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lundi 3 juin 2019

Mort de Semion Rosenfeld dernier survivant du camp d’extermination nazi de Sobibor

Semion Rosenfeld
BFMTV:
"Semion Rosenfeld avait réussi à s'échapper de Sobibor pendant une célèbre révolte. Seule une cinquantaine de détenus de ce camp ont survécu après la guerre. Plus de 250.000 juifs y ont été exterminés. 
Semion Rosenfeld, dernier survivant connu du camp d'extermination nazi de Sobibor, est mort ce lundi à l'âge de 96 ans en Israël, a annoncé le président de l'Agence juive, Isaac Herzog.

Né en Ukraine, ce soldat juif de l'Armée rouge avait été fait prisonnier par les Allemands. Il avait passé deux ans dans un camp à Minsk puis avait été envoyé à Sobibor vingt jours avant la révolte. 
Le 14 octobre 1943, une révolte éclate à Sobibor, la plus importante et la plus célèbre révolte dans l'histoire des camps de concentration nazis. 300 prisonniers, dont Semion Rosenfeld, alors âgé de 21 ans, avaient réussi à prendre la fuite en faisant une brèche dans les barbelés. Près de 170 révoltés avaient été capturés par les nazis et fusillés. Semion Rosenfeld était, lui, retourné se battre avec l'Armée rouge."
Lire l'article complet

samedi 2 février 2019

Ukraine: hommage aux tueurs de Juifs Bandera et Petlioura et visite du président Porochenko en Israël


Tom Gross @ Mideast Dispatch:


Photos ci-dessus: des Juifs sont humiliés et battus publiquement avant d'être violés et abattus à Lviv (Lwow) par des alliés ukrainiens des nazis en juin 1941. Plus de 4 000 Juifs furent tués au cours de ce pogrom ukrainien qui dura deux jours.

Le Premier ministre israélien Netanyahou a été critiqué pour avoir déroulé le tapis rouge au président ukrainien Petro Porochenko, dont le parlement a désigné ce mois-ci l'anniversaire de Stepan Bandera, collaborateur du nazi ukrainien pendant la guerre, comme jour férié. Les forces de Bandera ont assassiné des milliers de Juifs pendant l’Holocauste. Le parlement régional de la ville de Lviv, dans l'ouest de l'Ukraine, a déclaré 2019 "l'année de Stepan Bandera" et organisé des défilés aux flambeaux en son honneur - une démarche critiquée en Pologne, au Canada et en Israël, mais pas ailleurs.

Alors que Porochenko était en visite en Israël, un autre mémorial était érigé à Kiev à la mémoire de Symon Petlioura, dont la milice a assassiné 50 000 Juifs après la Première Guerre mondiale. Netanyahu n’a pas mentionné ces faits lors de la visite de Porochenko.


Lors des célébration du Nouvel An à Lviv et à Kiev (photo ci-dessus), des milliers de personnes ont célébré l'anniversaire de Stepan Bandera, dont les adeptes perpétrèrent le pogrom de Lviv de 1941 et massacrèrent des dizaines de milliers d'autres Juifs. Des politiciens ukrainiens rendirent hommage à Bandera à cette occasion. Ci-dessous, l'une des nombreuses fusillades à grande échelle de Juifs ukrainiens pendant la Shoah.



mardi 24 juin 2014

France: jamais dans le monde libre autant de Juifs n'ont fait leur alyah (Natan Sharansky)

Evoquant la France, Natan Sharansky a déclaré qu'on n'a jamais vu le départ vers Israël d'un nombre si élevé de membres d'une communauté juive vivant dans le monde libre - la France est un cas unique dans le monde libre.  L'Agence juive, a-t-il observé, n'est pas responsable du fait que tant de Juifs, et notamment de jeunes juifs, quittent la France, mais le fait qu'Israël est devenu leur principale destination témoigne du succès de l'Agence à créer un lien entre eux et l'Etat juif.

