samedi 15 février 2014

Ce que les antisémites nord-africains ont appris des Français

Dans cette description terrifiante, l'éditorialiste du Daily Telegraph Damian Thompson trouve quand même une consolation - il s'agit d'une particularité française qui ne risque pas d'affecter la Grande-Bretagne.  La haine des Juifs qu'on observe chez les musulmans en France est profondément enracinée dans l'antisémitisme des Français eux-mêmes.  Damian Thompson reconnaît que le sort des 500.000 Juifs français est sombre. En 2013, Israël a annoncé une initiative visant à attirer les Juifs de France.  Il pense que le projet sera couronné de succès accordant ainsi la victoire aux vieux de Vichy et à ses successeurs: les jeunes et dynamiques fanatiques des banlieues. Voir également: Dieudonné "is part of something tragic for France" (Charles Moore)

Damian Thompson: What North African anti-Semites learned from the French. Extraits:

[...] Before I read Hussey [The French Intifada: the Long War Between France and its Arabs by Andrew Hussey], I knew that French anti-Semitism, nurtured by Dreyfus and Vichy, was alive and well: it still flavours French traditionalist Catholicism and the Front National. I also knew that attacks on synagogues and cemeteries are predominantly the work of young males of north African descent (something the EU has tried to conceal).

The French Intifada joins the dots between the two. You might think that, given the gruesome racism of French Algeria, the Arab gangs of the banlieues (squalid housing estates encircling Paris and other cities) would despise no one more than the nominally Christian descendents of their colonial oppressors.  Wrong. It’s French Jews they really hate. Worse, Jew-hatred isn’t confined to gangs. Hussey spells this out in uncompromising language that you don’t expect from a contributor to the BBC and Guardian, which shy away from exposing non-white racism.  Anti-Semitism thrives in the banlieues, says Hussey: young people’s chatter is full of references to sale juif, sale yid, sale feuj (backslang), even youtre, an old slang word derived from the German Jude that carries overtones of the deportations of Vichy.  All this is less surprising once Hussey explains that, for 100 years, Algeria’s French settlers (colons or pied-noirs) and their Arab neighbours were united in loathing Jews: indeed, Cagayous, an anti-Semitic thug from pied-noir popular fiction, is still part of the folklore of Muslim Algeria. During Vichy, “both the colons and the Algerian Muslims were happy to accept the anti-Jewish laws that the Pétain government so shamefully and swiftly put into place”.


This historical context is worth bearing in mind when we consider the murder in 2006 of Ilan Halami, a 23-year-old Jewish mobile phone salesman who was found tied to a tree, dying of burns and other mutilations. Residents of the Parisian banlieue where he was tortured heard his screams and did nothing; his murder was celebrated in a community where Muslim rappers base their lyrics on the novelist Céline, a Nazi collaborator. This is Dieudonné’s audience.

I can derive only one comforting thought from Hussey’s brilliant book: Muslim Jew-hatred in France is so deeply rooted in that country’s native anti-Semitism that it’s unlikely to be replicated in Britain. Half a million French Jews, on the other hand, face an unnerving future. Last year Israel announced a three-year initiative to attract more Jewish immigrants from France. My guess is that it will succeed – thus handing final victory to the evil old men of Vichy and their successors: the young, vibrant, hate-crazed bigots of the banlieues.





3 commentaires :

Gilles-Michel DEHARBE a dit…

Ce dont le judaïsme doit se méfier le plus, c’est des effets de tout nouvel afflux de non-juifs dans une société donnée; cela peut aller de simples déplacements régionaux comme la migration vers l’"intérieur" du territoire des juifs installés dans les marges comme ceux, germanophones, d’Alsace et de Moselle après la défaite de 1870 - ce qui ne sera pas étranger à l’Affaire Dreyfus.

Cela peut tout aussi bien concerner des ouvriers catholiques polonais que des travailleurs musulmans maghrébins, lesquels, inévitablement, ont une certaine idée, souvent bien différente, du Juif et l'amènent dans leurs bagages, consciemment ou non.

L’immigré est un apprenti-sorcier, celui par qui le scandale arrive en ce qu’il ne respecte pas les tabous et tend à commettre des sacrilèges du point de vue de la société d’accueil car les valeurs qui sont ancrées en lui ne sont pas les mêmes ; il n’a pas le sens de ce qui est vital pour cette société et il ne pratique certaines choses qu’aussi longtemps qu’il le désire, il n’est pas marqué par l’inconscient collectif local et il inquiète précisément par sa liberté et en effet quitter son pays, c’est quelque part se libérer mais cette émancipation a un coût, c’est la marginalisation, c’est une certaine déperdition. Certains musulmans considèrent qu’ils ont le mérite de dire tout haut, à propos des juifs, ce que les autres n’osent pas exprimer.

