Ben Heine est le jeune caricaturiste bruxellois qui s’était distingué pour avoir été le seul Belge (et l'un des rares Européens) à participer en 2006 au concours de caricatures sur l’Holocauste à Téhéran. Récemment, il s'est à nouveau distingué. La page personnelle sur Wikipédia qu'on lui avait consacrée a été éliminée pour la deuxième fois pour cause de … insignifiance, ou, selon les termes employés par Wikipédia, pour manque de "notoriété". Son "anti-sionisme" fut évoqué, mais c'est son manque total de notoriété (à part celle qu'il s'auto-octroie) qui a motivé son éjection. Et c'est tant mieux. La première fois il avait crié
au complot sioniste - cette fois il a opté pour la discrétion.
Ben Heine est à l’origine d’une initiative inédite qui aurait dû le rendre célèbre. Lui et un autre astre incomparable de la galaxie "anti-sioniste", Fausto Giudice, ont décidé de "réparer un oubli", à savoir doter Israël d’une devise et d’une "Myriam sioniste". Deux symboles de la République française ont fait l'affaire: la devise "Liberté, Egalité, Fraternité" et Marianne, qu’ils n’ont eu aucun scrupule à pervertir et à caricaturer on ne peut plus imbécilement.
Dans la foulée, les deux comparses s’en sont également pris à un symbole identitaire du peuple allemand: sa langue. Ayant perversement traduit la devise de la République française en allemand, ils l’ont ensuite adaptée au caractère prétendument criminel de l’Etat d’Israël. L’allemand serait donc dans son essence même la langue du nazisme et de l’abjection? On pourrait le croire car Heine et Giudice expliquent qu'elle "sera donc facilement comprise (référence au yididish?) par une grande partie des citoyens israéliens".
au complot sioniste - cette fois il a opté pour la discrétion.Ben Heine est à l’origine d’une initiative inédite qui aurait dû le rendre célèbre. Lui et un autre astre incomparable de la galaxie "anti-sioniste", Fausto Giudice, ont décidé de "réparer un oubli", à savoir doter Israël d’une devise et d’une "Myriam sioniste". Deux symboles de la République française ont fait l'affaire: la devise "Liberté, Egalité, Fraternité" et Marianne, qu’ils n’ont eu aucun scrupule à pervertir et à caricaturer on ne peut plus imbécilement.
Dans la foulée, les deux comparses s’en sont également pris à un symbole identitaire du peuple allemand: sa langue. Ayant perversement traduit la devise de la République française en allemand, ils l’ont ensuite adaptée au caractère prétendument criminel de l’Etat d’Israël. L’allemand serait donc dans son essence même la langue du nazisme et de l’abjection? On pourrait le croire car Heine et Giudice expliquent qu'elle "sera donc facilement comprise (référence au yididish?) par une grande partie des citoyens israéliens".
La paire ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Fausto Giudice a annoncé qu’ils vont s’atteler à l’élaboration d’une constitution "sur mesure pour cet Etat, directement inspirée du Décalogue, les 10 Commandements transmis par Yahwé à Moïse sur le Mont Sinaï". Il est symptomatique et révélateur que cette grossière entreprise de démolition prenne pour cibles le christianisme, le judaïsme, la France, l’Allemagne et Israël.
Un lecteur allemand du site espagnol Txalaca où l'article a été publié s’en est à juste titre indigné: "C’est vraiment triste de constater l’antisémitisme aussi éclatant que répugnant propagé par votre site. Je n’ai pour le moment ni le temps ni l’argent nécessaires, mais j’espère [que] cet article vous vaudra une plainte en justice et que vous serez condamnés. Ulrich Becker (Allemagne)"
"Un oubli réparé, Une devise pour Israël
"Un oubli réparé, Une devise pour Israël
AUTEUR: Images de Ben Heine et texte de Fausto Giudice "Liberté, Egalité, Fraternité": cette belle et fière devise, inscrite au fronton de toutes les m
airies de France et des colonies depuis 1880, est la devise officielle de la République française, inscrite dans les Constitutions de 1946 puis de 1958. Il lui a fallu du temps pour s’imposer: la Convention rejeta en 1790 la proposition de Robespierre de l’inscrire sur les drapeaux et sur les uniformes. À partir de 1793, les Parisiens inscrivirent sur leurs maisons: "Unité, indivisibilité de la République; liberté, égalité, fraternité ou la mort", mais ils seront bientôt invités à effacer la dernière partie de la formule, trop associée à la Terreur...