France and Ukraine push global aliyah to new highs, By Aryeh Savir, Tazpit News Agency et Jewish Chronicle

Global aliyah is up 55 per cent, due largely to dramatic increases in immigration from France and Ukraine, Jewish Agency chairman Natan Sharansky announced yesterday.

The Jewish Agency estimates French aliyah will surpass 5,000 by the end of 2014, an all-time record and a full 1 per cent of the 500,000-strong French Jewish community. It will be the largest proportion of a Western Jewish community to make aliyah in a single year.

Mr Sharansky said: "Never in the history of the state of Israel has there been a Jewish community in the free world that has sent such a large proportion of its Jews to Israel. We cannot take responsibility for the fact that so many Jews and so many French young people in general are leaving France, but the fact that Israel has become the number one destination for young French Jews is a testament to our success in connecting them to the Jewish state."

Mr Sharansky noted that the Jewish Agency's Israel experience programmes, including Masa Israel Journey and Bac Bleu Blanc, for teens, have attracted record numbers of young French Jews over the past two years, adding that it is The Jewish Agency's responsibility not only to facilitate French Jewish aliyah but also to strengthen Jewish life in France.

lundi 5 mai 2014

Antisémitisme et violence: plans pour évacuer les 30.000 Juifs d'Odessa

Antisemitism-Europe blog: A delegation from the World Zionist Organization toured Odessa recently. According to the tour guide there is still a lot of antisemitism in Odessa and it has not disappeared. The tour guide showed the group various antisemitic graffiti around the city.

Le Daily Mail rapporte: Leader of 30,000-strong Jewish community in Odessa says they may have to flee over fears of persecution - City saw appalling massacres by Nazis in World War II and was also scene of pogroms in Tsarist Russia. Extraits:

'Flee Odessa' warning by leader of embattled city's Jewish community over violence which could turn to anti-Semitism

The leader of the Jewish community in the Ukranian city of Odessa has spoken on plans for a mass evacuation amid mounting fears of violence and anti-Semitism.  Rabbi Refael Kruskal told the Jerusalem Post he was concerned about 'provocations' against the Jewish community and was ready to move children first, and possibly more people, if the 30,000-strong community was targeted.  He and other Jewish community leaders said there had not been any evidence of anti-Semitism so far but said next weekend could be a flashpoint, as it marks 8 May, the day of victory over Nazi Germany. [...]

ODESSA: THE JEWISH CITY WHERE ANTI-SEMITISM CASTS A LONG AND VERY DARK SHADOW

There was a time when Odessa was the epitome of the Jewish city: a rich culture where Yiddish and Russian mixed, a city of intellectual brilliance, politics, music and religious learning.

But the reason that 19th century Odessa was a centre of Jewish culture and learning was in fact rooted in anti-Semitism, as Jews were only allowed to live in certain parts of the Russian empire - those which were beyond the Pale, the limit of settlement.  At its height the city was up to 40 per cent Jewish but there was the constant threat of persecution. Pogroms were recorded in 1821, 1859, 1871, 1881 and - possibly the worst of all - 1905.  In four nights of violence hundreds died, businesses were destroyed and the police and soldiers did not just stand aside; they took part in the violence.

mercredi 26 février 2014

Ukraine: ne dites pas qu'ils sont antisémites même s'ils dénoncent les youpins et la mafia juive

