bonne source, à un substitut du procureur qui émane précisément de la communauté qui persécute Dieudonné depuis son passage chez monsieur Fogiel. On a compris le degré de neutralité qui va s’attacher à son procès. Curieusement pas à un substitut d’origine camerounaise qu’on a confié ce dossier».
Vidéo compilation de Courtoy tenant ces propos à diverses dates.
Lire l'article complet

mardi 9 octobre 2018

Festival à Bruxelles: l'Israël-bashing à l'honneur (Bruxelles Laïque)


En 2012, ce blog écrivait à propos de l'éducation permanent à la haine d'Israël: "En Belgique francophone (Bruxelles et Wallonie) ça n'arrête pas - il y a une véritable éducation permanente à la haine des Juifs israéliens. Au 'festival des libertés' il faut évidemment faire du Israël-bashing."

L'édition de 2018 du 'festival des libertés' ne déroge pas à cette habitude. L'association Bruxelles Laïque, présidée par Ariane Hassid, une proche du gourou belge francophone de l'Israël-bashing Pierre Galand. On notera également la participation de Sylvie Lausberg, (directrice de la Cellule Etudes et Stratégie du CAL, une autre proche de Pierre Galand.  Voici l'opinion de Pierre Galand, très respecté en Belgique francophone, sur Israël: "Israël a des responsabilités, c’est un État voyou. Mais à quoi cela sert-il de le répéter?"  Il préside l'Association Belgo Palestinienne Wallonie-Bruxelles, fondée il y a 42 ans - elle est donc vraisemblablement la plus ancienne au monde dont le seul but est d'inculquer la haine, le dégoût et la peur d'Israël, en lançant des appels au boycott, en créant des tribunaux pour juger Israël, en organisant des voyages, des cours, des conférences etc.

On s'étonnera pas qu'aucun documentaire n'est programmé sur la persécutions des chrétiens d'Orient, sur les Roms, considérés comme étant la minorité la plus discriminée en Europe, sur le Rwanda, sur le Burundi, anciennes colonies belges…  Le Congo, à peine…

Au programme:
Le tout premier événement inscrit au festival:
Derrière les fronts, Résistance et résilience en Palestine, documentaire d'Alexandra Dols
La colonisation de la Palestine n’est pas seulement celle des terres, du ciel, des logements et de l’eau… (la suite)

Naila and the Uprising, film de Julia Bacha
“Nous ne pouvons pas être libres en tant que femmes tant que notre pays n’est pas libre. Et même si nous nous libérons de l’occupation, nous ne pouvons connaître la liberté tant que nous sommes assujetties dans notre propre société”. Au coeur de la première Intifada (1987), qui a forcé le monde à reconnaitre le droit de la Palestine à l’autodétermination, les femmes palestiniennes s’organisent et jouent un rôle déterminant. Naila Ayesh y apparaît comme une figure incontournable de la résistance à l’occupation israélienne. (la suite)

The Oslo Diaries, film de Mor Loushy & Daniel Sivan
En 1992, alors que les relations israélo-palestiniennes sont au plus bas, un petit groupe d’Israéliens et de Palestiniens se rassemble à Oslo, secrètement et hors de tout cadre légal. Bien que ces réunions, connues aujourd’hui sous le nom des Accords d’Oslo, aient fondamentalement changé le Moyen-Orient, elles ont pour unique trace les journaux tenus par les négociateurs. (la suite)

Et Israël fut, film de Romed Wyder
En résonance avec le 70e anniversaire de la création de l’Etat d’Israël, le 14 mai 1948, le documentaire Et Israël fut parcourt l’histoire du sionisme sous l’angle de la responsabilité de l’Occident. Il montre comment, au gré d’images d’archives impressionnantes, cette Eretz Israël construite à partir de morceaux de mémoire religieuse, a été consolidée par un impératif national théorisé à la fin du 19e siècle dans une Europe où l’antisémitisme était ambiant. (la suite)

"I signed the Petition" de Mahdi Fleifel
Que signifie être Palestinien ? Comment le fait de signer une pétition peut-il mettre des personnes dans la ligne de mire de différents systèmes de contrôle ? […] le film analyse, déconstruit et interprète le sens du choix de soutenir publiquement le boycott culturel d’Israël. (la suite)