airies de France et des colonies depuis 1880, est la devise officielle de la République française, inscrite dans les Constitutions de 1946 puis de 1958. Il lui a fallu du temps pour s’imposer: la Convention rejeta en 1790 la proposition de Robespierre de l’inscrire sur les drapeaux et sur les uniformes. À partir de 1793, les Parisiens inscrivirent sur leurs maisons: "Unité, indivisibilité de la République; liberté, égalité, fraternité ou la mort", mais ils seront bientôt invités à effacer la dernière partie de la formule, trop associée à la Terreur...Chaque État a sa devise, comme il a son drapeau, son hymne national ou sa Constitution. Mais un État se singularise: l’État d’Israël. D’ailleurs, quelle est la forme de cet État? Monarchie? République? Nul ne peut répondre, puisque cet État, s’il a un drapeau et un hymne national n’a ni Constitution ni devise. Il est aussi le seul État membre des Nations unies à ne pas avoir déposé une carte de ses frontières auprès de l’ONU.
Nous avons donc voulu réparer l’oubli des pères fondateurs de l’État d’Israël et nous leur proposons donc une devise. Cette devise est en allemand, elle sera donc facilement comprise par une grande partie des citoyens israéliens. Pour ceux qui ne comprennent pas l’allemand, voici une petite explication:
Liberté se dit en allemand Freiheit. Dans notre proposition, cela devient Frechheit = culot, impudence. C’est l’équivalent exact du mot hébreu/yiddish chutzpah, le fait d’être insolent, effronté, bref de ne pas manquer d’air. La chutzpah semble bien être la caractéristique principale des sionistes.
Égalité se dit en allemand Gleichheit. Dans notre proposition, cela devient Gleichgültigkeit = indifférence. En effet, l’autre caractéristique des sionistes est leur indifférence au sort de ceux qui, à leurs yeux, ne sont pas juifs, sont des goyim (Gentils) ou des "juifs se haïssant eux-mêmes" (ils définissent ainsi tout juif un tant soi peu critique à l’égard d’Israël).
Fraternité se dit en allemand Brüderlichkeit. Dans notre proposition, cela devient Unbarmherzigkeit = cruauté, qui vient de unbarmherzig = sans compassion, impitoyable. Sur ce caractère impitoyable, inutile d’épiloguer: il suffit de contempler les 60 ans d’histoire de l’État sioniste.
Le dessinateur Ben Heine a donc, à partir de cette proposition, dessiné une "Myriam" sioniste, dans laquelle on reconnaitra la Marianne de Delacroix [grossièrement copiée] se dressant sur les barricades de 1830, dans le célèbre tableau "La liberté guidant le peuple", mais elle est désormais armée d’une ménorah, le chandelier à sept banches [sic]. Et sa poitrine dénudée a vraiment de quoi choquer les rabbins orthodoxes, mais on peut accuser les sionistes de tout sauf de pruderie. Évidemment, cette Myriam sioniste devra se méfier et ne pas trop approcher de Moshe Katsav, président déchu pour cause de harcèlement sexuel de ses collaboratrices féminines.
Voici donc un oubli réparé: l’État d’Israël a désormais une devise. Nous nous attellerons prochainement à l’écriture d’une Constitution sur mesure pour cet État, directement inspirée du Décalogue, les 10 Commandements transmis par Yahwé à Moïse sur le Mont Sinaï."
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire