vendredi 13 février 2009

Qu’est-ce qui pousse la gauche à calomnier Israël ?, Martin Bright

"J'hésite à qualifier ceci d'antisémitisme, mais je détecte chez certains à gauche un sentiment de soulagement du fait que pour eux c'est Israël qui représente aujourd'hui l'expression ultime de l'Etat oppresseur."

Texte repris du site du The Jewish Chronicle

Même le soutien le plus modéré à l'État juif pousse les gauchistes au bord de l’apoplexie.

"(...) Aucune question n'exacerbe autant les passions chez les gens de gauche que les souffrances provoquées par le conflit israélo-palestinien.

J'ai découvert à quel point ce sentiment était enraciné, au début de l'année, lorsque j'ai écrit mes impressions d’un voyage que j'avais fait en Israël à l'invitation du Bicom. J'ai essayé alors d'aborder la question de savoir pourquoi la gauche britannique avait cessé d'aimer Israël. Il est difficile de le croire aujourd'hui, mais il fut un temps où Israël représentait une grande cause libérale. En réalité, la raison est simple: avant que nous ayons découvert les Palestiniens, Israël représentait l'espoir que les valeurs des Lumières pouvaient triompher dans un monde empreint d'horreur et de cruauté. Un terme fut mis à cette histoire d’amour parce que les libéraux trouvaient intolérable l'oppression systématique que l'État d'Israël exerçait sur les Palestiniens.

Mais ça n’explique pas tout. Pourquoi ne défilons-nous pas dans les rues en signe de protestation contre les "crimes de guerre" commis par les Britanniques et les Américains en Afghanistan qui provoquent régulièrement la mort de civils ? Est-ce que les cinq millions de morts du conflit dans la République démocratique du Congo ne justifient pas une ou deux manifestations de masse ? Et qu'en est-il du Darfour, qui semble avoir disparu du champ de vision qui retient notre sympathie collective ?

Il y a une explication parfaitement innocente et qui fait passer l’attitude de la gauche libérale pour entièrement rationnelle. La non-résolution de la question palestinienne est une plaie béante dans le Moyen-Orient. En l'absence d'un règlement, la stabilité de l'ensemble de la région est menacée et les actions du gouvernement israëlien ne sont donc pas seulement perçues comme inhumaines, mais comme totalement irresponsables.

Même prise au premier degré, cette explication n'est pas recevable. Certes si les valeurs de la gauche ont un sens, nous ne devons pas être sélectifs dans le choix des peuples que nous défendons. Devons-nous manifester dans les rues seulement quand l'oppression a une portée stratégique internationale ?

Il y a, bien entendu, une autre explication à l'hostilité de la gauche envers Israël, que je n'ai pas besoin de rappeler aux lecteurs du The Jewish Chronicle. Il fut un temps où la souffrance des Juifs était considérée comme exceptionnelle, mais à présent leur capacité à infliger des souffrances est considérée également comme exceptionnelle.

J'hésite à qualifier ceci d'antisémitisme, mais je détecte chez certains à gauche un sentiment de soulagement du fait que pour eux c'est Israël qui représente aujourd'hui l'expression ultime de l'Etat oppresseur."

Martin Bright était éditorialiste politique au magazine de gauche New Statesman. Il écrit maintenant pour The Spectator.

jeudi 12 février 2009

Ilan Halimi, trois ans déjà





"Racontez à vos fils,
et vos fils à leurs fils,
et leurs fils à la génération suivante!"


Livre du Prophète Joël - I, 3



Ilan Halimi
11 octobre 1982 - 13 février 2006

"Nous vivons dans le bourbier de la confusion et le renversement vertigineux des récitations et des radotages politiques. Qui est notre ami ? Qui est notre ennemi ? On ne sait pas au juste ... C'est à ne plus s'y reconnaître. Comment ne serions-nous pas désemparés, isolés, en proie souvent au désespoir, blessés dans nos convictions les plus intimes et celles que nous pensions les plus incontestables ?"

Vladimir Jankélévitch et Béatrice Berlowitz, Quelque part dans l'inachevé - cité par Adrien Barrot, Si c'est un Juif. Réflexions sur la mort d'Ilan Halimi, Michalon, 2007, p. 17.