Palestine-Israël: 70 ans 
En 1948, les Britanniques ont quitté la Palestine et l’État d’Israël était proclamé par les autorités sionistes. À l’issue du conflit armé qui s’en est suivi, Israël contrôlait 78% du territoire de la Palestine.
(Partenariat : Association Belgo-Palestinienne; présidée par Pierre Galand) et Union des Progressistes Juifs de Belgique.) (la suite)
Ambulance, documentaire de Mohamed Jabaly:
Mohamed Jabaly habite Gaza. Quand l’armée israélienne commence à pilonner la ville pendant l’été 2014, il prend sa caméra et accompagne une équipe d’ambulanciers. Au coeur de l’action, il ramène des images à couper le souffle. Il saisit l’horreur des bombardements dont l’intensité n’a d’égal que le courage des ambulanciers qui risquent leur vie pour en sauver d’autres. (la suite)


dimanche 28 janvier 2018

Drieu Godefridi: "Nous sommes tous juifs, parce que l’Holocauste hante notre histoire"

Rafle d’enfants conduits au train de déportation, Pologne

Drieu Godefridi est un auteur libéral belge:
Ghetto de Varsovie
En cette période de mémoire de l’assassinat de six millions de Juifs par les criminels nazis et leurs suppôts, il est utile de réfléchir à notre rapport comme Européens à cette abomination qui fait partie intégrante de notre histoire, pour en tirer quelques leçons actuelles. 
Né trente ans après la Seconde guerre mondiale, j’ai toujours éprouvé une forte réticence à l’égard d’un certain discours consistant à nous présenter, en tant qu’Européens, comme co-responsables de ce crime contre l’humanité. Cette idée de co-responsabilité repose sur des mythes qui sont précisément ceux qui fondent l’antisémitisme, savoir la responsabilité collective et la responsabilité collective à travers les âges. Ce sont les mêmes billevesées que soutenaient les auteurs tachant d’imputer aux Juifs contemporains la co-responsabilité de la mort du Christ et autre fait historique. Jean-Paul Sartre a démontré tout cela dans sa Question juive, même s’il n’en a pas tiré les conséquences qui s’imposaient. 
Nous ne sommes responsables que de nos actes, et non des crimes de nos ancêtres. Mais nous ne sommes pas non plus des créatures abstraites, jaillies directement du sein de la Terre. Nous sommes les héritiers d’une civilisation et d’une histoire, que l’on tient à juste titre pour l’une des plus fabuleuses de mémoire d’homme. Or, c’est précisément dans le cœur de cette civilisation qu’est née l’abomination national-socialiste: ne nous voilà pas de retour au point initial, celui d’une sorte de co-responsabilité à l’égard de crimes qui ont précédé notre naissance? 
Je ne le crois pas. Car ce n’est pas la civilisation occidentale qui est l’auteur de ce crime, pas même la culture allemande. Ce sont des idées et des idéologies précises, qui furent développées et formulées bien avant que Hitler et ses sbires n’accèdent au pouvoir. (Cette généalogie intellectuelle est retracée dans La passion de l’égalité — essai sur la civilisation socialiste). 
Hitler et les théoriciens nationaux-socialistes étaient, idéologiquement parlant, des socialistes au sens strict — ils ne se sont pas revendiqués du socialisme par hasard ! — dont la plupart des catégories étaient d’ailleurs marxiennes; leur spécificité étant de marier ce socialisme au nationalisme racial. Ce n’est pas l’individu et la liberté qu’exaltaient les nationaux-socalistes allemands, c’est la communauté, la solidarité, l’égalité réelle : la solidarité raciale que proclamait Hitler dans un discours infect de 1920 (infect parce que porteur d’une haine virulente et si manifeste qu’elle annonçait nettement tout ce qui allait suivre). 
Nous avons le devoir de nous souvenir de quelle source intellectuelle les crimes nazis sont nés. Les crimes politiques ne naissent pas de la malévolence d’un esprit: ils sont la résultante de la mise en pratique d’idées fausses. Dans le cas de l’Holocauste, ces idées sont le national-socialisme qui, en exaltant le collectif de la race, réduit l’individu au statut d’utilité, de rouage, de variable disponible; d’ennemi mortel quand il relève d’un autre groupe ou qu’il cultive sa propre individualité (le bourgeois, qu’Hitler exécrait autant que Marx, souvent dans les mêmes termes !). Loin d’être le fruit maudit de la civilisation occidentale, le national-socialisme en est la négation absolue, en valeurs comme en théorie. 
Nous avons le devoir de respecter la singularité de ces crimes, en nous préservant d’analogies douteuses.
Lire la suite @ Medium

mardi 22 mars 2016

La Belgique, eldorado d’un djihadisme en plein essor


Luc Rosenzweig @ Causeur

Ce n’est pas le bilan humain (encore provisoire) des attentats de Bruxelles qui est effarant – il semblerait qu’ils aient causé moins de victimes que ceux du 13 novembre à Paris et leurs précédents plus anciens de Madrid et Londres – mais le fait qu’ils se soient produits dans un contexte de mobilisation policière maximale.

