mercredi 16 février 2011

Sur Google, les Français cherchent à savoir "qui est juif"

"Une tendance très française : dans les autres pays, les utilisateurs n'interrogent pas Google pour savoir qui est juif."

Une obsession millénaire en Europe ...

Source: NouvelObs

"Pourquoi Google suggère-t-il souvent le mot "juif" quand on tape le nom d'une personnalité publique ?

Les Français ont une tendance particulière à interroger Google sur la judéité des personnalités publiques. Une enquête publiée dans le quotidien Le Monde daté du 15 février revient sur ce phénomène. Un article de Télérama [”Et François Hollande, il est juif ?”], avait déjà noté que lorsqu'on tape "François Hollande" sur Google, le moteur de recherche propose automatiquement d'associer le mot "juif" à la requête. Le journal avait alors constaté qu'il en est de même pour la plupart des personnalités politiques et des journalistes connus.

Nicolas Sarkozy, Bill Clinton, Marc-Olivier Fogiel, David Pujadas, Claude Perdriel (propriétaire du Nouvel Observateur), Jean-Luc Mélenchon… pour tous ces noms, Google suggère d'accoler "juif" à la recherche. Par contre, quand on tape "Obama", Google y associe le mot "musulman".

Les suggestions de Google reflètent les interrogations françaises - Les propositions de Google reflètent les préoccupations de la population. Par exemple, si Google.fr suggère le mot "juif" quand on tape "jean luc melenchon", cela signifie que la requête "jean luc melenchon juif" a été tapée de nombreuses fois auparavant par les utilisateurs.

Une tendance très française : dans les autres pays, les utilisateurs n'interrogent pas Google pour savoir qui est juif. [...]"

mardi 15 février 2011

Sondage: les Américains aiment Israël ... toujours

Source: JTA (Israel rates with Americans, Gallup Poll shows)

Un sondage effectué entre les 2 et 5 février par l'Institut Gallup révèle qu'une majorité d'Américains aime Israël.

68% des Américains ont une opinion favorable d'Israël. Ils étaient 67% en 2010 - des résultats qui se révèlent statistiquement stables.

Par contre, l'Autorité palestinienne ne bénéficie pas de la même opinion favorable: à peine 19% d'Américains expriment une bonne opinion et 11% de l'Iran.

L'Institut Gallup tire la conclusion qu'à la lumière de ses sondages il est clair que les Américains s'intéressent à la politique internationale. Il se confirme que les pays qui ont une attitude amicale envers les États-Unis et soutiennent sa politique étrangère sont bien classés, tandis que les pays hostiles sont nettement moins bien considérés par la population.

Image reprise de l'excellent blog de Jorge Marirrodriga "Sobre Israel Opinamos Todos"

Égypte: chanson populaire "Je hais Israël, mais j'aime Amr Moussa"

"Ses critiques virulentes de la politique israélienne à l'égard des Palestiniens ont même fait de lui le héros d'une chanson : «Je hais Israël, mais j'aime Amr Moussa» a été repris en chœur par des millions d'Égyptiens."

Source: Le Figaro (Le chef de la Ligue arabe se place pour la présidentielle). Extraits :

"«Il a un boulevard devant lui, car c'est le seul qui est vraiment populaire», précise un bon connaisseur de la politique égyptienne, qui ne voit que deux handicaps à l'ancien chef de la diplomatie : «son âge (75 ans, NDLR) et la crispation des États-Unis et d'Israël à son égard en raison de ses positions propalestiniennes» . Tout le contraire d'Omar Souleiman, le nouveau vice-président, qui a tissé des relations de confiance avec les Américains et les Israéliens pendant les vingt ans qu'il a passés à la tête des services secrets. [...]

Réputé pour ses coups de gueule, ce diplomate de carrière, parfaitement francophone, a bâti sa popularité à l'époque où il dirigeait le ministère des Affaires étrangères, entre 1991 et 2001. Ses critiques virulentes de la politique israélienne à l'égard des Palestiniens ont même fait de lui le héros d'une chanson : «Je hais Israël, mais j'aime Amr Moussa» a été repris en chœur par des millions d'Égyptiens."

Manifestante anti-Moubarak

Norvège: l'Université de Trondheim contaminée par l'antisémitisme

Une partie de la Norvège - notamment une partie des médias - semble prendre l'antisémitisme au sérieux.

