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lundi 3 décembre 2018

Danse de Hanoukah, Woody Guthrie (1944)


Woody Guthrie  a probablement composé Hanukah Dance pour sa fille Cathy, qu'il a eue avec sa femme Marjorie Mazia Greenblatt.



Tippy tap toe! Happy Hanukah!
‘Round you go! My little latke!
On your toes! Happy Hanuka!
And around and around you go!

Clap your hands! Happy Hanuka!
Clap clap hands! My little shtroodler!
On your toes! Happy Hanuka!
And around and around you go!

Jump real high! Happy Hanuka!
Jump jump high! My little fruitycake!
On your toes! Happy Hanuka!
And around and around you go!

Run real fast! Happy Hanuka!
Runny run run! My little sugar pie!
On your toes! Happy Hanuka!
And around and around you go!

dimanche 13 décembre 2009

Yosef Hayim Yerushalmi (1932-2009)

Source: article de Nicolas Weill dans Le Monde

"Yosef Yerushalmi a consacré le gros de son travail à l'étude du judaïsme séfarade et des marranes, ces juifs convertis au catholicisme mais qui continuaient à pratiquer secrètement leur ancienne religion."

L'historien Yosef Hayim Yerushalmi est mort mardi 8 décembre dans sa ville natale de New York. Il y enseignait à l'université Columbia, où il occupait la chaire qui portait le nom de son directeur de thèse, le professeur Salo Wittmayer Baron (1895-1989). Yosef Yerushalmi aimait à souligner que Baron avait été le premier à enseigner cette discipline académique récente, l'histoire juive, dans une université occidentale en 1930.

Originaire de Goloskov (Ukraine), le père de Yerushalmi (en hébreu "de Jérusalem") avait résidé dans la Palestine mandataire avant de gagner New York, où il rencontra sa femme. Dans sa jeunesse, le futur historien fréquente des mouvements halouzik (sionistes). Tout en considérant que l'histoire juive concerne tout lieu et tout temps, où l'on peut trouver des juifs, il estimera qu'Israël occupe une place centrale dans le monde juif d'aujourd'hui.

Baignant dans un milieu polyglotte (il apprend l'hébreu avant l'anglais, et parle yiddish avec sa mère), et attaché au judaïsme sans être orthodoxe, le jeune Yerushalmi reçoit une éducation juive approfondie dans des yeshivot (écoles religieuses juives) new-yorkaises. Il est tenté par des études de droit, mais sa vocation d'"historien juif" le rattrape dans ses premières années d'études. Après avoir été assistant-professeur à Harvard, où il préside le département des langues et des civilisations du Proche-Orient, il retourne, en 1980, à Columbia, où se déroulera sa carrière.

Yosef Yerushalmi a consacré le gros de son travail à l'étude du judaïsme séfarade et des marranes, ces juifs convertis au catholicisme mais qui continuaient à pratiquer secrètement leur ancienne religion. Son travail de doctorat, publié pour la première fois en 1971, eut ainsi pour thème la vie d'un de ces personnages du XVIIe siècle espagnol, Isaac Cardoso (traduit en français sous le titre De la cour d'Espagne au ghetto italien, Fayard, 1987). Dans une reconstitution tenant à la fois de l'érudition et du roman policier, il s'était attaché à retracer le destin de ce philosophe et médecin, coqueluche des Grands d'Espagne, que le spectacle des autodafés et la pression de l'Inquisition poussèrent à l'exil, en 1648.

Si Yerushalmi faisait des marranes sa spécialité, il se voulait pourtant "historien des juifs" à part entière. De fait, la dualité dans laquelle les conversos étaient contraints de vivre leur foi dans la péninsule Ibérique n'était pas, à le lire, sans rapport ni continuité avec la condition juive moderne, qu'elle pouvait éclairer.
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samedi 24 octobre 2009

Tiens, ils n'ont vraiment pas l'air juifs !

"I am excited to arrive to the holy land. It is a dream come true."