Cela signifie tout simplement que les terroristes islamiques peuvent frapper où ils veulent, dans des lieux symboliques théoriquement surprotégés comme l’aéroport de Zaventem, et une station de métro au cœur du quartier européen de la capitale belge.

Alors que toutes les polices du Royaume traquent les cellules djihadistes, et parviennent, par un enchaînement de hasards, à s’emparer du plus recherché d’entre eux, Salah Abdeslam, ses complices et amis sont en mesure, quelques heures plus tard, d’exercer une forme de riposte narguant la force publique, et suscitant, on peut en être sûr, la jubilation dans les rue de Molenbeek !

La théorie des «loups solitaires», pauvres jeunes paumés issus de l’immigration, à la limite de l’aliénation mentale, qui faisait florès, à Paris comme à Bruxelles il n’y a pas si longtemps, vole en éclats. Le djihadisme européen est bel est bien une organisation structurée, dotée d’une stratégie, de centres de commandement, d’un appareil logistique et surtout de bases de repli dans des quartiers où ils sont protégés par la population. [...]

Le cas belge est la manifestation ultime et caricaturale d’une situation dont il ne faudrait pas croire que nous sommes épargnés. Molenbeek fait école à Sevran, Marseille, Vaulx-en-Velin. Là-bas, on « apprend de Molenbeek pour apprendre à vaincre » comme jadis les maoïstes de tous les pays « apprenaient de Yenan pour apprendre à vaincre ». La division linguistique de culturelle de la Belgique et de sa capitale, le clientélisme sans rivage de ses élus avec une communauté musulmane qui se sert du bulletin de vote comme d’une arme politique, sont la préfiguration de ce qui pourrait arriver chez nous si l’on persiste à écouter les discours en stéréo d’Edwy Plenel et Tarik Ramadan. Leurs émules d’outre Quiévrain ont table ouverte au Soir de Bruxelles, principal quotidien francophone de la capitale, comme à la RTBF, et à l’Université libre de Bruxelles.

Lire la suite.

En 1979 à Zaventem c'étaient des terroristes palestiniens qui visaient des Juifs.  La Libre Belgique: 
Le dernier attentat à l’aéroport de Zaventem date du lundi de Pâques de 1979 quand trois terroristes palestiniens avaient lancé par-dessus une passerelle des grenades sur des passagers qui débarquaient du vol El Al en provenance d’Israël.
Il y avait eu douze blessés et l’attaque avaient incité les autorités belges à revoir la sécurité de l’aéroport, notamment en mettant des filets protecteurs au-dessus des galeries suspendues par lesquelles passaient des passagers, nous rappelle Christophe Lamfalussy, journaliste à La Libre Belgique.

vendredi 18 septembre 2015

Soral se moque de son 'ami' l'ex-député belge Laurent Louis

Laurent Louis pose avec sa 'quenelle' d'or...
Décidément l'ex député belge francophone Laurent Louis a été bien roulé dans la farine par ses grand amis et maîtres à penser français: Dieudonné et Alain Soral.  Laurent Louis se dit trahit par Dieudonné: Ananassurance: Dieudonné a "trahi" l'ex-député belge Laurent Louis 

Quand à Soral on apprend qu'il prédit à son disciple "peut-être" un avenir en Mongolie (probablement une aimable allusion au physique de M. Louis).  @ Street Press: Exclu : Les documents qui déshabillent le système Soral:
"Et les ennemis d’Alain Soral se multiplient de toute part, même dans son propre camp. L’homme méprise ses compagnons de route. A propos de l’ex-député « dissident », le belge Laurent Louis, il écrit qu’il a «peut-être un avenir politique en Mongolie», deux mois à peine après que les deux hommes ont tenu meeting ensemble".
Laurent Louis entre Soral et Dieudonné.
Laurent Louis soutient le Hezbollah devant l'ambassade d'Israël à Bruxelles.
Laurent Louis piétine le drapeau israélien devant l'ambassade d'Israël à Bruxelles (02/06/2013).
Pour en savoir plus sur Laurent Louis consulter le dossier compilé par Joël Rubinfeld, président de la Ligue Belge contre l'Antisémitisme: Grand Angle sur le député antisémite Laurent Louis.

vendredi 9 janvier 2015

Antisémitisme à l'école: l'athénée Emile Bockstael "judenrein" (Bruxelles)...

Et la petite victime se trouve sur le banc des accusés: "On peut toutefois imaginer que l'intervention de la LBCA [dont le président très actif est Joël Rubinfeld] et l'investigation du Vif/L'Express ne sont pas étrangères à cette réaction «rapide». Dans son courriel, l'échevine [Faouzia Hariche] s'inquiète de possibles «débordements médiatiques» (alors que pas une ligne n'était sortie sur cette affaire) au préjudice de la «mission pédagogique des enseignants de l'établissement qui travaillent pour une "école ouverte à tous"». Plus grave: elle prête à Sarah un rôle provocateur avec bien plus de force qu'elle ne condamne ses harceleurs présumés. « S'il est vrai que les faits reprochés aux camarades de classe étaient avérés, l'enquête a démontré, malheureusement, que Sarah a tenu des propos anti-palestiniens inacceptables.» D'où sort-elle cela? Sarah était discrète. Vu la configuration de sa classe, majoritairement pro-palestinienne, l'inverse eût été téméraire.


Par Marie-Cécile Royen @ Le Vif/L'Express, 09/01/15: L'athénée Emile Bockstael «judenfrei» (via Belgium Stands With Israel)

Victime de harcèlement, une adolescente juive a dû quitter l'athénée Emile Bockstael, à Laeken. Un échec à mettre au compte d'un antisémitisme ordinaire que les autorités bruxelloises sont impuissantes à maîtriser."

Dans cet établissement secondaire de la Ville de Bruxelles, à Laeken, il n'y a pas eu de manifestations ni de pétition pour s'inquiéter de l'absence de Sarah (prénom d'emprunt), lors de la rentrée de septembre 2014.

A 15 ans, elle aurait dû être en 4e latin-sciences avec tous ses camarades. C'était la dernière élève juive de l'athénée Emile Bockstael. Elle a rejoint la cohorte de ces jeunes juifs forcés, pour des raisons de sécurité, de migrer vers l'enseignement libre confessionnel. Le réseau public ne parvient plus à garantir le «vivre ensemble» entre ses murs. Du coup, les trois grandes écoles juives de la capitale sont submergées de demandes mais n'ont pas les moyens d'accueillir 30 ou 40 nouveaux élèves par an, surtout lorsque ceux-ci arrivent en cours d'année scolaire. La question se pose: doivent-elles s'agrandir alors que de nombreuses familles juives doutent de leur avenir dans le royaume de Belgique? L'opinion publique et le pouvoir politique se mobilisent-ils vraiment contre l'antisémitisme ? Beaucoup d'incertitudes planent.

Comme avant-guerre mais avec des variantes (l'existence de l'Etat d'Israël et le conflit israélo-palestinien), les membres de cette communauté représentent une toute-puissance fantasmatique: celle du lobby juif [opinion hélas partagée par certains enseignants sans que ça ne gêne personne], une sorte de gouvernement mondial. Mais une puissance toute théorique. Isolés, les jeunes juifs ne font pas le poids. Sarah l'a expérimenté, et ses frères avant elle. Sa famille habite – plus pour longtemps, la maison est à vendre – dans un quartier tranquille de Laeken, à deux pas de l'athénée. La décoration chaleureuse trahit l'origine marocaine du père. La mère est d'origine ashkénaze polonaise et française pied-noir d'Algérie. La famille est observante et très impliquée dans la communauté. Ce qui n'empêche pas l'ouverture aux autres. «J'aurais voulu que ma fille ait des amis de tout bord, confie sa maman. Moi-même, j'ai fait mes études à Bockstael. On était davantage de juifs, il n'y avait pas de problème. Aujourd'hui, j'en arrive à me culpabiliser de l'avoir laissée dans cette fosse aux lions.» Car, comme tous les enfants, Sarah ne lui avait pas raconté les petites vexations qu'elle subissait au quotidien de la part de certains camarades musulmans. [...]

