On ne peut que déplorer profondément la présence d'Anne-Marie Lizin (Parti socialiste fracophone), ancienne Présidente du Sénat de Belgique et ancienne bourgmestre de la ville d'Huy, dans un forum anti-israélien (Civil Society Forum) à la conférence dite de Durban II. La présence d'une personne exerçant les plus hautes fonctions dans un Etat démocratique (même si par ailleurs Mme Lizin est controversée: voir ici et ici) ne peut que porter un coup à la considération déjà bien basse, comme le montrent les sondages, que les Européens ont des politiques.
Ce forum se déroule en marge de la conférence. Il a la caractéristique d'être tout à fait marginal et n'a pas été agréé par l'ONU qui a voulu éviter les débordements d'antisémitisme constatés au Forum des ONG de Durban I en 2001 (Pierre Galand le gourou belge de la stigmatisation d'Israël à Durban).
Parmi les participants on trouve le nom de Malaak Shabazz, fille de Malcolm X ... et d'autres illustres personnages.
Fort heureusement, le Civil Society Forum a connu peu de succès et les médias n'en ont pas parlé.
Selon NGO Monitor, on trouve dans ce forum l'association Nord-Sud XXI, liée à la Lybie.Celle-ci accuse Israël de "génocide," d'"apartheid" et d'"atrocités." Comme c'est l'habitude de ce genre d'événements le seul pays qui sera spécifiquement nommé et critiqué est évidemment Israël.
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NGO Monitor :
"Organizers of a related event, the "Civil Society Forum" (April 17-19) have been presenting themselves as the representatives of all NGOs. In reality, however, they represent a small group of marginal NGOs, including Nord-Sud XXI, a Libyan-linked group that has issued statements accusing Israel of "genocide," "apartheid" and "atrocities." [...]
The Civil Society Forum is hosting a working group on the "Plight of the Palestinian People and fragmentation of their rights," the only nation-specific topic to be discussed. Other topics include "Intensified forms of discrimination after 9/11, in particular ethnic and religious profiling."
Additionally, the Civil Society Forum is advertising a "large public demonstration with activists" to be held on April 18, 2009; the Israel Review Conference organizers are also promoting the demonstration. Based on the 2001 Durban precedent, this event is likely to be inflammatory, include offensive antisemitic slogans, and possibly violent.
- Antisemitic NGO Forum resurfaces for 2009 Durban Review Conference
- Durban II Update: Anti-Israel parallel events garner minimal attention
- Durban II, une perte de crédibilité pour l'ONU
- Le Grand-Orient de France dénonce l’orientation de la Conférence dite de "Durban II" à Genève
- Boycotter 'Durban II', Ivan Rioufol
- Amnesty International a abandonné les Juifs à la Conférence de Durban
- Le député UMP Claude Goasguen demande le retrait de la France de 'Durban II'
- La France doit refuser de participer à la conférence Durban II, déclare le maire de Paris
Ce site est dédié aux millions d'Européens qui, malgré d'incessantes campagnes de désinformation, ne croient pas que les Juifs ne sont capables que du pire; ne dissimulent pas leur antisémitisme dans le langage de l'antisionisme; et savent qu'Israël représente ce qu'il y a de meilleur dans une démocratie.
vendredi 24 avril 2009
jeudi 23 avril 2009
Durban II - caricature de Steve Greenberg

Cette caricature de Steve Greenberg résume assez bien ce qui se passe à la conférence dite de Durban II, dont le Président Barack Obama avait, à juste titre, pressenti l'esprit "complètement hypocrite et contre-productif".
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Simon Epstein : "Rester étranger aux carnavals de rage" (Durban II)
"Le fait que les États-Unis aient boycotté la conférence est un bon signe, qui confirme qu'ils ne sont pas prêts à accepter n'importe quoi. On peut en revanche regretter que la France n'ait pas saisi qu'il est des endroits où l'on ne va pas. Il est des carnavals de rage et d'absurdité auxquels un pays démocratique se doit de rester étranger."L'historien israélien Simon Epstein réagit aux propos controversés d'Ahmadinejad.
Propos recueillis par Adrien Jaulmes (l'excellent correspondant du Figaro en Israël)
LE FIGARO. - Comment interprétez-vous le discours d'Ahmadinejad à la conférence de Genève ?