Parade contre la corruption juive: les 300 ovulations de chaque femme ukrainienne, ainsi que les 1.500 éjaculations de chaque homme ukrainien, sont des trésors nationaux au même titre que les ressources énergétiques et minières.
Dans le Daily Telegraph, l'historien américain Tim Stanley met en garde contre certains leaders de la révolution ukrainienne (Ukraine: the opposition aren't all angels. Some are neo-Nazis). Par exemple Oleh Tyahnybok, le dirigeant du parti Svoboda, est considéré comme l'un des trois opposants les plus importants...  En 2004, il a dénonça "la mafia judéo-moscovite" et les "youpins" qui dirigent l'Ukraine.  En 2005, il demanda au président d'arrêter "les activités criminelles" de la "juiverie organisée".  Cependant - comme tant d'autres Européens - il se défend d'être antisémite.  Il prétend qu'il est simplement pro-ukrainien.  En 2005, l'un des membres du parti fonda Centre de Recherches Politiques Joseph Goebbels, ultérieurement rebaptisé Ernst Jünger. Cet admirateur du Hamas estime que l'Holocauste est l'un des épisodes les plus glorieux de la civilisation européenne et que l'extermination des Juifs remplit de joie le coeur des Palestiniens. Selon lui, la meilleure parade contre la corruption juive est la fécondité car les femmes sont porteuses de la moralité sociale et raciale. Les 300 ovulations de chaque femme ukrainienne, ainsi que les 1.500 éjaculations de chaque homme ukrainien, sont des trésors nationaux au même titre que les ressources énergétiques et minières.    
"Take Oleh Tyahnybok, the rather rugged leader of Svboda, which dominates the Western-most provinces of Ukraine. Western media has described him as one of the three most important opposition leaders and he's met foreign dignitaries like John McCain. He is also a potentially dangerous man. In one infamous speech in 2004, Tyahinybok lashed out at the "Moscow-Jewish mafia" and the "kikes". In 2005, he wrote an open letter to the President asking him to halt the "criminal activities" of "organised Jewry". It should be noted that he insists he is not anti-Semitic, simply "pro-Ukrainian" and that he has won prosecutions against him for ethnic hatred. [...] In 2005, one of the party's deputies founding the Joseph Goebbels Political Research Center. It was later renamed after a German conservative revolutionary. That particular deputy described the Holocaust as "a bright episode in European civilisation" which "strongly warms the hearts of the Palestinian population."

vendredi 3 mai 2013

La femme la plus sexy est Mila Kunis selon les lecteurs du magazine britannique FHM

La très belle actrice juive américaine d'origine ukrainienne Mila Kunis avait déjà été élue femme vivante la plus sexy de l'année 2012 par le magazine américain Esquire et  elle est le nouveau 'visage' de Dior.

La Libre Belgique: Qui est la femme la plus sexy? Il s'agit de l'actrice américaine Mila Kunis, selon les lecteurs du magazine britannique FHM. Ce dernier propose tous les ans son top 100 des personnalités.  Âgée de 29 ans, l'actrice américaine, connue notamment pour son rôle dans Black Swan, aux côtés de Natalie Portman et Vincent Cassel, était entrée dans le top 10 l'an passé, en atteignant la 9e position. Cette fois, elle trône donc au sommet de ce classement.
Originaire d'Ukraine, elle avait été révélée au grand public par ses apparitions dans la série "That '70s Show", en compagnie d'Ashton Kutcher. Celui-ci et Mila Kunis sont d'ailleurs en couple depuis quelques mois.

JewPop: Mila Kunis, 28 ans, est née en Ukraine et a du passer son enfance à cacher qu’elle était juive, par peur des agressions. "Toute ma famille a subi la Shoah, et une grande partie fut exterminée" ,raconte l’actrice. "Après la guerre, en Russie, les religions étaient interdites. Alors mes parents m’ont élevé de façon à ce que je sache que j’étais juive. Je savais qui j’étais au fond de moi", poursuit-elle.  Plus de 900 000 Juifs ont été exterminés en Ukraine sous l’occupation nazie, et aujourd’hui encore, la situation des juifs ukrainiens est préoccupante, entre une extrême-droite de plus en plus puissante et un antisémitisme toujours très ancré dans la population, qui se manifeste sans retenue.  Mila, née Milena, a dû faire face aux insultes de ses camarades de classe dans les années 1980. Scolarisée à Tchernivtsi, une ville du sud-ouest du pays, elle a vu les murs de son école tagués de graffitis antisémites.  "Une de mes amies, qui a grandi en Russie et était au collège, est rentrée chez elle un jour en pleurant. Sa mère lui a demandé ce qui s’était passé et elle a répondu que derrière sa chaise, on avait dessiné une croix gammée. Pour l’actrice, "l’Ukraine, de toute évidence, ne veut pas de Juifs chez elle". 

mardi 18 décembre 2012

Universités: les Juifs nord-américains ne doivent pas commettre les erreurs des Juifs européens

Jewish Tribune Canada: Les Juifs nord-américains ne doivent pas commettre les mêmes erreurs que des Juifs européens ont commises il y a 30 ans.