Norway, Israel and the Jews (NRK: NTNU infested with anti-Semitism)

NRK rapporte les propos de Michal Rachel Suissa [photo], qui préside le Centre de lutte contre l'antisémitisme de Norvège, selon lesquels certains départements de la prestigieuse NTNU (Norwegian University of Science and Technology) sont littéralement contaminés par l'antisémitisme.

Pour Michal Rachel Suissa l'antipathie envers les Juifs est l'émanation d'un environnement très radicalisé politiquement existant au sein de la NTNU. Elle croit que ce milieu attire des individus enclins au radicalisme et à l'activisme politique.

"Je dirais que l'antisémitisme a contaminé cette institution et que éclate au grand jour et sans aucune retenue car rien au sein de l'institution n'est mis en place pour le contenir", déclara-t-elle

Michal Rachel Suissa a confirmé être en contact avec des personnes qui ne se sentent pas en sécurité à Trondheim  et qu'il y en a qui ont adopté de fausses identités :

"On conseille aux enfants de ne pas parler de leurs origines juives dans les jardins d'enfance et dans les écoles.  C'est très inquiétant".

Néanmoins, pour Michal Rachel Suissa Trondheim n'est pas une ville hostile aux Juifs. La ville est même considérée comme favorable aux Juifs, mais le problème c'est ce qui se passe dans l'université et qui porte atteinte à cette impression.

- Antisémitisme: une étudiante juive norvégienne obligée de quitter son université
- Norvège: les Juifs sont agressés à Trondheim
- Université norvégienne: un riche donateur se retire suite à la proposition de boycott d'Israël
- Norvège: rejet unanime de la proposition de boycott académique d'Israël

lundi 14 février 2011

L'Anti-Defamation League rend hommage à l'historien allemand Matthias Küntzel

“Küntzel makes a bold and consequential argument: The dissemination of European models of anti-Semitism among Muslims was not haphazard, but an actual project of the Nazi Party, meant to turn Muslims against Jews and Zionism... Küntzel is right to state that we are witnessing a terrible explosion of anti-Jewish hatred in the Middle East, and he is right to be shocked.” (Jeffrey Goldberg)

Contexte: Jihad et haine des Juifs, retour sur le Mufti de Jérusalem (Extraits de la préface de P.-A. Taguieff à l’ouvrage de Matthias Küntzel, "Jihad et haine des Juifs") 

Source: JPost (ADL lauds German scholar for study on anti-Semitism, par Benjamin Weinthal)

BERLIN – Dr. Matthias Küntzel [photo], a Hamburg-based author and political scientist who is currently a research associate at the Hebrew University of Jerusalem, was honored last week by the New York-based Anti-Defamation League for his work exposing the interplay between Nazi ideology and modern Iranian anti-Semitism.

“In his writing on the anti- Semitism of the Iranian regime, which he terms the ‘stepchild of German National Socialism,’ Dr. Küntzel lays bare the genocidal intent of those who are striving for nuclear weapons,” Abraham H. Foxman, ADL national director, said while presenting the ADL Paul Ehrlich-Gunther K. Schwerin Human Rights Award to Küntzel at the ADL executive committee meeting in Palm Beach, Florida.

“He makes clear that the link between the anti-Semitism of the Nazis and of the Iranian regime is not just an analogy,” Foxman said.  “Matthias Küntzel has a long and distinguished record in speaking out against anti-Semitism and warning his readers in his native Germany and elsewhere about the dangers posed by this age-old virus that has no known cure. His work has been sorely underappreciated in this country. With this recognition, we hope to acknowledge his ongoing efforts and also let the American public know of the implications of this disturbing trend,” Foxman said.

Küntzel, speaking at the ceremony in Florida, said, “Today’s events in Tunisia and Egypt mark a watershed in the development of the Middle East. And it is precisely at such a time – a time of new beginnings – that it becomes more important than ever to publicly raise the issues of the roots and potential consequences of anti-Semitism in the Middle East.”

“Islamist movements – especially the Muslim Brotherhood – are a headline issue right now. I do of course strongly support the people’s fight in Tunisia and Egypt for freedom of opinion and freedom of assembly. But I am at the same time concerned about the tendency of Western governments and media to downplay the Muslim Brotherhood’s anti-Semitism and Holocaust denial. While anti-Semitism from the far Right occasions justified outrage in the USA and elsewhere, the very same anti-Semitism is again and again downplayed and minimized when expressed by Muslims,” he said.