Soit l’État Français prendra conscience du caractère perturbateur de la présence musulmane en France du fait même de cette judéophobie qui peut être contagieuse, soit il sacrifiera les Juifs et renoncera à leur permettre de vivre dans des conditions acceptables.

On peut le comprendre en ce qu’en s’en prenant aux Juifs, on détourne l’attention du cas des immigrés ou du moins on en relativise l’importance.

Une société qui a un problème juif sur les bras ne sera pas trop regardante sur ses immigrés non juifs. Il ne s’agit pas tant pour ces immigrés de proférer des propos antisémites que de lever des tabous et de réveiller l’antisémitisme chez la population locale.

On peut l’observer dans le cas des milieux maghrébins en France qui ne sont nullement exempts
d’antisémitisme, on le voit dans les délits antisémites qui leur sont imputés. En contestant aux juifs le fait d’être français à part entière - ce qui est un des aspects de l’antisémitisme arabo-musulman - on laisse ainsi entendre que la France n’a pas à faire la fine bouche à l’endroit de l’immigration maghrébine. La question est bien : à qui profite le crime ? A qui profite l’antisémitisme, en effet ?

Dire que les Juifs sont un bouc émissaire est un peu court dès lors qu’on ne prend pas la peine de préciser à qui cela profite, c’est-à-dire à ceux qui veulent faire oublier le poids de leur présence en un pays donné, précisément en insistant sur celui, souvent surestimé, exagéré, des Juifs, pour faire bonne mesure.

Mais si l’on peut ainsi déclencher à volonté l’antisémitisme, n’est-ce pas la preuve de la précarité de la présence juive ? C’est une question que l’on peut aujourd’hui se poser en France, alors que l’antisémitisme se banalise et se répand, permettant ainsi aux arabo-musulmans de mieux se faire tolérer.

Anne juliette a dit…

Une seule solution pour préserver l'avenir proche : diminuer le flux migratoire des pays musulmans vers la France puisque l'éducation de ces populations a lamentablement échoué. C'est le contraire même : dans certains collèges et lycées de banlieues, les enseignants ne peuvent plus parler de la Shoah et les écoles, collèges et lycées publiques ont été désertés par les élèves juifs qui s'y faisaient insulter et parfois agresser. C'est donc une minorité d'élèves issus de l'immigration nord et ouest-africaine qui impose leurs visions à l'Education Nationale.

Si les politiques ne nous parlaient pas aussi de cas isolés et, plus discrètement, de juifs paranoïaques quand un Fofana torturait jusqu'à la mort, avec ses acolytes, un jeune juif ou quand un Merah abattait quatre juifs dont trois enfants, on n'en serait pas là.
Les victimes du terrorisme islamiste se comptent en dizaines de milliers dans le monde, alors ce ne sont pas des cas isolés et, en Occident, ces terroristes aiment viser les juifs et les américains parce qu'ils sont obsédés par un soi-disant complot américano-sioniste ou judéo-sioniste contre l'islam et contre le peuple qui symbolise le combat de ces djihadistes : le peuple palestinien.

Pire encore, depuis quelques années, l'extrême droite blanche s'est alliée avec l'extrême droite musulmane nord-africaine et ouest-africaine.
La gauche qui était au pouvoir de 1981 à 1995 avec une cohabitation de 1997 à 2002 et la droite qui était au pouvoir de 2002 à 2012 sont coupables d'avoir laissé faire avec le soutien des médias.

Anonyme a dit…

La différence entre la France et la Grande-Bretagne est que les britanniques peuvent lire un quotidien tous les jours, le Daily Telegraph, journal avec une ligne pro-israëlienne, qui tire à plus de 800000 exemplaires. Il n'existe pas de quotidiens, ni d'hebdomadaires, ni de stations radio, ni de chaînes de télévision pro-israëliens dans notre pays : tous sont anti-israëliens plus ou moins. Voilà pourquoi nous avons eu Fofana, Merah et d'autres en France et que l'antisémitisme fleurit parce qu'au fond, bon nombre de français n'ont jamais cessé d'être antisémites depuis le pape Clément VI, l'affaire Dreyfus et Pétain. Les sentiments anti-israëliens et antisionistes n'ont été qu'un prétexte pour camoufler cet antisémitisme ces cinquante dernières années : ces immigrés ou leurs enfants musulmans nord-africains ont donc été à bonne école avec les français.
Et ce n'est pas étonnant que le seul ministre qui est attaché à la défense des juifs en France soit suisse espagnol d'origine. Aucun ministre avec des origines françaises n'aurait défendu la communauté juive comme il le fait, parce que c'est tout simplement impossible de trouver un homme politique français de naissance et de souche qui soit philosémite.