Interview de la mère d'Ilan Halimi sur "Haaretz", Primo Europe

Amitiés France-Israël : besoin d'un rappel à l'ordre ?, Anica Pommeray

"Faisant référence à la partialité des médias étrangers, Peres a rappelé par ailleurs ce que les télévisions ne montraient jamais : "les familles israéliennes qui s'endorment sous les tirs de roquettes, les mères qui craignent pour leurs enfants (...). Dans cette guerre, il n'y pas de véritable champ de bataille. Tout se passe de manière sous-jacente (...). Et quelle réponse faut-il apporter à cela ? Moi, je vous le dis, la réponse n'est jamais disproportionnée", lance-t-il."

Article repris du site du Jerusalem Post

"Dirigée par le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, la délégation de 14 parlementaires venue prendre la température en Israël - après trois semaines de conflits à Gaza et à deux jours d'un scrutin national - a été reçue dimanche 8 février à la résidence du président Shimon Peres, à Jérusalem.

Une rencontre improvisée, venue confirmer - ou non - la position officielle : celle du président français Nicolas Sarkozy, "ami" d'Israël. Il y a quelques semaines, pourtant, les défilés contre l'opération "Plomb durci" se succédaient dans les rues françaises et les slogans n'étaient pas tendres. Profonde contestation de la politique israélienne, à laquelle se sont même joints quelques représentants de la scène politique française.

Poignées de mains et sourires figés précèdent les débats d'idées. Peres ouvre les discours : "Nous vivons des temps très importants. Des temps de changements permanents. L'investiture du nouveau président des Etats-Unis, Barack Obama, la crise économique... et le Proche-Orient. C'est un peu comme cette histoire des deux jumeaux qui préfèrent rester dans le ventre de leur mère. Aucun des deux n'est prêt à sortir le premier (...). Je ne pense pas que nous ayons à faire à un 'clash' des civilisations mais plutôt à un affrontement entre les modérés et les autres. Ceux qui fondent leur pouvoir sur le terrorisme et qui, lorsqu'ils s'en prennent à un Etat démocratique, deviennent un véritable cauchemar."

Faisant référence à la partialité des médias étrangers, Peres a rappelé par ailleurs ce que les télévisions ne montraient jamais : "les familles israéliennes qui s'endorment sous les tirs de roquettes, les mères qui craignent pour leurs enfants (...). Dans cette guerre, il n'y pas de véritable champ de bataille. Tout se passe de manière sous-jacente (...). Et quelle réponse faut-il apporter à cela ? Moi, je vous le dis, la réponse n'est jamais disproportionnée", lance-t-il.
L'allusion est sans équivoque. Et les commentaires de Nicolas Sarkozy, entre autres, aux lendemains du déclenchement des opérations militaires à Gaza, devaient visiblement être rectifiés.

Passant ensuite au rôle primordial du scrutin national du 10 février, le président israélien a souligné, d'une part, la difficulté avec laquelle un Etat démocratique doit "se mesurer à un peuple mis sous la coupe du terrorisme". "L'expulsion du gouvernement légal et légitime des Palestiniens à Gaza est le reflet d'une conception complètement distordue de la démocratie. On pense souvent que les élections sont ce qui caractérise une démocratie mais elles n'en constituent que le mécanisme. La démocratie commence précisément au lendemain des élections (...). Aujourd'hui, le danger ne relève pas du domaine politique mais bien du domaine religieux", affirme-t-il dans un second temps. "Le centre du terrorisme est en Iran et si nous lui permettons de se doter de l'arme nucléaire, le monde deviendra incontrôlable."

L'auditoire est imperturbable. Deuxième piqûre de rappel : "Gaza n'a jamais été assiégé. Nous avons uniquement fermé les points de passage lorsqu'ils servaient de zones de contrebande. Chaque jour, nous facilitons le transfert de l'eau, de carburant et de l'aide humanitaire. Nous recevons également un rapport quotidien de la situation dans la bande de Gaza (...). Toute ma vie j'ai œuvré pour la paix avec Gaza. Mais lorsque le 'sacré' commence à jouer, la logique cesse de fonctionner."