Simon EPSTEIN. - Ahmadinejad a été tout à fait cohérent avec lui-même. Ce qui est plus étrange et plus troublant, ce sont les honneurs avec lesquels il a été reçu à Genève. Le plus significatif est que cette conférence confère à ce personnage, et aux thèmes qu'il défend, une légitimité internationale. Cette assemblée est composée pour une bonne part de pays autoritaires, aux régimes parfois sanguinaires et très souvent corrompus et dictatoriaux. Elle représente des idéologies ou des religions extrémistes, et fières de l'être. Ces pays s'illustrent par des persécutions contre des minorités ethniques, culturelles ou religieuses qui vivent, ou plus exactement, qui survivent en leur sein. Que cette assemblée carnavalesque se réunisse pour entendre une condamnation véhémente d'Israël ne nous étonne pas.
Pourquoi cette focalisation sur Israël ?
Israël polarise les haines, lesquelles s'enrichissent aujourd'hui d'un facteur relativement nouveau, celui des thèses antisémites qui circulent massivement dans tout le monde musulman. La négation de l'Holocauste, la diabolisation d'Israël, la condamnation du sionisme, et enfin, le soupçon étendu au peuple juif tout entier, tout cela était prévisible. Le vrai problème est de voir des pays qui violent systématiquement les droits de l'homme s'ériger en défenseurs des droits de l'homme. Les racistes se camoufler en antiracistes, les persécuteurs prendre un air angélique, les bourreaux se proclamer victimes, et les Juifs, qui furent victimes - vraiment victimes -, du racisme, mis au pilori de cette honorable assemblée. Ce qui se passe à Genève, aujourd'hui, est une perversion des valeurs. En profondeur. (...)
La politique américaine d'ouverture à l'égard de l'Iran est-elle une solution ?
La politique d'apaisement vis-à-vis de l'Iran d'Ahmadinejad est fondée sur la même incompréhension que celle qui fut menée face à Hitler à la fin des années 1930, par l'Angleterre et la France. Ce prétendu réalisme, au nom duquel il faut faire des concessions et pratiquer l'ouverture, procède certes d'un réflexe très humain. Mais il témoigne d'une méconnaissance profonde de l'adversaire. On est en face, dans les deux cas, d'une machine de guerre très habile et très bien organisée, qui connaît et qui exploite fort bien les faiblesses de l'Occident démocratique. Il faut laisser Obama tendre la main à l'Iran, mais il comprendra vite - s'il est intelligent, et je crois qu'il l'est -, à qui il a affaire. Le fait que les États-Unis aient boycotté la conférence est un bon signe, qui confirme qu'ils ne sont pas prêts à accepter n'importe quoi. On peut en revanche regretter que la France n'ait pas saisi qu'il est des endroits où l'on ne va pas. Il est des carnavals de rage et d'absurdité auxquels un pays démocratique se doit de rester étranger.
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Durban II
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Nations Unies
mercredi 22 avril 2009
Un professeur de l'Université Libre de Bruxelles banalise le discours d'Ahmadinejad
"[Olivier Corten] le seul expert complaisamment interrogé par la chaîne publique s'est montré moins surpris par les imprécations du président iranien incitant à la haine antisémite et anti-occidentale que par les "réactions extrêmes" qu'elles ont suscitées.""Le Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique (CCOJB) dénonce les propos déconcertants tenus par Olivier Corten, professeur de droit international à l'Université Libre de Bruxelles, ce 21 avril 2009 sur les ondes de La Première (RTBF).
Pour commenter le discours de Mahmoud Ahmadinejad à la Conférence dite "Durban II" contre le racisme à Genève, le seul expert complaisamment interrogé par la chaîne publique s'est montré moins surpris par les imprécations du président iranien incitant à la haine antisémite et anti-occidentale que par les "réactions extrêmes" qu'elles ont suscitées.
Le CCOJB est consterné par le souci affiché par Olivier Corten de désamorcer la charge haineuse dans le discours du président iranien quand il s'étonne d'"une espèce de deux poids, deux mesures parce que les déclarations d'Israël sur son exigence d'être reconnu comme Etat juif n'ont, à ma connaissance, pas fait l'objet de beaucoup de contestations", témoignant ainsi d'une ignorance embarrassante pour un professeur de droit international de la résolution 181 de l'ONU recommandant pourtant, dès 1947, la création d'un "Etat juif" et d'un "Etat arabe".
Le CCOJB stigmatise la banalisation du discours du dirigeant islamiste iranien par Olivier Corten et s'inquiète qu'un membre reconnu du monde académique ne dénonce pas sans équivoque les propos écoeurants tenus, qui plus est, dans une enceinte des Nations Unies par le responsable politique d'une théocratie belliqueuse adepte de la lapidation, homophobe et antisémite, et suggère plutôt une symétrie entre ces déclarations inacceptables et "une certaine ambiguïté" dans celles d'une démocratie systématiquement injuriée et agressée.