Source: Ynet News via Israelly Cool (Funny, they don’t look Jewish)

Chinese descendants of ancient Jewish community make aliyah: "Immediately following their arrival, the seven knelt down and kissed the soil of the Holy Land. "My dream is to complete the process of converting to Judaism and become a certified rabbi, after which I will return to my community and serve as its first rabbi since the dissolve of the Jewish community some 150 years ago," said 23-year-old Yaacob Wang. "I am excited to arrive to the holy land. It is a dream come true," he added."

vendredi 22 mai 2009

Première synagogue judéo-noire en France, un projet en voie de concrétisation

"Aux Etats-Unis, les synagogues noires sont presque une banalité, il en existe 9 dans tout le pays."

L'association Fraternité Judéo-Noire de France vient de lancer un nouveau projet : la création de la première synagogue française destinée à la minorité judéo-noire, trop souvent laissée de côté. Une initiative qui vise à rendre "visible" cette petite communauté et à lui donner un espace public, et à laquelle Guysen s'est interessée.

"A Paris et en Île-de-France, la communauté juive est divisée entre séfarades et ashkénazes. Que ce soit dans les consistoires ou dans toutes les autres institutions, les judéo-noirs sont absents" explique à Guysen, Guershon Nduwa, congolais converti au judaïsme à 28 ans, qui a décidé de créer en 2007 l'association Fraternité Judéo-noire afin de combler "ce manque de visibilité". Cette année, il a annoncé son intention d'ouvrir un centre communautaire destiné aux juifs noirs, et par la suite si les moyens lui sont donnés, d'inaugurer la première synagogue judéo-noire de France.

Situé à Levallois Perret, le local est déjà acquis, "il ne reste plus qu'à faire les travaux", affirme le directeur de Fraternité Judéo-Noire de France. Bien perçue par les juifs du monde entier, la construction d'une synagogue a cependant un prix. "Nous avons besoin d'un budget de 300 000 euros. Nous devons encore démarcher les différentes communautés juives, comme par exemple aux USA ou en Israël, pour obtenir de l'aide", ajoute-t-il.

250 familles faisant partie de cette minorité sont recensées en région parisienne. Originaires d'Ethiopie, d'Afrique ou des Antilles, ses membres sont pour la plupart des convertis qui ne se situent nulle part entre séfarades et ashkénazes.

"Aucun juif ne doit être confiné dans une catégorie quelconque. En France 70% des synagogues sont séfarades et 30% sont ashkénazes. Ce n'est pas très digne de l'historicité du judaïsme", déclare Guershon Nduwa.

Selon lui, cette réalité est dangereuse car elle devient alors objet de l'exclusion des autres. Aux Etats-Unis, les synagogues noires sont presque une banalité, il en existe 9 dans tout le pays. A Londres également la question n'est pas nouvelle.

Reste à savoir si la création d'une synagogue judéo-noire ne contribuerait pas justement à exclure encore plus cette communauté. Pour Aloula, 34 ans, l’avis est partagé. "Si cela devient un ghetto, je ne suis pas pour cette idée. Mais si la synagogue est ouverte à tout le monde, cela peut être positif".

Guershon Nduwa qui est à l'origine de ce projet tient à être clair : "Le but n'est pas d'écarter la minorité judéo-noire mais de la rapprocher. Cette synagogue sera un lieu ouvert à tous. Ma démarche est avant tout d'éviter le confinement", déclare-t-il.

"Si ce n'est pas un ghetto, j'irai. Si c'est pour palier les regards qui deviennent un peu gênants, si cela devient un endroit où les gens peuvent se sentir plus à l'aise sans passer leur vie à se justifier par rapport à leur couleur, alors oui c'est important", ajoute Aloula.

On n'est pas juif par sa couleur de peau, et être juif ne veut pas dire exclusivement être blanc, ashkénaze ou séfarade, car la richesse du judaïsme c’est la diversité : Voilà le message que l'association Fraternité Judéo-Noire de France est bien décidée à faire passer.

Source: article de Léonore Jaury pour Guysen International News

Photo: Juif ougandais

First black female rabbi to take N. Carolina pulpit