JCALL nomme Elie Barnavi "Mensch" belge de l'année 2010 ...

"Il pointe du doigt les égarements de la politique israélienne [...] sa participation active à l’initiative J Call, comme dans sa chronique «D’ici de d’ailleurs» pour l’hebdomadaire Marianne où il dénonce «Netanyahou, le nul !» et «Son Excellence le Président, prédateur sexuel, représentatif de la décrépitude d’une classe politique israélienne à la dérive»."

Chaque année le Centre communautaire laïc juif de la capitale belge CCLJ [1] crée l'événement en nommant ... un "Mensch de l'année" ou une "Mensch de l'année" ou des co-"Mensch de l'année".  Les nominations pour 2010 ont été annoncées.  L'un des deux heureux lauréats est l'un des initiateurs avec David Susskind de JCALL , Elie Barnavi, un "érudit, à la séduction naturelle" :

"Elie Barnavi : Un engagement pour Israël, une passion pour l’Europe.  Historien réputé et grand intellectuel israélien, Elie Barnavi est un homme de passions et de dialogue. Du combat pour la paix au Proche-Orient à la construction européenne, ce Juif laïque et humaniste s’est toujours posé en adversaire résolu des totalitarismes et des « religions meurtrières »."

Et d'ajouter : 
"Et comme le savent les militants du CCLJ, dont il a assumé la présidence du 50e anniversaire en 2009, il pointe du doigt les égarements de la politique israélienne, trace les chemins possibles d’une reprise du processus de paix, analyse les dangers qui menacent Israël et les communautés juives en diaspora. Espoir, appel à la raison et défense de l’Etat d’Israël font le fil rouge de son discours d’historien engagé, dans sa participation active à l’initiative J Call, comme dans sa chronique « D’ici de d’ailleurs» pour l’hebdomadaire Marianne où il dénonce «Netanyahou, le nul !» et «Son Excellence le Président, prédateur sexuel, représentatif de la décrépitude d’une classe politique israélienne à la dérive »."

Le CCLJ nous apprend également que l'historien adore la choucroute, les moules et les frites.

[1] Concepteurs du célèbre mais déjà oublié mouvement JCALL ("ce parchemin élaboré rue de l’Hôtel des Monnaies à Bruxelles, local du Centre communautaire laïc juif de la capitale belge, organisme oxymore qui rassemble la gauche juive du pays de Beulemans et du Manneken Pis"J Call, un appel pour rien, Luc Rosenzweig)

dimanche 13 février 2011

Antisémitisme: une étudiante juive norvégienne obligée de quitter son université

Source: Norway, Israel and the Jews (Antisemitism in Norway: Norwegian Jewish student forced to change university, course)

Vårt Lands rapporte l'histoire terrifiante d'une étudiante juive, Anja Savosnic, qui a dû abandonner ses études d'hébreu en raison du comportement antisémite d'autres étudiants.

Ils l'ont insultée, lui ont dit d'aller se faire griller à Auschwitz, lui ont craché dessus, l'ont rendue responsable des atrocités qu'Israël est censé avoir commises.

C'est sa décision d'étudier l'hébreu à l'université d'Oslo qui a déclenché ce processus de haine. Anja affirme qu'en général elle ne dévoile ni ses origines ni sa religion de crainte de provoquer des controverses.  Or, à l'université, des étudiants lui ont demandé pourquoi elle avait choisi le cours d'hébreu et si elle était juive.  N'ayant pas, comme à son habitude, répondu aux questions sur ses originies, ses interlocuteurs ont tiré leurs propres conclusions et on commencé à l'agresser verbalement.

Au bout de deux années, elle a fini par quitter l'Université d'Oslo et le cours d'hébreu car il lui était devenu insupportable non seulement d'être tenue responsable pour ce qu'Israël fait mais également d'avoir à subir l'antisimétisme traditionnel de ses collègues. A présent, elle étudie l'économie à l'University College d'Oslo.

Anja a déclaré avoir rarement été confrontée à de l'antisémitisme de la part d'étudiants musulmans.  Ses agresseurs étaient des Norvégiens "de souche".
Lire l'article en anglais ICI