C'est néanmoins sur une note positive que le président a souhaité conclure son discours. "Jusqu'à présent, le monde arabe défendait la politique de Khartoum (celle des trois 'non' : non aux négociations avec Israël, non à la reconnaissance d'Israël et non à la paix avec Israël). Or, aujourd'hui, l'initiative saoudienne ouvre la voie à une paix régionale." Prenant exemple sur les ambitions fédératrices de l'Union européenne, "l'Europe des patries", rappelle Peres, Israël cherche à appliquer une formule similaire, sans frontières économiques, avoue-t-il.

"Il nous faut, nous aussi, un Jean Monnet"
, sourit le président qui ne cache pas, malgré quelques remontrances, son intention de poursuivre le "long flirt, entamé avec la France"."

Un prix de "Honest Reporting" à Charles Enderlin ...

Repris du site Honest Reporting

Honest Reporting vient d'attribuer ses prix 2008 pour couverture médiatique partisane ou bancale du conflit israélo-palestinien. Parmi les nommés:

Most Humiliated Journalist: Charles Enderlin

"Not only did a judge rule against France 2 in its defamation suit against media critic Philippe Karsenty, the network's long-covered-up raw footage from the day Mohammed al-Dura died was also posted on YouTube.

Adding insult to injury, Charles Enderlin, who narrated the internationally broadcast images, nearly lost his Israeli press credentials."

Le quotidien grec Avriani
Journal grec: l'élection d'Obama signale "la fin de la domination juive"

et

Lauren Booth
La belle-soeur de Tony Blair, les islamistes et l'(ex-)négationniste

Fanfaronnades des anti-israéliens

Les anti-israéliens ne reculent devant rien et n'hésitent pas à propager de fausses informations.

1. Nous avons eu droit à la prétendue annulation par l'hôtel Intercontinental Paris Le Grand du Salon du Tourisme Israélien en France - STIFE 2009 - qui devait se tenir le 15 janvier dernier. Cette information - présentée comme le triomphe de la vertu sur le vice - se trouve bien entendu toujours sur le site de CAPJPO-EuroPalestine.

Voir la mise au point de l'Office National Israélien du Tourisme et le reste du dossier dans le site de l'UPJF.

2. Récemment, l'association Palestine Solidarity Campaign (PSC) a prétendu que l'Eglise d'Angleterre (Church of England) avait vendu son portefeuille d'actions Caterpillar Inc. en raison des relations de cette entreprise avec Israël. L'Eglise a formellement démenti l'information. La décision a été prise en octobre pour des raisons financières et non idéologiques.

3. En décembre, le PSC d'Ecosse avait déjà faussement annoncé que la non-reconduction d'un contrat entre plusieurs sociétés et institutions écossaises avec un fournisseur d'eau minérale israélien était fondée sur des raisons politiques, alors que la rupture était intervenue pour des considérations d'ordre commercial.

Source: article de Jonny Paul, correspondant du Jerusalem Post à Londres ("Group fabricates story of Anglican church divestment")

4. Visiblement à court de bons arguments, une syndicaliste irlandaise, Patricia McKeown, qui appelle au boycott d'Israël, utilise une fausse citation qu'elle attribue à Nelson Mandela. Selon Mandela/McKeown, le conflit israélo-palestinien serait "le problème le plus important de notre planète".

Source: article de Ben Cohen dans Z-Word ("ICTU Pushes the Boycott")

mercredi 11 février 2009

L'Anti-Defamation League rend hommage à Condoleezza Rice

"Condoleezza Rice déclara que l’approche de l’administration Bush à l’égard du conflit israélo-palestinien était basée sur l'adhésion à des valeurs et des principes - dont, le tout premier, était le principe "qu’Israël a le droit de se défendre."

L'ancienne secrétaire d'Etat Condoleezza Rice qui se qualifie comme une "optimiste désespérée", a confié à l'Anti-Defamation League (ADL) qu'elle est convaincue que l'administration Bush a préparé le terrain pour la paix au Moyen-Orient et que la coexistence pacifique entre Palestiniens et Israéliens a un avenir.

Mme Rice s’est adressée à plus de 400 dirigeants de l'ADL au cours d'un dîner à Palm Beach, en Floride. Elle a parlé de son mandat sous l'administration Bush et l’ADL lui a remis l'ADL Distinguished Statesman Award.