Plus généralement, le CCOJB se soucie des conséquences d'un enseignement du droit international à l'ULB caractérisé depuis des décennies par une attention monomaniaque pour le conflit israélo-palestinien et systématiquement à charge de l'Etat d'Israël. Olivier Corten illustre ce parti pris manifeste quand il affirme, notamment, que les propos du président iranien qualifiant Israël d'Etat raciste "sont des propos qui prêtent peut-être, certainement, au débat".
VERBATIM DE L'INTERVIEW D'OLIVIER CORTEN
(La Première, Journal parlé de 13h, 21 avril 2009)
RTBF - Les propos du président iranien font les grands titres. Il se défend en disant que l'ONU doit être un lieu, un symbole de la liberté d'expression où chacun peut dire ce qu'il veut librement. Est-ce qu'il a raison?
Olivier Corten - Il a raison dans la mesure où ce qu'il dit a été dit par l'ONU elle-même pendant des années et des années, donc ce qui m'étonne un petit peu dans les réactions extrêmes qu'on a entendues - je viens d'en entendre encore il y a quelques instants - c'est que l'ONU avait adopté une résolution - quand je dis l'ONU c'est l'Assemblée générale des Nations Unies, donc la plupart des Etats avaient voté pour, enfin une grande majorité avait voté pour cette résolution - qui assimilait le sionisme au racisme.
Cette résolution insistait notamment sur les liens entre Israël et l'Afrique du Sud, le régime d'apartheid qui était allié à Israël à l'époque. Cette résolution est restée en vigueur, elle a été abrogée en 1991 parce qu'Israël exigeait qu'elle soit abrogée pour participer à la Conférence de Madrid, et donc pour enfin entrer dans un processus de paix. Néanmoins, donc ce que dit Ahmadinejad aujourd'hui n'a rien de novateur au sein des Nations Unies dans ce sens là, c'est un petit peu, me semble-t-il, disproportionné toutes les réactions.
RTBF - Alors justement, comment comprendre la virulence des réactions?
Olivier Corten - Les réactions, bon donc évidemment du côté d'Israël, on les comprend parfaitement, puisqu'Israël d'une part, il faut quand même le dire par ailleurs, entretient une certaine ambigüité. Il y a quelques jours encore, Israël a exigé d'être reconnu par la Palestine comme Etat juif, donc c'est quand même assez ambigü si on met en relation ça avec la position d'Israël refusant le droit au retour de tous les Palestiniens expulsés parce que ça menacerait l'Etat juif en tant que tel. Donc ce sont des propos un petit peu ambigüs, disons, même si de là à dire que c'est un État raciste, moi je ne suis pas d'accord mais enfin ce sont des propos qui prêtent, peut-être, certainement au débat.
Alors évidemment Israël avait déjà protesté contre la résolution des Nations Unies que j'ai évoquée il y a un instant, elle proteste encore maintenant - je le comprends fort bien. Du côté des Européens, je comprends bien qu'on proteste, peut-être, par rapport à la personnalité du président iranien et à des propos qu'il a tenus dans le passé, plus peut-être qu'à ce qu'il a dit hier me semble-t-il.
Ce qui est un peu étonnant c'est qu'il y a toujours une espèce de deux poids deux mesures parce que les déclarations d'Israël sur son exigence d'être reconnu comme Etat juif, par exemple, n'ont à ma connaissance pas fait l'objet de beaucoup de contestations, avec pour résultat quand même aujourd'hui un problème palestinien qui n'est toujours pas résolu et qui constitue une violation claire de toutes les résolutions des Nations Unies applicables.
Donc Ahmandinejad s'exprime au sein des Nations Unies dans un contexte, il faut bien le dire, où Israël n'est pas l'Etat le plus apprécié par la majorité des membres des Nations Unies. Ça n'a peut-être rien à voir avec le racisme ou c'est peut-être exagéré de dire que c'est du racisme mais c'est par ailleurs une réalité.
RTBF - Alors si ce n'est pas vraiment neuf, si ce n'est pas vraiment choquant, que cherche-t-il? Est-ce qu'on peut dire qu'il cherche à diviser la communauté internationale?
Olivier Corten - Bon ça, je ne sais pas trop quelle est la politique du président iranien. Je pense qu'il y a des élections en Iran dans peu de temps et que, bon, il a une image de quelqu'un de très très dur à l'encontre d'Israël. Donc ça c'est certainement une image qu'il se forge à la fois sur la scène intérieure et aussi encore une fois par rapport à d'autres Etats au sein des Nations Unies qui, pour un grand nombre d'entre eux, considèrent qu'Israël est en violation de la Charte des Nations Unies et ne respecte pas notamment un avis qui a été rendu par la Cour Internationale de Justice en 2004 qui exige ou qui estime qu'Israël doit remplir toutes ses obligations, notamment le retrait des territoires occupés qui n'est pas respecté.