Si les Juifs d'Amérique du Nord ne tirent pas des leçons des erreurs de leurs homologues européens, ils seront confrontés à une hausse spectaculaire de l'antisémitisme et de l'antisionisme, a mis en garde une responsable communautaire européenne.

"Aujourd'hui vous êtes comme nous étions il y a 30 ans", a averti Deborah Abisror [photo], la directrice de l'Union des étudiants juifs européens (UEEJ). "J'espère que vous allez enfin nous regarder, voir ce que nous avons fait il y a 30 ans et ne pas commettre les mêmes erreurs."

L'histoire de l'antisémitisme dans les deux continents est très différente, principalement parce que l'Holocauste n'a pas eu lieu sur le sol nord-américain, mais elles sont en train de suivre la même trajectoire, a-t-elle déclaré.

"Vous commettez exactement les mêmes erreurs que nous avons commises il y a 30 ans. Premièrement, vous faites trop confiance à votre gouvernement et aux personnes autour de vous. Nous avons fait confiance à nos pays, nous avons cru qu'ils ne changeraient pas, mais ils ont changé. Deuxième- ment, vous défendez Israël aveuglément. C'est une erreur que nous avons commise et nous payons le prix aujourd'hui. La 'Semaine de l'Apartheid' est devenue très importante dans nos universités et nos étudiants sont confrontés à de nombreuses choses [négatives] parce que nous ne nous sommes pas défendus intelligemment."

La façon intelligente de contrer l'antisionisme, a-t-elle expliqué, est de présenter un message pro-israélien adapté à des publics spécifiques.  Ça ne sert à rien de perdre du temps à la défense d'actions qui ne rencontrent pas d'intérêt auprès de la population générale.

"C'est ce que nous faisons en Europe [maintenant], mais c'est trop tard."

L'UEEJ représente 34 organisations nationales d'étudiants juifs. Le type de discrimination que rencontrent les étudiants juifs sur les campus européens actuellement dépend du lieu.  "En Europe occidentale, on fait face à l'antisionisme et en Europe de l'Est à l'antisémitisme ancien. Aujourd'hui on trouve les pires campus en Angleterre, en Belgique, en France, en Grèce et en Russie."
Elle a expliqué que le mouvement anti-israélien en Angleterre est fort mais que la communauté juive est forte. En revanche, la petite communauté juive de Grèce est mal équipée pour combattre la montée du mouvement mouvement néo-nazi. En Russie il s'agit d'antisémitisme classique et on va parfois jusqu'à imposer des quotas d'étudiants juifs; par conséquent, un grand nombre d'étudiants partent étudier en Ukraine.  En France, les étudiants se battent.  Par contre, en Belgique les étudiants juifs arrivent mal préparés pour confronter un antisionisme virulent et, au lieu de s'organiser et contre-attaquer, beaucoup préfèrent partir.  [1]
"En Belgique c'est vraiment terrible. Proportionnellement, Bruxelles est [la source de] de l'une des plus importants aliyahs d'Europe." 

lundi 17 décembre 2012

L'ADL inquiète de la résurgence l'antisémitisme en Europe en 2012

Il ne faut pas de faire d'illusions. Ca ne changera rien mais au moins nous sommes (une fois de plus) prévenus. Parmi les dix problèmes qui ont affecté la communauté juive en 2012, l'Anti-Defamation League pointe la résurgence de l'antisémitisme en Europe. Les incidents les plus graves ont eu lieu en France:

"Anti-Semitism Resurgent in Europe

Anti-Semitism was resurgent in Europe. The number of anti-Semitic political parties in parliaments rose from one to three, and the Jewish community in France witnessed another upsurge in violent attacks. A survey in 10 European countries revealed anti-Semitic attitudes at disturbingly high levels. In June, Greece's neo-Nazi party, Golden Dawn, won 21 seats in parliament. And in November, the radical Svoboda (Freedom) party of Ukraine captured more than 10 percent of the popular vote, giving electoral support to a party well-known for its anti-Semitic rhetoric. They joined the ranks of Jobbik, an openly anti-Semitic party, in the Hungarian parliament. But perhaps no country in Europe was more susceptible to violent anti-Semitism than France, where a series of violent attacks left the Jewish community on edge. On March 19, in Toulouse, four Jews were shot and killed at the Ozar Hatorah School by a homegrown terrorist on a motorcycle, whom authorities later identified as Mohammed Merah, a French citizen of Algerian descent. Before he was killed by authorities in a shootout with police, Merah stated that he targeted the Jewish school to avenge "the killing of children" in Gaza."

vendredi 12 octobre 2012

Le femme la plus sexy en 2012 : Mila Kunis est juive et fait des ravages

Voir également: Mila Kunis est le nouveau 'visage' de Dior


Atlantico et TF1 News: Mila Kunis a tout pour plaire. Milena Markovna Kunis, de son vrai nom, est originaire d'Ukraine et a rallié les Etats-Unis à l'âge de sept ans. Ce n'est qu'à l'âge de neuf ans qu'elle apparaît à la télévision jouant des seconds rôles dans des séries telles que Sept à la maison ou Alerte à Malibu. Ayant fait ses classes dans la série culte That '70s show sous les traits de Jackie à partir de 1998, la jeune actrice s'est très vite distinguée. C'est, d'ailleurs, dans cette série qu'elle a partagé l'affiche avec un certain Ashton Kutcher, avec qui elle vit une idylle aujourd'hui. A l'écran depuis 1995, la jeune femme a explosé aux yeux du public dans son rôle majeur dans le film à succès Black Swan avec Natalie Portman.  Depuis ce succès, elle enchaîne les œuvres cinématographiques de grande ampleur avec notamment Sexe entre amis aux côtés de Justin Timberlake. Elle est actuellement à l'affiche de Ted donnant la réplique à Mark Wahlberg et un ours en peluche des plus maléfiques. 
A 29 ans, Mila Kunis voit sa carrière prendre du volume. Son élection en tant que femme vivante la plus sexy de l'année 2012 parle pour elle. Le magazine américain Esquire [avec une vidéo stupéfiante de beauté], qui a fait sa Une de novembre sur l'actrice, en a d'ailleurs profité pour publier une photo de la jolie brunette simplement vêtue d'un jean moulant, un bras sur sa poitrine et un doigt sur les lèvres. A l'intérieur du magazine, il sera aussi possible de découvrir un portfolio sensuel avec des clichés de Mila en sous-vêtements sobres. En 2011, c'était Rihanna qui était élue.

mardi 20 décembre 2011

Une soirée mémorable avec la très belle Mila Kunis: le sergent des marines raconte

La très belle actrice juive américaine d'origine ukrainienne Mila Kunis et le sergent des marines Scott Moore.

"En voilà un qui a fait bien des envieux. Le sergent Scott Moore, qui avait invité, via une vidéo postée sur Internet, Mila Kunis à l'accompagner au bal annuel des Marines, est passé à la télévision pour raconter sa fabuleuse soirée avec la séduisante actrice.

Invité sur le plateau de "Good Morning America", le sergent Moore a expliqué que Mila Kunis avait été une cavalière plus qu'adorable pour lui et ses amis. En parlant du bal, qui a eu lieu vendredi, le Marine a déclaré : "On s'est éclaté, on a passé un moment génial, au-delà de mes espérances".

