vendredi 29 février 2008

Autriche: mémorial aux victimes juives des nazis vandalisé

Le JTA rapporte que le mémorial aux juifs autrichiens victimes du nazisme a été détruit quelques jours après son installation.

Le créateur de l'oeuvre, l'artiste Peter Wagner, avait planté 70 pieux en bois le long d'une route qui longe le village de Oberschützen, à proximé d'un monument controversé qui rappelle l'Anschluss, l'annexion de l'Autriche par l'Allemagne le 12 mars 1938.

Selon le journal Kurier, l'oeuvre de Peter Wagner s'intitulait "zone38 - 70 ans après l'annexation" et était dédiée à la mémoire des juifs du district du Oberwart.

L'artiste a déposé plainte et déclaré qu'il s'agissait probablement d'un acte de vandalisme perpétré par des personns qui n'aiment pas qu'on évoque le passé nazi de l'Autriche.

Au mois de mars, Peter Wagner compte inaugurer un autre mémorial dans les environs.

jeudi 28 février 2008

Les Mayas et les Juifs



Ignorant l'existence des Juifs, les anciens Mayas attribuaient tous leurs malheurs aux forces occultes de la nature.




Source: conférence sur l'histoire des religions, auteur inconnu
Via: Simply Jews

mardi 26 février 2008

Ariel Sharon a 80 ans

Ariel ("Arik") Sharon est né le 26 février 1928 à Kfar Malal près de Jaffa en Palestine sous mandat britannique. Général et homme politique israélien. Il fut Premier ministre d'Israël de 2001 à 2006.
Ariel Sharon a été victime d'une hémorragie cérébrale le 18 décembre 2005. Il est hospitalisé depuis le 28 mai 2006 au centre médical Sheba de l'hôpital Tel Hashomer.
Photo via Bennauro

lundi 25 février 2008

"Israël et les Palestiniens" - Benny Morris au Irish Times

"Israël et les Palestiniens", Lettre du Professeur Benny Morris au Irish Times, 21 février 2008
Titre original anglais : "Israel and the Palestinians".
Traduction française : Menahem Macina, sur le site UPJF

"Madame,

Ceux qui haïssent Israël raffolent de citer - et plus souvent de mal citer - mes travaux, à l’appui de leurs arguments. Permettez-moi d’apporter quelques corrections.

Les Arabes palestiniens ne furent pas responsables "de manière plutôt bizarre" (David Norris, 31 janvier) de ce qui leur est arrivé en 1948. Leur responsabilité fut très directe et très claire.
Au mépris de la volonté de la communauté internationale, telle qu’exprimée dans la Résolution 181 de l’Assemblée Générale des Nations Unies, du 29 novembre 1948, ils déclenchèrent les hostilités contre la communauté juive de Palestine, dans l’espoir de faire avorter l’émergence de l’Etat juif et peut-être de détruire cette communauté. Mais ils ont perdu; et l’une des conséquences fut le déplacement de 700 000 d’entre eux loin de leurs foyers.

Il est exact, comme l’a fait remarquer Erskine Childers il y a longtemps, qu’il n’y a pas eu de messages radiodiffusés arabes pressant les Arabes de fuir en masse; en fait, il y a eu des messages diffusés par plusieurs stations de radio arabes les appelant à rester sur place. Mais, au niveau local, dans des dizaines de localités de Palestine, des dirigeants arabes conseillèrent, ou ordonnèrent l’évacuation de femmes et d’enfants, ou de communautés entières, comme cela se produisit à Haïfa, fin avril 1948. Le 22 avril, le maire de Haïfa, Shabtai Lévy, parlementa avec eux pour qu’ils restent, sans résultat.