Donc évidemment dans ce contexte là, c'est vrai qu'on met l'accent sur la position des Etats européens mais il faut voir la position de l'ensemble des Etats membres des Nations Unies qui est beaucoup plus nuancée. Donc, le président iranien, je suppose qu'il n'a pas l'impression, là évidemment c'est pas comme s'il s'exprimait au sein du Parlement belge ou du Parlement européen, il s'exprime au sein des Nations Unies où Israël n'a pas bonne presse."
›› verbatim du discours de Mahmoud Ahmadinejad
›› extraits vidéo de l'intervention de Mahmoud Ahmadinejad à la tribune de l'ONU
›› lire le communiqué du CCOJB du 21 mars 2009
›› lire le communiqué du CCOJB du 10 mars 2009
Libellés :
Belgique
La route souillée de l'or nazi, Hélène Jaffiol
"Des dents, des alliances, des bijoux devenus lingots. A la libération des camps de la mort, le monde découvre avec horreur les traces d'un butin maculé de sang.""Après la guerre, les lingots d'or marqués du sceau nazi trouvent des abris imprévus. En mai 2000, le sanctuaire catholique de Fátima confirme en avoir détenu, jusque dans les années 1980. Avant de les dépenser pour rénover ce lieu vénéré par de nombreux catholiques."
Secret soigneusement gardé jusque dans les années 1990, la route de l'or nazi met au jour une histoire souterraine à travers la Suisse, la péninsule ibérique, la Suède, la Turquie... et même la Chine.
Source: article repris du site du Jerusalem Post
"La partie visible d'un iceberg qui cache un sombre circuit à travers l'Europe. Le trésor noir du IIIe Reich a été entouré d'un épais voile de mystère avant que les premières révélations émergent timidement dans les années 1990. Des trains remplis de lingots d'or ont foulé les voies ferrées du Vieux continent.
Principale accusée : la Suisse, pierre angulaire d'un trafic qui implique tous les pays dits "neutres" : l'Espagne, le Portugal, la Suède, la Turquie...
Difficile de connaître l'origine d'un métal sur lequel le crime ne laisse aucune trace. Dans les caisses nazies : le trésor d'un pillage aveugle, les coffres-forts des pays vaincus mais aussi le maigre pécule arraché des valises à l'entrée des camps de la mort.
Un homme a la sinistre besogne d'en faire l'inventaire : Bruno Melmer. Officier SS et fonctionnaire méthodique, il appartient au service économique de la machine nazie.
Les effroyables listes de comptes de Belmer ont été mises au jour par les enquêteurs américains de la Division des Opérations spéciales (DOS). 29 colonnes qui détaillent l'inimaginable : "or dentaire", "bagues en or et en argent", "couteaux, fourchettes, bijoux", "montres", "sacs"... Un butin qui atteindrait les 40,5 millions de dollars actuels. Un calcul encore incomplet, selon les experts. D'autant plus que ces estimations ne prennent pas en compte le butin de l'opération Reinhard - l'extermination des Juifs de Pologne - soit 3,9 millions de dollars.
Sitôt sortis de l'enfer d'Auschwitz, Sobibor, Treblinka, les cargaisons de Belmer franchissent les portes grandes ouvertes de la Reichsbank, la banque nationale allemande. Première étape d'une route de l'or à travers toute l'Europe. Certaines destinations sont aujourd'hui connues, d'autres restent encore tapies dans l'ombre.
La Suisse : coffre-fort nazi
Le choix de la république helvétique répond à un calcul simple. A l'époque, le franc suisse assure le rôle d'unique devise encore convertible sur le marché mondial. Economie prospère, la Suisse assure aux nazis l'acquisition d'une monnaie forte, indispensable à son effort de guerre. Le pays "neutre" devient le quartier général des transactions nazies, le commandant d'un navire que les Helvètes ont choisi délibérément de maintenir à flot.
Selon la commission Bergier, mise en place dans les années 1990 pour faire la lumière sur ce passé trouble, plus de 2,5 milliards de dollars ont transité par la banque centrale suisse. Dont l'or désormais incolore des camps de la mort. La commission Bergier met en évidence un autre aspect troublant.