Vint le Mundial. A 14 ans, on ne réfléchit pas. Sarah s'est affichée sur Facebook grimée aux couleurs de la Belgique, un drapeau tricolore sur les épaules et un autre, israélien, entre les mains. C'est l'époque de l'opération Bordure Protectrice: l'armée israélienne pilonnait la bande de Gaza en réponse à des tirs de roquettes du Hamas, faisant des centaines de victimes. Un tombereau de 288 messages d'insultes et de menaces s'est abattu aussitôt sur le Facebook de la jeune fille, certains émanant de ses camarades de classe, d'autres d'amis de ceux-ci, que la gamine ne connaissait même pas. C'était l'incident de trop. Ses parents décident alors de la retirer de Bockstael, comme ils l'avaient déjà fait pour leurs deux fils, des jumeaux âgés aujourd'hui de 23 ans, et pour le même genre de raison: des intimidations à caractère antisémite.

Prof belge s'en prend aux "babines haineuses" des Français qui défendent Charlie, s'attaque aux Juifs, défend Dieudonné etc..

"Attaqué, une fois de plus, lâchement, par la mafia sioniste, je n'ai pas peur.  Et un jour la peur changera de camp et ce sont eux qui en auront à rendre des comptes." (Pierre Piccinin)



Pierre Piccinin est un ancien professeur de l'Ecole européenne et enseigne actuellement en Wallonie à l'Athénée Royal Jean Rostand de Philippeville. Max Loiseau n'avait pas hésité à écrire que "Piccinin c’est aussi et avant tout un antisémite et un antisioniste notoire qui n’hésite pas à se servir de sa fonction à l’école européenne pour déverser sa haine à l’égard des Juifs!". Il se plaint de la mafia sioniste et a créé en grande fanfare une association pour protéger la liberté d'expression gravement menacée par la mafia juive (ASSOCIATION pour la PROTECTION des LIBERTÉS et du DROIT à l'EXPRESSION). Visiblement le Ministère de l'éducation et ses collègues ne s'offisquent pas de ses idées étalées sur Facebook.  Comme l'apprécie également l'Israël-basher Sébastien Boussois (post-doctorant à l'Université Libre de Bruxelles) et qui a invité Piccinin à donner une conférence à l'Institut MEDEA(coopération euro-arabe) dont il est senior advisor.  Boussois présente Piccinin comme étant un "historien et politologue". Rien que ça!  Et quelle belle rigueur intellectuelle de la part des deux comparses. 


Pierre Piccinin a réagit sur Facebook sur le carnage perpétré par des terroristes musulmans dans les locaux de Charlie Hebdo (07/01/2015).  Voici ce que ça donne et évidemment son illustre copain Sébastien Boussois n'a rien à redire:

"Oui, vraiment, la France a la mémoire courte... Politiciens, journalistes et simples quidams hurlent tous en chœur, ce soir, sur toutes les chaînes de télévisions et de radios, contre une "atteinte à la liberté d'expression". Il y a quelques mois, les mêmes, en meutes, les babines haineuses, muselaient sans vergogne et avec une arrogance féroce la voix dissidente d'un certain humoriste d'origine camerounaise [Dieudonné]."





Pierre Piccinin da Prata Je n'aime pas les mouvements de foule; c'est généralement épidermique et idiot. Et puis, concernant la loi de proximité... Je me sens plus proche de mes amis de l'Armée syrienne libre d'Alep que de la rédaction de Charlie Hebdo, un magazine qui, depuis que Philippe Val y était passé, s'était vidé de tout caractère réellement subversif. C'est tellement facile et dans l'air du temps de s'attaquer aux symboles de l'Islam... Par contre, rien sur... Hmmm.  [clairement le judaïsme inotuchable... l'obsession de Piccinin.]

  • Pierre Piccinin da Prata Je persiste, Florence: cette attaque n'a pas grand chose à voir avec la liberté d'expression; Charlie Hebdo a été ciblé, certes, à cause des caricatures du Prophète, mais l'objectif de l'attaque était de frapper la France, dans le contexte de la guerre contre l'EI, pas de porter atteinte à la liberté de la presse... ps: Dieudonné n'a jamais ciblé ses "victimes"; j'ai eu l'occasion de faire l'expérience "sociologique" d'assister à un de ses spectacles clandestin (c'était à Bruxelles), et les "victimes" auxquelles tu fais allusion n'était évoquée que très brièvement; son thème de prédilection était plutôt la "Françafrique"... L'image de cet humoriste véhiculée par une certaine presse dominante est plus que trompeuse; mais c'est c'est là un vaste débat et, tant le rouleau compresseur médiatique a bien écraser le bonhomme, un débat probablement perdu d'avance.
  • Pierre Piccinin da Prata ps : Dieudonné est peut-être un peu gros, rondouillard dirais-je même, mais certainement pas inculte, Charles Gn, ni non plus raciste...