Le sergent Scott Moore, qui est rentré récemment de sept mois en Afghanistan, n'a pas tari d'éloges sur sa jolie cavalière, racontant qu'il avait été surpris de voir à quel point elle avait les pieds sur terre et était sympa: "Elle était juste une fille normale très intéressée par notre histoire, nos tradition, notre bal et à quoi il sert, ainsi que par le fait de rencontrer mes amis". (Lire la suite ICI)

Pour une biographie plus détaillée de l'actrice et les raisons du départ de sa famille d'Ukraine vers les Etats-Unis (l'antisé- mitisme, on l'aurait deviné), consulter sa page Wikipedia en anglais ICI.

lundi 17 novembre 2008

Guillaume Ribot, les yeux sur la Shoah

"Je sais, depuis, que les morts dépendent entièrement de notre fidélité."

Extraits d'un article de Alexandra Laignel-Lavastine paru dans Le Monde

"Une histoire qui, décidément, le hante. Après un livre sur Auschwitz, le voilà qui publie Camps en France : histoire d'une déportation (Fondation pour la mémoire de la déportation, 30 euros). De Gurs à Drancy, en passant par Fort-Barraux, ce magistral ouvrage d'enquête et de photos relate plusieurs mois de pérégrinations à travers les camps d'internement de Vichy. L'auteur s'est transporté avec son appareil sur les pas de Gerhard Kuhn, un juif allemand dont il a retrouvé le dossier aux archives. Parce qu'il importe selon lui de "réinscrire la mémoire des camps dans l'histoire des hommes". (...)

Mais qu'est-ce qui pousse donc un jeune photographe grenoblois ayant débuté dans le photojournalisme, issu d'une famille mi-protestante mi-catholique, à consacrer depuis une décennie l'essentiel de son oeuvre à la Shoah ? Le processus s'est enclenché quand Le Dauphiné libéré l'a envoyé couvrir une visite de lycéens en Pologne. "Comment se contenter simplement d'aller voir ? Et que répondre à ceux qui vous demandent : "Alors, Auschwitz, c'était bien ?" Un vrai trouble s'est installé en moi."

En rentrant, il lit beaucoup, notamment L'Imprescriptible, de Vladimir Jankélévitch (Seuil, 1996). "Ce livre a orienté ma carrière de photographe et ma vie d'homme. Je sais, depuis, que les morts dépendent entièrement de notre fidélité." Son ouvrage, paru en 2005, s'intitule Chaque printemps les arbres fleurissent à Auschwitz (Ville de Grenoble éd.), une citation empruntée au philosophe, qui se demandait par quelle aberration l'herbe pouvait bien repousser dans ces campagnes maudites.

Exaspéré par ses contemporains, qui estiment que l'on parle trop de la Shoah, Ribot, lui, considère que l'on n'en parle jamais assez. Parce que "si nous cessions d'y penser - c'est le titre de son exposition de 2003 au Musée de la Résistance et de la déportation de l'Isère - nous achèverions de les exterminer", observe-t-il, en faisant sienne une autre formule de Jankélévitch.

L'un des aspects les plus étonnants de ce parcours tient à la découverte "après coup" de la déportation de deux membres de sa famille. Il avait certes le souvenir lointain d'une soirée où les adultes s'étaient mis à parler de René et Raymond, obligés d'arracher des dents en or sur des cadavres. Savait-il sans savoir ? Toujours est-il qu'il n'en fut plus jamais question. Jusqu'à ce mois de mai 2007 où sa grand-mère - qui avait elle-même caché des enfants juifs près de Bordeaux - se mit à parler. Le photographe apprend alors qu'un grand-oncle et son fils en sont eux-mêmes revenus. Ils soutenaient les maquis, avaient été dénoncés par des gens du village, puis déportés à Auschwitz avec le poète Robert Desnos, avant d'être expédiés à Buchenwald et affectés aux crématoires.