A partir de 1941, la Suisse sait parfaitement que les lingots nazis ne sont rien d'autre que de l'or volé. Pourtant, l'année suivante marque l'apogée des relations pécuniaires entre les deux pays. A partir de 1943, les Alliés multiplient les avertissements contre ce trafic lucratif. La Suisse tourne la tête et regarde ailleurs. La dernière transaction avec le régime nazi a lieu le 13 avril 1945. Face à ce réquisitoire, les arguments de défense paraissent bien faibles : "Nous étions neutres. Pourquoi accepter l'or allié et non pas celui des Allemands ?" Devant leur passé trouble, les banques helvètes se sont longtemps retranchées derrière une bonne foi de façade.
Portugal : de l'or dans le sanctuaire catholique de Fátima
L'or nazi ne s'est pas arrêté aux coffres-forts suisses. Il en a juste fait un abri douillet avant de poursuivre sa route vers d'autres contrées. L'Espagne et le Portugal ont largement profité des livraisons nazies.
Les deux pays de la péninsule ibérique possèdent, en effet, un autre métal précieux fortement convoité par les nazis : le Wolfram, miraculeux pour renforcer l'acier des engins de guerre allemands.
Wolfram contre or, le trafic est très lucratif en particulier pour la dictature de Salazar [photo]. Après Berne, Lisbonne aurait été le deuxième bénéficiaire du butin nazi. De 1939 à 1944, le Portugal aurait acheté ou échangé 164 tonnes d'or du IIIe Reich par l'intermédiaire de la Suisse.
Sur sa route, l'or portugais bénéficie de la bienveillance de Vichy qui offre ses wagons pour transporter ce butin clandestin. Centre névralgique du trafic ibérique : la gare espagnole de Canfranc encastrée dans la chaîne pyrénéenne.
Le sombre marché est connu dès 1946 par les services américains de la DOS. Un document, marqué top secret, l'atteste. Des responsables suisses qui ont suivi la route de 280 véhicules chargés d'or, vers le Portugal et l'Espagne entre 1943 et 1944, acceptent de témoigner contre une protection. Ceux qui se sont grassement enrichis sentent, en effet, le vent tourner.
Après la guerre, les lingots d'or marqués du sceau nazi trouvent des abris imprévus. En mai 2000, le sanctuaire catholique de Fátima confirme en avoir détenu, jusque dans les années 1980. Avant de les dépenser pour rénover ce lieu vénéré par de nombreux catholiques.
Lingots contre minerais de fer suédois
Le butin du IIIe Reich n'a pas seulement emprunté les routes du Sud. Les caisses nazies ont également foulé le sol d'un autre pays "neutre", la Suède. Le royaume nordique, connu pour son histoire pacifiste, est pourtant un réservoir de guerre grâce à ses minerais de fer. Le marché avec les nazis ne peut que prospérer : des lingots d'or contre des livraisons de fer, maillon infernal de la machine de guerre d'Adolf Hitler.
Un sujet longtemps tabou dans un pays qui ne veut surtout pas faire parler de lui. Des chercheurs ont pourtant déterré cet épisode sombre des archives nationales à la fin des années 1990. Entre 1939 et 1944, 34,5 tonnes d'or en provenance de Berlin ont rejoint les coffres-forts suédois.
Comme la Suisse et l'ensemble des pays "neutres", la Suède connaissait la macabre origine de l'argent allemand. Mais le royaume fait la sourde oreille aux mises en garde des Alliés.
Turquie : les bons comptes font les bons amis
La route de l'or a quadrillé le Vieux continent jusqu'à rejoindre Istanbul et les confins du Moyen-Orient. Le régime nazi a pu compter sur son ancien allié de 1914. Selon la Division des Opérations spéciales de Washington, près d'un million de dollars, issu des sombres comptes du SS Belmer, a rejoint le marché turc.
L'objectif des nazis : garantir aux banques allemandes un stock de devises étrangères et financer les opérations secrètes d'agents en Turquie. Des liens cousus d'or ont émaillé les relations entre les deux pays jusque dans les années 1960.
Comme le prouve un épisode peu glorieux dans une Allemagne alors coupée en deux. Le 29 mai 1965, un avion décolle d'Istanbul vers Cologne avec l'aval du gouvernement fédéral allemand. A son bord : trois caisses remplies de pièces d'or. La Dresdner Bank veut récupérer les restes de son trésor nazi mis à l'abri en Turquie durant la guerre. Un choix motivé à l'époque par l'appât du gain. Grâce à l'inflation, le prix de l'or était beaucoup plus élevé à Istanbul qu'à Berne. Longtemps après la chute du régime nazi, l'Allemagne ne se résout toujours pas à voir filer son or.
En plein contexte de Guerre froide, l'examen des consciences reste encore un chemin inexploré. Cet épisode monétaire, mené dans le plus grand secret, sera révélé par l'Institut Hannah-Arendt de Dresde, à la fin des années 1990.