La plupart des 700 000 "réfugiés" ont fui leurs maisons à cause du fléau de la guerre (et dans l’espoir de revenir promptement dans leurs foyers sur les talons des envahisseurs arabes victorieux). Mais il est également vrai qu’il y eut plusieurs dizaines de sites, dont Lydda et Ramla, dont des communautés arabes furent expulsées par des troupes juives.
Le déplacement des 700 000 Arabes qui devinrent des "réfugiés" - je mets le mot entre guillemets, car deux tiers d’entre eux furent déplacés d’une partie de la Palestine à une autre, et non de leur pays (ce qui est la définition habituelle d’un réfugié) - ne fut pas un "crime racial" (David Landy, 24 janvier), mais le résultat d’un conflit national et d’une guerre, à connotations religieuses, d’un point de vue musulman, déclenchée par les Arabes eux-mêmes.
Il n’y eut pas de "plan" sioniste ou de politique globale d’expulsion de la population arabe, ni d’"épuration ethnique". Le Plan Dalet (Plan D), du 10 mars 1948 (rendu public et accessible à quiconque veut le consulter dans les archives de Tsahal et dans diverses publications), était le plan-directeur de la Haganah - la force militaire juive qui devint l’Armée de Défense d’Israël (Tsahal) – pour contrer l’assaut panarabe contre l’Etat juif naissant. C’est ce qu’il dit explicitement et c’est ce qu’il était. Et l’invasion des armées d’Egypte, de Jordanie et d’Iraq eut lieu comme prévu, le 15 mai.

Il est exact que le Plan D donnait carte blanche aux commandants régionaux pour occuper, installer des garnisons, ou expulser, ou détruire les villages arabes situés à côté des lignes de front et derrière elles, ainsi que les routes prévues comme devant être empruntées par les armées arabes d’invasion. Il est également vrai qu’au milieu de la guerre de 1948, les dirigeants israéliens décidèrent d’empêcher le retour des "réfugiés" (ces "réfugiés" qui venaient juste d’attaquer la communauté juive), parce qu’ils les considéraient comme une cinquième colonne et une menace pour l’existence de l’Etat juif. Pour ma part, je ne peux incriminer leurs craintes ou leur logique.

La diabolisation d’Israël est largement fondée sur des mensonges - tout comme la diabolisation des Juifs, durant les 2000 ans écoulés, a été basée sur des mensonges. Et il y a un lien entre l’une et l’autre.

Je recommande à des gens tels que Norris et Landy de lire quelques livres d’histoire et de prendre connaissance des faits, et non de remettre en circulation une propagande arabe éculée. Ils pourraient alors apprendre, par exemple, que la "Guerre de Palestine" (la "Guerre d’Indépendance", comme l’appellent les Israéliens) a commencé en novembre 1947, et non en mai 1948. A la date du 14 mai, près de 2 000 Israéliens étaient morts, parmi les 5 800 morts qu’a coûtés, en tout, à Israël, cette guerre (soit près de 1% de la population juive de Palestine/Israël, qui comptait environ 650 000 âmes).

Salutations distinguées
Prof. Benny Morris, Li-On (Israël)" [*]
© The Irish Times
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Note du traducteur
[*] L’historien
Benny Morris est l’auteur de The Birth of the Palestinian Refugee Problem, 1947-1949 (1989) and Righteous Victims: A History of the Zionist-Arab Conflict, 1881-2001 (2001); son nouveau livre, 1948 The History of the First Arab-Israeli War, est sur le point de paraître.

dimanche 24 février 2008

Lisbonne: mémorial aux victimes du massacre de 1506

La mairie de Lisbonne a adopté à l’unanimité une proposition d’édification d’un mémorial aux victimes des émeutes anti-juives qui eurent lieu dans la ville en 1506. Le mémorial sera inauguré le 19 avril prochain, précisément 502 ans après le début du massacre qui dura une semaine et au cours duquel plus de 1000 juifs ou de personnes ayant "l'air juif" périrent.

Source : Rua da Judiaria, le blog de Nuno Guerreiro Josué

"Hérésie! hérésie! détruisez ce peuple abominable!"

"C’est pendant cette épidémie [de peste] que surviennent deux incidents. La nuit du 17 avril 1506, une dénonciation amène des magistrats municipaux dans une maison de Lisbonne. Ils y trouvent, autour d’une table, une vingtaine de nouveaux chrétiens en train de célébrer le Seder, la Pâque juive. Seize personnes sont arrêtées; les autres s’échappent par les toits. Deux jours plus tard, les prisonniers sont libérés sur ordre du roi. Le peuple juge la décision scandaleuse. Les rumeurs vont bon train: leur liberté, dit-on, a été obtenue grâce à des pots-de-vin et à l’influence de personnes haut placées. Les nouveaux chrétiens, répètent certains à voix haute dans les rues de Lisbonne, doivent périr sur le bûcher.