Guillaume Ribot était alors déjà devenu un pilier du programme de recherche sur la Shoah par balles en Ukraine. Patrick Desbois évoque l'une de leurs premières rencontres. C'était à Borové, près de Lvov.

Au milieu d'une forêt, des villageois, qui avaient assisté au massacre d'un bout à l'autre, venaient de leur raconter comment 1 500 juifs avaient été fusillés à cet endroit. "Guillaume était assis seul à l'écart, et il m'a dit : "Pour moi, tout a changé. Je ne pensais pas rencontrer des témoins oculaires." Il s'est tenu silencieux sur ce banc, très longtemps, avant d'accepter de devenir le photographe de nos expéditions."

Celui-ci admet que travailler dans le présent d'une histoire passée est périlleux. Mais il assume pleinement cette façon de se tenir au plus risqué, presque "à la limite" de la pratique photographique. "C'est là que j'aime chercher", dit-il. Sur le terrain, son rôle consiste à montrer ceux qui ont vu. Alors, il photographie leurs yeux - "Plus les voyages avancent, plus je serre mon cadrage". Avec une difficulté : parvenir à faire comprendre que sous un banal potager gisent les corps d'enfants juifs assassinés, comme l'atroce découverte vient d'en être faite à Sataniv. L'importance accordée aux légendes, la sobriété de la composition et, souvent, la rigueur du protocole - point de vue frontal, cadrage au pied, profondeur de champ maximale - lui permettent d'éviter à peu près tous les stéréotypes. Un tour de force."

mardi 12 février 2008

Qui se souvient de Menahem Beilis?, par Pierre Raiman

"La première personne qui m’a parlé de Menahem Beilis, c’est mon grand père.

Nous étions quelque part dans les années 70, le monde était encore divisé entre l’Occident et le "socialisme réel", l’histoire de Menahem Beilis appartenait à un autre temps. Celui d’avant la Première guerre mondiale, d’avant le communisme, d’avant la Shoah et d’avant la création d’Israël.

Il était question d’antisémitisme monstrueux, d’une organisation terroriste et antisémite, les Cents Noirs et d’accusations infamantes qui avaient un relent de sorcellerie. Mais aujourd’hui trois ans avant le centenaire de l’affaire Beilis qui s’en souvient ?

Alors reprenons, l’Ukraine au début du siècle est encore une terre de pogroms. Ceux-ci ont pris de l’ampleur depuis l’assassinat du tsar "réformateur" Alexandre II en 1881. Les Juifs ont été accusés d’être à l’origine de ce meurtre. Même certaines organisations révolutionnaires comme la Narodnaia Volia (la Volonté du Peuple) responsable du tsaricide ont encouragé ces manifestations confuses de colère populaire. Puis à partir de 1903 les pogromes reprennent alimentés par la propagande antisémite de groupes réactionnaires comme les Cent Noirs, qui stigmatisent la participation de juifs dans les nouvelles organisations révolutionnaires socialistes.

Selon les rumeurs antisémites, le Talmud Thora contient des instructions secrètes expliquant comment réciter des formules kabbalistiques en faisant couler le sang d’enfants chrétiens. Une telle accusation a épanoui ses fleurs vénéneuses depuis le XIIe siècle en Angleterre. Au cours des siècles moyenâgeux elle a alterné avec l’accusation d’empoisonner les puits que l’on trouve notamment lors de la Peste Noire de 1347-1350. Si l’Europe Occidentale des Lumières semble avoir éradiqué ces rumeurs, elles sont demeurées bien vivaces dans l’Est.

Aussi c’est comme surgi de la nuit des temps en 1911 qu’éclate l’affaire Beilis, reprenant l’accusation d’utiliser le sang d’enfants chrétiens pour faire le pain azyme de Pâques.

Or cette année en Ukraine un jeune garçon chrétien de 13 ans Andrei Iushchynski est découvert mort près d’un atelier de briques tenus par des Juifs, à Kiev. ..."

La suite dans le blog Autour de la Liberté