Aujourd'hui encore, la cartographie de l'or nazi reste incomplète et parsemée de nombreuses zones d'ombres et de paradoxes.
Les nations, qui ont le plus profité de l'argent souillé du IIIe Reich, ont souvent aussi été des asiles pour les populations persécutées. La Suède a ainsi accueilli près de 7 000 Juifs danois. Plus de 30 000 autres ont trouvé refuge en Espagne.
Pendant ce temps, des lingots nazis auraient franchi les mers vers l'Argentine, le Canada ou même la Chine... Légende ou réalité, le mystère demeure. Il s'explique en partie par les nombreux errements alliés à la fin de la guerre. L'Europe meurtrie a préféré ne pas creuser profondément un puits sans fond. En septembre 1946, les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni mettent en place une "commission tripartite pour la restitution de l'or monétaire". Sa mission : dédommager les nations spoliées par les nazis.
En l'absence d'étiquette "Auschwitz" sur les lingots, la commission a fait le choix de se limiter aux avoirs nationaux pillés comme ceux de la France, des Pays-Bas ou de la Belgique. L'or des camps de la mort a, lui, pu continuer sa route..."
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Nazisme
Durban II, une perte de crédibilité pour l'ONU
"Les pays occidentaux risquent de se lasser de payer pour un cénacle où ils sont régulièrement insultés."
Extrait d'un article de Renaud Girard repris du site du Figaro
"L'ONU n'avait-elle pas autre chose à faire que d'organiser une nouvelle conférence internationale sur le racisme ? Telle est la question que se posaient lundi à Genève de nombreux diplomates occidentaux à l'issue du discours du président iranien. La première conférence de ce type, tenue à Durban (Afrique du Sud) en 2001, avait déjà échoué, après avoir été transformée en forum anti-israélien, assimilant le sionisme à du racisme.
"Le problème de ces conférences générales à 192 pays est qu'elles peuvent très facilement être prises en otages par une dizaine d'États radicaux. Elles deviennent alors une tribune offerte à tous les dictateurs antioccidentaux de la planète", expliquait lundi l'ambassadeur d'un grand pays européen aux Nations unies.
Il est vrai que le principe même d'une conférence onusienne destinée à promouvoir les droits de l'homme et à "éradiquer le racisme" laisse pantois de nombreux observateurs occidentaux, lorsque l'on accorde sa présidence à la Libye du colonel Kadhafi et ses vice-présidences au régime castriste de Cuba et à l'Iran des mollahs (qui vient de condamner une jeune journaliste irano-américaine à huit ans de prison pour un délit fantasmé d'"espionnage").
Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies, a raté son pari. Censée unifier le monde sur des valeurs communes, la conférence de Durban II a provoqué le contraire, donnant a posteriori raison aux Occidentaux (Américains, Italiens, Canadiens) qui avaient décidé de ne pas y participer. Principaux contributeurs du budget de l'ONU, les pays occidentaux risquent de se lasser de payer pour un forum où ils sont régulièrement insultés.
Ligne rouge
Les Français et les Anglais avaient décidé de participer à cette conférence (dont le but officiel n'était que de vérifier les mesures pratiques prises par les États membres pour lutter chez eux contre le racisme), après qu'un accord eut été trouvé entre toutes les délégations - y compris celle de l'Iran - sur un document préparatoire. En raison de l'opposition des pays musulmans, les principes de l'égalité entre hommes et femmes et la non-discrimination envers les homosexuels n'avaient pas été mentionnés. Mais, dans leur souci de défendre la liberté d'expression, les Occidentaux avaient obtenu que le blasphème et la diffamation contre les religions ne soient pas assimilés à des formes de racisme."
- Le Grand-Orient de France dénonce l’orientation de la Conférence dite de "Durban II" à Genève
- Pierre Galand le gourou belge de la stigmatisation d'Israël à Durban
- Boycotter 'Durban II', Ivan Rioufol
- Amnesty International a abandonné les Juifs à la Conférence de Durban
- Le député UMP Claude Goasguen demande le retrait de la France de 'Durban II'
- La France doit refuser de participer à la conférence Durban II, déclare le maire de Paris
- La Licra souhaite que la France boycotte 'Durban II' comme l'Italie
- L'Italie premier pays de l’UE à se retirer de ‘Durban II’
- German MP calls for Durban II boycott
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Nations Unies
mardi 21 avril 2009
Pierre Galand le gourou belge de la stigmatisation d'Israël à Durban
"Le droit à l’égalité a été bafoué à Durban lorsque la Conférence contre le racisme a refusé d’assimiler l’attitude israélienne à une forme de racisme." (Pierre Galand, 2001)
Le Belge Pierre Galand, président du Centre d'Action laïque (CAL) et "tribun au charisme peu commun", s'est distingué à la conférence de Durban "la manifestation la plus haineuse et la plus discriminatoire contre les Juifs depuis la période nazie" par ses attaques d'une virulence extrême contre Israël. Dans la page qui lui est consacrée sur Wikipedia, il est souligné avec une finesse caractéristique qu'en Belgique les seules critiques dont il est l'objet viendraient de "certains opposants politiques, d'associations de défense des intérêts d'Israël - à l'instar de l'Union des Patrons et Professionnels Juifs de France (UPJF) - ainsi que de membres de la communauté juive de Belgique"!
"(...) Galand, qui garde ses cours à l'ULB, a encore du pain sur la planche, car si les yuppies, les golden boys, les fanas du marché l'ont jugé ringard, les nouvelles générations, plus politiques, ont trouvé dans ce jeune sexagénaire un nouveau gourou : un homme qui donne un sens à l'histoire, qui relie les combats d'aujourd'hui, contre la mondialisation, à Porto Alegre et ailleurs, aux luttes et aux idéaux tiers-mondistes des années 60. Bref, voilà un homme qui est resté fidèle à ses convictions, à ses amis et qui a mis sa vie au service de ses engagements. On vous le disait : s'il n'avait été libre penseur, il aurait pu être curé…" (Colette Braeckman, Le Soir)
"Les Israéliens tuent pour tuer"
"Grâce au parti socialiste, Pierre Galand, chantre de la cause palestinienne qui venait d'être expulsé d'Israël, a été élu sénateur. Adoubé comme "Juste" par le président du PS, P. Galand est aussi président de l'association belgo-palestinienne. Celle-ci édite une revue "Palestine" dans laquelle on peut notamment lire : "Les Israéliens tuent pour tuer"." (Sara Brajbart, Dialogue et Partage)
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Durban I - Communiqué de presse
Conférence internationale des Nations Unies de la société civile en solidarité avec le peuple palestinien
"M. Pierre Galand, Président du Comité européen de coordination des ONG pour la question de Palestine, Bruxelles, a souligné les avancées réalisées au cours de ces deux jours de travaux qui ont pris une tournure positive. Il a ajouté que la complexité de la question palestinienne suppose un sens des responsabilités et une obligation collective de rendre les gouvernements européens et arabes responsables de la recherche d’une solution au conflit du Moyen-Orient. Il a estimé que la coexistence et les échanges sont rendus possible grâce au fait que des ressortissants originaires du Maghreb ont pu s’associer aux missions européennes dans le Moyen-Orient et constituent des ponts générationnels vers une Méditerranée pacifiée.
Appel au boycott
L’historicité de la lutte pour la libération, de l’Algérie à l’Afrique du Sud, nous oblige à accorder la même importance à la question palestinienne qui a pris la même dimension ces dernières années, a dit M. Galand. Depuis 1995, et la signature de l’Accord de Barcelone, 27 pays du pourtour méditerranéen sont engagés dans la consolidation de la paix, mais cet accord est violé par Israël, a-t-il dit, et la première étape devrait être de suspendre l’Accord d’association entre l’Union européenne et Israël.
M. Galand a souligné la nécessité de reconnaître le droit à la résistance d’un peuple face à la spoliation de ses droits et a fait valoir que la reconnaissance de ce droit fonde le droit des Palestiniens à exister, à se défendre, et à faire reconnaître leurs droits fondamentaux.
Israël, un état raciste qui promeut l'antisémitisme et l'apartheid
Il a ensuite mis en avant la discrimination qui a été légalisée par le système judiciaire israélien tout comme le principe de non égalité qui est manifeste entre Israël et les Palestiniens, avant de souligner que cette réalité constitue un recul pour l’ensemble des peuples. Le droit à l’égalité a été bafoué à Durban lorsque la Conférence contre le racisme a refusé d’assimiler l’attitude israélienne à une forme de racisme, a ajouté M. Galand, avant de considérer que l’attitude colonialiste israélienne constitue un recul par rapport aux luttes menées dans les décennies passées contre la colonisation et laisse augurer de nouveaux reculs par rapport à l’antisémitisme, ou à l’apartheid."
[les intertitres ont été ajoutés]
- Utilisation d'ONG pour diaboliser Israël: Pierre Galand
- Belgique: lancement (par Pierre Galand) d'un prétendu Tribunal Russell sur la Palestine en mars
- Tribunal Russel : Faut-il en vouloir aux Belges ?
- Belgique: un 3ème "tribunal citoyen" pour juger les "crimes" d'Israël
- Devant la Bourse de Bruxelles: des centaines de manifestations anti-israéliennes
- Pierre Galand ira-t-il diaboliser Israël à Durban II ?
- A Bruxelles : Prélude à Durban II ?
- Tarik Ramadan à Bruxelles pour parler de la Palestine
Le Belge Pierre Galand, président du Centre d'Action laïque (CAL) et "tribun au charisme peu commun", s'est distingué à la conférence de Durban "la manifestation la plus haineuse et la plus discriminatoire contre les Juifs depuis la période nazie" par ses attaques d'une virulence extrême contre Israël. Dans la page qui lui est consacrée sur Wikipedia, il est souligné avec une finesse caractéristique qu'en Belgique les seules critiques dont il est l'objet viendraient de "certains opposants politiques, d'associations de défense des intérêts d'Israël - à l'instar de l'Union des Patrons et Professionnels Juifs de France (UPJF) - ainsi que de membres de la communauté juive de Belgique"!
"(...) Galand, qui garde ses cours à l'ULB, a encore du pain sur la planche, car si les yuppies, les golden boys, les fanas du marché l'ont jugé ringard, les nouvelles générations, plus politiques, ont trouvé dans ce jeune sexagénaire un nouveau gourou : un homme qui donne un sens à l'histoire, qui relie les combats d'aujourd'hui, contre la mondialisation, à Porto Alegre et ailleurs, aux luttes et aux idéaux tiers-mondistes des années 60. Bref, voilà un homme qui est resté fidèle à ses convictions, à ses amis et qui a mis sa vie au service de ses engagements. On vous le disait : s'il n'avait été libre penseur, il aurait pu être curé…" (Colette Braeckman, Le Soir)
"Les Israéliens tuent pour tuer"
"Grâce au parti socialiste, Pierre Galand, chantre de la cause palestinienne qui venait d'être expulsé d'Israël, a été élu sénateur. Adoubé comme "Juste" par le président du PS, P. Galand est aussi président de l'association belgo-palestinienne. Celle-ci édite une revue "Palestine" dans laquelle on peut notamment lire : "Les Israéliens tuent pour tuer"." (Sara Brajbart, Dialogue et Partage)
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Durban I - Communiqué de presse
Conférence internationale des Nations Unies de la société civile en solidarité avec le peuple palestinien
"M. Pierre Galand, Président du Comité européen de coordination des ONG pour la question de Palestine, Bruxelles, a souligné les avancées réalisées au cours de ces deux jours de travaux qui ont pris une tournure positive. Il a ajouté que la complexité de la question palestinienne suppose un sens des responsabilités et une obligation collective de rendre les gouvernements européens et arabes responsables de la recherche d’une solution au conflit du Moyen-Orient. Il a estimé que la coexistence et les échanges sont rendus possible grâce au fait que des ressortissants originaires du Maghreb ont pu s’associer aux missions européennes dans le Moyen-Orient et constituent des ponts générationnels vers une Méditerranée pacifiée.
Appel au boycott
L’historicité de la lutte pour la libération, de l’Algérie à l’Afrique du Sud, nous oblige à accorder la même importance à la question palestinienne qui a pris la même dimension ces dernières années, a dit M. Galand. Depuis 1995, et la signature de l’Accord de Barcelone, 27 pays du pourtour méditerranéen sont engagés dans la consolidation de la paix, mais cet accord est violé par Israël, a-t-il dit, et la première étape devrait être de suspendre l’Accord d’association entre l’Union européenne et Israël.
M. Galand a souligné la nécessité de reconnaître le droit à la résistance d’un peuple face à la spoliation de ses droits et a fait valoir que la reconnaissance de ce droit fonde le droit des Palestiniens à exister, à se défendre, et à faire reconnaître leurs droits fondamentaux.
Israël, un état raciste qui promeut l'antisémitisme et l'apartheid
Il a ensuite mis en avant la discrimination qui a été légalisée par le système judiciaire israélien tout comme le principe de non égalité qui est manifeste entre Israël et les Palestiniens, avant de souligner que cette réalité constitue un recul pour l’ensemble des peuples. Le droit à l’égalité a été bafoué à Durban lorsque la Conférence contre le racisme a refusé d’assimiler l’attitude israélienne à une forme de racisme, a ajouté M. Galand, avant de considérer que l’attitude colonialiste israélienne constitue un recul par rapport aux luttes menées dans les décennies passées contre la colonisation et laisse augurer de nouveaux reculs par rapport à l’antisémitisme, ou à l’apartheid."
[les intertitres ont été ajoutés]
- Utilisation d'ONG pour diaboliser Israël: Pierre Galand
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