Pierre Piccinin da Prata Ben, c'est pas ça... Mais, comme j'ai pris l'habitude d'avoir raison avant tout le monde, d'en prendre plein la tronche quand je dis le contraire de tout le monde et puis, quand les faits me donnent raison, de me retrouver boycotté dans mon coin comme un con... j'ai décidé de me faire des compliments moi-même. C'est cool, non?

En anglais: Belgium: Teacher uses Charlie Hebdo shooting to hit at Jews

samedi 27 septembre 2014

Premier ministre belge à l'ONU: le conflit israélo-palestinien serait le grand désorganisateur de la planète...

Source: Belgium stands with Israel

Discours d'Elio Di Rupo à l'Assemblée Générale des Nations Unies, hier vendredi, 26 sept 2014 sans citer une seule fois le Hamas:

"Nous devons remettre le règlement du conflit israélo-palestinien tout en haut de l'agenda international. Ce règlement constituerait d'ailleurs un important facteur de stabilisation et de paix pour l'ensemble de la région et pour le monde !"

>>> Woaw ! "pour l'ensemble de la région et pour le MONDE !" Israël, ce pays de 8 millions d'habitants, serait l'organisateur et/ou le désorganisateur de la planète? Le règlement du différend israélo-palestinien serait prioritaire sur l'agenda, en tête de liste, en haut de la pile, plus que tout autre conflit ou tensions dans le monde!

Juste pour rappel, la boucherie syrienne a fait près de 200.000 morts (dont plus de 10.000 enfants) en 3 ans!

Le conflit avec Israël n'est pas central - Le Monde.fr | 18.02.2011, Par André Glucksmann, philosophe - http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/02/18/le-conflit-avec-israel-n-est-pas-central_1481777_3232.html

Le conflit israélo-palestinien n'est pas un conflit mondial - Le Monde.fr | 07.08.2014, Par Maurice Goldring (Universitaire Paris VIII, auteur du livre Les ex-communistes, éditions Le Bord De L'eau, http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/08/07/le-conflit-israelo-palestinien-n-est-pas-un-conflit-mondial_4468493_3232.html

mardi 29 juillet 2014

JCALL Belgique se déchaîne contre Alain Finkielkraut, Elie Wiesel, André Glucksmann, Obama

"Pis : toujours prompt à les interrompre en plein milieu du débat, ce névrosé du discours, à défaut de pensée, n'y fait preuve, le plus souvent, que d'une attitude frisant, lors de ses très gestuelles diatribes, l'hystérie. Gare aux postillons!" (Daniel S. Schiffer à propos d'Alain Finkielkraut)

Le CCLJ/JCALL, Belgique, a publié sur son site un texte de Daniel Salvatore Schiffer, qui se proclame à longueur d'articles "l'intellectuel juif (mais laïc et agnostique) que je suis" et "l'intellectuel juif mais laïc et agnostique qui me définit intrinsèquement" et "C'est un intellectuel juif épris des inaliénables valeurs de l'humanisme, prônant les principes universels de fraternité et de tolérance, qui vous le dit".  Ce même article avait été publié par Marianne mais retiré sans doute en raison de son contenu outrancier.  D'autre part, on se demande la raison qu'amène M. Schiffer à s'attaquer à certains intellectuels et pas à d'autres, alors même qu'il dénonce les "indignations sélectives" de certains intellectuels, il pratique donc lui-même l'"indignation" la plus sélective envers les personnes contre lesquelles il lance ses imprécations.  Il s'en prend également au président Obama.

L'article a été publié à divers endroits avec des titres différents: Conflit israélo-palestinien: les indignations sélectives des intellectuels juifs (Marianne, retiré), Lettre ouverte d'un intellectuel juif à ses pairs (Alain Finkielkraut, André Glucksmann, Bernard-Henri Lévy, Elie Wiesel) (son blog chez Media Part), Lettre ouverte d'un intellectuel juif à ses pairs* (CCLJ/JCALL), Israël-Palestine: face à ce conflit insupportable, je me sens couvert de honte. À ces pères et ces mères en larmes, toute ma compassion! (blog Nouvel Observateur).