Le dimanche 19 avril survient un autre événement beaucoup plus grave. Deux jours auparavant, quelqu’un aurait vu des étoiles dorées jaillir d’un crucifix serti de cristal dans la chapelle du couvent de São Domingos. Dès que la nouvelle se répand, des centaines de personnes, dont beaucoup de femmes, se rassemblent dans l’église. Parmi ceux qui viennent contempler le prodige, il y a des nouveaux chrétiens. L’un d’eux fait remarquer que la croix, un bout de bois en vérité, ne saurait accomplir des prodiges. L’homme est aussitôt roué de coups et traîné dehors. On l’achève sur le parvis de l’église. Son corps déchiqueté, ainsi que celui d’un de ses frères qui essayait de lui venir en aider, est brûlé sur-le-champ par la populace.

Le massacre qui s’ensuit n’est pas spontané. Il est organisé et dirigé par les Dominicains. L’un d’eux, du haut de la chaire, lance de violentes diatribes contre les juifs. Au cri de "Hérésie! hérésie! détruisez ce peuple abominable!", d’autres lancent des appels au meurtre et se ruent sur la foule en empoignant des crucifix. Les effets ne se font pas attendre. Des centaines de personnes se répandent dans les rues de Lisbonne et tuent tous les nouveaux chrétiens, hommes, femmes et enfants, que le malheur a mis sur leur passage. Les uns sont égorgés, les autres lacérés à coup de poignard. On saisit les nourrissons par les pieds, et on leur fracasse la tête contre les murs.

A cette première flambée de violence déchaînée succède une traque plus organisée. Des groupes, réunissant entre soixante et cent personnes, toujours encouragés par des Dominicains, livrent une véritable chasse à l’homme. Maison après maison, grenier après grenier, la ville est ratissée est livrée au zèle de la populace. Les prisonniers sont tirés de leurs cachots et jetés vivants dans le bûcher devant São Domingos. On égorge aussi tous ceux qui, terrifiés par les cris de la foule, ont cherché refuge dans les églises. Comme les cadavres s’amoncellent à l’intérieur des maisons et dans les rues, des jeunes garçons leur nouent des cordes au cou, aux bras et aux pieds et les traînent jusque sur le parvis de São Domingos, où selon les témoins, gisent déjà plus de quatre cents corps. D’autres bûchers flambent dans plusieurs quartiers de la ville, et on y jette pêle-mêle les vivants et les morts.

Les équipages des navires étrangers qui mouillent, malgré la peste, dans le port de Lisbonne, se joignent au pillage. Le massacre dure environ une semaine. Comme le nombre de morts ne cesse de croître et que les nouveaux chrétiens ont presque tous été exterminés, d’autres groupes de la population sont à leur tour victimes de l’hystérie collective. Des rivalités personnelles entraînent des voisins à se traiter mutuellement de juifs. Le seul fait d’avoir "l’air juif", d’avoir entretenu des relations d’affaires ou d’avoir été vu en compagnie de nouveaux chrétiens suffit pour être livré à la vindicte populaire. (…)

Le bilan du pogrom de 1506 est très lourd: un millier de morts, voire plus."

Dejanirah Couto, Histoire de Lisbonne, p. 149-151, Fayard, 2000

vendredi 22 février 2008

Ce n'est pas par hasard qu'ils ont choisi les Juifs pour victimes principales, Ernst Jünger

Ernst Jünger. L'entrée en Pléiade des écrits de guerre, dont le célèbre "Orages d’Acier", consacre l’œuvre de l’écrivain soldat

"Jünger, dans la continuité de ses méditations antérieures, s'aperçoit que la technique moderne rend impossible l'héroïsme du soldat : la guerre est désormais la concurrence des machines où l'humain relève du matériel. Mais il y a autre chose, qui marque une certaine rupture. (…) Sous l'étoffe se découvre une trame plus profonde: d'un côté, Jünger lit la Bible deux fois ; de l'autre, il découvre le Juif, et plus spécialement la Juive, par son aventure avec Sophie Koch. L'officier de la Wermacht salue militairement l'étoile jaune à chaque fois qu'il la croise. Il écrit en 1943 à propos des nazis: "J'ai l'impression que ces hommes-là sont en train de percer la terre et que ce n'est pas simplement par hasard qu'ils ont choisi les Juifs pour victimes principales."