"Ce furent huit années extraordinaires, mais franchement je suis contente que ce soit fini. Au cours de ces huit années, beaucoup de choses ont changé dans ce pays. Mais beaucoup de choses ont également changé au Moyen-Orient", a-elle indiqué.

Condoleezza Rice déclara que l’approche de l’administration Bush à l’égard du conflit israélo-palestinien était basée sur l'adhésion à des valeurs et des principes - dont, le tout premier, était le principe "qu’Israël a le droit de se défendre".

"Je crois qu’en défendant ces valeurs et ces principes nous avons préparé le terrain pour qu’un jour la face du Moyen-Orient change, et que ce sera un changement positif", dit-elle.

En lui remettant le prix ADL Distinguished Statesman Award, Abraham H. Foxman, Directeur national, a décrit le Dr. Rice comme "une professionnelle accomplie, une extraordinaire pianiste, une fan de football, une conseillère du président, une professeur, une diplomate et une fonctionnaire extraordinaire. " (…)

En tant que Conseillère à la Sécurité nationale, et ensuite comme secrétaire d'État, Mme Rice a consulté M. Foxman à de nombreuses reprises au sujet des principaux défis auxquels Israël et le monde juif sont confrontés. "Elle a bien compris nos préoccupations, a écouté nos points de vues et en a tenu compte, même si, parfois, ils divergeaient de ceux de l'administration. Elle nous ouvrait la porte et nous écoutait jusqu’au bout."

M. Foxman a souligné que sous l’impulsion du Mme Rice le Département d'État avait créé le poste d'Envoyé spécial pour la surveillance et la lutte contre l'antisémitisme et que les ambassades américaines à travers le monde avaient reçu la consigne d’être attentives à l'antisémitisme et d’en faire rapport au Département d'État.

En recevant le prix, Mme Rice a rendu hommage au travail de l’ADL : "La mission de l'ADL est la mission de l'Amérique: c’est un endroit auquel nous appartenons tous, sans distinction de race, de religion ou d'ethnie. L’ADL est une force extraordinaire, qui sensibilise et se bat sans relâche pour que l’Amérique soit meilleure. Je n’ai pas de mots pour vous exprimer ce que ce prix signifie pour moi, car il vient de cette organisation exceptionnelle." (...)"

Source: Dr. Condoleezza Rice Tells ADL She Is Optimistic About Future For Middle East Peace, ADL

Le Parlement européen refuse de dénoncer la montée de l'antisémitisme

Le Congrès juif européen (CJE) s'est dit extrêmement déçu par l'inertie et le refus du Parlement européen de dénoncer publiquement la récente vague d'actes antisémites qui se sont produits dans toute l'Europe.

En l’espace de quatre semaines, plusieurs pays d'Europe occidentale, y compris la France, la Belgique et le Royaume-Uni, ont connu un nombre alarmant d'actes antisémites (violences physiques, vandalisme et menaces) – qui représentent presque la moitié de tous les actes antisémites répertoriés dans ces pays durant toute l’année 2008.

Les députés européens et les groupes parlementaires n'ont pas suivi l’exemple du Président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering, qui a fermement condamné ces actes antisémitismes. A l'occasion de la Journée internationale du souvenir de la Shoah, M. Pöttering a adressé une lettre au Président du Congrès CJE, Moshe Kantor, dans laquelle il fait part de son souhait que le Parlement exprime sa condamnation et son rejet de tout acte antisémite et d’intolérance. "Ce sont des phénomènes qui n'ont pas leur place dans notre communauté de valeurs dans une Europe moderne", a-t-il déclaré.

M. Kantor regrette que le Parlement européen qui siège en session plénière à Strasbourg n'ait pas inscrit la question de l’antisémitisme à l'ordre du jour.

Le CJE a à nouveau exhorté les institutions de l'Union européenne et, en particulier le Parlement européen, à adopter une résolution qui condamne fermement l'antisémitisme en Europe.

Source: EJC (EU Parliament Refuses to Denounce Rising Anti-Semitism, mis en ligne le 2/2/2009)

Article connexe:
European Jewish group: EU parliament fails to denounce anti-Semitic attacks in Europe