Il est consternant que des organisations juives publient ce genre de pamphlet.  Il est tout aussi navrant de constater que 434 Belges ont recommandé cette diatribe et que la communauté juive ne réagisse pas.  Notons, par ailleurs que la phrase: "ce funeste paragraphe issu de la première charte de l'OLP (Organisation de la Libération de la Palestine), jadis créée, en 1964, par feu Yasser Arafat: article selon lequel «tout Juif devait être rejeté à la mer»!" a disparu de la version du CCLJ/JCALL.

Par ailleurs, sur son blog, Daniel Salvatore Schiffer s'en prend à nouveau à Alain Finkielkraut, avec le même style plouc et enragé: Alain Finkielkraut, Gaza et Le Figaro : un discours grotesque, inique et nauséabond.  On verra si le CCLJ/JCALL va le dénoncer ou le publier...

Modeste Schiffer affirme que c'est "sa tribune", tant apprécié par les Belges de JCALL, qui a poussé Le Figaro à interviewer A. Finkielkraut (sans oublier de rappeler "d'intellectuels juifs (dont je suis)": "Il est des interviews, au sein du paysage médiatique français, qui laissent pantois par leur évident manque de déontologie professionnelle, carence dont on ne sait si elle est due à une encore plus flagrante malhonnêteté intellectuelle ou à un étrange, pour ne pas dire pathologique, déni de la réalité. C'est le cas aujourd'hui, malheureusement pour ce journal, dans "Le Figaro", lequel vient de réaliser un "grand entretien" avec Alain Finkielkraut, en lui posant un certain nombre de questions, dans le seul but de le dédouaner de tout reproche, manifestement inspirées par la tribune que j'ai publiée tout récemment sur Le Plus."


Schiffer se déchaîne contre les hypocrites du Figaro: "Ainsi, en ne m'y citant jamais nommément (ce qui n'est pas bien grave en soi) et feignant donc d'ignorer les vérités que j'assène là, ces hypocrites ont en fait décidé de nier, aveugles et sourds, le calvaire des palestiniens à Gaza: chose bien plus condamnable tant sur le plan moral qu'humain! Ce genre de méthode, typique de la mauvaise foi la plus patente, a un nom, aussi choquant soit-il à entendre – le négationnisme – Israël niant le droit à l'existence des Palestiniens en tant que peuple libre, détenteur d'un État indépendant et souverain."  Extraits:

"Israël, État qui vit le jour au lendemain de ce crime unique dans les annales de l'(in)humanité que fut la Shoah, n'a-t-il donc rien appris, ou si peu, des immortelles leçons de son douloureux passé? Répondre à la barbarie par la barbarie n'est guère une solution ; cet engrenage ne fait qu'attiser la haine et exacerber ce conflit.

Un homme aux indignations sélectives

Ainsi donc, Alain Finkielkraut, je vous le redis, à vous qui êtes toujours prompt à fustiger les crimes partout dans le monde à la notoire et irrationnelle exception de ceux perpétrés par Israël, avec une même conviction :

- faites donc preuve ici d'honnêteté intellectuelle, de courage moral, de noblesse d'âme et de lucidité;
- élevez-vous au-dessus des partis, prenez de la hauteur et condamnez le crime, même lorsqu'il provient de votre famille;
Vous en sortirez grandis, et le monde vous en saura gré. Car votre mutisme, plus encore que vos indignations sélectives et à géométrie variable, vous déshonore.

C'est un intellectuel juif épris des inaliénables valeurs de l'humanisme, prônant les principes universels de fraternité et de tolérance, qui vous le dit : votre position, dogmatique et manichéenne, s'avère effectivement une "défaite de la pensée" pour reprendre, ici encore, le titre de l'un de vos propres livres."

Visiblement Schiffer n'a pas digéré le fait qu'Alain Finkielkraut, penseur à courte vue et "névrosé du discours", ait été élu à la "sacro-sainte" Académie française (et pas lui???): Finkielkraut élu à l'Académie française : une tragédie pour la culture.  C'est donc ce grand penseur que le CCLJ/JCALL a décidé d'honorer en le publiant.