Les Juifs et les Écritures juives de l'Ancien et du Nouveau Testament sont en effet les témoins de l'unité de l'espèce humaine et de la sainteté de l'histoire contre le darwinisme social qui fonde le nazisme. Comparant la critique rationaliste de la Bible et la conception darwinienne de l'animal, Jünger a ces mots décisifs : "Ici, c'est le Logos qui doit se dissoudre dans le temporel; là, c'est l'espèce." Quand on perd le sens éternel du Logos, quand on méconnaît l'unité de l'espèce humaine depuis Adam à nos jours, il faut s'attendre au pire. Nos temps n'ont guère changé de ce côté-là. Voilà pourquoi cette lecture de Jünger est importante. Elle aide à pénétrer dans le plus intérieur combat."

Extrait de l'article de Fabrice Hadjadj "La victoire de l'écrivain soldat", paru dans Le Figaro Littéraire (p. 7) du 21.2.2008.
Journaux de guerre, I. 1914-1918, II. 1939-1948 d'Ernst Jünger Gallimard, "Bibliothèque de la Pléiade", 100€ les deux volumes.

jeudi 21 février 2008

A Bruxelles : Prélude à Durban II ?

Un prétendu "tribunal des peuples" tient ses assises à Bruxelles

Demain s’ouvrira à Bruxelles, dans une grande opacité et un mutisme des médias, un simulacre de "Tribunal des peuples", qui prétend juger "les crimes commis par l’armée israélienne au Liban".

Pierre Galand, ex-sénateur belge, figure sur la liste de parrainage de ce pseudo-tribunal. Ce détail est intéressant car, lors de la fameuse Conférence mondiale contre le racisme, de Durban, en 2001, il avait précisément défendu cette idée, prônant

"la réactivation d’un tribunal des peuples, où l’on puisse identifier l’ensemble des violations dont sont victimes les Palestiniens",

et annonçant qu’il avait déjà

"obtenu l’accord des Fondations Rossel et Danièle Mitterrand".

Il précisait alors :

"Ce tribunal associer[a] des Prix Nobel de la paix comme Desmond Tutu...".

Sept ans plus tard, son souhait est exaucé, à Bruxelles, au rabais toutefois, fort heureusement.

Car ni la fondation Danièle Mitterrand, ni la Fondation Rossel, ni quelque autre fondation, ou Prix Nobel, ne se sont associés à ce qu’il faut bien appeler une sinistre bouffonnerie.

De même aucune personnalité politique du continent européen n’a apporté sa caution à l’initiative.

Pour rappel, M. Galand est, depuis 2006, le Président du Comité d’Action Laïque francophone (CAL). Mais on ne trouve pas, sur la liste du comité de parrainage, de noms de ses homologues au sein des mouvements laïques, libres-penseurs, libres-exaministes, humanistes, rationalistes, athées, d’Europe ou d’ailleurs.

Et combien y a-t-il de représentants de dénominations religieuses, d’universités et d’intellectuels respectés ?

Notons que le coordinateur n'est autre que Raoul-Marc Jennar qui, comme P. Galand, est lié à Oxfam-Belgique et a reçu le Prix du Monde Diplomatique, dont P. Galand est le Président pour la Belgique. On comprend pourquoi cette bouffonnerie aura lieu à Bruxelles et nulle part ailleurs.

Il serait pourtant imprudent de ne pas dénoncer ce pseudo-tribunal, car il est annonciateur de ce que pourrait devenir Durban II, et révèle la tenace détermination d’une poignée d'individus et d’ONG, de diaboliser Israël, et seulement Israël - on ne constate, en effet, aucun empressement de leur part à juger, entre autres, le régime de Khartoum pour les crimes commis au Darfour.

Dans le journal belge Le Soir, du 15 février 2008, le philosophe Pascal Bruckner appelle à "boycotter Durban II" et décrit l'ambiance qui régnait à Durban en 2001 :
"On y dénonce sans relâche le sionisme, forme contemporaine du nazisme et de l’apartheid… Israël doit disparaître, ses dirigeants être jugés par un Tribunal pénal international comparable à celui de Nuremberg."

"Des caricatures antisémites circulent ainsi que des exemplaires de Mein Kampf et des Protocoles des Sages de Sion : sous une photo d’Hitler, un texte affirme que s’il avait gagné, Israël n’aurait jamais existé et les Palestiniens n’auraient jamais eu à verser leur sang. Des délégués sont menacés physiquement, des appels publics sont lancés à la mort des Juifs."